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#7INFO #VUDECOTEDIVOIRE

Catégorie

📚
Éducation
Transcription
00:03Musique
00:12Bienvenue dans Destin d'entrepreneur, le magazine qui met en lumière les bâtisseurs de l'Afrique d'aujourd'hui et
00:18de demain.
00:19Nous sommes à la Villa JFL et j'ai le plaisir d'accueillir aujourd'hui un invité dont le parcours
00:24est très atypique.
00:25Il est passé d'ingénieur en génie électrique à devenir l'un des acteurs les plus importants de la scène
00:31musicale d'Afrique.
00:32Il est fondateur et commissaire général du Salon des industries musicales d'Afrique.
00:37J'ai le plaisir d'accueillir aujourd'hui Mambi Diomande.
00:42Bonjour Mambi, bienvenue à Destin d'entrepreneur.
00:46Merci, merci de me recevoir.
00:48Vous allez bien aujourd'hui ?
00:49Super, ça va ?
00:50Ok, donc on va parler de beaucoup de choses parce que vous avez un parcours très atypique.
00:54On va parler de musique évidemment, on va parler de votre début, de votre virage à 180 degrés.
01:00Mais je voudrais d'abord savoir votre enfance.
01:03Vous avez grandi où ? Dans quel contexte familial ? Comment c'était la maison, l'ambiance ?
01:07Alors ce qu'il faut savoir c'est que moi je suis un pur produit de la Côte d'Ivoire
01:12parce que j'ai tout fait en Côte d'Ivoire.
01:14Je suis né en Côte d'Ivoire, j'ai grandi en Côte d'Ivoire, j'ai fait toutes mes études
01:17primaires, universitaires, lycéennes en Côte d'Ivoire.
01:22Et donc j'ai grandi à Abidjan, précisément à Cocody.
01:27D'ailleurs c'est la plus belle commune de Côte d'Ivoire, soit dit en passant.
01:33J'ai grandi à Cocody, à la Riviera 3, si déci, pas très loin du commissariat du 18e arrondissement.
01:42J'en parle avec beaucoup d'émotion parce que ce qui caractérise ce quartier-là, c'est la chaleur avec
01:52laquelle un enfant ne se sent jamais étranger dans une maison.
01:57Parce qu'on avait cet esprit de famille, des voisins qui connaissent les autres voisins, des parents qui se connaissent,
02:03des enfants qui se connaissent.
02:05Et d'ailleurs mon meilleur ami et mon ami d'enfance est justement mon voisin d'en face, avec qui
02:14j'ai grandi, avec qui j'ai fait, comme on dit, les 400 coups.
02:18Je viens d'une famille de trois frères.
02:24Je suis celui du milieu, donc je suis celui qui fait le pont entre mon aîné et également mon cadet.
02:34C'est une place qu'on affectionne plus on grandit.
02:39Au départ, c'est toujours celui du milieu, c'est toujours celui qui est un peu en balottage.
02:44Qui cherche sa place.
02:44C'est celui qui cherche sa place.
02:46Il n'est pas le préféré, il n'est pas celui qui a le plus de responsabilités.
02:51Et puis au fur et à mesure qu'on grandit, on se rend compte qu'en fait, la place du
02:55milieu est une place qui est privilégiée.
02:57Parce qu'en général, c'est celui qui permet l'équilibre en fait de la famille.
03:04Alors, ma mère est d'origine sénégalaise.
03:08Donc autant vous dire que j'ai mangé beaucoup de tchèpes.
03:14La chance !
03:15Et c'est quelque chose que j'aime énormément.
03:18C'est un de mes plats préférés.
03:20Mon père est ivoirien.
03:23Avec ce brassage assez particulier.
03:26Pourquoi ? Parce que c'est un musulman qui est ébrié, maouka, et qui a grandi dans une famille limite
03:36baoulée.
03:37Donc on a ce mélange-là qui s'est reproduit un peu dans comment est-ce qu'on a vécu
03:45notre enfance.
03:48Avec justement une mère d'origine sénégalaise, mais qui a un père béninois.
03:54Donc on a le Bénin en nous, on a le Sénégal en nous, on a la Côte d'Ivoire dans
03:58toute sa diversité en nous.
04:00Et ça crée toujours une certaine ambiance à la maison.
04:05Et une ambiance qu'on retrouve à chaque fois qu'on a l'occasion de passer à la maison, saluer
04:10papa, saluer maman.
04:11Parce que nous c'est d'abord très famille, c'est très famille, c'est la solidarité familiale.
04:19C'est le petit frère qui protège le grand frère, mais le grand frère qui protège aussi le petit frère.
04:24Mon père est professeur d'histoire géo.
04:29Ma mère est professeure de français et de latin.
04:33Donc on a aussi grandi dans tout ce qui est lié aux lettres, à tout ce qui est littéraire.
04:40Donc beaucoup de lecture.
04:43Pour la petite anecdote, c'est que quand moi j'étais enfant, je maîtrisais l'encyclopédie.
04:48Parce que je lisais beaucoup.
04:50Aujourd'hui, ce n'est pas forcément le cas.
04:52Mais c'est quelque chose qui nous a particulièrement marqués.
04:57Ma mère, c'est quelqu'un qui, de par son boulot, avait du temps pour les enfants.
05:03Et pour moi, c'est un exemple de vie dans la mesure où elle a sacrifié sa vie pour ses
05:08enfants, pour l'éducation de ses enfants.
05:12Je n'ai jamais eu besoin, mes frères et moi, on n'a jamais eu besoin de professeurs, de cours
05:18de renforcement jusqu'à la première.
05:22Parce qu'en fait, on faisait nos devoirs avec nos parents.
05:25Parce que les après-midi, quand on rentrait de l'école, maman était là pour qu'on puisse faire les
05:30devoirs.
05:31Ou papa était là pour qu'on puisse faire les devoirs.
05:33Et d'ailleurs, mes amis me chahutaient toujours avec ça en disant, vous-là, ne suivez pas mon billet.
05:40Lui, quand il rentre, il travaille.
05:41Mais en fait, c'est que quand on rentrait, il y avait une certaine discipline et une rigueur qui faisaient
05:45que tu es obligé de délivrer, tu es obligé de travailler.
05:50Et puis, tes parents même font partie du système dans lequel tu es.
05:54Donc, tu ne peux pas tromper un professeur.
05:56Ça, c'est sûr.
05:57Du coup, il sait que quand on rentre, il y a des devoirs.
05:59Donc, vous allez faire les devoirs.
06:01Il sait qu'à la fin du trimestre ou du mois, il y a les bulletins.
06:06Donc, il demande les bulletins.
06:08Il rencontre régulièrement les professeurs.
06:11Ma mère ne manquait pas une journée porte ouverte.
06:15Donc, c'était en tout cas difficile même dans le fond, comme sur la forme de tricher avec des parents
06:21comme ça.
06:22Et puis, on avait un magnifique, enfin, pas magnifique, mais un grand jardin qui nous permettait aussi de pouvoir s
06:31'exprimer, de jouer au foot.
06:32Et puis, de recevoir tous les amis du quartier pour faire des matchs de foot.
06:36Et aujourd'hui, quand mes frères et moi, on passe à la maison et puis on regarde le terrain, on
06:39dit, mais c'est grave.
06:40En fait, on a joué à 55 sur ce petit terrain-là.
06:44Oui, on n'a pas la même dimension.
06:46Exactement.
06:47Et c'est ça la beauté de l'enfance qu'on a vécue.
06:53Et pour vous dire un peu, justement, à quel point c'était un mélange, en fait, de discipline, de rigueur,
07:02mais aussi de bons moments passés,
07:04c'est qu'à la fête de Tabaski, je ne peux jamais oublier ça, mon père nous réveillait toujours à
07:105h30.
07:11Et on partait, on lavait les moutons.
07:15Ensuite, on partait s'apprêter pour aller prier à la mosquée d'Ajami, parce que mon père est issu de
07:20vien d'Ajami.
07:22Et ça, ce sont des valeurs de respect, pour moi, des origines et surtout de nous permettre d'être ancrés,
07:34en fait, dans ce qu'on est profondément.
07:38Et le plus important pour moi, de ne pas avoir honte de qui on est.
07:43Et ça, moi, c'est le message que ça m'a toujours fait passer.
07:47Au départ, c'est une corvée et plus on grandit, on se rend compte à quel point c'était important
07:52même, en fait, de le faire.
07:54Parce que comment, aujourd'hui, si jamais on a des responsabilités, comment on peut s'assurer que le matin de
08:03la Tabaski,
08:03lorsque tu dois justement faire le sacrifice, en regardant juste le mouton, tu sais qu'il a été lavé si
08:10tu ne l'as jamais fait.
08:11Bien sûr.
08:11C'est pour paraphraser un célèbre politicien de la place qui dit que quand tu montes, il faut savoir descendre
08:22ou quand tu descends, il faut savoir monter.
08:24Donc pour moi, c'est vraiment des valeurs que je partage avec vous, qui d'ailleurs me remplissent de nostalgie
08:33quand j'y repense.
08:35Ça me touche beaucoup parce qu'étant enfant de la diaspora, ce que vous avez vécu, je suis touchée et
08:40un peu envieuse.
08:41Parce que vous êtes ancrée dans vos racines traditionnelles, vous savez d'où vous venez et vous avez l'air
08:47d'avoir une enfance très bienveillante et formatrice.
08:52C'est ça.
08:52Quel type d'enfant vous étiez ? Vous étiez sage ?
08:54Non, moi, j'étais turbulent.
08:56Enfant du milieu.
08:57Oui, comme le milieu. J'étais un enfant turbulent. J'étais un enfant qui faisait plein de bêtises. On ne
09:05va pas se le cacher.
09:08Mais je pense que j'étais un enfant épanoui. Je pense que j'étais vraiment un enfant épanoui qui a
09:13reçu beaucoup d'amour de ses parents, qui a reçu beaucoup d'amour de ses frères.
09:20Donc, je pense que j'étais un enfant vraiment épanoui, mais très turbulent. Et si ma mère regarde cette émission,
09:27je pense que quand je vais dire que j'étais turbulent, elle va vraiment acquiescer.
09:31Là, elle ne va pas contredire.
09:33Non, elle ne va pas contredire.
09:35OK, donc l'école, ça roule. Vous travaillez bien à l'école parce que vous n'avez aussi pas trop
09:40le choix. Il y a de l'accompagnement à la maison qui fait qu'on travaille bien à l'école,
09:44j'imagine.
09:44Oui, effectivement, à l'école, je travaille bien. Je pense que de la maternelle jusqu'au collège, je pense que
09:56je n'ai jamais été en dehors des dix premiers.
09:59Si mes souvenirs sont bons, je pense que je n'ai jamais été en dehors des dix premiers jusqu'au
10:03collège.
10:04Donc, vraiment, à ce niveau aussi, mes parents étaient aussi très satisfaits et très contents.
10:08Oui, satisfaits, contents et exigeants.
10:10Et exigeants, effectivement.
10:11Et du coup, vous passez le bac ?
10:13Je passe le bac avec toutes ces difficultés parce que je pense que je fais une crise d'adolescence assez
10:20particulière.
10:22Comme je dis, je n'étais pas forcément un enfant très, très facile.
10:25Donc, le collège, les résultats ne sont pas forcément le reflet de peut-être l'exigence ou de la discipline
10:33de mes parents parce que c'est l'époque aussi où on se rebelle.
10:37C'est l'époque où on veut en faire à notre tête.
10:40C'est l'époque où aussi on est beaucoup influencé par tout ce qui se fait un peu dehors.
10:44On a envie de montrer justement qu'on a du caractère et pas souvent en faisant des actions qui sont
10:51les bonnes.
10:52Donc, collège, je fais mon collège, d'ailleurs au collège catholique séminateur d'Abidjan, que je salue au passage parce
11:01que là-bas aussi, on reçoit une formation assez exemplaire.
11:07Et vous voyez, c'est ce que je disais tout à l'heure, c'est aussi montrer une certaine liberté
11:12ou une certaine ouverture de mes parents qui sont tous deux musulmans.
11:17Et pourtant, de la maternelle jusqu'à la terminale, on n'a été que dans des écoles catholiques.
11:24Enfin, moi, j'ai été que dans des écoles catholiques.
11:28Mon frère aîné, lui, a un parcours différent puisqu'il a fait l'école militaire préparatoire technique.
11:34Mais mon petit frère et moi, on n'a fait que des écoles catholiques.
11:39Donc, c'est montrer un peu l'ouverture que mes parents aussi ont et qui nous ont du coup inculqués.
11:44Et donc, oui, je fais mon collège puis mon lycée à Saint-Vérateur et puis j'ai mon bac.
11:52J'ai mon bac.
11:54Pour la petite anecdote, c'est que ma terminale...
11:58Alors, ma seconde, je vais faire une seconde A.
12:03Mes parents me convaincent de faire une seconde scientifique.
12:05Donc, je fais une seconde scientifique, une première scientifique, une terminale scientifique.
12:10Et puis, en terminale, honnêtement, mes résultats n'étaient pas forcément les meilleurs.
12:15Et je me rappelle même qu'à une journée portes ouvertes, il y a mon professeur de SVT dans le
12:22temps qui dit à mes parents,
12:24« Non, non. Oui, je ne pense pas qu'il va avoir le bac. »
12:28Et moi, j'ai ce trait de caractère-là.
12:32Je ne sais pas si je dois appeler ça de la résilience parce que souvent aussi, ça a des attraits
12:37d'être un peu têtu.
12:40Donc, je lui dis à mon professeur, je lui dis en fait, monsieur, non seulement je vais avoir mon bac.
12:44Je vais avoir une mention.
12:46Je vais avoir la mention.
12:47Et puis, dans votre matière, je vais cartonner.
12:50Donc, il me regarde.
12:51Ça, c'est l'esprit compétitif.
12:52C'est ça. Et je lui dis, le mieux, c'est que je reviendrai vous voir à la rentrée pour
12:57vous demander ce que vous pensez justement de mes résultats au bac.
13:01Et puis, le bac se passe, j'ai ma mention.
13:04En SVT, je crois que j'ai 18 suiveurs en SVT.
13:08Donc, je vais, je repars, je vais le voir à la rentrée.
13:11Puis, je dis, bon, ce que vous avez dit, c'est finalement ce qui s'est passé.
13:13Voilà, j'ai mon bac, j'ai ma mention.
13:16J'ai loupé la mention bien de 5 points parce que j'ai eu une mauvaise note du coup en
13:20français.
13:21Et moi, on n'était pas forcément très...
13:22Trop travaillé en SVT.
13:24Du coup, vous avez délaissé le français.
13:27Délaissé le français.
13:27Et puis, donc, je lui montre, j'ai dit, voilà, en fait, donc il ne faut pas, il faut arrêter
13:32de penser que, justement, parce que quelqu'un, à une période, n'a pas les résultats escomptés.
13:40Ça comprenait du coup son avenir.
13:41Ce n'est pas comme ça que ça fonctionne.
13:42Donc, le bac en poche et là, l'INPHB, comment ça se passe, l'entrée à l'INPHB ?
13:49Alors, l'INPHB, ce qu'il faut savoir, c'est que je vis d'abord l'INPHB comme une certaine
13:57frustration.
13:58Pourquoi ?
13:59Pour la simple et unique raison que, en fait, on est dans un système où, quand on a le bac,
14:05tout le monde voyage, tout le monde part à l'étranger pour faire ses études.
14:10Donc, moi, tous mes amis, quasiment, sont en train de chercher à partir.
14:14Et puis, en fait, moi, mon père me dit, en fait, non, je ne bougerai pas.
14:20Et qui souhaite que, moi, je parte à l'INPHB.
14:23Sauf qu'à ce moment, en tant qu'enfant, on n'a même pas la dimension de se dire, en
14:29fait, qu'on rentre dans l'une des meilleures écoles d'Afrique.
14:34On est tout simplement en train de se dire, et je pense que beaucoup de personnes le vivent,
14:38on se dit à ce moment-là, ah, comme les Ivoiriens disent, c'est soyez.
14:42Parce que mes enfants, ou, enfin, mes amis, vont à l'extérieur, et puis, moi, je reste.
14:49Et puis, je ne reste pas à Bidjan, on va à Yamsoukou.
14:53Donc, on le vit mal. Dans un premier temps, on le vit mal.
14:57Mais l'éducation qu'on a reçue aussi, nous empêche, à ce moment-là, de le vivre mal trop longtemps.
15:05Parce qu'en fait, c'est une décision parentale.
15:08Ton parent, il ne veut que du bien.
15:10Donc, il y a forcément une idée derrière le fait qu'on te dise, tu vas aller à l'Aiyamsoukou,
15:17tu vas aller à l'INPHB.
15:21Donc, je vais à l'INPHB.
15:24Je suis reçu, justement, dans une classe préparatoire.
15:29Donc, en cycle long, qui est un des cycles les plus méritoires de l'INPHB.
15:36Je suis admis en maths sup, maths physique, sciences de l'ingénieur.
15:42Math physique, sciences de l'ingénieur, c'est MPSI.
15:45Tu as MPSI à Polytechnique France.
15:48MPSI, c'est vraiment le saint graal pour un point scientifique de rentrer dans la filière.
15:53Et comme je disais, l'INPHB, sur ses classes préparatoires, est le top en Afrique de l'Ouest.
15:59Donc, en fait, je rentre dans quelque chose d'élitiste.
16:01Bien sûr.
16:02Je rentre dans quelque chose de très élitiste.
16:04Donc, je vais à l'INPHB.
16:08Je fais maths physique, sciences de l'ingénieur.
16:11La deuxième année, c'est à ce moment-là qu'on a un concours.
16:15On est près de 2000 étudiants.
16:18On en prend 200 sur les 2000.
16:21Donc, le concours est super sélectif.
16:24Donc, je passe mon concours et puis je fais partie des 200 futurs ingénieurs de Côte d'Ivoire et de
16:37l'INPHB.
16:40Fierté quand même.
16:41Non, grosse fierté.
16:42Il ne faut pas qu'on se monte grosse, grosse fierté parce que à l'INPHB, honnêtement,
16:49on peut se dire qu'on est très intelligent, mais on rencontre des cracks.
16:53Oui, il y a plus intelligent que soi.
16:56Oui, j'ai un ami.
16:59En fait, lui, il nous faisait peur parce que lui, il ne prend jamais de notes en cours.
17:06Il arrive en classe, il n'a pas de notes.
17:09À chaque fois qu'il y a des interrogations surprises, au moment que je cours,
17:14parce que nos professeurs nous faisaient souvent ça,
17:17en fait, il a 16, il a 17.
17:19Comment il fait ?
17:19Quand tu pars aussi le voir le soir dans sa chambre, il est toujours couché.
17:24Donc, en fait, il y a des gens comme ça qui étaient vraiment, vraiment, vraiment des cracks.
17:30Et donc, se retrouver avec ces personnes-là en cycle ingénieur,
17:37c'est vraiment une grosse, grosse, grosse fierté de se dire qu'on appartient à cette élite-là.
17:45de Yann Sokro.
17:48J'en parle aujourd'hui avec un peu plus de recul pour la chance même que j'ai eue de
17:55rentrer à l'INPHB.
17:56Parce que l'INPHB aussi te façonne.
18:00Te façonne.
18:01Je me rappelle qu'à l'entrée de l'amphithéâtre, pour les classes préparatoires technologiques,
18:09c'est marqué, si tu n'es pas un génie, sort d'ici, à l'entrée.
18:14Donc, vraiment grosse fierté aussi quand j'en parle.
18:18Ouais, l'INPHB, c'est, comment on dit, c'est quelque chose.
18:21Vous avez gardé des amis de là-bas ?
18:23Oui, j'ai des amis de l'INPHB, j'ai des amis de mon cycle ingénieur,
18:27j'ai des amis de mes classes préparatoires.
18:31Jusqu'à aujourd'hui, on se parle, on se voit régulièrement.
18:34Quand bien même on peut avoir des parcours différents, on se voit régulièrement.
18:39Je reste à la fin de la journée un alumné de l'INPHB.
18:43Donc, je suis dans le groupe des anciens de l'INPHB.
18:46Je participe aux réunions des anciens de ce groupe-là.
18:51Et puis, franchement, je suis même très fier de faire partie de cette aventure et de cette élite.
18:57Bien sûr, il y a de quoi.
18:59Donc, vous sortez avec votre diplôme en poche.
19:02C'est ça.
19:04Vous êtes aligné quand même ?
19:06À quel moment vous vous dites, ok, je suis très fière de ce que je viens de faire,
19:10je suis fière d'avoir ce diplôme, mais ce n'est pas encore ça.
19:15Alors, quand je réfléchis, je ne suis même pas sûr qu'à un moment, je me dis que ce n
19:24'est pas ça.
19:25Pourquoi ? Parce que je pense que j'ai toujours eu ça en moi.
19:32Au lycée, je vendais des espadrilles.
19:35Au lycée, en terminale, je vendais des espadrilles.
19:40À l'université, à l'INPHB, à partir de ma première année d'ingénieur,
19:47pendant les vacances, j'organisais des soirées qui s'appellent le Zouglou Vacances.
19:51Et même, aujourd'hui, je peux être fier de dire que j'ai contribué à emmener le Zouglou
19:58dans des endroits où ce n'était pas forcément fait pour le Zouglou,
20:02parce que le Zouglou était considéré comme une musique de quartier populaire.
20:06Et nous, on s'est dit qu'on allait prendre le pari d'emmener le Zouglou
20:10chez les gens d'un certain milieu, d'un milieu aisé.
20:13Donc, à partir de ma première année d'ingénieur,
20:19j'organise des soirées.
20:21Donc, quand même, je suis ingénieur.
20:24Il n'y a pas un moment où je me dis que, soit ce n'est pas ma voix,
20:27ou il y a quelque chose qui manque.
20:28Donc, non, en fait, je me dis juste que je...
20:30Les deux peuvent cohabiter.
20:31Voilà, je me dis que les deux cohabitent.
20:33Je me dis que les deux cohabitent.
20:35Pendant que je suis à la bébé, quand c'est la période des vacances,
20:39enfin, quand j'ai mon premier travail,
20:41ou quand je suis même en train de préparer mon mémoire,
20:44pendant la période de vacances, en fait, j'organise mon truc.
20:48Donc, c'est un moyen pour moi, à ce moment-là,
20:51de gagner un peu d'argent, de subvenir à mes besoins,
20:56et puis de faire quelque chose que j'aime,
20:58parce qu'en fait, j'ai toujours aimé la musique,
21:01j'ai toujours aimé le divertissement, l'entertainment.
21:04Donc, je ne suis même pas encore en train de me demander...
21:07Il n'y a pas de contradiction.
21:08Oui, de quoi que ce soit, ce que tu fais là,
21:11c'est ce que tu veux faire toute ta vie.
21:13Non, je pense que ça se passe comme les choses doivent se passer normalement.
21:17Fluide.
21:17Fluide.
21:18Et vos parents savent que vous organisez cette soirée à côté de...
21:22Oui, mes parents le savent.
21:23Mes parents le savent, puisque mon père est déjà venu à une ou deux de mes soirées Zouglo à l
21:28'époque.
21:29Donc, mes parents le savent.
21:30Il n'y avait pas de souci avec ça.
21:30Non, il n'y a pas de souci.
21:31Tant que tu vas à l'école et que tu fais tes classes,
21:37à ce moment-là, c'est considéré comme un hobby.
21:42Ni plus ni moins.
21:43Donc, ça ne vient pas empiéter sur ce que tu as appris à l'école,
21:47sur ce que tu fais à l'école.
21:48Donc, pour le moment, tout va bien.
21:51Et à quel moment vous décidez de quitter ABB ?
21:55Et de consacrer, du coup, votre carrière à cette passion ?
21:58En fait, je pense que je n'ai jamais décidé que les choses se passent comme ça.
22:08Seulement, quand je suis à ABB, on me met sur un segment pour lequel il n'y a pas véritablement
22:19une volonté du groupe de faire avancer ce segment.
22:23Donc, ça m'amène à venir tous les jours au travail, mais sans une motivation réelle, parce qu'en fait,
22:29il n'y a rien qui avance.
22:30Oui, là, il n'y a pas le challenge.
22:32Il n'y a pas de challenge.
22:33Et je pense que l'un de mes défauts, c'est le fait d'être impatient.
22:38Donc, en fait, tu viens chaque matin, il n'y a rien qui se passe, tu repars.
22:43Et le travail, finalement, devient plus une corvée que quelque chose que tu aimes, tout court.
22:53C'est plus une corvée que quelque chose que tu aimes.
22:55Et donc, à ce moment-là, c'est une décision même impulsive.
23:00Parce que je sors, en fait, je mûris la réflexion, même pas de me lancer dans l'événementiel à ce
23:09moment-là,
23:10mais je mûris la décision de démissionner tout coup, sans avoir un plan sur qu'est-ce que je vais
23:16faire après.
23:17Mais en fait, je sais que chaque matin, quand je me réveille, c'est plus une corvée de parties que
23:24d'aller faire quelque chose que j'aime.
23:26Ou même de quelque chose qui me motive, ne serait-ce que même peut-être pour le salaire.
23:30Non, c'est plus une corvée.
23:32Donc, je démissionne. Je me lève un matin, je fais ma lettre, je m'en vais, je démissionne.
23:37Et à ce moment-là, en fait, je ne sais même pas ce qui va se passer après.
23:42On va maintenant marquer une courte pause et nous serons de retour rapidement.
23:47Vous regardez toujours Destin d'entrepreneur et je suis avec Mambi Diomandé.
23:50Ok. Donc, Mambi, là, vous prenez la décision, une décision qui n'est pas facile à prendre nécessairement, de démissionner
23:56de la bébé.
23:57Qu'est-ce qui se passe dans votre tête?
24:00Je pense qu'à ce moment-là, même quand on prend la décision, on est insoucieux.
24:04On est juste en train de réfléchir avec le cœur, pas avec la tête.
24:14C'est pas plus mal. Parce que je pense que les meilleures décisions de ma vie, je les ai prises
24:19avec le cœur.
24:20Pas forcément avec la tête, pas forcément en calculant, pas en se disant, quand je me mets à prendre cette
24:25décision, qu'est-ce qui se passe après?
24:28Sans se préoccuper, en fait, de demain.
24:31On est plus dans... En fait, là, ça ne correspond pas à ce qui pourrait faire battre mon cœur.
24:38Ça ne correspond pas à comment est-ce que je me vois. Je prends ma décision.
24:42Et après, on va voir comment est-ce qu'on rebondit. On va voir comment est-ce qu'on arrange
24:47les choses.
24:49Mais, et puis, et puis, et puis, là, je ne... Ce qui est important, c'est que je ne consulte
24:56personne.
24:57Je ne suis pas en train de demander même à mon frère aîné, qu'est-ce que tu en penses?
25:01Non, je ne consulte personne. Je ne consulte pas mes parents. Alors que toutes mes décisions de vie jusque-là,
25:07ce sont des décisions participatives.
25:11Parce que... Et nous, c'est comme ça qu'on fonctionne chez nous. C'est que pour la plus petite
25:16des décisions, on est toujours en train de la prendre ensemble et de se soutenir ensemble.
25:20Mais là, c'est la première décision de ma vie que je prends seule. J'ai envie de dire qu
25:25'on me l'a un garçon. Je prends seule. Et en fait, on y va, quoi.
25:29Donc là, il y a un sentiment d'urgence, quand même.
25:32Il y a un sentiment d'urgence. Il y a un sentiment d'urgence parce que... En fait, c'était
25:38un bon job. L'équipe était formidable. Mon boss était formidable.
25:45Il m'a appris beaucoup de choses dans mon métier. Mais en fait, pour moi, le travail, et ça définitivement,
25:54c'est que quand tu te réveilles le matin, tu es content de partir au travail.
25:59Tu ne comptes pas les heures. Tu peux autant travailler de 5 heures jusqu'à minuit comme de travailler de
26:0610 heures jusqu'à 17 heures, de 10 heures jusqu'à 11 heures.
26:10En fait, tu ne comptes pas parce que tu es content de faire ce que tu fais. C'est ça,
26:16pour moi, en fait, la définition même du travail.
26:18Tu es content de faire ce que tu fais. Et ce n'est pas forcément le résultat pécunier qui t
26:27'intéresse.
26:28Non, c'est juste le résultat. Quand tu fais quelque chose et que tu vois des personnes autour de toi
26:37qui sont heureuses,
26:39ou que tu vois des personnes autour de toi qui te disent merci, c'est ça le travail.
26:45Bien sûr.
26:46C'est ça le job. C'est pas « j'ai gagné ». En tout cas, ça n'a pas
26:50été… De temps en temps, lui, ce que tu gagnes, c'est bien parce que ça te permet d'avoir
26:55un cap et de savoir où est-ce que tu te situes dans ton évolution.
26:59Parce que ça fait partie du système dans lequel tu es né, tu as grandi. Le mérite, c'est bien
27:06souvent et c'est la condition même où l'écosystème social,
27:11on te juge à qu'est-ce que tu gagnes, on te juge à qu'est-ce que tu as
27:15et très peu à comment tu impactes.
27:27C'est vrai.
27:49que quelqu'un chez moi, que ce soit mon épouse, que ce soit mes enfants ou que ce soit une
27:53personne lambda, ne sait ce que je fais.
27:56Mais en tout cas, moi, je suis content de partir faire ce que je fais. Et ça, c'est important
28:00pour moi.
28:01Mais la route a été un peu longue.
28:02Très longue.
28:03Parce qu'il y a eu team events.
28:04Donc comment on passe de… C'est ça que j'essaye de vraiment comprendre.
28:09Comment on passe d'organiser des soirées à être en charge des premières tournées africaines d'artistes internationaux ?
28:17Comment… Où est le fameux pont ? Qu'est-ce qui s'est passé ?
28:20Ça, c'est merci INPHB.
28:22Parce qu'en fait, mon professeur d'électricité générale me disait toujours qu'un ingénieur, ingénieur électrique,
28:30c'est quelqu'un qui sait travailler dans les conditions les plus défavorables.
28:33C'est ça, un ingénieur, ingénieur électrique.
28:37C'est ça qui nous a toujours sortis.
28:39Il dit, vous, si vous êtes des électro-techniciens et de plus ingénieurs, vous devez travailler dans les conditions les
28:44plus défavorables.
28:45Et en fait, le génie électrique ou l'ingénierie, parce que moi, je suis ingénieur de conception,
28:51te donne nécessairement une façon de réfléchir qui est différente des autres, sans vouloir rabaisser qui que ce soit.
28:58Pourquoi ? Parce qu'en fait, on traite les problèmes différemment.
29:02Et on a toujours cette envie.
29:06Et d'ailleurs, merci INPHB, mais merci l'école tout court.
29:09Parce qu'en fait, on a toujours cette envie-là, différente des autres, de se structurer, d'être d'un
29:14cadre,
29:15ne pas forcément faire les choses à la volée.
29:18Et donc, quand je démissionne, une semaine ou deux semaines après, parce que je démissionne,
29:24quand je viens de dire ça à mon père, il n'est pas content, parce que même en fait, comment
29:28se passe la démission,
29:29c'est que je démissionne, et c'est au bout d'une semaine, il ne me voit pas aller au
29:34travail,
29:35donc je viens encore chez mes parents, donc il me demande, il me dit, mais attends,
29:38ça fait une semaine que tu ne vas pas au travail, tu es en congé.
29:40Non, je ne suis pas en congé, pourquoi tu ne vas pas au travail, j'ai démissionné ?
29:43C'est comme ça que mon père apprend ma démission.
29:45Donc, ce n'est pas facile.
29:47Et tu as démissionné, oui, ok, on attend la suite, parce que tu as démissionné, c'est que tu as
29:50un nouveau job.
29:51On attend la suite, oui, non, mais en fait, j'ai démissionné, mais je ne sais pas ce que je
29:54vais faire.
29:56Et donc, c'est même une claque, je pense, pour lui, parce que très souvent dans ce genre de situation,
30:04et je peux comprendre les parents, c'est que tu te dis, ah, waouh, là, j'ai échoué quelque part
30:09dans l'éducation de mon enfant.
30:11Alors que l'enfant est juste dans, revendiquer qu'il a envie de faire quelque chose qu'il aime, quoi.
30:19Ou qu'il n'a juste pas envie de faire ça.
30:21Tout en plus que, comme je disais, nous, nos décisions sont des décisions participatives.
30:25Donc, dans toutes les étapes de ma vie, surtout professionnelle, étudiantine ou lycéenne,
30:33ça a été le choix de mes parents d'abord.
30:36Tu as le BPC, je veux faire une seconde A, non, il faut que tu fasses une seconde C.
30:42Je veux jouer au foot.
30:43Je veux jouer au foot, non, il faut que tu ailles le BPC, parce que si tu te casses le
30:47pied,
30:49ça va être difficile si tu n'es pas allé loin à l'école, il faut avoir le BPC, ok.
30:52Bon, j'ai le BPC, papa, maman, je veux faire le foot, mais non, non.
30:56Il faut aller au moins jusqu'au bac.
30:58Comme ça, au moins, on est sûr qu'après le bac, tu peux, si ça ne marche pas dans le
31:02foot,
31:03tu as au moins un diplôme, le bac, c'est le premier diplôme de l'enseignement supérieur,
31:06donc il faut avoir le bac.
31:09Donc, tu fais seconde C, c'est les conditions.
31:11Non, si tu veux, en tout cas, jouer au foot, seconde C.
31:14Ok, seconde C, c'est difficile, parce que les maths physiques,
31:17ce n'est pas forcément ce que j'aimais le plus.
31:19C'est difficile.
31:21Première C, difficile, terminale, c'est, grâce de Dieu, on a le bac.
31:25Bon, papa, c'est maintenant l'heure de replier votre pas du marché.
31:30Non, en fait, non.
31:31Tu ne peux pas avoir le bac avec mention et puis aller jouer au foot.
31:36Donc, en fait, c'est un enchaînement de décisions de parents.
31:41Donc, à ce moment-là, c'est la décision de l'enfant de dire qu'il démissionne,
31:45mais en fait, on se dit que c'est un échec parce qu'en fait, l'enfant a démissionné
31:51en laissant quelque chose dessus pour quelque chose d'incertain
31:55et sans avoir une perspective sur comment est-ce qu'il va appréhender la vie d'après.
32:02Donc, à ce moment, je me pose des questions et je me dis, en fait,
32:07quand tu organises des soirées et que tu finis de faire tes soirées,
32:12ce que tu gagnes quand tu les multiplies par quatre,
32:14en fait, c'est plus que le salaire qu'on peut te payer dans une entreprise.
32:20Donc, à ce moment-là, je me dis, peut-être qu'il faut mieux faire
32:25ou il faut améliorer, en fait, ce que tu fais pour pouvoir aller un peu plus loin.
32:31Donc, là, on parle de passion et structurer sa passion.
32:35Exactement. Là, on parle de passion et de structurer sa passion.
32:38Et donc, à ce moment, j'ai un oncle qui me voyait organiser des soirées
32:43qui me dit, écoute, moi, j'ai bien envie de t'aider.
32:46Donc, cet oncle-là, il m'aide à monter la boîte.
32:50Donc, je passe d'un statut d'informel, du coup, pour passer au formel.
32:57Mais une fois de plus, en passant au formel,
32:59tu ne sais même pas les tenants et les aboutissants
33:02de passer de l'informel au formel.
33:05Mais on voit, c'est une autre histoire.
33:06Donc, on passe au formel, par la grâce de Dieu,
33:09parce que c'est une chance aussi.
33:10Et je pense que dans la vie, c'est toujours bien d'avoir un mentor
33:15ou d'avoir quelqu'un, en tout cas, qui a plus d'expérience
33:18et qui est capable de nous encadrer.
33:19Parce que ça...
33:21Ce n'est pas un raccourci, mais ça permet d'appréhender
33:25avec plus de confiance le chemin qu'on s'apprête à entamer
33:30ou à prendre.
33:33Y aller seul, c'est toujours une difficulté
33:36parce que si tu es chanceux,
33:41tu apprends avec pas beaucoup de dégâts,
33:44mais si tu es mal chanceux, tu apprends à l'adjure.
33:46Bien sûr.
33:46Et ça peut très vite te faire déchanter
33:49et te dire qu'en fait, tu n'as pas choisi le bon chemin.
33:51Donc, c'est toujours bien pour moi d'avoir un mentor
33:54ou d'avoir quelqu'un, en tout cas, d'expérience
33:56qui nous accompagne.
33:57Jusqu'à maintenant, vous avez un mentor encore.
33:59Oui, jusqu'à maintenant.
34:00Jusqu'à maintenant, pour chaque décision importante de ma vie.
34:02Et ma vie est compartimentée comme ça.
34:05C'est que sur des questions spirituelles, j'ai mon mentor.
34:09Sur des questions professionnelles, j'ai mon mentor.
34:11Sur des questions de gestion financière, j'ai mon mentor.
34:14Donc, ma vie est compartimentée comme ça.
34:17Et bien évidemment, dans ces mentors-là,
34:19il y a toujours mon père ou ma mère ou mon père et ma mère
34:22qui aussi, quelque part, vont nous aider à justement
34:26appréhender avec beaucoup plus de confiance
34:28les chemins qu'on décide de choisir.
34:30Donc, c'est comme ça que je lance Timmy 20.
34:35Et qu'avec Timmy 20,
34:38je commence mes débuts dans l'entrepreneuriat.
34:42Et je pense qu'avec beaucoup de chance également,
34:46j'ai fait la première date africaine de MHD à l'époque.
34:51Je dis avec beaucoup de chance, pourquoi ?
34:53Parce que c'est ma première leçon.
34:55Ce concert, c'est ma première leçon.
34:57Ou mes premières leçons.
34:59Parce que,
35:01première leçon que j'apprends,
35:03c'est que tu peux avoir un projet,
35:05ne pas avoir d'argent,
35:06mais si tu sais bien le structurer,
35:08tu peux attirer un investisseur
35:10sur le projet.
35:12La deuxième leçon que j'apprends,
35:14c'est que dans le monde de l'entrepreneuriat
35:16ou du business,
35:17il n'y a pas de pitié.
35:18Pourquoi je le dis ?
35:20Parce qu'à ce moment-là,
35:23j'ai un grand frère dont je taireais le nom
35:26qui m'appelle
35:29et qui me propose
35:30de m'obtenir un sponsoring d'une boîte de la place
35:34à la seule et unique condition
35:35que je lui cède l'événement
35:37et que ce soit lui qui organise l'événement.
35:39Donc à ce moment-là,
35:42une fois de plus,
35:42c'est l'insouciance.
35:45C'est l'insouciance,
35:45c'est le fait qu'on se dit
35:47qu'on est sûr de soi
35:48et qu'en fait,
35:49il faut se faire ses armes.
35:52je refuse sa proposition.
35:55Et ce grand frère-là
35:59passe dans le dos
36:01et fait une proposition
36:03qui pour moi est indécente
36:04à l'artiste à l'époque.
36:08Sauf que la chance qu'on a,
36:09et c'est pour ça que je dis
36:10que l'école,
36:10c'est très important
36:12parce que ça donne
36:13une façon de réfléchir
36:15et que je dis également
36:16que l'entrepreneuriat,
36:18quand on n'est pas forcément
36:20accompagné
36:21ou qu'on n'a pas forcément
36:22quelqu'un qui échange
36:23sur des choses,
36:24ça peut nous coûter cher.
36:25La seule chance
36:26qu'on avait à ce moment,
36:28c'est que la veille,
36:30j'avais fait signer le contrat
36:32à l'artiste.
36:34C'est la seule chance
36:35qu'on avait
36:35parce qu'on aurait pu se dire
36:39que ça se règle
36:40dans la bouche
36:42sur la base
36:42de la confiance.
36:43Mais là, légalement,
36:45on est lié,
36:47on est protégé.
36:48Ce qui fait que
36:48quand bien même
36:49on lui fait cette proposition,
36:51il revient vers moi
36:52pour me dire
36:52non, mais en fait,
36:53on m'a fait cette proposition,
36:54moi je ne veux plus
36:54faire le spectacle avec toi.
36:55Je lui dis,
36:56mais c'est dommage
36:56que tu ne veux plus le faire
36:57parce qu'on a un contrat.
36:59Et donc,
37:00si tu t'amuses,
37:01moi je vais te demander
37:01des dommages et intérêts
37:03et tu ne vas plus pouvoir
37:04faire de concert en Côte d'Ivoire.
37:06Mais c'est également
37:07le début
37:09d'une très belle amitié
37:10parce que jusqu'aujourd'hui
37:11MHD,
37:12c'est mon ami.
37:13On a dépassé le cadre
37:15de la musique
37:17et du business
37:18et aujourd'hui,
37:19c'est un ami pour moi.
37:21Et en fait,
37:22la troisième leçon,
37:25c'est comme on dit,
37:26si on met de la passion
37:28dans le travail
37:30et qu'on a en plus
37:31ce goût-là
37:31de la perfection,
37:35on est forcément
37:36récompensé
37:37parce que
37:39à la fin du concert,
37:42nous,
37:43on se préoccupait,
37:44c'était une époque
37:44où à Trégil,
37:45il y avait beaucoup
37:46d'agressions
37:47à la fin des événements
37:49et on ne voulait pas
37:50rester sur
37:53cette note.
37:56et on se préoccupait
37:57vraiment de comment
37:58est-ce qu'on va faire
37:59à la fin de l'événement.
38:01Et on a décidé
38:02qu'en fait,
38:03à la fin de l'événement,
38:04on va annoncer
38:05que les taxis
38:06vont rentrer
38:06dans l'enceinte
38:07du palais de la culture
38:09pour récupérer
38:09les personnes
38:10pour ne pas qu'ils aient
38:10à marcher
38:11et à se faire agresser.
38:13Et quand à la fin,
38:16je prends le micro
38:17et que je dis ça,
38:19il y a un applaudissement
38:20en fait,
38:21dans le palais de la culture.
38:23En fait,
38:24c'était pour moi,
38:24c'était même irréel.
38:26Il y a un applaudissement
38:27dans le palais de la culture.
38:28Tout le monde
38:29en fait nous félicite.
38:30Ça,
38:30c'est la troisième leçon
38:31que j'apprends
38:33avec la première date
38:34que je fais.
38:35Et cette première date
38:36me propulse
38:39Team Event
38:39parce que
38:42MHD était même
38:42dans une phase aussi
38:43ascendante de sa carrière.
38:45Et après cette date
38:45en Côte d'Ivoire,
38:47c'est comme si
38:47cette date
38:48lui a porté chance
38:49dans le reste
38:49de sa tournée.
38:50Donc c'était
38:50en fait exceptionnel.
38:52exceptionnel en fait
38:53pour nous.
38:55Tous les bons ingrédients.
38:56Tous les bons ingrédients
38:57étaient réunis
38:58à ce moment-là.
38:59Et je le dis
39:01en fait,
39:01je le dis
39:03parce que
39:05en fait,
39:05on ne gagne pas d'argent
39:06si ce qu'on sait.
39:08Je le dis parce que
39:09en tant que licorne,
39:11si on peut l'appeler,
39:12on peut l'appeler comme ça,
39:15quand on dépose
39:16des dossiers
39:16de sponsoring en fait,
39:18le seul qui accepte
39:20de prendre le risque
39:20avec nous,
39:21c'est MOUV
39:21à cette époque.
39:23Donc en fait,
39:23tous les autres partenaires
39:24chez qui on a déposé
39:25des dossiers,
39:25en fait,
39:26personne ne nous donne
39:27l'occasion de montrer
39:28en fait ce qu'on vaut.
39:31Et ça,
39:32c'est une anecdote
39:33spécifique
39:35aux organisateurs
39:36des événements.
39:37Et quand j'ai l'occasion
39:38de mentorer certains,
39:39c'est ce que je leur dis.
39:40Quand on me pose
39:41la question de
39:41« Ah,
39:43écoute,
39:43on veut organiser
39:44tel événement,
39:44la première question
39:45que je pose,
39:45j'ai dit,
39:46il faut t'assurer
39:46que tu peux faire
39:47ton événement
39:48avec ou sans sponsor.
39:50Si ton événement
39:51dépend d'un sponsor,
39:52tu n'as pas le bon événement,
39:54oublie,
39:54laisse tomber.
39:55Parce qu'on ne fait pas
39:56de schéma
39:57justement se disant
39:58« Où est-ce que le sponsor
39:59vient ? »
39:59parce que s'il ne vient pas,
40:00tu fais comment ?
40:01Tu seras obligé
40:02de couper des lignes budgétaires
40:04pour juste faire l'événement
40:05et donc dégrader
40:06la qualité de ce que tu pourras.
40:07Bien sûr,
40:07le financement,
40:08c'est le nerf de la guerre.
40:09C'est ça.
40:10Donc là,
40:10vous passez Team Events
40:12à le succès qu'on connaît
40:13et vous décidez
40:14de quitter l'entrepreneuriat.
40:16C'est ça.
40:16Vous rejoignez
40:18Universal Music Africa
40:22et vous structurez
40:23toute une partie commerciale.
40:24C'est ça.
40:26Ça représente quoi ?
40:27Parce qu'on a une vague idée
40:29de ce à quoi ça ressemble
40:31venu de l'Occident
40:32mais concrètement,
40:34ça ressemblait à quoi ?
40:36Alors,
40:37ce qu'il faut savoir,
40:38c'est que
40:39je fais quand même
40:42je pense sept bonnes années
40:45avec Team Events
40:46et on a la chance
40:47de faire vraiment
40:48de gros événements,
40:49de gros concerts
40:49en Côte d'Ivoire.
40:51Mais moi,
40:51j'ai une soif.
40:52C'est que je reste quand même
40:54illégitime
40:55dans ce domaine
40:56puisque je suis ingénieur
40:58et je suis autodidacte.
41:00Et moi,
41:01je me dis qu'en fait,
41:02si je veux passer
41:03à un niveau,
41:04il faut que je sois
41:05dans un environnement
41:06qui me permette
41:07de passer à ce niveau.
41:09Et quand je prends
41:10la décision,
41:12mais j'ai certaines personnes
41:13qui me disent
41:14que je suis fou
41:15parce qu'en fait,
41:16je ne peux pas passer
41:17de l'entreprenariat
41:21à être salarié en fait.
41:22Donc,
41:22ils me disent
41:23que je suis fou.
41:23Je dis non en fait.
41:24Moi,
41:25je ne marche pas
41:25à l'objectif.
41:27Moi,
41:27je vais chez Universal
41:28et je me donne
41:29cinq ans.
41:30Je suis Universal.
41:31Après cinq ans,
41:32si je ne suis pas capable
41:33de redevenir entrepreneur,
41:35c'est qu'en fait,
41:36ce passage-là
41:36ne m'a rien appris
41:37parce que je rentre
41:38chez le leader mondial
41:41de ce que j'aime
41:43qui va m'apprendre
41:45des choses
41:45que je ne connais pas,
41:47qui va m'ouvrir
41:49un réseau
41:50que je n'ai pas
41:52et qui va me permettre
41:53au sortir de là
41:54de pouvoir passer
41:55à un autre niveau
41:56dans ma façon même
41:57de pratiquer la musique
41:59ou de pratiquer
42:00ces industries créatives-là.
42:02Et c'est comme ça
42:03en fait que je rentre
42:04chez Universal.
42:05Et d'ailleurs,
42:06c'est celui
42:07qui me vend
42:07ma première date
42:08de concert,
42:09donc la première date
42:10de MHD
42:10qui m'embauche.
42:13Donc,
42:14je rentre
42:15chez Universal.
42:16Je rentre d'abord
42:17comme responsable
42:18pour la Côte d'Ivoire.
42:20et pour la petite histoire,
42:22c'est qu'effectivement
42:22quand on est passionné,
42:24vraiment,
42:24je tiens à le dire
42:25parce que ça,
42:26je pense que c'est un moteur
42:28en fait dans ce qu'on fait.
42:30Il faut être passionné
42:30de ce qu'on fait.
42:31Parce que moi,
42:32je n'ai pas fait un an
42:33au même poste
42:34chez Universal
42:35pendant les cinq années.
42:38Donc,
42:38ça vous a aussi permis
42:39de voir dans plusieurs départements,
42:41apprendre les process.
42:42Exactement.
42:42Apprendre les process,
42:43avoir du réseau,
42:45discuter rapidement
42:45avec les gens
42:47à l'international,
42:49côtoyer des gros
42:49des grosses marques,
42:51que ce soit des marques
42:54des brasseries,
42:56que ce soit des marques
42:57dans le réseau et télécom,
42:59et même faire des campagnes
43:00et mener des actions
43:01qui sont à la fin
43:02de la journée impactantes.
43:04C'est comme quand on organise
43:05en plein Covid
43:06des concerts
43:08dans des salles vides
43:08pour permettre aux artistes
43:10de subvenir à leurs besoins
43:11et qui ont été récompensées
43:13et qui ont été récompensées
43:15au niveau groupe
43:17par Orange.
43:19On se dit que oui,
43:21là, on est en train
43:21de faire quelque chose
43:22où ce n'est pas seulement
43:24les aspects financiers
43:26qui nous guident,
43:27mais on est en train
43:28d'impacter.
43:29Bien sûr.
43:30Alors, tout ça,
43:31ça contribue
43:32au narratif africain,
43:35de propulser ces artistes.
43:37Ça permet au monde entier
43:39de connaître les talents
43:41du continent.
43:42Mais on en parlait,
43:43forcément,
43:44le financement,
43:44c'est le nerf de la guerre.
43:46Donc,
43:47quelle importance
43:48sont des bailleurs
43:48comme Afrexim
43:49qui a annoncé
43:50son fonds de 1 milliard
43:52pour les industries
43:53culturelles et créatives ?
43:54Qu'est-ce que ça permet
43:56à l'écosystème
43:57d'avoir ce genre
43:58de bailleurs ?
43:59Déjà,
43:59la première des choses
44:00que ça permet,
44:00ça permet de valoriser
44:01l'écosystème.
44:02Parce qu'on connaît
44:04la force de frappe
44:05d'Afrexim.
44:06Donc,
44:06quand un grand groupe
44:08comme Afrexim Bank
44:11déploie un milliard
44:12de dollars
44:12pour les industries
44:13culturelles et créatives,
44:14ça vient tout de suite
44:15valoriser ces industries-là
44:16et les positionner
44:17non plus
44:18comme un simple divertissement,
44:20mais comme un business
44:21à part entière.
44:23Deuxième des choses,
44:25ça permet également
44:26aux acteurs
44:27des industries
44:28culturelles et créatives
44:28d'élever le niveau.
44:30Pourquoi ?
44:31Parce qu'en face,
44:32on a une banque
44:32avec des process
44:34et avec des indicateurs
44:36sur lesquels
44:36il faut forcément
44:37s'aligner.
44:38Et donc,
44:39si on parle d'indicateurs
44:40sur lesquels
44:41ou pour lesquels
44:41il faut forcément
44:42être aligné,
44:43ça demande du coup
44:45aux acteurs
44:45des industries
44:46culturelles et créatives
44:47de passer un peu
44:48de l'informel au formel,
44:49de mettre en place
44:50des process
44:51et de penser en fait
44:52tout ce métier
44:55comme un véritable business.
44:59Alors,
45:00on va parler du CIMA.
45:02Qu'est-ce que
45:03le bilan
45:04de la dernière édition
45:06du CIMA,
45:07ça a été quoi ?
45:08Alors,
45:08on est très satisfaits
45:09du bilan
45:10de la dernière édition
45:11du CIMA
45:12pour la simple et unique raison
45:13qu'on a eu 27 pays représentés
45:15sur cette édition,
45:16qu'on a eu près
45:17de 6 000 visiteurs,
45:20qu'on a eu également
45:21des anglophones
45:22et des francophones
45:23à côté de nous
45:24pour partager
45:25ce moment
45:25autour des industries
45:27musicales
45:29d'Afrique francophone,
45:30mais que surtout
45:31à la fin,
45:32on arrive
45:33à apporter
45:34de la valeur
45:36sur l'ensemble
45:37des métiers
45:38qui constituent
45:39la chaîne de valeur
45:39dans les industries
45:41musicales
45:41et que définitivement,
45:43aujourd'hui,
45:43le CIMA
45:44s'inscrit
45:44comme étant
45:45une plateforme
45:45qui permet
45:46de renforcer
45:47les capacités
45:47des acteurs,
45:49de valoriser
45:49les acteurs
45:50et de donner
45:51des solutions
45:51qui sont concrètes
45:52pour tout ce qui
45:53est mis en oeuvre
45:54culturelle
45:54dans nos différents pays.
45:58Bravo à vous.
45:59Merci.
45:59Tu aurais toute une industrie
46:00qui est une industrie pérenne
46:01et une industrie
46:02qui a tellement de talent
46:04sur le continent
46:05que commencer par ça,
46:07c'est vraiment
46:07le travail que vous faites,
46:08là, c'est vraiment
46:09un travail à impact.
46:10Donc, vraiment, bravo.
46:11Merci, merci.
46:12Non, mais en fait,
46:13c'est un travail d'équipe
46:15parce qu'il y a un moment
46:16où il faut un alignement
46:17entre le public,
46:18entre le privé,
46:19mais également
46:21avec les bailleurs.
46:22Donc, c'est un travail d'équipe
46:24et c'est surtout
46:25engager
46:26dans des volontés politiques,
46:29que ce soit
46:30en Côte d'Ivoire
46:30ou que ce soit
46:31au Bénin.
46:32Il y a cette volonté
46:34politique-là
46:35de faire en sorte
46:36que ces industries
46:37culturelles et créatives
46:38comptent.
46:38Bien sûr.
46:39Bien sûr.
46:39Est-ce que vous avez
46:41un petit message
46:41à la jeunesse
46:44de l'Afrique
46:45à donner
46:46au niveau de...
46:47Il y a beaucoup,
46:48beaucoup de convoitises
46:49autour de cette industrie.
46:50Quel serait votre message
46:51pour eux ?
46:52Alors, mon message
46:53pour la jeunesse,
46:55c'est qu'aujourd'hui,
46:55on se retrouve
46:57à un moment
46:58de l'histoire de l'Afrique
46:59où les Africains
47:01sont capables
47:01de porter eux-mêmes
47:03leurs propres récits.
47:04Et lorsqu'on se retrouve
47:06dans cette position,
47:07on a une capacité
47:08d'influencer
47:08et d'influencer
47:10comment les gens
47:11perçoivent l'Afrique.
47:13Et celui
47:14ou celle
47:15qui est capable
47:16de raconter son histoire
47:18est celui
47:19qui est capable
47:19d'influencer
47:20les idées perçues.
47:22Et rien que pour ça,
47:23il faut aujourd'hui
47:24en prendre conscience
47:26et utiliser,
47:27en fait,
47:28ces industries
47:28culturelles et créatives
47:29comme un outil
47:31de formalisation
47:33sans exclure,
47:35mais toujours
47:36dans l'inclusion,
47:37comme un outil
47:38de création de valeurs
47:39et de création d'emplois
47:41parce qu'aujourd'hui,
47:42qu'on ne se demande pas,
47:43ce sont les industries
47:44culturelles et créatives
47:46qui font rêver les jeunes.
47:48Donc,
47:49définitivement,
47:49le message
47:50que je veux faire passer
47:52aux jeunes,
47:52c'est d'embrasser
47:53avec beaucoup de passion,
47:55beaucoup d'amour,
47:55mais beaucoup plus
47:56de structuration
47:58ces industries culturelles
47:59et créatives,
48:00mais de ne pas oublier
48:00que celui
48:01qui est capable
48:02de raconter son histoire
48:03est celui qui influence.
48:04Bien sûr,
48:05bien sûr.
48:06Merci.
48:07Mambi,
48:07on va jouer
48:08avant de se séparer.
48:09Vous êtes prêts ?
48:10Vous aimez jouer ?
48:11Écoute,
48:11on est là pour ça.
48:13Le show
48:14ou le bise ?
48:16Le bise,
48:17définitivement.
48:17Je n'aime même pas
48:18la connotation showbise.
48:19Il faut un nouveau mot.
48:22Légo sur Abidjan ?
48:28Je ne sais pas.
48:29Légo sur Abidjan,
48:30je ne sais pas.
48:31Je ne sais pas.
48:32Ok.
48:33Franchement,
48:33je ne sais pas.
48:35Bureau ou terrain ?
48:37Ça,
48:38c'est une question difficile.
48:40Je pense
48:41half,
48:41half.
48:42Half,
48:42ok.
48:44Tchiboudienne
48:45ou attiquée de femme ?
48:46Aïe.
48:46Aïe.
48:48Non,
48:49attiquée de femme.
48:52Bonne réponse.
48:53Pour l'audience,
48:54bonne réponse.
48:55Sima ou festival ?
49:02Sima pour la paternité,
49:03mais festival aussi.
49:05Festival,
49:05festival aussi.
49:07L'expérience est différente.
49:10Pour le Sima
49:11ou pour un festival,
49:12l'expérience est différente.
49:13L'expérience est différente.
49:15L'un ne va pas sans l'autre.
49:17Alpha.
49:18Ouais,
49:19Alpha.
49:21est-ce que vous préfériez
49:23avoir le pouvoir
49:23de retourner dans le passé
49:25ou le pouvoir
49:26de voir le futur ?
49:30Grande question.
49:36Le pouvoir
49:37de retourner dans le passé.
49:40Je ne vais pas demander
49:41pourquoi.
49:42Dernière question,
49:43piège.
49:44Attention.
49:46Yopougon
49:46ou Kokodi ?
49:47Yopougon fort.
49:49Même si je suis un enfant
49:49de Kokodi,
49:50mais Yopougon fort.
49:51En fait,
49:51Yopougon,
49:52c'est pour moi
49:55le symbole
49:56de l'effervescence,
49:58de la joie,
49:58du bonheur.
50:01En fait,
50:02Yopougon,
50:02c'est le symbole
50:03de tout ce qu'il y a
50:03de positif
50:04pour moi
50:05et de positif
50:05dans la vie.
50:07Parce qu'en fait,
50:10Yopougon,
50:10c'est une illustration
50:11de quand on possède
50:13le narratif,
50:14on peut en faire
50:14ce qu'on veut.
50:15Parce que,
50:17honnêtement,
50:18le jeûne de Yopougon
50:19n'a rien à envier
50:21au jeûne de Kokodi
50:23parce qu'en fait,
50:23à Yopougon,
50:24en fait,
50:25on aurait pu dire
50:26« tu as eu Yopougoné ».
50:27Parce qu'en fait,
50:28Yopougon,
50:30à elle seule,
50:31c'est déjà quelque chose
50:33de très représentatif.
50:35Donc oui,
50:35Yopougon,
50:36Yopougon.
50:37Et moi,
50:37j'aime bien dire ça.
50:38Je dis que le jeûne
50:39de Kokodi
50:41est celui qui
50:43peut dicter
50:43les tendances.
50:45mais le jeûne
50:46de Yopougon
50:46est celui
50:47qui impose
50:47les tendances.
50:48C'est la vraie influence.
50:50C'est la vraie influence.
50:52Voilà.
50:52Merci infiniment
50:53pour cette conversation
50:54très riche.
50:55Merci pour ce parcours.
50:57C'est la fin
50:58de « Destin d'entrepreneur »
51:00avec Mambi Diomandé.
51:01Nous étions
51:01à la Villa JFL.
51:03Merci beaucoup
51:04pour votre attention.
51:05On se retrouve
51:06pour un prochain épisode
51:07rapidement.
51:07de Mambi Diomandé.
51:31Sous-titrage Société Radio-Canada

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