- il y a 1 semaine
Retrouvez le replay du Grand Oral 2027 sur BFMTV.
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00:00Bienvenue effectivement, c'est parti, le grand oral BFM TV avec Le Figaro, c'est votre nouveau rendez-vous politique
00:06chaque dimanche 18h.
00:08Bonsoir Marie.
00:09Bonsoir Marc, bonsoir à tous, ravie de vous retrouver une heure d'interview en direct et en public avec tous
00:15les acteurs qui vont faire cette campagne présidentielle.
00:18Et elle s'annonce passionnante.
00:19Effectivement, ce soir, premier invité Jean-Philippe Tanguy, c'est le monsieur économie du Rassemblement National.
00:24Il est très proche de Marine Le Pen, les retraites, la dette, l'immigration, que fera-t-elle si elle
00:29arrive à l'Elysée dans 8 mois ?
00:30Et pour vous interroger Jean-Philippe Tanguy, durant cette heure d'interview, on a le grand plaisir d'accueillir Jim
00:35Jarassé, le rédacteur en chef du service politique du Figaro.
00:39Le grand oral 2027 BFM, Le Figaro, ça commence dans un instant, ne bougez pas.
00:56Bonsoir à tous, bienvenue, vous regardez le grand oral 2027, c'est le nouveau rendez-vous politique de BFM TV
01:01avec nos confrères et amis du Figaro, une heure en direct et en public pour vous faire vivre la campagne
01:07présidentielle.
01:08Bonsoir Jean-Philippe Tanguy.
01:10Bonsoir madame.
01:10Merci infiniment d'avoir accepté cette première, je le rappelle, vous êtes le président délégué du groupe Rassemblement National à
01:17l'Assemblée et membre de la commission des finances.
01:21Vous êtes le monsieur économie, c'est comme ça qu'on vous présente souvent du parti de Marine Le Pen,
01:25très proche aussi de Marine Le Pen.
01:27On va évidemment vous interroger sur le projet économique de votre parti, quelques clarifications d'ailleurs abordées ces derniers jours,
01:34ces dernières heures, mais aussi sur les annonces faites sur l'immigration.
01:37Pour vous interroger également ce soir, je salue Jim Jarassé, le rédacteur et chef du service politique du Figaro.
01:43Bonsoir et bienvenue, et on salue également Vincent Trémolet qui est juste derrière vous, c'est votre big boss, le
01:48directeur délégué de la rédaction du Figaro, notre nouveau partenaire qu'on est ravis d'accueillir.
01:52Bonsoir à vous.
01:53Jean-Philippe Tanguy, Jordan Bardella, FAIR, sa grande rentrée à Chalons-en-Champagne et sur BFM TV.
01:59C'est lui que Marine Le Pen, on le sait désormais, a choisi pour être son premier ministre si elle
02:04arrivait à l'Elysée au mois de mai prochain.
02:05Vous, plus que qui compte, vous savez qu'en politique l'image compte.
02:10Pourquoi n'était-il pas côte à côte pour cette rentrée politique ?
02:15Jordan Bardella n'était pas au MEDEF aux côtés de Marine Le Pen, Marine Le Pen n'était pas à
02:18Chalons aux côtés de Jordan Bardella.
02:20Tout va bien ?
02:21Mais bien sûr, il faut évidemment déployer toute notre énergie sur tout le territoire français.
02:26Il n'y a pas d'intérêt à ce que Jordan Bardella et Marine Le Pen soient tout le temps
02:29ensemble, partout.
02:30On doit multiplier les rencontres, on doit multiplier les présentations de notre programme, on doit multiplier les occasions d'être
02:37parmi les Françaises et les Français, entendre leurs préoccupations, apporter des solutions.
02:40L'absence de Jordan Bardella, vous le savez plus que quiconque, a été très remarquée au MEDEF.
02:56Qui a permis de lancer la campagne de Marine Le Pen sur le terrain, évidemment et heureusement qu'on va
03:02se déployer.
03:02Vous savez, on a vraiment une chance au Rassemblement National et je le dis en toute humilité, c'est le
03:06travail des uns et des autres et la reconnaissance d'une partie des Françaises et des Français qui nous le
03:10permet.
03:10D'avoir deux leaders qui sont à la fois populaires et qui ont une autonomie qui leur permet de faire
03:16campagne sur tout le territoire français.
03:17Donc vous savez, la France est grande, les occasions sont nombreuses, la campagne est longue.
03:22Et on les verra ensemble.
03:22On les verra ensemble et vous les verrez surtout avec les Françaises et les Français parce que le but, ce
03:27n'est pas non plus de faire des réunions du Rassemblement National entre nous.
03:29Vous savez, on se connaît bien, plus on ne se connaît plus, on s'apprécie mais le but, c'est
03:32de faire des déplacements à la rencontre de nos concitoyens.
03:37Deux leaders, c'est ce que vous dites, mais qui font entendre leurs différences et on va en parler dans
03:41quelques instants.
03:42Jordan Bardella, hier au micro de Marie Chantret, a eu cette formule, elle a dit on est un duo mais
03:46pas un couple et pas des clones.
03:47Est-ce que ça veut dire qu'il aura une liberté de parole pendant la campagne ou est-ce qu
03:51'il est sous tutelle de Marine Le Pen ?
03:53Heureusement qu'il a une liberté de parole, il est président du Rassemblement National, il a mené notre famille politique,
03:58comment dire, à plusieurs reprises à des victoires importantes.
04:02Et surtout, il a la confiance absolue de Marine Le Pen.
04:05Jordan Bardella s'est engagée en politique, tout le monde le sait, pour Marine Le Pen, c'est elle qui
04:10a repéré son talent alors qu'il s'est déployé et on ne peut que s'en féliciter.
04:14Moi, je crois qu'on a beaucoup de mouvements politiques adversaires qui sont jaloux d'avoir ce binôme, d'avoir
04:20cette efficacité à la tête du parti.
04:21Vous savez, j'ai fini en élection, il faut faire peu de 50% des voix, il ne faut pas
04:25seulement se parler à soi-même, il faut parler à tout le monde, il faut convaincre le plus de gens
04:29possibles.
04:30Pour une raison simple, vu au-delà du Rassemblement National, évidemment, compte tenu des difficultés que nous allons hériter si
04:36les Français nous font confiance après 10 ans de macronisme,
04:39il va falloir convaincre au-delà, parce qu'il y a un mouvement de sursaut national, de renaissance, comme l
04:43'a dit Marine Le Pen à lancé.
04:43Je reviens sur Jordan Bardella, est-ce qu'aujourd'hui, vous pouvez garantir aux Français qu'il sera le Premier
04:48ministre de Marine Le Pen si elle l'emporte à la présidentielle ?
04:51Ou bien, est-ce qu'il peut y avoir des ajustements, finalement, 8 mois, c'est long, il peut y
04:54avoir des circonstances politiques qui font que ce choix peut évoluer ?
04:58Moi, je n'ai rien à garantir du tout, c'est Marine Le Pen qui l'a annoncé, qui l
05:01'a confirmé lors du lancement de sa campagne présidentielle,
05:04je vais vous dire, ça ne fait aucun doute, en interne, tout le monde soutient Jordan Bardella, qui d'ailleurs
05:08est candidat aussi à sa réaction à la tête du parti,
05:11qui fait consensus parmi tous nos parlementaires. C'est vrai que c'est rare, ça fait peut-être un peu
05:15langue de bois, parfois,
05:16mais c'est vrai que c'est rare d'avoir cette harmonie au sein d'un parti politique.
05:20C'est la force, il faut bien le dire, de Marine Le Pen, c'est qu'elle a créé, elle
05:23a encouragé cette force politique, on s'entend bien entre nous, on s'apprécie.
05:27Je suis désolé, ça nous arrive même de nous aimer entre nous, on est contents d'être ensemble, on est
05:30contents de faire campagne ensemble,
05:32il y a une bonne ambiance, on rigole bien, parfois dans la difficulté, parce que je vous dis, parfois c
05:36'est tellement dur,
05:36et on rencontre aussi sur le terrain tellement de Françaises et de Français en souffrance et en difficulté,
05:41que c'est vrai qu'on préfère entre nous être dans la camaraderie, parce qu'on préfère être forts ensemble
05:45au service des Françaises et des Français.
05:47Ce n'est pas parfait, ce n'est pas le monde des bisounours, mais franchement, moi j'aime bien être
05:50dans cette force politique avec Jordan et Marine.
05:52On s'aime, on est complémentaires, on est un peu différents, c'est ce que vous nous dites ce soir
05:56au sujet de Jordan Bardella et de Marine Le Pen,
05:57prenant un cas concret, si vous voulez bien, qui intéresse des millions et des millions de Français, c'est l
06:02'âge de départ à la retraite.
06:03Si Marine Le Pen arrive à l'Élysée dans quelques mois, à quelle heure, à quel âge, à quel âge,
06:08ça c'est une question,
06:09à quel âge les Français partiront-ils à la retraite ? Parce que le projet du RN, il a évolué
06:14là-dessus, dans ce que dit Jordan Bardella et ce que dit Marine Le Pen.
06:18Ils pourront partir entre 60 et 62 ans, selon leur début de carrière.
06:22Plus vous avez commencé à travailler tôt, plus vous pourrez partir tôt.
06:25Puisque, évidemment, souvent, quand vous avez commencé à travailler tôt, votre métier est plus difficile,
06:30souvent plus un métier de terrain, de contact, plus épuisant que quand vous avez le privilège ou l'opportunité de
06:36faire de longues études
06:37où vos métiers sont souvent, ce n'est pas systématique, mais plus souvent, plus facile.
06:41Donc, en fait, on a la justice sociale dans la réforme elle-même de Marine Le Pen.
06:45Donc, c'est la ligne Le Pen qui a gagné sur la ligne Bardella, qui, il y a quelques mois
06:49encore, disait
06:49« l'âge légal ne sert à rien ».
06:50Mais ce sont deux choses différentes.
06:51Il faut le repousser.
06:5262, vous ne le repoussez pas.
06:53Ce sont deux choses différentes.
06:56Ce que Jordan avait voulu faire passer comme message, et il a raison, il l'a refait d'ailleurs sur
06:59votre plateau hier,
07:00c'est que la durée de cotisation assure le financement de la réforme.
07:04Vous avez l'âge de départ qui permet la justice sociale, et vous avez la durée de cotisation qui permet
07:08le financement.
07:09Mais vous inscrivez dans le marbre un âge légal de départ.
07:13Alors, s'il n'y a pas d'âge légal de départ dans le marbre, comme le propose, par exemple,
07:17M. Attal, eh bien…
07:19Ou Jordan Bardella, il y a quelques mois.
07:20Non, il n'a jamais proposé la fin de l'âge légal.
07:22Il a dit qu'il fallait valoriser davantage la durée de cotisation, on en reviendra, parce que c'est la
07:26clé du financement.
07:26Vous inquiétez pas ?
07:27J'essaie d'être très précis, il avait dit « l'âge légal n'a plus aucun sens, il faut
07:30le repousser, interview à la presse étrangère ».
07:32Non, il n'a pas dit ça, c'était sur LCI où il avait été très clair.
07:35Au mois de mai dernier.
07:36Non, mais c'était à une presse étrangère où il n'était pas d'accord avec la relecture.
07:39Moi, je me fie à ce qu'a dit Jordan Bardella à l'oral, sur « chez vos confrères »,
07:43un certain nombre d'émissions.
07:44Effectivement, il avait dit que la durée de cotisation devait compter davantage, mais on y reviendra, il n'y a
07:49pas de difficulté.
07:50Je veux répondre à la question de Mme Chantret.
07:52Si on supprime l'âge de départ totalement, par exemple, vous êtes une mère de famille qui s'est arrêtée,
07:57parce qu'aujourd'hui, c'est encore essentiellement les femmes qui s'arrêtent pour élever leurs enfants
08:02et qui sacrifient bien souvent, non pas sacrifier, mais en tout cas arrêtent leur carrière pour s'occuper de leurs
08:07enfants,
08:08ça veut dire que vous avez des femmes sans âge de départ qui devront attendre 67 ans systématiquement.
08:13Donc supprimer un âge à 62 ou à 63 pour même les macronistes, ça veut dire que l'essentiel des
08:18mères de famille
08:19devront attendre 67 ans, ceux qui ont eu des périodes de chômage devront attendre 67 ans.
08:23Donc en fait, quand on dit qu'on supprime l'âge, comme le dit M. Attal, c'est qu'on
08:26renvoie tout le monde à 67 ans
08:28ou au minimum vieillesse. Il faut être précis dans ce que les uns proposent,
08:31parce que M. Attal fait le tour des plateaux, on a eu l'air très mondial,
08:34on a l'impression qu'il n'assume aucune responsabilité depuis 10 ans,
08:37et je n'ai pas envie qu'il en assume 10 ans de plus, vu l'injustice de sa réforme
08:41des retraites.
08:41Et le nombre de trimestres, et j'en reviendrai là, c'est la clé.
08:44Or, aujourd'hui, les jeunes rentrent trop tard sur le marché du travail,
08:48les personnes en situation de handicap sont trop souvent exclues du marché du travail,
08:52beaucoup de femmes ont des temps partiels subis, et les aînés,
08:55enfin je n'aime pas trop ce terme, parce que visiblement maintenant, ça partit de 50 ans,
08:5850 ans, on n'est pas encore un aîné, mais des personnes au bout de 50 ans
09:01ont des discriminations à l'embauche, ou pourraient ne pas avoir un emploi.
09:05Ce qui fait qu'on perd des trimestres cotisés, on perd de la richesse créée, on perd des trimestres.
09:09Donc quand Jordan Bardella disait que le trimestre et la durée de cotisation devaient prendre le dessus,
09:14c'est évidemment que c'est ça qui permet de financer,
09:16et il faut permettre à tous les Françaises et les Français qui le souhaitent
09:19d'exploiter leur talent et de créer des richesses.
09:21Vous avez évoqué l'interview de Jordan Bardella hier sur BFMTB,
09:25il a aussi dit que s'il était Premier ministre, c'est lui qui conduirait la politique de la nation,
09:30comme le prévoit en effet la Constitution.
09:32Est-ce que ça veut dire par exemple, sur un sujet comme les retraites et sur la capitalisation,
09:37c'est une mesure que souhaite appliquer Jordan Bardella,
09:40qui n'est pas partagée par tous les membres du Rassemblement national, peut-être par vous-même,
09:44? Est-ce que ça veut dire que c'est ce genre de mesures qui pourraient appliquer
09:47sans l'aval de Marine Le Pen ?
09:49Non mais là-dessus, ils avancent également ensemble.
09:52Déjà, je vous remercie d'avoir signalé que ce qu'a dit Jordan Bardella est l'application de la Constitution.
09:56C'est vrai que depuis quelques années, nos institutions sont malades,
09:58parce que le président de la République veut à la fois être président de la République,
10:01donc, comment dire, président de tous les Françaises et les Français,
10:04et Premier ministre, chef de la majorité, chef de l'administration.
10:06Si le général de Gaulle avait prévu deux postes de responsabilité différentes,
10:10c'est qu'il fallait les exercer distinctement,
10:12et donc on reviendra à la lettre et à l'esprit du général de Gaulle,
10:16qui avait de meilleures intuitions, il faut bien lire, que M. Macron.
10:17Et on a peut-être d'un esprit malin, Jean-Philippe Tanguy,
10:19mais à ce que rappelle Jim Jarassé,
10:21à ce que rappelle Jim Jarassé,
10:23sans chercher la petite bête, mais encore une fois, le rappeler.
10:26Ça va mieux en le disant.
10:28Le fait que Jordan Bardella, hier, rappelle ce qu'est la Constitution,
10:31et que c'est le Premier ministre qui guide la politique de la nation,
10:35c'est une manière quand même d'afficher une forme de dire « je suis là,
10:39et je continue de rester là, et je déciderai aussi en accord avec M. Macron ».
10:44Mais est-ce qu'il y aura le dernier mot entre les deux, finalement ?
10:46Les arbitrages sont évidemment à la présidence de la République,
10:49mais heureusement que Jordan Bardella est là.
10:52On s'en félicite tous par son talent, par ses différences,
10:56par son expérience, par ce qu'il apporte au mouvement,
10:57par ce qu'il apporte à Marine Le Pen.
10:59Marine Le Pen a besoin, comment dire, de tous ses talents du Rassemblement,
11:02y compris sur la capitalisation ?
11:05Oui, et pour répondre, la capitalisation, Marine Le Pen l'avait déjà proposée en 2022.
11:10C'est vrai que ça n'avait pas pris beaucoup d'importance dans la campagne,
11:14notamment à cause de la guerre en Ukraine,
11:15qui, il faut bien dire, avait quand même éteint beaucoup de débats,
11:18interdit beaucoup de débats, et vous reconnaîtrez qu'en 2022,
11:20on n'avait pas pu débattre de beaucoup de sujets très importants.
11:23Mais la capitalisation est forcément différente de l'enjeu de la répartition.
11:27Pourquoi ? Le système des retraites est déjà très fragilisé,
11:30et tout le monde cherche des ressources nouvelles pour le financer.
11:35Par définition, si on a déjà un système qui est fragile,
11:38si vous prenez une partie des cotisations que les salariés et les entrepreneurs paient aujourd'hui
11:42pour faire la capitalisation,
11:43soit vous dégradez le système qui existe actuellement,
11:46soit vous devez rajouter une capitalisation.
11:49Aujourd'hui, les classes moyennes, les salariés, le public aujourd'hui,
11:52si je leur dis que sur 2 000 euros net, déjà pas beaucoup,
11:56il faut rajouter 100 euros en plus qui va dans la capitalisation,
12:00ne va pas s'en sortir.
12:01Donc, tout ce qui propose la capitalisation,
12:03ce sera sur la base du volontariat, évidemment,
12:06et ce sera sur la base de ce que Marine Le Pen avait présenté avec Jordan Bardella,
12:10le fonds souverain, c'est-à-dire que nous allons proposer aux épargnants français,
12:13sur la base du volontariat également,
12:15de placer leur épargne dans ce qu'on appelle la Maison France,
12:18qui permettra de financer l'économie réelle, les infrastructures,
12:20avec un bien meilleur rendement que leur épargne aujourd'hui,
12:24qui ne rapporte pas beaucoup, seulement qu'on puisse dire,
12:25parce que ceux qui nous écoutent, qui ont une petite assurance vie ou qui ont un livret A,
12:29elle est sacrifiée par le gouvernement.
12:31Je vous rappelle qu'aujourd'hui, le livret A, sur décision du gouvernement,
12:34a un rendement inférieur à l'inflation.
12:35Mais donc ça, c'est tranché, la capitalisation.
12:37Sur un livret A, si vous avez 2 000 euros aujourd'hui, 1 000 euros sur un livret A,
12:42si vous perdez 10 euros de pouvoir d'achat.
12:44Juste, c'est une annonce que vous nous faites ce soir.
12:45Ça, à part le Rassemblement National, personne ne le dit.
12:47Capitalisation volontaire, ça s'est tranché.
12:49Sur le volontariat, sur la base du volontariat.
12:50Ah oui, mais je ne vais pas vous décevoir, madame.
12:52J'entrais, ce n'est pas une annonce, ça a été dit régulièrement par Marine Le Pen.
12:55Pas franchement comme cela, parce qu'on comprenait qu'elle n'y était pas franchement favorable.
12:59Là aussi, il y a une forme d'évolution.
13:01Mais si, elle y est favorable, tout simplement parce que ça existe aujourd'hui.
13:03C'est le plan, c'est le PER, c'est l'assurance-vie qui peut servir de forme de capitalisation.
13:09Ça existe déjà.
13:10Donc, c'est un nouveau finalement.
13:11C'est un statu quo finalement que…
13:13Non, mais ça, c'est intéressant ce que vous dites, monsieur,
13:16parce qu'effectivement, en France, on est aussi spécialiste des faux débats,
13:19c'est-à-dire au débat pour la millième fois de choses qui sont déjà débattues,
13:21voire qui sont déjà tranchées.
13:22C'est un peu fatigant parce qu'il y a tellement de problèmes qui existent réellement
13:25qu'en rajouter qui n'existent pas ou qui ont été déjà tranchées, c'est un peu bizarre.
13:29Aujourd'hui, il y a 3 000 milliards environ d'épargne
13:32qui peut être assimilé à une forme de capitalisation, soit de l'assurance-vie, soit du PER.
13:36Donc, c'est très bizarre, ces espèces de débats.
13:38Mais en fait, ce n'est pas très bizarre.
13:39Je ne suis pas de bonne foi en disant ça à ceux qui nous écoutent.
13:42C'est parce qu'en fait, on agite un certain nombre de débats.
13:44Les macronistes agitent un certain nombre de débats pour cacher leur bilan
13:47et qu'on parle de tout, sauf de même.
13:49Ce qui est vrai, ce n'est pas très brillant.
13:50Le retour à 62 ou 60 ans selon l'âge d'entrée en emploi
13:54pose en tout cas la question du financement de votre réforme des retraites.
13:57Je voudrais vous faire entendre ce qu'on a dit aujourd'hui.
13:58l'un de vos concurrents, Édouard Philippe.
14:02Elle a inventé la réforme qui aggrave le déficit.
14:06Il fallait y penser.
14:08Les promesses sont pour aujourd'hui.
14:10Elles peuvent être douces à entendre.
14:12La facture sera pour la France de demain.
14:15Est-ce que vous assumez d'aggraver le déficit d'un régime des retraites
14:19qui l'est déjà déficitaire et pas qu'un peu ?
14:22Je suis sûr qu'avec la politique économique que nous mènerons,
14:25le fait d'inciter et de permettre aux Français d'exprimer leur talent,
14:27comme je l'ai dit, permettra à notre réforme d'être équilibrée.
14:31Mais si vous voulez, M. Philippe...
14:31Ça coûte combien ?
14:329 milliards.
14:33On l'avait chiffré.
14:34On l'assume totalement.
14:35C'est un choix.
14:35Certains think tanks et certains instituts ne sont pas du tout d'accord avec votre chiffrage.
14:39Je parle de l'Institut Montaigne qui est loin d'être un institut très à gauche.
14:43Pas loin d'être un institut fiable.
14:45Parce que c'est l'institut qui avait dit que le programme de M. Macron rétablirait les finances publiques.
14:48Donc ils se sont trompés de 1 500 milliards.
14:49Voilà ce que serait le coût d'un retour à la retraite à 62 ans.
14:52Contre 9 milliards.
14:53La vérité peut-être entre les deux.
14:54Oui, ou la vérité peut-être de notre côté.
14:56Parce que si vous voulez, l'Institut Montaigne avait fait une erreur de 1 500 milliards
14:59sur les projections de M. Macron.
15:00Donc si vous voulez, l'avis de l'Institut Montaigne, je ne vais pas être désagréable.
15:04On le valait.
15:04Je ne peux pas dire avec ce que j'en pense.
15:06Mais je ne peux pas dire que ça m'empêche de dormir la nuit.
15:09Philippe Tanguy, preuve qu'il y a quand même un peu de friture sur la ligne
15:11au Rassemblement National sur la question des retraites.
15:14Le conseiller économique du RN, François Durvie, a annoncé dans le Figaro
15:19qu'il ne participera pas à la campagne de Marine Le Pen.
15:22Et il dénonce les orientations économiques du programme qu'il ne partage pas.
15:27Alors Marine Le Pen dit qu'elle souhaitait son départ.
15:30Jordan Bardella dit que c'est un choix personnel de sa part.
15:33Est-ce que vous pouvez nous expliquer ce qui s'est vraiment passé avec François Durvie ?
15:37Marine Le Pen l'a dit, elle l'a souhaité que M. Durvie ne participe plus à la campagne électorale.
15:41Non pas pour des questions de lignes, mais pour des questions de comportement
15:44que Marine Le Pen a identifié comme étant un...
15:47Comportement ou ligne idéologique ?
15:48Non, mais pas de ligne, parce que moi je ne sais pas avec quelle ligne est en désaccord M. Durvie.
15:53Parce que ce jour-là, au MEDEF...
15:54Il est connu pour être plutôt libéral et pour entreprise.
15:56Oui, mais je ne vois pas de quelle proposition parle M. Durvie.
15:59Puisqu'au MEDEF, Marine Le Pen a annoncé un plan d'économie net de 125 milliards d'euros.
16:03Le seul capable de redresser les comptes publics selon tous les experts, pour le coup, indépendants et objectifs
16:08qui travaillent dans les institutions de la République.
16:12Elle a annoncé la suppression de plus de 120 taxes inutiles ou à faible rendement.
16:19C'est étrange, c'est quand même un programme, non pas libéral, parce qu'on ne court pas après les
16:23termes,
16:23mais je ne vois pas avec quoi François Durvie aurait pu être en désaccord et la réforme des retraites.
16:28Vous dites que c'est un problème de comportement.
16:28Je vous pose la question de manière très simple.
16:30Est-ce que c'est lié à ce qu'a raconté Libération il y a quelques jours ?
16:33C'est-à-dire que le jour de la condamnation de Marine Le Pen,
16:35le jour où elle décide de faire appel et d'être candidate,
16:41Libération raconte que ce conseiller a dit, Jordan Bardella,
16:45tu descends, tu vas voir la presse et tu déclares ta candidature tout de suite.
16:49Est-ce que c'est ça qui est sanctionné aujourd'hui ?
16:50Je pense que tout ça, excusez-moi, n'intéresse pas les gens.
16:53Moi, je peux vous dire que j'étais dans la somme.
16:55Les agriculteurs sont très inquiets.
16:57Vous avez des ouvriers qui sont très inquiets pour leur usine.
16:59Vous avez des familles qui sont inquiets pour leur avenir.
17:01Les histoires de personnes...
17:02Ça ne t'intéresse pas les gens, mais ça dit quelque chose sur ce qu'il se passe à l
17:05'intérieur de votre parti.
17:06Une forme de clarification aussi en interne sur les personnes qui vont composer cette prochaine campagne présidentielle.
17:11Vous savez, là, la France est vraiment à la croisée des chemins.
17:15Un certain nombre de débats très importants que nous devons avoir.
17:18Et aussi un problème de comportement des hommes et des femmes publiques.
17:20Parce que je voudrais quand même finir sur M. Philippe qui fait la leçon à tout le monde.
17:23M. Philippe, il s'était engagé sur la retraite par point.
17:25La grande réforme de la retraite par point sur laquelle les Françaises et les Français
17:28avaient accordé leur confiance à Emmanuel Macron en 2017.
17:31Elle est où cette grande réforme par point ?
17:33À la poubelle.
17:34Ensuite, il avait annoncé une réforme avec un âge pivot qui devait rétablir les comptes de la retraite.
17:39Elle a été où cette réforme aussi jamais appliquée ?
17:41Donc, si vous voulez, ces gens qui font des belles promesses,
17:44qui s'estiment experts parce qu'ils ont eu un grand concours il y a 40 ans,
17:49qu'ils ont fait des carrières politiques ici ou là,
17:51qui s'estiment un peu avoir le pouvoir de droit divin et la connaissance de droit divin.
17:56Moi, je ne sais pas, et bien Marine Le Pen l'a dit,
17:57comment il fait pour se présenter devant les Françaises et les Français.
17:59Parce que quand on a eu les résultats budgétaires qu'il a eus,
18:02quand on a eu les missions si importantes qu'il a eues sur la retraite à point,
18:05je vous rappelle que la promesse de la retraite à point,
18:07c'était pour un euro cotisé, un euro de droit.
18:09Poubelle, ça n'a jamais existé, ça n'a jamais été réalisé.
18:13Le fait qu'il soit responsable de la plus grande révolte fiscale
18:15qui est lue dans notre pays depuis 1945,
18:18la révolte des Gilets jaunes,
18:19qu'il a d'ailleurs combattu avec beaucoup de violence et beaucoup d'injustice.
18:23Moi, je ne sais pas comment il fait pour se présenter.
18:25Il a le droit, évidemment.
18:26Mais moi, vraiment, souvent je le dis quand je débats avec les macronistes à l'Assemblée nationale,
18:29je leur dis, je dois dire qu'au bout de 10 ans de macronistes,
18:31j'ai un rêve à confesser, M. Fauvel.
18:34Je rêve de ne jamais être comme eux, de ne jamais leur ressembler,
18:38de ne jamais avoir leurs défauts et leurs comportements.
18:40Peut-être que je l'aurais, parce que nul n'est parfait,
18:42mais vraiment, je souhaite, ceux qui sont là, enregistrez-moi,
18:45si un jour je suis comme ça, dégagez-moi.
18:47Dégagez-moi.
18:48Vraiment, si je finis un jour comme M. Philippe, il faut dégager tout ça.
18:52On va revenir sur le budget dans un instant, sur vos propositions également.
18:54Je voudrais qu'on dise un mot sur l'immigration,
18:57puisque Jordan Bardella, hier, a annoncé qu'en cas de victoire à Marine Le Pen,
19:00il y aura un référendum dans la foulée de l'élection présidentielle
19:03pour supprimer le droit du sol.
19:05C'est une notion un peu complexe.
19:07Est-ce que vous pouvez nous expliquer ce que ça veut dire ?
19:09Est-ce que ça va changer ?
19:10Eh bien, ça veut dire qu'on ne pourra plus devenir français automatiquement
19:13ou sur un certain nombre de critères quasi automatiques.
19:16Soit devenir français, ça s'héritera par le droit de votre famille,
19:20un parent, il ne faut pas forcément avoir les deux parents,
19:22au moins un de vos parents est français, ou par le mérite.
19:26Donc, être français, ça s'hérite ou ça se mérite.
19:29Est-ce que ça veut dire qu'un étranger né en France ne sera jamais français ?
19:33Pardon, j'ai entendu la première partie.
19:34Un étranger né en France ne sera jamais français.
19:37S'il fait les démarches ?
19:38S'il fait les démarches et si la démarche montre qu'il aime notre pays,
19:41qu'il a appris notre langue, qu'il s'est inclus dans la société française,
19:44qu'il en respecte les principes, l'égalité homme-femme,
19:46la tolérance pour les minorités sexuelles,
19:49le respect de notre histoire, l'amour du pays,
19:51le fait d'éteindre le monde des associations.
19:52Comment ça se détermine, ça, M. Tanguy ?
19:53Comment ça se détermine ?
19:55Ça s'est très bien déterminé pendant des années
19:57où l'acquisition de la nationalité française n'était pas automatique.
19:59On n'a jamais eu le droit du sang.
20:01Mais je n'aime pas trop cette détermination du droit du sang
20:03parce que ça donne une mauvaise image.
20:04C'est plutôt un droit familial et un droit d'héritage de la nationalité.
20:08Mais avant, il était beaucoup plus difficile d'avoir la nationalité française.
20:11Et il y a toujours eu des gens qui ont eu la nationalité.
20:13On a eu l'émission, l'exemple d'un footballeur très connu,
20:16Zinedine Zidane, qui est de deux parents algériens,
20:19arrivés en France, nés sur le sol français.
20:22Vous considérez aujourd'hui que Zinedine Zidane est une fierté française ?
20:25Bien sûr, oui.
20:25Est-ce qu'il aurait pu être...
20:26Mais comme des gens moins connus,
20:27parce qu'on donne toujours des gens très connus.
20:29Avec votre réforme, aurait-il pu être français ?
20:31Mais s'il l'avait souhaité, oui.
20:32S'il l'avait demandé, mais je pense qu'il l'aurait demandé
20:34parce que Zinedine Zidane, il aime la France.
20:36Mais on parle toujours de gens très connus.
20:37Mais vous avez des héros du quotidien.
20:38Vous avez beaucoup d'infirmières, de médecins, de pompiers...
20:40À qui vous n'empêcherez pas ?
20:42Qui sont investis dans la France, qui aiment notre pays
20:44et qui auront la nationalité française s'il les demande.
20:46Je vous ferai quand même remarquer que l'ironie,
20:47enfin l'ironie du point de vue de nos adversaires,
20:50Jordan Bardella lui-même n'a pas de parents
20:52qui sont de nationalité française, de souche, entre guillemets.
20:56Mais ce sont des gens qui sont venus dans notre pays,
20:58à plusieurs générations, qui ont aimé la France,
21:01qui ont fondé une famille, qui aiment l'ironie de notre pays.
21:03Et Jordan Bardella aurait évidemment eu le premier,
21:05eu la nationalité française par amour.
21:08Mon collègue Alexandre Nicolique, de parents serbes,
21:11il aurait eu la nationalité française par amour.
21:13Il a été gravement diffamé par M. Harrault sur les réseaux sociaux
21:16qui a estimé qu'il ne méritait pas d'avoir la nationalité française.
21:18Mais bien sûr qu'il aurait mérité d'avoir la nationalité française.
21:21Mais il faut prouver qu'on aime la France pour avoir la nationalité.
21:24Sinon, ça la galvaude.
21:25Qu'est-ce que ça veut dire derrière ça ?
21:26– Ça veut dire que la nationalité, c'est un bout de papier.
21:28– Vous parlez d'amour, il n'y a pas d'amour, il n'y a que des preuves.
21:31Comment on donne la preuve qu'on a envie d'être français ?
21:34Il y a un examen, il y a un test.
21:35– Mais il y a aujourd'hui une naturalisation.
21:38M. Fauvel, vous devez faire un dossier,
21:40vous devez prouver que vous parliez la langue française.
21:42Il y a des attestations de moralité,
21:43le fait que vous avez un emploi, que vous cherchez un emploi,
21:46que vous avez fait les études comme vous pouvez,
21:48que vous êtes intégré dans la société française,
21:49ce que vous n'avez pas commis, excusez-moi,
21:51j'aurais dû commencer par là, des délits et des crimes.
21:56– La naturalisation telle que se fait, elle a d'ailleurs été plus exigeante
22:00sous la pression du Rassemblement national depuis de nombreuses années.
22:03Ce qu'on remet en cause, c'est l'automatisé ou la quasi-automaticité
22:06de l'acquisition de la nationalité française.
22:08Ce qui fait que les jeunes ou les moins jeunes
22:10qui obtiennent cette nationalité de manière quasi-automatique
22:14n'ont même pas conscience de ceux qui le reçoivent.
22:17Donc il faut faire ce travail de citoyenneté.
22:19– Rapidement Jean-Philippe Tanguy, vous avez tout à l'heure évoqué
22:21le cas des médecins qui pourraient être régularisés, vous nous avez dit.
22:25Qu'est-ce que vous répondez à ceux qui, comme Édouard Philippe, disent
22:28« on a besoin d'une immigration de travail pour faire fonctionner
22:33des secteurs en tension comme l'hôpital, la restauration ou d'autres ? »
22:37– Non, c'est-à-dire que nous avons dans notre pays 6 millions de chômeurs
22:39ou de gens mal employés.
22:41Le taux de chômage des personnes immigrées sur notre pays
22:44est quasiment le double des nationaux.
22:47– Et les travailleurs immigrés, aujourd'hui, ce sont 12% de la population active.
22:50– Ça aussi, c'est une réalité économique ?
22:51– Non, ce n'est pas une réalité économique, c'est une réalité
22:54pour faire baisser les salaires ou dégrader les conditions de travail.
22:56Parce que quand vous avez 6 millions de chômeurs
22:58et que vous faites venir des gens qui, évidemment,
23:01viennent de pays souvent plus pauvres que la France,
23:03vont donc accepter des conditions de travail dégradées,
23:05vont accepter des petits salaires,
23:07et donc ne vont plus permettre le progrès social.
23:09Donc en fait, tous ceux, les bonnes âmes,
23:11qui veulent faire venir des centaines de milliers de personnes
23:14chaque année alors que nous avons beaucoup de chômage,
23:16aggravent la condition des travailleurs précaires
23:18et des situations en tension.
23:19Et d'ailleurs, le meilleur exemple, ça fait 40 ans
23:21que ce sont les mêmes métiers en tension.
23:23Ça fait 40 ans que le BTP est en tension,
23:2540 ans que la santé est en tension,
23:2740 ans que la restauration est en tension, etc.
23:30Ce sont toujours les mêmes métiers en tension.
23:31– Mais vous entendez ces patrons ?
23:32– Je finis ça, je finis madame le centre.
23:33– Parce qu'on ne parle pas beaucoup des conditions de travail dans cette campagne.
23:36– Vous entendez ces patrons qui ont besoin de ces professions ?
23:38– J'entends certains patrons,
23:41beaucoup de patrons, évidemment, font un travail formidable,
23:43certains aussi abusent de la situation,
23:45parce qu'évidemment, si vous n'avez plus le chômage
23:47et s'il faut, entre guillemets, se battre
23:49pour faire venir des gens dans certains métiers,
23:51vous devez augmenter les salaires, améliorer les conditions de travail.
23:53C'est comme ça dans notre pays qu'on a pu améliorer
23:55la condition des ouvriers, des employés,
23:58d'un certain nombre de personnes.
23:59Si les conditions de travail sont si dégradées dans notre pays,
24:02dans les métiers en tension,
24:03c'est parce qu'il n'y a plus cette pression positive,
24:06constructive, sur un certain nombre de secteurs
24:08et vous avez des gens qui travaillent dans des conditions lamentables.
24:10Il faudrait comme remarquer qu'en France,
24:11on a le triste record des morts au travail.
24:15Et ce n'est pas, malheureusement, c'est quand même scandaleux.
24:17Et l'année dernière, dans ma circonscription,
24:20j'ai malheureusement un jeune qui est décédé,
24:22il n'aurait jamais dû décéder,
24:23parce qu'il est dans des conditions de travail lamentables,
24:25avec des mesures de sécurité pas du tout appliquées.
24:28Donc, il faut remettre, si je puis dire,
24:30l'église au centre du village.
24:31Et quand on explique aux Françaises et aux Français,
24:33alors qu'il y a 6 millions de chômeurs,
24:34y compris des étrangers déjà sur le territoire,
24:36au chômage, qu'on dit qu'il faut encore faire venir des gens,
24:39ça n'a pas de sens.
24:39Et pour reprendre sur les médecins,
24:40parce que c'est toujours l'exemple des médecins, effectivement.
24:42Ou de la restauration.
24:44Oui, mais un médecin, il faut 10 ans pour le former.
24:46Quelqu'un dans la restauration, il faut quelques mois,
24:47selon le degré de compétence du restaurant.
24:51Un peu plus de gens, évidemment, c'est un 3 étoiles ou un fast-food.
24:53Mais ce n'est pas le même degré de qualification, évidemment.
24:57Quand vous prenez des médecins syriens ou des médecins d'Afrique,
25:00vous retirez les médecins à ces pays.
25:02Donc, si vous voulez, c'est quand même aussi un peu consternant
25:03de la part aussi de Belles-Âmes,
25:05qui parle de valeurs humanistes toute la journée.
25:07Ces pays pauvres ou en guerre ont beaucoup de mal à former des soignants
25:11et on leur prend.
25:13Alors, il y a quand même un problème de moralité aussi, monsieur.
25:15Je suis désolé.
25:16Parce que ces pays qui font des efforts financiers
25:20pour essayer de former des soignants ou des infirmières,
25:22si les pays riches, entre guillemets, attirent ces gens,
25:25les populations africaines ou du Moyen-Orient,
25:27ils n'ont plus de médecins pour les soigner.
25:28Moi, je suis désolé, ça me pose un problème moral.
25:30Jean-Philippe Tanguy, un mot sur le port du voile.
25:32Depuis 2012, Marine Le Pen a toujours dit
25:34« Si j'arrive à l'Élysée, j'interdirais le port du voile dans l'espace public ».
25:38Il y a eu un séminaire organisé au Rassemblement national il y a quelques mois
25:41et d'après l'Express qui a même cité ses propos,
25:44Jordan Bardella aurait émis des réserves.
25:46Il aurait dit « Je ne la sens pas, cette mesure.
25:49Je ne la sens pas.
25:50Je ne sais pas comment on va le faire appliquer.
25:51Je ne sais pas si ça ne va pas nous couper d'une partie aussi de l'opinion. »
25:54Est-ce que vous, vous la sentez ?
25:56Oui, mais nous, nous avons des débats.
25:58Et puis après, il n'y a une seule décision.
26:00Donc, je ne vais pas raconter les débats internes.
26:01Et à cette heure, elle n'est pas tranchée, cette question ?
26:03Oui, il y a très longtemps, à titre personnel, j'ai changé d'avis sur cette situation.
26:06Pourquoi ?
26:07Moi, comme Jordan Bardella, d'ailleurs, j'ai grandi en banlieue parisienne,
26:10moi, à Bursur-Yvette, à côté des Ulysse.
26:12Et c'est vrai que quand je retourne dans les quartiers de mon enfance,
26:15je ne reconnais plus ces quartiers.
26:16Non pas parce qu'il n'y avait pas de personnes d'origine immigrée
26:19ou de musulmans pratiquants.
26:20Il y avait, quand j'étais jeune, évidemment,
26:22beaucoup de personnes d'origine immigrée ou de musulmans pratiquants.
26:27Mais les femmes n'étaient pas voilées.
26:28Donc, on voit bien que le voile est devenu, malheureusement, hors contrôle
26:32et le témoin d'une idéologie qui n'est pas compatible
26:36avec la liberté des femmes en France.
26:39Voilà.
26:40Marianne, elle est plutôt dénudée en France.
26:42Quand elle se barre, elle a parfois, comment dire,
26:45sur certains tableaux, vous voyez, elle est libre de son corps,
26:48elle est libre de son esprit.
26:49Or, quand vous enfermez le corps, vous enfermez l'esprit, évidemment.
26:51Ce sera dans le projet ?
26:53Ah bien, bien sûr que ce sera dans le projet.
26:53L'interdiction du voile, c'est franchi, même si Jordan Bardella a des réserves.
26:57Mais je n'ai pas dit que Jordan Bardella avait des réserves.
26:59Il y a la presse qui raconte des choses.
27:00Oui, oui, vous dites beaucoup de choses.
27:01Mais nous allons, évidemment, combattre l'idéologie islamiste
27:05et nous sanctionnerons le port du voile,
27:09aussi en solidarité avec toutes les femmes à travers le monde
27:12qui sont forcées à le porter et qui meurent pour avoir cette liberté.
27:15Mais c'est vrai que nous, on est une société, il faut bien le dire,
27:17moi, à mon âge, parfois aussi de privilégier.
27:21C'est vrai que quand vous avez connu la liberté depuis que vous êtes né,
27:24on ne se rend pas compte du prix de la liberté.
27:26Parfois, on joue avec cette liberté, on la galvaude, on fait des provocations.
27:29Mais la liberté, vous savez, dans l'histoire de l'humanité,
27:33le temps de la liberté, c'est quelques secondes,
27:35dans des heures et des heures de tyrannie.
27:37Donc, il faut se rappeler que la liberté,
27:39après, vous reconnaissez qu'il y a des questions d'application,
27:41d'application réelle sur le terrain.
27:43Ça aussi, ce sont des questions qui sont à trancher.
27:44Non, pas du tout.
27:45Vous avez des gens qui ne mettent pas leur ceinture de sécurité.
27:47Quand ils ne mettent pas leur ceinture de sécurité,
27:48ils ont une amende.
27:49Parce qu'il y a des femmes qui portent le voile alors qu'il est interdit,
27:51elles auront une amende.
27:52C'est très simple.
27:53Ça peut faire partie aussi de ce que vous trancherez un peu plus tard.
27:55La manière de l'appliquer.
27:56Je sais aussi qu'un certain nombre de commentateurs
27:59n'aiment pas le programme du Rassemblement National.
28:01Je pense que les téléspectateurs l'ont bien compris.
28:03À chaque campagne, il y a des propositions qui posent problème.
28:06Il y a des propositions à la mise en application.
28:09L'interdiction du voile dans l'espace public,
28:11du voile islamiste, est soutenue par 60 à 70% de Françaises et de Français
28:17qui sentent bien que derrière ce symbole,
28:20ce n'est pas seulement une liberté vestimentaire,
28:22c'est une idéologie qui est contraire à ce que la France a porté depuis des années.
28:26Quoique dans notre pays, la liberté des femmes était parfois un peu en retard.
28:29Je vous rappelle que ce n'était pas brillant sur le droit de vote,
28:32qui n'a été pas accordé, que les Françaises ont gagné bien tardivement.
28:35Il a fallu attendre les 30 glorieuses pour que les femmes aient un compte en banque.
28:39Donc vous voyez, la liberté des femmes dans notre pays, ce n'était pas gagné.
28:42Jean-Philippe Tanguillon.
28:42Et c'est les Françaises qui l'ont gagné toutes seules.
28:44On évoquait ce référendum sur l'immigration
28:46qui supposera donc une modification possible de la Constitution.
28:49Autre point que vous voulez inscrire dans la Constitution,
28:52c'est la règle d'or qui obligerait la France
28:55à respecter la règle des 3% de déficit, Marc.
28:58Ça y est, vous vous soumettez à l'Europe ?
29:00Non, on se soumet, comment dire, malheureusement, à l'héritage qu'on nous laisse.
29:03C'est-à-dire que c'est vrai que notre famille politique a changé d'avis sur la règle d
29:07'or
29:07parce que la règle d'or, c'est une forme de limitation de la souveraineté populaire
29:10puisqu'on ne pourra plus dépenser sans compter.
29:12Mais vous allez plus loin que l'Europe.
29:14L'Europe dit ces 3%, mais on peut dépasser.
29:16La France en sait quelque chose, elle dépasse depuis des années.
29:19Vous vous dites qu'on va inscrire dans le marbre le fait que ce sera 3%.
29:22C'est-à-dire que vous allez plus loin que ce que réclame l'Europe aujourd'hui.
29:26La règle que Marine Le Pen annoncera sera annoncée plus tard précisément.
29:30Vous ne savez pas encore quel choix.
29:31Ce ne sera pas 3% ?
29:32Comment ?
29:33Ce ne sera pas 3% ?
29:34Ah non, ce ne sera pas une règle de 3%.
29:35Non, mais la règle d'or à 3%, ça n'a pas d'intérêt.
29:37Jusqu'à 3%, vous êtes encore en déficit.
29:39Alors je sais qu'on est...
29:40Donc ce sera plus ?
29:41C'est assez intéressant ce que vous dites, M. Fauvel,
29:43parce qu'effectivement, on a l'impression que 3%, ce serait le rétablissement des comptes.
29:47Non, non, non.
29:48Si vous êtes à 3% de déficit, vous êtes encore en déficit.
29:50Alors c'est vrai qu'il y a tellement de déficit depuis 53 ans dans notre pays,
29:53quand même un demi-siècle de déficit,
29:56qu'on a l'impression qu'on reviendra à 3%, ce serait déjà le Pérou.
29:58Non, non, mais 3%, ce serait encore une dette qui s'accumule et des intérêts...
30:02Je rappelle, pour ceux qui me regardent, on est à 5% cette année.
30:04Est-ce que vous allez fixer un seuil précis dans la Constitution
30:07ou bien ce serait une règle générale de rétablissement des comptes publiques ?
30:10Ah non, ce sera un seuil précis, mais c'est Marine Le Pen qui l'annoncera en même temps que
30:12sa trajectoire.
30:13Ce ne sera pas 3%, donc on comprend.
30:14Pour une raison... Ah non, 3%, ce ne serait pas le rétablissement des finances publiques.
30:17Marine Le Pen veut, et Jordan Bardella l'a confirmé hier,
30:20veut rétablir les finances publiques.
30:23Pourquoi ? Ceux qui nous écoutent, parce que c'est vrai,
30:25ça fait des années qu'on entend que la France est lourdement endettée
30:28et pourtant tout a l'air de bien fonctionner.
30:30Mais ça n'a pas l'air de fonctionner.
30:31Pourquoi est-ce que les Françaises et les Français paient de plus en plus d'impôts
30:34en voyant bien que les services publics sont dégradés ?
30:37C'est qu'une part de leurs impôts, chaque année davantage,
30:39va dans le remboursement de la dette.
30:41Donc ça ne va pas bien en fait.
30:42Ce n'est pas vrai que ça n'a pas de conséquences d'être endetté.
30:45C'est comme un eau coulant, c'est-à-dire que les socialistes,
30:48la droite, M. Philippe ici présent, a pris une corde,
30:51a mis la corde autour de la tête des Françaises et des Français,
30:54et puis maintenant les marchés financiers resserrent la corde.
30:56Alors on ne ressent malheureusement qu'on a la corde autour du cou
30:59que quand on commence à étouffer.
31:00Donc on ne veut pas que notre pays soit étouffé par les intérêts de la dette.
31:04J'ai fini, quand M. Macron a pris le pouvoir,
31:0720 milliards d'intérêts par an.
31:09En 2032, là ça va être 70,
31:11quand M. Macron va rendre l'Elysée 90 milliards,
31:15et si on ne fait rien en 2032,
31:17ce sera 130 milliards d'euros.
31:19Ça veut dire l'entièreté du budget des armées,
31:21l'entièreté du budget de l'éducation nationale
31:23qui part dans les intérêts de la dette.
31:24Oui, mais j'aimerais bien que nos adversaires...
31:26J'ai une question plus personnelle qui vous concerne,
31:29Jean-Philippe Tanguy,
31:29vous venez de la famille des souverainistes.
31:31Vous avez commencé votre carré politique avec Nicolas Dupont-Aignan.
31:34Oui, je le suis toujours.
31:35Comment, aujourd'hui, vous assumez ce virage idéologique quand même très fort ?
31:40On se souvient de Marine Le Pen qui, en 2012, disait
31:42« Cette fameuse règle d'or pèsera sur les peuples
31:45comme une véritable chape de plomb ».
31:46Est-ce qu'il n'y a pas quand même une sorte de schizophrénie
31:50dans ce virage à 180 degrés sur des questions importantes ?
31:54Non, c'est qu'on prend acte des mensonges aussi
31:57qu'il y a eu depuis 10 ans.
31:58Vous savez, en 2022, 2023, 2024,
32:01il y a 40 à 60 milliards de prévisions de recettes
32:06qui ont disparu lors de la dernière campagne électorale.
32:09Les macronistes ont fait campagne sur tout,
32:11sauf sur leur bilan financier.
32:12C'est vrai que, quand j'étais plus jeune,
32:15j'avais peut-être un côté naïf sur l'intégrité
32:18des hommes et des femmes politiques.
32:20Je ne pensais pas qu'on pouvait autant mentir
32:21sur un sujet aussi grave
32:23et qu'on pouvait passer des campagnes électorales entières
32:25à faire comme si la France n'était pas exposée
32:28à des risques financiers.
32:29Donc, en 2022, M. Macron avait déjà lourdement
32:33alourdi la dette de la France.
32:34Est-ce qu'on en a parlé ?
32:36Ben non, on a parlé plein de choses,
32:37d'ingérence imaginaire, du fait que, soi-disant,
32:40le Rassemblement National était des agents étrangers.
32:41Enfin, on a parlé de trucs complètement surréalistes
32:43et, par contre, on n'a pas parlé de la dette de M. Macron
32:45et ses conséquences sur le destin du pays.
32:48Lors des élections législatives anticipées,
32:50M. Attal a pu faire campagne
32:51comme si de rien n'était,
32:53alors qu'il avait perdu 40 milliards de recettes.
32:55Je ne sais pas si vous vous rendez compte
32:56ce que c'est, 40 milliards de recettes.
32:58C'est la moitié de l'impôt sur le revenu.
33:00C'est-à-dire que M. Attal avait...
33:01Mme Borde, M. Attal, M. Le Maire et Tutti Quanti
33:05avaient proposé des budgets
33:07où il y avait la moitié de l'impôt sur le revenu
33:09qui était faussée.
33:09Non, mais ça, j'entends que vous parliez du passé,
33:10mais pour reprendre ce que tu dis,
33:12vous assumez parfaitement ce virage.
33:14En politique, on peut changer, c'est ça aussi ?
33:15Il faut protéger la patrie des mensonges des macronistes.
33:19Voilà, c'est ça.
33:20La règle d'or, c'est ça aussi.
33:21C'est protéger notre patrie, notre peuple,
33:23des mensonges,
33:24de gens qui, pour rester au pouvoir, sont prêts à tout.
33:25Et je dois dire, c'est vrai, je le reconnais,
33:27je présente mes excuses aux Françaises et aux Français,
33:30je ne pensais pas que des adversaires politiques
33:33étaient capables de mentir autant
33:34pour rester au pouvoir à tout prix.
33:36On va parler de vos adversaires politiques
33:38parce qu'il faut qu'on avance aussi.
33:39Ce matin, dans le Parisien,
33:41le Premier ministre met en garde les oppositions,
33:44donc vous, sur le vote du prochain budget
33:46parce que c'est aussi la prochaine étape parlementaire.
33:49Ça s'annonce assez bouillonnant.
33:51Il demande, je le cite,
33:52d'arrêter le petit jeu politique
33:54et dit qu'il travaille aussi, finalement,
33:56pour le prochain président
33:57qui risque d'hériter d'une situation catastrophique.
34:01Les candidats à la présidentielle, dit-il,
34:03et on le voit ici,
34:04seront les premières victimes
34:05de l'absence d'un budget.
34:07Vous êtes d'accord avec lui ?
34:08Non, les premières victimes,
34:09c'est les Françaises et les Français,
34:10c'est les contribuables,
34:11c'est les entrepreneurs,
34:12c'est les agriculteurs,
34:12c'est ceux qui essaient de s'en sortir
34:14avec des impôts qui augmentent
34:16et des services publics dégradés.
34:17Nous, on est victime, éventuellement,
34:19de campagnes de désinformation,
34:20mais ça n'a rien à voir
34:21avec les difficultés quotidiennes
34:22de nos compatriotes.
34:24Le lendemain,
34:25parce que M. Lecornu avait fait un courrier.
34:27Quelques jours après le courrier solennel
34:29de M. Lecornu aux différentes forces politiques,
34:32M. Amiel, ministre des Comptes publics,
34:33a dit au congrès de la CFDT
34:35qu'il ne voulait pas travailler
34:36avec le Rassemblement national sur le budget.
34:38Donc, il faut qu'il se mette d'accord.
34:39Vous avez été reçu avant l'été ?
34:40Absolument.
34:41Par le ministre tutelle de M. Amiel.
34:43Donc, il y a le ministre de tutelle
34:44qui me reçoit très aimablement,
34:46pour rien ne me dire,
34:48donc, soit,
34:50et son ministre sous tutelle
34:52qui, lui, explique qu'il ne veut pas travailler avec nous.
34:53Donc, tout ça est très confus.
34:55Tout ça n'a pas de sens.
34:56Je pense que c'est M. Lecornu
34:57qui fait de la politique politicienne,
34:59en faisant croire à ceux qui nous écoutent,
35:00qui veulent débattre avec tout le monde.
35:01Nous, on débattra avec M. Lecornu.
35:03Et à la fin ?
35:03Mais nous verrons ce qu'on nous propose.
35:05Vous débattrez.
35:06Est-ce que...
35:06Vous avez entendu les Insoumis
35:08qui ont dit censure automatique.
35:09Mais oui, mais...
35:09Le Parti Socialiste
35:11qui dit possible censure.
35:13Est-ce que vous fixez des lignes rouges
35:15avant l'examen du budget ?
35:17Ou est-ce que vous dites
35:17de toute façon,
35:18ça va se terminer par une censure ?
35:19M. Lecornu peut faire ses valises aujourd'hui.
35:21Peut-être que M. Lecornu
35:22va faire cette année
35:24différemment des neuf années précédentes.
35:25Peut-être qu'ils vont enfin
35:27baisser les impôts
35:28ou au moins ne pas les augmenter.
35:29Pas de hausse d'impôts.
35:30Ils ont toujours promis.
35:31Il n'y a pas une année
35:32où ils commencent l'année
35:32en disant qu'on va augmenter les impôts.
35:34Mais à chaque fois,
35:34ils finissent par les augmenter.
35:35Pas de hausse d'impôts,
35:35prolongation des aides ciblées
35:37sur les carburants,
35:38pas de gel du RSA,
35:39pas de gel des petites retraites.
35:40C'est ce qu'il dit ce matin
35:41Sébastien Lecornu dans Le Parisien.
35:43Pas de gel des petites retraites.
35:44Sous-entendu...
35:44C'est quoi le seuil
35:45des petites retraites, M. Fauvel ?
35:46Il ne le fixe pas.
35:47Oui, mais qui l'a fixé,
35:48M. Lescure, je crois,
36:00c'est Bercy,
36:01c'est le ministère de l'économie
36:02qui compte comme ça.
36:03Quand vous baissez les retraites
36:04ou quand vous ne valorisez pas
36:05les retraites pour suivre l'inflation,
36:07eux, ils appellent ça une économie.
36:08Ce n'est pas une économie de l'État.
36:09C'est une perte de pouvoir d'achat
36:11des retraités.
36:12Et si vous baissez un certain nombre,
36:13par exemple l'aide à l'activité,
36:15la prime d'activité,
36:16vous la baissez,
36:17ce n'est pas une économie.
36:18C'est une perte de pouvoir d'achat
36:19pour ceux qui travaillent.
36:20pour le Rassemblement national
36:20ou pas ?
36:21Parce que toutes les retraites
36:22ne sont pas réindexées.
36:23On veut des vraies économies.
36:24Le gouvernement dépense
36:261 600 milliards d'euros.
36:28C'est plus de la moitié
36:28de la richesse créée par la France.
36:30Quand un travailleur
36:31aujourd'hui français ou française
36:33produit 100 euros de richesse,
36:34l'État en dépense 56.
36:36Donc oui, dans notre pays,
36:38on peut faire des économies
36:39avant de toucher
36:40au pouvoir d'achat des Français,
36:41avant d'augmenter les impôts.
36:42Mais d'un point de vue plus politique,
36:42Jean-Philippe Tanguy,
36:43vous dites encore une fois,
36:44vous, Jordan Bardella,
36:45hier encore,
36:46vous n'excluez rien
36:47sur une éventuelle censure.
36:48Est-ce que c'est très responsable
36:50dans ce contexte ?
36:51Si Sébastien Lecornu
36:53devait être censuré
36:55au mois de novembre,
36:56décembre prochain,
36:57de faire tomber un gouvernement,
36:58on sera à 4 mois
37:00de l'élection présidentielle,
37:01est-ce que c'est le bon moment ?
37:02Est-ce que vous ne pouvez pas dire ce soir
37:04au pire, on s'abstiendra ?
37:05Et puis passer cette étape
37:07et arriver à l'élection présidentielle
37:09et finalement trancher ces questions.
37:11Je précise,
37:12selon l'Inspection générale des finances,
37:14c'est 15 milliards d'euros
37:15que coûterait l'échec d'un budget
37:17et donc une loi spéciale
37:18pour tenir, entre guillemets,
37:20jusqu'à l'élection présidentielle.
37:22Est-ce que vous êtes prêt à assumer cela ?
37:23L'Inspection générale des finances
37:24se déporte directement
37:25et par décret du ministre de l'Économie.
37:27Donc, c'est ce qu'il s'en fout ?
37:28Non, mais je pense que ça intéresse les gens.
37:31Tout le monde ne connaît peut-être pas
37:32l'Inspection générale des finances.
37:34C'est Bercy.
37:34Je pense que ça intéresse les gens
37:35de savoir qu'il obéit directement
37:37au ministre qui nous met
37:38dans cette situation budgétaire.
37:40Ce n'est pas faire tomber un gouvernement,
37:41ça n'a pas beaucoup d'intérêt
37:42de faire tomber un gouvernement.
37:43M. Macron renommera exactement
37:45le même, malheureusement.
37:46Donc, pas l'intérêt de le censurer ?
37:48Non. Le but de censurer,
37:49c'est bloquer toute hausse d'impôts,
37:51c'est bloquer du raquette
37:53et de piquer du pouvoir d'achat
37:54aux Françaises et aux Français.
37:55C'est de ne pas accepter,
37:56même si malheureusement,
37:57ils l'ont fait dans notre dos
37:58cet été, quand l'Assemblée
37:59ne siégeait pas,
38:00de dérembourser de 30 points
38:03les soins dentaires de base.
38:05Les soins dentaires de base,
38:06évidemment, il y a des gens
38:07qui ne vont pas se soigner
38:07et leur situation va s'aggraver.
38:09Ça n'a aucun sens et c'est injuste.
38:12C'est ça le sens d'une censure.
38:13Ce n'est pas faire tomber M. Lecornu.
38:14Ça n'a aucun intérêt.
38:16C'est empêcher des mauvaises politiques.
38:18Et excusez-moi,
38:18quand on nous dit que ce serait
38:20raisonnable et responsable
38:22de valider un budget
38:23qui augmente des impôts,
38:24on a déjà le record du monde d'impôts.
38:26Il dit qu'il ne va pas
38:27les augmenter, encore une fois.
38:28Il dit non.
38:28C'est faux.
38:29C'est faux.
38:30On prend le pari.
38:31Encore une fois.
38:31Vous avez le jugez sur parole,
38:32mais en tout cas,
38:33c'est son annonce ce matin
38:35dans l'école du Paris.
38:38Vous attendez d'en savoir un petit peu plus.
38:42J'aimerais beaucoup
38:43qu'on en sache déjà.
38:43Parce que si vous voulez,
38:44quand on fait sa rentrée politique,
38:46M. Lecornu fait sa rentrée politique,
38:47il est Premier ministre.
38:48J'espère qu'il a les chiffres.
38:50M. Lescure est ministre de l'économie.
38:51J'espère qu'il a les chiffres.
38:53Il se lève jusqu'au 30 septembre.
38:54Jusqu'à la présentation du budget.
38:56Encore quelques semaines d'arbitrage.
38:58Donc au bout de 9 ans,
38:59de 9 ans,
39:00il leur faut encore 30 jours
39:01pour savoir comment on fait
39:02des économies en France.
39:03Écoutez, ça ne me rassure pas
39:04sur ce qu'ils veulent faire.
39:05Le but, évidemment,
39:06de gagner du temps
39:07de prendre les Françaises
39:08et les Français pour des imbéciles,
39:09ce qu'ils ne sont pas.
39:10Et je crois que les macronistes
39:11à France de prendre
39:12les Françaises et les Français
39:13pour les imbéciles
39:13et qu'ils ne sont pas,
39:14je crois savoir
39:15et je crois sentir
39:15que les Françaises et les Français
39:17vont faire comprendre
39:18aux macronistes
39:19qu'ils ne sont pas les imbéciles
39:20que les macronistes pensent qu'ils sont.
39:21Dernier mot sur le budget.
39:22L'inverse n'est pas vrai.
39:22Dernier mot sur le budget.
39:23Jean-Philippe Tanguy,
39:24Sébastien Lecornu
39:26promet deux plans de sauvetage
39:27pour les agriculteurs
39:28qui ont passé un été
39:29absolument catastrophique.
39:31un plan d'urgence
39:32et un plan de relance
39:33qui seront dans le budget.
39:35Est-ce que c'est pas une façon
39:36aussi de vous mettre la pression
39:38et de vous dire
39:39si vous refusez le budget,
39:40c'est de l'argent au moins aussi
39:41pour des agriculteurs
39:42qui en manquent cruellement
39:43en ce moment ?
39:44Est-ce que vous êtes prêt
39:45à censurer en reconnaissant ça ?
39:47Mais on ne peut pas
39:48accepter ce genre de chantage.
39:50C'est-à-dire que
39:50le soutien aux agriculteurs
39:51ne peut pas dépendre
39:52d'une baisse
39:53du pouvoir d'achat
39:54des retraités.
39:55Le soutien des agriculteurs
39:56ne peut pas dépendre
39:57du déremboursement
39:58de soins dentaires
40:00ou de soins vitaux
40:01pour des personnes
40:01qui ont des maladies graves
40:02par exemple
40:02avec la hausse des franchises.
40:04Ce n'est pas un chantage
40:05qu'on peut accepter.
40:06Donc moi je conseille
40:06au gouvernement
40:07d'arrêter immédiatement
40:08ce chantage.
40:09Vous parlez de chantage.
40:10Sébastien Lecornu
40:11dans ses propositions...
40:12Si vous me dites
40:12soit vous acceptez
40:14des hausses d'impôts
40:14ou du racket
40:15sur les travailleurs
40:16et les retraités
40:17pour avoir un plan d'aide
40:18sur les agriculteurs
40:19ça s'appelle du chantage.
40:20Autre manière
40:20de voir les choses
40:21c'est dire
40:21qu'en tout cas
40:22quand on n'est pas hypocrite
40:22il prépare un budget
40:24pour ce premier semestre
40:25et il vous renvoie
40:26aussi à l'élection présidentielle
40:27politiquement ça se tient
40:28en vous disant
40:30les français trancheront aussi.
40:31Quel projet économique ?
40:33C'est vrai que les français
40:34trancheront
40:34mais nous une fois plus
40:35contrairement
40:36c'est vrai à monsieur Mélenchon
40:37qui censure tout
40:37sans avoir vu le texte
40:38nous on attend de voir le texte
40:40c'est juste que
40:41comme je vous l'ai dit
40:41chale chaudée
40:42craint l'eau froide.
40:43Moi s'il n'y a pas
40:43de hausse d'impôts
40:44s'il y a une baisse
40:45de dépenses inutiles
40:47et toxiques
40:48si les finances publiques
40:50commencent à revenir
40:51dans un lit
40:52qui permet
40:53de rétablir la situation
40:55peut-être qu'on pourra
40:56laisser passer cette chose
40:57vous dites et redites
40:57mais excusez-moi
40:58dans ce cas-là
40:59il faut être aussi de bonne foi
41:00c'est-à-dire que monsieur
41:01Lecornu ne peut pas seulement
41:03dire on gèle
41:04la situation budgétaire
41:05dans ce cas-là
41:06il ne faut pas qu'il accepte
41:07le cadre financier
41:08pluriannuel de l'Europe
41:09parce qu'il dit
41:10il ne faut pas enchaîner
41:12il ne faut pas enchaîner
41:13un nouveau président
41:14ou une nouvelle présidente
41:16il travaille un peu pour vous
41:17en fait
41:17ça m'étonnerait
41:19mais dans ce cas-là
41:20il ne faut pas signer
41:21le cadre financier
41:21pluriannuel européen
41:22parce que ça va faire passer
41:23la contribution
41:24de la France financière
41:25de 33 milliards
41:26à 45 milliards
41:2712 milliards de hausse
41:28je ne crois pas
41:29qu'on essaie d'argent
41:30je ne crois pas
41:30mais là ce n'est pas
41:30même pas baissé
41:31ce n'est pas accepté
41:32une hausse de 12 milliards
41:32Jean-Philippe Théangui
41:33vous dit Sébastien Lecornu
41:34ment, ment et ment
41:36je vous reprends
41:37entre les lignes
41:38donc quand il dit
41:39qu'il ne sera pas
41:40jamais candidat
41:41à la présidentielle
41:42est-ce que vous le croyez ?
41:44c'est vrai qu'il y a tellement
41:45le candidat macroniste
41:46que pour
41:47je pense que c'est un nombre
41:48d'électeurs
41:49qui diminue
41:49parce que j'ai du mal à croire
41:50qu'il y ait beaucoup de français
41:51qui sont enthousiastes
41:51au fait que les macronistes
41:52continuent
41:53c'est peut-être le seul moment
41:54où il dit la vérité
41:55donc il ne sera pas
41:56selon vous ?
41:57moi je n'ai pas d'avis
41:58et puis je me m'en fiche
42:00ça c'est clair
42:01vous avez beaucoup parlé
42:02d'Edouard Philippe
42:03et de Gabriel Attal
42:04depuis le début de ce rendez-vous
42:05Edouard Philippe
42:05était aujourd'hui à Tourcoing
42:06vous le savez sans doute
42:07oui et il a annoncé
42:08une grande réforme des retraites
42:09il a annoncé une réforme
42:10si vous répondez aux questions
42:11que je n'ai pas encore posées
42:12on ne va pas s'en sortir
42:13pour sceller donc son alliance
42:15avec Gérald Darmanin
42:16on a une image à vous montrer
42:17qui est peut-être
42:18un tout petit peu plus légère
42:19je ne sais pas si vous l'avez vu
42:21Edouard Philippe
42:22et Gérald Darmanin
42:23à la friteuse
42:24en quelque sorte
42:24ça vous fait sourire ?
42:26c'est sympathique
42:27moi je ne suis pas là
42:27pour tout critiquer
42:28j'espère qu'elles étaient bonnes
42:30ça dit quoi d'Edouard Philippe ?
42:32c'est de la com ?
42:33pure com ?
42:34bon là ça dit
42:34qu'il a fait cuire des frites
42:36est-ce que Gérald Darmanin
42:38qui est finalement
42:39le ministre le plus populaire
42:40du gouvernement aujourd'hui
42:41et qui a
42:42on le sait
42:42une fibre sociale
42:43est-ce qu'il peut servir
42:44un peu de...
42:45et pourquoi vous dites
42:45qu'on sait qu'il a une fibre sociale ?
42:46moi je ne sais pas
42:47c'est dans ses propositions
42:48c'est...
42:49est-ce que vous pouvez me citer
42:52par exemple sur le...
42:55là c'est pas de séance là
42:56non mais sur
42:58je ne sais pas sur le...
42:59bah c'est bien le problème
43:01disons qu'il se revendique
43:02une fibre sociale
43:03comme ça vous pouvez terminer
43:04ah oui oui ça il revendique
43:05un peu vrai
43:05c'est un petit fils d'ouvrier aussi
43:07ces fibres du Nord
43:08oui enfin les sociotraides
43:09ça existe
43:10moi j'ai une longue liste
43:11de gens qui ont trahi
43:12leur classe sociale
43:12malheureusement c'est la norme
43:13ceux qui sont fidèles
43:14à leur origine c'est R
43:15pardon
43:15est-ce qu'il peut être
43:16finalement une pompe aspirante
43:18pour votre électorat
43:19pour le ramener vers...
43:20il a été une pompe aspirante
43:20pour l'immigration
43:21il a été une pompe aspirante
43:22pour les voyous
43:22il a été une pompe aspirante
43:23pour l'argent public
43:24ça il a été une pompe aspirante
43:26pour beaucoup de choses
43:26mais pour les voix
43:27je ne suis pas sûr
43:28mais peut-être
43:29de toute façon c'est les gens
43:29qui choisissent
43:30vous savez nous on est en démocratie
43:32les françaises et les français
43:33ils choisiront
43:33qui leur semble le meilleur
43:35pour la suite
43:35mais vous voyez c'est assez intéressant
43:37comme on présente des gens
43:38une fibre sociale
43:39et puis finalement
43:40ça fait quand même quoi
43:4115 ans qu'il fait de la politique
43:42monsieur Darmanin
43:43j'ai pas vu la fibre sociale
43:44mais j'ai vu la fibre sociale traître
43:46il y avait eu une déclaration
43:47assez surprenante
43:48de Marine Le Pen
43:49il y a quelques mois
43:49qui avait en quelque sorte
43:51choisi son adversaire
43:52pour le second tour
43:52elle avait dit
43:53moi celui que je préférerais battre
43:55c'est Edouard Philippe
43:56alors que les sondages
43:57de second tour
43:58qui valent ce qu'ils valent
43:58disent c'est celui
43:59face auquel
44:00elle aurait le plus de mal
44:00même si aujourd'hui
44:02elle le battrait au second tour
44:04pourquoi ?
44:05pourquoi lui
44:05plutôt que Jean-Luc Mélenchon ?
44:06déjà vous avez raison
44:07il faut prendre les sondages
44:08avec beaucoup de prudence
44:09et beaucoup d'humilité
44:11mais Marine Le Pen
44:11est très claire
44:12c'est que nous
44:13on veut résoudre
44:14les problèmes des françaises
44:15et des français
44:15qui nous laisse ces problèmes là
44:16c'est les macronistes
44:17c'est monsieur Philippe
44:18élu face à Edouard Philippe
44:19ou élu face à Jean-Luc Mélenchon
44:20le but d'une élection
44:21et c'est vrai que c'est peut-être ça
44:23qui différencie Marine Le Pen
44:24de beaucoup d'hommes
44:25et de femmes politiques
44:26du système
44:26c'est pas juste de gagner une élection
44:28le soir de l'élection
44:29le jour de l'élection
44:30c'est d'avoir un contrat de confiance
44:31avec les français
44:32à la suite d'un débat démocratique
44:34souvent on dit
44:35on est populiste
44:35qu'est-ce que ça veut dire
44:36être populiste
44:36quand on respecte le sens
44:38historique depuis 2000 ans
44:39de cette famille politique
44:40c'est tout simplement
44:41respecter le peuple
44:42mais face à Edouard Philippe
44:47c'est lui que le score
44:48est le plus serré
44:49il est beaucoup plus confortable
44:51pour Marine Le Pen
44:51en cas de second tour
44:52face à Jean-Luc Mélenchon
44:53mais nous on ne veut pas
44:54une élection confortable
44:55madame Chantret
44:56c'est ça
44:56non parce qu'on ne veut pas
44:57un débat confortable
44:58on veut un vrai débat
44:59ça fait 10 ans
45:00qu'on n'a pas eu de vrai débat
45:01on a toujours eu
45:02il faut faire barrage
45:03on ne sait pas quoi
45:03il faut faire barrage à Marine Le Pen
45:05il faut faire barrage à la haine
45:06il faut faire barrage
45:06à tout un tas de mensonges
45:07bon au final
45:08on a la haine
45:09puisque l'antisémitisme
45:10n'a jamais été aussi fort
45:11le racisme n'a jamais été
45:11en si fort
45:12l'homophobie n'a jamais été aussi fort
45:13il fallait faire barrage
45:15comment dire
45:15au manque de rigueur
45:16budgétaire
45:16bon on a vu les résultats
45:18on ne va pas y revenir
45:18il faut un vrai débat
45:20parce que le vrai débat
45:22c'est faire appel
45:23à l'intelligence
45:24à la sagesse
45:25et à la vie
45:25des françaises et des français
45:26et c'est eux qui choisissent
45:27et pour qu'ils choisissent
45:28c'est un vrai débat
45:29ce ne serait pas un vrai débat
45:30face à Jean-Luc Mélenchon
45:31ce serait un autre débat
45:31ce serait trop facile pour elle
45:32non mais ce n'est pas
45:33que ce serait trop facile
45:34c'est que ce serait un débat
45:35sur des positions
45:36si vous voulez politiques
45:38que chacun qualifiera
45:40mais qui ne sont pas
45:41ce que les françaises
45:41et les français ont vécu
45:42et vivent aujourd'hui
45:43M. Mélenchon
45:44il a plein de défauts
45:45M. Mélenchon
45:45il a plein de défauts
45:46notamment celui d'avoir fait
45:47voter pour M. Macron
45:48à toutes les élections
45:50possibles et imaginables
45:50contre Marine Le Pen
45:52en parlant de Jean-Luc Mélenchon
45:53juste Jean-Philippe Tanguy
45:54et de la France en mise
45:56c'est pas lui qui a fait
45:563 500 milliards de dettes
45:57moi je pense que s'il était au pouvoir
45:58il en ferait 7 000
45:59mais c'est pas lui
46:00qui a fait 3 500 milliards de dettes
46:01et c'est un peu facile
46:02d'ailleurs
46:03M. Mélenchon joue parfaitement son rôle
46:07depuis une semaine
46:08il permet à M. Philippe
46:09et à M. Attal
46:10d'avoir l'air très sérieux
46:11alors qu'ils ont ruiné le pays
46:12donc en fait M. Mélenchon
46:14il joue déjà le rôle
46:14de la roue de secours
46:15du système
46:16et l'ennemi
46:18enfin l'ennemi pardon
46:18l'adversaire idéologique
46:20c'est ceux qui ont gouverné
46:21parce qu'ils ont mis la France
46:22dans cette situation
46:23et donc pour proposer des solutions
46:24il faut qu'on arrive
46:26à convaincre les françaises
46:27et les français
46:27que ceux qui gouvernent aujourd'hui
46:29n'ont plus les solutions
46:30et que nous les avons
46:31et c'est ça
46:31c'est notre travail à nous
46:32En parlant justement
46:33de la France insoumise
46:34Jordan Bardella
46:35hier accuse la gauche
46:37Jean-Luc Mélenchon
46:38et son parti
46:38de vouloir remettre en cause
46:40ce qu'il appelle
46:41la paix civile
46:42en cas de victoire du RN
46:43qu'est-ce que votre parti
46:45qu'est-ce que vous
46:46craignez aujourd'hui ?
46:48Moi je ne crois
46:49sincèrement
46:50je ne crains pas grand chose
46:51je crois que M. Mélenchon
46:51parle beaucoup
46:52il s'agit de beaucoup
46:53mais que
46:53Juste ce débat
46:54notamment à l'appel
46:55à la désobéissance civile
46:56Oui mais il essaiera
46:57il y aura toujours
46:58si vous remportiez
46:59l'élection présidentielle
47:00Il y a toujours des gens
47:01malheureusement
47:01aux manifestations
47:02qui mettent le bazar
47:03qui ne respectent pas
47:04les forces de l'ordre
47:05qui dégradent les commerces
47:06j'imagine que
47:07toute cette petite troupe
47:08contre laquelle
47:09le gouvernement
47:09ne fait pas grand chose
47:10pourra essayer
47:11de mettre le bazar
47:11Je ne vous sens pas
47:12plus inquiet que ça
47:14Entre Jordan Bardella
47:15qui dit
47:15qu'ils vont remettre en cause
47:17la paix civile
47:17ce n'est pas rien
47:18et vous qui me dites
47:19qu'il y a une petite troupe
47:19qui va peut-être s'agisser
47:20en cas de victoire
47:21Ce n'est pas grave
47:22quand vous avez des commerces
47:23qui sont dégradés
47:24dans les rues de Paris
47:24Ce n'est pas la même chose
47:25Mais si c'est ce que je viens
47:26de vous dire
47:26ces troupes-là
47:27malheureusement
47:28peut-être
47:28elle n'acceptera pas
47:29mais sauf qu'on y fera face
47:30c'est-à-dire qu'on assurera
47:31l'ordre public
47:32J'imagine que
47:33c'est un nombre de gens
47:34qui s'appellent écologistes
47:35mais qui n'ont pas
47:35d'écologistes que le nom
47:37vont encore aller
47:38comme ils l'ont fait
47:39de Sainte-Soline
47:39aller dégrader
47:40des terres agricoles
47:41aller saccager
47:41des laboratoires de recherche
47:42aller débrancher
47:43des systèmes d'arrosage
47:45et d'irrigation
47:46sans doute
47:47ces gens malheureusement
47:48existeront encore
47:48ils existent
47:49sous Emmanuel Macron
47:50mais là où c'est grave
47:52ce n'est pas
47:53juste les petits groupes
47:54c'est l'idéologie
47:55de M. Mélenchon
47:56il oppose toujours
47:57les françaises
47:58et les français
47:58les uns aux autres
47:59il traite
48:01les milliardaires
48:02de parasites
48:04il fait des jeux de mots
48:05à consonance antisémite
48:07pendant ses meetings
48:09il n'est pas clair
48:10sur la lutte
48:11sur l'homophobie
48:12demain sans doute
48:12il sacrifiera
48:13le droit des femmes
48:14voilà
48:14c'est ça
48:15la gravité de M. Mélenchon
48:16mais il n'est pas tout seul
48:17parce que vous avez des gens
48:18qui ont l'air
48:18beaucoup plus aimables
48:19et beaucoup plus
48:20bien élevés
48:20si je puis dire
48:21entre guillemets
48:21que M. Mélenchon
48:23qui sont tout aussi dangereux
48:23c'est quelqu'un
48:24comme M. Pigasse
48:25qui par exemple
48:26a relayé
48:27dans un festival
48:28qui subventionne
48:29ou qui finance
48:29je ne sais plus
48:30Roc-en-Seine
48:31dont il est propriétaire
48:33propriétaire
48:33voilà
48:34actionnaire
48:34parce que c'est un milliard
48:35lui pour la gauche
48:36c'est pas un parasite
48:37les insoumis
48:38ils sont à plat vente
48:38devant M. Pigasse
48:39c'est un milliardaire
48:40qu'ils aiment bien
48:41puisqu'il partage leur idéologie
48:43référence au propos
48:43de Manon Aubry
48:43sur les nuisibles milliardaires
48:44voilà exactement
48:45les nuisibles
48:45pardon vous avez raison
48:46de me reprendre
48:47excusez-moi
48:47j'avais pas le bon terme
48:48et donc Marine Le Pen
48:49a été gravement insultée
48:50devant tout le public
48:51de Roc-en-Seine
48:52avec une insulte très grave
48:53pas une insulte sur l'ORN
48:54une insulte contre la personne
48:56de Marine Le Pen
48:57pendant qu'un groupe
48:58britannique je crois
48:59se produisait
49:00il a été inscrit
49:01sur le fond de la scène
49:01une insulte contre
49:03Marine Le Pen
49:04qui a donc été relayée
49:04à ma connaissance
49:05par les réseaux
49:06du festival
49:07et vous nous dites
49:08que Mathieu Pigasse
49:09propriétaire de ce festival
49:10l'a également relayée
49:11vous avez porté plainte ?
49:11tout le monde peut vérifier
49:12il y aura une procédure
49:13évidemment
49:14moi j'aimerais aussi
49:14que tout le monde se positionne
49:15c'est à dire que
49:16pardon vous avez porté plainte
49:17contre qui ?
49:18contre le festival ?
49:19je ne sais pas
49:20ça c'est des avocats
49:22moi je ne m'invente pas une vie
49:23que des compétences
49:24que je n'ai pas
49:24j'essaie de me limiter
49:25à ce que je sais
49:25c'est déjà un beau défi
49:28ce que je voulais dire par là
49:29c'est que moi je l'aimerais aussi
49:30que tout le monde se positionne
49:31parce que quand un homme
49:33ou une femme politique
49:34est insulté
49:35le Rassemblement National
49:36quelle que ce soit
49:37quelle famille politique que ce soit
49:39condamne toute insulte
49:40toute diffamation
49:41toute dégradation
49:42vous avez Mathieu Pigasse ce soir
49:44à présenter des excuses
49:45et à condamner ce qui s'est passé hier
49:46oui je n'ai pas trop d'espoir
49:46sur la moralité de M. Pigasse
49:48mais tous les partis politiques
49:49doivent se positionner
49:50parce que c'est trop facile
49:52si vous voulez
49:52de laisser passer
49:53parce que soi-disant
49:54ce serait Marine Le Pen
49:56c'est insupportable
49:57on ne doit pas se faire insulter
49:58on ne doit pas dégrader
49:59les personnes humaines
50:00on doit avoir un débat digne
50:02quand M. Macron avait été insulté
50:03je crois au Festival du Touquet
50:04tous les membres du Rassemblement National
50:06avaient condamné cette insulte
50:08on combat une politique
50:09et on se respecte entre personnes
50:11Jean-Philippe Tanguy
50:12on arrive dans les derniers instances
50:13de cette émission
50:14une question
50:15parce que là encore
50:16on a besoin d'en savoir un peu plus
50:17Jordan Bardella m'a dit hier
50:19que vous n'aviez toujours pas trouvé de banque
50:21de contracter de prêt
50:23avec une banque française
50:24pour financer votre campagne présidentielle
50:26on arrive en bon français
50:28dans le monéta
50:28il s'agirait de pouvoir trouver
50:30pour la financer
50:31est-ce que vous pourriez
50:32si aucune banque française
50:34ne répond à l'appel
50:35et bien faire appel
50:36une nouvelle fois
50:36à une banque étrangère
50:38c'est-à-dire
50:39c'est la loi
50:40qui permet certaines banques
50:41à savoir les banques
50:42de l'Union Européenne
50:43c'est pas des banques
50:44c'est ce que la loi permet
50:45ce qui est quand même très grave
50:46c'est que le principal parti d'opposition
50:48qui aujourd'hui
50:48même s'il faut les prendre
50:49avec prudence
50:50dans tous les sondages
50:51est en avance
50:52et qui donc
50:52il n'y a aucun risque
50:53de non remboursement
50:54de la campagne
50:54effectivement
50:55les banques françaises
50:57refusent de financer
50:59le Rassemblement National
50:59alors qu'ils ont
51:00parce qu'ils ont donné
51:01un prêt à M. Philippe
51:02par exemple
51:03mais bon ceci dit
51:04il y a un moment
51:04il faut dire les choses
51:04parce que moi
51:05j'ai plein de défauts
51:06mais je ne suis pas
51:06oui à ma connaissance
51:07mais ce n'est pas moi
51:07qui m'occupe de ce dossier
51:08mais moi je ne suis pas
51:10un hypocrite
51:10ça ne m'étonne pas
51:11que le lobby bancaire
51:11soit plus favorable
51:12à M. Philippe
51:14par exemple M. Philippe
51:16il n'a pas agi
51:16contre les frais bancaires abusifs
51:17ceux qui nous regardent
51:18ils voient régulièrement
51:20sur leur relevé de compte
51:22des frais bancaires
51:23qui apparaissent
51:23pour un euro découvert
51:24vous avez 50 euros
51:25on vous raquette de 50 euros
51:27pour un chèque
51:28qui n'a pas été mis
51:28au bon moment
51:29vous avez 20 euros
51:30alors c'est sûr
51:31que quand on est comme moi
51:32privilégié
51:33vous êtes député
51:33bon bah vous payez
51:34puis vous dites rien
51:35quand vous êtes au SMIC
51:37vous avez une petite retraite
51:38on vous prend 50 euros
51:39pour un dépassement d'un euro
51:40ça vous étouffe
51:40ça vous empêche
51:41de faire un cadeau à Noël
51:42pour vos enfants
51:43donc nous c'est simple
51:44il n'y a plus de frais bancaires abusifs
51:46c'est plus une formule
51:47que personne ne comprend rien
51:48un espèce de système
51:49on va soi-disant
51:51consulter pour savoir
51:51comment au bout de 10 ans
51:52ne faire rien
51:52il n'y a plus
51:53de frais bancaires abusifs
51:55c'est-à-dire que tous les frais bancaires
51:56le montant des frais bancaires
51:58seront validés
51:58par le ministre de l'économie
51:59et donc ce sera directement
52:02réglementé
52:02il n'y aura plus
52:03de frais bancaires abusifs
52:03donc c'est vrai que
52:04quand vous annoncez ça
52:05peut-être qu'il y a un certain
52:06nombre de patrons de banque
52:07qui ont un peu peur
52:08pour leur bonus
52:08parce que c'est facile
52:09de se faire payer un bonus
52:10par les frais bancaires
52:11de la petite mamie
52:12qui a dépensé son déficit
52:13d'un euro
52:13c'est sûr que c'est plus difficile
52:15d'aller gagner son argent soi-même
52:16il nous reste une minute
52:17dans ce grand oral
52:18c'est l'heure du petit oral
52:19série de questions
52:20réponses rapides
52:20et peut-être un peu plus personnelles
52:22si Marine Le Pen n'est pas élue
52:24vous faites quoi ?
52:25vous ferez quoi de votre vie ?
52:29alors là
52:29ça n'a aucun intérêt
52:31aucun intérêt
52:32la vie n'a plus d'intérêt ?
52:33comment ?
52:34la vie n'a plus d'intérêt ?
52:34pour les gens qui nous regardent
52:35qu'est-ce que j'ai dit
52:36de savoir mon sens personnel
52:37est-ce qu'en vous rasant le matin ?
52:38je n'étais pas élue avant
52:39tout allait bien dans ma vie
52:40je suis très heureux
52:42et très fier d'être élu
52:43du territoire
52:44réponse courte
52:45je ne sais plus si je l'ai dit
52:46mais réponse courte
52:46je l'ai dit
52:47et question courte
52:48est-ce qu'en vous rasant le matin
52:49Jean-Philippe Tonbi
52:50je ne suis pas rasé
52:50vous pensez
52:51non vous n'êtes pas rasé
52:52mais il vous arrive de l'être
52:57de Marine Le Pen
52:58d'ailleurs vous avez fait
52:58en introduction
52:59c'est très gentil
53:00de dire que je suis monsieur économiste
53:01ce titre n'existe pas
53:02personne ne me l'a donné
53:03mais dans les faits
53:04personne ne me l'a donné
53:05vous la conseillez régulièrement
53:06vous reconnaîtrez
53:07que ce soit en on ou en off
53:09comme on dit
53:09je n'ai jamais revendiqué ce titre
53:10c'est très aimable à vous
53:11mais je n'ai jamais revendiqué ce titre
53:13moi je suis au service
53:14moi j'ai une chance immense
53:15c'est que Marine Le Pen
53:16m'a fait confiance
53:17pour être à ses côtés
53:19je ne vais pas insister à la dernière question
53:20non ça ne marche pas
53:21la dernière question
53:22très rapide
53:22vous êtes plutôt la Trinité
53:27Marine Le Pen
53:28ou Jordan Bardella en vacances ?
53:31je pense surtout
53:32que comme ils veulent être en vacances
53:33ni Marine Le Pen
53:34ni Jordan Bardella
53:35ne veulent de moi avec eux
53:36parce que je suis très bavard
53:38je suis toujours en train
53:39de les enquêter
53:40qui n'existe
53:40on ne l'avait pas constaté
53:41voilà
53:42honnêtement on ne l'avait pas constaté
53:43merci beaucoup
53:44Jean-Philippe Tanguy
53:45merci à vous tous
53:45d'avoir suivi ce premier
53:46merci à vous
53:47merci au public
53:47grand oral 2027
53:49avec le Figaro
53:50merci
53:51à vivre sur ce plateau
53:53et sur le plateau de BFM
53:54tiens
53:54un autre rendez-vous
53:55à vous donner 21h
53:56tout à l'heure
53:56Edouard Philippe
53:57ça va vous faire plaisir
53:58Jean-Philippe Tanguy
53:58qui répondra
53:59pour un entretien exclusif
54:00à Guillaume
54:02d'arrêt
54:02on se retrouve nous
54:03dimanche prochain
54:0318h
54:04pour le grand oral
54:04numéro 2
54:05rapport de une part
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