- il y a 4 semaines
Retrouvez le replay de Hammett Week-end sur BFMTV.
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00:00La politique en France. Jordan Bardella qui fait sa rentrée à Châlons-en-Champagne.
00:06Aujourd'hui, il a accordé une interview exceptionnelle à Marie Chantret.
00:08Ce sera à découvrir en intégralité à 19h sur notre antenne.
00:14Et justement, dans quel état d'esprit est-il, lui, qui est désormais relégué en quelque sorte au rôle de
00:19numéro 2 ?
00:20On va regarder un premier extrait.
00:23Marine Le Pen a aujourd'hui, entre ses mains, par sa décision et par aujourd'hui, si j'en crois,
00:30les estimations dans les intentions de vote,
00:32une responsabilité importante sur ses épaules, à savoir le destin de notre pays, le destin des Français.
00:37Et ma responsabilité et mon devoir d'homme politique, soucieux de ce que deviendra la France dans les prochaines années,
00:44soucieux de ce que sera la politique française et le quotidien des Français dans les prochains mois,
00:48d'être à ses côtés. C'est mon devoir, c'est ma responsabilité.
00:52Et que nos détracteurs et nos adversaires ne comptent pas sur moi pour faire preuve de déloyauté
00:57ou pour placer ce qui serait, ou dans la supputation d'un certain nombre d'observateurs,
01:02une ambition contrariée au-dessus de la France et au-dessus de l'unité de notre parti.
01:07Encore une fois, ça a été contenu ainsi.
01:10Et donc, je respecterai ma parole et je ferai campagne à ses côtés.
01:15Et on en parle avec nos invités. Mathieu Vallet, bonsoir.
01:19Bonsoir, député... Non, je n'arrête pas de dire bonsoir.
01:21Déformation, pardon.
01:22Vous avez changé de pato, c'est la rentrée.
01:24Exactement. Député européen, Rassemblement national, Jad Zab, bonjour.
01:30Porte-parole et secrétaire nationale de Renaissance, bonjour à vous.
01:33Alexandra Schwartz-Broad, directrice adjointe de la rédaction de Libération, bonjour et bienvenue.
01:38Et Anthony Lebeau, journaliste BFM TV.
01:41Ce n'est pas un peu difficile pour lui d'être relégué, comme je le disais, au rôle de numéro
01:472 ?
01:47Cette rentrée, elle n'est pas un peu déceptive quand même, au fond, pour Jordan Bardella ?
01:51Je pense que vous n'avez pas l'habitude de jouer les filous sur BFM TV.
01:55Vous aviez reçu Marine Le Pen et Jordan Bardella qui vous disiez sincèrement que la cour d'être légitime, c
02:00'est Marine Le Pen.
02:01Et comme Marine Le Pen est quelqu'un de franche avec les Français, elle avait dit que si elle était
02:04empêchée, ce serait Jordan Bardella.
02:05Mais là, on a un binôme qui, une, postule à l'Élysée et souhaite la Conférence des Français, et l
02:10'autre postule à Matignon et souhaite la Conférence des Français.
02:12Il faudra les deux, l'Élysée pour présider le pays et Matignon pour gouverner le pays.
02:17Parce que si on gagne les présidentielles, mais rien n'est fait, on va faire campagne au même niveau que
02:21M. Gussman, c'est-à-dire comme si on était à 10%,
02:23et bien après, il faudra gagner les légitatives.
02:24Il est un peu tueux, Raphaël Gussman.
02:26Oui, il gagne peut-être quelques points, mais en tout cas, nous, on n'est pas ni prétentieux ni présomptueux.
02:31La campagne, elle va durer jusqu'à l'élection 8 mois, premier tour.
02:34Et après, il y aura aussi des législatives.
02:36Vous voyez bien qu'aujourd'hui, avec trois blocs, c'est le broie à l'Assemblée nationale et c'est
02:41compliqué de faire gouverner le pays.
02:43Donc, c'est pour ça qu'évidemment, ça sera notre objectif.
02:46Bonjour, il y a clairement quand même de la friture sur la ligne entre Marine Le Pen et Jordan Bardella.
02:51On a vu que jeudi, au moment où Marine Le Pen se présentait devant le MEDEF, elle excluait François Durvy,
02:59qui est le conseiller économique de Jordan Bardella.
03:01Celui-là même qui l'avait aidé à préparer la campagne présidentielle de 2022.
03:06Donc, on sent quand même que ça tangue, d'autant que sur le sujet clé de cette campagne électorale qui
03:12est la retraite, ils ne sont pas du tout sur la même position.
03:16– Rappelons les positions. Alors, Marine Le Pen, je vais vous donner le micro, mais pour les téléspectateurs qui nous
03:22écoutent, on rappelle les positions des uns et des autres.
03:24Marine Le Pen, qui souhaite une réforme et un âge de départ à la retraite à 62 ans, elle a
03:30rappelé à nouveau devant les patrons du MEDEF.
03:33Jordan Bardella, lui, s'était prononcé pour l'abandon de la mesure d'âge et l'établissement d'un pilier
03:41de cotisation.
03:41Et elle n'a fait aucune allusion à cette mesure-là souhaitée par Jordan Bardella jeudi dernier.
03:46– Non mais, alors je ne sais pas si je réponds un peu à Mme Charles-Brosse.
03:49– Vous pouvez lui répondre directement.
03:50– Mme Charles-Brosse, vous êtes de Libération. Donc, si vous ne faites pas un message négatif ou un message
03:55contre les reines par jour, c'est un peu facile.
03:57– C'est pas facile, c'est la réalité. Faites Google, tapez nos…
04:02– Pour faire Google, on a aussi les mêmes divergences que l'on voit sur Google entre Jordan et Marine
04:06Le Pen sur cette question.
04:07– Pourquoi votre premier ministre futur, peut-être, n'était pas avec Marine Le Pen au MEDEF jeudi ?
04:12– Si je m'ai terminé avant qu'on se tient à la gorge, d'habitude, c'est les gauchistes
04:15qui font ça, vous en êtes pas un, donc laissez-moi finir.
04:17Mais en tout cas, Libération, je réitère, même si ça vous chagrine, chaque jour, ils font un titre ou un
04:22article sur le Ration nationale qui est contre Ration nationale.
04:25– Un titre factuel.
04:26– Ah bon, d'accord.
04:27– Là, c'est factuel, le départ de l'éviction de M. Joris.
04:29– Oui, mais vous avez des filles anti-RN, madame, mais c'est pas grave.
04:32– Mais pardon, pardon, Mathieu Volet, alors pardon, pardon, j'interviens, mais les informations que je viens de donner sur
04:37la réforme des retraites…
04:38– Je suis pas étonné que Libération cherche des bisbis et des divergences avec Marine Le Pen et Jean-Marie.
04:42– Mais pardon, personne ne cherche de bisbis, là on se concentre sur les faits, et je vous ai donné
04:45un fait, c'est-à-dire que Marine Le Pen et Jordan Bardella n'ont pas le même point de
04:50vue sur la réforme des retraites.
04:51Vous êtes d'accord avec les informations que j'ai données ?
04:53– Vous avez mangé du lion pendant les vacances, le changement de plateau, mais toujours même énergie, ça fait plaisir,
04:57mais sur la réforme des retraites, ça n'a pas changé.
05:00Vous m'aviez reçu, entre autres, avec, attendez, j'arrive, vous, avec le bilan calamiteux, il ferait mieux de vous
05:05faire plus petit, vous excuser, mais auprès des Français.
05:09– Oui, mais la réalité, c'est que sur la réforme des retraites, c'est très simple, quand vous avez
05:20commencé à travailler à l'âge de 20 ans, avec 40 annuités, vous pourrez partir à 60 ans.
05:25C'est bien facile sur un plateau, Mme Chardoise aussi, dans des salles de rédaction climatisées, ou dans des emplois…
05:34– Il n'y a pas de climatifié, je vous arrête tout de suite.
05:48– Oui, cette France qui sève trop, cette France qui obtient de l'argent propre à la sueur de son
05:53front, et qui a trahétique de sa vie, a le droit de profiter de sa retraite pour pouvoir se reposer.
05:56– Oui, mais vous ne répondez pas à la question de la liberté, Mme Chardoise, vous êtes un procureur contre
06:01les Rennes, laissez-moi finir.
06:02Donc la réalité, c'est qu'après 20 ans, ça sera 62 ans avec 42 annuités, mais ceux qui veulent
06:07continuer plus pour avoir une retraite à taux plein, ils pourront le faire.
06:10La retraite, elle est simple, c'est un choix de société.
06:12– Est-ce que sur le plateau, Mme, on peut se mettre d'accord ?
06:14Moi, ma mère, elle a travaillé à l'âge de 14 ans.
06:16– Pardon, vous ne répondez pas à la question, mais il faut faire tourner la parole, pardon, Mathieu Vallée.
06:20– Non, mais quand ça ne répond pas dans votre sens, vous me coupez, je vais terminer.
06:23– Mais ce n'est pas dans le sens, c'est que je lui pose une question et vous n
06:24'y répondez pas.
06:25– Donc la réalité, c'est que quand moi, ma mère n'a pas eu un parcours linéaire et qu
06:29'elle a eu des licenciements économiques à cause de défense d'entreprise, par exemple,
06:32elle ne peut pas partir à taux plein à 60 ans, alors qu'elle est cassée par travail, alors qu
06:35'elle a une maladie,
06:36et elle continue à servir les gens au sein de l'hôpital.
06:39Donc c'est pour ça que je vous dis que oui, c'est un choix de société et que la
06:42réforme est très claire.
06:43Maintenant que vous ne soyez pas d'accord, tant mieux, mais de prêter que ce n'est pas une incompréhension
06:46pour manifester une désapprobation.
06:48– Vous déformez totalement mes propos et vous ne répondez pas à la question.
06:51– Marine Le Pen, Jordan Bardella, même réforme, même fonctionnement.
06:56Lors de la dissolution, est-ce qu'on est d'accord pour dire que Jordan Bardella souhaitait une majorité absolue
07:00pour Alain Matignon ?
07:01Oui, c'est la réforme des retraites qu'il défendait.
07:03Et Marine Le Pen, c'est celle qu'elle a présentée à nouveau au MEDEF.
07:06Mais on fait notre proposition, 125 milliards d'euros, la trajectoire qu'on veut présenter sur 10 ans,
07:11de manière à réduire les difficultés des budgets, c'est aussi des choses sérieuses.
07:14– Jadzab, est-ce que vous comptez…
07:15– Est-ce que vous avez compris que je l'avais en tout cas cette réforme alors du coup là
07:16?
07:17Est-ce que c'est celle que je vous ai vendue qu'on vous a vendue ?
07:18– Alors ce que je comprends surtout, c'est que vous avez des opinions divergentes et que vous ne l
07:22'assumez pas.
07:22– Mais lesquelles ? Les divergences ?
07:24– Je les ai données les divergences, mais on va faire tourner la parole si vous voulez bien.
07:27– Après ma réponse, jadzab, est-ce que vous continuez…
07:30– Est-ce que vous comptez profiter justement de ces différents ou c'est un même du parti RN ?
07:40Est-ce que c'est un point sur lequel vous allez insister vous dans cette campagne ?
07:43– Écoutez, nous le RN, nous le combattons, nous combattons de la même mesure d'ailleurs la France insoumise.
07:48Pour nous, ils sont les deux revers de la même médaille.
07:50Ils se nourrissent l'un l'autre et donc ils nous trouveront sur leur route.
07:53Ensuite, j'ai presque de la compassion pour mon voisin de plateau
07:55parce qu'effectivement il faut qu'il nous démontre par A plus B
07:57qu'il n'y a pas une feuille de papier entre M. Bardella et Mme Le Pen.
08:01Alors qu'on le sait, M. Ciotti qui est votre allié sur la question de la réforme des retraites,
08:05il a des divergences avec vous, sur la question du départ du nombre de fonctionnaires,
08:09il a des divergences avec vous, sur la politique économique, sur la politique de l'offre,
08:12il a des différences avec vous, sur la politique de solidarité, il a des différences avec vous.
08:17– Par contre, vous avez attaqué de manière assez frontale,
08:20et d'ailleurs je vous redis mon soutien en plateau à l'indépendance de la presse,
08:23ce n'est pas parce que vous avez un journal en l'occurrence qui est…
08:26– Je note qu'ils font des articles anti-RN et qu'il y a des signes anti-RN.
08:29– Souffrez juste que je finisse ma phrase, parce que sinon on ne peut pas avoir un débat respectueux.
08:34– Non mais pardon, vous avez attaqué la liberté et l'indépendance de la presse, c'est très bien.
08:39– Je voudrais que ce soit horrible s'il vous plaît.
08:40– Souffrez simplement que je puisse terminer ma phrase.
08:42– Moi ce que je vous dis c'est que de manière très claire,
08:44je crois qu'il faut dire aux gens qui nous regardent et qui seraient tentés de voter
08:47pour le Rassemblement National, qu'en réalité le Rassemblement National a un bilan.
08:51L'année dernière, le Rassemblement National a voté près de 36 milliards d'euros de taxes
08:55à l'Assemblée Nationale, la taxe sur l'assurance-vie, l'impôt sur le placement des Français,
08:58la taxe sur le patrimoine, la taxe sur les friches industrielles,
09:01la taxe sur les transactions financières, l'impôt sur les entreprises,
09:04la taxe sur l'utilisation d'Internet, la taxe sur les visas touristiques.
09:07Ils ont voté contre la réforme des retraites, ils ont voté contre la réforme de l'assurance-chômage,
09:13ils ont voté contre le RSA sous condition, donc le Rassemblement National a un bilan.
09:18Et quand j'entends, moi j'y étais au MEDEF, Madame Le Pen nous dire
09:21vous partirez à la retraite à 60 ans, je trouve que c'est particulièrement irresponsable
09:25de regarder droit dans les yeux les Français et de leur dire
09:27nous ferons tout mieux que tout le monde, nous rééquilibrerons les comptes
09:30sans faire de réforme des retraites.
09:31Pourtant vous avez vu les sondages qui placent Marine Le Pen
09:36au même niveau qu'Édouard Philippe en termes de crédibilité économique.
09:40Écoutez, à un moment de la dissolution en 2024, on nous disait
09:43ça y est, Jordan Bardella est à Matignon.
09:46Résultat que s'il passait, nous avons battu, nous avons empêché l'extrême droite
09:50d'accéder à Matignon.
09:51Donc les sondages, ils ont une valeur qui est tout à fait hypothétique à ce stade.
09:55Oui, évidemment, je ne suis pas dupe, je vois bien qu'il y a deux dynamiques
09:58du côté de Mme Le Pen et du côté de M. Mélenchon.
10:01Mais précisément, la campagne ne fait que commencer.
10:03Là où je vous rejoins, vous avez dit nous allons faire campagne
10:05et mettre des idées dans le débat.
10:07Eh bien, tant mieux.
10:07On va pouvoir typiquement expliquer que quand vous dites
10:10que l'immigration coûte 60 milliards d'euros par an à la France,
10:13eh bien c'est faux.
10:14On va pouvoir expliquer que quand vous dites
10:15nous allons renforcer les contrôles aux frontières et être plus fermes,
10:18en réalité, vous avez voté contre le pacte asile-immigration au niveau européen.
10:21Donc on va pouvoir faire campagne et ça c'est très bien.
10:24Est-ce qu'on a le droit dans une démocratie de ne pas voter tout comme vous
10:27et d'estimer que vous n'avez pas la science infuse
10:29et que vous n'avez pas la science infuse et que vous n'avez pas la science infuse ?
10:30Bien sûr, vous avez le droit.
10:30Et je suis bien content qu'on n'ait pas voté toutes vos propositions
10:33et vos délires budgétaires
10:35puisque quand on voit 3500 milliards de dettes,
10:373500 milliards de dettes,
10:38vous êtes comptable de cette situation.
10:40Vous n'êtes pas le premier groupe à l'Assemblée nationale ?
10:43Oui, on a proposé un contre-budget.
10:44Donc en réalité, vous êtes comptable de la situation.
10:46Vous avez fait sans discuter et après, hop,
10:48vous avez fait adopter son budget par 403.
10:50Est-ce que vous parliez des taxes ?
10:51Soit par irrespect de la démocratie.
10:53Non mais Mahmoud, il faut arrêter de dire que la Macronie a la science infuse,
10:56surtout quand eux ont un vrai bilan.
10:57Vous n'avez pas voté tout ce que je viens de dire, la liste ?
11:00Mais je vais vous dire une chose.
11:01On a proposé 57 milliards d'économies.
11:02Vous avez voté ou pas ce que je viens de dire ?
11:03Non mais je ne suis pas en interrogateur.
11:05C'est l'effet.
11:06Vous avez vraisemblablement peur des faits.
11:08La démocratie que vous professez à l'orgueur de plateau,
11:09c'est celle que vous n'appliquez pas.
11:10Donc je vous dis simplement qu'on a proposé,
11:13avec Jean-Philippe Tanguy, Marine Le Pen,
11:1457 milliards d'euros d'économies dans la mauvaise dépense de l'État,
11:24mais c'est pas grave, les Français choisiront à la fin.
11:27Autre extrait de cette interview accordée par Jordan Bardella à Marie Chantret,
11:32et qui sera à voir dans son intégralité, je le rappelle, à 19h sur BFM TV.
11:37Justement, nouvelle proposition de Jordan Bardella,
11:39il parle de supprimer une myriade de 120 taxes.
11:42On écoute le patron du RN.
11:45Ma première décision, si je suis chef du gouvernement au printemps,
11:48sera de supprimer une myriade de 120 taxes et impôts à très faible rendement.
11:55C'est une annonce que vous nous faites ce soir ?
11:56C'est une annonce que je vous fais.
11:58120 taxes que vous avez listées ?
12:00Que nous avons listées, avec des taxes totalement délirantes sur le ski de fonds,
12:05sur les vidéogrammes, sur la collecte de l'eau.
12:10Nous devons, et il est plus que vital aujourd'hui pour l'économie française,
12:13de mettre fin à l'hystérie fiscale qui s'applique sur la France du travail.
12:17Et donc, notre politique économique, et je tiens à la rappeler aux chefs d'entreprise,
12:20elle sera extrêmement simple et elle suivra une boussole.
12:23Ce sera celle du gouvernement que j'aurai à former.
12:26Moins de dépenses et moins d'impôts.
12:28Ça vous fait sourire ?
12:29Oui, ça me fait sourire parce que c'est très bien d'avoir de bonnes intentions.
12:33En réalité, je vous ai fait la liste et je ne vais pas vous faire l'offense de la refaire.
12:36Ils ont voté plus de 36 milliards d'euros de taxes l'année dernière.
12:39Ils ne proposent pas de réforme des retraites.
12:42Ils ont failli faire adopter l'année dernière l'IFF, l'impôt sur la fortune financière.
12:45Donc là-dessus, quand je vous disais au tout début que la France insoumise
12:49et le Rassemblement national sont les deux revers de la médaille,
12:51je persiste et je signe.
12:52Et donc, je pense en réalité, et j'étais au MEDEF,
12:54comme je vous l'ai dit tout à l'heure, pour le premier débat entre les candidats.
12:58La vérité, c'est que Marine Le Pen n'a répondu à rien.
13:01Elle a été extrêmement floue.
13:02Elle se trompe sur le nombre d'agences d'État.
13:03Elle dit qu'il y en a 1 200.
13:04En réalité, il y en a beaucoup moins.
13:06Elle dit que l'immigration coûte extrêmement cher.
13:08Alors, tout démontre qu'en réalité, les immigrés contribuent aussi au budget de la France.
13:12Donc, si vous voulez, moi, je crois que c'est très bien qu'on puisse mettre sur le débat
13:15tous ces sujets-là, parce que, et pardonnez-moi de faire cette hypothèse,
13:19je crois que le Rassemblement national est très bon, sauf quand il est en campagne.
13:22Et donc, il nous trouvera sur sa route avec Gabriel Attal
13:26pour démontrer par A plus B que les solutions ne sont pas les bonnes,
13:29mais évidemment, ce sont les gens qui votent et c'est la démocratie.
13:31Sauf que, force est de contasser, quand on regarde les tout derniers sondages,
13:35Marine Le Pen est très loin devant, Anthony Lesbos.
13:37Et comme je disais, même sur la question purement économique qui était jusque-là
13:42considérée comme son talon d'Achille, elle apparaît comme étant de plus en plus crédible
13:46aux yeux de l'opinion française.
13:48Oui, et d'ailleurs, l'exercice...
13:50D'une partie de l'opinion française.
13:51D'ailleurs, quand elle était face aux patrons et certains grands patrons au MEDEF,
13:55on avait même plutôt l'impression d'entendre une candidate de la droite républicaine
13:58tellement elle voulait les séduire et les rassurer
14:00quand elle parlait effectivement de 125 milliards d'économies sur la trajectoire à 10 ans,
14:04quand elle disait qu'il fallait inciter aussi plus de jeunes de travailler plus tôt,
14:09quand elle parlait aussi de l'incitation, c'est peut-être passé un peu inaperçu,
14:12mais incitation pour ceux qui voulaient réfléchir peut-être à partir de 55 ans,
14:16peut-être 60 ans, à partir à la retraite,
14:18inciter ces personnes-là à travailler davantage dans les entreprises.
14:22Donc finalement, c'est vrai qu'elle n'a pas parlé, par exemple,
14:25de la taxe sur les super-profits qu'elle avait pourtant soutenue
14:28lors du débat budgétaire de l'année dernière.
14:29Donc effectivement, quand elle était face aux grands patrons,
14:31elle voulait les séduire, elle voulait les rassurer.
14:33Et c'est vrai qu'avec cette avance qu'elle a dans les sondages,
14:37elle pouvait aussi se permettre de ne pas franchement prendre trop de risques
14:40parce qu'elle est très, très, très loin devant dans les sondages
14:43et surtout loin devant Gabriel Attal et Édouard Philippe pour le Bloc Central.
14:46Je pense que là, ce qui est sûr, c'est qu'en effet,
14:50la campagne n'a pas réellement commencé.
14:52Marine Le Pen, finalement, n'a pas énormément entendu
14:55à cause de ses problèmes judiciaires.
14:57Elle commence tout juste à se montrer, à parler.
15:00Et c'est là où on va voir si, en effet,
15:03quand elle va rentrer dans le fond des dossiers, ça tient la route.
15:07Je pense qu'il y a quand même, contrairement à ce que dit monsieur,
15:10je pense qu'il y a quand même un problème entre Jordan Bardella,
15:14Le Medef, par exemple, était persuadé que Jordan Bardella serait le candidat.
15:20Et il y avait plus de proximité entre Bardella et Le Medef
15:24qui a une ligne plus libérale qu'avec Marine Le Pen.
15:27Vous êtes journaliste à Libération, vous n'êtes pas psychothérapeute de couple.
15:30Donc si on vous dit que Marine Le Pen et Jordan Bardella,
15:33vous n'êtes pas dans mon parti, j'y suis dedans.
15:34Vous êtes à côté du sujet.
15:35Vous êtes à côté du sujet.
15:35Vous, vous êtes complètement hors sujet.
15:37Donc comme ça, vous voyez, mais la réalité,
15:40c'est que ce ne sont pas des clones, ils sont complémentaires.
15:43Mais Marine Le Pen, dans le parti, comme Jordan Bardella,
15:46on lui fait preuve tous de loyauté et de fidélité,
15:48puisqu'on sait ce qu'on lui doit.
15:49Elle donne sa chance à qui veut la prendre.
15:51C'est elle qui a lancé Jordan Bardella aux élections européennes de 2019.
15:57Et donc, vous savez, on n'oublie pas d'où on vient,
15:59on n'oublie pas qui nous a donné notre chance.
16:01Et donc là, vous voyez des divergences que vous n'avez pas justifiées d'ailleurs.
16:04Eh bien, nous, je peux vous dire qu'on est unis
16:05et vous aimeriez qu'on soit divisés pour peur,
16:07parce que c'est visiblement la logique de votre journal.
16:09Mais nous, notre logique, c'est de se battre pour présenter nos problèmes.
16:11Mathieu Vallée évoquait du ménage.
16:13Pourquoi avoir...
16:14C'est quoi le ménage ?
16:15Ah bah le ménage, d'ailleurs, ça a été évoqué un tout petit peu plus tôt dans cette émission,
16:19c'est l'éviction...
16:19Je ne suis pas tout le temps dans BFM TV.
16:20Non, non, mais là, il y a deux minutes.
16:23Du conseiller économique considéré comme pro-libéral, pro-patron,
16:29François Durvie, elle le dit, c'est ma décision.
16:32J'ai décidé de l'évincer.
16:33Il avait été choisi par Jordan Bardella.
16:35Est-ce que ça, ce n'est pas l'illustration, justement, d'une fracture ?
16:38Non, mais c'était le conseiller économique de Marine Le Pen et Jordan Bardella.
16:41Il a fait un choix personnel.
16:43Vous n'avez pas résumé la ligne d'un parti et la ligne d'un programme présidentiel ?
16:46C'est lui qui a décidé d'arrêter ses fonctions.
16:48Non, elle a dit, c'est moi qui les mis à la porte.
16:51Elle a dit qu'elle soutenait, évidemment, cette démarche, puisqu'elle l'a demandé aussi.
16:55Mais vous, vous travaillez aujourd'hui à BFM TV, peut-être que dans un avenir,
16:58vous irez sur une autre chaîne ou sur un autre média
17:00où vous ferez peut-être un autre boulot.
17:02Il dit qu'il ne veut pas soutenir la réalité.
17:04Je peux juste finir une phrase.
17:06Non, non, mais je peux juste finir une phrase.
17:08Si François Durvie dit une chose à l'AFP,
17:11il dit qu'il ne veut pas soutenir des mesures auxquelles il ne croit pas.
17:14Voilà, fermez les guillemets, je précise juste quelque chose de factuel.
17:16On sent que les sondages excitent tout le monde.
17:18Nous, on reste la tête froide et serein.
17:20On ne se base absolument pas sur les sondages.
17:22Quand vous parlez de 2024, on n'a jamais fanfaronné à dire que c'était gagné.
17:25Justement, vous avez raison, madame.
17:27Si vous ne vous êtes pas convaincu, je pense qu'on ne vous convaincra jamais.
17:28Mais l'espoir fait vivre, j'ai de l'espérance.
17:30Mais on fera des propositions.
17:32Et maintenant, gardons notre sérénité nationale.
17:34Vous sautez sur n'importe quel prétexte, n'importe quelle décision personnelle
17:40pour expliquer qu'il y a des divisions.
17:42Moi, je porte la parole de mon parti parce que j'y travaille
17:44et parce que nous sommes ensemble de l'intérieur.
17:46Donc, je peux vous dire que ce n'est pas des éléments d'engagement,
17:49que la sincérité, c'est que le programme est en train d'être finalisé
17:52et que quand on le présentera, il sera chiffré, mesurable, projetable dans l'avenir.
17:56Et on sera, évidemment, attentifs aux autres programmes
17:58parce que ce qu'on exige de nous, on ne l'exige pas souvent des autres.
18:01Il va être question du budget.
18:02C'est la priorité fixée par le Premier ministre Sébastien Lecornu
18:07qui le redit dans une interview aux Parisiens aujourd'hui.
18:09Ma priorité, c'est de m'opposer au désordre et de donner un budget à la France.
18:14Il faudra prendre des mesures difficiles.
18:16Le vrai courage, c'est de réformer assez tôt pour ne jamais avoir à couper très fort.
18:20Il a donné d'ailleurs quelques pistes.
18:22Il exclut de désindexer les petites retraites.
18:25Pas de gel du RSA, parmi d'autres.
18:28Certains se sont déjà positionnés pour une censure du budget,
18:32notamment à gauche.
18:33Olivier Faure en a fait part.
18:35Quelle est la position du Rassemblement national là-dessus ?
18:38Est-ce que vous censurerez ?
18:39Vous êtes une observatrice avisée de la vie politique.
18:41Quand vous nous invitez depuis singulièrement plusieurs années,
18:44vous savez qu'à chaque fois, on a présenté un contre-budget,
18:45qu'on a amendé le projet du gouvernement et qu'on a débattu à la semaine seule.
18:49On était les députés au sein de l'hémicycle.
18:51Jalzad peut reconnaître ça factuellement.
18:53Les gens qui étaient les plus présents et qui avaient le plus participé au débat
18:55parce qu'on veut être fidèles et surtout accomplir le mandat.
18:58Donc il n'y aura pas de censure ?
18:59Pas immédiatement.
19:00On va présenter notre contre-budget.
19:01On va débattre à l'Assemblée puisque la bordélisation, c'est l'extrême-gauche.
19:04Je vous les inviterai pour qu'ils défendent leur projet de détruire notre pays à force de bordel.
19:08Mais nous, la réalité, c'est qu'on va proposer.
19:10Maintenant, écoutez, la dernière fois, les socialistes ont sauvé les macronistes.
19:15On est dans un budget socialiste.
19:16Donc j'entends bien que M. Glucksmann ou M. Fort ou je ne sais pas qui, M. Hollande,
19:19tous ces gens qui font rêver, qui ont contribué à mettre le pays dans le mur,
19:23nous expliquent qu'aujourd'hui, ils ne vont pas sauver le gouvernement
19:25parce qu'il y a des échéances importantes.
19:26Nous, on est constants et on garde la même ligne.
19:28Je pense qu'on peut au moins nous reconnaître ça.
19:30Parce que des fois, vous nous dites qu'on change de ligne.
19:31Je pense qu'ils ne voulaient juste pas bloquer le pays.
19:33Parce que depuis la dissolution épouvantable de 2024,
19:38le pays est dans une situation catastrophique.
19:44Vous connaissez le monde politique.
19:45On est entrés dans des rapports de force.
19:48Là, on est entrés dans des rapports de force.
19:49Je vous rappelle que tous les ans, à la même époque,
19:52c'est la même chose.
19:53On menace de censurer.
19:54Tout le monde est là.
19:55Et on se retrouve dans un régime.
19:57Je pense que personne n'a intérêt à ce que cette campagne se déroule sereinement.
20:03Quand il dit le Premier ministre...
20:06Quand le Premier ministre dit qu'il faudra prendre des mesures,
20:10difficiles, on sait déjà que ça va être compliqué
20:12de prendre des mesures difficiles dans un contexte de campagne présidentielle.
20:15Mais à quoi fait-il référence ?
20:17Alors écoutez, il faudra inviter la porte-parole du gouvernement.
20:19Moi, je ne représente pas M. Lecornu.
20:22Ce qui est certain, c'est que nous, les députés Ensemble pour la République
20:25qui sont menés par Gabriel Attal,
20:27comme ils l'ont fait l'année dernière lors du projet de loi de finances,
20:29ne seront pas des éléments de blocage,
20:30mais des éléments de facilitation dans un moment où chacun l'a compris.
20:34Ni vous, ni moi, ni personne d'autre n'a la majorité.
20:36Donc chacun n'arrivera peut-être pas à imposer ses propres mesures.
20:38Mais pour reprendre une expression que vous citiez,
20:41avec laquelle je suis en désaccord,
20:42vous avez dit les socialistes ont sauvé les macronistes.
20:44Non, certains parlementaires dans l'hémicycle
20:46ont eu l'esprit de responsabilité de considérer
20:48que dans la situation actuelle à l'Assemblée,
20:50il faut savoir faire des compromis pour pas que le pays plonge.
20:53Ensuite, évidemment, je pense que personne...
20:55Donc ils n'auront pas cette espèce-là, les socialistes.
20:57Vous avez vu ce qu'ils ont dit. Ils veulent censurer.
20:58Juste termine ma phrase.
20:59Personne ne peut nous s'obtionner, vous et moi,
21:01d'avoir les mêmes convictions.
21:02La réalité, c'est qu'il faut que vous et moi
21:04et tous les parlementaires soient à la hauteur.
21:06Et surtout, et c'est un avertissement à toute la classe politique,
21:09si nous jouons l'avant-premier tour de la présidentielle
21:11dans le projet de loi de finances
21:13et le projet de loi de financement de la sécurité sociale
21:15qui s'annonce, nous allons envoyer le pays droit dans le mur.
21:18Donc chacun a compris qu'il y a des convictions.
21:20Moi, typiquement, je peux vous le dire de manière très claire,
21:22avec Gabriel Attal, l'ambition que nous portons,
21:24c'est que nous soyons revenus à moins de 3% du déficit
21:26dans 5 ans et à 0% dans 10 ans.
21:28Et ça, on a des propositions, on a plein de propositions pour le faire.
21:32Par exemple, le départ de 100 000 fonctionnaires
21:35sauf école, justice, police, armée, santé,
21:39la réforme de la décentralisation.
21:39Qui va vouloir défendre ça dans un contexte de décampagne présidentielle ?
21:43Mais justement, nous, nous avons le débat de la présidentielle.
21:46Il n'a échappé à personne qui l'a commencé.
21:47Et puis là, il s'agit simplement de dire
21:49qu'il nous faut un budget pour l'année prochaine,
21:51budget qui d'ailleurs pourra être amendé
21:53avec ce qu'on appelle un projet de loi rectificatif,
21:55la prochaine majorité qui arrivera.
21:57Donc juste, les Françaises et les Français vont faire la rentrée
22:01la semaine prochaine, les élèves retournent à l'école mardi prochain.
22:04La campagne présidentielle commence, dont acte très bien.
22:07Nous, ce que nous voulons avec Gabriel Attal,
22:09c'est de la réveiller cette campagne.
22:10Tant mieux que M. Bardella, que Mme Le Pen
22:12et que tous les autres mettent des idées.
22:14Ensuite, il y a le débat budgétaire,
22:15c'est le fonctionnement régulier des institutions qui est en jeu,
22:18c'est la parole de la France qui est en jeu sur la scène internationale.
22:21Donc, adoptons un budget, il sera sans doute imparfait.
22:24adoptons un budget, mais au moins,
22:26créons les conditions d'un débat serein pour la présidence.
22:28La France a tout intérêt à avoir un budget, Mathieu Vallée ?
22:33Je pense que j'ai des hâte pour réciter...
22:34Vu la situation...
22:36Non, juste répondez à la question.
22:38La France a intérêt à avoir un budget.
22:39Vous n'êtes pas encore mon maître, donc je vais...
22:40Non, mais moi, je vous pose la question.
22:42Vous n'êtes pas encore la professeure d'école.
22:43Non, mais on est sur un plateau et...
22:46Est-ce que vous êtes d'accord ?
22:46Je vous ai déjà...
22:48C'est une question légitime.
22:49Est-ce que je peux répondre ?
22:50Allez-y.
22:51C'est gentil, merci.
22:52Les questions sont à la gorge, après j'essaie de répondre.
22:55La France a besoin d'un budget, oui ou non ?
22:56Oui, mais la France a besoin évidemment d'un budget, Madame Ahmed,
22:59mais on ne va pas raser gratis et on ne va pas signer des chèques en blanc.
23:02Chaque année, je l'ai dit, je l'ai dit à madame la directrice adjointe de Libération,
23:05puisqu'elle a posé aussi la question d'autres termes,
23:07que nous étions dans la même philosophie, dans le même état d'esprit.
23:09J'entends que les socialistes l'année dernière peut-être faisaient preuve pour vous de responsabilité.
23:12Cette année, ils ne vont plus le faire.
23:13Parce que tout de suite, M. Faure a dit, censure.
23:15On va débattre, mais on va censurer.
23:16Donc nous, la réalité, c'est qu'on est sérieux, on est cohérent,
23:19on est linéaire sur nos propositions,
23:21qu'on adapte avec la crise budgétaire qu'on connaît,
23:23puisque la dette, elle file.
23:24Vous avez vu que chaque minute on parle, ça augmente.
23:26Tout l'urgence.
23:27D'accord, Madame Ahmed, mais qui a créé cette dette ?
23:28Ce n'est pas Marine Le Pen ou Jordan Berdella ?
23:30C'est les gouvernements.
23:33Une fois qu'on a dit ça, vous me faites rire.
23:34Donc on vient nous chercher en disant,
23:36mais tant mieux, c'est pour ça qu'on va faire des propositions sur 5 à 10 ans.
23:39On vient nous chercher en disant,
23:41nettoyer finalement tous les cadavres qui sont dans les armoires de Bercy.
23:45Bon, ben d'accord, mais nous, on avait fait des propositions avant,
23:46l'année dernière, pas plus tard, et je finis là,
23:48sur le contre-budget 2026 qu'on a discuté.
23:51On avait fait 12 milliards d'euros de propositions de recettes sur la spéculation.
23:55On avait proposé, par exemple, la lutte contre la fraude,
23:573 milliards et demi d'euros.
23:58C'est des chiffres raisonnables et raisonnés.
24:00Ce n'est pas des chiffres surréalistes ou irréalistes.
24:02Donc vous voyez qu'on avait fait des propositions sur la fraude,
24:04on aurait pu se retrouver.
24:05Sur la spéculation, on aurait pu se retrouver.
24:06La taxe, par exemple, sur les super dividendes ou sur les rachats d'actions,
24:09c'est des choses sur lesquelles l'économie irréelle
24:11et l'économie qui profite à des traders,
24:13ce n'est pas des choses sur lesquelles c'était une vue d'esprit.
24:16Vous voyez ?
24:16Donc vous, vous avez toujours l'impression d'avoir raison avant tout le monde,
24:18d'avoir raison sur tout le monde,
24:19d'avoir raison mieux que tout le monde.
24:21Mais soyez modestes, soyez humbles.
24:23Et quand je vous dis que vous avez votre budget,
24:24ça va être votre boulet.
24:25Le budget et la dette que vous laissez à nos enfants et à nos petits-enfants,
24:28ça sera votre boulet durant la campagne.
24:30Il faut juste l'assumer.
24:31Sur les éléments langages, juste pardon.
24:32Moi, je suis très à l'aise avec le bilan.
24:34Je suis très à l'aise et je suis fier que notre pays
24:36est celui qui est le plus cédé, les entreprises et les Français.
24:39Laissez-moi terminer, M. Vallée de Grasse.
24:42Je suis fier que la France ait protégé les entreprises pendant la pandémie.
24:47Je suis fier que la France ait donné des chèques énergie
24:49suite à l'invasion de l'Ukraine par la Russie.
24:52Je suis fier que nous aidions les plus modestes
24:54depuis l'invasion du détroit d'Hormuz.
24:55Je suis fier que nous ayons fait le bouclier tarifaire.
24:58Ensuite, vous savez que c'est particulièrement désagréable.
25:02Je pense que les gens qui nous regardent,
25:03ils ont envie qu'on puisse s'écouter.
25:05Je suis en train de vous expliquer d'où vient le déficit.
25:07Je suis en train de vous expliquer d'où vient le déficit.
25:12Premièrement, deuxièmement, nous nous avons dit il y a trois ans
25:14qu'il faut faire une réforme des retraites.
25:16Vous, vous dites qu'il faut qu'on revienne à 60 ans.
25:19Il faudra m'expliquer comment vous faites.
25:21Donc, là-dessus, les options sont sur la table.
25:22Moi, je vous dis une chose très claire.
25:24Nous avons des désaccords.
25:25Personne ne peut nous soupçonner d'être d'accord.
25:27Je pense que ça, tout le monde a compris.
25:28À part l'amour de la France, nous n'avons rien d'autre d'accord sur le fond.
25:31En réalité, il y a un budget.
25:33Nous, on sera responsables.
25:34Et puis, on fera une campagne présidentielle
25:35où on mettra face à ces contradictions le Rassemblement national.
25:39Vous voyez, cette arrogance à la main à mettre.
25:40C'est ce qui énerve les Français, je pense.
25:42Comme Gabriel Attel lors du MEDEF.
25:43En fait, le copropriétaire Attel, il vient.
25:46Il a l'impression qu'on a envie qu'il s'assoie à côté de vous.
25:48Il vous parle alors que vous n'avez pas envie qu'il vous parle.
25:50Évidemment, on a juste envie de dire tais-toi et reste la place aux autres
25:52parce que t'as donné, finalement, la preuve que t'étais incompétent
25:55durant ces dix années.
25:57Maintenant, il va se racheter une virginité.
25:58Mais même M. Macron vous a rappelé alors,
25:59dans dix ans, assumez le bilan et n'en faites pas l'inventaire.
26:02Non, mais c'est pas moi qui l'ai dit.
26:03Bon, merci.
26:04Je vous ai perturbé maintenant.
26:05Non, non, pas du tout.
26:06C'est qu'il faut qu'on avance.
26:07Je me fais gronder dans l'oreillette.
26:09Merci beaucoup à tous les quatre.
26:10On a l'occasion de reparler de politique dans quelques minutes.
26:14Merci.
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