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  • il y a 1 semaine
Édouard Philippe, candidat "Horizons" à l'élection présidentielle, était l'invité de BFMTV ce dimanche 30 août

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00:00Bonsoir à tous, bonjour Edouard Philippe, merci de nous accorder cet entretien exceptionnel sur BFM TV depuis Tourcoing, ici même,
00:07où vous avez participé aujourd'hui à la rentrée politique de Gérald Darmanin, le garde des Sceaux,
00:11qui vous a apporté son soutien il y a maintenant une dizaine de jours, et tout à l'heure dans
00:15votre discours,
00:16vous avez expliqué que dans votre gouvernement ce sera avec des personnes qui ont l'habitude justement du commandement.
00:22Alors, quelle place aura par exemple Gérald Darmanin dans cette campagne ? Est-ce qu'il a les qualités pour
00:26être un bon Premier ministre ?
00:27Oh là là, je vois votre enthousiasme, je m'en félicite, j'ai appris à ne jamais brûler les étapes.
00:35J'ai insisté dans mon discours sur l'importance qu'il y avait, s'agissant des postes de responsabilité,
00:39à pouvoir disposer d'une expérience du commandement, parce que les ministres ce ne sont pas simplement des personnalités politiques,
00:45ce doit être des patrons d'administration qui écoutent leurs directeurs, mais qui savent les commander,
00:51qui savent les motiver, qui savent en changer lorsque les choses ne vont pas.
00:56Donc voilà, j'ai insisté sur le fait que nous sommes dans une période où l'expérience du commandement est
01:00utile
01:02et c'est ce que je veux réunir autour de moi.
01:05Je ne vais pas plus loin que ça.
01:07Il aura une place dans votre campagne, j'imagine ?
01:08J'ai considéré que compte tenu... D'abord, Gérald Darmanin est membre du gouvernement et il est à sa tâche.
01:15Aujourd'hui, nous sommes dimanche, il a organisé cette réunion publique et je l'en remercie.
01:18J'étais très heureux de pouvoir y participer.
01:19Enfin, il est à sa tâche. Il a beaucoup de travail.
01:24J'ai indiqué, parce que je crois que c'est vrai, que l'élection présidentielle qui s'annonce va forcément
01:30impliquer une recomposition.
01:33Recomposition partisane, probablement. Recomposition politique nécessaire pour qu'une majorité puisse se dégager après l'élection présidentielle.
01:41Compte tenu de son expérience, compte tenu de ses qualités, je pense qu'il aura un rôle central dans l
01:46'organisation de cette recomposition.
01:47Alors vous, comme lui, vous avez évoqué le fait que vous souhaitiez une politique en matière d'immigration qui soit
01:52plus ferme.
01:52Très concrètement, est-ce que ça veut dire, Edouard Philippe, que vous êtes favorable à un référendum sur l'immigration
01:57? Oui ou non ?
01:58Vous parlez de référendum. Référendum, ce n'est pas une fin en soi. Ce qui compte, c'est ce qu
02:01'on veut faire.
02:03Moi, ce qui m'intéresse, c'est de dire qu'en effet, on doit avoir une politique migratoire plus ferme,
02:08au sens où elle doit permettre à la France de mieux maîtriser l'entrée et le séjour des étrangers qu
02:14'elle veut autoriser à rester
02:15ou qu'elle ne veut pas autoriser à rester. Il y a un certain nombre de cas particuliers.
02:19Je suis allé à Mayotte, il y a une semaine, pour dire qu'à Mayotte, il y avait une crise
02:25migratoire d'une intensité telle, d'une durée telle,
02:27qu'il y avait des conséquences tellement déstabilisantes pour le territoire maorais,
02:32qu'il était impératif de fermer l'ensemble des vannes de l'immigration pour Mayotte.
02:36Je l'ai dit, je l'assume, je crois vraiment qu'il faut le faire parce que la situation là
02:40-bas est devenue incontrôlable.
02:43J'observe d'ailleurs M. Daré, et je le dis parce que c'est intéressant que je ne suis pas
02:47le seul à dire ça.
02:48En Europe, la Pologne, la Finlande, la Grèce, l'Italie, dans des registres différents, ont tout indiqué,
02:57et je crois qu'ils ont raison, que lorsqu'une crise migratoire vient déstabiliser de façon exceptionnelle,
03:03nous devons pouvoir lever un certain nombre d'obligations qui pèsent sur nous.
03:07Hier, sur notre antenne, Jordan Bardella dit, moi je ferai un référendum sur l'immigration.
03:11Ce n'est pas une bonne idée ?
03:12Non, un référendum, ça permet d'adopter un texte.
03:14Ce qui est plus important, c'est de savoir ce qu'il y a dans le texte.
03:16Vous voyez, c'est une façon d'adopter un texte.
03:17Moi, j'aime beaucoup les référendums, je n'ai aucun problème sur les référendums.
03:19Mais dire, je veux faire un référendum, en fait, ça veut dire, je veux faire adopter une loi.
03:23Ce qui compte, c'est ce qu'il y a dans la loi.
03:24Et moi, ce que je propose, c'est d'être beaucoup plus ferme, s'agissant de Mayotte.
03:27Alors là, ça c'est vrai, d'interdire, pendant la durée du quinquennat qui commencera en mai prochain,
03:35la possibilité de délivrer des titres de séjour, quelle qu'en soit la raison, à Mayotte.
03:40Ou d'instruire des demandes d'asile à Mayotte.
03:42Je propose aussi l'utilisation d'instruments qui existent aujourd'hui dans le droit communautaire.
03:46Parce que le droit communautaire, l'Europe, la capacité de l'ensemble des États à agir en la matière est
03:51indispensable.
03:53Il se trouve que l'Europe a décidé de la possibilité de créer des centres de retour dans des États
03:58tiers.
03:58Je propose que, compte tenu de la crise maoraise, on installe le premier centre de retour dans un des pays
04:02de l'Afrique de l'Est.
04:03C'est ce que j'ai indiqué à Mayotte.
04:04Ça, pour Mayotte, est-ce que vous pourriez le faire pour le reste du territoire français, ces centres de retour
04:08?
04:08Oui ou non ?
04:09S'agissant du territoire national, la situation est différente de celle de Mayotte.
04:12Elle applique et elle appelle, à mon avis, une politique beaucoup plus ferme en matière migratoire.
04:16Mais elle est différente.
04:17J'en donne deux exemples.
04:18Je ne veux pas interrompre la possibilité pour des étudiants étrangers de venir faire leurs études dans des établissements d
04:24'enseignement supérieur.
04:25Encore faut-il s'assurer qu'ils font effectivement leurs études, qu'ils disposent de suffisamment de moyens quand ils
04:29viennent s'installer et étudier en France.
04:31Et qu'après leurs études, si nous ne voulons pas les garder pour des raisons professionnelles, ils rentrent chez eux.
04:35Mais je pense qu'on va devoir continuer à délivrer des titres de séjour.
04:37De la même façon, nous allons continuer à devoir délivrer des titres de séjour en matière professionnelle.
04:42Parce qu'un certain nombre de compétences qui sont offertes et proposées par des étudiants, pardon, par des étrangers qui
04:48veulent s'installer en France, me paraissent utiles pour le pays.
04:51Lorsque ce sont des médecins, des infirmiers, des aides-soignants, des ingénieurs, lorsqu'il y a des compétences ou dans
04:57le monde agricole, nous devons les accepter.
04:59En revanche, je pense que pour le reste, nous devons être beaucoup plus fermes, y compris sur la façon dont
05:05sont interprétés les textes en matière de regroupement familial.
05:11Je pense qu'en la matière, comme en matière de relations avec les pays d'origine, nous devons être infiniment
05:17plus fermes, quitte à engager un rapport de force avec certains états qui ne jouent pas le jeu.
05:22Par exemple ?
05:23J'ai indiqué que j'étais personnellement favorable à la dénonciation du traité de 1968 qui gère les conditions d
05:30'entrée et de séjour des ressortissants algériens en France.
05:33Parlez du regroupement familial, ça veut dire restreindre le regroupement familial ?
05:38Je voudrais juste terminer.
05:39Il ne s'agit pas de dire que nous sommes des adversaires ou des ennemis d'Algérie.
05:43Il ne s'agit pas de prendre une mesure qui serait motivée par une haine ou une adversité à l
05:53'égard de l'Algérie ou du peuple algérien.
05:55Il s'agit juste de constater que ce traité de 1968, qui est organisé sur l'idée que nous avons
06:01une relation particulière via l'histoire, c'est vrai,
06:04et de confiance, est aujourd'hui appliquée par deux états qui sont dans une relation qui est extrêmement difficile.
06:09Je ne vois pas pourquoi aujourd'hui, les ressortissants algériens qui voudraient rentrer en France, où ils résidaient, seraient soumis
06:16à des conditions plus favorables que les autres étrangers.
06:18Je pense qu'on doit donc instaurer une forme de bras de fer qui ne sera pas simplement française, il
06:25faut l'instaurer au niveau européen.
06:26J'insiste là-dessus.
06:27Si vous voulez être plus ferme avec un État et qu'on est dans l'espace Schengen, c'est facile
06:31de contourner la France, de passer par l'Espagne, de passer par l'Italie et ensuite d'arriver en France.
06:36Donc c'est une politique européenne que je veux, beaucoup plus ferme, avec l'utilisation de tous les instruments qui
06:42sont aujourd'hui prévus par le droit communautaire.
06:43Vous évoquez aussi le fait qu'il faudra revoir un certain nombre d'aides sociales.
06:46Est-ce que, par exemple, il faut revoir certaines aides sociales dont bénéficient les étrangers, faire en sorte qu'ils
06:50n'en bénéficient qu'au bout d'un certain nombre d'années, peut-être d'augmenter ce nombre d'années
06:53?
06:53C'est un exercice auquel on se livre assez régulièrement.
06:56Quand j'étais Premier ministre, on a regardé dans quelle mesure l'aide médicale d'État, à laquelle je suis
07:03attaché...
07:04Vous ne la supprimerez pas ?
07:05Non. Je pense qu'il faut la conserver.
07:07Simplement, il faut vérifier qu'elle ne donne lieu à aucun abus et qu'elle est bien maîtrisée.
07:10Pourquoi est-ce que je ne la supprime pas ?
07:12Pour une raison assez simple.
07:13Un étranger, en situation irrégulière, qui se trouve en France et qui se trouverait devant un hôpital, serait soigné.
07:19Parce que les médecins, et c'est leur honneur, soigneront un ressortissant.
07:23Qu'ils soient en situation régulière ou irrégulière, ça me paraît évident et ça me paraît relevé de l'art
07:27logique.
07:28Ça aura un coût. Il faudra le prendre en charge.
07:30S'il n'y a pas d'aide médicale d'État, ce sera le déficit de l'hôpital.
07:32Ce sont deux caisses différentes. Je préfère mille fois avoir une aide médicale contrôlée, vérifiée, qui évite les abus,
07:39qui vérifie régulièrement qu'il n'y a pas de nouvelles filières qui se créent pour en bénéficier,
07:43mais qui prévoit la possibilité, parce que c'est l'intérêt général, de ne pas laisser se développer des épidémies
07:49ou des questions de santé publique qui seraient trop critiques.
07:53Est-ce que vous trouvez qu'il y a trop d'immigration légale en France ?
07:55En fait, le sujet, c'est qu'on confond tout en France.
08:00On confond l'immigration illégale, l'immigration légale, les demandes d'asile, les demandes d'asile non instruites,
08:06les demandes d'asile rejetées.
08:07Je pense qu'il y a trop d'étrangers en situation irrégulière en France.
08:11Je pense qu'il est trop facile aujourd'hui, dès lors qu'on est en situation irrégulière,
08:14d'éviter le retour dans le pays dans lequel on devrait rentrer.
08:18Ça, c'est un fait.
08:19Et je le constate à l'embolie d'un certain nombre de services publics,
08:23notamment en Ile-de-France, mais pas seulement,
08:25qui finissent finalement par fonctionner en étant presque submergés,
08:29parfois, par la question des ressortissants étrangers en situation irrégulière.
08:33Est-ce que vous seriez, par exemple, favorable à la remise en place de ce qu'on appelle la double
08:37peine ?
08:37C'est-à-dire que des étrangers qui ont purgé leur peine en France,
08:39ensuite, soient renvoyés dans leur pays. Oui ou non ?
08:41Je n'ai personnellement jamais compris pourquoi elle avait été supprimée.
08:44Elle a été supprimée il y a fort longtemps. Je crois que c'était sous la présidence de Nicolas Sarkozy.
08:52C'était un engagement qu'il avait pris.
08:54Moi, je considère que nous allons continuer à avoir besoin d'accueillir des ressortissants étrangers en France.
09:00Il ne faut pas s'en cacher. On en a besoin. On doit choisir qui ?
09:04Ça doit se faire par une délibération et par une décision du Parlement.
09:08Mais on doit choisir qui ? On doit choisir dans quelles conditions ?
09:11Et il me paraît évident que lorsqu'un étranger veut venir travailler en France, étudier en France,
09:17il doit respecter scrupuleusement toutes les règles qui s'appliquent en France.
09:20Et ceux qui se sont placés dans une situation de commettre des crimes sérieux
09:24n'ont aucune vocation à demeurer, quand bien même ils auraient eu un titre de séjour régulier.
09:29Donc vous, président, vous rétablirez la double peine ?
09:30Ça ne me pose aucun problème. Je pense qu'il faut être beaucoup plus ferme que ce que nous sommes
09:33aujourd'hui.
09:34Je le dis parce que je le pense et je connais peu de gens, au fond, aujourd'hui,
09:40qui considèrent qu'il est de meilleure politique, dès lors qu'on constate la situation d'un certain nombre de
09:46réguliers
09:47ou d'irréguliers qui commettent des infractions, de leur faire subir une peine de prison,
09:50puis ensuite de leur dire « mais vous pouvez rester ici ». Ben non.
09:52Quand vous faites cette proposition, quand vous faites vos propositions sur Mayotte...
09:56Ça se passe comme ça ? Ça se passe comme ça.
09:57Quand vous faites ces propositions, ça fait réagir notamment à droite.
09:59Ce midi, à mon micro, Dominique de Villepin disait que vous faites le jeu de Marine Le Pen en disant
10:03ça
10:03et que vous sortez du cadre républicain. Vous répondez quoi ?
10:06Je ne sors pas du cadre républicain. Je voudrais simplement dire deux choses.
10:09Le jeu de Marine Le Pen ?
10:10D'abord, pas du tout. Pas du tout. Je crois pas du tout. Je dis ce que je vois et
10:13je dis ce que je veux faire.
10:14Bon. Je constate que ce que je propose est souvent mis en œuvre dans des États démocratiques européens,
10:21parfois dirigés par la gauche sociale-démocrate.
10:23Je ne propose rien de plus que ce que le Danemark réalise.
10:27Le Danemark, c'est un pays social-démocrate. Je crois pas qu'il soit sorti du cadre démocratique ni du
10:31cadre européen.
10:32Plus dur, mais pas de référendum, vous l'avez dit, parce que vous dites « ça n'a pas de
10:34sens ».
10:34Comment vous qualifiez cette proposition de Jordan Bardet-là ?
10:36Encore une fois...
10:37Non, mais vous la qualifiez comment ?
10:38Mais le référendum, c'est ni un totem, ni un tabou.
10:41On peut tout à fait faire adopter des textes par référendum.
10:44Et je compte bien utiliser le référendum dans les conditions dans lesquelles il est prévu par la Constitution.
10:50Vous savez qu'il y a deux possibilités d'utiliser le référendum, l'article 11, l'article 89.
10:54Moi, je n'ai aucun problème à dire « faisons des référendums lorsqu'ils sont autorisés par la Constitution ».
10:59Pourquoi pas sur l'immigration ?
11:01Parce que je ne sais pas le texte dont vous parlez.
11:03Mais si jamais il y a un texte, vous, sur l'immigration, vous pouvez faire adopter par référendum ?
11:06On verra de quel texte il s'agit.
11:08Et je n'ai aucun problème, dès lors qu'il est dans le champ de l'article 11, à choisir
11:11un référendum pour faire adopter un texte.
11:13Mais j'insiste, M. Daré.
11:15L'état de droit, ce n'est pas un truc qui existe quand on n'en a pas besoin.
11:21L'état de droit, c'est notre règle collective.
11:24Il y a des conditions pour utiliser le référendum.
11:26« Utilisons-le autant que nous le voulons, en respectant strictement ces conditions, et ne le détournons pas de son
11:34objet ».
11:35Il y aura des textes dont je proposerai l'adoption par référendum.
11:39Je l'ai déjà dit, ça ne me pose aucun problème.
11:41Moi, ce qui m'intéresse, c'est ce que proposent les autres, s'agissant des dispositions qui sont contenues dans
11:45ces textes.
11:46Très concrètement, vous avez fait des propositions aussi cette semaine en matière d'économie,
11:50sur la question de l'indemnisation du chômage,
11:52ou la volonté de réduire un certain nombre d'arrêts de travail.
11:56Vous avez parlé de l'open bar des arrêts de travail.
11:59Edouard Philippe, vous pensez franchement que tous ceux qui prennent des arrêts de travail,
12:03tous ceux qui sont parfois malades, sont des profiteurs du système ?
12:05Bien sûr que non, et la façon dont vous posez la question permet justement de ne pas la traiter.
12:10Pardon, bien entendu que dans notre système social en France, on doit aider ceux qui sont malades.
12:14Personne ne remet ça en cause.
12:15Et d'ailleurs, ce n'est pas ce que j'ai dit.
12:16J'ai dit que la progression des arrêts de travail,
12:20la progression du montant versé dans le cadre des arrêts de travail, en quelques années, est impressionnante.
12:25J'ai dit que dans beaucoup d'entreprises, et parfois dans beaucoup d'administrations,
12:30on constatait un développement de l'arrêt de travail limite,
12:34de l'arrêt de travail de confort, parfois.
12:40Et que ces arrêts de travail, ils déstabilisent l'organisation de l'entreprise ou de l'administration,
12:46ou du service public.
12:48Ils coûtent cher à la collectivité.
12:50Ils donnent souvent le sentiment à ceux qui, alors même qu'ils peuvent venir travailler,
12:56finalement ceux qui ne respectent pas complètement les règles,
12:58ceux qui considèrent qu'au fond, on a un droit de tirage sur la sécurité sociale.
13:01Voilà, on ne va pas bien, on va voir son médecin,
13:03on dit vraiment je ne vais pas bien, vraiment je vais avec la boule au ventre.
13:06« Ah bon, n'allez pas travailler ! »
13:08que, voyez-vous, on perd au fond le sens de l'utilité fondamentale de cette sécurité sociale.
13:15Et c'est ça que j'ai voulu dire.
13:16Et vous savez, là encore, M. Larré,
13:18je propose des choses qui existent,
13:19et qui existent dans des pays qui sont extrêmement attentifs
13:23au respect de l'intérêt des salariés.
13:27La concentration des arrêts de travail sur les arrêts un peu plus longs
13:30plutôt que sur les arrêts un peu plus courts,
13:31c'est ce que fait l'Espagne depuis longtemps.
13:34L'Espagne, ça fait plus de 10 ans qu'elle est gouvernée par un gouvernement de gauche.
13:36Je n'ai jamais entendu dire qu'elle était un pays dans lequel il n'y avait aucun droit.
13:40Vous souhaitez réduire l'indemnisation du chômage pour les moins de 50 ans de 18 à 12 mois.
13:45Aujourd'hui, le taux de chômage, c'est 8,3% en France.
13:48À la fin de votre quinquennat, vous souhaitez qu'on soit à quel niveau de chômage ?
13:51Non mais, un indicateur, certains disent que ce sera le plein emploi.
13:53Vous avez un objectif quand même.
13:55Mais, je vais vous dire, M. Daré, les objectifs magiques.
13:58J'ai entendu certains dire, moi, ce sera X%.
14:01Et puis, à la fin du quinquennat, il n'y aura plus personne dans la rue.
14:04Tout ça, ça existe.
14:05Moi, je ne suis pas comme ça.
14:06Je pense que notre pays peut être plus compétitif, qu'il peut produire plus et mieux.
14:11Je pense qu'on peut faire baisser le taux de chômage.
14:13Je me permets de vous faire remarquer, M. Daré,
14:15qu'entre 2017 et 2020, lorsque j'étais Premier ministre, il a assez largement baissé.
14:19Qu'une des raisons, pas la seule pour laquelle il a baissé,
14:21c'est que le pays était plus attractif pour les investissements,
14:24que, par ailleurs, nous avions mis en place une réforme ambitieuse
14:27de l'apprentissage et de la formation en alternance,
14:29qui sont des sujets absolument essentiels pour entrer dans l'emploi,
14:33absolument essentiels compte tenu du fort taux de chômage des plus jeunes,
14:36et que ces éléments doivent nous permettre de réduire le chômage.
14:52Je le dis à nos téléspectateurs qui nous regardent.
14:56Si vous croyez une seconde qu'un homme politique sérieux peut s'engager sur un taux de chômage à 5
15:02ans,
15:03malheureusement, vous vous trompez.
15:04Ça n'existe pas.
15:05En revanche, je crois que nous pouvons prendre des mesures qui permettent de faire baisser le chômage.
15:08Les Français, vous comme moi, on a reçu notre fiche d'imposition cet été.
15:12Ça, c'est quelque chose que les Français aussi, dans cette campagne, vont regarder.
15:14Payer des impôts, pourquoi pas, mais à quoi ils servent ?
15:16Est-ce que vous vous dites, pareil, pendant mon quinquennat, les impôts des ménages n'augmenteront pas ?
15:20Est-ce que c'est un engagement que vous prenez ?
15:21Moi, j'ai dit clairement que je ne voulais pas qu'on parle d'augmentation d'impôts.
15:24Aucune augmentation d'impôts.
15:25Il n'y aura aucune augmentation d'impôts ?
15:26L'objectif, c'est qu'on ne raisonne jamais par des augmentations d'impôts,
15:29mais toujours par une maîtrise de la dépense.
15:31Vous savez, en France, le réflexe traditionnel, c'est, il y a un problème, on a besoin de moyens supplémentaires.
15:36D'abord, parfois, il y a un problème, on n'a pas besoin de moyens supplémentaires.
15:39Il s'agit parfois de s'organiser différemment, il s'agit parfois de faire des choix.
15:42Exactement comme ça se passe dans un foyer, quand vous avez des problèmes financiers dans un foyer,
15:46bien sûr, vous pouvez essayer de gagner plus, bien sûr.
15:48Parfois, vous essayez de vous réorganiser en choisissant des nouvelles priorités.
15:51Donc, pas de hausse d'impôts, des ménages, c'est un engagement que vous prenez ?
15:53Compte tenu du taux d'imposition qui prévaut en France,
15:56je crois vraiment que l'objectif, c'est de faire en sorte que le taux global des impôts diminue.
16:00Par ailleurs, à chaque fois qu'il faudra faire un choix, et je le dis de façon claire,
16:03notamment parce que je veux faire en sorte que notre pays produise plus et produise mieux,
16:07je crois qu'il faudra privilégier les actifs.
16:10Et les actifs d'aujourd'hui, et notamment les actifs de demain.
16:13Nous devons faire en sorte que la population active française retrouve un intérêt financier,
16:17pas simplement financier d'ailleurs, parce que le travail, ça doit avoir un sens,
16:20et pas simplement une rémunération, mais retrouve un intérêt financier.
16:23Donc, s'il faut privilégier, je pense qu'il faut privilégier les actifs.
16:27Nettoyer au car cher les finances publiques, c'est ce que dit Jardin Bardella.
16:30Vous allez faire ça ?
16:31Peut-être, de grâce, de grâce.
16:33Vous savez, les gens qui s'engagent sur le car cher n'ont pas toujours les résultats
16:38qu'ils espèrent au moment où ils s'engagent.
16:40Donc moi, je ne ferai pas ces déclarations.
16:41Je dis simplement qu'on peut remettre de l'ordre dans nos finances publiques.
16:46On peut baisser le déficit.
16:47Il se trouve que lorsque j'étais Premier ministre, il était à 3,4 lorsque nous sommes arrivés en 2017,
16:52et je l'ai laissé à 2,4.
16:54En trois ans, nous avons baissé d'un point le déficit.
16:57Moi, je m'engage à ce que lorsque je serai président de la République, le déficit de la France arrive
17:03à la fin du quinquennat à 2%.
17:06Et pour le coup, c'est un engagement que nous pouvons prendre parce que c'est une cible que nous
17:08maîtrisons si nous maîtrisons notre dépense.
17:11Quand on voit que Jardin Bardella justement veut faire des économies, on va supprimer 120 taxes et impôts, 125 milliards
17:16d'euros d'économie d'ici 2032.
17:17J'attends de voir. J'entends M. Bardella dire cela.
17:23J'ai entendu Mme Le Pen, alors je sais qu'ils ne sont pas toujours sur la même ligne,
17:25mais j'ai entendu Mme Le Pen dire qu'elle présenterait le chemin de retour à l'équilibre.
17:29On va voir. Ce que je sais, puisque j'écoute Mme Le Pen, c'est qu'elle propose une réforme
17:33des retraites qui coûte plus cher.
17:34Donc elle propose dans sa réforme des retraites, non pas de réduire le déficit,
17:38mais de l'accroître en consacrant 9 milliards de plus à la réforme des retraites.
17:43Je pense que c'est une façon curieuse de rétablir l'équilibre des finances publiques.
17:47Vous parlez justement de cette réforme des retraites qui a été suspendue aujourd'hui,
17:50donc c'est 62 ans et 9 mois, très concrètement.
17:53Vous n'allez peut-être pas nous le dire ce soir, mais à quel âge vous fixez ce départ de
17:56la retraite ?
17:56Je le dirai. Je le dirai pour l'instant.
17:58Vous le direz quand ?
17:59Je le dirai le moment venu. Je le dirai parce qu'en ce moment, je suis en train de travailler
18:01avec un certain nombre d'experts
18:04et que j'essaie de trouver le meilleur calibrage possible.
18:07Ceux qui vous disent que vous êtes M. 67 ans, vous répondez quoi ?
18:10Je leur dis qu'il n'y a aucune hypothèse. Je leur dis un truc très simple.
18:15Nous devons régler cette question des retraites.
18:18Nous devons la régler en expliquant que pour la régler, il faudra que chacun travaille un peu plus.
18:25Donc nous allons devoir travailler plus pour faire en sorte de régler cette question des retraites.
18:29J'ai entendu là encore Mme Le Pen expliquer qu'il suffisait de faire en sorte que le taux d
18:33'emploi des jeunes s'améliore.
18:35C'est une proposition intéressante, mais je crois qu'elle ne correspond pas à la réalité.
18:39Le taux d'emploi des jeunes en France, il est dans la moyenne européenne. Il n'est pas satisfaisant, mais
18:43il est dans la moyenne européenne.
18:44Ce qui est très inférieur en France à tous les autres pays d'Europe, c'est le taux d'emploi
18:49des seniors.
18:50La vérité, c'est que nous devons faire progressivement, à notre rythme, sans faire la même chose pour tout le
18:55monde,
18:55ce que tous les autres pays d'Europe vont faire, c'est-à-dire travailler un peu plus longtemps.
18:58Et nous devons, en parallèle, dès maintenant, même si ça produira un effet dans 15 à 20 ans,
19:05commencer à mettre en place un système de capitalisation obligatoire.
19:07– Indexer l'âge de départ à la retraite sur l'espérance de vie, ce que propose Bruno Rotaillot. Bonne
19:11ou mauvaise idée ?
19:11– C'est tout à fait une bonne idée. Et l'idée de dire, une fois qu'on aura mis
19:16à l'équilibre le système,
19:17c'est-à-dire fait en sorte que le système soit équilibré, encore une fois,
19:22pas parce que je serai animé par une obsession comptable, mais parce que c'est la situation de nos enfants
19:26dont il s'agit,
19:28on pourra très bien faire évoluer cet âge en fonction de l'espérance de vie.
19:32Il y a beaucoup de pays qui font ça, ça me paraît une très bonne solution.
19:34– Travailler plus, ça peut passer évidemment par la question de l'âge de la retraite,
19:37est-ce que ça passe aussi par les 35 heures ? Est-ce que, oui ou non, vous abrogerez les
19:4135 heures, vous président ?
19:42– Moi, je pense qu'il faut se garder de porter la même solution à toutes les organisations,
19:48qu'elles soient entreprises, il y a des grandes entreprises, il y a des petites entreprises,
19:52il y a des entreprises de services, des entreprises industrielles, il y a des administrations.
19:55– Donc pas d'abrogation des 35 heures avec Edouard Philippe ?
19:57– Je pense que faire les 35 heures était une erreur, et les faire à peu près dans les mêmes
20:00conditions partout,
20:01c'était une grosse erreur. Je suis pour donner le maximum de liberté dans l'entreprise, pour la détermination.
20:07– Mais vous ne les supprimerez pas ?
20:08– Non, parce qu'il y a déjà beaucoup d'entreprises qui ont trouvé une façon de s'organiser,
20:11je ne vais pas les supprimer, mais je veux donner au maximum la liberté à l'intérieur de l'entreprise,
20:17pour trouver la meilleure façon et le meilleur moment où on commence à déclencher les heures supplémentaires.
20:22Parce qu'au fond, aujourd'hui, la question des 35 heures, c'est quand est-ce qu'on déclenche les
20:25heures supplémentaires.
20:26– Quand on vous entend, ces propositions sur l'immigration, sur l'économie,
20:30est-ce que, ça y est, Edouard Philippe, c'est à droite toute la campagne ?
20:33– Écoutez, moi, je suis un candidat et un homme de droite qui considère que la seule façon de gagner,
20:39et la seule façon de faire avancer le pays, c'est de rassembler la droite et le centre.
20:44La droite, c'est varié. Vous avez des conservateurs, vous avez des libéraux, vous avez des gaullistes,
20:49vous avez des démocrates chrétiens, vous avez le centre, tout ça donne une grande diversité,
20:53mais cette diversité, c'est une donnée, c'est un fait, et je pense même que c'est une chose.
20:56– Et vous assumez un coup de barre à droite ?
20:57– J'ai toujours dit que, vous vous souvenez peut-être de la déclaration que j'ai faite…
21:01– Sur le perron de Matignon ?
21:02– Le premier jour où je suis rentré à Matignon, j'ai dit que j'étais un homme de droite.
21:05Bon, je le suis toujours. Et simplement, je pense que pour gagner, et pour faire avancer le pays,
21:09il faut que l'espace politique de la droite et du centre soit en mesure de se rassembler,
21:13et c'est ce à quoi je travaille, en essayant, par des propositions, aussi d'une certaine façon par des
21:19initiatives,
21:20de rassembler l'ensemble de ceux qui s'inscrivent dans cet espace politique de la droite et du centre.
21:23– Alors parmi ceux qui s'inscrivent dans cet espace politique, il y en a un qui a été Premier
21:26ministre aussi,
21:27il s'appelle Gabriel Attal, pas plus tard que cet après-midi, il juge que c'est lui qui incarne
21:30la rupture
21:31et que vous faites campagne avec des idées d'il y a 20 ans. Qu'est-ce que vous lui
21:35répondez ?
21:36– C'est une campagne présidentielle, il y a toujours un petit peu d'agitation, d'enthousiasme, de fébrilité.
21:42– Vos idées, ce sont des idées d'il y a 20 ans ?
21:44– Écoutez, moi je ne vais pas rentrer dans cette espèce de multiplication, d'agitation,
21:51peut-être d'ailleurs qu'il y a 20 ans j'aurais réagi comme ça.
21:54Ce que je sais, c'est que ce que je propose aux Français, c'est de faire de l'école
21:58une grande ambition nationale,
22:00une grande priorité. Je ne suis pas sûr que ce soit une idée d'il y a 20 ans,
22:04je pense que c'est une nécessité d'aujourd'hui.
22:06Et ça m'intéresse plus de discuter de ce qu'on fait pour l'école, qui est essentiel pour notre
22:10pays,
22:11si on n'a pas une école qui fonctionne mieux, on ne sera pas plus grand, plus prospère, plus puissant
22:15demain.
22:17Donc il faut qu'aucun des grands problèmes d'ailleurs de la France ne se réglera
22:19si on a une école qui fonctionne moins bien demain.
22:21Donc il faut y consacrer des moyens, j'en ai proposé,
22:23il faut y consacrer des transformations, j'en ai proposé, c'est plus intéressant de parler de ça.
22:27– Petite parenthèse justement sur l'école, vous évoquiez, il y a Éric Châtie, le maire de Nice,
22:29il dit je vais mettre des mâts avec le drapeau français dans toutes les écoles,
22:32on fera un lever de drapeau dans l'école, ça pourrait être repris au niveau national ?
22:35– Vous savez, je pense qu'il y a trois axes principaux à mettre en œuvre
22:39si on veut améliorer le fonctionnement de l'école.
22:42Le premier, c'est mettre le paquet sur les petites classes.
22:45J'insiste là-dessus, revenir au travail, au mérite, à l'excellence, à l'exigence,
22:50et notamment dans les petites classes, c'est indispensable.
22:53Donc il faut mettre le paquet là-dessus, c'est le premier point.
22:55Le deuxième point, c'est qu'on doit ramener de la sérénité, de la dignité dans l'école.
22:59J'ai proposé de beaucoup mieux payer les professeurs pour attirer des professeurs,
23:03des professeurs qui ont envie d'exercer ce métier, pour changer leur carrière,
23:06parce que je pense que c'est indispensable.
23:08Et puis j'ai proposé de faire confiance à la communauté éducative,
23:11de donner de la liberté à l'école.
23:14Et dans certaines écoles, peut-être que le projet éducatif sera d'utiliser ou pas l'uniforme,
23:21sera d'utiliser ou pas le mât aux couleurs.
23:23Je propose encore une fois, M. Daré, de faire confiance à la communauté éducative
23:27et de ramener la sérénité dans l'école.
23:29Ça passe, je l'ai dit, par un système permettant de faire respecter le règlement.
23:33Alors vous dites, ce n'est pas des idées d'il y a 20 ans, Gabriel Attal.
23:36D'ici, vous êtes un peu, entre les lignes, un homme du passé.
23:39D'ailleurs, il dit, ce n'est plus du tout le favori, Edouard Philippe,
23:42parce que, certes, on l'a vu dans notre sondage du jour,
23:44vous vous qualifiez au second tour, mais vous êtes battu par Marine Le Pen.
23:47Qu'est-ce que vous lui répondez ?
23:48Je lui réponds qu'il a beaucoup de talent, Gabriel.
23:51Il y a d'ailleurs beaucoup de gens qui ont beaucoup de talent à droite et au centre.
23:54Et qu'à la fin, nous allons devoir nous rassembler.
23:57Donc, je propose que chacun d'entre nous dirige ses traits sur nos adversaires.
24:03Sur Mme Le Pen, qui a un projet dangereux pour le pays.
24:05Sur M. Mélenchon, qui propose des choses qui sont...
24:11Je ne sais pas très bien les qualifier, tellement elles me paraissent folles.
24:14Pour le pays.
24:14Et que, par notre travail de fond, nos propositions,
24:18nous constations les endroits où il y a des convergences,
24:21où, au fond, nous ne sommes pas en désaccord, voire même assez largement en accord.
24:24Je pense que c'est plus important dans le débat public,
24:26plus important dans l'effort de rassemblement,
24:29que les petites attaques.
24:30Je ne me livre à aucune attaque sur personne dans le camp de la droite et du centre
24:35qui devra, à la fin, être rassemblée.
24:36Et c'est l'obligation, la responsabilité que je me fixe.
24:39Vous avez vu que ses proches ont dit, si jamais Edouard Philippe se rallie à nous,
24:42on lui rembourse sa campagne.
24:44Voilà.
24:45Vous pouvez me poser dix questions pour essayer d'aviver les...
24:49Moi, je ne les commande pas, je ne les formule pas.
24:51L'important, M. Daré,
24:53c'est qu'à la fin, la droite et le centre soient rassemblés,
24:56sous peine,
24:57de ne pas être présents au deuxième tour
24:59et de laisser les Français avoir à choisir entre Mme Le Pen et M. Mélenchon.
25:02C'est le risque que prend Gabriel Attal ?
25:04C'est le risque que prend Gabriel Attal avec ses propos ?
25:07Toute personne qui sortira de cette volonté de rassemblement,
25:10de cette absence de responsabilité,
25:13exposerait les Français.
25:13Mais je fais confiance à Gabriel pour être responsable.
25:16Je fais confiance à tous ceux qui s'inscrivent dans la droite et le centre.
25:19Et pour ma part, je serai responsable.
25:20Il y en a un autre, effectivement, qui lui est plus à droite.
25:22C'est le président des Républicains qui est candidat.
25:23Il s'appelle Bruno Rotaillot.
25:26Est-ce que finalement, vous ne feriez pas mieux de construire cette alliance avec Bruno Rotaillot
25:29plutôt qu'avec Gabriel Attal ?
25:30Qu'est-ce que vous lui dites à Bruno Rotaillot ?
25:31Mais M. Daré, le rassemblement, il doit aller de la droite au centre.
25:37Il ne s'agit pas de savoir s'il faut s'entendre avec l'un ou avec l'autre.
25:39Il s'agit de se rassembler tous.
25:41C'est de ça dont il s'agit.
25:42Et notre électorat, il n'est pas prisonnier des appartenances partisanes.
25:46Il y a beaucoup de gens qui se sentent peut-être en temps normal plus près des Républicains
25:51et qui ont voté pour le président de la République
25:52parce qu'ils considéraient que dans la compétition de 2022 ou de 2017,
25:55c'était le mieux placé.
25:56Et peut-être inversement demain.
25:58Je ne me sens pas prisonnier des appartenances partisanes.
26:00Je dis, et je l'ai dit de façon constante, à la droite conservatrice, à la droite libérale,
26:07à la droite démocrate chrétienne, à la droite gaulliste, à la droite sociale,
26:10que nous avons un impératif, nous rassembler.
26:13Bruno Rotaillot, vous lui dites quoi ? Bruno, rejoins-moi ?
26:16Je dis travaillons, ne perdons pas le contact, regardons ce que chacun propose
26:20et voyons le moment venu comment être les mieux placés pour convaincre les Français.
26:25Vous pourrez être dans votre gouvernement, Bruno Rotaillot ?
26:27Mais tous ceux qui, à droite, et ils sont nombreux au centre, et ils sont nombreux, ont du talent,
26:32ont vocation à participer au redressement de la France.
26:34Comment imaginer l'inverse ?
26:36Vous vous sentez plus proche de Gabriel Attal ou de Bruno Rotaillot, vous ?
26:38Je me sens proche de moi, et j'essaie d'être moi-même, et de proposer dans cette campagne
26:43ce que je crois utile, parfois pas populaire, mais nécessaire pour le pays.
26:47Et je vois bien qu'à droite et au centre, et parfois au-delà, il y a des talents, des
26:52idées,
26:52dans lesquelles je me retrouve complètement, ou dans lesquelles je suis à très peu de choses près,
26:57et que nous pouvons travailler ensemble.
26:58Et pardon, M. Larré, mais je voudrais quand même dire que tout ça, c'est très intéressant,
27:01mais on a déjà travaillé ensemble.
27:04Gabriel Attal a été membre de mon gouvernement.
27:07Bruno Rotaillot a été ministre de François Bayrou.
27:12Vous voyez, ce n'est pas des continents séparés par des barbelés.
27:16À quel moment il faudra qu'il n'y ait plus qu'un seul candidat ?
27:18Pour vous, c'est à quel moment ?
27:20Il y a un moment où ce sera trop tard.
27:22Alors, est-ce que le plus tôt sera le mieux ? Sans doute.
27:24Moi, j'ai toujours dit qu'il me semblait que le moment où on constaterait,
27:28où il faudrait constater cette capacité de rassemblement et prendre ses responsabilités,
27:33c'était quelque part entre novembre et février.
27:35Février, ça me paraît tard, pour tout vous dire.
27:37Et novembre, ça me paraît inespéré.
27:40Bon, ben voilà, ce sera quelque part à ce moment-là.
27:41Si vous étiez le moins bien placé, vous vous retireriez ?
27:44J'ai toujours dit que l'ensemble des candidats de la droite et du centre
27:47devraient faire acte de responsabilité.
27:50Liberté d'expression, responsabilité des choix.
27:53Ben voilà.
27:54Et je suis un des responsables de la droite et du centre.
27:56Donc, je m'inclus dans cette obligation.
27:58Vous vous retireriez ?
27:59Donc, je m'inclus dans cette obligation.
28:01Si jamais personne ne réussit à se mettre d'accord,
28:03il y en a qui mettent des propositions sur la table.
28:04Encore ce matin, dans la tribune dimanche, François Bayrou dit
28:07« On fait une primaire, vote par Internet, fin janvier,
28:10qui va de ceux qui disent ni LFI, ni Rassemblement national.
28:14Est-ce que vous pourriez participer à une telle primaire ? »
28:17Je vois beaucoup de gens évoquer la primaire.
28:20Et j'ai l'impression qu'à chaque fois qu'ils évoquent la primaire,
28:22ils parlent de choses différentes.
28:24Certains disent qu'il faut la faire avant, très tôt.
28:28D'autres disent qu'il faut la faire à la fin de la campagne.
28:30Certains disent qu'elle doit aller de la droite conservatrice jusqu'au centre, et encore.
28:36D'autres disent qu'elle doit aller de la droite conservatrice jusqu'à la gauche.
28:40Reconnaissez que ce n'est pas la même chose.
28:42Certains disent qu'il faut absolument une primaire.
28:44Et je vous préviens, si je ne la gagne pas,
28:45il est hors de question que je soutienne ceux qui l'auront gagné.
28:48On se demande pourquoi on fait une primaire.
28:49Et puis d'autres disent qu'il est hors de question que je fasse une primaire.
28:52Un mot.
28:54Le jour même, pardon, mais je crois que c'est le même jour,
28:58j'ai entendu le président des Républicains dire qu'il n'était pas opposé à une primaire.
29:02Le jour même, un membre des Républicains, éminent Xavier Bertrand,
29:05a expliqué qu'il était candidat, ou qu'il serait candidat, je n'ai pas bien compris,
29:09enfin, qu'il était candidat, mais qu'il ne se soumettrait pas à la primaire.
29:12Pardon, mais ce n'est pas totalement cohérent.
29:14Oui, mais vos deux...
29:16Concurrents, mais néanmoins amis, Edouard Philippe, Gabriel Attal et Bruno Retailleau.
29:18Donc je vais vous dire, M. Daré, si vous avez l'injeu de me laisser terminer,
29:22je vais vous dire, la primaire, c'était un formidable exercice
29:26pour insister sur les divisions et sur les différences.
29:28Moi, je pense que notre responsabilité, c'est d'insister sur ce que nous avons en commun.
29:32C'est en tout cas comme ça que je vais faire ma campagne.
29:34Eux disent qu'ils n'ont pas peur d'une primaire.
29:35Est-ce que vous n'avez plus peur d'une primaire ?
29:36Non, je n'ai pas exactement peur des élections.
29:39En mars dernier, je me suis présenté aux élections municipales à Vraise.
29:41J'avais des sondages qui n'étaient pas bons.
29:43Je ne me suis pas dérobé.
29:45J'aime bien les élections.
29:46Sinon, je ne serais pas candidat à l'élection présidentielle.
29:48Mais est-ce qu'on peut se dire qu'au-delà du process,
29:52ce qui compte, c'est le fond ?
29:54Si on pouvait systématiquement revenir au fond,
29:56ce qui est parfois difficile dans les entretiens qu'on a,
29:57parce que, reconnaissez avec moi, M. Daré,
30:00que les journalistes politiques, ou les responsables politiques,
30:03adorent la petite phrase sur le process,
30:05la petite phrase sur la psychologie,
30:06la petite phrase sur la tactique,
30:09et peine parfois à déceler ce qui compte pour les Français.
30:13Je voudrais qu'on revienne à ça.
30:14Est-ce que vous m'autorisez à dire
30:15que je préférais qu'on parle de sujets de fond
30:17que de sujets de tactique qui me paraissent moins importants ?
30:19Juste pour que les Français puissent se faire leur avis,
30:21si on organise sur BFM un débat
30:23entre Gabriel Attal, Bruno Retailleau et vous-même,
30:25est-ce que vous y participeriez ?
30:26Moi, j'ai débattu avec François Hollande,
30:28j'ai été à la REF.
30:29J'aime bien les débats.
30:30Je veux simplement que nos débats permettent
30:33d'insister sur ce qui converge plutôt que sur ce qui diverge.
30:36Et vous feriez un débat avec Bruno Retailleau et Gabriel Attal ?
30:38Je leur parle régulièrement, j'ai du respect pour eux,
30:41mais encore une fois,
30:43d'ailleurs c'est amusant, vous me dites eux,
30:45mais pourquoi pas les autres ?
30:46Encore une fois, nous ne parlons jamais de la même chose.
30:48Donc moi, ce que je...
30:49Mais avec eux, oui ou non ?
30:50Moi, ce que je vous propose...
30:50Avec eux, oui ou non ?
30:51Je n'en sais rien.
30:52Moi, ce que je vous propose, M. Larré,
30:54c'est qu'on se concentre sur le fond,
30:56qu'on expose des positions,
30:59qu'on dise ce qu'on veut faire,
31:00qu'on dise pourquoi on pense que ce que font les autres
31:02ne paraît pas réalisable.
31:04Ça me paraît plus intéressant.
31:05Dans le projet que vous avez,
31:06vous assumez évidemment votre passage à Matignon.
31:08Bien sûr.
31:09Bruno Retailleau dit,
31:10son problème, c'est qu'il ne va jamais réussir
31:11à se décontaminer du macronisme.
31:13Comment vous dites aux Français ?
31:14Oui, j'ai été aux côtés d'Emmanuel Macron.
31:16Oui, j'ai gouverné à Matignon.
31:18Et pourtant, je peux transformer le pays.
31:20Comment ça peut être crédible aux yeux des Français ?
31:22D'abord, oui, j'ai été Premier ministre de 2017 à 2020.
31:25J'ai été Premier ministre parce que le Président de la République,
31:27qui venait d'être élu par les Français,
31:30s'était engagé à mettre en œuvre un programme,
31:32qu'il m'a demandé d'être Premier ministre,
31:34j'ai accepté et j'ai mis en œuvre pendant trois ans
31:36le programme sur lequel il s'était engagé.
31:39Je pense que ce n'est pas quelque chose d'anti-démocratique.
31:42Il y a des choses que nous avons faites dont je suis fier.
31:44Il y a des choses que nous avons faites en nous trompant.
31:46Je l'assume.
31:47Je ne considère pas avoir tout bien fait.
31:49Bien sûr, vous savez, les gens qui font tout bien,
31:50c'est en général les gens qui ne font pas grand-chose.
31:52Donc, bien sûr qu'il y avait des choses
31:53sur lesquelles on aurait pu être meilleur.
31:54Mais enfin, je ne veux pas non plus passer sous silence
31:56le fait que pendant les trois ans où j'ai été Premier ministre,
31:58nous avons baissé les déficits, M. Daré.
32:01Le nombre d'investissements en France a augmenté.
32:05Le chômage a baissé.
32:07La fiscalité a baissé.
32:09La réforme de l'apprentissage a permis
32:12la multiplication du nombre d'apprentis en France.
32:14Je considère qu'il y a un certain nombre de décisions
32:17que nous avons prises qui ont été bien faites.
32:19En Nouvelle-Calédonie, j'ai organisé un référendum
32:21qui s'est passé dans des conditions de tranquillité
32:23et de sérénité qui ont été notées par tout le monde.
32:27Nous avons recentralisé le RSA à La Réunion,
32:30recentralisé le RSA en Guyane.
32:33Ça compte.
32:33Ce sont des décisions que je crois bonnes
32:36et qui ont été mises.
32:37Et plein d'autres choses encore.
32:38Il y a des choses qui ont été moins bien faites.
32:40Il y a des choses sur lesquelles on s'est trompé.
32:41Je l'assume.
32:42Moi, je n'ai jamais prétendu tout faire bien.
32:44Mais quand la crise Covid est arrivée,
32:46j'ai dit ce que je savais, ce que je ne savais pas.
32:48Et nous avons fait face.
32:50Est-ce qu'à partir de là, ça m'interdit
32:52de continuer à avoir une idée sur ce qu'il faut faire en France ?
32:54Est-ce qu'à partir de là, on me dit
32:56« Ah ben, vous avez été de 2017 à 2019.
32:58Maintenant, vous vous taisez.
32:59Vous n'avez plus le droit à rien dire.
33:00Vous ne pouvez plus vous présenter.
33:01Vous ne pouvez plus avoir d'avis sur ce qu'il faut faire pour le pays. »
33:03Bien sûr que non.
33:04Et donc, je considère qu'aujourd'hui, en 2026
33:06et à partir de 2027,
33:08notre pays, il doit prendre les mesures
33:10qui lui permettront d'être plus puissant
33:11et plus prospère.
33:13Ça me paraît indispensable.
33:14La priorité, c'est l'école.
33:16Ensuite, c'est la compétitivité
33:17et la réforme du modèle social.
33:19Enfin, c'est la justice.
33:20Nous avons un énorme problème en matière de justice
33:22parce que la justice est maintenant perçue
33:25par nos concitoyens comme le maillon le plus faible
33:27de la chaîne sécuritaire.
33:28Et puis, nous avons des enjeux considérables.
33:30Comment nous adapter ?
33:31Comment adapter nos villes, notre pays,
33:33notre appareil productif, notre agriculture
33:34à la transformation climatique ?
33:35Elle est là.
33:36Ce n'est plus quelque chose qui vient.
33:38C'est quelque chose qui est là,
33:39qui a des conséquences tangibles.
33:40Comment est-ce qu'on finance ses investissements ?
33:42Comment est-ce qu'on cesse
33:44des choses qui correspondaient
33:46à des préoccupations d'avant
33:49pour consacrer des moyens
33:50à des préoccupations de demain ?
33:52Comment est-ce qu'on prépare nos enfants
33:53au monde qui vient ?
33:54C'est beaucoup plus important que tout le reste.
33:55Dans ces propositions que vous mettez sur la table,
33:57sans critique,
33:58celles de Bruno Rotaille ou de Gabriel Attal,
33:59pourquoi ce serait justement
34:00vous le mieux placé dans ce bloc central
34:01pour être le meilleur président demain ?
34:05Sur vos propositions.
34:06Je dis ce que je pense.
34:07Ils disent ce qu'ils pensent.
34:08Et les Français écoutent.
34:10Et au fur et à mesure de cette...
34:12Ce qui est fascinant,
34:13c'est que tout le monde voudrait
34:13que la campagne n'ait pas lieu.
34:15Moi, je veux que la campagne ait lieu.
34:16Je veux pouvoir dire un certain nombre de choses.
34:18Je veux pouvoir entendre
34:19ce que dit Bruno Rotailleau,
34:20ce que dit Gabriel Attal,
34:21ce que disent d'autres également.
34:22Parce qu'il y a des choses qu'ils proposent
34:23qui sont intéressantes.
34:26Franchement, je n'ai jamais compris,
34:27Guillaume Darré,
34:27les gens qui vous disent
34:28« Vous avez travaillé avec Gabriel Attal,
34:30vous avez travaillé avec Bruno Rotailleau. »
34:32Mais alors maintenant,
34:32tout ce qu'ils proposent, ce n'est pas bien.
34:33Bien sûr que non.
34:34Il y a des choses qu'ils vont proposer
34:35qui sont très intelligentes
34:36et dont il faut s'inspirer.
34:37Et puis il y a des choses que je vais proposer
34:38avec lesquelles ils seront en accord.
34:39Il ne faut pas qu'ils oublient de le dire.
34:40Parce qu'à la fin,
34:42on aura vocation à travailler ensemble.
34:43Si vous pensez qu'il y a
34:44une formation politique aujourd'hui,
34:46toute seule,
34:47que ce soit l'ÉLR ou Renaissance
34:49ou Horizon ou le Modem,
34:50enfin bref,
34:51une formation politique unique
34:52de cet espace politique
34:53qui peut gagner à elle seule
34:54la présidentielle
34:56et à elle seule la majorité absolue
34:57à l'Assemblée nationale
34:58après la présidentielle,
34:59vous vous trompez.
35:00Donc on a vocation à travailler ensemble.
35:02Mais commençons.
35:04Commençons au lieu de nous regarder
35:05en chien de faillance
35:06et parfois nous critiquer
35:07ce qui n'est encore une fois
35:08pas l'objectif que je me suis fixé.
35:09On voit que sur la question du fond,
35:11ce qui est absolument majeur,
35:12c'est la question de l'éducation,
35:14la question économique.
35:15On voit les divergences
35:16parfois avec Bruno Retailleau
35:17et Gabriel Attal.
35:17Mais ce qu'on voit aussi,
35:18même s'il faut rester très prudent
35:19avec les sondages,
35:20c'est que la grande favorite
35:20aujourd'hui s'appelle Marine Le Pen.
35:22Dans votre question tout à l'heure,
35:23vous ne l'avez pas citée nommément.
35:24Qu'est-ce qui fait
35:25qu'aux yeux des Français
35:26et des électeurs du Brunoc central,
35:27vous seriez le mieux placé
35:29pour battre Marine Le Pen
35:30et être élue président ?
35:30Écoutez, aujourd'hui,
35:31les sondages la désignent
35:32la grande favorite.
35:33Elle est très haut, très tôt.
35:35C'est un fait.
35:37On va raconter le contraire.
35:39Elle va faire campagne.
35:40Et la campagne va justement servir
35:42à savoir pour l'ensemble
35:44de nos concitoyens
35:45pour qui ils vont aller voter.
35:46Moi, ce que j'observe
35:47dans ce que dit Mme Le Pen,
35:48c'est qu'il y a en réalité
35:51encore beaucoup de flou.
35:52On voit bien que sur la ligne économique,
35:54elle est écartelée
35:56ou en tout cas traversée
35:58par une différence
36:00que Mme Le Pen et M. Bardella
36:01et Sédonier,
36:02mais qui est au fond assez claire.
36:04On voit bien que Mme Le Pen,
36:06en proposant cette réforme des retraites,
36:07qui est en fait un retour en arrière,
36:10qui va aggraver la situation,
36:12qui fait croire aux Françaises
36:13et aux Français
36:14que nous pouvons rester prospères
36:15alors même que nous ne faisons pas
36:17l'effort de travailler plus longtemps
36:18comme il est fait partout en Europe.
36:19Je pense que les Français voient bien
36:21que derrière cela,
36:23il n'y a rien de danger.
36:23J'ajoute une chose.
36:24Mme Le Pen dit beaucoup
36:25que pour financer son programme,
36:27elle va revenir sur la part
36:29de financement versé par la France
36:31à l'Union Européenne.
36:32Moi, j'attire l'attention
36:33de tout le monde.
36:34Si la France ne respecte pas
36:36ses obligations
36:36à l'égard des partenaires européens,
36:38tout ça peut se traduire
36:39par des choses
36:40qui iront très mal
36:41au niveau communautaire,
36:42au niveau européen.
36:42Moi, je suis partisan
36:44et fervent partisan
36:45de préserver l'Union Européenne.
36:47Mais quand vous entendez
36:47des appels à la désobéissance civile,
36:49si Marine Le Pen est élue,
36:50vous respecterez le scrutin ?
36:52Non, mais vous avez entendu
36:53cette semaine à l'heure.
36:54Évidemment.
36:55Je suis presque offusqué,
36:56M. Darek,
36:56vous me posiez la question.
36:58La démocratie,
36:59ce n'est pas quand vous gagnez.
37:01Si le scrutin se passe
37:02dans des conditions,
37:02et je suis certain
37:03qu'il se passera
37:03dans des conditions
37:04absolument remarquables
37:06d'organisation,
37:07parce que les élections
37:08en France sont bien organisées,
37:10parce que les maires
37:10font attention
37:11à ce que les élections
37:12sont bien organisées,
37:13parce que le ministère
37:13de l'Intérieur,
37:14les élections sont bien
37:15organisées en France.
37:16Les Français vont trancher.
37:17Qu'est-ce que ça veut dire
37:18de dire aux Français
37:19qu'on respecte les élections,
37:20mais simplement
37:21si c'est nous qui gagnons ?
37:22Voilà, si elle est élue,
37:23elle sera élue.
37:23Alors, je ne dis pas
37:24que ça ne posera pas
37:25des problèmes de fond.
37:29Vous réfléchissez beaucoup
37:30à l'exercice du pouvoir,
37:31ça je le sais,
37:31vous avez beaucoup travaillé
37:33là-dessus.
37:33Quelques éléments,
37:34vous avez parlé tout à l'heure
37:34des élections législatives
37:36qui auraient lieu après,
37:37avec une sorte de confédération,
37:39c'est-à-dire quoi ?
37:39Il y aurait un nouveau parti ?
37:40Vous voulez créer un nouveau parti ?
37:41Tout le monde sous la même étiquette ?
37:42Non, je dis que
37:43nous ne pouvons pas espérer
37:46gouverner le pays
37:47après l'élection présidentielle
37:48si nous restons
37:49dans l'état d'organisation actuelle,
37:50c'est-à-dire au fond
37:51la désorganisation,
37:52et que donc il est temps
37:53de prendre une initiative
37:54et il sera temps
37:55de réorganiser,
37:56de recomposer,
37:57c'est ce que j'appelle
37:57la recomposition,
37:58l'espace politique
37:59qui va de la droite conservatrice
38:01jusqu'au centre,
38:02de façon à ce qu'il puisse
38:03être organisé
38:04et donc s'entendre
38:05sur ce qu'il y a à faire
38:07et sur comment est-ce
38:08qu'on le met en œuvre
38:09dans la nouvelle majorité.
38:10J'insiste là-dessus
38:11parce que même si
38:12l'élection présidentielle
38:13est pour le deuxième tour
38:14en mai,
38:15même s'il est probable
38:16que l'élection législative
38:17ait lieu en juin,
38:18parce qu'il faudra dissoudre
38:19l'Assemblée
38:20après l'élection présidentielle,
38:22tout ça va venir vite
38:23et nous ne pourrons pas
38:24obtenir une majorité absolue
38:25si nous restons divisés,
38:27si nous nous regardons
38:28en chien de faïence
38:28et si nous considérons
38:30que dans le camp
38:31de la droite et du centre,
38:32nous avons des adversaires.
38:33Ça ne marchera pas.
38:34Président,
38:35est-ce que vous engagez
38:35à faire un seul mandat
38:36ou pas ?
38:36Certains disent au moins
38:37en un seul mandat
38:38quand on n'est pas candidat
38:38à un deuxième,
38:39on fait ce qu'on a à faire.
38:41L'expérience m'a montré
38:42que c'est le genre de questions
38:44auxquelles il faut répondre
38:44à la fin du mandat
38:45plutôt qu'au début.
38:46On peut avoir un avis,
38:48mais je recommande vivement
38:49de ne pas le formuler trop tôt.
38:51Dans votre tête,
38:51vous n'allez pas nous donner son nom
38:53mais vous savez déjà
38:54qui vous nommerait à Matignon
38:54si vous êtes élu président
38:55de la République ?
38:57Là aussi,
38:57il y a quelque chose
38:58d'indécent et de pas raisonnable
39:00à évoquer ces sujets
39:01aussi loin de l'élection.
39:04Mais lorsque vous vous préparez
39:05à présider,
39:06vous vous posez forcément
39:07cette question.
39:08Je me la pose,
39:09j'avance,
39:10et j'ai des idées,
39:10je vous le confirme.
39:11Est-ce que c'est important
39:11par exemple que ce soit une femme,
39:12il n'y a eu que deux femmes
39:13à Matignon ?
39:13Est-ce que vous dites
39:14oui, c'est important
39:15qu'une femme soit
39:16ma première ministre ?
39:17C'est important qu'il y ait
39:21Jérémy Pécresse par exemple ?
39:23J'essaye.
39:24Je connais des femmes
39:25qui seraient d'excellents
39:25premiers ministres.
39:27Pour terminer,
39:28est-ce que vous pensez
39:29qu'Emmanuel Macron
39:30votera pour vous,
39:30Edouard Philippe ?
39:31Je n'en sais rien,
39:32je ne présume de rien
39:33et je pense que le président
39:34de la République actuelle
39:38participera à l'élection présidentielle
39:39dans le secret du vote.
39:40Il fera bien ce qu'il veut.
39:42Comment vous qualifiez
39:43l'état de vos relations aujourd'hui ?
39:45Elles sont lointaines.
39:49Lorsque nous nous parlons,
39:50nous nous parlons toujours
39:51de façon très cordiale
39:52mais je n'ai pas vocation
39:53à entrer en relation fréquente
39:55avec le président de la République.
39:56Il est très occupé
39:57et vous voyez, moi aussi.
39:59Merci beaucoup Edouard Philippe
40:00d'avoir été notre invité
40:01pour cet entretien
40:03exceptionnel sur BFM TV.
40:04Bon appétit sur BFM TV.
40:04Bon appétit sur BFM TV.
40:04– Sous-titrage FR 2021
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