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  • il y a 2 semaines
Une attaque "massive" de missiles et de drones a tué au moins quatre personnes à Kiev et dans sa région, ont fait savoir mardi matin les autorités ukrainiennes.


Plus tôt dans la nuit, des journalistes de l'AFP avaient entendu une dizaine de fortes explosions consécutives et vu des éclairs dans le ciel de la capitale ukrainienne, après une alerte aux missiles balistiques émise par l'armée.

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Transcription
00:00La sixième nuit consécutive de frappe et elle s'intensifie ces frappes, d'où votre édito international François Clémenceau, d
00:05'après la presse britannique.
00:06Vladimir Poutine aurait dit à un proche que s'il n'arrivait pas à ses buts de guerre dans le
00:11Donbass, il finirait par être pendu.
00:13Les mots sont forts. Est-ce que vous pensez vraiment que le président russe est menacé qu'il essaie de
00:18sauver sa peau ?
00:19C'est un peu difficile évidemment de répondre à cette question parce qu'on n'est pas dans sa tête,
00:23mais l'article de The Economist auquel vous faites allusion ne précise pas d'ailleurs quand il a prononcé cette
00:28phrase ni à qui.
00:30Mais ce qui est très palpable, en revanche, et on le voit depuis des semaines, c'est que la peur,
00:34elle existe vraiment,
00:36pas seulement au sein des élites russes, de son entourage, mais au sein même de la population.
00:40Ce qui était difficilement quantifiable il y a encore quelques années, mais qu'il l'est de plus en plus,
00:44parce que même le Kremlin aujourd'hui teste auprès de l'opinion, par des instituts de sondage, son état de
00:52fragilité.
00:52Et c'est vrai que très récemment, une officine proche du Kremlin a publié ce sondage qui montre que 55
00:58% des Russes,
00:59aujourd'hui, reconnaissent qu'ils sont inquiets par la situation.
01:03Et un autre institut de sondage plus indépendant qui s'appelle Levada dit que 57% estiment que la situation
01:08est tendue.
01:10Et ils mettent des mots sur ce que signifie cette tension.
01:13Ils disent qu'il y a la guerre, on a des pertes, il y a la peur de la mobilisation
01:20des jeunes pour partir sur le front,
01:22il y a les attaques de drones ukrainiens qui sont ressenties jusque dans l'intérieur de la Russie,
01:26et il y a aujourd'hui une incapacité à se projeter dans l'avenir.
01:29Et donc, quand vous regardez maintenant ces chiffres et cette inquiétude sur une carte,
01:35et que vous voyez à quel point aujourd'hui les points rouges que vous voyez,
01:39ce sont tous les lieux qui ont été visés par des attaques de missiles ou de drones ukrainiens,
01:46rien que cette année, rien qu'en 2026.
01:49Et vous voyez qu'il y a évidemment les zones proches du front ukrainien,
01:53c'est-à-dire l'arrière sur Belgorod ou sur Rostov ou sur Kursk.
01:58Mais vous avez Saint-Pétersbourg et Moscou qui sont désormais visés quasiment très régulièrement.
02:04Et puis ces points rouges que vous voyez sur la droite de l'écran,
02:07c'est qu'on se recule vers l'Oural, vers la Sibérie, vers des distances de plus en plus lointaines.
02:12Et ce n'est pas un hasard parce que c'est aussi là que Vladimir Poutine
02:15essaye de recruter ceux qui peuvent aller renforcer le front.
02:18On parle de 200 à 400 000 nouvelles recrues pour partir sur le front
02:23quand on sait que les services de renseignement estiment entre 20 et 30 minutes
02:29votre chance de survie ou de handicap dès lors que vous mettez le pied sur le front ukrainien.
02:34C'est tout ça qui effectivement constitue cette peur dont on parle dans l'article de The Economist.
02:39Est-ce que ça veut dire que Poutine a peur de son armée, de son entourage, du peuple ?
02:44On n'en sait rien, mais c'est évidemment un changement de réalité.
02:47Merci.
02:47Merci.
02:47Merci.
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