00:00Bon début de journée, bienvenue à tous sur votre radio locale ici Orléans à 8h moins le quart.
00:04Ça ne vous a pas échappé, on le rappelle, c'est la rentrée aujourd'hui pour les quelques 11 millions
00:08d'élèves en France,
00:09dont 124 000 ici chez nous dans le Loiret.
00:12Comment s'annonce cette reprise des cours ? Quelle nouveauté cette année ?
00:16On en parle avec la DAZEN, la directrice des services de l'éducation nationale dans le Loiret.
00:20Elle est votre invitée maintenant Marie Dorsey.
00:22Bonjour Valérie Dautrem.
00:24Bonjour.
00:24Est-ce que ça y est, tout est prêt pour cette rentrée 2026 ?
00:27Absolument, je vous le confirme, tout est prêt.
00:30Il y aura bien un enseignant, une enseignante dans chaque classe.
00:35Voilà, c'est ce qui évidemment est attendu à la rentrée et ce sera bien le cas dans le Loiret.
00:39Nous avions justement la représentante départementale hier du syndicat SEUNSA qui disait qu'il y aura un enseignant dans chaque
00:46classe,
00:46mais au prix d'affectations de derniers moments.
00:50Jusqu'à hier en fait, il y a des enseignants qui ont pu être appelés.
00:52En effet, la préparation de rentrée, ça va jusqu'à la rentrée.
00:55Et c'est vrai que cette année, on a eu notamment un nouveau concours, vous le savez, une formation initiale
01:00qui a été modifiée
01:01et du coup qui a reculé les dates d'affectation jusqu'au dernier moment.
01:06Les services ont travaillé, mais ils l'ont fait avec beaucoup de conscience professionnelle.
01:10Et aujourd'hui, chaque élève aura bien un enseignant devant lui.
01:13Et je voudrais vraiment souhaiter une bonne rentrée à l'ensemble des élèves,
01:17depuis la maternelle jusqu'au lycée et puis au personnel de l'éducation nationale.
01:20Donc pour vous, justement, du côté des services, c'est évidemment une préparation pour cette rentrée.
01:25Malgré la cyberattaque qui a visé l'éducation nationale cet été, pas de problème dans le Loiret ?
01:30Pas de problème. Aucun problème dans l'académie d'Orléans-Tour.
01:32Nous n'avons pas été touchés par la cyberattaque.
01:34Alors bon, c'est une bonne chose, on reste évidemment très vigilants,
01:37mais nous n'en avons pas été affectés, en effet, par ce problème-là.
01:40Dans le Loiret, on disait que près de 125 000 élèves font leur rentrée ce matin entre la maternelle et
01:44le lycée.
01:45C'est un chiffre en baisse aussi chez nous ?
01:47Ça touche toute l'académie et particulièrement le Loiret ?
01:50Alors pas particulièrement le Loiret, ça touche le Loiret également, notamment dans le premier degré.
01:54On sera à peu près à moins 700 élèves par rapport à la rentrée précédente.
01:57Donc sur 10 ans, ça fait quand même moins 7000 élèves, donc ça n'est pas rien.
02:01On n'est pas le département le plus affecté.
02:03Pour le moment, en collège et en lycée, c'est à peu près stable.
02:06Mais évidemment, puisque les effectifs baissent dans le premier degré,
02:10ça va arriver vers le collège d'ici quelques temps.
02:13Donc moins 700 élèves avec des différences sur le département,
02:16mais quasiment tous les territoires du département sont affectés par cette baisse relative.
02:20Ça veut dire aussi qu'on imagine des classes moins chargées, si on voit le côté positif ?
02:24Absolument, c'est le cas.
02:26Depuis 2017, on est passé en moyenne de 24 élèves par classe dans le département à 21,
02:31un peu plus de 21 en cette rentrée.
02:33Donc ça, c'est positif évidemment.
02:34Après, une baisse démographique, ça n'est jamais positif pour le pays, si je puis dire.
02:38Et ça veut dire aussi qu'il faut s'attendre à des suppressions encore dans les années à venir.
02:42Il y a eu 45 fermetures de classes cette année, 16 ouvertures.
02:47Cet écart va s'agrandir dans les années à venir ?
02:48Alors, va s'agrandir pas forcément, mais en tout cas, il est clair que nous aurons des ajustements à faire.
02:53Après, comme vous le rappelez, on a aussi des ouvertures.
02:56Et là, en cette rentrée, on va faire le comptage dans un certain nombre de classes,
02:59avec possiblement, et je le sais déjà, certaines ouvertures,
03:02parce qu'en fait, c'est une répartition assez inégale.
03:05Donc on peut avoir des endroits qui gagnent des élèves, d'autres qui perdent,
03:08mais oui, il y aura forcément, nécessairement, des fermetures de classes dans les années qui viennent, dans le Loiret.
03:13Valérie Dautrem, parmi les nouveautés de la rentrée, pas de grande réforme cette année,
03:17mais il y a une interdiction qui fait beaucoup parler, celle des téléphones portables au lycée.
03:21Est-ce que c'est vraiment faisable ?
03:24Alors, c'est faisable, oui.
03:26C'est faisable.
03:26Il faut que les lycées l'intègrent dans leur...
03:28Absolument.
03:29Donc c'est faisable, oui, mais il va falloir un tout petit peu de temps.
03:32Nous nous sommes réunis avec les proviseurs du département,
03:36et c'est vrai qu'il y a, comme vous le dites, des ajustements à faire,
03:39notamment au niveau du règlement intérieur.
03:41Le règlement intérieur, il doit être voté en conseil d'administration.
03:43Et vous voyez, dans certains lycées, par exemple, pour badger à la cantine,
03:47ça se fait avec le téléphone portable.
03:49Donc tout ça, ça va devoir être adapté.
03:52Les changements d'emploi du temps également, ça se fait à travers Pronote,
03:55une application sur le téléphone portable.
03:57Donc les communautés éducatives doivent dialoguer, doivent se concerter.
04:01Quelles seront les sanctions qui seront prises ?
04:03Quelles dérogations pourront être mises en place ?
04:05Je pense notamment aux étudiants qui peuvent être, vous savez, dans les lycées,
04:09les BTS, en place préparatoire, etc.
04:12Donc tout ça, ça doit être concerté.
04:13On s'est donné quelques semaines, mais en effet, c'est faisable et ce sera fait.
04:18Et puis, parmi les nouveautés aussi, il y a ce questionnaire sur les violences sexistes et sexuelles
04:22qui sera distribué des élèves de la grande section jusqu'au lycée.
04:25Est-ce que l'école, au sens large, est assez équipée, assez formée
04:29pour répondre aux besoins qui pourraient apparaître ?
04:32Alors, il y a eu des choses mises en place.
04:34Il y a eu des choses qui sont mises en place, mais c'est surtout là l'identification.
04:37C'est-à-dire que les élèves puissent être certains que l'école les écoute.
04:43Que s'ils ont été victimes, il y a un espace de parole dans lequel ils peuvent s'exprimer.
04:49Y compris s'ils ont été victimes au sein de l'école, puisque ça peut arriver ?
04:52Ça peut arriver, évidemment.
04:53Il faut qu'ils sachent qu'il y a un adulte de confiance auquel ils peuvent se confier véritablement.
04:57Donc, ça, c'est très important.
04:58Après, oui, il y a eu des mesures qui ont été prises pour former les enseignants.
05:02Ça commence au repérage.
05:04On est bien dans le repérage.
05:05Et après, c'est un professionnel de l'éducation nationale qui va pouvoir accompagner l'élève.
05:10Et puis, un signalement s'il y a besoin, évidemment.
05:12Et là, c'est la justice qui s'en emparera.
05:14Donc, ça veut dire un psychologue, par exemple ?
05:15Alors, voilà. Moi, par exemple, dans le Loiret, cette année, j'en suis ravie, l'ensemble des postes de psychologues
05:20de l'éducation nationale sont pourvus.
05:22Ça n'était pas le cas l'année dernière.
05:23J'ai 36 postes.
05:25L'année dernière, j'en avais 29 qui étaient occupés.
05:29Cette année, j'ai bien les 36 psychologues de l'éducation nationale.
05:32On a eu également un renfort en infirmière.
05:34Quatre postes supplémentaires.
05:35Donc, vous voyez, petit à petit, en effet, on se prépare à pouvoir entendre et identifier les violences qui sont
05:42parfois commises sur les élèves.
05:43Merci beaucoup Valérie Dautrem, d'Azène du Loiret, d'avoir été notre invitée ce matin.
05:47Bonne rentrée à vous et à tous les professeurs et les élèves.
05:50Merci beaucoup.
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