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Deux avions de ligne, Embraer, opérés par la compagnie Airlink, ont survolé le stade de Cap Town à l'occasion d'un match de rugby entre les Springboks et les All Black. D'après les données de Flight radar 24, seulement 12,5 à 14 mètres les séparaient du toit du stade pouvant accueillir 55 000 spectateurs. Une distance qui interroge Xavier Tytelman, fondateur du centre du traitement de la peur en avion. Pour lui, ce survol certes exceptionnel et préparé, n'était pas sans risque. « On a l'impression qu'on est passé à deux doigts d'une catastrophe. » #shorts

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Transcription
00:00Ces deux avions passent tout près du toit du stade de Capton, en Afrique du Sud.
00:10Une manœuvre qui fascine, mais qui pose question notamment sur la sécurité.
00:14Des 55 000 personnes qui ont vu les appareils au-dessus de leur tête.
00:18Ce qui est exceptionnel dans ces images, c'est le risque qui est pris,
00:21le risque de collision entre les avions, le risque de percuter le stade lui-même.
00:25Donc évidemment, c'est très impressionnant,
00:27mais on a l'impression qu'on est passé à deux doigts d'une catastrophe.
00:29La scène a eu lieu ce 29 août, juste avant le coup d'envoi du match de rugby
00:33opposant les sprint box au All Blacks.
00:35Un match qui fait partie d'une nouvelle compétition de rugby.
00:38Rugby, la plus grande rivalité.
00:40Ce type de démonstration est fréquent en Afrique du Sud,
00:42depuis le premier survol lors de la Coupe du Monde de rugby de 1995 à Johannesburg.
00:48Ici, ce qui choque, c'est la hauteur des deux avions de ligne,
00:50des Embraer E190 et E195, aux couleurs des adversaires du jour.
00:55D'après les données de Flightradar 24, les appareils sont passés entre 12,5 et 14 mètres au-dessus du
01:02toit du stade.
01:02Et ce n'est pas anodin.
01:04Traditionnellement, quand on vole en très basse altitude, évidemment, il y a un risque qui est plus important.
01:08Il peut y avoir des courants d'air, il peut y avoir des mouvements,
01:09surtout quand on est sur du relief, comme c'est le cas avec un stade.
01:12Ensuite, on a deux avions qui sont en très grande proximité.
01:16On se rend compte également que ces avions sont en descente,
01:19puis on va faire une ressource derrière, ils vont remonter.
01:21Donc il y a des mouvements aérodynamiques qui sont importants.
01:23Il y a toujours le risque de collision.
01:25Mais en plus, quand vous voler si bas, avec une telle masse qui va à plusieurs centaines de kilomètres heure,
01:30vous avez des grosses perturbations au niveau de l'air.
01:32Et même la structure du toit peut elle-même être endommagée,
01:37et tomber sur une partie de la foule qui est dans le stade.
01:39Le survol a été opéré par la compagnie Air Link, qui a relayé de nombreuses vidéos de sa démonstration,
01:45commentant notamment trois mots, planification, précision, performance.
01:49On sait qu'il y a une autorisation qui a été donnée par l'aviation civile sud-africaine,
01:54au profit de cette compagnie aérienne.
01:55On sait qu'ils ont fait une répétition.
01:57Mais est-ce qu'ils ont eu le droit de voler à seulement 12 mètres du stade ?
02:01Est-ce qu'ils étaient censés voler à 50 mètres, à 100 mètres ?
02:03Des règles de sécurité qui correspondent plus aux standards que l'on peut voir en Europe ou aux Etats-Unis
02:08?
02:08Ou alors est-ce que réellement ils ont été autorisés à voler si bas ?
02:11Auquel cas, effectivement, ce risque était accepté par les autorités,
02:16mais ça paraît quand même relativement étonnant.
02:18Donc il faudrait certainement attendre qu'une enquête soit lancée.
02:20Est-ce qu'il y a eu des écarts par rapport aux répétitions et aux autorisations ?
02:24Et s'il n'y en a pas, peut-être que les règles de sécurité sud-africaine devraient être révisées.
02:28La compagnie sud-africaine, sponsor de l'événement, ne s'est pas exprimée sur les conditions de ce survol spectaculaire.

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