- il y a 1 semaine
Ce lundi 31 août, Florian Ielpo, en charge de la macroéconomie chez Lombard Odier IM, Alexandre Baradez, chef analyste chez IG, et Pierre Laurent, responsable de la recherche de EuroLand Corporate, étaient les invités dans l'émission Good Morning Market, présentée par Étienne Bracq, sur BFM Business. Retrouvez l'émission du lundi au vendredi et réécoutez la en podcast.
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00:118h58, dans un instant il sera 9h, l'ouverture des marchés européens, le CAC 40 étant très
00:15léger hausse de 0,2% en préouverture. Avec Alexandre Baradez, DJ et Florian Yelpo de
00:21Lombard-Rodier IM à partir de 9h05, nous allons débriefer les annonces de Kevin Warch qui a pris
00:26la parole vendredi depuis le symposium de Jackson Hall et puis nous reviendrons avec Pierre Laurent
00:31sur des idées de valeurs. Pour vous accompagner il sera question de 10h et de SWORD et puis ensuite
00:36à 9h30 vous retrouvez les experts avec Laure Closier. Bonjour Laure ! Bonjour ! J'imagine que vous allez
00:42revenir sur cette décision de Fitch contre toute attente qui n'a pas dégradé la France, bon ça
00:47il y avait une probabilité mais surtout qui a laissé ses perspectives stables. Oui, est-ce que nos experts
00:52auraient dégradé eux la note de la France ? On leur posera la question, on parlera également de cette
00:55rentrée budgétaire avec les premiers arbitrages à venir, le premier ministre qui nous dit qu'il ne fera
01:00pas grand chose finalement qu'il faut juste un budget d'ici la fin, la moitié de l'année, on
01:04parlera du
01:04rassemblement national est-ce que c'est vraiment le parti du sérieux économique ? Nos invités Karine
01:09Rouvier, PDG d'Europe Amiant, Anne-Sophie Alsif de BDO France et Jean-Luc Duménil, grand retour de Jean-Luc
01:15Duménil,
01:16fondateur de Duménil Advisor et bien sûr ancien de la CPME. Voilà donc pour le programme des experts
01:229h30, 10h30, le 10 ans français on le verra dans un instant à l'ouverture et quand même toujours sur
01:26des plus hauts de 2008 puisque nous sommes à 4,13 quand le 30 ans français est à 4,91.
01:32Les détails de la séance
01:33dans un instant, juste avant il est 9h et donc c'est toute l'information économique du jour avec Léo
01:37Dumas.
01:43Et à la une, les Etats-Unis qui ont mené des frappes cette nuit sur l'Iran. Les premières depuis
01:48un mois, elles ont visé des lanceurs
01:49iraniens sur l'île de l'Arak en plein détroit d'Hormuz qui a provoqué une riposte immédiate de Téhéran.
01:55Là contre des cibles militaires
01:57américaines en Jordanie et aux Émirats Arabes Unis qui poussent aussi ce matin les cours du pétrole à la hausse
02:03puisque le baril de Brent dépasse à nouveau le seuil des 90 dollars. En France, c'est la préparation du
02:09budget qui s'accélère.
02:10Sébastien Lecornu réunit ses ministres en séminaire ce matin pour plancher sur ce projet de loi finance. Mais avant la
02:17révélation de sa copie
02:18dans tout pile un mois, le chef du gouvernement a déjà donné quelques grandes pistes d'économie avec d'abord
02:23une vraie réforme
02:24des arrêts maladie, le déremboursement de certains médicaments anciens est dépassé et aussi une désindexation
02:31des retraites en dessous de l'inflation à l'exception des petites pensions. C'est ce qu'il a dit
02:35dans Le Parisien ce week-end.
02:38Et puis Emmanuel Macron, lui, il est attendu à Stockholm. Aujourd'hui, le chef de l'État va graver dans
02:42le marbre
02:42une commande suédoise pour des frégates françaises. Un marché à 4,3 milliards d'euros gagné par Naval Group.
02:49Ce qui fait suite en fait à une commande par pari de deux avions de surveillance suédois du groupe SAB.
02:54Le groupe SAB citait également comme partenaire potentiel de Dassault Aviation pour un futur avion de combat européen.
03:01Merci beaucoup Léo. Il est 9h02. Tout de suite, un point sur l'ouverture. Le CAC 40 est donc très
03:08légèrement dans le vert,
03:10mais c'est vraiment sensible. Plus 0,1% à l'ouverture. Au-delà des 8400 points, 8408 points.
03:16L'Eurostock 50 de son côté est dans le rouge, mais là aussi c'est léger. Moins 0,2%.
03:21Assez peu de valeur à suivre ce matin. Un mot quand même de Allianz qui progresse, non qui baisse désormais,
03:27de 0,2% à 452 euros. Avec des informations de Sky News samedi qui évoquait que Allianz s'intéressait
03:34au géant britannique de l'assurance routière AA. Une opération à plus de 5 milliards de livres.
03:40Le groupe ne confirme pas. Le titre est en très légère baisse donc ce matin.
03:44Du côté du marché obligataire, on est donc toujours sur des plus hauts de 2008 pour le 10 ans français,
03:48à 4,14. Donc certes, Fitch a laissé sonnotes à changer, mais il n'y a pas de ouf de
03:51soulagement.
03:52Loin de là, le 10 ans britannique de son côté est toujours au-delà des 4%.
03:59Le 10 ans allemand à 3,29 et donc les cours du pétrole qui sont en hausse après ce nouveau
04:05regain de tension
04:06ce week-end au Moyen-Orient. 90 dollars pour le baril de Bren quand le WTI s'échange à 85
04:11dollars.
04:12Très courte pause, on se retrouve dans un instant avec Florian Rielpo de Lombard au DIM
04:16et Alexandre Baradez d'IG pour revenir donc sur Kevin Warch, le nouveau patron de la Fed
04:21qui a très clairement semé le brouillard vendredi du côté de Jackson Hole.
04:30BFM Business, 9h, 9h30, Good Morning Market, Étienne Braque.
04:37En effet, nouvel horaire, 9h, 9h30 pour Good Morning Market avec donc ce matin en plateau Alexandre Baradez.
04:42Bonjour Alexandre, chef analyste d'IG et Florian Rielpo en charge de la macroéconomie chez Lombard, Rodier, IEM.
04:48Bonjour Florian, merci également de nous accompagner ce matin.
04:50On va prendre quelques minutes quand même pour revenir à froid sur l'intervention du patron de la Fed.
04:56C'était vendredi, c'était vraiment le rendez-vous de la semaine, on a attendu ça toute la semaine.
05:00Il a pris la parole vendredi soir.
05:02Le moins qu'on puisse dire aujourd'hui, Florian Rielpo, c'est qu'il a un petit peu laissé les
05:07investisseurs dans le brouillard.
05:08C'est-à-dire qu'une nouvelle fois, il fallait comprendre le Warch, ce n'était pas évident.
05:11Alors, on a quand même eu droit à le breakdown, l'analyse de ce qu'on pourrait appeler la doctrine
05:18Warch.
05:18La grande question, c'était de savoir si, est-ce qu'on allait se débarrasser de ce qu'on appelle
05:21la forward guidance,
05:23c'est-à-dire le fait que la banque centrale s'engage en avance à délivrer un certain nombre de
05:28décisions ou pas.
05:29Alors clairement, c'est terminé, ça doit être réservé à des conditions particulières.
05:33Et ensuite, il nous a quand même détaillé les éléments de discipline qui pourraient amener à des prises de position.
05:39Donc quelque part, c'est moins clair que quand son prédécesseur parlait à Jackson Hole.
05:46Mais ça reste un peu plus clair que ce qui était prévu.
05:49C'est-à-dire qu'on a eu la confirmation qu'ils sont relativement mal à l'aise vis-à
05:55-vis de l'inflation elle-même,
05:57du fait que les prix restent encore très élevés par rapport à la dynamique des prix restent encore très élevée
06:02par rapport à la cible.
06:03Et pas seulement, on sait également qu'ils regardent le pourcentage, vous savez, de données,
06:07le pourcentage de biens, du panier de biens et services dont les prix croissent encore trop vite.
06:13Et ça, ça nous donne en fait du concret.
06:15Ça nous donne un chiffre à suivre pour le prochain rapport sur l'inflation qui sortira dans deux semaines.
06:20Il était également question d'emploi.
06:21On aura l'occasion d'en reparler dans un instant puisque comme chaque premier vendredi du mois,
06:24donc ce vendredi, nous aurons les données d'emploi.
06:27En tout cas, quand vous regardez le baromètre FedWatch, Alexandre Maradez,
06:31qui s'amuse un petit peu à calculer les anticipations de hausse de taux,
06:35depuis qu'il a parlé, la hausse est plus probable.
06:38Elle n'est pas à clair et net, mais elle est plus probable.
06:39On est au-delà des 50%, 60%.
06:41Il faut rappeler qu'avant l'intervention de Kevin Walsh vendredi,
06:43on était au-delà de 40% de probabilité d'avoir une hausse de taux en septembre.
06:46On est passé plus proche de 60%.
06:48Il faut rappeler que ce baromètre, ça ne s'est pas au doigt mouillé.
06:51C'est-à-dire que c'est par rapport à l'évolution du prix de certains produits financiers
06:54que ces probabilités sont établies.
06:57Les taux ont réagi, le taux de référence de 10 ans américains.
07:00Il s'est un petit peu redressé après l'intervention de Kevin Walsh.
07:03Parce qu'effectivement, il était quand même un peu plus clair, je dirais,
07:06qu'il n'y a toujours pas de forward guidance,
07:08il n'y a toujours pas de projection au moyen terme de ce que la Fed veut faire.
07:10Mais il a clairement dit que l'inflation ne revenait pas, c'était l'objectif,
07:14qu'elle n'était pas sur la trajectoire pour l'instant qui était souhaitée par la Fed.
07:17Et il a bien rappelé que le 2%, ça restait l'objectif pour l'instant.
07:19Donc même si on peut penser que la Fed est un peu plus tolérante
07:22par rapport à l'inflation depuis quelques temps,
07:23le fait de rappeler qu'elle doit revenir à 2%,
07:26que ça fait 5 ans que l'inflation n'est pas à la cible,
07:29c'est un problème pour la Fed, c'est un problème aussi pour sa crédibilité.
07:32Et donc on sent que Kevin Walsh a quand même voulu envoyer un message au marché.
07:36Et c'est vrai que pour l'instant, comme disait Florian,
07:37le marché n'est quand même pas très à l'aise.
07:39Parce que quand les taux se redressent comme ça,
07:41en Europe c'est aussi un sujet,
07:42mais aux Etats-Unis ça l'a encore un peu plus je pense à court terme,
07:45les taux qui se redressent,
07:46au départ les taux qui se redressent,
07:47c'est un signe que la croissance est bonne, que l'inflation est correcte.
07:49Mais à un moment donné, quand la hausse des taux,
07:51le taux de 10 ans, 30 ans se redresse trop fortement,
07:53c'est aussi un signe, comme on peut le voir au Japon par exemple,
07:55que le marché considère que la banque centrale
07:58n'est pas assez restrictive,
08:00n'a pas des taux placés au bon endroit pour juguler l'inflation.
08:03Et donc on voit apparaître dans ces taux longs américains
08:05qui se redressent un peu plus,
08:07les craintes que l'inflation s'installe plus durablement.
08:09Donc le marché teste aussi un peu la Fed comme ça,
08:12ou en tout cas envoie le message à la Fed
08:13que potentiellement les taux ne sont pas assez restrictifs en l'état actuel.
08:17En tout cas, il a donné sept principes directeurs,
08:21alors on ne va pas tous les énumérer,
08:23Florian Yelpo,
08:25qu'est-ce qu'il faut retenir aujourd'hui ?
08:26Ça va être quoi l'année 2026 et surtout 2027
08:30de Kevin Warch à la tête de la Banque centrale américaine ?
08:33Parce que c'est vrai qu'il est arrivé au mois de juin,
08:36dans un premier temps, il a dit
08:37on va mettre en place des comités,
08:39on va revoir peut-être un petit peu la définition
08:40de nos principaux indicateurs,
08:41pourquoi pas revoir la définition de la Fed.
08:44In fine, ça va prendre du temps,
08:45c'est-à-dire que le marché attend toujours, bien sûr,
08:47des éléments à court terme,
08:48mais là, l'impression que ça donne,
08:49c'est qu'il va falloir lui laisser des semaines,
08:51voire même des mois,
08:52avant d'avoir du concret, d'avoir du biscuit.
08:55Alors, on a eu en fait deux Kevin Warch.
08:57On a eu le Kevin Warch de la première conférence de presse,
09:01après le FOMC,
09:02et la deuxième conférence de presse,
09:05radicalement différente.
09:06Fin juillet.
09:06Exactement.
09:07Le premier, extrêmement vindicatif,
09:09vu qu'il y a une position claire sur l'inflation,
09:11en mode Greenspan,
09:12et le deuxième, clairement, une girouette,
09:15très difficile de comprendre entre les Yings,
09:17ce vers quoi on avançait.
09:22Le speech, le discours de Jackson Hole,
09:24nous ramène plutôt au premier qu'au deuxième.
09:26C'est-à-dire qu'on a quand même gagné en clarté,
09:28et le fait qu'il répète
09:29qu'il n'était pas question de changer
09:31l'objectif d'inflation de la réserve fédérale américaine,
09:34c'est un engagement fort.
09:36Ça consiste à dire,
09:37oui, on va redéfinir,
09:38oui, on va se poser des questions,
09:39à la vérité,
09:41les différentes commissions qui vont superviser
09:43vont tenter de trouver des raisons,
09:44d'expliquer pourquoi est-ce qu'on aura
09:46une désinflation à moyen terme,
09:47mais que peut-être, entre-temps,
09:48on va devoir peut-être monter un petit peu les taux
09:50pour mieux contrôler.
09:51Mais on est quand même face à un gouverneur
09:53qui a l'air de prendre ses responsabilités,
09:55et ce principe de responsabilité,
09:57d'ailleurs, c'est le dernier des sept principes
09:59auxquels vous faisiez référence, Étienne.
10:01Il consiste à dire,
10:02notre crédibilité vient de notre action
10:05et de notre capacité
10:07à ramener l'inflation à 2%.
10:09Alors, vous n'êtes pas responsable de la Fed,
10:10mais j'ai envie de vous dire,
10:11elle est où l'action pour l'instant ?
10:13Si je fais ça, pour l'instant,
10:14il y a beaucoup de blabla,
10:15beaucoup de postures,
10:16mais concrètement,
10:17qu'est-ce qui a changé depuis qu'il est là ?
10:19Et dans ce qu'il dit,
10:20pour l'instant,
10:20il n'y a pas d'acte,
10:21il n'y a pas de promesse.
10:22Bon, il dit, voilà,
10:23je suis capitaine du navire,
10:24ne vous inquiétez pas,
10:25je vais tenir la barque.
10:26Alors, ne rien faire,
10:27parfois, c'est déjà faire quelque chose,
10:29en termes de politique monétaire.
10:31C'est-à-dire que maintenir les taux
10:32là où ils sont aujourd'hui,
10:34si le potentiel de croissance américain
10:36était plus bas que ce qu'il n'est aujourd'hui,
10:37ce serait déjà contraignant.
10:38La difficulté à laquelle doit faire face
10:41aujourd'hui le Conseil des gouverneurs
10:42et le Conseil des décideurs de la Fed,
10:44c'est est-ce que notre niveau de taux
10:45est adapté au fait de ralentir doucement l'économie
10:49pour terminer cette phase de désinflation
10:51qui dure depuis maintenant 5 ans ?
10:53Ça, c'est la question à laquelle il doit répondre.
10:54Il faut des commissions,
10:55il faut réfléchir,
10:55il faut des prévisions,
10:57très clairement.
10:57Simplement, comme le dit Walsh lui-même,
10:59on doit décider aujourd'hui,
11:00il faut qu'il se passe quelque chose aujourd'hui.
11:02Le marché s'est mis à réévaluer
11:06les chances d'une hausse en septembre.
11:08Notre vue maison,
11:09c'est qu'on aura une hausse en septembre
11:11parce qu'on a en fait un conseil décisionnaire
11:14qui est plus ou moins adapté.
11:15Vous avez les 4 décideurs
11:17qui sont des présidents de Fed
11:18qui vont tourner d'ici la fin de l'année
11:19qui sont plutôt orientés vers une hausse de taux.
11:22On va les perdre d'ici la fin de l'année
11:24et probablement ramener ce groupe-là
11:25vers un groupe plus mou,
11:28plus défensif vis-à-vis des hausses de taux.
11:30Mais qu'est-ce qui fait que maintenant
11:30vous vous placez sur cette hausse de taux ?
11:32Ah, le speech de Jackson Hole,
11:33il est là-dessus,
11:34le message envoyé au marché,
11:36il est assez clair.
11:37Si les marchés sont passés
11:38de 40 à 60% de chances de hausse de taux,
11:40c'est-à-dire basculer d'une minorité
11:42à une majorité de chances,
11:43c'est ça le message.
11:44C'est ça le message.
11:44Ah, il n'est pas rien net.
11:45La BCE, là, dans 10 jours,
11:46c'est 98%.
11:47Comme je le disais,
11:49on est face à un gouverneur
11:50à deux faces pour le moment.
11:51Encore une fois,
11:52on a vu premier meeting,
11:53deuxième meeting,
11:54on a revu premier meeting,
11:55on espère qu'en septembre,
11:56on ne verra pas deuxième meeting.
11:58Alexandre Baradez,
11:58le 3 novembre,
11:59ce sera un mardi,
12:00résultat des mid-terms.
12:02Est-ce que Kevin Walsh
12:02peut remonter les taux
12:03avant ses élections de mi-mandat ?
12:05Ce serait quand même
12:06jouer avec le feu.
12:06Ce serait jouer avec le feu,
12:07mais c'est vrai que
12:08Kevin Walsh hérite aussi
12:09d'une situation
12:11face à laquelle
12:12il n'a pas forcément
12:13toutes les cartes en main.
12:15On rappelle que l'inflation,
12:16c'est la zone de plusieurs choses.
12:17Il y a effectivement l'inflation
12:18qui arrive par la consommation,
12:19par les salaires, etc.
12:20Et puis il y a l'inflation
12:21qui est arrivée
12:21par les questions commerciales,
12:22les questions douanières.
12:24Et on voit que ces questions
12:24ne sont toujours pas réglées,
12:25c'est toujours un stade.
12:26On regarde encore
12:26la reprise de feu
12:27entre les Etats-Unis
12:28et le Canada.
12:29Ça contribue à alimenter
12:30des hausses de prix
12:32qui participent aussi à l'inflation.
12:34Et il y a la question géopolitique.
12:36On voit,
12:36on regarde encore
12:37après ce week-end,
12:37à nouveau des échanges militaires
12:39entre l'Iran et les Etats-Unis.
12:41Le pétrole qui prend 2-3% ce matin.
12:43Et ça, ça contribue aussi à l'inflation.
12:44Donc Kevin Walsh,
12:45il doit composer tout ça.
12:46La fois une économie américaine
12:47qui est quand même solide,
12:48qui n'est pas non plus fulgurante.
12:50On n'a pas une croissance délirante
12:51aux Etats-Unis,
12:51mais elle est quand même résiliente.
12:53On a les questions commerciales
12:54et les questions géopolitiques.
12:55Ça fait beaucoup de choses.
12:57Donc est-ce qu'effectivement,
12:57et là c'est un sujet
12:58effectivement très très sensible,
12:59est-ce qu'il bougerait les taux ou pas ?
13:00Là-dessus,
13:00je ne me prononcerai pas comme Florian.
13:03Mais disons que là où,
13:04par contre,
13:04on peut penser quand même que,
13:05tout à l'heure,
13:06Étienne, vous disiez,
13:06mais il y a beaucoup de blabla.
13:07Le blabla contribue quand même
13:09à orienter le marché.
13:10C'est-à-dire que,
13:10regardez qui a beaucoup parlé
13:11entre les réunions.
13:13On a surtout beaucoup entendu
13:14les dissidents.
13:15Vous savez,
13:15les dissidents sont ceux
13:16qui ont voté pour la hausse de taux
13:17en juillet,
13:17qui n'a pas eu lieu
13:18parce qu'ils étaient minoritaires.
13:19Il y en a eu trois ou quatre.
13:20Eh bien,
13:20on les a beaucoup entendus.
13:21Plus que ceux
13:22qui étaient favorables
13:23d'un statu quo.
13:24Et ça,
13:24c'est aussi une manière,
13:25quand ces gens parlent,
13:26de dire au marché,
13:27ils donnent des éléments
13:28de discussion un peu interne
13:29à la Fed
13:29et ils donnent leur avis aussi.
13:31Et ça façonne un peu
13:32l'esprit du marché.
13:33Donc moi,
13:33le fait qu'on ait entendu
13:33beaucoup de dissidents parler
13:35ces dernières semaines,
13:36c'est une volonté de la Fed aussi
13:37peut-être d'envoyer des messages
13:38pour façonner un peu
13:39le marché obligataire
13:40et éviter que les taux
13:40ne se détendent.
13:41Quand vous voyez
13:42un 30 ans américain
13:43à 5,21,
13:44le 10 ans à 4,70,
13:47Wall Street
13:48qui n'est pas sur des records,
13:49mais bon,
13:49on est vraiment sur le fil.
13:51Est-ce que le marché,
13:52aujourd'hui,
13:53à ces niveaux de prix-là,
13:54je parle obligataire,
13:55action,
13:56anticipe cette hausse de taux ?
13:58Est-ce que cette hausse de taux,
13:59si elle a lieu,
14:01dans un peu plus de 15 jours,
14:02ça ne serait pas un petit peu
14:03l'étincelle
14:04pour une correction ?
14:05Après,
14:05on en a déjà beaucoup parlé.
14:06un parcours spectaculaire
14:08sur la partie action.
14:09C'est vrai que le marché action
14:10est quand même tiré avant tout
14:11par les résultats.
14:12On a encore des croissances bénéficiaires
14:14quasiment de l'ordre de 50%
14:15en rythme annuel,
14:16enfin en variation annuelle
14:17au T2,
14:18donc c'est une sacrée bonne
14:19saison de résultats
14:19qui faisait suite
14:20à une première saison aussi,
14:21premier trimestre,
14:22excellente également.
14:23Donc le marché est d'abord
14:24tiré par ça,
14:24mais c'est vrai qu'à un moment donné
14:25quand vous intégrez déjà
14:26beaucoup de progression
14:27des bénéfices des entreprises
14:28et que finalement
14:29vos multiples de valorisation
14:30se sont détendues
14:31parce que vous avez
14:31des attentes bénéficiaires futures
14:33qui sont absolument gigantesques.
14:34Peut-être que le marché
14:35n'intègre pas effectivement
14:36assez à court terme
14:37les questions de coût du crédit,
14:38de coût d'endettement,
14:39le coût du crédit
14:40pour les ménages,
14:40pour les entreprises.
14:41On voit aussi tous
14:42ces grands groupes
14:42qui ont recours
14:43à différentes méthodes
14:44de financement
14:45pour financer l'IA
14:46via de la dette obligataire,
14:47via des émissions
14:48d'actions nouvelles.
14:50Donc cette partie,
14:51me semble-t-il,
14:51est un peu ignorée
14:52par le marché
14:52qui préfère y voir,
14:53lui pour l'instant,
14:54le passé,
14:55c'est-à-dire
14:55les excellentes croissances bénéficiaires.
14:57Mais toute la partie
14:58coût du crédit
14:59d'impact
14:59que ça porte
14:59sur la rentabilité
15:00ou hausse des entreprises,
15:01ça je pense que non,
15:02effectivement,
15:02pour prendre la question,
15:03je trouve que la volatilité
15:04à 14 ou 15
15:04est trop basse actuellement
15:05sur les marchés
15:06actions américains.
15:06Est-ce qu'aujourd'hui,
15:07Florian Elpo,
15:08selon vous,
15:09cette hausse de taux
15:09est pricée,
15:11anticipée
15:11sur le marché obligataire,
15:13marché actions ?
15:14Pas complètement,
15:15comme on le disait,
15:15mais simplement,
15:16ce qui est intéressant
15:16de comprendre,
15:17c'est la mécanique.
15:18Pourquoi est-ce que
15:19ce qui s'est passé vendredi
15:20est plutôt rassurant ?
15:22Ce qui s'est passé vendredi,
15:23c'est qu'effectivement,
15:24on va réévaluer
15:26la probate de remontée
15:26de taux à court terme
15:28et ce à quoi on a assisté,
15:30c'est que les taux 10 ans
15:32ont sourd réagi.
15:34Ce matin,
15:34les taux 10 ans
15:35baissent un petit peu,
15:36c'est-à-dire que
15:36ce qui est en train
15:37de se passer,
15:37c'est que la réserve fédérale
15:39est en train de reconstituer
15:40un petit peu de crédibilité.
15:41On le lit également
15:42dans la progression du dollar,
15:43on le lit dans la baisse
15:44de l'or vendredi.
15:45Il y a des éléments
15:46qui sont des marqueurs,
15:48si vous voulez,
15:48de la crédibilité de la fête
15:49qui sont là.
15:50Si elle redevient
15:51un peu plus crédible,
15:52on va mieux contrôler
15:53la prime de terme à long terme,
15:54c'est-à-dire qu'on va participer
15:56au fait de parvenir
15:57à calmer la remontée
15:58des taux longs.
15:59Le risque numéro un
16:00aujourd'hui sur le marché,
16:02ce n'est pas la progression
16:03du pétrole,
16:03c'est la progression des taux longs
16:05parce qu'on est tous
16:05exposés aux taux longs.
16:07Donc, Scott Besson
16:08fait ce qu'il peut
16:08quelque part
16:09et maintenant,
16:10c'est à Warch
16:10de faire ce qu'il peut,
16:11c'est-à-dire
16:11de rassurer les marchés
16:12quant au fait
16:13qu'il y a un pilote
16:14dans l'avion Fed.
16:15Et on aura
16:16des éléments de réponse
16:17lors de la prochaine réunion
16:18des 15 et 7 septembre
16:20avec donc une communication
16:21le mercredi 16 septembre.
16:23En attendant,
16:24vous l'avez souligné,
16:25l'once d'or est repassée
16:26sous les 4 500 dollars.
16:28Cette semaine,
16:28on aura les résultats
16:29de Broadcom,
16:30mercredi.
16:31Ce sera la dernière
16:32des grandes publications
16:33du segment des semi-conducteurs.
16:34La semaine dernière,
16:35on a eu Nvidia
16:35qui s'est envolé
16:36après la publication
16:37de ses résultats.
16:38Comment vous positionnez
16:39aujourd'hui
16:40sur ce marché action
16:41chez Lombardi AIM,
16:42Florian Yeppau ?
16:43On trouve que justement
16:44post-Jackson Hall,
16:45on trouve des raisons
16:46de se rassurer
16:47vis-à-vis du fait
16:48que quelqu'un contrôle
16:49bien la situation
16:50en termes d'inflation.
16:51En tout cas,
16:51semble mieux contrôler
16:52la situation
16:53en termes d'inflation.
16:54En plus de ça,
16:55on n'est pas réellement inquiet
16:56vis-à-vis de la progression
16:57de l'IA.
16:57Et ce à quoi on s'attend
16:58maintenant,
16:58c'est plutôt à une progression
17:00du reste des valeurs.
17:01C'est-à-dire que le marché
17:02peut se tourner
17:02à l'info vers l'IA
17:03mais aussi vers d'autres secteurs
17:05qui peuvent bénéficier
17:06directement ou indirectement
17:07via la productivité
17:08de l'intelligence artificielle.
17:10On pense qu'on n'est pas
17:11encore au bout du rallye
17:12cette année en 2026.
17:14Et les indices européens
17:14qui ne sont pas en reste,
17:16quand on regarde le DAX
17:17à Francfort vendredi,
17:18il a touché un record,
17:19Alexandre Baradez.
17:20Oui, c'est vrai
17:20qu'on a des indices européens
17:21qui ont,
17:22beaucoup d'entre eux,
17:23même touché des records.
17:23Des indices,
17:24par exemple,
17:24Ibex ou autres,
17:25il y a encore quelques jours,
17:25quelques semaines,
17:26touchaient des records.
17:27Après, on commence à voir,
17:28si je prends le cas de la France,
17:29par exemple,
17:29si on prend le cas du CAC 40,
17:30on a eu notre record
17:31il y a quelques semaines
17:32et puis on voit
17:39on sait que les taux de la France
17:40ne sont pas très impositionnés
17:41à l'échelle européenne.
17:42On est au-dessus
17:42de tous nos voisins européens
17:43sur les taux de référence.
17:45Les échanges politiques,
17:46évidemment,
17:47comptent par rapport
17:47à ce point de vue.
17:49Et il faut se souvenir,
17:50je prends un cas très concret,
17:51mais regardez aujourd'hui
17:51l'écart entre le taux
17:52de 10 ans français
17:53et le taux de 10 ans allemand,
17:53le fameux spread OAD-Bound.
17:55Ça fait plusieurs jours,
17:56plusieurs semaines,
17:57qu'il est repassé
17:57au-delà de 80 points de base,
17:59entre 80 et 90.
18:00Cette zone-là,
18:01c'est la zone qu'on avait atteint
18:02post-dissolution
18:03de l'Assemblée nationale
18:04en 2024.
18:05Donc, c'est une zone
18:06qui n'est pas confortable
18:07pour les investisseurs.
18:08Les 100 points de base
18:09qui sont un peu le marqueur
18:10un peu au-dessus de nos têtes
18:11et pas très loin.
18:12Et ça, je pense que
18:13sur le CAC 40,
18:14ça joue aussi.
18:15On a vu de l'heure
18:15qu'à l'époque,
18:16quand l'Assemblée
18:17avait été dissoute,
18:18le CAC 40 avait sous-performé
18:19pendant plusieurs mois
18:20par rapport au DAX,
18:21au MIB italien ou autre.
18:22Et la semaine dernière,
18:22des banques ont perdu 4-5%
18:24à l'espace d'une séance jeudi.
18:25Donc, il y a à nouveau
18:26un risque France
18:26qui est revenu sur les marchés.
18:33C'est tendu.
18:34Le fait de taux élevé
18:35est aussi un phénomène
18:35quand même assez propre
18:36aux pays occidentaux,
18:38aux pays développés.
18:39Et ça, c'est un sujet
18:39même presque à l'échelle européenne
18:40désormais.
18:41Et tout ça, bien sûr,
18:42ça pousse à la diversification
18:44encore et toujours
18:47avec leur closier,
18:48bien sûr,
18:49qui reviendra sur cette décision
18:50de vendredi soir
18:51de Fitch
18:51de laisser la note inchangée.
18:53Comment vous la qualifiez
18:54cette note
18:55chez l'on barodier IEM
18:56Florian Yelpo ?
18:57La perspective est restée à stable.
18:58Elle n'a pas été abaissée
18:59à négative.
19:00C'est peut-être mieux
19:01qu'attendu.
19:02Simplement, le grand juge de paix
19:04sera probablement
19:04interviendra plutôt
19:05l'an prochain
19:05avec les élections présidentielles.
19:07On n'en est pas là
19:07pour le moment
19:08parce que l'idée,
19:09c'est de repousser plutôt
19:11une potentielle variation de notes
19:13quand on aura, encore une fois,
19:14un peu plus de visibilité.
19:15Aujourd'hui, on est un peu
19:16en manque de visibilité
19:17et du côté politique
19:18et du côté politique monétaire
19:20comme vous mentionnez
19:20en début d'émission.
19:22Cette incertitude-là,
19:23aujourd'hui,
19:23elle peut justement amener
19:25à repousser certaines
19:26de ces grandes décisions.
19:27Et le marché obligataire,
19:28ce matin,
19:28est également drivé
19:29par les prix de l'énergie.
19:3069 euros
19:31le mégawatt-heure
19:32pour le gaz européen.
19:35Alexandre Baradez,
19:36le pétrole qui prend
19:36un peu plus de 2%.
19:38Donald Trump
19:39qui menace à nouveau
19:40d'anéantir l'île de Cargue.
19:42Bon, 2%,
19:43j'ai envie de dire,
19:44ça va.
19:44C'est vrai que le marché
19:45quand même reste
19:46beaucoup plus calme
19:47qu'auparavant.
19:48Oui, c'est vrai
19:48qu'on n'est pas
19:49sur le niveau de tension
19:50de l'énergie
19:50qu'on avait au début
19:51de la guerre en Iran
19:52au-delà de 100 dollars.
19:52Donc, on n'est plus
19:53dans ces zones-là.
19:53Mais on se souvient
19:54que le pétrole avait fait
19:55complètement marche arrière
19:56quand il y avait
19:58ce MOU,
19:59ce mémorandum
20:00entre les Etats-Unis
20:01et l'Iran.
20:02On s'était pas mal détendu
20:03mais on est revenu
20:03au niveau pré-gare en Iran
20:05et depuis,
20:06on est quand même
20:06reparti à la hausse.
20:07Donc, on est sur un niveau
20:07qui est suffisamment fort
20:09pour entretenir l'inflation
20:11aux Etats-Unis
20:12et en Europe
20:12et vous l'avez dit,
20:13ça influence aussi
20:13un peu les cours du gaz
20:14et on voit d'ailleurs,
20:16effectivement,
20:16vous l'avez dit,
20:17la BCE va augmenter,
20:18va relever ses taux.
20:19Moi, je suis un peu
20:19plus inconfortable
20:20avec la hausse de taux
20:21de la BCE
20:21qu'avec une éventuelle
20:22hausse de taux
20:23de la FED
20:24parce qu'effectivement,
20:24la croissance européenne
20:25est plus faible
20:26qu'aux Etats-Unis
20:27et c'est vrai
20:28qu'on a l'impression
20:28qu'on va répondre
20:29à une inflation
20:31qui arrive surtout
20:31par l'énergie
20:32en zone euro
20:33par une hausse de taux
20:34alors qu'aux Etats-Unis,
20:35comme on l'a dit,
20:36il y a aussi une croissance
20:36assez soutenue
20:37qui fait qu'il y a de l'inflation
20:38en Europe,
20:38c'est quand même moins le cas.
20:39Donc, attention
20:40à ce que la BCE
20:40en va aussi peut-être
20:41fasse une hausse de taux
20:42peut-être un peu doviche
20:43quand même,
20:43c'est-à-dire
20:44si elle relève ses taux
20:44qu'elle envoie un message
20:45derrière de
20:45on n'ira pas non plus
20:47à une fréquence régulière
20:48de hausse de taux
20:48parce que ça,
20:49ça pourrait casser la confiance
20:50sur la croissance européenne
20:52dans les mois qui viennent.
20:52Et on aura bien sûr
20:53largement l'occasion
20:54dans ces prochains jours,
20:55dans ces prochaines émissions
20:56de revenir donc sur la BCE
20:57puisque ça sera
20:58le jeudi 10 septembre.
21:01Merci beaucoup
21:01à tous les deux
21:02de nous avoir accompagnés
21:03en plateau
21:03Alexandre Baradet,
21:04chef analyste d'IG
21:05et Florian Yelpo
21:06en charge de la macroéconomie
21:07chez Lombard-Rodier-IM.
21:099h22,
21:10tout de suite,
21:10on va vous donner
21:11des idées de valeurs
21:12pour garnir vos portefeuilles.
21:19En effet,
21:20régulièrement dans cette émission
21:21aux alentours de 9h20,
21:22on va parler de valeurs
21:23avec des spécialistes
21:25qui vont vous apporter
21:25leurs convictions.
21:26Ce matin en plateau,
21:27c'est Pierre Laurent.
21:28Bonjour Pierre.
21:29Bonjour.
21:29Vous êtes responsable
21:30de la recherche
21:30de Euroland Corporate.
21:32Vous venez ce matin
21:33nous donner
21:34deux idées de valeurs.
21:35Ce ne sont pas des conseils
21:36mais ce sont des valeurs
21:36que vous suivez aujourd'hui
21:37chez Euroland
21:38que vous appréciez particulièrement.
21:39deux valeurs françaises,
21:41deux small et mid-cap.
21:43Il s'agit de Sward
21:44et de Deezer.
21:45Bon,
21:45commençons peut-être
21:46par Deezer.
21:46On ne va pas présenter
21:47cette société
21:47que tout le monde connaît.
21:48Introduction en bourse compliquée,
21:50on se souvient.
21:51Et puis là,
21:51on voit que depuis 12-18 mois,
21:53le cours tente de se stabiliser.
21:55Voilà,
21:56exactement.
21:57Donc,
21:57introduction vient en SPAC
21:58en 2022
21:59et depuis,
22:01le profil de la société
22:02a beaucoup évolué
22:03puisque
22:04en 2025,
22:06Deezer a publié
22:07son premier résultat net positif
22:09en 18 ans d'existence.
22:11Donc,
22:11c'est une excellente chose.
22:12On a une vraie inflexion
22:15de la rentabilité
22:16et cette inflexion
22:18se poursuit
22:18puisqu'en juillet,
22:20les résultats semestriels
22:20publiés par la société
22:22ont aussi été excellents.
22:24Le groupe a réalisé
22:25un EBITDA
22:26équivalent
22:27à l'ensemble
22:28de l'année dernière.
22:29donc,
22:30on a vraiment
22:30cette inflexion
22:31de la rentabilité
22:33et en plus de ça,
22:35la société dispose
22:36d'un bilan
22:36qu'on peut décrire
22:38comme forteresse
22:39puisque la trésorerie nette
22:41du groupe
22:42équivaut
22:42à près de 50%
22:44de sa capitalisation boursière.
22:46Donc,
22:46c'est vraiment très intéressant.
22:47Ce sont deux éléments
22:48qui nous poussent
22:49à vraiment regarder
22:49ce dossier de près.
22:50Il n'y a pas de dividendes
22:51aujourd'hui.
22:52Il n'y a pas de dividendes.
22:53Il y a de la génération
22:54de cash,
22:56normative,
22:56etc.
22:57Mais à ce stade,
22:58il n'y a pas encore
22:59de dividendes.
22:59La société préfère
23:01réinvestir
23:01dans son business
23:03plutôt que distribuer
23:04aux actionnaires.
23:05En revanche,
23:06le corollaire
23:07de cette trésorerie nette,
23:08c'est celui
23:10de la valorisation
23:11puisqu'on est
23:12sur une valorisation
23:12extrêmement décotée.
23:14Alors,
23:14je pense que le parallèle
23:16avec Spotify
23:17a ses limites.
23:19Les deux ne boxent pas
23:19dans la même catégorie
23:20mais pour vous donner
23:21un ordre d'idée,
23:22Spotify se paye
23:23plus de 25 fois
23:24son EBITDA,
23:25son excédent brut
23:26d'exploitation.
23:27Quand Deezer
23:28se paye seulement
23:28cinq fois,
23:29je pense que ce rapport
23:30de 1 à 5
23:33doit normalement
23:34se normaliser
23:35et on devrait voir
23:37Deezer finalement
23:38progresser
23:39dans les prochaines semaines.
23:40Deezer qui doit faire
23:41ses preuves.
23:42C'est vrai qu'on n'est pas
23:43du tout sur
23:43les mêmes ordres
23:44de grandeur
23:45par rapport à Spotify.
23:47Aujourd'hui,
23:47en termes de capitalisation
23:48boursière,
23:49Deezer,
23:50c'est 140 millions d'euros.
23:52C'est un groupe
23:52qui fait un peu plus
23:53de 550 millions
23:54de chiffres d'affaires.
23:56Comment aujourd'hui
23:57ce groupe
23:58essaie de se concurrencer
23:59encore et toujours
24:00face à une guerre
24:01des prix
24:01et puis aussi
24:02des habitudes ?
24:02Ce n'est pas simple
24:03de dire à un client
24:03vous allez désinstaller
24:04une appli
24:05et télécharger la nôtre.
24:06Oui,
24:06exactement.
24:07Alors je pense
24:07que la pénétration
24:08du marché
24:09n'est pas encore
24:09arrivée à son terme.
24:10donc Deezer peut continuer
24:12de gagner des parts
24:14de marché
24:14et de gagner
24:15des nouveaux clients.
24:16Et le deuxième élément,
24:17on parle beaucoup
24:18de l'IA
24:19dans plein de secteurs
24:19aujourd'hui,
24:21Deezer a été vraiment
24:22un précurseur en la matière
24:23puisque sur l'application
24:25de Deezer,
24:26vous pouvez voir
24:28si le morceau
24:29que vous écoutez
24:29a été généré
24:31par l'IA ou pas.
24:32Là-dessus,
24:32ils ont vraiment
24:33une longueur d'avance
24:34et on voit que
24:35ça plaît aux utilisateurs
24:36puisque le nombre
24:37d'abonnés de Deezer
24:38continue de croître
24:40de manière très régulière
24:42pour atteindre aujourd'hui
24:43plus de 9 millions
24:43dans le monde.
24:44Voilà donc pour Deezer,
24:46140 millions
24:47de capitalisation boursière,
24:48bon un flottant assez réduit,
24:4935%
24:50donc ce sont des éléments
24:51à avoir en tête
24:521,18€
24:53pour ce titre ce matin.
24:55Et puis,
24:55un dernier mot
24:56de Sward,
24:57là on est sur
24:58une entreprise
25:00de services numériques,
25:00on est sur le segment
25:01du logiciel.
25:03Bon, alors
25:03le groupe n'a pas échappé
25:05aux turbulences
25:05en ce qui concerne
25:06l'intelligence artificielle
25:07comme l'ensemble
25:07du segment
25:08des softwares,
25:09là quand on fait
25:09le bilan
25:10un petit peu
25:11des perspectives
25:12et des derniers résultats,
25:13qu'est-ce que vous en tirez
25:14aujourd'hui Pierre-Laurent ?
25:15Alors comme vous dites,
25:17il y a vraiment
25:17une première vague
25:18d'inquiétudes
25:19autour de l'IA
25:20pour les entreprises
25:20du logiciel
25:21et les ESN
25:22et depuis
25:24quelques semaines,
25:25finalement,
25:26ces craintes
25:26sont en train
25:27de s'apaiser
25:28un petit peu
25:29et on voit
25:30que l'ensemble
25:30du secteur
25:31des ESN
25:31repart à la hausse
25:32sauf Sward
25:34alors que Sward
25:35est extrêmement
25:36bien protégé
25:37par rapport à l'IA,
25:39ils ont un plan
25:39très défini
25:40en la matière,
25:41c'est un intégrateur
25:42plateforme
25:42et surtout
25:43on a une activité
25:45qui est
25:46extrêmement
25:48diversifiée,
25:48alors Sward
25:50est coté en France
25:51mais
25:52c'est sûrement
25:53le ESN
25:53la moins
25:54franco-française
25:55puisque l'ensemble
25:57de ces relais de croissance
25:58se situent à l'étranger,
25:59Sward travaille
26:00notamment
26:01avec des entreprises
26:02dans l'énergie
26:03en Grande-Bretagne,
26:04avec des institutions
26:05européennes,
26:06avec des organisations
26:07internationales
26:08en Suisse,
26:09au Moyen-Orient
26:10également,
26:10donc on a vraiment
26:11des perspectives
26:12de croissance
26:13qui sont très bonnes.
26:14Ils ont publié
26:14la semaine dernière ?
26:15Ils ont publié
26:16absolument,
26:17c'est une très bonne
26:19publication
26:19puisque la croissance
26:20organique
26:21est ressortie
26:22à plus de 12%,
26:23la marge d'Ebida
26:25également
26:25à plus de 12%,
26:2712 est un peu
26:27le chiffre magique
26:28chez Sward
26:29puisque l'année
26:30dernière en 2025
26:31ils avaient également
26:32réalisé 12%
26:33de croissance
26:33et pour les années
26:35à venir
26:36ils ont un plan
26:37à horizon 2028
26:38qui consiste
26:39en deux éléments,
26:41le premier
26:41c'est une croissance
26:42organique
26:43à deux chiffres
26:43qui devrait lui permettre
26:45de continuer
26:46de vraiment progresser
26:47et le deuxième élément
26:48c'est cette fameuse
26:49marge d'Ebida
26:49qui devrait elle aussi
26:51se maintenir
26:52à 12%,
26:52donc si on met
26:54tous ces éléments
26:55bout à bout
26:56on a vraiment
26:56un dossier très intéressant
26:57surtout que la valorisation
26:59de Sward
27:00aujourd'hui
27:01est un petit peu
27:02décotée par rapport
27:03à ses pairs
27:04on se paye entre 10
27:05et 11 fois
27:05le résultat net
27:07et si les choses
27:08vont dans le bon sens
27:09il y aura forcément
27:10un effet de rattrapage
27:11il y a du rendement
27:11un peu plus de 6%
27:13de coupons
27:14une dette qui se réduit
27:16donc ça aussi
27:17c'est un élément
27:18à avoir en tête
27:18pourquoi pas
27:19pour un dividende
27:20exceptionnel
27:20une acquisition
27:21est-ce que c'est un groupe
27:22qui réfléchit aujourd'hui
27:23à faire des opérations
27:24de croissance externe
27:27alors dans l'historique
27:28d'Osward
27:29ça a toujours été le cas
27:30le dirigeant
27:31Jacques Motaire
27:32est quelqu'un de très actif
27:33il achète
27:34des BU
27:35il les revend
27:36etc
27:36et on a eu
27:37un dividende
27:37exceptionnel
27:38ces dernières années
27:39les BU c'est des business units
27:40oui absolument
27:42absolument
27:42pardon
27:42des business units
27:43et on a un dirigeant
27:45qui vraiment réfléchit
27:47très profondément
27:48et de manière
27:48très pertinente
27:49à son allocation
27:50du capital
27:51aujourd'hui
27:52on a 60 millions d'euros
27:53de trésorerie
27:54dans les caisses
27:55de la société
27:55et on peut s'attendre
27:58à ce que
27:58de nouvelles acquisitions
28:00soient faites
28:00dans le futur
28:01merci beaucoup
28:02Pierre Laurent
28:03de nous avoir accompagné
28:04ce matin
28:04pour nous faire une présentation
28:06de Deezer
28:07et donc de Sward
28:0831,55€
28:09pour ce titre
28:10un peu moins de 300 millions d'euros
28:12de capitalisation boursière
28:14le CAC 40 grappille 0,2%
28:15grâce à Total Energy
28:17c'est de loin la plus forte hausse
28:18plus 1,3%
28:19avec donc les cours du pétrole
28:20qui repartent de l'avant
28:21ce matin
28:22plus 1,8%
28:23pour le Brent
28:24à 89 dollars
28:25dans un instant
28:26il sera à 9h30
28:27vous retrouvez
28:28Laure Closier
28:289h30, 10h30
28:30séance à suivre
28:31cet après-midi
28:3215h30
28:32USA Today
28:33avec Antoine Larigauderie
28:34nous on se retrouve demain
28:35à partir de 9h
28:36pour Good Morning Market
28:37très bonne journée
28:39Good Morning Market
28:41sur BFM Business
28:42cyも
28:43et 해중ire les endroits
28:441
28:441
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