- il y a 2 semaines
Chaque vendredi, samedi et dimanche, invités et chroniqueurs sont autour du micro de Hélène Roué pour débattre des actualités du jour.
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00:00Europe 1 Soir, 18h-20h, Hélène Roué.
00:04Europe 1, il est 18h15, bonsoir et bienvenue si vous nous rejoignez.
00:08Je suis très heureuse de vous retrouver pour ce nouveau rendez-vous.
00:11Sans plus attendre, j'accueille mes débatteurs du soir,
00:14Sébastien Ligné, chroniqueur et journaliste politique.
00:17Bonsoir Sébastien.
00:18Bonsoir Hélène Roué.
00:19Ainsi qu'Éric Tecner, direction de la rédaction du Média Frontière.
00:22Bonsoir Hélène Roué.
00:24Et nous accueillons également Mathieu Vallet, député européen du Rassemblement National.
00:29Bonsoir M. le député.
00:31Bonsoir Hélène Roué, merci de votre invitation.
00:33Bonsoir.
00:33Alors nous allons parler immigration, nous allons parler de la crise à Ceuta qui est évidemment sans précédent.
00:39Alors Mathieu Vallet, on sait déjà qu'environ 500 femmes mineures sont arrivées dans la péninsule ibérique.
00:45Contrairement d'ailleurs à ce que demandait l'Europe,
00:47à savoir le renvoi de l'intégralité des migrants qui était arrivé à Ceuta.
00:5110 000 migrants se trouvent encore dans l'enclave.
00:54Est-ce que cette situation représente un risque pour la France Mathieu Vallet ?
00:59Oui, écoutez, je pense que l'idée de l'Union Européenne avec son pacte Asile et l'immigration,
01:03ce n'était pas d'empêcher l'immigration régulière et les passeurs de faire rentrer des gens avec de l
01:08'argent sale sur nos territoires européens.
01:10L'idée c'est de répartir les migrants.
01:12Pour eux c'est un projet, alors que nous le projet c'est évidemment de protéger nos frontières.
01:16Et là vous avez vu qu'à Ceuta c'est une situation chaotique en matière sanitaire, en matière sécuritaire, en
01:20matière évidemment migratoire.
01:22Jeudi, à l'aube, on a 70 migrants qui ont attaqué un convoi de militaires,
01:27qui ont dû rebrousser chemin et qui ont eu besoin de la police.
01:29Donc on voit bien qu'aujourd'hui les gens à Ceuta n'en peuvent plus.
01:32Et l'Union Européenne, ce qu'elle doit faire, c'est qu'elle doit protéger ses frontières,
01:35surtout quand on a un pays comme l'Espagne qui fait partie de l'Espagne Schengen
01:38et qui engage l'ensemble des 29 États qui font partie de la zone Schengen.
01:43Donc qu'est-ce qu'on fait exactement ?
01:45Parce qu'avec l'Espagne Schengen, évidemment, si chaque membre reste maître de ses relations avec les États tiers,
01:49c'est la politique d'attribution des visas, la politique migratoire, elle est, elle, communautarisée.
01:54Donc qu'est-ce qu'on fait ? On arrête l'accord Schengen comme Jordi Améloni a fait ?
01:57Bien sûr, nous on a été très clairs et on n'a pas changé d'aïe au top,
02:01mais comme sur tous les sujets, si on en parlera d'autres dans votre émission,
02:03mais nous c'était suspendre les accords de Schengen pour l'Espagne.
02:07Parce que l'Espagne aujourd'hui, ses frontières sont des passoires.
02:09Et vous voyez qu'on nous a menti, on nous a dit que sur à peu près 72 000 migrants
02:14qui étaient rentrés, évidemment, illégalement, une invasion massive,
02:17même le gouvernement espagnol sait dire, l'a reconnu.
02:19On nous a dit qu'on était partis et qu'il restait à peine 2 000 mineurs étrangers isolés.
02:23Merci pour ceux et celles des Ceuta qui veulent vivre tranquillement.
02:27Mais en fait, on nous dit aujourd'hui que c'est 10 000.
02:28Et quand vous voyez qu'aujourd'hui, on a des petites filles qui se font violer,
02:31qu'on a de la délinquance, que comme l'Espagne n'a pas les moyens d'accueillir toute la misère
02:35du monde,
02:35on a des migrants qui errent dans les rues, qui commettent des exactions,
02:38qui commettent des attaques vis-à-vis, quand je le dis, je le dis à l'aube d'un convoi
02:42militaire.
02:42Bref, tout ce qu'on a décrit, ce n'est pas pour faire peur aux gens,
02:45c'est la réalité d'un pays comme l'Espagne qui ne gère pas ses frontières,
02:48qui ne sait pas gérer son territoire et qui sait encore moins gérer la misère du monde
02:51qu'elle prétendait accueillir lorsque M. Sanchez a régularisé 1,5 million de clandestins.
02:56Donc vous voyez, aujourd'hui, il paye finalement une politique irresponsable
02:58que nous dénonçons depuis des années.
03:00Alors si le gouvernement espagnol semble quand même minimiser la situation,
03:04les Espagnols, eux, ne veulent pas en rester là.
03:06En tout cas, les habitants de Ceuta, c'est le sentiment qu'on a.
03:08Il y a des affrontements depuis quelques jours lors de manifestations entre les habitants
03:12et notamment les forces de l'ordre.
03:14Comment le policier que vous êtes accueille ces images ?
03:18C'est une calamité, mais les socialistes, de toute façon, c'est un seul mot pour les résumer, le laxisme.
03:23Quand vous avez des socialistes au pouvoir, il y a un laxisme migratoire,
03:26il y a un laxisme sécuritaire et il y a même un laxisme sanitaire.
03:29Comment l'Espagne de M. Sanchez, qui donne des leçons de solidarité à la Terre entière,
03:34peut se contenter et accepter qu'il ait des enfants mineurs qui errent dans les rues,
03:39qu'ils soient logés de la proie de criminels, de voyous, de trafiquants d'êtres humains
03:42et que finalement, ils regardent la crise, les bras croisés.
03:45En fait, Ceuta brûle et l'Espagne, en tout cas l'Espagne continentale,
03:49M. Sanchez regarde ailleurs.
03:50Donc la réalité, c'est qu'aujourd'hui, rien n'a changé.
03:52Au contraire, tout a empiré.
03:53Et l'idée pour ces clandestins, c'est évidemment, en passant par Ceuta,
03:57d'arriver sur le continent européen et de pouvoir se dispatcher dans des pays européens,
04:02dont la France.
04:02On sait que la France, comme l'Italie, comme le Royaume-Uni,
04:04même si le Royaume-Uni ne fait plus partie, vous le savez, de l'Union Européenne,
04:07sont des pays de choix pour des clandestins qui pensent que c'est l'Eldorado.
04:10Alors que nous, comme l'Espagne, on n'a plus rien à proposer à des gens
04:13qui, en fait, cherchent peut-être un logement, cherchent des prestations sociales,
04:17cherchent peut-être un emploi, cherchent peut-être une école.
04:20Mais nous, on a déjà du mal à gérer nos problèmes nationaux
04:24pour accueillir tous les problèmes internationaux.
04:26Mathieu Vallée, Sébastien Ligny a une question pour vous.
04:29Oui, Mathieu Vallée, parce que je pense à cette phrase de Nicolas Sarkozy d'il y a quelques années
04:33qui expliquait que la crise migratoire n'avait pas encore commencé
04:36et que si on ne prenait pas des mesures drastiques maintenant,
04:39on ne survivrait jamais à l'invention qui va venir demain.
04:43Là, on parle de quelques dizaines de milliers de personnes en l'espace de quelques jours,
04:46mais dans cinq ou dix ans, on ne parlera plus de quelques dizaines,
04:49mais quelques centaines de milliers de personnes.
04:51Et là, qu'est-ce qu'on fera ?
04:52Donc, j'entends vous nous parler de remettre en cause l'espace Schengen
04:56avec simplement l'Espagne.
04:58On rappelle quand même que l'Espagne, en l'espace de deux mois,
05:01vous avez eu un million de régularisations qui ont été demandées
05:06et 600 000 ont été jugées recevables.
05:08Donc, il y a potentiellement 600 000 clandestins qui vont être régularisés en Espagne
05:12dans les prochains mois.
05:13J'entends l'argument de dire l'espace Schengen simplement avec l'Espagne,
05:16mais est-ce qu'il ne faut pas simplement remettre en cause l'espace Schengen tout court,
05:19Mathieu Vallée, et déjà prévoir la crise et les crises migratoires
05:22qui vont nécessairement venir dans les prochaines années ?
05:25C'est pour ça que nous, la circulation de la zone Schengen,
05:31qui est supérieure dans l'Union Européenne, c'est 27 États membres.
05:34Schengen, c'est 29 États qui font partie de la zone Schengen.
05:36C'est pour ça que nous, on dit que seuls les nationaux,
05:38c'est-à-dire les ressortissants des pays de la zone Schengen,
05:42pourront circuler et non pas ceux qui ont un titre de séjour,
05:44ceux qui ont un visin, parce que vous voyez bien
05:47qu'après, c'est la porte ouverte à toutes les migrations.
05:50Et ça, c'est aussi une mesure que nous avons mise sur la table.
05:54Ensuite, là où moi, je voudrais mettre le point important,
05:57et c'est aussi l'ancien policier qui vous parle,
05:58moi, j'ai travaillé dans des quartiers comme Barbès,
06:02où vous faites dans des endroits où vous faites le tour du monde
06:04dans un seul endroit, en réalité, les mineurs ont accompagné
06:07ce qu'on appelait avant les mineurs étrangers isolés,
06:08parce que les noms changent, mais les problèmes restent.
06:10On sait qu'aujourd'hui, c'est l'aide sociale à l'enfance,
06:13c'est les départements qui n'ont plus un rond,
06:14qui sont asphyxiés, parce qu'ils se retrouvent à gérer
06:16des mineurs étrangers isolés, qui pour certains,
06:19souvent, la plupart ne le sont pas.
06:20Et en plus, avec le pacte d'immigration,
06:21je l'avais déjà dit, mais je vais quand même le redire,
06:24puisque c'est quelque chose qu'a fait adopter la Macronie.
06:26Avant, lorsque un mineur prétendait être mineur,
06:29alors qu'il était majeur, on faisait des examens osseux,
06:32et on pouvait dire qu'il est mineur ou majeur,
06:34aujourd'hui, s'il déclare qu'il est mineur,
06:36avec le pacte d'immigration, il sera d'entrée de jeu
06:38considéré comme un mineur.
06:39Donc, on voit bien que ce pacte ne résout rien,
06:41il ouvre les frontières de l'Union Européenne
06:42à toutes les migrations, et en plus, en matière sécuritaire
06:45et en matière sanitaire,
06:47vous voyez bien que l'Espagne n'arrive pas
06:49ni à les loger, ni à les prendre en charge,
06:52protéger, et puis derrière, vous avez vu
06:53qu'il y a eu des affrontements entre les habitants
06:55et ces migrants, entre des militaires
06:57qui sont contre la partie, et certains de ces migrants,
06:59donc finalement, personne n'est gagnant,
07:01et c'est pour ça que le discours de dire
07:03on est fasciste ou on est raciste quand on ne veut pas accueillir
07:05toutes les migrations du monde entier,
07:07non, c'est parce qu'aujourd'hui, on n'a vraiment plus les moyens.
07:09Donc, la proposition de dire, Schengen,
07:11l'Espagne doit être suspendue, puisqu'elle ne sait pas gérer
07:13ses frontières, la circulation au sein de la Schengen,
07:16c'est que les ressortissants nationaux,
07:17c'est des mesures immédiates qui permettent,
07:19à notre sens, en plus de protéger les frontières
07:21de l'Union Européenne, on avait parlé de double frontière à l'époque
07:23avec Jordan Bardella, et ben oui,
07:25avec nous, la frontière extérieure de l'Union Européenne
07:27aurait été protégée par Frontex, mais sauf que Frontex
07:29pour les gauchistes, c'est une agence d'accueil
07:31pour les migrants, alors que nous, c'est une agence qui lutte
07:33contre les trafiquants d'êtres humains.
07:35Éric Techter.
07:36Hier soir, on a assisté à une scène assez intéressante
07:39au MEDEF,
07:41votre candidate Marine Le Pen s'est fait
07:43attaquer par Marine Tondelier, qui a dit
07:45que finalement, si on arrêtait l'immigration
07:47dans ce pays, bien l'économie s'effondrerait,
07:49et à ce moment-là, la scène très surprenante
07:51qu'on a vue, c'est les patrons du MEDEF
07:54qui ont applaudi Marine Tondelier.
07:56Qu'est-ce que vous répondez à cela ?
07:58Non, mais vous savez,
07:59l'idée, Éric Pegner, de dire que les étrangers
08:01prennent la place des Français qui seraient fainéants
08:04dans certaines filières en tension, comme l'hôtellerie,
08:06le bâtiment, la restauration,
08:08moi, je trouve que c'est une insulte faite
08:09aux Françaises et aux Français. Marine Le Pen,
08:11elle a eu un discours cohérent, elle a été excellente,
08:13alors vous direz que je suis partie prenante, donc je ne serai pas objectif,
08:16mais moi, j'ai eu beaucoup de personnes
08:18qui m'ont dit qu'il y avait une vision,
08:20il y avait un programme, il y avait des mesures concrètes,
08:22alors je vais vous dire, Marine Tondelier
08:24fait un jour à l'arrêt de la politique, en tout cas
08:25la France ne s'en portera pas, et je pense qu'on s'en portera mieux,
08:28surtout vous n'aurez plus des résultats qu'à la fausse européenne
08:30ou aux législatives, mais je ne sais même pas
08:32si elle va terminer la course à la présidentielle, parce qu'il faut
08:34sa signature, il faut un budget imparti, donc bon,
08:36Marine Tondelier, je ne sais pas si elle sera une vraie candidate,
08:38en tout cas, il faudrait qu'elle propose des vraies mesures.
08:40Donc, la réalité,
08:41c'est que nous, on souhaite
08:44que notre économie,
08:46on priorise l'apprentissage, on priorise
08:48les filières professionnelles, on priorise
08:50les Français, qui aujourd'hui
08:51pointent à 8,3% de chômage, c'était
08:537,6% il y a un an, donc on voit bien
08:56que l'augmentation du chômage est impressionnante
08:58et que M. Macron, encore une fois, n'a pas tenu sa promesse
09:00du plein emploi qu'il avait annoncé il y a 10 ans.
09:02Alors, Mathieu Valé Resson, sur la politique,
09:04vous êtes également porte-parole du Rassemblement National,
09:06Marine Le Pen au MEDEF hier,
09:08pendant en plus la rêve dans laquelle
09:10on a appris le départ du conseiller économique
09:12François Durvie, Jordan Bardella
09:14sera demain à Chalons, en Champagne, ce sera
09:16sa première prise de parole depuis un certain moment.
09:19Certains médias parlent de
09:20dissension, notamment sur la ligne économique
09:22du Rassemblement National. Mathieu Valé,
09:24tout va bien ?
09:26Tout va même excellemment bien,
09:27on a une ligne, on a une vision,
09:30on a un programme, on a désormais une candidate
09:31et donc, je ne pense pas que tous les autres partis
09:33ne peuvent pas vous dire autant, le Bloc Central, on ne sait toujours pas
09:35si c'est M. Philippe, M. Attal,
09:38M. Retailleau, bon, on voit là,
09:39et M. Mélenchon, hier, c'était Tristounette,
09:42au MEDEF, franchement,
09:43il m'a fait mal au cœur, à tel point qu'il est même
09:46venu dire que Marine Le Pen ne voulait pas
09:47qu'on sorte de l'Europe, mais qu'elle voulait une autre Europe
09:49et qu'on en avait marre de raquer pour l'Union Européenne,
09:52là où tous les autres pays, comme l'Allemagne,
09:53obtiennent un rabais.
09:54Donc, nous, on a une ligne économique très claire.
09:57Oui, sur les retraites, ça chagrine
09:59quelques personnes, mais moi, j'estime que
10:00quand une personne a travaillé à l'âge
10:03de 15, 16, 17 ans, 18 ans
10:05et qu'elle a été, par exemple, ouvrière,
10:06qu'elle a été dans les usines, qu'elle a été dans les industries,
10:09elle doit pouvoir partir à la retraite à 60 ans.
10:11Je pense que quand on est dans un bureau climatisé
10:13et que toute sa vie on a été protégé,
10:14c'est facile de dire qu'il faut partir à 62, 64, 69 ans.
10:17Même certains candidats, aujourd'hui,
10:19disent qu'on ne part plus à un âge défini.
10:21Donc, même M. Retailleau dit que ça sera en fonction de chacun.
10:23Donc, il faut être sérieux.
10:24Et le sérieux, c'est de reconnaître la pénibilité
10:26des gens qui ont commencé à travailler tôt
10:28et que le travail a cassé.
10:29Moi, j'entends qu'on défend la cistana
10:31pour les partis de gauche.
10:32Nous, on défend la France du travail,
10:33la France qui sève tôt,
10:34la France qui a travaillé à commencer tôt
10:35et sur laquelle on souhaite leur permettre
10:37de partir tôt à la retraite.
10:38Parce que si on meurt rapidement après sa retraite,
10:41ce n'est pas normal qu'on ne puisse pas bénéficier
10:42de ces jours de repos
10:43lorsqu'on a toute sa vie consacrée
10:44à sa vie à travailler à la soeur de son front.
10:47Eh bien, Mathieu Vallet,
10:48merci beaucoup d'avoir été avec nous
10:49dans Europe Un Soir,
10:50eurodéputé du Rassemblement National.
10:53Ne bougez pas dans un instant.
10:55Nous continuerons d'évoquer
10:56cette situation terrible à Ceuta.
10:58Et Sébastien Ligné et Eric Tecner
10:59nous parlerons également quand même
11:01de ce départ de conseiller économique
11:03François Durvie.
11:04Alors même si Mathieu Vallet nous dit
11:05que tout va absolument bien,
11:06on décortiquera quand même cela ensemble.
11:09A tout de suite, chers auditeurs.
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