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Télématin reçoit la comédienne Michèle Bernier pour la sortie de la onzième saison de "La stagiaire", dès le 1er septembre à 21h10 sur France 3, et Louison, autrice et illustratrice, pour le roman graphique "40 ans toujours en sixième".

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Transcription
00:00Télé-matin, la suite, on est en direct et tout de suite on accueille notre premier invité, c'est Michel
00:05Bernier qui est avec nous.
00:08Michel, assieds-toi. Bonjour Michel.
00:14On s'est pris la tête pour la musique de l'entrée là, on s'est dit qu'est-ce
00:17qu'on met.
00:18Il n'y a quand même que deux chansons qui s'appellent Michel.
00:20C'est ça, on va interner de toute façon.
00:21Donc on va rester sur Gérard Lenormand.
00:25Au début, paraît-il que cette chanson devait s'appeler Marcel.
00:28Marcel. Donc il paraît que la maison de disques et tout ça, il dit bon on va Marcel.
00:32Ah si ça marche.
00:33Ça marche aussi.
00:34Mais bon, ça m'arrange que ça s'appelle Michel en fait.
00:38C'est moins doux.
00:39Michel Bernier, on est tellement heureux de vous avoir.
00:41Thomas me dit que c'est la meilleure invitée d'Europe de l'Ouest.
00:44Moi je ne l'ai jamais eu.
00:45Moi à chaque rentrée, Michel Bernier.
00:47Pour moi une belle rentrée, c'est avec Michel Bernier.
00:50Ça va nous porter bonheur.
00:52En parlant de bonheur, vous revenez ce soir sur France 3 avec la stagiaire.
00:56C'est la douzième saison, c'est ça ?
00:57Non, c'est la onzième.
00:58La douzième, onzième.
00:59Et vous tournez en ce moment la douzième.
01:01La douzième, voilà.
01:02Quelques chiffres avant d'en parler avec Thomas ?
01:04Alors d'abord, j'avais le chiffre 45.
01:06Ce sont vos 45 années de carrière, Michel.
01:10Ah oui, déjà ?
01:11Oui, vous fêtez vos 45 années de carrière.
01:13J'ai battu Sylvie, disons.
01:13C'est absolument magnifique.
01:15On n'est pas loin.
01:16Non, on n'est pas loin.
01:17Vous battez Sylvie Adigard, ce qui est prodigieux.
01:19Non, quand vous regardez un peu dans le rétro, Michel, qu'est-ce que vous en retenez, vous, de ces
01:2440-50 carrières ?
01:25Est-ce qu'il y a une chose dont vous êtes particulièrement fière dans votre carrière ?
01:29De moi, déjà.
01:31Tout simplement.
01:32Tout simplement.
01:33Non, non, je suis fière de…
01:35Enfin, ce qui me rend fière, ce n'est pas une chose en particulier,
01:38c'est, je pense, d'avoir décidé un jour de faire ce métier
01:42sans évidemment savoir ce qu'il allait être.
01:45Et puis, d'être là aujourd'hui, voilà.
01:47Je me dis, ça, c'est vraiment le rétro, je le regarde avec affection.
01:53Et je me dis, ouais, tu as pris une décision un jour,
01:56parce qu'avant, je faisais du droit et j'ai lâché le droit pour devenir actrice.
02:00Et voilà, qui a gagné ?
02:02Le théâtre ou la justice ? Je n'en sais rien.
02:04Et en plus, je me trompe peut-être, mais vous n'avez pas eu de grands trous dans votre carrière.
02:07J'ai l'impression que vous avez toujours travaillé.
02:09Oui.
02:09Vous avez toujours bossé.
02:10Toujours.
02:10Ce qui est assez rare, ça aussi.
02:12C'est assez rare.
02:13J'ai une petite étoile avec moi qui me rend heureuse et qui fait que,
02:18en fait, je suis très…
02:20Je ne me pose jamais de grandes questions en disant,
02:24est-ce que tu dois faire ça ?
02:26Est-ce que ce serait mieux de faire ça ?
02:28Je ne suis pas très comme ça.
02:29Moi, les choses arrivent, je me dis, il faut le faire.
02:32Mon père, il disait toujours, prends le risque, on verra.
02:35Vas-y, fonce.
02:36Il dit oui à tout, il y a bien un truc qui va se faire sur tout.
02:40Un autre chiffre important dans votre vie, c'est trois, comme le fameux trio Les Filles
02:44que vous avez formé avec Isabelle de Botton, avec Mimi Maty et ce premier spectacle qui
02:50s'appelait Existe en trois tailles, où vous avez joué tout de suite de vos différences
02:54physiques toutes les trois.
02:56C'était un peu ça le principe de départ des filles ?
02:58Oui, d'ailleurs, avec la disparition de Philippe Bouvard, l'autre jour, je revoyais beaucoup
03:05de sketchs qu'on a faits à l'époque, dont le premier qui a fait que ça nous a interpellé
03:11ce trio en escalier.
03:13Et c'était le sketch des majorettes.
03:15Parce qu'avant, comme dans la vie, on devrait être comme ça.
03:19Nous, on ne faisait pas attention que Mimi fasse un mètre 32, que moi, mètre 75, qu'Isabelle
03:24était la moyenne et qu'elle avait les cheveux frisés.
03:27On s'aimait, on s'aimait, point barre.
03:29Mais le jour où on a eu en face de nous cette image de cet escalier rigolo, c'est ça
03:35qui
03:35a fait de nous trois cet Existe en trois tailles et les filles.
03:38Ça a duré presque dix ans.
03:40Et vous osiez beaucoup de choses à l'époque, y compris des sketchs qui étaient très
03:44féministes pour l'époque.
03:45C'est vrai, c'était assez avant-gardiste comme trio.
03:47J'ai un autre chiffre pour vous, 11,8.
03:50Je ne sais pas si vous saviez que les films auxquels vous avez participé cumulent 11,8
03:55millions d'entrées en salle, dont 4,5 pour Gazon maudit, où vous jouez le rôle de Solange.
04:03Quel souvenir vous gardez de ce tournage avec Alain Chabat, Guitoria Brie, Josiane Balasco ?
04:08C'était merveilleux.
04:10Le premier souvenir, c'est pour les gens qui sont très très jeunes, qui nous regardent,
04:16il y avait des répondeurs à une époque, c'est-à-dire qu'on vous appelait, puis on
04:20vous laissait un message, je ne vous disais pas là.
04:22Et j'ai un message de Josiane Balasco qui dit « Ouais, Michel, c'est moi, c'est Josiane,
04:26je fais un film, j'ai un rôle pour toi ». Et comme beaucoup d'entre nous, on fait
04:30« Ouais, bien sûr ».
04:33Mais bon, même ma petite étoile me dit de rappeler, donc je rappelle, et c'est effectivement
04:37Josiane, et donc je me suis retrouvée sur ce tournage incroyable, merveilleux.
04:41J'ai tourné une huitaine de jours, mais je ne voulais pas quitter ce tournage.
04:45C'était tellement bien, tellement drôle.
04:48Tous ces gens, plein de talent, et Alain Chabat, Guitoria, et Josiane, et c'était
04:55novateur, c'était… Puis Josiane, elle réalisait aussi le film, donc la vision
05:00qu'elle avait de ce sujet, elle le possédait tellement, et puis c'était une ambiance
05:05géniale, quoi, vraiment, c'est formidable.
05:07Un dernier petit chiffre, 5,2 millions, est-ce que vous savez ce que c'est ce chiffre,
05:12Michel ? Ça ne vous parle pas ?
05:14Ben, je ne sais pas, c'est…
05:15Alors vous ne devez pas trop avoir la tête dans les audiences, alors, Michel ?
05:20Quand même, je regarde toujours, parce que ça, évidemment, ça augure toujours
05:24un petit peu de nos avenirs.
05:26Ben oui, parce que ça, c'est votre record avec la stagiaire.
05:29Ah oui, oh là oui, d'accord.
05:305,2 millions de téléspectateurs.
05:32Ah, c'est beau.
05:33C'est colossal.
05:34C'est colossal.
05:34On espère que vous ferez autant ce soir.
05:37Ben voilà, soyez là, les gars, soyez là.
05:39Est-ce que vous serez au taquet à 9h demain matin pour voir le résultat ?
05:44Toujours, toujours.
05:44Oui, quand même.
05:44Ça vous angoisse ?
05:45Oh, une angoisse, c'est beaucoup dire, mais quand même, je dors moins bien la veille.
05:50Je ne regarde pas l'épisode le soir de la division.
05:55Vous imaginez une quotidienne, alors, ce qu'on vit avec Thomas et Emma ?
05:57C'est terrible.
06:00On dort très, très peu.
06:01Très, très peu.
06:02Michel Bernier, c'était comment l'école pour vous, vu que c'est la rentrée ?
06:05On m'a dit que ce n'était pas forcément de bons souvenirs.
06:09C'était très bizarre, c'est que moi, j'ai adoré l'école, mais que des fois, l'école ne
06:12m'a pas aimée.
06:13Et donc, on était un peu en bisbille, mais j'aimais aller à l'école, j'aimais avoir des copains.
06:19Moi, je suis fille unique.
06:20Alors donc, retrouver les potes et tout ça, c'était chouette.
06:24Mais après, j'ai quelques fois eu des soucis avec les professeurs.
06:26Il faut dire que vous imitiez Sheila dans la cour.
06:28Donc, vous faisiez souvent punir.
06:31On m'imagine aujourd'hui si on vous disait, non, il a été puni parce qu'il a chanté Sheila
06:36dans la cour.
06:37Vous aviez un père aussi, quand même, qui était connu et qui avait une sacrée personnalité, le professeur Choron.
06:42Donc, on vous embêtait un petit peu pour ça dans la cour ?
06:46Alors, disons que c'est plus les parents, parce que les enfants s'en foutent, ils ne savent pas ce
06:50que c'est.
06:50Les profs, peut-être.
06:51Mais c'était, ne fréquente pas la fille du diable.
06:54Donc, c'était un peu bizarre, quoi.
06:57Après, quand il y a eu Charlie Hebdo, le succès de Charlie Hebdo, j'étais la fille du héros.
07:01Donc, vous voyez, comme quoi ça change.
07:03Votre père, qui était un des fondateurs de Charlie Hebdo.
07:06J'ai lu aussi que vous aviez une directrice qui avait dit à votre mère, votre fille est idiote.
07:11Oui.
07:12Voilà, en toute simplicité.
07:13En toute simplicité.
07:14Donc, je suis partie de l'école.
07:15Les parents ont dit, si notre fille est bête, elle va partir.
07:18Donc, voilà.
07:18Moi, j'ai eu parfois gênante.
07:20Parfois franchement gênante.
07:22Donc, je pense que, voilà.
07:23Ça, vous l'avez encore aujourd'hui.
07:25Je l'ai sur les réseaux.
07:27Je l'ai depuis, ça rentrait beaucoup sur les réseaux.
07:29Tous ces avis péremptoires sur les enfants.
07:31C'est horrible.
07:31C'est des bulletins tous les jours.
07:33Alors, comme vous, notre prochaine invitée, elle a été traumatisée par ses années charnières.
07:38Donc, pour vaincre sa peur, enfin, en tout cas, sa peur rétrospective de cette autorité des profs,
07:44elle a pris une décision radicale, retournée en sixième à 40 ans.
07:48C'est Louison.
07:48On l'accueille tout de suite.
07:52Bonjour, Louison.
07:54Salut.
07:55C'est votre place.
07:57Là aussi, sous la musique, on a beaucoup réfléchi.
08:00Il y a eu un grand instant.
08:01Il y a tellement de chansons sur la rentrée des classes.
08:04C'est ça.
08:04Bon, bon, d'après celle-là.
08:05Non, mais France Gall, c'est bien.
08:06France Gall, c'est bien.
08:08Je vous présente Michel Bernier.
08:09Louison.
08:10Je ne sais pas si vous êtes déjà rencontrés.
08:12Si on vous proposait, Michel, de vivre la même expérience, de retourner en sixième, vous acceptez ?
08:17Oh là, non.
08:18Non.
08:19Il faut remettre.
08:20Parce qu'à l'époque, moi, il fallait mettre la blouse avec son nombre d'es sur le côté.
08:25Puis la sixième, non, je n'y retournerais pas.
08:27Non, non, je ne crois pas.
08:29Ça dépend où en même temps.
08:31Oui, c'est ça.
08:33Louison, si je vous demande de faire un roman graphique sur Michel, il y a de quoi faire quand même.
08:36Banco.
08:37C'est vrai ?
08:38C'est un plaisir.
08:38Vous acceptez ?
08:39Et c'est quoi le thème ?
08:42Bonne question.
08:42Il y en a beaucoup.
08:43Ah oui, il y a de quoi faire.
08:44Mais l'humour féminin, en tout cas, c'est forcément un bon sujet.
08:49C'est forcément un bon sujet.
08:50Alors, Louison, vous avez publié la bande dessinée 40 ans, toujours en sixième.
08:55C'est aux éditions Chavary.
08:57Chavary.
08:58Chavary, pardon.
08:59Il y a une petite coquille sur ma fiche.
09:02Et dans cette BD, vous racontez donc l'année que vous avez passée en immersion au collège, au lycée Montagne
09:09à Paris, qui était votre lycée de sixième.
09:12Tout à fait.
09:12Je suis revenue sur les lieux du crime, toujours.
09:14Alors, vous allez nous raconter, puisque quand même, le regard d'une femme de 40 ans sur ce qu'elle
09:18a vécu en sixième, qui était a priori un peu traumatisant, c'est forcément un autre regard.
09:25Qu'est-ce qui vous a poussé à accepter ce projet ?
09:28Ça a été une sorte, comme ça, de bon rendez-vous.
09:32C'est-à-dire qu'au moment où je voulais faire une BD sur quelque chose et ça pataugeait un
09:36peu, on me propose de, en sachant que j'avais été élève là-bas, de faire une BD sur le
09:41lycée Montagne, carte blanche.
09:43Et tout de suite, je me suis dit, je m'envoie, j'étais en train d'étendre les chaussettes, vous
09:46voyez, c'est très précis.
09:48Et je me dis, la sixième, je veux revivre ce moment à la fois, effectivement, un peu traumatique, en tout
09:53cas, moi, ce que j'appelle le fameux coup de pied aux fesses que la vie vous envoie, le premier.
09:58Et à la fois, revivre ça avec des yeux de grandes personnes, en fait, et de me dire, est-ce
10:03que c'est toujours aussi traumatique quand on glisse tranquillement vers la périménopause ?
10:08Ou est-ce que c'est vraiment l'adolescence qui rend ce moment très traumatique ? La réponse est dans
10:14le livre, mais oui.
10:14– Et pourquoi la sixième, alors ? Parce que vous auriez pu vous dire, tiens, quand même, l'entrée au
10:19lycée aussi, c'est quelque chose, quoi, la seconde ?
10:22– C'est vrai. Moi, c'était plus doux, la seconde. Mais c'est vrai que la sixième, je me
10:26suis dit, on a tous fait la sixième.
10:28Alors qu'il y a des réorientations assez rapidement, parfois, dès la cinquième, dès la quatrième.
10:33La sixième, c'est l'espèce de tronc commun à l'humanité, c'est qu'on a tous eu ce
10:37moment où on se dit, oh, non, pas gros, oh, punaise !
10:41Qu'est-ce qui va m'arriver ? Dans quoi on m'a lancée ?
10:44– C'est la faute aux lions, quoi, un peu, hein ?
10:46– Ah ouais, et puis les lions, ça pue, hein ?
10:48– C'est un peu la première fois qu'on devient grand, j'ai l'impression.
10:51Avant, en primaire, on est encore un petit enfant, puis la sixième, ça fait passer déjà de l'autre côté,
10:55donc c'est toujours, effectivement, inquiétant.
10:56– Et puis en sixième, vous n'avez plus votre maîtresse, à vous, ou votre maître, à vous.
11:00– Mais non, on en a plein !
11:00– Vous en avez plein, d'un coup, vous devez changer de classe.
11:02– Oui, c'est exactement, ils n'arrivaient pas à comprendre pourquoi il y avait tel changement, en particulier, il
11:08y avait un élève qui demandait,
11:09mais pourquoi à la cantine, on a des plateaux, alors qu'on pourrait tous mettre, comme en CM2, le plat
11:14au milieu de la table et on se serre ?
11:15Enfin, ils ne comprenaient pas, et le proviseur lui a dit, on est 1900 à manger tous les jours, mais
11:20montre-moi, devinez pourquoi ?
11:21Il était là, genre, je ne sais pas.
11:22– Vous avez des souvenirs, Michel, de votre sixième ?
11:25– Oh là, oh là là, oh là là, la sixième, oui, oui, en fait, je crois que, suite à
11:31votre fille est bête, on m'a déménagé d'école,
11:35et effectivement, je suis arrivée dans une école où on m'a considérée mieux que dans la première.
11:41Mais c'est vrai que la sixième, c'est un moment où on se dit, ah, je ne deviens plus
11:44une petite fille, mais voilà, on ne va plus me parler pareil,
11:47et effectivement, d'avoir plusieurs professeurs, de se dire, ah, celui-là, je l'aime bien, celui-là, je ne
11:51l'aime pas.
11:51On commence à avoir des goûts un peu particuliers aussi, dans le sens où on commence à sentir aussi les
11:55matières qu'on aime bien, là où on se sent à l'aise.
11:58– Vous, c'était quoi ?
11:58– Moi, ça a toujours été le français, j'ai toujours aimé ça, voilà.
12:02Les profs de français ont été importants dans ma vie.
12:05– En fait, ce qu'on ressent beaucoup dans la BD, c'est que vous revenez à votre état de
12:09petite fille de 11, 12 ans, parce que c'est l'âge…
12:12– 10 même, moi, j'avais un an d'avance, c'est vraiment un bébé, moi.
12:14– Je m'en souviens très très bien aussi, tout à coup, il y a cette espèce d'autorité, cette
12:18chape d'autorité qui vous tombe dessus,
12:20et quand vous retournez au lycée Montaigne, vous avez vraiment ça, quoi.
12:23C'est-à-dire que, d'un coup, le proviseur parle, et là, vous êtes une petite fille, regardable.
12:28– Exactement, j'ai de nouveau 10 ans, et c'est pour ça, d'ailleurs, dans la BD,
12:30parfois intervient ce petit personnage un peu plus onirique, de moi à 10 ans,
12:33qui converse en me mettant aussi parfois le nez face à mes contradictions.
12:37Parce qu'à un moment, j'ai dit, ah, ça passe vite, et elle me dit, bah, tu viens une
12:40fois tous les trois sans cours.
12:41Donc, forcément, ça passe très vite dans ces cas-là.
12:43Mais j'aimais bien ce petit dialogue de temps en temps à autre,
12:46qui est finalement un dialogue qu'on a toute sa vie, un dialogue intérieur, mais là, qui était représenté.
12:51Mais c'est vrai que quand le proviseur parle, même si j'étais au fond de la salle…
12:55– Peur, peur, peur. Chocotte.
12:57– C'est-à-dire que les réunions parents-prof, quand même, quand on a des enfants,
13:00moi, je retourne aussi à mon… Dès que la directrice me parle et tout ça, je suis comme ça.
13:04Je me dis, oh là là, qu'est-ce qu'elle va me dire ?
13:05– Et puis, en plus, on a peur des profs, et on a peur des autres élèves.
13:08Parce qu'avant, on était en CM2, on était les cadors du primaire.
13:13– Par les prévues, grâce à votre autre physique.
13:15– Et là, on arrive, on est les tout petits, il y a les troisièmes qui nous terrorisent,
13:18qui, parfois, ne sont pas très sympas avec nous.
13:19– Ah, les quatrièmes, c'est les pires, moi, je trouve.
13:21– Les quatrièmes, c'est encore pire.
13:22– Même moi, ils faisaient peur.
13:24– Bien sûr, les quatrièmes au collège, c'est, bien sûr, c'est ceux dont il faut se méfier.
13:29Vous qui rentrez cet après-midi, que ne le savez pas encore.
13:32Alors, Louison, vous l'avez fait, on est forcément tous très, très admiratifs.
13:36Est-ce que les Français le feraient, retourner en sixième ?
13:40C'est notre journaliste Paul Mandin qui leur a posé la question.
13:44– Coup de baguette magique, on retourne sur les bancs de la sixième.
13:47Est-ce que vous auriez envie, oui ou non ?
13:49– Pas du tout.
13:50– Mais alors, pas du tout.
13:51– J'y vois tout l'heure et volontiers.
13:53– Pour une journée ? Une semaine ?
13:55– Une année.
13:56– Ah, une année, ça fait beaucoup.
13:57– Ouais, c'est pour être parent, retrouver les collègues.
14:00– Ça permettrait de retour commencer, donc c'est nickel.
14:03– On va bien qu'on me revoit en sixième, juste une journée, ouais.
14:06Avec tous les réseaux sociaux et tout ça, ça serait, je pense, très, très différent.
14:10– Alors, qu'est-ce que vous avez ressenti, Louison, quand vous êtes retournée ?
14:13Déjà, vous y étiez déjà retournée dans ce collège ?
14:15– J'y suis repassée deux fois en 20 ans, donc c'était quand même succinct, dont une fois pour
14:22justement les réunions des 20 ans du bac,
14:24donc ça s'était en plus fini très tard le soir et dans des états alcoolisés.
14:30Mais à chaque fois que j'y ai remis un pied, en plus il y a une sorte d'escalier,
14:33c'est un très beau lycée, il faut reconnaître.
14:37Il y a des colonnes en marbre dans le hall, je sais que c'est pas dans tous les collèges
14:40comme ça, j'ai confiance assez vite.
14:42Mais à chaque fois que je monte ces marches, je me dis, qu'est-ce que j'ai oublié à
14:45la maison ?
14:46Est-ce que j'ai fait signer mon carnet ?
14:47– Est-ce que j'ai montré pas ?
14:49– Voilà, et ça vient de ça en fait, l'envie de retourner en 6ème, c'est que j'ai
14:52fait ce rêve pendant des…
14:53Je ne l'ai pas refait depuis, mais pendant 20 ans, le rêve de « je suis élève et je
14:58suis pas là en cours de l'année,
15:00il y a bientôt le bac, il y a bientôt le machin, il y a bientôt le brevet, j'en
15:02sais rien ».
15:03Et puis à un moment dans le rêve, je me dis toujours « non c'est bon, tu l'as
15:06eu, tu peux partir ».
15:08– On passe de ce rêve-là au rêve des comédiens, quand on est comédien, j'arrive tout nu sur
15:13la scène.
15:14– Alors, moi c'est pas tellement arriver tout nu sur la scène, parce que ça je pense que les
15:17gens seraient heureux,
15:19mais…
15:19– Non, Mabélie, moi c'est plutôt, j'ai oublié mon texte, je ne trouve pas l'adresse du théâtre,
15:27je crois que la première fois que j'ai fait l'Olympia, j'ai rêvé qu'il était en gravat,
15:31il était détruit.
15:32– Ah, mais donc…
15:33– Oui, oui, il était détruit et j'arrivais, donc il y avait le monsieur de l'entrée qui me
15:38disait « mais qu'est-ce que vous faites là ? »
15:39– J'ai dit « ben je viens jouer ce soir ». Ah ben non, il détruit l'Olympia, il
15:43n'y a plus personne.
15:44Donc je pense que moi j'ai fait plutôt ces rêves-là de cauchemars.
15:48– Vous êtes allée à la piscine, grâce aux travaux, dans la BD, parce que quand on est des filles,
15:54c'est horrible la piscine.
15:55– C'est horrible, pour les garçons aussi.
15:57– Je crois que c'est pour tout le monde une catastrophe, c'est en février, c'est vraiment autant.
16:01– Tout à l'heure, j'ai demandé un peu au bureau, et en mode du bon an, moi j
16:05'aimais bien aller à la piscine,
16:06je vois que mes garçons, moi, adorent aller à la piscine, je pense que quand on est une fille, c
16:09'est plus compliqué quand même,
16:10de se mettre en maillot et tant.
16:11– Ça dépend des moments, et puis des gens qui vous accompagnent, c'est toujours pareil.
16:16Si on a un bon prof, quelqu'un qui comprend, qui vous aide, qui est un peu en empathie, ça
16:22va,
16:22mais alors si on arrive avec le chef qui…
16:25– Moi, je déteste les gens qui hurlent, pour rien.
16:28– Les maîtres nageurs, ils nous gueulent dessus, ça c'est certain.
16:30– Ah, mais ça c'est terrible, donc moi je pense que ça met un stress, les gens qui vous
16:34hurlent dessus.
16:35– Oui, c'est ça, va chercher le mannequin qui est en train de se noyer !
16:39– Mais toi, t'as sauté, t'as pas plongé !
16:42– Mais je sais pas plonger !
16:44– Surtout fin novembre, hein, voilà.
16:46– C'est ça, quelle horreur !
16:47– Surtout en slip.
16:48– Alors, attention, je chausse mes lunettes.
16:50– Ah, qu'est-ce qui se passe ?
16:50– C'est le moment du quiz, on va voir quand même, vous sortez, alors vous aussi à la maison,
16:54vous sortez vos cahiers, vos stylos, et que ça saute !
16:58– Vous avez trouvé votre rôle, là !
16:59– Ça ne va pas, c'est très bien !
17:00– Ça lui va bien !
17:01– J'ai un douzième, oui, tellement !
17:02– J'avoue, ça me plaît bien !
17:04– Je crois que vous avez trouvé votre rôle, là !
17:05– Petite revanche, là !
17:06– Un jour, je vous montrerai mes bulletins, et vous comprendrez pourquoi ma revanche est si douce, ce matin.
17:11Alors, tout le monde participe, sauf Louison, parce que vous, vous sortez de sixième,
17:15donc vous avez les réponses, et vous jouez à la maison, bien entendu, première question !
17:18– Mais attendez, ça peut être la honte, là !
17:19– Moi, je suis terrorisée, là !
17:20– Michel, hyper, hyper peur !
17:22– Terrorisée, je ne m'en rappelle plus !
17:23– Quel est, alors c'est le premier qui répond, comme vous n'avez pas de cahier,
17:26quel est le plus long fleuve de France ?
17:29– Allez, Thomas, tu le sais !
17:31– La Seine, la Seine, la Seine !
17:32– Non, la Loire, la Loire !
17:33– La Loire !
17:34– Qui prend sa source au Mont-Gerbier-de-Jean !
17:37– Je sens que c'est l'élève du premier rang, Thomas-Hille !
17:41– Le petit Fayot !
17:42– Bravo, c'est ça, c'est la Loire !
17:44– Alors, aviez-vous la bonne réponse chez vous ?
17:45– Combien font, alors la question de rapidité, combien font 7 x 8 ?
17:50– 56.
17:51– J'aurais dit 54, bisous !
17:53– Et moi, j'aurais dit, devinez !
17:56– Oui, j'aurais dit, voilà !
17:58– Michel, vous ne participez pas du tout pour le moment !
18:01– Non, mais parce que je réfléchis en même temps, et vous êtes beaucoup plus rapide que moi !
18:05– Quelle est la date de la Révolution française ?
18:07– 1789, 14 juillet !
18:09– Voilà, c'est le 14 juillet, c'est quoi ?
18:11– À quelle heure ?
18:11– Prise de la Bastille !
18:13– Voilà, elle se termine quand, cette révolution ?
18:15– Quoi ? C'est quoi ?
18:16– Elle se termine quand, cette révolution ? Parce que c'est facile !
18:19– En 93, la terreur !
18:21– Un peu plus tard !
18:22– 14, 15, c'est 2012 !
18:25– En 2000 !
18:25– L'Empire !
18:27– C'est encore la révolution, maintenant !
18:28– C'est ça, en 2027, si ça se trouve, on espère !
18:31– L'Empire, ça va gagner !
18:32– Le 9 novembre 1799, avec le coup d'État de Napoléon Bonaparte !
18:36– Mais oui, vous n'étiez pas loin !
18:38– Vous n'étiez pas loin !
18:40– Quelle ligne imaginaire sépare la terre en deux hémisphères ?
18:44– L'Équateur !
18:44– L'Équateur !
18:45– Voilà, c'est bien !
18:46– Quand même !
18:47– Oui, quand même !
18:47– Quelle est la nature, alors attention, question grammaire,
18:50quelle est la nature du mot « rapidement » ?
18:55– C'est un adverbe !
18:56– C'est un adverbe, bravo, Michel !
18:58– Oui, bah oui, bah si, quand même !
19:01– Attention !
19:02– Michel est copié beaucoup sur ses voisins !
19:05– Ah oui, voilà !
19:07– Est-ce qu'il y a quelqu'un ici qui était du genre
19:09à recopier son exercice le matin à 8h moins 10 ?
19:12– Oui, tout le temps, tout le temps, bien sûr !
19:15– La base, c'est la base !
19:16– Quel est l'océan le plus grand ?
19:19– Michel ?
19:20– Celui-là !
19:21– Oui, c'est fini par l'Atlantique !
19:23– Pacifique, je pense !
19:25– Pacifique !
19:26– Il est fort !
19:27– Ah là là !
19:28– Oui, mais il a eu les réponses !
19:30– Non, il n'a pas les réponses !
19:32– Je promets qu'il n'a pas les réponses !
19:34– C'est sixième !
19:35– Combien de jours dans une année bisextile ?
19:36Ça, c'est une question de rapidité !
19:38– Ah, 366 !
19:39– Ah non, il y a l'océan le plus grand !
19:40– Ah non, il y a l'océan le plus grand !
19:40– Ah non, 4, 6, 6 !
19:42– Ah oui, pardon, c'est un plus !
19:44– C'est tout, Thomas !
19:45– C'était hyper bon !
19:47– Mais vous êtes hyper nulle, surtout !
19:49– Je vous laisse !
19:51– Il est mon camarade !
19:52– Très bien qu'on suit en vacances, comment ça s'est passé !
19:55– J'adore les quiz !
19:56– Je vous laisse réfléchir à la pauvreté de vos réponses !
20:00– Sous-titrage ST' 501
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