00:00Alors que Makoku accueille les festivités marquant le troisième anniversaire de la fête de la Libération,
00:04Jean-Valentin Leyama interpelle les autorités sur la situation des étudiants gabonais boursiers.
00:09Dans une sortie particulièrement critique, l'ancien député de la transition estime que les célébrations organisées dans la province de
00:16Lowei-Ivindo
00:17contrastent avec les difficultés rencontrées par des étudiants au Gabon et à l'étranger,
00:22dont il affirme que les frais de scolarité et les allocations accusent plusieurs mois de retard.
00:26A quelques heures des célébrations du 30 août 2026, la critique vient déplacer le débat du terrain symbolique vers celui
00:32des priorités budgétaires et sociales.
00:34Pour Jean-Valentin Leyama, homme politique et ancien député de la transition, commémorer la restauration de la dignité des Gabonais
00:40devrait également conduire les pouvoirs publics à s'interroger sur la situation de la jeunesse estudentine.
00:46Une interpellation formulée sur un ton volontairement acerbe dans un contexte où la prise en charge des étudiants boursiers demeure
00:53un sujet particulièrement sensible.
00:55« Vous qui faites la fête et la bamboula à Makoku au grand frais du contribuable pour le troisième anniversaire
01:00de la restauration de la dignité des Gabonais,
01:02ayez une pensée pour les milliers d'étudiants au Gabon et à l'étranger dont les scolarités ne sont pas
01:07payées et les bourses n'ont viré depuis plusieurs mois », lance Jean-Valentin Leyama.
01:11L'ancien parlementaire affirme que ces retards exposeraient certains bénéficiaires au renvoi de leurs établissements d'études et à l
01:17'expulsion de leurs logements.
01:19Des affirmations dont il ne chiffre cependant ni le nombre précis d'étudiants concernés, ni le montant des impayés dans
01:25cette déclaration.
01:26Elles remettent néanmoins au centre du débat la régularité du financement des bourses et la prise en charge des frais
01:32de scolarité par l'État.
01:34Au-delà de la situation estudantine, Jean-Valentin Leyama établit explicitement un parallèle entre les dépenses consacrées aux festivités de
01:40Makoku et les obligations sociales de l'État.
01:43Son expression « au grand frais du contribuable » traduit une critique de l'allocation des ressources publiques,
01:48même si aucun montant relatif au coût de l'organisation de cette troisième édition de la fête de la Libération
01:53n'est avancé dans son propos.
01:55La charge est d'autant plus politique que la célébration du 30 août renvoie directement au renversement du régime d
02:00'Ali Bungou en 2023
02:01et aux promesses de rupture qui ont accompagné l'arrivée des militaires au pouvoir.
02:06Trois ans après, l'ancien député de la transition semble invité à mesurer la restauration de la dignité,
02:12non seulement à travers les commémorations et les infrastructures inaugurées,
02:16mais également à l'aune de la capacité de l'État à honorer ses engagements envers les étudiants.
02:21Jean-Valentin Leyama termine d'ailleurs son message par une formule sans équivoque.
02:26« Amusez-vous bien, merci. »
02:28Une conclusion sarcastique qui résume la contradiction qu'il entend mettre en évidence
02:33entre l'ambiance festive à Makoku et les difficultés financières qu'il attribue à une partie des étudiants gabonais.
02:40Cette sortie pose finalement une question qui dépasse la seule polémique autour des festivités,
02:45celle de la hiérarchisation des dépenses publiques.
02:47Si la fête de la libération entend symboliser une rupture avec les pratiques du passé
02:51et la restauration de la dignité nationale,
02:53la situation des étudiants constitue elle aussi un terrain sur lequel cette ambition est appelée
02:58à produire des résultats tangibles.
03:00Sous-titrage Société Radio-Canada
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