00:0011h-13h, Christine Kelly et vous sur Europe 1.
00:0469% des Français veulent l'interdiction du port du voile dans l'espace public selon un sondage CSA de
00:10novembre 2025.
00:11Jeanne, vous nous appelez de PACA, comment vous réagissez ?
00:16Merci de me donner un petit peu le droit à l'entendre.
00:20Plus qu'un petit peu.
00:21Si, c'est très émanque.
00:24Je m'étais étonnée des termes de la problématique telle qu'elle était posée par Amine Elbailly,
00:29parce que nous n'avons pas à mettre, à mon sens, dans la même balance les marques d'appartenance à
00:36notre culture,
00:37notre patrimoine culturel, nos traditions comme la crèche, le sapin de Noël, etc., les vacances de Noël, de PACA,
00:44et d'autre part, des signes ostentatoires d'appartenance à une culture qui fait fi des lois civiques
00:51puisque c'est une marque de rattachement à la Ouma, qui est la communauté musulmane internationale,
00:58qui fait fi des règles de la démocratie, de la République, où les personnes sont implantées,
01:05mais qui reconnaît uniquement la loi coranique, la loi musulmane.
01:10Et que faites-vous, Jeanne, de la liberté de cette France, pays de liberté, liberté individuelle, liberté de chacun ?
01:16Qu'est-ce que vous faites de cette signature française ?
01:18La liberté n'est appréciable qu'à l'intérieur de ces limites.
01:22Et les limites, c'est clairement défini par la loi qui protège l'espace public.
01:27On fait la différence en France entre l'espace public et l'espace individuel privé.
01:33Donc, ce qui est interdit, ce sont les signes ostentatoires.
01:36Et on ne peut pas amalgamer le port d'une croix, le port discret d'une croix, avec un voile.
01:47Déjà, il est à noter que c'est une question qui est tout de même très récente dans l'histoire
01:52de notre pays.
01:53On ne se posait pas autant de questions, on ne remettait pas en cause notre culture, notre civilisation.
01:59On peut accueillir des populations différentes tout en tenant bon sur notre identité, quand même.
02:06Ça paraît quand même légitime.
02:09Merci beaucoup.
02:09Donc, ce sont des questions qui sont apparues très tard dans notre histoire.
02:12On n'en parlait pas dans les années 70-70.
02:15C'est sûr.
02:16C'est juste avec l'histoire du voile.
02:17Comme dans plusieurs pays dans le monde.
02:18C'est une question de nombre.
02:19Gabriel Cluzel ?
02:20Non, mais le sujet, c'est celui du nombre de l'immigration massive qui est arrivée sur notre sol.
02:28Je remarque que la Hongrie ne se pose pas la question.
02:30La Hongrie, qui est un pays de culture chrétienne, ne se pose pas la question.
02:33Pourquoi ? Parce qu'il ne fait pas face à un nombre qui est devenu une force en soi.
02:40C'est-à-dire qu'il devient une force de manifestation tangible.
02:45Si ça touchait simplement quelques femmes, personne ne se serait posé la question.
02:50Là, on voit que c'est un phénomène d'ampleur et dont tout le monde parle.
02:55Et si c'est un phénomène d'ampleur, c'est parce qu'il y a eu aussi une possibilité que
02:59ça s'installe.
03:00Une volonté.
03:01Voilà, exactement.
03:01Bien sûr.
03:02Et vous citiez l'Arabie saoudite.
03:04Je peux citer le cas de ma belle-mère qui a vécu six ans en Arabie saoudite.
03:09A l'inverse, on lui avait imposé de porter le voile.
03:11Elle ne s'est pas posé de question.
03:12Elle l'a porté.
03:13Et pourtant, en tant qu'occidentale, ce n'étaient pas ses mœurs.
03:15Mais sinon, elle n'aurait pas pu rester dans ce pays, tout simplement.
03:19Gabriel Cluzel sur Europe 1.
03:20Jeanne, merci beaucoup pour votre appel.
03:22On va prendre Suzanne et ensuite le mot de la fin sur ce sujet avec Amine Elbailly et Arthur de
03:28Vatrigan.
03:28Suzanne, vous nous appelez du Rhône et vous dites que le voile dans la rue n'est pas un problème.
03:34Cependant, cependant, dites-moi.
03:36Voilà.
03:37Bonjour, bonjour Christine.
03:38Bonjour, monsieur Suzanne.
03:40Heureuse de vous avoir en direct.
03:42Moi aussi, dis donc.
03:43Alors que je vous dis souvent par la radio au temps de mon déjeuner.
03:47Ah, magnifique.
03:48On reste ensemble jusqu'à 13h.
03:50Alors, on déjeune ensemble et tout, volontiers.
03:53Bon, ça va être très bref.
03:55Je pense qu'on pourrait faire une différence lorsque ces femmes voilées se présentent dans les services publics.
04:02Leur demander à ce moment-là...
04:04Mais ça, c'est déjà le cas, ma chérie, non ?
04:07Je parle sur votre contrôle, non, c'est pas encore le cas ?
04:09Non, quand vous travaillez dans le service public, mais les gens qui viennent, les usagers, pour les usagers rentrer aux
04:18allocations familiales, ça veut dire que vous acceptez les lois, le soutien de ce pays, et donc vous vous montrez
04:25en femme libre, égalitaire aux hommes.
04:28Vous quittez votre voile, vous avez recours aux services publics, vous venez à la mairie demander des services ou demander
04:36des titres.
04:37Vous quittez votre voile, puisque vous êtes en France, vous êtes français dans un pays où les hommes et les
04:44femmes doivent se présenter de la même façon.
04:46Et je pense que ça ne demanderait pas beaucoup plus de surveillance que le vigile qui fouille notre sac, qui
04:55veille à la sécurité et veillerait à l'égalité de présentation des hommes et des femmes.
05:02Et je pense que ce serait assez rapidement instructif.
05:06Merci beaucoup Suzanne de nous avoir appelés en direct sur Europe, pour moi aussi c'était un plaisir de vous
05:11entendre, restez à l'écoute d'Europe ma chère Suzanne, puisque nous sommes ensemble jusqu'à 13h, merci pour votre
05:17appel.
05:18Amine, non, d'abord peut-être un tir de vin intrigant, je laisse réagir ensuite Amine, elle baille pour clore
05:25ce débat, pour parler ensuite du week-end politique, puisque Jean-Dane Bardella, rappelons-le, lui-même avait exprimé des
05:31réserves.
05:31Marine Le Pen, elle explore, elle, le référendum, le Portugal vient de légiférer, le Portugal, il faut rappeler qu'il
05:37vient de légiférer là-dessus, mais sur le fait de dissimuler le visage qui empêche l'identification.
05:44Et puis, il faut rappeler aussi les difficultés au niveau juridique de l'application aussi de cette éventuelle interdiction.
05:52Sur la France, on a beaucoup de lois en France, souvent des bonnes, mais le problème c'est qu'elles
05:56sont rarement appliquées, parce que compliquées à appliquer.
05:58Mais là, encore une fois, on parle de culture et non de lois ou de droits.
06:03Donc, quand une contre-culture fait une telle offensive, on ne répond pas uniquement par des lois, on répond par
06:08une civilisation, par une substance, c'est-à-dire tout ce à quoi les élites françaises ont tourné le dos
06:13depuis 20-30 ans.
06:14C'est-à-dire que le combat, parce que c'est un combat culturel qui nous est imposé, on ne
06:20répond pas uniquement par des lois.
06:21C'est-à-dire que là, le voile fait partie d'un ensemble, de cet ensemble qui est l'offensive
06:26de la culture islamique.
06:27Donc, évidemment que si vous ne pouvez pas interdire le voile, mais que vous ne faites rien sur l'immigration
06:32et la communautarisation, ça ne sert à rien.
06:34Si vous ne faites rien sur les prédicateurs qui influencent toute cette nouvelle jeunesse, ça ne sert à rien.
06:39Si vous n'attaquez pas au financement associatif, ça ne sert à rien.
06:42Si vous êtes incapable de protéger les rares qui veulent s'émanciper, ça ne sert à rien.
06:46Vous voyez, c'est un combat qui est global.
06:47– Arthur Devatrigan, direct sur Paramin El Bailly, juriste chargé d'enseignement.
06:54Quel serait le mot de la fin par rapport à notre débat ?
06:55Évidemment, on a beaucoup d'appels, beaucoup d'interrogations.
06:59Je disais, beaucoup d'interrogations juridiques, culturelles, civilisationnelles, etc.
07:05Même des débats au sein même du RN, même chez eux.
07:09Donc, quel serait le mot de la fin pour vous sur ce sujet ?
07:11– Je pense que c'est un loupé historique pour Marine Le Pen.
07:14Les 11 millions d'électeurs français lui permettront probablement d'accéder au second tour.
07:21Je note que cette question, qui à chaque fois était posée dans les débats d'entre-deux-tours,
07:24ne lui a jamais permis de franchir le cap de l'Elysée.
07:27Et aujourd'hui, la stratégie du RN est de la poser tout de suite
07:30pour savoir si la question peut être réglée tout de suite.
07:32La réalité, c'est qu'il y a 6 millions de musulmans en France
07:34et que la grande majorité de ces musulmans aiment la France, respectent la France,
07:38travaillent pour la France.
07:39– Il faut le rappeler.
07:40– Et effectivement, il ne va pas y avoir de tabou en République,
07:44mais pour répondre à cette auditrice,
07:46moi, je ferai référence à Patrick Buisson.
07:51Vous savez, Patrick Buisson nous explique que ces voiles que vous voyez,
07:55il n'y a pas de temps que ça non plus.
07:56C'est-à-dire que 70% des femmes musulmanes en France ne portent pas le voile.
07:59– Il y en a beaucoup quand même, pardon.
08:00– J'y arrive.
08:01Ce qu'il y a beaucoup dans les quartiers, moi j'habite dans un quartier, cher Gabriel.
08:04– Il y en a partout.
08:05– On vous entend plus, restez près du micro.
08:07– Il y a beaucoup de...
Commentaires