00:00RTL, signé Gernel.
00:03Avec vous Etienne Gernel, directeur du Point, et l'on vous retrouve emballé.
00:07Etienne, vous nous dites que non, il ne faut pas désespérer de la politique.
00:11Oui, quel beau week-end Céline.
00:13Plus d'arguments, moins d'aboiements.
00:16On a retrouvé de l'air ce week-end entre la rencontre des entrepreneurs de France,
00:21organisée par le MEDEF à Roland-Garros,
00:24et le laboratoire de la République, événement créé par Jean-Michel Blanquer,
00:28et qui avait lieu cette année à Sens.
00:31Et d'abord, d'abord, parce que les grands sujets de fond ont été abordés.
00:36Devant les patrons notamment, les candidats ont parlé finance publique,
00:39environnement, technologie, énergie, Europe, industrie.
00:42Alors, cela ne veut pas dire qu'on n'a pas entendu d'absurdité ou de faribole,
00:46mais au moins les grandes options sont sur la table et les électeurs peuvent comparer.
00:51Et d'ailleurs, ça les intéresse.
00:52L'audience du débat organisé par le MEDEF a été très forte et c'est une bonne nouvelle.
00:56Mais vous, c'est le débat entre François Hollande et Édouard Philippe qui vous a le plus intéressé, Etienne.
01:00Ah, qu'est-ce que c'était bien ! C'est ma deuxième joie du week-end.
01:04Je vais vous dire, ce débat, dans le cadre du laboratoire de la République,
01:07qui était animé par Darius Rochemin, c'était diffusé sur LCI,
01:10ce débat est peut-être ce que l'on a vu de mieux dans le débat démocratique ces dernières années,
01:16tant sur l'économie que sur l'immigration.
01:18C'était sérieux, précis, mais aussi courtois et même fair-play,
01:24chacun étant capable de reconnaître, oui, des mérites à l'autre.
01:28Alors évidemment, c'était aussi un débat de l'avant-polarisation.
01:32C'est un homme de gauche penchant vers le centre, François Hollande,
01:35face à un homme de droite penchant aussi vers le centre, Édouard Philippe, ça aide.
01:40Mais cette confrontation intelligente et constructive est tout de même une raison d'espérer,
01:45grâce, soit rendue à Jean-Michel Blanquer de l'avoir rendue possible.
01:50Et puis, vous savez, c'est bien aussi, parce que ça commence tôt.
01:53Vous trouvez que cette campagne, elle part plus tôt que les précédentes ?
01:55Oui, c'est bien, ça permettra aux Français de prendre le temps de la réflexion.
01:59En 2022, souvenez-vous, la campagne avait été largement escamotée par la guerre en Ukraine.
02:042017, le paysage ne s'était éclairci qu'entre novembre 2016, avec la primaire de la droite,
02:10et janvier 2017, la primaire de la gauche, avec entre-temps la déclaration d'Emmanuel Macron,
02:16le retrait de François Hollande, etc.
02:18Ça commence même plus tôt qu'en 2012, en réalité, car en 2012, il y avait un sortant, Nicolas Sarkozy,
02:24et le sortant prend toujours son temps, et il y avait une primaire à gauche en octobre.
02:28Bref, cette fois-ci, les Français auront le temps, ils pourront choisir en connaissance de cause,
02:33du moins pour ceux qui acceptent, qui envisagent l'idée d'être éventuellement convaincus.
02:39Vous savez, c'est ce que disait Oscar Wilde, je déteste les conversations,
02:43elles vous font parfois changer d'avis.
02:45On retient ce que vous allez entendre.
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