- il y a 1 semaine
Aujourd'hui, c'est au tour de Laurent Jacobelli, porte-parole du RN, de faire face aux GG. - L’émission de libre expression sans filtre et sans masque social… Dans les Grandes Gueules, les esprits s’ouvrent et les points de vue s’élargissent. 3h de talk, de débats de fond engagés où la liberté d’expression est reine et où l’on en ressort grandi.
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00:00Face aux grandes gueules
00:03C'est le porte-parole du Rassemblement National et Député de Moselle, Laurent Jacobelli, qui est avec nous.
00:07Bonjour Monsieur le Député.
00:08Bonjour à tous.
00:09Fuck Marine Le Pen, projetée dans un festival de rock, c'est de la liberté d'expression ?
00:14Écoutez, oui, c'est vrai que nous sommes dans un pays de liberté d'expression.
00:16Après, on n'est pas obligé de s'insulter, il vaut mieux débattre.
00:18Et je pense que là, on est dans une dérive de la gauche qui est assez inquiétante.
00:22Je rappelle qu'un des propriétaires de ce festival, c'est Monsieur Pigasse, milliardaire rouge,
00:27celui qui finance des radios où l'on insulte à longueur de temps des chaînes de télévision,
00:32des Français ou même des Français de confession juive.
00:35Ce monsieur qui veut arriver au pouvoir, qui est candidat à la candidature,
00:40qui soutient Jean-Luc Mélenchon.
00:41Vous savez, quand on insulte comme ça, quand le seul argument, c'est de dire
00:44fuck un tel ou un tel, je ne traduis pas le mot anglais parce que c'est assez vulgaire,
00:50ça veut dire qu'on n'a pas grand-chose à nous opposer.
00:53Ça veut dire aussi qu'on a le QI d'une palourde.
00:55Quand on n'est pas capable d'envoyer des arguments, quand on n'est pas capable de débattre,
00:59je rappelle que c'est le même monsieur qui a dit la dette, on n'a qu'à l'effacer
01:02et puis on verra bien.
01:03Alors ce n'est pas lui, c'est un groupe de punk qui a projeté ça, un peu de rock
01:08britannique.
01:09Oui, il y a quand même un écosystème, Mathieu Pigasse, qui sur le service public
01:14essaye de ramener les arguments de gauche, notamment sur France 5.
01:17Il est d'ailleurs temps que l'argent des contribuables ne serve plus à financer ce genre de choses.
01:22Un monsieur qui, à travers ses radios ou à travers ses journaux, passe son temps à faire de la contre,
01:26de la désinformation et à insulter tous ceux qui ne sont pas de gauche.
01:30Il pourrait peut-être être candidat à la primaire socialiste, Mathieu Pigasse.
01:33Oui.
01:33Donc ça sera peut-être un des adversaires dans cette campagne.
01:36Cette primaire ressemble chaque jour un peu plus à un asile de fous.
01:38Maintenant, écoutez, excusez-moi, mais soit il a des débats de fonds, il a des idées et qu'il les
01:43énonce,
01:44et on débattra qu'il nous annonce, qu'il veuille plus d'immigration, effacer la dette pour que la France
01:49soit insolvable
01:49et soit dirigée par le FMI, qu'il veut taxer les entreprises, qu'il nous annonce tout ça.
01:55Mais vous savez, moi, monsieur Mathieu Pigasse, cet homme qui insulte, me fait penser un peu à une dinde
02:00qui serait heureuse que Noël arrive.
02:02Il veut voter Mélenchon qui va lui piquer tout son fric.
02:05Moi, ces gens incohérents, qui n'ont qu'une seule colonne vertébrale que la haine de l'autre,
02:10ne m'intéressent finalement pas beaucoup.
02:13L'une des propositions du Rassemblement National, c'est de mettre des amendes aux jeunes femmes
02:19ou aux femmes qui porteraient le voile islamique.
02:22Concrètement, comment est-ce que vous feriez, comment ça se passerait,
02:25serait-ce que l'espèce de police religieuse anti-islam ?
02:29Ce serait quoi, monsieur Jacob ?
02:30D'abord, je vous conseille quand même de ne pas confondre islam et islamisme.
02:35C'est deux choses différentes.
02:36Il y a en France des millions de musulmans qui vivent leur vie très tranquillement,
02:40sans empêter personne, sans faire de prosélytisme,
02:44sans dire que la charia est au-dessus des lois de la République.
02:47Et puis, il y en a d'autres qui, effectivement, promeuvent un islam politique.
02:51Vous savez, il y a encore 20 ans, c'était rare de croiser une femme voilée dans la rue.
02:55Aujourd'hui, il y a eu une expansion de ce phénomène.
02:58Pourquoi ? Parce qu'il y a des femmes sincères qui le portent par tradition.
03:02Il y en a d'autres qui sont obligées de le faire par leur environnement familial,
03:05et on doit les aider à ne pas subir ce joug, cette pression familiale.
03:10Et puis, il y en a qui revendiquent, qui revendiquent un islam radical.
03:13La mesure que vous évoquez, elle existe, mais elle fait partie d'un ensemble.
03:16C'est un projet de loi contre l'islamisation, contre l'islam radical.
03:21Renvoyer chez eux les prêcheurs de haine, ne pas faire venir de prêcheurs étrangers
03:26qui viendraient financer par des puissances étrangères avec un objectif autre
03:29que simplement prêcher et dire la voie de l'islam.
03:32Donc, tout ça, c'est un ensemble.
03:33Et puis, je vais vous dire, ce n'est pas nous qui, tout seul, allons décider.
03:35Il y aura un référendum sur cette loi contre l'islam radical.
03:38Et les Français se prononceront.
03:40Aujourd'hui, ils sont 69% à dire que nous avons raison de dire cela.
03:44Vous savez, si demain, vous vous baladez dans la rue, torse nu dans certaines villes,
03:49eh bien, vous aurez une amende.
03:50Voilà, le code vestimentaire, parfois, dépasse la liberté individuelle.
03:54Oui, mais il y a voile et voile.
03:56Il y a le voile intégral, il y a le voile qui est déjà interdit dans la place publi,
04:00dans la rue, il y a la baïa, il y a des jeunes femmes qui ont juste un voile
04:05qui peut être coloré parce que c'est leur manière d'assumer leur religion.
04:08Donc, comment vous ferez la distinction ?
04:11D'abord, écoutez, on peut faire confiance quand même aux forces de l'ordre pour faire la différence.
04:16Ils n'ont pas déjà beaucoup de boulot.
04:19Il y a beaucoup de boulot.
04:20Je vais vous dire.
04:20Vous rajoutez une charge.
04:22Je vais vous dire.
04:23Vous prenez, et c'est votre boulot, vous prenez un petit détail d'une grande loi
04:29qui serait faite pour arrêter cette propension à l'islamisation.
04:33Je pense que les Français ressentent ce besoin.
04:34Parce qu'aujourd'hui, oui, certains quartiers ne ressemblent plus à ce qu'ils étaient il y a 20 ans.
04:38Oui, il y a certains qui sont, et notamment certaines fillettes,
04:41qui sont obligées d'aller à l'école voilée.
04:43Tout ça, ça doit s'arrêter.
04:44Pourquoi ? C'est quoi les valeurs de la France ?
04:46C'est la laïcité, c'est la République et c'est l'égalité homme-femme.
04:49Moi, je vais vous dire, il y en a qui ont retourné leur veste.
04:51En 2010, Jean-Luc Mélenchon disait qu'il ne voulait pas voir de fantôme dans les rues,
04:56que les femmes pouvaient le regarder, qu'il pouvait regarder les femmes dans les yeux.
04:59C'est une dérive propagandiste de l'islam radical.
05:03Pourquoi est-ce qu'il a changé d'avis ?
05:04Face à la loi du nombre.
05:06Et donc, si on règle la question de l'immigration,
05:09si on remet en place la machine à assimiler,
05:11si on est ferme sur nos principes républicains,
05:15notamment à l'école, notamment dans les clubs de sport,
05:17notamment dans l'entreprise,
05:19mais le phénomène du voile, on n'en parlera plus.
05:22Aujourd'hui, on est obligé, obligé, de mettre en place des mesures
05:25parce que rien n'a freiné ce phénomène,
05:28notamment à cause de la gauche et d'une droite parfois un peu lâche.
05:31Si je comprends bien, le fait de montrer sa religion à travers un vêtement
05:38ou quelques autres signes n'est plus le bienvenu en France
05:42ou c'est uniquement pour les musulmans ?
05:44C'est uniquement pour l'islam radical.
05:47Mais je vais vous dire, aujourd'hui...
05:49Non, mais j'ai très bien compris, vous voulez arriver.
05:50C'est compliqué pour un policier de savoir qui est cette dame.
05:56Est-ce qu'elle est de l'islam radical ou juste une façon de vivre sa religion ?
06:00Parce qu'il y a plein de façons de porter le foulard.
06:03Il y a des personnes qui ont la baïa, qui ont la tenue...
06:05Il y a des personnes qui ont juste un turban, par exemple,
06:08qui enroulent une façon turban.
06:10D'autres, c'est le foulard.
06:11Le policier, qu'est-ce que vous allez lui donner comme outil
06:14pour qu'il se dise, tiens, ça c'est de l'islam radical ?
06:17Parce que moi, en tant que chrétienne,
06:19effectivement, je n'ai pas le foulard,
06:20mais moi j'ai souvent une croix, tout le monde le sait ici.
06:23Et je veux savoir si, est-ce que moi, le policier,
06:25va venir me dire, madame, vous êtes en train de promouvoir une religion
06:28dans l'espace public ?
06:29Est-ce que dans mon quartier,
06:32je vis dans un quartier avec une forte communauté juive, par exemple,
06:35est-ce que, lorsqu'ils ont la kippa,
06:38est-ce que j'ai un policier qui va venir leur dire,
06:40monsieur, vous êtes en train de promouvoir une religion
06:43dans l'espace public ?
06:44C'est pour ça que je veux savoir, c'est que les musulmans ?
06:47Ou c'est nous tous qui sommes croyants
06:49et qui pouvons des fois arborer des signes religieux ?
06:51Est-ce qu'aujourd'hui, la religion juive ou la religion chrétienne
06:56prône le fait que la religion soit supérieure aux lois de la République ?
07:00Moi, je suis élu de la nation.
07:02Une partie de mon devoir, c'est de protéger
07:05notre République laïque et nos valeurs.
07:07Quand d'autres veulent mettre un système parallèle
07:10pour gérer notamment certains quartiers,
07:13pour gérer la vie quotidienne,
07:15qui est un système religieux,
07:16qu'ils considèrent au-dessus des lois de la République,
07:18il faut interdire les symboles.
07:21Un des symboles, c'est le voile.
07:24Il y a trois possibilités.
07:25Une femme qui porte le voile,
07:26elle a en tête de vouloir imposer un régime islamique en France ?
07:30Moi, je pose la question différemment.
07:32Pourquoi il y a dix ans,
07:34ce phénomène était un phénomène rare ?
07:37Pourquoi il ne l'est plus aujourd'hui ?
07:38Qu'est-ce qui a changé ?
07:39Ce qui a changé, c'est qu'on a une forme d'islam radical en France,
07:44portée notamment par les frères musulmans,
07:45par certaines associations, pas seulement,
07:47qui a déclaré qu'il allait mettre en place un régime,
07:50un autre régime,
07:51parce que les portes de l'immigration
07:53se sont largement ouvertes sans aucun contrôle,
07:55parce qu'on a arrêté de vouloir assimiler.
07:58Aujourd'hui, on dit,
07:59c'est comme McDonald's,
08:00venez comme vous êtes.
08:01Non, la France, ce n'est pas ça.
08:03Vous venez en France,
08:04si vous avez un boulot,
08:05si vous payez vos impôts,
08:06si vous respectez nos valeurs,
08:07notamment l'égalité homme-femme,
08:09eh bien, il n'y a pas de problème.
08:10Si, en revanche,
08:11vous êtes en train de nous dire
08:12que la femme est impure,
08:13qu'elle n'a pas le droit
08:14de regarder les hommes dans les yeux,
08:15qu'elle n'a pas le droit
08:16de travailler ou de conduire,
08:19alors, tout simplement,
08:20ce ne sont pas nos valeurs.
08:23Arrêtez ces gens-là.
08:24Arrêtez ces gens-là.
08:25Mais vous n'allez pas verbaliser
08:26une dame qui traverse la rue
08:28avec son foulard
08:29ou qui emmène son enfant à l'école
08:30avec son foulard.
08:30Les Français décideront, madame.
08:32Vous avez une politique
08:35uniquement pour une partie de la population.
08:36Vous savez ce que c'est, ça ?
08:37Vous avez une politique
08:40uniquement
08:41pour une partie de la population.
08:43Pas du tout.
08:43Ça a déjà existé en France, monsieur.
08:45Non, non, mais madame,
08:45je ne sais pas très bien
08:46ce que vous voulez dire.
08:46Ne me forcez pas
08:46à vous accuser de quelque chose,
08:48mais vous avez une politique
08:50uniquement pour une partie
08:51de la population.
08:51Mais madame, moi,
08:51je vais vous poser une question.
08:52Pourquoi le Portugal
08:54vient de durcir sa loi là-dessus ?
08:56Ce n'est pas du tout
08:56un gouvernement proche
08:58du Rassemblement National.
08:59Beaucoup de pays d'Europe l'ont fait.
09:01Des pays musulmans l'ont fait,
09:02voyez-vous.
09:03Et ça a même été les premiers
09:04parce qu'ils voulaient lutter
09:05contre l'influence
09:06des frères musulmans.
09:07Ce qui est aujourd'hui reproché,
09:09ce n'est pas que les gens
09:10aient telle ou telle religion.
09:11Si c'était le cas,
09:12je serais de votre côté
09:13et je dirais la même chose
09:15que vous.
09:15C'est l'expression
09:16de cette religion.
09:16Je suis très attaché
09:17à la liberté de culte,
09:19toutes les libertés de culte.
09:20C'est la volonté
09:21d'un système
09:22qui dépasse la démocratie
09:24et même parfois
09:25qui heurte de front
09:27nos valeurs.
09:28Ça, nous ne pouvons pas
09:29l'accepter.
09:29Et moi, je connais beaucoup,
09:31et vous aussi j'imagine,
09:32de musulmans
09:34qui n'ont pas le besoin
09:35d'afficher
09:36ou d'essayer de convaincre
09:38que ce en quoi ils croient
09:39est supérieur à tout le reste.
09:41Eh bien, ça, c'est très bien.
09:42C'est très bien
09:43comme pour des catholiques,
09:44des juifs,
09:44des athées,
09:45des indes,
09:45tout ce que vous voulez.
09:46En revanche,
09:47à partir du moment
09:48où les forces extérieures
09:50essayent d'imposer à France
09:52un autre système
09:53que le nôtre,
09:54nous devons lutter.
09:54Mais je le rappelle,
09:56c'est une ligne
09:58dans un projet
09:59très épais
10:00que nous avons déjà présenté
10:01plusieurs fois.
10:02Marine Le Pen
10:02a déjà présenté
10:04ce projet de loi
10:05et qui sera soumis
10:06par référendum.
10:07Si les Français nous disent
10:08qu'on n'est pas d'accord,
10:09vous savez,
10:10nous,
10:10on acceptera ça.
10:11Et tous les Français
10:12voteront,
10:13quelle que soit leur religion.
10:14Et vous serez d'ailleurs
10:14peut-être surprise,
10:16surprise,
10:16que même des gens
10:18qui pratiquent
10:19la religion musulmane
10:20se disent
10:20oui, effectivement,
10:22nous devons tous vivre
10:23finalement dans la même république
10:24avec les mêmes valeurs.
10:26Charles Consigny.
10:27D'abord,
10:28sur cette histoire de voile,
10:29moi,
10:29je ne pense pas
10:31que ça passera
10:32la Constitution,
10:33mais bon,
10:34parce que c'est pas...
10:36Je ne vois pas
10:37comment on peut interdire ça
10:38dans l'espace public.
10:40Je peux vous répondre là-dessus ?
10:41En 2010,
10:42lorsqu'il y a eu
10:43la première loi,
10:44le Conseil constitutionnel
10:45s'est prononcé
10:46et l'a accepté
10:47en disant qu'il y avait
10:48un ordre public sociétal.
10:50Non, mais c'est la burqa, ça.
10:51Et donc,
10:51oui, mais aujourd'hui,
10:52on a un certain nombre
10:53d'autres faits
10:54qui vont nous permettre
10:55d'étayer ça.
10:56Je pense qu'il faut être
10:56un peu plus nuancé
10:57sur la question.
10:58Je me permets.
10:58Ça me paraît compliqué.
10:59Quelqu'un qui a froid,
11:00qui met son châle
11:02sur sa tête,
11:03il va se prendre
11:03un coup de sifflet.
11:05Ça ne me paraît pas...
11:06Non, mais...
11:06Oui, vous caricaturez.
11:08Je vous reconnais.
11:08Je pense que c'est pas...
11:10C'est juste pas applicable.
11:11C'est tout.
11:11C'est une mesure d'affichage.
11:13Est-ce qu'on a un problème
11:14aujourd'hui ?
11:15Pas pouvoir appliquer.
11:16Avec l'islam radical
11:17qui essaye de conquérir
11:18des quartiers,
11:19qui essaye de conquérir
11:20des esprits.
11:20Non, mais cette mesure...
11:21Autant prendre
11:22des mesures applicables.
11:23Mais nous allons le faire aussi.
11:25Et j'en ai cité
11:25quelques-unes tout à l'heure.
11:27Contrôler nos frontières,
11:28faire en sorte que
11:28des prêcheurs connus
11:30pour des prêches haineux,
11:32notamment antisémites
11:33ou anti-homosexuels
11:34ou anti-femmes,
11:34ne viennent pas en France.
11:35Que ceux qui sont déjà en France
11:37et qui les prononcent
11:37puissent partir.
11:39Tout ça, ça fait partie
11:40d'un écosystème.
11:40Mais je vais vous dire,
11:42l'image des musulmans
11:43de France demain,
11:45l'image des musulmans
11:46de France demain,
11:46sera largement améliorée
11:49lorsque tout cela
11:50se passe.
11:51C'est très long.
11:52Les interventions sont très longues.
11:53Très intéressantes,
11:54contrairement aux vous.
11:55Face à aux militants
11:56d'extrême-gauche
11:57qui ont comme technique
11:58de mobiliser...
11:59Vous pouvez y aller,
12:00vous n'en trouverez pas une once.
12:01Ça me fait la transition
12:02parce que j'ai entendu
12:04que Marine Le Pen
12:06s'accrochait à son idée
12:08de la retraite à 62 ans.
12:11Elle n'en démord pas.
12:12Elle veut absolument
12:13mettre ça en place.
12:15Et j'ai compris aussi
12:16que Jordan Bardella
12:18s'excluait lui-même
12:20de cette campagne.
12:21On a bien compris.
12:22Il n'a aucune envie.
12:22On voit bien.
12:24Je ne sais pas
12:25ce que vous voyez.
12:26Je vois ce que je vois.
12:27Mettez des lunettes.
12:28C'est-à-dire que
12:29depuis le délibéré...
12:30Vous avez un bon oeuf talmo ?
12:31Depuis le délibéré
12:32de la cour d'appel,
12:33il fait la gueule.
12:34Le mien est très bien.
12:35Il fait la gueule.
12:36Il a du mal à sourire quand même.
12:37Vous n'étiez pas à Chalon ?
12:38Je l'ai vu.
12:39Vous avez vu Chalon ?
12:40J'ai vu des images.
12:42Ça ne passe pas quand même.
12:43Ça passe très bien.
12:44Et Jordan...
12:45Non, vous voyez,
12:46il me fait penser...
12:46Il fait des propositions.
12:47Vous êtes dans votre truc.
12:48Il avait son ticket
12:49de l'euro-million,
12:50ticket gagnant.
12:51Et Marine Le Pen
12:52lui a pris des mains.
12:53Elle a dit
12:54non, c'est moi
12:54qui vais gagner
12:55à l'euro-million.
12:56Et depuis,
12:57le truc...
12:57Vous l'avez préparé longtemps ?
12:58Ça reste bloqué là.
12:59Vous voyez,
13:00il n'arrive pas à accepter.
13:01Les déségreurs ?
13:02Donc, c'est...
13:03Ah ben, c'est...
13:04Non, mais il n'arrive pas
13:05à dépasser ça.
13:06Et son entourage
13:07est mis sur la touche
13:08par Marine Le Pen
13:09qui a expliqué
13:10qu'elle avait souhaité
13:11le départ de M. Durvie
13:13qui était le conseiller économique
13:15de Jordan Bardella.
13:16Oui, le homme de la campagne.
13:17Que je croisais.
13:18Ça m'est arrivé
13:18de croiser M. Durvie
13:19dans les restaurants parisiens.
13:21On avait l'impression
13:22que c'était tout à coup,
13:24je ne sais pas,
13:26le Christine Lagarde
13:27qui débarquait.
13:28C'est-à-dire qu'il avait
13:28déjà un pouvoir
13:29par anticipation énorme.
13:31Bref.
13:32Et donc,
13:32ce que je vois,
13:33ce que je veux dire,
13:33c'est que c'est le retour
13:34à la vieille ligne
13:35socialiste du RN.
13:37Et ma question
13:37est toute bête.
13:38Est-ce que cette ligne
13:39socialiste,
13:41après 60 ans de socialisme
13:43en France,
13:43qui nous mène
13:44là où nous sommes,
13:45est-ce que c'est la bonne ligne
13:46vraiment pour redresser le pays ?
13:48Parce que c'est bien
13:48les histoires de voile et tout,
13:50mais...
13:50Monsieur le député socialiste.
13:52D'abord,
13:53merci d'avoir fait
13:53une intervention courte.
13:55Ensuite,
13:56vous avez, je crois,
13:57mal regardé...
13:58J'essaie d'être exhaustif.
13:58Vous avez mal regardé
13:59ce qui s'est passé ce week-end.
14:00J'ai eu l'honneur
14:01d'accompagner Jordan Bardella
14:03à la foire de Chalon
14:04où il est venu
14:04comme il vient tous les ans
14:05parce que c'était
14:05la région Grand Est
14:07où j'ai la chance
14:08d'être élu.
14:09D'abord,
14:13il a expliqué
14:13qu'il était le patron
14:15du premier parti de France
14:16qui soutenait Marine Le Pen.
14:17Il a dit à quel point
14:18il voulait qu'elle gagne.
14:19Marine Le Pen a réaffirmé
14:21qu'elle avait confiance
14:22en Jordan Bardella.
14:23Il parle parce que
14:24c'est le futur Premier ministre.
14:25Il parle...
14:26Mais les rôles sont clairs...
14:27Au nom de sa future fonction
14:28si Marine Le Pen gagne.
14:28Les rôles sont clairs
14:29depuis le début
14:30et je crois l'avoir dit
14:31à cette table même
14:32il y a quelques mois.
14:33Marine Le Pen,
14:34présidente de la République,
14:35Jordan Bardella,
14:35Premier ministre.
14:36À condition que vous ayez
14:37la majorité
14:37à l'Assemblée nationale.
14:38Et si jamais Marine Le Pen
14:39n'était empêchée,
14:40alors bien évidemment
14:41c'est Jordan Bardella
14:42qui représenterait nos couleurs.
14:43Mais s'il n'y a pas
14:44la majorité à l'Assemblée nationale
14:45absolue pour le RN
14:46ça ne sera sans doute pas
14:47Jordan Bardella à Matillon.
14:48Il faudra chercher ailleurs.
14:50Vous imaginez bien
14:51que si les Français
14:52font confiance à Marine Le Pen
14:53c'est pour un grand changement,
14:55un changement profond
14:56pour aider les entreprises,
14:58pour aider ceux qui travaillent,
14:59pour sauver notre identité,
15:01pour ramener la sécurité
15:03et donc évidemment
15:04les Français lui donneront
15:05une majorité.
15:06Vous m'avez insulté
15:07il y a deux secondes
15:08en me traitant de socialiste.
15:11Une fois encore
15:12je peux faire un test ADN
15:14si vous voulez
15:14je crois que vous ne trouverez pas
15:15le début d'un chromosome socialiste
15:17chez moi.
15:18Pourquoi est-ce que nous tenons
15:21à la retraite
15:22à 62 ans ?
15:23Parce que c'est une vision
15:25de la société.
15:26Nous nous pensons
15:26que quelqu'un
15:27qui a contribué
15:27à l'effort national
15:28qui a amené
15:30du PIB
15:30comment on paye ?
15:31C'est ça la vraie question.
15:33Aujourd'hui
15:33on est en train de se dire
15:34le gâteau rétréci
15:35alors comment on se partage
15:37les miettes ?
15:37Pas du tout.
15:38C'est une erreur en fait.
15:39Non, on dit que la démographie française
15:40a changé.
15:41Si on fait comme ça
15:42tous les deux ans
15:43Charles Consigny
15:44on va décaler l'âge de la retraite
15:45d'un an
15:46parce qu'on ne réglera pas
15:47le problème de fonds.
15:48Le problème de fonds c'est quoi ?
15:49C'est qu'on n'a pas assez d'emplois
15:50en France
15:51que nos entreprises
15:52ne sont pas assez productives
15:53et elles ne le sont pas
15:54parce qu'elles sont moins bonnes
15:55que les autres.
15:55C'est parce qu'elles sont
15:56enferrées dans un système
15:58normatif et fiscal
15:59qui les asphyxie.
16:00Là n'empêche pas
16:01notamment pour payer les retraites.
16:03On peut recréer de l'emploi
16:04tout en expliquant
16:06que comme on vit
16:06plus longtemps
16:07il faut travailler un peu plus.
16:08Je vais vous donner
16:09une seule statistique.
16:10Aujourd'hui
16:11un jeune français
16:12a un emploi permanent
16:13et stable
16:14à partir de 27 ans.
16:15C'est 23-24 ans
16:16en Allemagne.
16:17Si on avait le même taux
16:19en France
16:20zéro problème de retraite.
16:21Parce qu'en Allemagne
16:22on part plus tard aussi
16:23le problème
16:26c'est qu'en France
16:26on travaille
16:27de 27 à 57 ans
16:29alors qu'ailleurs
16:30on travaille
16:31de 22 à 62 ans.
16:33Et donc
16:34la durée finalement
16:35est plus courte.
16:36Mais on ne s'arrête pas
16:36à 62 ans en Allemagne.
16:38Mais en Allemagne
16:39ça n'arrête pas à 62 ans.
16:40Vous avez raison
16:40mais en France non plus
16:42d'ailleurs
16:42parce que c'est 62 ans
16:43et 42 annuités.
16:45Il ne faut pas oublier
16:47les 42 annuités
16:48pour être très précis.
16:49Officiellement d'accord
16:50mais officieusement
16:51les français en moyenne
16:51partent déjà 63 ans
16:53donc ils travaillent déjà
16:54en Allemagne 62.
16:54Pourquoi ?
16:55Aujourd'hui les entreprises
16:56veulent entre guillemets
16:57pardonnez-moi l'expression
16:58se débarrasser
16:59des plus de 57 ans
17:00à cause des charges
17:01à cause de plein de choses
17:02et parce qu'il est
17:02plus avantageux
17:03d'engager d'autres gens.
17:05Donc on a
17:05toute une frange de la population
17:06qui avant d'être à la retraite
17:08est au chômage
17:08en arrêt maladie
17:09ou en pré-retraite.
17:10Ça coûte
17:12une mesure toute simple.
17:13Vous avez le droit
17:14de partir en retraite.
17:15Vous souhaitez continuer
17:16à travailler.
17:17Eh bien Marine Le Pen propose
17:18que vous soyez
17:19exonéré de charges
17:20sur le chômage
17:22sur les retraites.
17:23C'est bon pour vous,
17:23c'est bon pour l'employeur,
17:24c'est bon pour l'emploi.
17:25Ce sont des mesures concrètes
17:26et si on fait ça
17:28croyez-moi
17:28il n'y aura plus de problème.
17:30Aujourd'hui on prend le problème
17:31par le mauvais bout
17:31on n'augmente pas
17:33la productivité des entreprises
17:34on garde un coût
17:35de l'électricité
17:35une masse fiscale
17:37complètement disproportionnée
17:38par rapport aux voisins
17:39et donc les caisses
17:40ne se remplissent pas.
17:41Essayons la méthode optimiste
17:42essayons de relancer
17:44l'industrie
17:44et l'activité économique
17:45plutôt que de s'en prendre
17:47au retraité.
17:48On va continuer la discussion
17:48avec Laurent Jacobelli
17:49député
17:50Rassemblement National
17:51de Moselle
17:52dans un instant.
17:53Parlez aussi
17:53puisque vous êtes député
17:54de la rentrée parlementaire
17:56le budget qui s'annonce
17:57est-ce que le gouvernement
18:00Lecornu peut tenir
18:01ou risque-t-il de tomber
18:03et puis on reviendra
18:04sur ce qu'on dit
18:04bon nombre de personnalités
18:05aussi de gauche
18:06ou d'extrême gauche
18:08ou d'écologie
18:10c'est-à-dire
18:10si le Rassemblement National
18:11gagne
18:11ce seront des appels
18:13à la désobéissance.
18:14Tout de suite
18:15avec les Grandes Gueules
18:16il est 11h20.
18:17Vous êtes avec les GG
18:18avec les Grandes Gueules
18:19en direct sur RMC
18:20RMC Story
18:20Joël Dagosseri
18:21Charles Consigny
18:22Emmanuel Devillé
18:23notre invité
18:24c'est le député de Moselle
18:25député Rassemblement National
18:27les porte-parole du RN
18:27Laurent Jacobelli
18:29M. Emmanuel Devillé
18:31Oui
18:31alors moi je peux témoigner
18:32que M. Jacobelli
18:33est un homme sympathique
18:35Ah bah c'est gentil
18:36Là le moment
18:36qu'on vient de passer
18:37pendant la publicité
18:38vous êtes cordial
18:39vous êtes affable
18:40vous êtes chaleureux
18:41J'attends le...
18:43Vous êtes un des seuls
18:43aussi dans votre parti
18:44qui a déjà travaillé
18:45comme dans beaucoup
18:46d'autres partis
18:47vous avez une carrière
18:48vous n'avez pas à rougir
18:50de votre parcours
18:51alors politiquement
18:52vous êtes un peu
18:53le Jack Lang
18:55du RN
18:56puisque vous êtes
18:56un parachuté
18:57Jack Lang avait été candidat
18:59à Paris
18:59à Boulogne-sur-Mer
19:00dans le Loir-et-Cher
19:01à Blois
19:01vous-même avez passé
19:02votre vie en région parisienne
19:03vous avez été candidat
19:04dans les Bouches-du-Rhône
19:05conseiller municipal
19:06à Aloche
19:06et maintenant vous êtes
19:08parachuté en Moselle
19:09Vous n'avez pas une autre comparaison
19:10quand même ?
19:11Il y a un an ici même
19:12le 27 août
19:14presque jour pour jour
19:15donc il y a un an
19:15je vous avais respectueusement interpellé
19:18puisque vous étiez sur le point
19:20de faire chuter
19:21le gouvernement Bayrou
19:22ce qui fut le cas
19:23le 7 septembre
19:24je n'étais pas parvenu
19:26à recevoir une écoute
19:30de votre part
19:31vous étiez un peu goguenard
19:33mais toujours est-il
19:34que maintenant
19:35toujours en grand chef
19:36étoilé de cuisine politicienne
19:38avec votre plat signature
19:39le ragoût de censure
19:41sauce bardella
19:41vous voulez faire tomber
19:43à nouveau
19:44un gouvernement
19:45le gouvernement le cornu
19:46est-ce que vous ne pensez pas
19:48que les français
19:49et notre pays
19:50a légitimement droit
19:53à un budget
19:54parce que sans budget
19:55c'est une aventure supplémentaire
19:57dans un contexte financier
19:58extrêmement dangereux
20:00et ne pensez-vous pas
20:03monsieur le député
20:04que vous risquez
20:05si vous êtes au pouvoir
20:07un jour de décevoir
20:08les français
20:08ça c'est ma première question
20:09et ma deuxième question
20:11et j'enlève mes lunettes
20:12pour regarder votre réaction
20:13avec la sincérité
20:15qui doit présider
20:16à votre réponse
20:17est-ce que vous pouvez
20:18nous affirmer
20:19moralement
20:20juridiquement
20:23judiciairement
20:24que Marine Le Pen
20:25sera vraiment candidate
20:26en 2027
20:27et que vous ne serez pas
20:28contraint
20:29effectivement
20:30de switcher
20:31en faveur de monsieur Bardella
20:32je vais commencer
20:32par la dernière question
20:33parce que si j'y réponds pas
20:35répondre aux deux premières
20:36ne servirait pratiquement à rien
20:38oui Marine Le Pen
20:39sera candidate
20:40à la présidence de la république
20:41jusqu'au bout
20:42et mon intime conviction
20:44c'est qu'elle sera
20:44présidente de la république
20:45je pense vous avoir répondu
20:47franchement et sincèrement
20:48sur les autres questions
20:50bien sûr qu'il faut un budget
20:51à la France
20:51mais il ne faut pas
20:52n'importe quel budget
20:54aujourd'hui on a une équipe
20:55qui nous a présenté
20:56un budget
20:57où on a
20:575%
20:59et ce sera même
20:59on n'a pas encore
21:00le budget
21:01non non mais
21:02le précédent
21:02de déficit
21:04on a une équipe
21:05qui à la veille
21:06des élections présidentielles
21:07ne va pas faire
21:08les réformes nécessaires
21:09notamment en supprimant
21:11des impôts de production
21:11notamment en supprimant
21:13des impôts inutiles
21:14vous annoncez
21:15que vous voulez censurer
21:16le budget
21:16le cornu
21:17celui qui est en préparation
21:18alors que vous n'avez pas
21:19encore vu la copie
21:20Maude Bréjean avait raison
21:21ce matin de dire
21:22c'est quand même
21:23une drôle de méthode
21:24d'annoncer
21:25par avance
21:26une censure
21:26de quelque chose
21:27que vous ne connaissez pas
21:28on va reprendre
21:29l'exactitude des propos
21:31si le budget
21:32qui nous est présenté
21:33est du même acabit
21:34que les budgets précédents
21:36nous ne pourrons pas
21:37le laisser passer
21:38depuis l'arrivée
21:39d'Emmanuel Macron
21:40par exemple
21:40prenons une mesure
21:43vous risquez
21:44de perturber
21:45le calendrier
21:46de l'élection présidentielle
21:47et de prendre
21:48une responsabilité
21:49écrasante
21:49monsieur Jacobini
21:50c'est la même chose
21:51que l'année dernière
21:52l'élection présidentielle
21:53aura lieu
21:54fin avril
21:55début mai
21:55quoi qu'il arrive
21:56et nous aurons un budget
21:57qui passe par
21:5849.3
21:59par adonnance
21:59quoi qu'il arrive
22:00notre rôle
22:02c'est de dire aux français
22:03ce que nous voulons faire
22:04si le budget
22:04qu'ils nous ont proposé
22:05est inacceptable
22:06on ne va pas l'accepter
22:07sinon quelle crédibilité
22:08on a
22:08si on dit qu'on veut
22:09diminuer les impôts
22:10et qu'on continue
22:11avec plus de 5%
22:12de déficit
22:13et une pression fiscale
22:14insensée
22:15nous ne sont pas crédibles
22:16une piste qui circule
22:18demander aux retraités
22:19aisés
22:20un effort
22:21en n'alignant pas
22:23leur pension de retraite
22:24sur l'inflation
22:24cette fois-ci
22:25est-ce que ça c'est possible ?
22:26il y en a ras-le-bol
22:27qu'on s'en prenne
22:28à ceux qui bossent
22:28qui ont bossé
22:29ou qui cherchent un boulot
22:30maintenant que le gouvernement
22:31fasse son travail
22:32on est passé
22:33de dépenses
22:34de l'état
22:36depuis 2017
22:36à une augmentation
22:37de 414 milliards
22:39par an
22:40414 milliards
22:41qui viennent
22:41de l'impôt
22:42et de la dette
22:43la pression fiscale
22:44a augmenté
22:44de 269 milliards
22:46par an
22:47depuis 2017
22:48est-ce qu'aujourd'hui
22:49on a plus de services publics
22:50est-ce que les retraités
22:51sont plus heureux
22:52est-ce qu'on est plus
22:53en sécurité
22:53est-ce que les entreprises
22:54marchent moins
22:55non
22:55on était à 55 000 faillites
22:57quand Emmanuel Macron
22:58est arrivé par an
22:59on est à 70 000
23:00donc on paye plus
23:01on s'endette
23:02on auberge
23:02l'avenir de nos enfants
23:04et tout va plus mal
23:05si on accepte ça
23:06alors nous ne sommes pas dignes
23:08de la confiance que nous font
23:09les français
23:09il faut faire l'inverse
23:11protéger les français
23:12et les salariés
23:13on est peut-être face
23:14à une crise financière
23:15qui menace la France
23:16est-ce qu'il faut rajouter
23:17de la crise à la crise
23:18on ne rajoute pas
23:19de la crise à la crise
23:20on aura bien compris
23:20que ce budget là
23:21ça ne sera pas le vôtre
23:21mais est-ce qu'il ne faut pas
23:22quand même le laisser passer
23:23sachant que de toute manière
23:25si vous gagnez la présidentielle
23:26vous pourrez le rectifier
23:27il pourra toujours avoir
23:28mais c'est ce que j'allais vous dire
23:29le vrai budget de l'année prochaine
23:30il sera corrigé
23:32après la présidentielle
23:34mais il faut faire exactement
23:35l'inverse
23:35de ce que fait ce gouvernement
23:37diminuer la pression fiscale
23:39diminuer le nombre de normes
23:41arrêter
23:41soulager M. Lecornu
23:42laisser faire son budget
23:43mais on va soulager
23:44M. Lecornu
23:46définitivement
23:46croyez-moi
23:47il aura le temps
23:48de profiter de sa famille
23:49de ses loisirs
23:50je ne sais pas s'il préfère
23:51la pêche
23:52le macramé
23:52mais nous lui rendrons
23:53très vite sa liberté
23:55Joël
23:55moi je n'arrive pas à croire
23:56qu'on vous est qualifié
23:57je ne sais pas si vous
23:58vous vous êtes qualifié comme ça
23:59mais qu'on vous est qualifié
24:00de parti anti-système
24:01je vous écoute
24:02sur les retraites
24:03on vous a taquiné
24:04un petit peu sur les retraites
24:05mais pour moi
24:05c'est le sujet le plus important
24:07c'est vital oui
24:09la part des retraites
24:10dans les dépenses publiques
24:11c'est 25%
24:1225% c'est énorme
24:13et pour que les français
24:15fassent la différence
24:15l'éducation c'est 5%
24:17la santé c'est 9%
24:19et vous cette part de 25%
24:20vous nous expliquez
24:21qu'il suffira
24:22de rentrer un an plus tôt
24:23sur le marché du travail
24:25pour pouvoir la faire descendre
24:27l'OCDE
24:27si on veut être
24:28dans la moyenne de l'OCDE
24:30on devrait être à 14%
24:31donc vous voyez
24:32on a vraiment un grand chemin
24:33à faire
24:33pour assainir nos dépenses publiques
24:36je considère que
24:37en l'état actuel
24:38de votre position
24:39en tout cas celle de
24:40Marine Le Pen
24:41sur les retraites
24:41à 62 ans
24:42vous êtes un parti du passé
24:43vous êtes le parti
24:45du passé
24:46des inactifs
24:47de l'inaction
24:48et du passé
24:49parce que les actifs ici
24:50sont massacrés
24:51non seulement ils sont massacrés
24:52vous avez raison
24:53ils sont dans l'incapacité
24:54de subvenir correctement
24:56à leurs besoins
24:56et à ceux de leurs enfants
24:57et en plus
24:58on laisse une dette
24:59à nos enfants
25:00donc c'est même presque immoral
25:02ce qui est en train de se passer en France
25:03donc moi je suis désolée
25:05pour un parti qui est anti-système
25:08continuer à se dire
25:09qu'on va continuer
25:10d'alimenter ce système
25:1162 ans c'est bien assez
25:12mesdames et messieurs
25:13ça n'est pas assez
25:14et là où je vous rejoins
25:16c'est que je suis contre
25:17ce truc qui voudrait
25:19allonger à chaque fois
25:20le temps de travail
25:21je suis pour une retraite
25:22par capitalisation
25:23je suis pour qu'on restructure
25:24la dépense publique
25:26et malheureusement
25:26ce n'est pas ce que vous nous proposez
25:28donc moi je considère que là
25:29vous êtes en train de voler
25:31de voler
25:32l'avenir
25:33de nos enfants
25:34parce que le système
25:35que vous souhaitez maintenir
25:36est un vol
25:37de l'avenir de nos enfants
25:38je vais vous répondre
25:40qu'a fait le système
25:41que nous combattons aujourd'hui
25:43il a effectivement
25:44pris presque tous les deux ans
25:45une nouvelle réforme
25:46de la retraite
25:46pourtant il a autorisé
25:48la mondialisation
25:48qui font partir les emplois
25:49et donc moyens d'emplois
25:50moyens de cotisation
25:51pourtant ils ont accepté
25:53notamment pour nos agriculteurs
25:54des normes
25:55qui ne sont pas les mêmes
25:55en France que dans les pays
25:56qui importent
25:57et donc le nombre de fermes
25:59a diminué
26:00pourtant ils ont laissé
26:01les entreprises
26:02virer les gens
26:03à 57 ans
26:04pour faire des économies
26:06c'est ce système
26:07qui a généré
26:08l'état où nous sommes
26:09un pays désindustrialisé
26:10où le PIB par habitant
26:12a chuté
26:12dans la deuxième moitié
26:13des pays
26:14de l'Union Européenne
26:15alors que nous étions
26:16dans la première moitié
26:17et donc vous avez raison
26:18sur une partie de votre constat
26:19le nombre de gens
26:20qui bossent
26:21qui travaillent
26:21pour payer tout le reste
26:23réduit
26:24comme peau de chagrin
26:24mais si on continue
26:26avec ce système
26:26chaque année ça réduira
26:28et chaque année
26:29il faudra payer plus
26:29donc il faut inverser
26:31le système
26:31arrêter avec la mondialisation
26:33arrêter avec la surcharge fiscale
26:35arrêter avec le système normatif
26:37qui font que les entreprises
26:37ne puissent pas embaucher
26:38et réaugmenter les salaires
26:40pas par un coup de baguette magique
26:41je ne suis pas monsieur Mélenchon
26:42nous ne sommes pas monsieur Mélenchon
26:43mais la proposition
26:44de madame de Marine Le Pen
26:46elle est très simple
26:47si un industriel
26:49un entrepreneur
26:49augmente les salaires
26:50de 10%
26:50ces 10%
26:51sont exonérés
26:52de charges patronales
26:53personne n'y perd
26:54l'économie gagne
26:55en fait nous on a une
26:56vision optimiste
26:57de la France
26:58on pense qu'on peut
26:58à nouveau bosser
26:59on pense qu'on peut
27:00à nouveau produire
27:01on pense qu'on peut
27:01être à nouveau productif
27:03mais il faut prendre
27:03les bonnes décisions
27:05taper sur les retraités
27:06excusez-moi
27:06c'est pas la bonne décision
27:08est-ce que cette optimise
27:09il n'est pas un peu douchée
27:10par les appels
27:11à la désobéissance
27:11si jamais Marine Le Pen
27:13gagne
27:13l'élection présidentielle
27:16imaginez une seconde
27:17qu'un député
27:19de droite
27:20ou patriote
27:22ait dit
27:22si la gauche gagne
27:23je vous appelle
27:24à désobéir
27:25à aller dans la rue
27:26mais je pense qu'il serait
27:26déjà devant le procureur
27:27en fait
27:28où est cette espèce
27:29de totem d'immunité
27:30qu'a la gauche
27:31pour dire tout
27:32et n'importe quoi
27:33c'est Mathilde Panot
27:34et Marine Tourdelier
27:35précisément
27:35qui ont parlé
27:36de désobéissance
27:36mais vous vous rendez compte
27:38ils sont en train de dire
27:40par tous les moyens
27:40on s'organisera
27:41par tous les moyens
27:42si nous perdons
27:42on va gagner
27:43par la rue
27:44mais ça porte un nom
27:45ça porte un nom
27:46le dernier qui a fait ça
27:47il s'appelle Mussolini
27:48il a marché sur Rome
27:49voilà
27:50donc il y a un moment
27:51ces gens là
27:52qu'ils arrêtent de donner
27:53des leçons de démocratie
27:54qu'ils arrêtent de donner
27:55des leçons de morale
27:56ils sont violents
27:57ils sont insultants
27:58et ils sont prêts
27:59à prendre le pouvoir
28:00par la force
28:00Jean-Luc Mélenchon
28:02est votre meilleur
28:03agent électoral
28:03puisque on le voit
28:05dans tous les sondages
28:06si Marine Le Pen
28:07est opposée à Mélenchon
28:09c'est là où elle gagne
28:09le plus facilement
28:10donc plus Mélenchon monte
28:12plus ça vous arrange
28:13il y a un petit jeu
28:14entre vous d'ailleurs
28:15c'est assez amusant
28:16parce que
28:17à l'issue du débat
28:18au MEDEF
28:19entre les candidats
28:21sur ce cours central
28:22on a vu
28:23un échange
28:24très sympathique
28:25entre Marine Le Pen
28:26et Jean-Luc Mélenchon
28:27ils se souriaient
28:28ils se touchaient
28:29enfin bon
28:29donc on voit bien
28:30qu'il y a
28:31une espèce de complicité électorale
28:33des deux
28:34et Mélenchon a envie
28:35d'être face à Marine Le Pen
28:36parce que lui
28:36il pense qu'il peut l'abattre
28:38et Marine Le Pen
28:38a tout intérêt
28:39que Mélenchon
28:40soit
28:41s'il y a un candidat de gauche
28:41soit lui
28:42plutôt que Glussmann
28:43ou un autre
28:43excusez-moi
28:45Marine Le Pen
28:45est quelqu'un de très poli
28:46donc oui
28:46elle dit bonjour
28:47à ses opposants
28:48ce que ne font pas d'ailleurs
28:49les députés
28:49de la France Insoumise
28:50ni devant
28:51ni derrière les caméras
28:54je crois que c'est très clair
28:55qui a aidé
28:55Jean-Luc Mélenchon
28:56quels sont les partis
28:57qui se sont retirés
28:58au deuxième tour
28:59pour empêcher
28:59le Rassemblement National
29:00et l'UDR
29:01d'Éric Ciotti
29:01d'avoir la majorité
29:02mais c'est la droite
29:04c'est le centre
29:05c'est la gauche
29:06les complices de Mélenchon
29:07c'est eux
29:07qui s'est retiré
29:09pour laisser passer le système
29:10ce sont des candidats
29:11mélenchonistes
29:11et de la France Insoumise
29:12pour laisser passer
29:13des macronistes
29:14voire même des LR
29:16qui a appelé
29:17à voter communiste
29:18mais c'est Édouard Philippe
29:19nous
29:19jamais
29:20d'accord
29:20mais ce chiffon rouge
29:21que vous agitez
29:22très très rouge
29:23ça vous aide
29:24mais ça a toujours été comme ça
29:25l'égolisme faisait pareil
29:27avec le parti communiste
29:27c'était le chiffon rouge
29:28merci pour la comparaison
29:29avec l'égoliste
29:30j'y suis personnellement
29:31très sensible
29:32mais en fait
29:33l'assurance tout risque
29:35du système
29:36c'est Jean-Luc Mélenchon
29:36parce que si l'opposition
29:38c'est brailler
29:38si l'opposition
29:39c'est de dire
29:40que les riches
29:40sont des nuisibles
29:41si l'opposition
29:42c'est de dire
29:43que tous les malheurs
29:43de la France
29:44sont dus à nos compatriotes
29:45de confession juive
29:46c'est tellement horrible
29:47c'est tellement immonde
29:48que oui évidemment
29:49les gens veulent se réfugier
29:50mais il faudra aussi
29:51rétablir les frontières
29:52dans le sens de la sortie
29:54parce qu'avec votre impôt
29:55sur la fortune
29:56tous les gens vont quitter la France
29:57non c'est pas le nôtre
29:57d'abord c'est pas le nôtre
29:58et croyez-moi
29:59le meilleur moyen
30:00d'arrêter
30:01d'exporter des bacs plus 5
30:02pour importer des bacs moins 12
30:04c'est effectivement
30:05de contrôler les frontières
30:06d'arrêter avec cette immigration
30:07galopante
30:08et de donner envie
30:08à nos chercheurs
30:09à nos universitaires
30:10de rester en France
30:11et ça on le fera
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