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00:04...
00:13Europa Corp présente la nouvelle Luc Besson.
00:19On est parti sur un autre terrain, une image nouvelle,
00:22qui j'espère sera unique à Arthur.
00:26Ce qui était très important sur le film,
00:28c'est de valider un univers qui puisse fonctionner.
00:34La difficulté, c'est d'arriver à être crédible.
00:37La spécialité de Buff, c'est d'arriver à mélanger
00:39l'image de synthèse et le live.
00:47C'est la première fois pour moi de participer
00:50à un projet d'une telle envergure.
00:52Il fallait faire quelque chose de différent.
01:21Et c'est la première fois que j'ai vu un dessin d'Arthur,
01:24qui ne s'appelait pas d'ailleurs Arthur du tout à cette époque.
01:27Et j'ai trouvé l'univers assez fascinant.
01:29Et je leur ai dit, mais pourquoi vous ne tentez pas l'aventure d'un long métrage ?
01:33Il fallait un petit temps de réflexion.
01:34Et puis on s'est dit, il y a quelque chose d'intéressant,
01:37de vraiment bien à faire.
01:40Il y a une histoire à développer, un univers,
01:42un véritable univers à créer.
01:44Et on y est allé.
01:45Ils ont décidé de me faire confiance, de jouer le jeu.
01:48Et à ce moment-là, on est parti pour une aventure
01:50qui a duré 4 ans et demi.
01:59L'étape suivante, ça a été de récupérer Emmanuel Prévost,
02:03que je connaissais comme producteur sur d'autres films.
02:05La première grande question, c'était d'abord techniquement,
02:08comment on allait faire ?
02:09Parce que ce n'était pas de la pure 3D.
02:12On voulait partir d'éléments réels.
02:14Je réfléchis et pendant environ 6 mois,
02:17je travaille à essayer de concevoir combien ça coûterait.
02:22Et un jour, je retourne voir Luc et je lui dis,
02:24écoute, je pense qu'on ne peut pas se lancer dans un film
02:27d'une telle envergure.
02:29Il faut absolument qu'on passe par un pilote.
02:35Mais en fait, il y a Luc, j'ai un camarade
02:37qui est du nord de la France, que je connais bien,
02:39qui s'appelle Pierre Buffin.
02:41Et je lui dis, je pense qu'il faut s'associer
02:43en tout cas avec un partenaire technologique
02:45qui est une technologie propriétaire
02:47pour la mettre à disposition de ce film.
02:49Et donc, Pierre semblait vraiment être le collaborateur idéal.
02:52Et puis, petit à petit, ça s'est fait.
02:54Le pilote a plu.
02:55Et on a commencé à avancer, à réfléchir au long métrage.
03:07On s'est rendu compte qu'il fallait être proche.
03:10Et l'endroit idéal, c'est un endroit où on pourrait faire
03:12les maquettes, les filmer.
03:13On voulait tout faire au même endroit.
03:22Puis un jour, Pierre m'appelle.
03:23Il me dit, écoute, je crois qu'il y a un truc.
03:25Là, il faudrait qu'on aille le voir.
03:27C'est à Pantin.
03:28C'est en ruine.
03:29C'est beau, hein, cet espace.
03:31On va rentrer, ça va être possible.
03:33C'était très bien parce que c'est un énorme hangar entouré de bâtiments.
03:37Très rapidement, le hangar est devenu le centre pour les maquettes et les tournages.
03:41Autour, on en a pu mettre une aile qui était entièrement consacrée à la 3D,
03:44une autre aile entièrement consacrée à la production.
03:47Et on voulait que les dessinateurs soient là.
03:48Tout le monde soit réuni au même endroit.
03:55Au début, on nous a laissés tous dans un petit studio
03:58pour nous laisser un peu sortir des idées, des images, des personnages le plus variés possible.
04:06Donc notre travail a consisté à développer l'intégralité de la charte graphique du film.
04:14On est au début parti effectivement de rien du tout.
04:17Donc chacun a lancé ses propres idées, ses propres directions.
04:21Donc les dessins étaient très différents les uns des autres.
04:23Ce qui est très bien d'ailleurs, ce qui fait la richesse de l'univers.
04:39Je me rappelle, je me suis mis à développer des aquarelles de personnages
04:43pour essayer de voir, il y avait tellement de possibilités.
04:47Et puis il fallait se mettre bien d'accord sur l'esprit du look de cet univers-là.
04:52Donc il fallait tomber des choses.
04:54Dans le développement du film, ce qui est intéressant,
04:56c'est qu'on a fait vraiment 6 mois de travail de personnages.
05:00Et sur les 2 ans et demi qui ont suivi, ça a été toute la partie des corps
05:04et également la mise en application, tout le suivi auprès des maquettes.
05:13La plupart du temps, quand on fait un film en dessin animé,
05:16les gens qui réalisent ce genre de film sont des gens qui sont soit graphistes, soit infographistes.
05:21Et là, ce qui était intéressant à mon sens, c'est que pour la première fois,
05:24on allait faire intervenir un réalisateur de live.
05:28Et de là, à force de discussion, est née la première idée de filmer Luke
05:33en train d'expliquer le storyboard.
05:39Ils sont tous les deux de profil en train de danser.
05:42Et évidemment, eux, ils avancent face caméra qui est fixe,
05:45mais tout le décor derrière bouge, puisqu'on est solidaires du disque avec eux.
05:48Et eux dansent légèrement sur place, en fait.
05:59Le storyboard, c'est le film en dessin.
06:01Donc nous, on se base sur ce storyboard pour cadrer en premier.
06:06Mais il s'avère que le dessinateur, lui, a une vision à plat des choses
06:12et il n'a pas pris en compte la trois dimensions.
06:24Le setup, ça consiste à mettre en place les personnages aussi bien dans leur volume,
06:30pour fabriquer leurs têtes, leurs vêtements,
06:32comme un sculpteur en fait, mais sur ordinateur.
06:36Il faut aussi ensuite mettre un squelette à l'intérieur pour pouvoir les faire bouger.
06:40On a commencé par faire un humain avec ses muscles, son squelette.
06:51Et ensuite, dans une étape suivante, on va travailler sur la possibilité
06:55de pouvoir animer effectivement ces personnages,
06:59de pouvoir les rendre animables par les graphistes.
07:02On appelle ça le skinning des personnages.
07:07Le mapping, c'est tout ce qui concerne les matières des personnages,
07:11comment ils réagissent à la lumière,
07:13tout ce qui est la peau, les vêtements, les cheveux,
07:15quels reliefs ils ont.
07:16Pour les personnages du monde nid, par exemple,
07:18c'est un côté plutôt végétal.
07:20On est assez vite passé à des recherches de matières.
07:24On revenait tous avec deux, trois feuilles en se disant
07:26« Tiens, ça, ça pourrait être la veste de Bétamèche,
07:29ça, ça pourrait être le pantalon de Sélénia. »
07:31Donc on est parti sur chaque personnage avec une idée un peu plus réaliste
07:37et qu'on puisse savoir qu'Arthur, il est plutôt en feuilles
07:42et que les séides, par exemple, c'est plus des carapaces d'insectes, etc.
07:47Je m'occupais de faire les banques des expressions des personnages.
07:52Les banques d'expressions, on en a besoin pour animer des personnages.
07:56Il fallait réfléchir à quel panel d'expressions un personnage a besoin.
08:02Donc il y a vraiment à peu près toutes les expressions normales
08:06d'un personnage humanoïde.
08:08Et même si des personnages ne sont pas forcément humains,
08:10on a besoin que tous les personnages puissent avoir ces expressions.
08:25C'est un travail essentiel.
08:26D'abord, ça a pris 9 mois, entre 8 et 9 mois.
08:28Et c'est vraiment la base des références du film.
08:32C'était très agréable pour moi parce que ça, c'est quelque chose que je connais.
08:36Et là, tu te lèves.
08:38Très vite.
08:39Et ça permettait vraiment de guider Pierre Buffin et ses équipes
08:42pour choper vraiment bien les expressions.
08:45La voiture, elle est comme ça.
08:47Elle monte sur le bord.
08:49Comme ça, elle fait le tour.
08:51Donc si ta caméra, elle est fixe ici,
08:54je vais voir le...
08:54Oui, voilà, c'est ça, il fait le tour.
08:57Mais d'avoir le rythme...
09:07Allez, un peu plus de bordel.
09:11Allez, c'est parti.
09:12Action !
09:20Allez, Arthur, on respire, on respire.
09:22Allez, ça tombe, ça tombe.
09:25Très, très bien.
09:28C'est quand même long pour les acteurs
09:30de tenir un rôle comme ça pendant 8 mois
09:32avec le...
09:33Au final, ne pas être à l'image.
09:36Mais je crois qu'ils seront contents en voyant le film
09:38parce que moi qui les connais,
09:42je les reconnais tout le temps quand...
09:44Principalement d'ailleurs, Célénia.
09:47Célénia qui est jouée par Toinette, une jeune actrice.
09:50Et sincèrement, on la reconnaît la moitié du temps.
09:53C'est vraiment les expressions de Toinette.
09:55Vraiment parfaite.
09:57Non, je déconne.
10:04Non, elle était très bien.
10:05Attention.
10:16Merci à vous tous.
10:17C'est une aventure géniale.
10:34Les autres n'ont pas fini.
10:39Sur les 6 premiers mois de 2004, en fait, j'ai fait tout le travail de conception,
10:43de mise en place des échelles, des proportions,
10:46de la façon de faire pour commencer réellement ce travail de maquette
10:50à partir de d'été 2004.
10:52On fait ce qu'on appelle une maquette blanche qui est polystyrène pure,
10:55légèrement peinte à la finale pour que la photo puisse être plus facile que celle du polystyrène blanc.
11:01On la confie aux photographes des équipes de 3D,
11:04qui l'analysent, qui font un tout début d'animation de personnages dedans
11:07pour arriver à voir si les distances sont bonnes, si les proportions sont bonnes.
11:11Et en même temps, ils repèrent les endroits où, pour eux, il sera plus commode qu'on découpe le décor.
11:21On s'est servi que d'éléments vrais, qu'on a simplement modifiés, transposés ou dérivés
11:27pour en faire un objet.
11:29Par exemple, des pommes de pin, on a des coquillages.
11:34Il y a plein d'éléments comme ça.
11:36Par exemple, des petits lampadaires, en fait, ce sont des vraies fleurs séchées
11:39dans lesquelles, en fait, on les a retravaillées.
11:41On a réussi à remettre des lettres dedans pour les éclairer.
11:45Il y a plein d'éléments de base comme ça qui nous ont permis de partir de choses réelles.
12:02On passe à une équipe, disons, qui est plus spécialisée dans les matières,
12:06qui va venir mettre des enduits spéciaux, ou parfois des mousses,
12:13parfois de la terre, coller de la terre sur des sculptures.
12:17Parce qu'on a beaucoup utilisé ça aussi pour arriver à, en fait, effacer le côté synthétique des matériaux.
12:25On peut intervenir avec des maquettises plus de finitions
12:30qui vont venir apporter des petits accessoires qui sont élaborés à part.
12:35Et ensuite, bien intervient le regard des patineurs,
12:39c'est-à-dire des gens qui sont capables de pratiquer de l'usure sur les matières.
12:47C'est normalement le point d'orgue de la fabrication.
12:57L'intérêt de la maquette, ça amène toute la texture, tout le design,
13:01et ça donne un côté assez réaliste.
13:03L'idée, c'est qu'on a entièrement construit les maquettes en 3D,
13:07et on a fait des photos de chaque partie de la maquette
13:09pour pouvoir la reprojeter sur le modèle en 3D.
13:12En fait, c'est comme si vous avez une maquette et le papier peint,
13:15on va recouvrir entièrement de papier peint qui est des photos de cette maquette.
13:19Et très rapidement, vous arrivez à quelque chose de parfaitement réaliste.
13:22Aujourd'hui, je pense que le rapport à l'image, et c'est ça qui est fantastique,
13:25c'est quelque chose qui, à mon sens, est assez nouveau et novateur.
13:33Le plus gros du travail, ça consistait à laisser la place de chacun
13:36et à respecter chacun dans son domaine.
13:39Moi, je suis resté sur le côté purement long-métrage.
13:43Je me suis occupé du film qu'il y avait à faire.
14:04On a trouvé dans la documentation des années 50
14:07pratiquement des dessins hyper réalistes,
14:09des situations qu'il y avait dans le film.
14:17La grise, tu m'amènes à l'essence.
14:19Oui, au départ à l'essence.
14:20Voilà, et action, elle s'en va de l'essence.
14:233, 2, 1, action !
14:36C'est coupé, merci.
14:50Je suis allé à New York, j'ai vu Mia.
14:53On s'est tout de suite très bien entendus.
14:55Elle était tout de suite adorable.
14:58Et à la fin du rendez-vous, elle m'a dit cette phrase assez étrange.
15:02Elle m'a dit, mais vous allez vraiment me proposer le film ?
15:05Je dis, ben oui, bien sûr.
15:07Pour moi, c'est quand même une très grande actrice.
15:09Et on a accroché tout de suite.
15:11Elle était folle de bonheur.
15:14Arthur !
15:16Arthur !
15:17J'ai été surprise quand Luc m'a proposé de jouer dans son film.
15:24Léon est un de mes films préférés.
15:26Ça a touché une corde sensible.
15:29Et puis, j'ai adoré Jeanne d'Arc.
15:30Donc, quand il m'a parlé du film, Arthur et les Minnie Moïs,
15:33je me suis dit que j'adorerais le faire.
15:36Je me suis dit que ça serait parfait pour le faire.
15:38Allez !
15:57Elle est vraiment adorable.
16:01C'est la grand-mère idéale.
16:04Je vous promets, je vais vous mettre une bonne parole pour toi.
16:07Oui, merci, Annie.
16:08Oui, juste ça.
16:11C'est le dernier film de Mia !
16:20C'était comme un rêve.
16:21Faire ce film, c'était comme un rêve formidable.
16:25C'était comme un rêve.
16:53Le choix de Freddy Aymor, j'ai eu beaucoup de mal.
16:57Il restait trois Anglais,
16:59qui étaient trois Anglais et deux petits Américains,
17:01qui étaient vraiment tous très bien.
17:03Et puis, il y a une charmante casting director
17:04qui ne travaillait absolument pas sur le film.
17:07Il m'a sorti quelques photos de Freddy
17:09en me disant, tu devrais aller voir ce petit garçon.
17:10Et j'ai rencontré Freddy et ça a flashé tout de suite.
17:18C'est toujours un peu délicat, les enfants,
17:19parce qu'il faut à la fois qu'ils aient la naïveté des enfants
17:23et en même temps le professionnalisme,
17:25parce qu'on leur demande quand même d'être assez précis
17:28dans leur texte, dans leur phrase,
17:30dans leur jeu, dans leur marque.
17:33Il faut faire trois pas, il faut s'arrêter,
17:34il faut être un peu à gauche,
17:35il faut pencher un peu la tête.
17:36Et on a aussi besoin d'un enfant qui soit à la fois aussi professionnel.
17:41Donc, c'est un mélange assez compliqué à trouver.
17:44C'est juste un superbe acteur.
17:47Et il a une très bonne perspective sur le tout.
17:50Il a une énorme étude de travail.
17:51Donc, il n'était pas comme travailler avec un enfant,
17:54c'était comme travailler avec un autre acteur.
17:56Mais le fun est que c'est qu'il est un enfant.
17:58Je travaille sur le personnage,
18:00et avant, je regarde le personnage
18:02et je pense à quel aspect il a.
18:06Et la question de l'art,
18:08c'est ce qu'il est comme,
18:09je pense à ce qu'il est avant de faire le film.
18:17Ce qui est très surprenant, c'est qu'à son âge,
18:20je ne sais pas si c'est l'école anglaise,
18:22je ne sais pas, mais enfin,
18:23ce sont des jeunes comédiens
18:26qui ont déjà intégré énormément les techniques du cinéma.
18:30Il y a une grande facilité à travailler avec eux
18:31parce qu'ils comprennent tout très vite.
18:34Et puis, ils ont une espèce d'écoute par rapport à mettre en scène
18:37qui fait que tout de suite, ils donnent quelque chose.
19:01Moteur, attention, Jean,
19:03on ne bouge pas.
19:07Et action, Jean.
19:22On garde tout bloqué,
19:26on va y retourner très vite.
19:28Allez, retournez au départ, messieurs,
19:29faites attention à la pelouse, s'il vous plaît.
19:31Et on prépare le télescope, Michel,
19:34pour que tout fonctionne.
19:35Est-ce qu'on peut y aller ?
19:40Roteur.
19:41Un, deux, trois.
19:48Action !
19:50On a fait un travail comme ça,
19:52à droite-gauche,
19:53qui tournait autour de la lunette.
19:55Puis ensuite, on a tourné dans un hangar,
19:58Freddy accroché à un bastin.
20:01Oh, what's happening to me ?
20:03You are going to join our brothers,
20:05the Minimois.
20:06They will lead you through the Seven Kingdoms.
20:08Stop !
20:09You only have 36 hours.
20:11Next job.
20:18And your hands are like this on the glass.
20:21Stay like this.
20:24OK, attention.
20:27Action !
20:28Action !
20:59On a même fait une troisième lunette qui devait faire,
21:03je sais pas si, 7 mètres, vue en contre-plongée,
21:06pour la séquence où il arrive et il tape contre la baie vitrée.
21:10puis il se passe comme ça.
21:11You have to scream, hein ?
21:13Ah !
21:14Bello, Carter !
21:16Waaaaah !
21:18Aaaaaah !
21:19Ha-ha !
21:28Patrice !
21:29Patrice !
21:29Patrice !
21:32Patrice !
21:33Anne-la-la-la-la-la-la-la-la-la-la-la-la-la-la...
21:35C'est-à-dire que la première personne qu'Arthur rencontre,
21:38c'est Patrice.
21:38Come on, pardon me !
22:12Je joue un garçon de 9 ans qui est le petit prince dans un monde de désanimé, de mini-moué.
22:25Arthur, je ne te l'oublie jamais.
22:31Arthur est un petit garçon qui existe.
22:33Ses parents ne sont pas les meilleurs du monde, ils ne sont pas là, le grand-père a disparu,
22:37donc il est un peu seul, il n'a pas le droit de faire grand-chose,
22:40donc c'est surtout sa situation qui m'intéressait,
22:42de dire que quand on fait 1m30, on ne peut pas faire grand-chose,
22:45mais quand on fait 2mm, on peut en faire 50 fois plus.
22:48Donc c'est ce postulat qui m'intéressait.
22:50C'est incroyable !
22:56Ça faisait presque un an qu'on travaillait, quand Freddy est arrivé.
23:00Mais Arthur, c'est beaucoup plus...
23:02Il est mignon, quand on l'anime, ça se passe bien,
23:05quand on fait une expression, elle tombe pile-poil.
23:07Quand on a mis la voix de Freddy, ça ne fait qu'augmenter,
23:10elle le rend encore plus sympathique, donc Arthur, c'est le bon élève.
23:19Célénia, c'est la princesse.
23:21Voilà, c'est la reine, c'est la princesse du royaume,
23:24c'est elle qui commande.
23:30Et en même temps, c'est aussi une jeune fille,
23:32elle a aussi besoin d'amour, elle a aussi besoin de tendresse,
23:34et même si elle ne se l'avoue pas au début,
23:36elle va petit à petit se lier d'affection pour ce petit héros.
23:40Autant Célénia, c'est une qui marchait le mieux en descente,
23:43c'était un cauchemar en 3D.
23:47C'est celle qui doit s'approcher le plus de quelque chose de réaliste,
23:50donc c'est forcément le plus difficile.
23:52Avec Besson, on nous avait demandé,
23:53dans les premiers plans où on la voit,
23:55il fallait que tous les petits garçons tombent amoureux d'elle.
23:57C'est le personnage du film sur lequel on a le plus travaillé.
24:01Elle, c'est le seul perso qui doit être beau,
24:03et ça, faire quelque chose de beau en 3D,
24:05c'est toujours un challenge.
24:07C'est le seul personnage dans ce film
24:09qui est très humanoïde.
24:16C'est un peu un medley, on va dire,
24:18de tous les canons de beauté actuelles.
24:24L'intérêt de Max,
24:25c'est que c'est le seul personnage
24:27qui était défini,
24:28c'est-à-dire quand Luke a décidé,
24:30ce serait Snoop Dogg,
24:31il a aussi décidé,
24:32on va aller le filmer.
24:33Cool, Jack.
24:35Same again.
24:40Snoop Dogg, il est adorable.
24:42Je suis venu avec les dessins du personnage,
24:44il a éclaté le rire tout de suite,
24:47et il a dit,
24:47« Ah oui, ça, je veux le faire,
24:48pas de problème, je veux le faire. »
24:50Et une fois qu'il a donné son accord,
24:51ça a été assez rapide.
24:53Au niveau de la gestuelle,
24:54il y a peu de personnes
24:55qui sont capables de bouger comme lui.
24:57Il a une espèce de nonchalance
24:59et de mouvements avec ses bras
25:01qui sont incopiables.
25:03Donc on l'a filmé avec neuf caméras
25:05et quand on voit Max dans le film,
25:08c'est vraiment les mouvements de Snoop,
25:10c'est vraiment lui.
25:20Visuellement, aucun film
25:22ne s'approche d'Arthur.
25:25Si on n'est pas passionné,
25:27ça s'arrête tout de suite.
25:28Il faut vraiment être passionné.
25:29On a parfois des difficultés monstres
25:31à arriver au bout,
25:31mais on n'a pas le choix,
25:32il faut que ça passe.
25:36Il y a toujours une pression,
25:38c'est normal.
25:39Si c'était facile,
25:40on s'enlève.
25:40Il y a eu tellement d'énergie donnée
25:43par les gens, par l'équipe.
25:44On a toujours envie de se faire mieux.
25:46On fait partie de la magie.
25:48Wow, that's cool.
25:49On sait bien.
25:59Cool.
26:11Sous-titrage Société Radio-Canada
26:14Sous-titrage Société Radio-Canada