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  • il y a 5 semaines
«Pour LFI, tout ce qui est extérieur au parti est fasciste», a pointé Michel Onfray, dans Face  à Michel Onfray.

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Transcription
00:00– C'est intéressant l'utilisation de ce mot, encore une fois, Michel.
00:04– Bien sûr, et taxer et interdire.
00:06Et ils parlent d'un État impartial.
00:09Un État impartial qui taxe, un État impartial qui extermine les nuisibles,
00:12un État impartial qui ferme des chaînes de télévision,
00:15un État impartial qui estime que si un groupe Bolloré,
00:18c'est tout de suite un groupe fasciste et qu'il faut fermer ce groupe-là, etc.
00:21On se dit que c'est le contraire, il ne faut pas se laisser avoir
00:24avec cette rhétorique ou cette sémantique de l'État impartial.
00:26C'est l'État impartial.
00:28Dis-moi comment tu gouvernes ton parti, je te dirais,
00:31comment tu gouverneras, parlons au conditionnel, le pays.
00:35Chez Mitterrand, jadis, il y avait des courants.
00:37Et puis il y avait une façon de détruire les courants.
00:38Mais enfin, il y avait une droite, une gauche, il y avait Rocard,
00:41il y avait Chevènement, il y avait Mitterrand au milieu,
00:43des gens qui de temps en temps s'associaient.
00:45Et il a beaucoup grenouillé, M. Mélenchon, dans cette histoire de courant.
00:50– Là, il n'y a pas de courant.
00:50– Lui, il n'y a pas de parti, il y a juste un mouvement gazeux, nous dit-il.
00:53Il n'y a pas d'adhésion, il n'y a pas de carte, il n'y a pas de
00:55vote.
00:56Il y a lui et ses prétoriens, une garde prétorienne.
00:58Et alors, il y a une séparation un peu gaullienne, je dirais,
01:01si je faisais un peu d'humour.
01:02Mais le président préside et le gouvernement gouverne.
01:04C'est-à-dire, lui, il préside.
01:05Et là, il a le discours des dents limées.
01:07C'est-à-dire, je suis un personnage fort sympathique.
01:09Vous avez vu, je porte cravate.
01:11Il fait très chaud, j'ai le costume.
01:13Et puis, après, j'envoie ma garde prétorienne qui dit
01:15« Fermons la télévision, interdisons tel groupe, taxons les riches,
01:21la famille c'est pétain, etc. »
01:23C'est-à-dire, les deux discours.
01:24Alors, suivant qu'on a envie d'être séduit par lui,
01:28eh bien, on dira « Écoutez-le, voilà.
01:30Lui, il n'est pas ce que disent les autres,
01:32il n'est pas ce que font les autres,
01:33comme si les autres avaient le droit de parler librement. »
01:35Le premier qui commence à dire « eux, dehors. »
01:38C'est-à-dire, les Garrido, les Corbières,
01:41les Kusmanovitch en son temps, récemment,
01:43enfin, d'autres, ils se font tous virer.
01:45Ruffin, il a vu à quoi ça ressemblait.
01:46À l'époque, il était président de la République.
01:48Là, il a disparu totalement de...
01:50On obéit à Jean-Luc Mélenchon.
01:51Il l'a dit d'ailleurs, « La République, c'est moi. »
01:53Donc, de la même manière qu'on a fait dire à Louis XIV
01:56qu'il disait « L'État, c'est moi. »
01:59Et c'était plus compliqué que ça avec Louis XIV.
02:02Mais avec lui, on voit bien que la République, c'est lui.
02:03C'est-à-dire que, et ses copains, sa garde prétorienne,
02:06dit « Tout ce qui n'est pas nous est fasciste. »
02:08Il est marié, il perd de famille, il a des enfants Mélenchon.
02:11Donc, il a été fasciste, il a été extrême droite et pétainiste en son temps.
02:13Puis, il l'est toujours.
02:14Ça, c'est Clémence Guettet de la France Insoumise
02:16qui a effectivement vu ça.
02:16Ça, c'est la garde prétorienne.

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