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  • il y a 1 semaine
Christine Kelly revient, de 11h30 à 13h, sans concession, sur tous les sujets qui font l'actualité. Une émission durant laquelle VOUS avez la parole. Vous pouvez réagir en appelant le 01.80.20.39.21 (appel non surtaxé) ou sur les réseaux sociaux d'Europe 1 (Facebook , X et Instagram).

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00:0011h-13h, Christine Kelly et vous sur Europe 1.
00:0469% des Français veulent l'interdiction du port du voile dans l'espace public selon un sondage CSA de
00:10novembre 2025.
00:11Jeanne, vous nous appelez de PACA, comment vous réagissez ?
00:16Merci de me donner un petit peu le droit à l'entendre.
00:20Plus qu'un petit peu.
00:21Si, c'est très émanque.
00:24Je m'étais étonnée des termes de la problématique telle qu'elle était posée par Amine Elbailly,
00:29parce que nous n'avons pas à mettre, à mon sens, dans la même balance les marques d'appartenance à
00:36notre culture,
00:37notre patrimoine culturel, nos traditions comme la crèche, le sapin de Noël, etc., les vacances de Noël, de PACA,
00:44et d'autre part, des signes ostentatoires d'appartenance à une culture qui fait fi des lois civiques
00:51puisque c'est une marque de rattachement à la Ouma, qui est la communauté musulmane internationale,
00:58qui fait fi des règles de la démocratie, de la République, où les personnes sont implantées,
01:05mais qui reconnaît uniquement la loi coranique, la loi musulmane.
01:10Et que faites-vous, Jeanne, de la liberté de cette France, pays de liberté, liberté individuelle, liberté de chacun ?
01:16Qu'est-ce que vous faites de cette signature française ?
01:18La liberté n'est appréciable qu'à l'intérieur de ces limites.
01:22Et les limites, c'est clairement défini par la loi qui protège l'espace public.
01:27On fait la différence en France entre l'espace public et l'espace individuel privé.
01:33Donc, ce qui est interdit, ce sont les signes ostentatoires.
01:36Et on ne peut pas amalgamer le port d'une croix, le port discret d'une croix, avec un voile.
01:47Déjà, il est à noter que c'est une question qui est tout de même très récente dans l'histoire
01:52de notre pays.
01:53On ne se posait pas autant de questions, on ne remettait pas en cause notre culture, notre civilisation.
01:59On peut accueillir des populations différentes tout en tenant bon sur notre identité, quand même.
02:06Ça paraît quand même légitime.
02:09Merci beaucoup.
02:09Donc, ce sont des questions qui sont apparues très tard dans notre histoire.
02:12On n'en parlait pas dans les années 70-70.
02:15C'est sûr.
02:16C'est juste avec l'histoire du voile.
02:17Comme dans plusieurs pays dans le monde.
02:18C'est une question de nombre.
02:19Gabriel Cluzel ?
02:20Non, mais le sujet, c'est celui du nombre de l'immigration massive qui est arrivée sur notre sol.
02:28Je remarque que la Hongrie ne se pose pas la question.
02:30La Hongrie, qui est un pays de culture chrétienne, ne se pose pas la question.
02:33Pourquoi ? Parce qu'il ne fait pas face à un nombre qui est devenu une force en soi.
02:40C'est-à-dire qu'il devient une force de manifestation tangible.
02:45Si ça touchait simplement quelques femmes, personne ne se serait posé la question.
02:50Là, on voit que c'est un phénomène d'ampleur et dont tout le monde parle.
02:55Et si c'est un phénomène d'ampleur, c'est parce qu'il y a eu aussi une possibilité que
02:59ça s'installe.
03:00Une volonté.
03:01Voilà, exactement.
03:01Bien sûr.
03:02Et vous citiez l'Arabie saoudite.
03:04Je peux citer le cas de ma belle-mère qui a vécu six ans en Arabie saoudite.
03:09A l'inverse, on lui avait imposé de porter le voile.
03:11Elle ne s'est pas posé de question.
03:12Elle l'a porté.
03:13Et pourtant, en tant qu'occidentale, ce n'étaient pas ses mœurs.
03:15Mais sinon, elle n'aurait pas pu rester dans ce pays, tout simplement.
03:19Gabriel Cluzel sur Europe 1.
03:20Jeanne, merci beaucoup pour votre appel.
03:22On va prendre Suzanne et ensuite le mot de la fin sur ce sujet avec Amine Elbailly et Arthur de
03:28Vatrigan.
03:28Suzanne, vous nous appelez du Rhône et vous dites que le voile dans la rue n'est pas un problème.
03:34Cependant, cependant, dites-moi.
03:36Voilà.
03:37Bonjour, bonjour Christine.
03:38Bonjour, monsieur Suzanne.
03:40Heureuse de vous avoir en direct.
03:42Moi aussi, dis donc.
03:43Alors que je vous dis souvent par la radio au temps de mon déjeuner.
03:47Ah, magnifique.
03:48On reste ensemble jusqu'à 13h.
03:50Alors, on déjeune ensemble et tout, volontiers.
03:53Bon, ça va être très bref.
03:55Je pense qu'on pourrait faire une différence lorsque ces femmes voilées se présentent dans les services publics.
04:02Leur demander à ce moment-là...
04:04Mais ça, c'est déjà le cas, ma chérie, non ?
04:07Je parle sur votre contrôle, non, c'est pas encore le cas ?
04:09Non, quand vous travaillez dans le service public, mais les gens qui viennent, les usagers, pour les usagers rentrer aux
04:18allocations familiales, ça veut dire que vous acceptez les lois, le soutien de ce pays, et donc vous vous montrez
04:25en femme libre, égalitaire aux hommes.
04:28Vous quittez votre voile, vous avez recours aux services publics, vous venez à la mairie demander des services ou demander
04:36des titres.
04:37Vous quittez votre voile, puisque vous êtes en France, vous êtes français dans un pays où les hommes et les
04:44femmes doivent se présenter de la même façon.
04:46Et je pense que ça ne demanderait pas beaucoup plus de surveillance que le vigile qui fouille notre sac, qui
04:55veille à la sécurité et veillerait à l'égalité de présentation des hommes et des femmes.
05:02Et je pense que ce serait assez rapidement instructif.
05:06Merci beaucoup Suzanne de nous avoir appelés en direct sur Europe, pour moi aussi c'était un plaisir de vous
05:11entendre, restez à l'écoute d'Europe ma chère Suzanne, puisque nous sommes ensemble jusqu'à 13h, merci pour votre
05:17appel.
05:18Amine, non, d'abord peut-être un tir de vin intrigant, je laisse réagir ensuite Amine, elle baille pour clore
05:25ce débat, pour parler ensuite du week-end politique, puisque Jean-Dane Bardella, rappelons-le, lui-même avait exprimé des
05:31réserves.
05:31Marine Le Pen, elle explore, elle, le référendum, le Portugal vient de légiférer, le Portugal, il faut rappeler qu'il
05:37vient de légiférer là-dessus, mais sur le fait de dissimuler le visage qui empêche l'identification.
05:44Et puis, il faut rappeler aussi les difficultés au niveau juridique de l'application aussi de cette éventuelle interdiction.
05:52Sur la France, on a beaucoup de lois en France, souvent des bonnes, mais le problème c'est qu'elles
05:56sont rarement appliquées, parce que compliquées à appliquer.
05:58Mais là, encore une fois, on parle de culture et non de lois ou de droits.
06:03Donc, quand une contre-culture fait une telle offensive, on ne répond pas uniquement par des lois, on répond par
06:08une civilisation, par une substance, c'est-à-dire tout ce à quoi les élites françaises ont tourné le dos
06:13depuis 20-30 ans.
06:14C'est-à-dire que le combat, parce que c'est un combat culturel qui nous est imposé, on ne
06:20répond pas uniquement par des lois.
06:21C'est-à-dire que là, le voile fait partie d'un ensemble, de cet ensemble qui est l'offensive
06:26de la culture islamique.
06:27Donc, évidemment que si vous ne pouvez pas interdire le voile, mais que vous ne faites rien sur l'immigration
06:32et la communautarisation, ça ne sert à rien.
06:34Si vous ne faites rien sur les prédicateurs qui influencent toute cette nouvelle jeunesse, ça ne sert à rien.
06:39Si vous n'attaquez pas au financement associatif, ça ne sert à rien.
06:42Si vous êtes incapable de protéger les rares qui veulent s'émanciper, ça ne sert à rien.
06:46Vous voyez, c'est un combat qui est global.
06:47– Arthur Devatrigan, direct sur Paramin El Bailly, juriste chargé d'enseignement.
06:54Quel serait le mot de la fin par rapport à notre débat ?
06:55Évidemment, on a beaucoup d'appels, beaucoup d'interrogations.
06:59Je disais, beaucoup d'interrogations juridiques, culturelles, civilisationnelles, etc.
07:05Même des débats au sein même du RN, même chez eux.
07:09Donc, quel serait le mot de la fin pour vous sur ce sujet ?
07:11– Je pense que c'est un loupé historique pour Marine Le Pen.
07:14Les 11 millions d'électeurs français lui permettront probablement d'accéder au second tour.
07:21Je note que cette question, qui à chaque fois était posée dans les débats d'entre-deux-tours,
07:24ne lui a jamais permis de franchir le cap de l'Elysée.
07:27Et aujourd'hui, la stratégie du RN est de la poser tout de suite
07:30pour savoir si la question peut être réglée tout de suite.
07:32La réalité, c'est qu'il y a 6 millions de musulmans en France
07:34et que la grande majorité de ces musulmans aiment la France, respectent la France,
07:38travaillent pour la France.
07:39– Il faut le rappeler.
07:40– Et effectivement, il ne va pas y avoir de tabou en République,
07:44mais pour répondre à cette auditrice,
07:46moi, je ferai référence à Patrick Buisson.
07:51Vous savez, Patrick Buisson nous explique que ces voiles que vous voyez,
07:55il n'y a pas de temps que ça non plus.
07:56C'est-à-dire que 70% des femmes musulmanes en France ne portent pas le voile.
07:59– Il y en a beaucoup quand même, pardon.
08:00– J'y arrive.
08:01Ce qu'il y a beaucoup dans les quartiers, moi j'habite dans un quartier, cher Gabriel.
08:04– Il y en a partout.
08:05– On vous entend plus, restez près du micro.
08:07– Il y a beaucoup de...
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