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  • il y a 1 semaine
Édouard Philippe, candidat “Horizons” à l’élection présidentielle de 2027 s’exprimait depuis Tourcoing ce dimanche 30 août.

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Transcription
00:00Mesdames et Messieurs, chers amis, chère Doriane, mon cher Gérald.
00:07Tous ceux qui connaissent les gens du Nord savent qu'ils ont une capacité exceptionnelle avec un café chaud et
00:14une bière fraîche
00:14à vous faire sentir instantanément chez vous alors que vous êtes chez eux.
00:20Merci Gérald de m'accueillir une nouvelle fois à Tourcoing, chez toi, dans cette ville qui t'a construit et
00:27que tu as dirigé.
00:28Merci pour cette chaleur et pour cette simplicité. Merci de ton amitié.
00:34Tu sais que si je me sens un peu chez moi lorsque je suis chez toi, c'est pas seulement
00:39à raison de nos liens anciens,
00:41pas seulement à raison du cœur brûlant des gens du Nord, mais aussi parce que moi aussi je suis du
00:47Nord.
00:48Moitié avrais, moitié lillois, ma mère et toute sa famille sont de Schnorr, de Lille bien sûr, de Marc-en
00:57-Barol,
00:57de Verlinguem, de Dunkerque, de Rexfood, pour bon nombre de mes cousins.
01:04Le Nord, les gaufres de chez Merde qui m'arrivaient chaque année à mon anniversaire, envoyés par mon grand-père,
01:11avec une régularité métronomique.
01:15Et un effet direct sur mon taux de glycémie.
01:19Les chicons braisés, et honnêtement c'est pas ce que je préférais.
01:24La carbonade, le poch, les matchs de l'OM, l'Olympique marquois, mon premier OM, puis ceux du LOSC à
01:37Grimont-Préjuris.
01:39Tout ça a marqué ma jeunesse.
01:42Étudiant, monsieur le Président, j'ai fait mon premier stage à Lille, au Conseil départemental du Nord,
01:49qui n'était pas présidé par le même président, ni d'ailleurs par la même majorité.
01:56J'ai passé mon permis de conduire à Lille, et des embrayages s'en souviennent.
02:00J'aime profondément cette ville, et profondément cette région.
02:04Je dois à l'honnêteté de reconnaître que je me suis même demandé si c'est là que je devais
02:09m'engager en politique.
02:11Et puis j'ai choisi Le Havre, ville de mon père plutôt que celle de ma mère,
02:16parce que Le Havre est une ville portuaire et maritime,
02:19parce que je la connaissais encore mieux peut-être,
02:22et parce que j'étais au fond de moi-même déjà enraciné là-bas.
02:26Et j'ai souvent coutume de le dire, et vous le savez tous,
02:28ici on ne fait de la politique locale que là où ces tripes sont enracinées.
02:34Pour Gérald, c'est Tourcoing.
02:36Pour moi, c'est Le Havre.
02:38Pour nous deux, ce sont des villes industrielles, populaires,
02:43qui ne sont pas des villes auxquelles on pense forcément lorsqu'on songe à des villes qui seraient de droite.
02:50Pour nous deux, ce sont des villes dans lesquelles nous aimons rencontrer nos concitoyens,
02:55les écouter, les comprendre, entendre leur aspiration, leur angoisse, leur colère, leur fierté,
03:04leur attachement à ce qui fait leur vie, à ce qui fait leur histoire, à ce qui fait leur projet.
03:10Pour nous deux, ce sont des villes où nous sommes directement au contact de la réalité,
03:14pas à travers des écrans, pas à travers des sondages,
03:17pas au moment que nous choisissons, parce qu'il est pratique, non, en permanence.
03:22Et si nous aimons la politique, cher Gérald, toi et moi,
03:26c'est parce que nous savons qu'elle permet de changer les choses,
03:30qu'elle permet de changer la vie,
03:32qu'elle permet d'ouvrir des portes,
03:34de donner une chance,
03:36et parfois de redonner une chance.
03:39Quand une famille trouve enfin un logement,
03:42quand, lorsque le maire saisit par une famille d'une difficulté de scolarisation d'un enfant
03:47qui éprouve des difficultés à cause de raisons psychiques ou à cause de son état de santé,
03:53lorsque l'on arrive à goupiller une solution avec l'ensemble des acteurs de la chaîne éducative,
03:57parce que parfois il faut ce petit chose en plus d'accompagnement des process tels qu'ils existent
04:04et qu'ils sont décrits par la loi,
04:05lorsque le maire apporte cette petite chose et qu'il offre une solution
04:09ou qu'il trouve le début d'une solution,
04:12alors il est précieux.
04:14Quand nous choisissons de rénover un quartier,
04:17de construire un tramway,
04:18que nous changeons la façon de vivre dans un quartier,
04:20alors la politique locale est précieuse.
04:24Lorsqu'il suffit simplement d'écouter
04:27et de donner un conseil qui permet d'aider à un moment important
04:30quelqu'un qui en a besoin,
04:32la politique est utile.
04:34Quand une stratégie claire permet,
04:37en étant mise en oeuvre avec constance et cohérence,
04:40de changer sa ville,
04:42d'y attirer de nouvelles entreprises,
04:44de nouveaux musées,
04:45une nouvelle fréquentation,
04:47un nouvel art de vivre,
04:49quand l'action du maire entre en écho
04:51avec la vie des milliers de ses concitoyens,
04:54c'est là, mes amis,
04:56que la politique prend tout son sens.
04:59Et je sais bien que certains,
05:02peu ici, je l'imagine,
05:05mais certains pensent que la politique ne sert plus à rien,
05:08qu'elle n'a plus prise sur la réalité,
05:10qu'elle ne peut plus rien,
05:12que les pouvoirs de l'argent ou de la technologie,
05:15et parfois ce sont les mêmes, souvent même,
05:17écrasent la capacité des élus à décider du destin des peuples.
05:21Je sais bien que certains pensent que
05:23la politique locale et la politique nationale
05:25ne sont plus du même ordre,
05:27que peut-être le maire peut, chez lui,
05:29changer la réalité,
05:31mais qu'au niveau national,
05:32les beaux discours ont remplacé les actions nécessaires.
05:35Comme si, pour reprendre les mots cruels du général de Gaulle,
05:39la politique devenait une chorégraphie d'attitude
05:42menée par un ballet de figurants professionnels.
05:47Comme toi, Gérald,
05:49je me suis engagé en politique,
05:51alors que rien dans mon histoire familiale ne m'y prédisposait,
05:54parce que je pense que la politique peut changer les choses,
05:56et je dirais même,
05:58parce que je sais que la politique doit changer les choses,
06:00j'y reviendrai.
06:03Mais encore un mot sur Gérald.
06:06Je suis un petit peu plus âgé que lui,
06:08ça se voit d'ailleurs,
06:10mais nous sommes entrés à l'Assemblée nationale en même temps,
06:13en 2012.
06:15Lui, député du Nord,
06:16moi, député de Seine-Maritime,
06:18lui, conseiller municipal d'opposition à Tourcoing,
06:20bien décidé à prendre la mairie en 2014,
06:23moi, déjà maire du Havre depuis deux ans,
06:25et bien décidé à ne pas la perdre en 2014.
06:28Nous avons siégé ensemble dans l'opposition,
06:31nous avons réfléchi ensemble
06:33à la nouvelle façon d'imaginer la droite et le centre,
06:37aux idées nouvelles qu'il fallait porter,
06:39aux projets nouveaux sur lesquels nous devions nous engager.
06:41Gérald l'a fait en grande proximité avec Nicolas Sarkozy,
06:45moi, je l'ai fait en grande proximité avec Alain Juppé.
06:48Mais jamais, mesdames et messieurs,
06:49jamais la compétition entre eux
06:51ne s'est traduite par une tension entre nous.
06:54Car toujours, nous avons su que le rassemblement
06:56était une exigence essentielle,
06:58que l'on ne préparait bien qu'en veillant à ne pas sombrer
07:01dans la facilité des bons mots méchants
07:03ou dans des ragots d'entourage mal tenus.
07:06Et en 2017, j'ai proposé au président de la République
07:09que Gérald devienne ministre de l'Action et des Comptes Publics
07:11dans mon gouvernement.
07:13Pas seulement parce que je le connaissais depuis longtemps,
07:16mais parce que pour les comptes publics,
07:18je cherchais un vrai patron.
07:21Un fin politique, bien sûr,
07:23d'un esprit rapide, précis, évidemment,
07:25quelqu'un qui était capable de travailler beaucoup,
07:29quelqu'un qui était capable d'avoir le sens de l'État,
07:31mais avant tout, je cherchais un patron.
07:35Quelqu'un capable d'écouter ses directeurs,
07:39mais quelqu'un capable de les commander,
07:42de les encourager quand il faut,
07:44de les recadrer quand c'est nécessaire,
07:46et d'en changer quand la confiance est érompue.
07:49Parce qu'un ministre, ça n'est pas un super conseiller du président.
07:54Ça n'est pas un ami récomposé pour son dévouement.
07:58C'est un patron d'administration
08:00qui conduit des projets et qui défend une politique
08:02au Parlement, sur le terrain et dans les médias.
08:05Et ces trois dimensions sont importantes.
08:07Un patron qui soutient ses équipes,
08:09qui se soucie de leurs conditions de travail,
08:11qui veille au recrutement,
08:13et qui les rappelle à l'ordre quand il le faut.
08:15Et je le dis parce que, si je suis élu dans mon gouvernement,
08:20il n'y aura que des personnes qui ont l'expérience du commandement.
08:23J'irai prendre les meilleurs,
08:24parce que je veux des personnes qui savent diriger les hommes
08:26et changer les choses.
08:28Des patrons, comme Gérald,
08:30qui a montré qu'il l'était depuis qu'il est entré au gouvernement.
08:33Au compte public, qu'a fait Gérald ?
08:36Pendant trois ans, ensemble,
08:39en travaillant, en décortiquant les comptes,
08:42en prenant parfois des décisions impopulaires, tu l'as dit,
08:44mais elle l'était, un populaire,
08:46eh bien, il a laissé un déficit en baisse,
08:48un endettement maîtrisé,
08:50la mise en œuvre avec le prélèvement à la source
08:52de l'une des plus grandes simplifications administratives
08:54jamais engagées dans notre pays,
08:56et que n'a-t-on entendu avant qu'elle soit engagée ?
08:58Est-ce que ça va vraiment marcher ?
09:00Vous êtes dingue, vous prenez un risque considérable,
09:03est-ce que ça va finalement tellement changer ?
09:05Écoutez, je vous propose un critère très simple.
09:09Quelqu'un propose-t-il ici de revenir à la situation qui prévalait avant le prélèvement à la source ?
09:16Quelqu'un se dit-il spontanément,
09:18c'était tellement mieux avant quand on payait ses impôts l'année d'après ?
09:22Évidemment que le prélèvement à la source était une opération risquée.
09:25Elle a été remarquablement menée.
09:26Pas simplement techniquement, politiquement,
09:29parce qu'à l'occasion de la mise en œuvre du prélèvement à la source,
09:32Gérald, qui est rentré dans le fond du dossier,
09:34mais alors ça je dois dire qu'il est vraiment rentré dans le fond du dossier,
09:36a trouvé des solutions favorables,
09:39qui à droit constant permettaient parfois de redonner du pouvoir d'achat
09:42ou de la trésorerie à nos concitoyens.
09:45Je dois dire que le travail qu'il a réalisé,
09:48et que l'ensemble de l'administration qu'il dirigeait à réaliser,
09:51a été absolument exceptionnel.
09:53Applaudissements
09:59Et je ne dis pas qu'on a tout réussi pendant ces trois ans, bien sûr que non.
10:06Mais dans ces domaines, je n'ai pas l'impression qu'on ait fait beaucoup mieux depuis.
10:10Et ce sont les mêmes qualités que j'ai vues à l'œuvre
10:12pendant la préparation des Jeux Olympiques de 2024.
10:14Je voudrais vous en dire un mot, mesdames et messieurs,
10:16parce qu'on en a entendu des choses avant les Jeux Olympiques.
10:20« Désastre sécuritaire », dénonçait Mme Le Pen avant les Jeux Olympiques.
10:24Elle prévoyait, elle prédisait sur tous les plateaux de télévision,
10:28une nouvelle humiliation nationale.
10:30C'était ses mots, je les cite.
10:32« Scénario trop risqué », disait M. Ciotti,
10:34qui suggérait au gouvernement de trouver un plan B
10:36pour organiser la cérémonie d'ouverture,
10:38sans d'ailleurs, évidemment, bien sûr, préciser lequel.
10:42Eh bien moi, moi et vous tous,
10:45nous avons vu dans la préparation de ces Jeux Olympiques
10:47un ministre de l'Intérieur totalement mobilisé,
10:50des fonctionnaires de police exemplaires,
10:53des épreuves et des cérémonies qui se sont déroulées
10:56dans des conditions d'organisation
10:58et des conditions de sécurité remarquables.
11:02Peut-être faut-il critiquer Gérald Darmanin
11:05pour la pluie, le jour de...
11:07Mais je ne vois que ce motif de critique
11:10et il ne me paraît pas totalement
11:12qu'on puisse lui en faire le reproche à lui seul.
11:15Autrement dit, mesdames et messieurs,
11:20là encore, grâce au travail de Gérald
11:22et de toutes celles et ceux qui étaient sous ses ordres,
11:26de toutes celles et ceux qui ont contribué
11:28à cette organisation remarquable,
11:30nous avons fait honneur à la France,
11:32honneur à l'esprit olympique,
11:33honneur aux nations que nous avons accueillies
11:35et je crois, je crois très sincèrement
11:37que nous nous souvenons tous de ce sentiment
11:39que nous avons ressenti pendant les Jeux olympiques de Paris,
11:42de cette fierté, de cette joie,
11:44de cette impression devenue trop rare
11:46d'être simplement heureux et fiers d'être français.
11:58Au ministère de l'Intérieur, puis au ministère de la Justice,
12:02Gérald a pris aussi la mesure de la menace du narcotrafic.
12:05Il a changé d'échelle, il a porté des coups bien placés,
12:08des coups très durs, d'abord sur le terrain,
12:10par le harcèlement quotidien, méthodique, des points de deal,
12:13en dotant la justice de nouvelles armes
12:15avec la création du parquet national anticriminalité organisé.
12:19Avec courage, là aussi, Gérald a tapé là où ça fait mal,
12:21au portefeuille, en faisant le lien entre le narcotrafic
12:24et la délinquance financière.
12:26Tu as mis en place les quartiers de haute sécurité
12:28qui doivent permettre de faire cesser ce scandale de prison
12:30à partir desquels on pouvait piloter ses affaires
12:32depuis sa cellule.
12:34Alors on trouvera toujours des personnes pour dire
12:36qu'il faut faire plus et mieux.
12:37C'est souvent vrai.
12:39En général, on les trouve sur les plateaux de télévision.
12:42En général, ils sont loin, assez loin de la réalité
12:45parfois crue, que vivent les maires de France et leurs administrés.
12:48Mais la critique est normale dans une démocratie.
12:50Elle est même saine, elle est même indispensable.
12:52Et il ne faut pas se plaindre de ce que les oppositions s'opposent.
12:56Pendant neuf ans, tu as exercé tout le spectre
12:58des responsabilités gouvernementales les plus lourdes.
13:01De celles qui vous réveillent la nuit
13:03ou qui vous ôtent le sommeil.
13:06Tes cheveux, Gérald, sont devenus plus gris.
13:10Mais j'ai parfaitement conscience d'être le dernier
13:12à pouvoir donner des leçons à quiconque en matière de cheveux.
13:16Tu as su, dans des moments de tempête,
13:19dire la vérité aux Français,
13:20assumer les responsabilités,
13:21demander des comptes aux fonctionnaires,
13:23corriger ce qu'ils devaient l'être,
13:24sans te dérober.
13:25Ton parcours, ses expériences, tourcoing,
13:28t'ont conduit à développer une identité politique propre.
13:32Et tu assumes tes convictions, tu viens de le faire,
13:34tu as mille fois raison.
13:34Je ne suis pas toujours d'accord avec toi.
13:36Mais je te lis, je t'écoute,
13:38je respecte tes analyses,
13:39parce qu'elles se nourrissent d'une expérience rare
13:42et que l'expérience en politique,
13:44quoi qu'on en dise,
13:45est souvent bonne conseillère.
13:46Et c'est précisément parce que nous ne sommes pas identiques
13:49que ton soutien et ton invitation,
13:51aujourd'hui, prennent tout leur sens.
13:53Car la question qui se pose à nos familles
13:54n'est pas de savoir comment rendre tout le monde identique,
13:58mais de savoir si nous sommes capables
14:00de faire de nos différences une force pour le pays.
14:05La plus bête du monde,
14:08c'est le qualificatif peu élogieux
14:10dont on a souvent affublé la droite française.
14:12Ce qualificatif n'avait, je le précise,
14:16rien à voir avec la qualité de ses représentants.
14:20Simplement, cette droite et ce centre
14:22ont trop souvent été incapables de s'assumer
14:25et de se rassembler.
14:27Les ambitions, les personnalités ont pu jouer,
14:31elles jouent toujours un peu.
14:32Mais il y a une raison de fond plus importante.
14:37La droite est diverse.
14:39Je ne dirai pas pluriel,
14:41la marque est déposée
14:43et la formule a montré ses limites.
14:45Mais elle est diverse.
14:47Quant au centre,
14:49je ne ferai pas une insulte à mon ami le président Marseille
14:52en disant qu'il est souvent morcelé.
14:55Que la droite soit diverse,
14:57c'est un fait
14:57et c'est une très bonne chose.
15:00En politique,
15:01l'uniformité m'a toujours inspiré
15:03une certaine méfiance.
15:05Victor Hugo disait
15:06que la nuit n'a quitté un jour
15:08de l'uniformité.
15:10L'uniformité,
15:11le silence dans les rangs,
15:12s'accommode mal de l'idée
15:13que je me fais du débat démocratique.
15:15Entendons-nous bien,
15:16j'aime la discipline,
15:17j'aime l'esprit d'équipe,
15:19j'aime la solidarité,
15:20qu'elle soit municipale ou gouvernementale.
15:22Je n'ai aucun, aucun, aucun goût pour l'anarchie.
15:26Mais j'aime la liberté.
15:27Celle de penser différemment de son voisin,
15:29celle de penser différemment de son ami,
15:32y compris quand vous êtes proche de lui,
15:34y compris,
15:34et peut-être justement parce que vous lui faites confiance.
15:37Parce qu'avoir des avis différents,
15:39c'est sain dans une équipe,
15:40c'est sain dans une famille,
15:42c'est sain dans une démocratie.
15:43Et parce que la droite,
15:44mesdames et messieurs,
15:45sans la liberté,
15:46ça n'est plus la droite.
15:56La diversité,
15:58la droite,
15:59est donc un fait.
16:00Et elle permet une richesse intellectuelle.
16:02Un débat entre les conservateurs
16:05qui savent qu'il faut défendre
16:06ce qui tient un pays.
16:08Les libéraux,
16:09qui savent qu'il faut faire confiance toujours
16:11à la liberté de l'homme
16:13pour faire avancer l'humanité.
16:15Les bonapartistes ou les gaullistes
16:17qui savent qu'un pays comme la France
16:18doit être mené avec la fermeté d'âme
16:21et le caractère bien trempé
16:23des réformateurs ambitieux.
16:25Ceux qui se reconnaissent
16:26dans la démocratie chrétienne,
16:27dans la droite sociale,
16:29ces deux familles auxquelles
16:30le Nord est si attaché.
16:32Cette diversité,
16:33c'est une chance
16:34à condition de savoir rassembler.
16:37Le problème,
16:37ce n'est pas la diversité,
16:38le problème,
16:38c'est la division.
16:40Car jamais,
16:42jamais,
16:42quand ils sont divisés,
16:43la droite et le centre
16:44ne l'emportent.
16:46Hier, c'était la gauche qui gagnait.
16:47Demain, ce seraient les extrêmes.
16:49Et à chaque fois,
16:50c'est la France qui perd.
16:52Ce qui était vrai hier,
16:54l'est peut-être même encore plus aujourd'hui.
16:56car aucune des familles politiques,
16:59aucun des partis politiques actuels
17:02de la droite et du centre
17:04n'est capable à lui seul
17:06de construire une majorité.
17:08Aucun.
17:08Pas dans le contexte
17:10de tripartition politique
17:11que nous connaissons,
17:13pas avec l'éclatement partisan
17:14qui prévaut au centre.
17:17Pas compte tenu du poids
17:18du Rassemblement national
17:19ou de la France insoumise.
17:21L'équation est donc simple,
17:23elle est connue,
17:24elle est assez imparable,
17:25sa résolution dépend de nous,
17:27c'est le Rassemblement.
17:29Et comme tout en politique,
17:31ce Rassemblement doit procéder
17:33des idées et des valeurs.
17:36Prenons un sujet essentiel,
17:38l'immigration.
17:39Gérald et moi,
17:40partageons une conviction.
17:41La politique migratoire de la France
17:43doit être beaucoup plus ferme.
17:45Nous devons réduire fortement l'immigration,
17:47mieux protéger nos frontières,
17:49lutter beaucoup plus durement
17:50contre l'immigration illégale
17:51et faire réellement partir
17:52ceux qui n'ont pas le droit de rester.
17:53Cela n'interdit pas
17:55à la France de choisir
17:56d'accueillir les étudiants
17:57et les compétences
17:58dont elle a besoin.
18:00Si nous attendons
18:01d'être d'accord sur chaque virgule
18:03pour nous rassembler,
18:04nous laisserons le pays
18:05à ceux avec qui nous sommes
18:06en désaccord sur l'essentiel.
18:08Gérald et moi,
18:09nous avons fait un autre choix.
18:11Nous devons construire
18:13le rassemblement de ceux
18:15qui partagent les valeurs
18:16auxquelles nous sommes
18:16fondamentalement attachés.
18:19Le respect de l'état de droit
18:21et du modèle démocratique.
18:23Tout à l'heure,
18:24Gérald disait,
18:24dans une conversation
18:25que nous avions avant
18:27de commencer ces discours,
18:28que le monde avait sacrément changé
18:30parce qu'il y a 20 ans,
18:32personne n'aurait commencé
18:34un discours politique
18:35en disant
18:35la valeur essentielle,
18:37c'est le respect
18:37de l'état de droit
18:38et du modèle démocratique.
18:39Ça semblait acquis
18:39à tout le monde.
18:41Aujourd'hui,
18:41nous vivons dans un monde
18:42où rappeler son attachement
18:43aux valeurs démocratiques
18:44et à l'état de droit,
18:46c'est prendre une position politique
18:47qui est largement contestée,
18:48largement débattue,
18:50largement remise en cause
18:51à l'extérieur de nos frontières
18:52par des puissances autoritaires
18:53et à l'intérieur de nos frontières
18:54par des gens qui pensent
18:55que la démocratie,
18:56c'est bien,
18:56mais ça prend du temps,
18:57c'est compliqué,
18:58il y a des contre-pouvoirs,
18:59on pourrait aller tellement plus vite,
19:00on pourrait aller tellement plus fort
19:01et finalement,
19:02qu'est-ce qu'on s'embête
19:03avec la liberté d'expression,
19:04avec la liberté de penser,
19:05avec les contre-pouvoirs,
19:06avec les procédures.
19:07Aujourd'hui,
19:08la démocratie,
19:09ça se défend.
19:10Ça s'est sans doute
19:10toujours défendu,
19:12mais ça doit se défendre
19:13encore plus fort.
19:18Respect du droit,
19:19respect de l'état de droit,
19:20respect du modèle démocratique,
19:21première valeur importante.
19:23Attachement à la construction européenne,
19:24ensuite, évidemment,
19:25je dis ça ici,
19:26à Lille,
19:27dans le Nord,
19:29peu de départements
19:30savent
19:32autant que le département du Nord,
19:34ce qui se passe
19:35lorsque l'Europe se disloque.
19:38Peu de départements
19:39ont conservé
19:39autant que celui du Nord
19:40la mémoire
19:43du prix terrible
19:44que l'Europe paye
19:45lorsqu'elle ne s'entend plus
19:46et lorsque
19:47les états d'Europe
19:49s'affrontent.
19:50Ma grand-mère,
19:51ma grand-mère était née
19:52en 1925,
19:53mon grand-père était née
19:54en 1914,
19:56eh bien,
19:57ils me racontaient
19:59parce que leurs parents
20:00leur avaient dit
20:01ce qu'avait été
20:02la première occupation,
20:04celle de la Première Guerre mondiale,
20:05la première occupation allemande,
20:07ici,
20:07dans le Nord,
20:08quand on était derrière
20:10la ligne de front.
20:10Les privations,
20:14l'absence de liberté,
20:17les difficultés
20:18à se nourrir.
20:20ici,
20:20dans le Nord,
20:21on sait,
20:22moi,
20:22je viens d'un territoire,
20:23le Havre,
20:25qui a un souvenir
20:25assez net aussi
20:27de ce que donne
20:27la guerre en Europe.
20:30Cette construction européenne,
20:31ce miracle collectif
20:32que nous avons mis
20:33en place
20:34depuis 1945,
20:35que nos aînés
20:36ont mis en place
20:36depuis 1945,
20:37qui nous appartient
20:38de faire durer,
20:39de faire vivre,
20:40de rendre plus forts,
20:41nous devons dire
20:41que nous sommes européens,
20:42nous devons dire
20:43que nous sommes pour l'Europe,
20:44nous devons dire
20:44que tous ceux qui,
20:45directement ou indirectement,
20:47et c'est encore plus pernicieux
20:48lorsque c'est indirect,
20:49veulent remettre en cause
20:50la construction européenne,
20:51font courir un risque
20:52à notre pays,
20:53à notre continent,
20:54qui est démentiel
20:54dans le monde
20:55dans lequel nous vivons.
20:55Nous devons dire
20:56que nous sommes européens.
21:04Le choix d'une économie
21:06de marché
21:06qui doit être dynamique
21:08pour créer des richesses
21:08et régulier
21:09pour éviter les désordres.
21:10Mais enfin,
21:12disons-le,
21:12si nous voulons créer
21:13des richesses,
21:13l'économie de marché,
21:14ça se défend,
21:15ça s'encadre.
21:17Ça se contrôle.
21:19Mais ne jetons pas
21:21le bébé avec l'eau du bain
21:22si nous voulons produire
21:23plus de biens,
21:24plus de services,
21:25si nous voulons favoriser
21:26l'innovation,
21:27la création au service
21:28de la résolution
21:29des problèmes
21:29que nous rencontrons.
21:30Nous devons faire confiance
21:31à cette économie de marché
21:32en l'encadrant,
21:33bien entendu.
21:33L'école du mérite
21:35et de l'excellence républicaine,
21:36pas simplement
21:37l'école de l'occupation
21:38des élèves,
21:38l'école du mérite
21:40et de l'excellence républicaine,
21:41celle qui permet
21:42et qui a permis
21:43à des générations
21:44de s'élever,
21:45des générations
21:46qui ne recevaient pas
21:47d'héritage,
21:48des générations
21:49qui n'avaient pas
21:50la richesse financière
21:51ou matérielle,
21:52mais qui,
21:52par l'école,
21:53par le savoir,
21:55par l'étude,
21:56pouvaient,
21:56par les concours,
21:58espérer s'élever,
21:59qui faisaient la fierté
22:00de leurs parents,
22:00qui faisaient la fierté
22:01de leurs professeurs.
22:01Cette école-là,
22:02elle existe encore.
22:04Mais si on n'y met pas
22:05beaucoup plus
22:06d'exigences,
22:08elle risque
22:08de s'étioler
22:09et elle s'étiole déjà.
22:12La conscience claire
22:13de l'urgence climatique,
22:15il ne faudra pas
22:15tourner autour du pot.
22:17L'urgence est là,
22:18nous l'avons vu.
22:19Des investissements
22:20considérables sont nécessaires,
22:21des changements d'usage,
22:22nous y reviendrons.
22:23Le souci de préserver
22:24la dignité de chacun
22:25grâce à des efforts partagés
22:26et à la solidarité nationale.
22:28Enfin,
22:29autre valeur commune,
22:30la volonté de doter la France
22:32de tous les instruments
22:33permettant de défendre
22:35ses intérêts
22:35et sa sécurité.
22:37Tous ceux qui se retrouvent
22:38dans ces idées simples
22:40mais importantes,
22:42tous ceux-là
22:42doivent se rassembler
22:44pour que nous ne basculions
22:45ni dans la prétendue
22:46nouvelle France
22:47de la France insoumise,
22:50ni dans l'identitarisme
22:52nationaliste
22:52et gauchisant
22:53de Mme Le Pen.
22:55A tous ceux
22:56qui partagent ces idées,
22:57je dis que nous allons
22:59devoir recomposer
23:00la vie politique française.
23:02Recomposer
23:03un programme commun
23:04autour de mesures
23:05indispensables
23:06pour la France.
23:08Recomposer
23:09une organisation
23:10partisane.
23:12Recomposer
23:13une majorité.
23:15Le programme d'abord.
23:17D'une certaine façon,
23:18nous y sommes.
23:19La campagne a commencé.
23:21Chacun propose
23:21ses mesures.
23:22Nous voyons tous
23:23que les candidats
23:24issus de la droite
23:25et du centre
23:25ne disent pas exactement
23:26la même chose.
23:28Mais enfin,
23:28comment ne pas reconnaître
23:29qu'il y a dans les priorités,
23:31dans les mesures,
23:32dans les dangers repérés
23:33et dans les solutions proposées
23:34bien plus de points communs
23:35que de différences inconciliables.
23:37Nous pensons tous
23:38que la dette
23:39est un sujet sérieux
23:40à la différence
23:41de M. Mélenchon.
23:42Quand on promet
23:43de dépenser sans compter,
23:44de déchirer
23:45nos engagements européens
23:46et de faire croire
23:46qu'on pourra continuer
23:47à emprunter sans conséquence,
23:48on ne prépare pas
23:49des jours heureux.
23:50On prépare une crise financière.
23:51Et les crises financières,
23:53ce sont toujours
23:53les Français
23:54et singulièrement
23:55les plus modestes
23:56qui finissent
23:57par la payer
23:58par leurs impôts,
23:59par leur épargne,
24:00par leurs emplois,
24:01par leurs services publics.
24:02Alors qu'on ne vienne pas
24:02me présenter moi
24:03comme le candidat
24:04de la sueur du sang
24:05et des larmes,
24:06la sueur peut-être,
24:07mais croyez-moi,
24:07avec le programme
24:08de M. Mélenchon,
24:09le sang et les larmes,
24:11c'est lui.
24:21Nous, nous pensons
24:22qu'il faut trouver
24:22une solution équilibrée,
24:24juste et durable
24:25à la question des retraites.
24:27Tout le monde recherche
24:27à équilibrer
24:28les finances des retraites.
24:29Enfin, tout le monde.
24:30Non, pas tout le monde.
24:31Non, non, pas tout le monde.
24:34Marine Le Pen
24:35ne cherche pas
24:35à équilibrer
24:36les finances des retraites.
24:38Elle a proposé,
24:39si j'ai bien compris
24:39sa proposition formulée
24:41lors du débat au MEDEF,
24:43une réforme
24:43qui coûte 9 milliards de plus.
24:46Elle a inventé
24:47la réforme
24:48qui aggrave le déficit.
24:50Fallait y penser.
24:52Les promesses
24:53sont pour aujourd'hui.
24:55Elles peuvent être
24:55douces à entendre.
24:57La facture
24:58sera pour la France
24:59de demain,
25:00celle de nos enfants,
25:02celle des actifs
25:02de demain,
25:04celle des jeunes enfants
25:06collégiens ou lycéens
25:07qui, dans 10 ou 15 ans,
25:08devront,
25:09si on n'a pas réglé
25:10la question des retraites,
25:12cotiser dans des hauteurs
25:13qui n'ont rien de raisonnable
25:14pour payer les retraites
25:16de celles et ceux
25:17qui n'auront pas
25:17réglé la question avant eux.
25:18C'est indigne
25:19de ce que nous laissons
25:20à nos enfants.
25:21C'est inacceptable.
25:22Nous devons régler
25:22cette question.
25:31Nous pensons tous
25:32qu'il faut garantir
25:33l'ordre et la prospérité.
25:34Même la grande ambition nationale
25:35d'une éducation nationale
25:37nationale refondée
25:38nous réunit.
25:39Nous ne sommes
25:40tous les candidats
25:41de la droite et du centre
25:42jamais exactement
25:43au même endroit,
25:44mais nous ne sommes
25:45jamais très loin non plus.
25:46Je vous parie
25:47qu'au fur et à mesure
25:48de cette campagne,
25:49si nous prenons le soin
25:50de l'affaire
25:51avec sérieux,
25:52nous verrons
25:53les convergences se dessiner,
25:55les accords se faire plus net
25:56et cela sera précieux
25:58pour l'avenir.
26:01L'organisation partisane,
26:03ensuite.
26:04J'ai lu,
26:05ce que je lis beaucoup,
26:07que certains me reprochaient
26:09de vouloir reconstruire
26:10l'UMP.
26:12Je ne vais pas m'en plaindre.
26:14J'ai participé
26:15à la création de l'UMP
26:16en 2002.
26:16J'ai même été
26:17son premier directeur général.
26:19Et je me souviens
26:20qu'en 2007,
26:21le candidat porté par l'UMP
26:23a remporté
26:23une magnifique victoire.
26:29magnifique.
26:31Elle était due,
26:32évidemment,
26:32à son talent.
26:33Elle était due aussi
26:34à une organisation partisane
26:36qui pouvait le servir
26:37et qui lui permettait
26:39de s'asseoir
26:39sur un socle politique,
26:42idéologique,
26:43sociologique
26:43extrêmement large.
26:45Quand une grande partie
26:47des centristes
26:48ont quitté l'UMP
26:48en 2011
26:49avec Jean-Louis Borloo,
26:50ce parti a un peu
26:51cessé d'être lui-même
26:52et j'observe
26:53qu'il a perdu
26:54toutes les élections
26:54nationales depuis.
26:56Mais on ne peut pas
26:57être
26:58et avoir été.
26:59Il ne s'agit pas
27:00de refaire l'UMP.
27:01Il s'agit de construire
27:02le contrat de gouvernement
27:04ou le nouveau parti
27:06ou la nouvelle confédération
27:07de partis
27:08qui permettra
27:08à tous ceux
27:09qui veulent unir
27:10leurs forces
27:10au service du pays
27:11de gouverner ensemble.
27:13Nous ne pourrons pas
27:14gouverner,
27:15nous ne pourrons pas
27:16tenir le pays
27:17en conservant
27:18quatre ou cinq
27:19formations politiques
27:19sans lien,
27:20sans procédure
27:21pour se parler,
27:22sans confiance
27:23parfois entre elles.
27:25La majorité,
27:26enfin,
27:28Gérald l'a dit,
27:29il a raison,
27:30c'est un des points
27:31les plus essentiels.
27:32Il est lointain,
27:33on le voit moins,
27:34mais il est essentiel.
27:36Après la présidentielle,
27:38nous devons construire
27:39une majorité politique.
27:41Sans majorité absolue
27:43à l'Assemblée nationale,
27:44rien de grand n'est possible.
27:45je veux dire que
27:46pour ceux qui en doutent,
27:49nous l'avons compris
27:50depuis 2024.
27:52Le gouvernement
27:53agit
27:54autant qu'il peut
27:55dans un contexte
27:57où l'absence
27:57de majorité
27:58lui interdit
27:58de trancher
27:59les grandes options
28:00du débat national
28:01et d'avancer
28:01avec suffisamment
28:03de force
28:03et de résolution
28:04dans le sens
28:04qui conviendrait.
28:07Nouvelle majorité
28:09à construire,
28:09cela impliquera
28:10de désigner
28:11des candidats uniques
28:12dans chaque circonscription.
28:14Pas deux,
28:15pas trois
28:16avec un officiel,
28:18un officieux
28:18et un outsider
28:19qu'on aime bien.
28:20Un seul
28:21qui s'engagera
28:22sur un contrat
28:23de majorité
28:23sous une bannière commune.
28:25Toute autre solution
28:27me paraît vouée
28:27à l'échec.
28:29Autant,
28:29je n'ai aucun doute
28:30sur la capacité
28:33pour la droite
28:34et le centre rassemblés
28:35à obtenir
28:36une majorité
28:37après les présidentielles.
28:40Autant,
28:41sans ce rassemblement,
28:42je suis convaincu
28:43que nous ne serons pas
28:44en mesure
28:44d'offrir au pays
28:45la majorité
28:46dont il a besoin.
28:48Cher Gérald,
28:50parce que tu es
28:51un élu local
28:53expérimenté,
28:54un ministre respecté,
28:55parce que je connais
28:56ton sens des responsabilités
28:57et que tu réponds
28:59toujours présent
29:00dans les moments importants,
29:01parce que je te fais confiance,
29:03ton rôle
29:03dans la préparation
29:05de cette recomposition
29:07sera central.
29:10Une recomposition
29:11qui ne sera pas
29:11une reconduction
29:12ni une addition
29:14de sensibilité
29:14ni une collection
29:15d'appareils partisans,
29:16mais quelque chose
29:16de nouveau.
29:18Et sur la base
29:18de cette majorité solide,
29:20cohérente,
29:21déterminée,
29:21je nommerai
29:22un gouvernement
29:23de refondation,
29:25avec des femmes
29:26et des hommes
29:26décidés à prendre
29:27l'action à leur compte,
29:29d'où qu'ils viennent,
29:29comme ils sont,
29:30avec leur expérience,
29:31leur fidélité,
29:32leur prise de position,
29:33sans renoncer
29:34à ce qu'ils sont
29:34et sans se renier.
29:36Je ne cherche pas,
29:37mesdames et messieurs,
29:38des reniements,
29:39je veux des adhésions
29:40et du caractère,
29:42cette vertu
29:43des temps difficiles,
29:45comme on dit,
29:46et une expérience
29:47du terrain,
29:47parce que rien,
29:48absolument rien,
29:49ne remplacera
29:49la confrontation
29:50quotidienne
29:51avec la difficulté
29:52des Français.
29:53Le vivier
29:54de compétences
29:55de maires,
29:57de présidents
29:57de départements,
29:58de régions
29:59est large,
30:00il faudra
30:00y puiser largement.
30:02Et ce gouvernement
30:03de refondation,
30:04appuyé sur une majorité
30:05solide,
30:05aura pour mission
30:06de redonner un cap
30:07de la constance,
30:08de la cohérence,
30:09de la confiance
30:10à un pays
30:11qui en a besoin.
30:20Il m'incombe,
30:21chers amis,
30:22de créer les conditions
30:23de ce rassemblement.
30:24Gérald l'a dit,
30:25publiquement,
30:26et il a raison.
30:27C'est sans doute
30:28un réflexe de maire,
30:29mais je crois aux campagnes.
30:31Je crois à leur dynamique
30:32de rassemblement.
30:33Une dynamique
30:34qu'il faudra percevoir
30:36et respecter
30:37le moment venu,
30:38c'est-à-dire
30:39ni trop tôt
30:39ni trop tard,
30:40je ne sais pas quand,
30:42tout le monde s'agite.
30:44Sera-t-il novembre
30:46ou décembre ?
30:47Ou faudra-t-il
30:48attendre janvier ?
30:50Voir février ?
30:51Après février,
30:51ça va être tard,
30:52quand même.
30:55Ce moment viendra.
30:58Et l'union se fera.
31:00Et elle sera fondée
31:01sur des décisions
31:02responsables
31:04de femmes et d'hommes
31:04politiques engagés
31:06qui auront dit
31:07ce qu'ils voulaient
31:07au pays
31:08et qui jugeront
31:09le moment venu
31:10de la responsabilité
31:11qu'ils doivent prendre
31:12devant les Français.
31:15Moi,
31:16j'y serai toujours prêt
31:17à cette prise de responsabilité
31:19et à cette logique
31:20de rassemblement.
31:21Et en attendant,
31:22je continuerai
31:23de dire aux Français
31:24ce que je veux faire
31:25pour eux,
31:25pour vous,
31:26et surtout ce que je veux faire
31:27pour nos enfants.
31:29Car présider la République,
31:30c'est fixer la direction,
31:34c'est prendre des décisions
31:35pour les Français
31:36d'aujourd'hui,
31:36bien sûr,
31:37mais c'est aussi,
31:38peut-être même surtout,
31:40préparer la France
31:41de demain,
31:42celle de nos enfants,
31:44celle de nos petits-enfants.
31:45Et je crois que
31:47le projet
31:47que je veux présenter
31:49peut rassembler
31:50tous les Français
31:51qui comprennent
31:51que confier le pouvoir
31:52aux extrêmes,
31:53c'est à nouveau retarder
31:55le moment
31:55où on remet le pays debout
31:57pour nos enfants.
31:58Ce projet de redressement
32:00est assez simple,
32:01en fait.
32:02Je pense qu'il faut
32:03être ferme,
32:04très ferme,
32:05sur le régalien.
32:07Rénover profondément
32:08la justice,
32:09confier au maire
32:10des pouvoirs étendus
32:11pour aider la police
32:11et la justice
32:12à faire prévaloir
32:14l'ordre dans la rue,
32:15soutenir les forces
32:16de l'ordre,
32:17taper au portefeuille
32:17les délinquants.
32:20Applaudissements
32:22Je pense qu'il faut
32:23reprendre le contrôle
32:24de nos frontières.
32:25Je ne promets pas
32:25l'immigration zéro,
32:26comme l'a dit
32:27très justement Gérald,
32:28sauf là où c'est nécessaire,
32:29comme un Mayotte.
32:30Mais je veux qu'on choisisse
32:31notre immigration.
32:32Je veux qu'on s'assure
32:33que les étrangers
32:34choisissent notre pays
32:35pour y travailler,
32:36pour s'y intégrer
32:36et pas simplement
32:37pour nos aides.
32:38Il faudra donc revoir
32:39nos aides sociales,
32:40comme au Danemark.
32:42Applaudissements
32:43Et je ne crois pas
32:44qu'on a besoin
32:45de réviser la Constitution
32:47ou de sortir
32:48de l'état de droit
32:49pour faire tout cela.
32:50Je pense qu'il faut
32:51remettre de l'ordre
32:52dans nos comptes
32:53et le faire enfin
32:54avec bon sens et courage,
32:55c'est-à-dire non pas
32:56en disant qu'on peut
32:57brûler la dette,
32:58non pas en augmentant
32:59encore les impôts
33:00qui sont déjà
33:00les plus hauts du monde,
33:01mais en baissant les dépenses.
33:02On l'a fait avec Gérald,
33:03je l'ai dit,
33:03pendant trois ans.
33:04Arrêtons d'en avoir peur.
33:05C'est faisable,
33:06ça produit des résultats.
33:07J'ai dit qu'il fallait
33:08s'inspirer de l'Allemagne
33:09sur le chômage
33:10et de l'Espagne
33:11sur les indemnités journalières.
33:12Enfin, mes amis,
33:13je ne crois pas
33:14que ni l'Espagne
33:15ni l'Allemagne
33:16ce soit le goulag.
33:17Je ne crois pas
33:18que ce soit
33:18des pays ultra-libéraux.
33:19La dernière fois
33:20que j'ai regardé l'Espagne,
33:21c'était un gouvernement de gauche
33:23qui, depuis plus de dix ans,
33:25gérait la situation.
33:26Je demande
33:27à ce qu'on s'inspire
33:28des bonnes idées
33:29partout où elles existent
33:30en Europe,
33:31dans le même cadre juridique
33:32européen
33:32que celui qui prévaut en France.
33:34Nous pouvons le faire,
33:35nous allons le faire.
33:41Et bien entendu,
33:43bien entendu,
33:44nous devons protéger
33:44ceux qui sont malades,
33:45bien entendu.
33:46Mais il faut aussi lutter
33:47contre les abus.
33:48Parce que,
33:49quand certains abusent,
33:51au fond,
33:52ce sont tous les autres
33:53qui compensent.
33:54Financièrement, bien sûr,
33:55mais même matériellement.
33:56Vous voyez tous,
33:57dans les entreprises,
33:58dans l'administration,
33:59le poids que ça représente
34:01pour les autres
34:02quand quelqu'un abuse.
34:04Le travail supplémentaire,
34:06la contrainte supplémentaire,
34:07et plus que ça même,
34:08d'une certaine façon.
34:09Le sentiment que,
34:11enfin,
34:12ceux qui respectent les règles
34:13et qui se donnent du mal
34:13sont finalement
34:14ceux qui supportent
34:16le coût de ceux
34:17qui, au fond,
34:17trouvent que,
34:18bah,
34:19c'est un peu dur,
34:20allez hop,
34:21on va se mettre en congé.
34:22Ça existe.
34:22Évidemment que ce n'est pas
34:23le cas de tout le monde.
34:24Évidemment qu'il faut
34:25qu'on continue à aider
34:25ceux qui en ont besoin.
34:26Bien sûr.
34:28Mais enfin,
34:29on peut quand même
34:30être exigeant.
34:31On peut quand même
34:32dire à tous
34:33que les droits
34:34et les devoirs
34:35vont ensemble.
34:36Et que face
34:37à la sécurité sociale,
34:38on n'est pas face
34:39à quelque chose
34:41qu'il suffirait
34:41d'aller chercher
34:42parce qu'au fond,
34:43quelqu'un d'autre
34:44paiera,
34:44parce que ça n'est pas
34:45si grave.
34:47Notre modèle social
34:48doit toujours
34:49tendre la main
34:50à celui qui tombe.
34:52Mais il doit toujours
34:53donner plus
34:53à celui qui travaille
34:54qu'à celui qui choisit
34:57ou qui s'autorise
34:58pendant un temps
34:59à ne pas travailler.
35:00C'est une question
35:00de justice.
35:02Et je sais qu'ici,
35:03dans le Nord,
35:04cette justice du travail,
35:06cette éthique du travail,
35:07vous y êtes profondément
35:09attachés.
35:10Je pense qu'il faut
35:11réformer l'État,
35:12que Gérald et moi
35:13aimons tous les deux,
35:14que nos collectivités
35:16territoriales,
35:16et nous les aimons
35:17aussi tous les deux,
35:19ainsi que l'État
35:20doivent faire un peu
35:20d'efforts et se concentrer
35:21sur ce qu'elles doivent faire,
35:22sur ce qu'elles savent faire
35:23et pas nécessairement
35:25s'éparpiller.
35:27Je crois qu'il faut
35:28réformer nos institutions
35:29pour qu'on sorte
35:30du désordre actuel.
35:32Je pense qu'il faut
35:33réformer profondément
35:34l'Europe
35:35et arrêter d'en faire
35:36le bouc ébissaire
35:37commode,
35:37de nos propres frustrations
35:39et parfois
35:40de nos propres lâchetés.
35:46Je pense,
35:47mesdames et messieurs,
35:49surtout que pour
35:50construire l'avenir
35:51de nos enfants,
35:51il faut investir
35:52et que c'est d'ailleurs
35:53une des raisons
35:55pour lesquelles nous devons
35:55faire des économies ailleurs.
35:57Investir dans la recherche,
35:59dans les infrastructures,
36:00dans l'adaptation
36:01au changement climatique,
36:02investir dans l'école,
36:03qui a un rôle essentiel
36:04dans l'épanouissement
36:05de nos enfants
36:05et qui est aussi
36:07une condition
36:07de notre puissance,
36:08de notre prospérité,
36:10de notre grandeur
36:11pour les années qui viennent.
36:13J'ai proposé
36:14d'augmenter de 20%
36:15la rémunération moyenne
36:16des enseignants.
36:17C'est beaucoup.
36:18Mais c'est indispensable
36:19pour redonner
36:20de la dignité
36:20à leur métier
36:21et pour attirer
36:21toujours plus
36:23de meilleurs professeurs.
36:25Comme j'ai proposé
36:26de généraliser
36:27les classes réduites
36:27pour la maternelle
36:28et le primaire,
36:30de donner beaucoup plus
36:31de liberté
36:31aux établissements scolaires
36:32pour adapter
36:33l'organisation des classes,
36:34les rythmes,
36:35la pédagogie
36:36aux réalités locales,
36:37avec en contrepartie
36:38plus de transparence
36:39sur les performances
36:40des établissements,
36:42plus d'évaluation
36:42et plus de responsabilité
36:44parce que je ne connais pas,
36:45mesdames et messieurs,
36:46de liberté
36:47qui irait
36:47sans responsabilité.
36:49Je pense,
36:50cher Gérald,
36:51que si nous demandons
36:52un peu d'effort
36:53aux Français,
36:54il faudra les rassurer
36:55sur notre système
36:55de santé.
36:56Je ne crois pas
36:57à la sécurité sociale
36:58à deux vitesses.
36:59Je crois que si on s'y met tous,
37:01on peut sauver notre modèle,
37:02notre modèle de santé
37:03auquel je suis extrêmement attaché.
37:05Et je dis
37:05à tous les responsables politiques
37:06ne prenez pas
37:08la sécurité sociale
37:08en otage,
37:10votons le budget
37:10de la sécurité sociale
37:11cette année,
37:12mettons nos différents côtés
37:13pour arrêter
37:13de creuser le déficit.
37:15C'est ce déficit
37:16qui condamne
37:17à terme
37:17un système
37:19indispensable,
37:19indispensable
37:20pour nos concitoyens
37:22et auquel nous sommes tous
37:23quels que soient,
37:23pour le coup,
37:24quelles que soient
37:24nos opinions,
37:25nos histoires,
37:27tous extrêmement attachés.
37:28Et je pense que oui,
37:29pour financer tout cela,
37:31nous allons devoir travailler
37:32un peu plus
37:32et régler la question
37:34de nos retraites.
37:35Et à force de le répéter,
37:36j'ai l'impression
37:36que ça commence à payer.
37:38Un peu.
37:39J'ai observé
37:40que François Hollande
37:41se dit convaincu
37:43de la nécessité
37:43de travailler plus longtemps.
37:46Bon,
37:47l'âge actuel,
37:48avec la réforme
37:49borne bloquée,
37:50c'est 62,9.
37:53Il propose 63.
37:57Ils ne proposent pas
37:58de revenir en arrière.
37:59Il y en a qui proposent
38:00de revenir en arrière.
38:0063.
38:02Mais j'ai entendu
38:03tes attentes,
38:03Gérald.
38:05J'entends ce que me disent
38:06d'ailleurs ceux
38:07que je rencontre
38:07depuis 4 ans
38:09et depuis même
38:10plus longtemps
38:11lors de tous
38:11mes déplacements.
38:13Et je sais bien
38:14que s'il y a d'un côté
38:16la réalité démographique
38:18et il y a de l'autre
38:19la réalité des métiers,
38:21des carrières,
38:22qui fait que travailler
38:23plus longtemps,
38:24ce n'est pas la même chose
38:25pour le cadre
38:25qui dispose de RTT,
38:27qui dispose de la possibilité
38:29de travailler
38:30ou du plus exactement
38:30de télétravailler
38:31et pour les gens
38:32qui ont un travail posté
38:34ou pénible
38:35ou de nuit.
38:38On devra donc tenir compte
38:40de ces deux réalités.
38:41la réalité démographique
38:43qui nous impose
38:44de travailler plus,
38:46la réalité des métiers
38:48qui nous impose
38:49de prendre en compte
38:50ce que vivent
38:50nos concitoyens.
38:53Et moi,
38:53je tiendrai en compte,
38:55je prendrai en compte
38:56ces deux réalités
38:57dans mes propositions
38:58sur les retraites.
38:59Je le dis, Gérald,
39:00parce qu'on en parle
39:02depuis longtemps,
39:03très longtemps,
39:04depuis 2017.
39:06Tu peux être convaincu
39:07que mon projet
39:08pour les retraites
39:09sera
39:11responsable pour tous
39:12et juste
39:13pour chacun
39:14parce que,
39:14comme tu le dis très bien,
39:15c'est une question
39:16de dignité.
39:26Chers amis,
39:28l'avenir
39:29n'est jamais écrit
39:32et je me méfie
39:34toujours
39:35de ceux
39:35qui pensent
39:36que demain
39:37est au fond
39:39déjà prévisible.
39:42L'avenir
39:43de cette campagne
39:43n'est pas écrit.
39:45Il y a une candidate
39:46largement en tête
39:49si l'on en croit
39:50les sondages.
39:51Elle est même
39:52parfois donnée
39:52gagnante.
39:54La campagne
39:54ne fait que commencer.
39:57Chacun propose,
39:59chacun défend,
40:01explique.
40:02Les non-dits,
40:04les incohérences,
40:06les renoncements
40:07commencent à se faire jour.
40:09Nous en débattrons
40:11et les Français jugeront.
40:13Personne ne choisira
40:14à votre place.
40:16Mais surtout,
40:17l'avenir de notre pays
40:18n'est pas écrit.
40:20Il ne l'a d'ailleurs
40:20jamais été.
40:21C'est la raison
40:22pour laquelle,
40:22dans son histoire,
40:23la France a si souvent
40:24surpris.
40:24Le monde
40:26et parfois,
40:27les Français eux-même.
40:29Je suis convaincu
40:30que la France
40:31peut encore surprendre.
40:32Je suis convaincu
40:33qu'elle va surprendre.
40:35Parce que je connais
40:35ses forces,
40:36que je les vois
40:37partout en France.
40:38Parce que je connais
40:38son courage,
40:39je le vois partout en France.
40:41Parce que je connais
40:41son envie,
40:42je la vois partout en France.
40:44Et je vous le dis,
40:45mesdames et messieurs,
40:46bien sûr,
40:47nous avons,
40:47chez nous autres,
40:48Français,
40:49une capacité lucide
40:51à dire
40:52les choses ne vont pas bien,
40:54à râler,
40:55à nous préoccuper
40:56de l'avenir,
40:57de notre avenir
40:58et parfois
40:58de l'avenir du monde.
40:59Tout cela est vrai.
41:01Mais je vous garantis
41:02que partout en France,
41:03c'est vrai dans le Nord,
41:04c'est vrai à Tourcoing,
41:05c'est vrai sur tout
41:05le territoire national,
41:06c'est vrai dans les Outre-mer,
41:07partout,
41:08je vois des associations
41:09qui font un travail
41:10sur le terrain exceptionnel,
41:12des soignants,
41:13des chefs d'entreprise,
41:14des responsables culturels,
41:16des créateurs,
41:17des gens qui transmettent,
41:19des gens qui créent,
41:20des gens qui se donnent,
41:21des gens qui ne comptent pas
41:23des gens qui inspirent,
41:25partout en France,
41:27jeunes,
41:27moins jeunes,
41:28plus jeunes du tout,
41:31des réussites économiques
41:32exceptionnelles.
41:33Je pourrais en faire
41:34par le menu.
41:36Il y a un mois,
41:37j'étais dans le doux
41:40et j'ai vu une entreprise
41:42incroyable
41:42qui raconte
41:43une merveille française.
41:45Personne n'en parle,
41:46c'est idiot.
41:47Une boîte qui,
41:47dans les années 70,
41:49fabriquait des casseroles
41:50et puis deux anciens
41:51casques militaires,
41:52la boîte s'appelle Christelle.
41:53Elle était
41:55tout près de la faillite.
41:58Une femme,
41:59jeune,
42:00comptable,
42:01se dit
42:01ce n'est pas possible,
42:03convainc son mari,
42:03ingénieur,
42:04chez Peugeot,
42:05de dire
42:06il faut y aller,
42:07on ne va quand même pas
42:08laisser ce truc s'écrouler,
42:09on va se lancer.
42:10Et à deux,
42:12il remonte une entreprise
42:13qui est aujourd'hui
42:14une pépite mondiale,
42:16les ustensiles de cuisine.
42:18Tous les grands restaurants
42:19du monde
42:20travaillent avec
42:20cette entreprise.
42:22Et quand vous rentrez
42:23dans cette entreprise
42:24familiale
42:26qui a innové,
42:28toutes celles et ceux
42:29qui travaillent,
42:29toutes,
42:30écoutez-moi bien,
42:31toutes,
42:31toutes,
42:32on le saurait relève.
42:34La fierté du travail accompli,
42:36la claire conscience
42:37qu'ils participent
42:38à une grande aventure industrielle,
42:41la fierté incommensurable
42:43de dire que ce qu'ils font
42:44est bien fait,
42:46qu'ils le font
42:46dans un esprit juste,
42:48et qu'ils apportent
42:49de la satisfaction
42:50à leurs clients,
42:51à leurs familles
42:52et à cette histoire locale.
42:55Partout en France,
42:56je vois des entreprises
42:57qui disent cela.
42:59Et partout en France,
43:00je vois une certaine pudeur
43:01à le montrer.
43:03Une forme de
43:03« nous avons réussi,
43:05pourquoi le dire ? »
43:06« Nous avons eu de la chance,
43:07pourquoi dire notre fierté ? »
43:09Mais nous devons montrer
43:10ces exemples de réussite.
43:11Ils sont nombreux,
43:13ils sont la force
43:14de notre pays,
43:15ils sont probablement
43:15ceux sur quoi
43:16nous allons pouvoir
43:17construire un navire.
43:17plus grand et plus fort.
43:20Alors oui,
43:20la France va continuer
43:21à surprendre.
43:22Vingt siècles peuvent
43:23attester qu'on a toujours
43:24raison d'avoir foi
43:25en la France,
43:26disait le général de Gaulle
43:26en 1943 à Alger
43:28et il fallait avoir
43:29la foi en la France
43:29en 1943 à Alger
43:31quand on s'appelait
43:31le général de Gaulle.
43:32aussi, mes chers amis,
43:34aujourd'hui,
43:35aujourd'hui encore plus qu'hier,
43:36je vous appelle
43:37à croire en nous.
43:39Pas en les autres,
43:40en nous.
43:42Croire en nous,
43:43croire en notre capacité
43:44à nous retrousser les manches,
43:45à rassembler nos forces,
43:47à offrir à nos enfants
43:48l'avenir qu'ils méritent.
43:50Et je veux vous dire
43:50ma détermination complète,
43:53calme,
43:54méthodique,
43:55mais complète,
43:56je mettrai toute mon énergie,
43:59toute ma force,
44:00toute ma volonté,
44:01toute ma capacité
44:02de rassemblement
44:03au service de cette campagne
44:05afin de gagner
44:06et de permettre
44:07à notre pays
44:08de préparer l'avenir
44:09de nos enfants.
44:10Oh les coeurs,
44:11vive la République
44:12et vive la France !
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