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  • il y a 6 semaines
Invité : Quentin Bigot, maire de Gandrange, présenté par Jonathan Vaucher - dettes, renouveau industriel, incendie cet été : les usines d'hier seront-elles les dangers de demain ?

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Transcription
00:02Générique
00:20Bonsoir à toutes, bonsoir à tous, ravi de vous retrouver pour cette nouvelle édition du Tour de la Question,
00:25votre émission politique qui propose d'analyser, débattre et comprendre les principaux enjeux pour le département, la région
00:32et à l'approche de l'échéance présidentielle pour le quotidien des Français aussi.
00:36Nous en avions déjà parlé lors de la première émission.
00:40Le quotidien des Français cet été a été durablement impacté par la sécheresse et les incendies,
00:44des incendies dans les forêts, notamment en Gironde, mais aussi ici en Moselle.
00:48Le 2 août, un incendie s'est déclaré sur le site sensible de l'usine Suez à Gandrange et Amnéville.
00:5330 000 habitants confinés, des secours qui n'ont pas pu accéder au réseau d'eau pour éteindre l'incendie
00:58et une usine mise en demeure par la préfecture de se mettre en conformité après de graves manquements.
01:03La ville de Gandrange a dû faire face à un incendie qui aurait pu être plus dramatique encore.
01:08La ville qui est en pleine transformation va devoir s'adapter, d'autant qu'il y a encore quelques mois,
01:12avant les élections municipales, elle était au cœur des actualités dans les médias nationaux.
01:16Pour un autre sujet, une augmentation de 136%.
01:19La plus grosse hausse d'impôt en 2025, c'était ici en Moselle, à cause d'une dette considérable,
01:24une envolée inédite et un autre défi pour le nouveau maire élu en mars sur ce territoire.
01:28Est-ce que les usines, qui étaient une source de satisfaction et de développement avant,
01:32deviennent une source de crainte ?
01:33On va faire le tour de la question avec Quentin Bigot, notre invité ce soir.
01:38Bonsoir Quentin.
01:38Bonsoir.
01:39Quentin Bigot, vous êtes le nouveau maire de Gandrange, je l'ai dit.
01:43Ancien conseiller municipal d'opposition, mais aussi ancien athlète international.
01:47Premier et seul médaillé français de l'histoire au lancé du marteau,
01:50c'était l'argent au Mondiaux de Doha en 2010.
01:54Six fois champion de France aussi.
01:55Et l'un des rares français à avoir dépassé les 80 mètres.
01:59Mais on vous reçoit ce soir pour parler de votre nouvelle carrière politique
02:04et cette commune que vous avez prise à la gauche après 18 ans de mandat d'Henri Octave.
02:08Avant de parler des dossiers de la ville dont on vient d'évoquer les grands enjeux,
02:13comment se passent les 70 à peu près premiers jours ?
02:16Très bien.
02:17Beaucoup de choses à faire.
02:19Forcément une mise en place, prendre les habitudes parce qu'on ne naît pas maire
02:24et puis il n'y a aucune école pour apprendre à devenir maire.
02:27Donc c'est vrai que les premiers mois, il faut faire sa place,
02:31il faut prendre les habitudes, il faut gérer quotidiennement la mairie
02:36et en même temps s'approprier les nouveaux projets qu'on a voulu mettre en place
02:40pendant la campagne municipale.
02:41Donc c'est vrai que jusqu'au mois de juillet, ça a été très très dense.
02:45Je pensais pouvoir souffler en août.
02:47Malheureusement, non, à cause de l'incendie Suez effectivement.
02:51Et puis là, la rentrée redémarre.
02:52Alors c'est reparti.
02:54Alors on l'a dit tout à l'heure, vous êtes arrivé aux responsabilités
02:56dans une commune qui connaissait une dette historique.
02:59C'est pour cela qu'on en a parlé en fin d'année dernière, 5,3 millions d'euros.
03:04Très concrètement aujourd'hui, quelle est la situation financière de la ville ?
03:08Alors aujourd'hui, la situation financière, la ville va mieux.
03:12Pour autant, la situation financière n'est pas totalement réglée.
03:15La dette qui était liée à un procès perdu avec un gros établissement bancaire
03:20a été réglée, je veux le dire vraiment ici,
03:23par les gants de rangeois en grande partie à cause de cette hausse de taxes foncières.
03:27Mais des charges de fonctionnement de la collectivité restent aujourd'hui élevées.
03:32Donc il nous faut faire un travail quand même sur les années qui viennent
03:35pour assainir cette situation et pouvoir petit à petit baisser cette taxe foncière
03:39qui a fortement augmenté, beaucoup trop augmenté pour les habitants.
03:42Est-ce que vous comprenez aujourd'hui, est-ce que vous avez la sensation en tout cas
03:45que les gants de rangeois ont compris pourquoi il fallait faire cet effort ?
03:48Je pense que les gants de rangeois ont bien compris ce qui s'était passé.
03:52La vraie question, c'est est-ce qu'ils ont pardonné à l'ancienne municipalité ?
03:58Ça, je ne pense pas parce qu'il y a quand même des fautes répétées et avérées de l'ancienne
04:03équipe.
04:04Maintenant, les gens savent que je n'ai pas de baguette magique.
04:07Je sens la population derrière moi pour arranger la situation.
04:11Je fais de mon mieux tous les jours.
04:12Je sais que jamais je ne pourrai leur rendre financièrement ce qu'ils ont mis.
04:15Par contre, je me dis une chose, c'est qu'en étant présent chaque jour en mairie,
04:19en faisant de mon mieux possible, en rendant des services plus efficaces,
04:22en investissant sur des choses qui leur serviront au quotidien,
04:25on pourra quelque part leur rendre un petit peu cet argent qu'ils ont lâché pour rien.
04:30C'est surtout ça la difficulté.
04:32C'est-à-dire qu'une équipe municipale qui a mal géré une situation financière,
04:36c'est aux habitants et surtout aux propriétaires de trinqués,
04:39puisque la taxe d'habitation n'existe plus.
04:40Donc la dette a reposé entièrement, quasiment, sur les propriétaires de gants de range.
04:46– Vous dites que ça aurait pu être évité finalement cette dette ?
04:48– Oui, ça aurait pu être évité depuis quelques années.
04:51Le procès, la première instance avec l'établissement Ancaire date de 2021.
04:56Déjà, le procès a débuté en 2017.
04:59Et puis je rappelle quand même qu'en 2020,
05:01la ville avait dans les caisses un peu plus de 3 millions d'euros.
05:03Donc il fallait faire des choix forts à ce moment-là,
05:05qui n'ont pas été faits par la municipalité,
05:07pour réduire le train de vie de la ville.
05:09Donc les gens ont payé l'addition en 2025, malheureusement.
05:12– Alors je cite la Chambre régionale des comptes en juillet 2025,
05:15celle qui émettait son avis de contrôle budgétaire sur l'encours de la dette,
05:19qui était trop élevée au regard des ressources en fonctionnement.
05:22Donc elle statuait, le budget a été adopté en déséquilibre.
05:25Un vote insincère, près de 2,2 millions d'euros de déséquilibre.
05:29À l'époque, c'est vous et l'opposition qui avez saisi cette instance ?
05:33– Alors nous, on a effectivement vu en conseil municipal,
05:37lorsque l'ancienne équipe a essayé de faire passer leur budget,
05:40que le budget n'était pas réellement équilibré.
05:43Donc à partir de là, nous, effectivement, on a saisi la préfecture en disant,
05:48écoutez, le budget, il n'est pas équilibré.
05:49Si demain, on doit payer le crédit mutuel, qu'est-ce qui se passe ?
05:52On n'a pas l'argent.
05:53Donc à partir de là, ensuite la préfecture a saisi la Chambre régionale des comptes,
05:58qui est venue faire un rattrapage pour rééquilibrer les budgets.
06:02Et malheureusement, aujourd'hui, une collectivité n'a pas 10 000 leviers
06:05pour rééquilibrer ses comptes.
06:07D'ailleurs, elle n'en a qu'un, c'est sur lequel il peut agir,
06:12c'est-à-dire la taxe foncière.
06:13– C'était une façon pour vous d'arriver à la mairie
06:15en ayant aussi des finances saines,
06:18pour ne pas récupérer des anciennes dettes ?
06:21– Non, parce que moi, je ne pensais pas que, par exemple,
06:25la Chambre régionale des comptes, qu'on arriverait à cette situation.
06:28Moi, je n'avais pas non plus idée du déséquilibre financier
06:32qui était 2,2 millions d'euros.
06:33Il manquait 2,2 millions d'euros dans les caisses de la ville.
06:36À aucun moment, je pensais que la situation était telle qu'elle.
06:39Je veux dire, nous, en tant qu'opposants,
06:41on n'avait pas accès à toutes les informations
06:43de ce qui se passait sur la ville et les finances étaient assez opaques.
06:46Donc on a tout découvert en même temps
06:48que la Chambre régionale des comptes a fait un travail.
06:50Et en ce moment même, la Chambre régionale des comptes est revenue
06:53pour faire un audit de gestion de la ville.
06:56Et là, on va pouvoir savoir comment on va pouvoir avancer
06:58sur les prochaines années.
06:59C'est ce qui m'intéresse le plus aujourd'hui.
07:01– Quand on arrive à la mairie avec cette problématique,
07:05de cette hausse des impôts qui avait été décidée
07:07juste avant que vous arriviez,
07:09c'est quoi la priorité ?
07:10Comment on va trouver l'argent, justement ?
07:11– La priorité, c'est de réduire la voilure.
07:13Alors le problème, c'est qu'aujourd'hui,
07:15plus de la moitié du budget en fonctionnement,
07:17c'est les charges de personnel.
07:18Moi, je ne peux pas et je ne veux pas arriver en disant
07:21« on vire du personnel, etc. »
07:23Déjà, c'est du personnel qu'on a besoin.
07:25Et puis, on ne peut pas virer les gens comme ça.
07:27Donc, une fois qu'on sait ça, qu'est-ce qu'on fait ?
07:30On se dit qu'il y a des opportunités.
07:32On en parlera peut-être tout à l'heure
07:33avec l'arrivée de AGCO qui va venir.
07:35Effectivement, il y a une taxe d'aménagement
07:36qui va être payée à la ville de Ganderange.
07:40Et c'est là qu'il va falloir qu'avec notre conseil municipal,
07:42on soit assez intelligent pour investir cet argent
07:45sur des choses qui feront baisser le fonctionnement.
07:48Je vous donne un exemple tout bête.
07:49On a encore deux chaudières au fioul
07:51pour deux bâtiments extrêmement importants.
07:54Ce sont des passoires thermiques, etc.
07:56Les premiers investissements, on va aller là-dessus
07:57pour faire baisser cette facture d'énergie
08:00pour pouvoir baisser les charges de fonctionnement
08:02et pouvoir mieux équilibrer notre budget
08:04et baisser la taxe foncière.
08:05Donc, on va pouvoir avancer chaque année comme ça,
08:07faire des économies par-ci, par-là,
08:10en investissant de l'argent.
08:11Alors, ça peut paraître bête,
08:12mais effectivement, on va dépenser de l'argent
08:13pour en économiser sur notre fonctionnement.
08:15La France entière a parlé de cette hausse historique d'impôts.
08:19136% de la taxe foncière, du non-bâti notamment,
08:23suivant exactement d'ailleurs la recommandation
08:24qui avait été faite par la CRC.
08:26Oui, c'est imposé.
08:27C'est imposé.
08:28L'ancien maire Henri Octave, en quittant son siège,
08:30m'assurait que la dette était résorbée
08:32et que rien n'empêcherait la commune de baisser ses impôts.
08:36Est-ce que ce sera possible ?
08:37Alors, on va pouvoir continuer à baisser les impôts, c'est clair.
08:40Par contre, quand je suis arrivé sur mon siège de maire,
08:42on m'a présenté 200 000 euros de factures impayées,
08:45qui ont dû être intégrées dans le budget 2026.
08:48Et puis, lorsqu'il a laissé son siège de maire aussi,
08:52je crois qu'un jour ou deux avant l'élection,
08:55la dette à l'établissement bancaire a été réglée.
08:58Donc, tout n'était pas réglé finalement en 2025.
09:00Et tout n'est pas encore aujourd'hui réglé.
09:02Et de toute façon, nous, on va s'appuyer sur le rapport de gestion
09:06de la Chambre régionale des comptes, qui va arriver très bientôt, là,
09:09qu'on présentera en conseil municipal,
09:11et que je souhaite présenter à la population lors d'une réunion publique
09:14pour expliquer les trajectoires et les choix de la municipalité.
09:17Ce n'est pas nous qui allons choisir la manière
09:19dont on va baisser cette taxe foncière.
09:21On aura des arbitrages à faire.
09:23Mais ça sera guidé par des experts.
09:25Des experts que sont la Chambre régionale des comptes.
09:29Parce que ça pourrait être très démagogique de dire
09:31« Allez, on baisse fort la taxe foncière, je me ferai applaudir dans la rue. »
09:34Mais si c'est pour, dans cinq ans, devoir la réaugmenter,
09:37ou peut-être à l'entrée du prochain mandat,
09:40devoir la réaugmenter, ça ne sert à rien.
09:42Je préfère aujourd'hui dire aux habitants une vérité qui est un petit peu difficile,
09:45en disant « On ne pourra pas la baisser autant que peut-être ce qu'on pensait, etc. »
09:51Mais vous dire que chaque année, on va pouvoir la baisser un petit peu
09:54pour avoir une situation stable.
09:56Moi, ce que je veux à Gondrange, c'est une stabilité.
09:57J'aime ma ville, j'y vis, je paye aussi, moi, ma taxe foncière,
10:00comme plein de personnes du conseil municipal.
10:02On n'est pas à l'écart de tout ça.
10:03Donc, bien sûr, ce que je souhaite, c'est que ma ville,
10:06que j'aime profondément, se sorte de cette situation,
10:09redevienne une ville attractive, où il fait bon vivre,
10:12où la taxe foncière a un niveau raisonnable,
10:14où en face de cette taxe foncière, même si on paye un prix,
10:17il y a des services de qualité, il y a des bâtiments de qualité,
10:19de la scolarité de qualité, tout ça, c'est important.
10:23Donc, pas de démagogie, on va la baisser,
10:26mais il faut qu'on prenne en compte aussi les éléments réels de notre budget.
10:29Vous en parliez, là.
10:30Est-ce qu'on peut redresser une commune lourdement endettée,
10:33comme l'était Gandrange, sans sacrifier des services publics,
10:37des investissements ? Est-ce que c'est vraiment faisable ?
10:40C'est compliqué, c'est compliqué, c'est des arbitrages qui sont difficiles,
10:43et moi, je peux dire qu'au bout de six mois de mandat,
10:46ma plus grosse difficulté, c'est de devoir dire non.
10:49C'est vraiment ça, c'est de devoir dire non,
10:51parfois à des projets de Gandrangeois, à des projets associatifs,
10:54à des projets de matériel, d'achat de matériel,
10:58et de dire non, là, on ne peut pas.
11:00Ça, c'est difficile.
11:01En sport, parce qu'on parlait de votre carrière sportive,
11:04on mesure la performance au nombre de mètres dans votre sport.
11:07Est-ce que là, en politique, vous la mesurez à la baisse de la dette, finalement ?
11:12C'est ce qui fera que vous diriez à la fin de votre mandat,
11:14j'ai réussi mon...
11:16Oui, alors c'est un des indicateurs, effectivement,
11:19entre le moment où commence le mandat et le moment où on va le terminer,
11:22bien sûr que la taxe foncière va diminuer, la dette va diminuer,
11:25on ne compte pas du tout faire de nouvelles emprunts,
11:26on a des ressources qui vont rentrer,
11:27mais ces ressources-là, il faut les utiliser intelligemment.
11:31Et il faut pouvoir, comment dire, vulgairement un peu arroser
11:35les associations, le scolaire, la voirie.
11:38On a eu un déficit d'entretien des bâtiments publics
11:41depuis une dizaine d'années,
11:43donc il faut rattraper aussi ce retard-là.
11:46Donc effectivement, c'est une chance qu'AGCO vienne s'installer à Gandrange,
11:49mais c'est une chance en one shot.
11:51Si on n'investit pas intelligemment tout cet argent qui va rentrer,
11:55ça aura servi à rien.
11:55Alors justement, on va parler de ce renouveau pour la ville,
12:00notamment renouveau industriel qui va servir pour cette dette
12:03et dans les finances de la commune.
12:04Pendant longtemps, Gandrange a été au cœur,
12:07et a été le cœur même des terres sidérurgiques,
12:10industrielles de Lorraine.
12:12Peut-on réellement imaginer aujourd'hui que Gandrange
12:14redevenir une ville industrielle,
12:16où il va falloir passer par une industrie complètement différente,
12:19par exemple l'industrie de pointe, ce genre d'industrie ?
12:21– Effectivement, c'est différent.
12:22La AGCO qui vient s'installer, c'est une plateforme logistique.
12:25On est loin de la Syrie, de la torchère,
12:28qui illumine toute la ville le soir lorsqu'elle brûle,
12:31les trains de minerais, de charbon qui passent.
12:33On n'est plus là-dessus.
12:34– Vous calmez bien les trains d'ailleurs.
12:36– Oui, tout à fait.
12:36– C'est une page qui se tourne,
12:38et comme je dis souvent au Gandrangeois,
12:40il faut l'avoir avec une certaine nostalgie,
12:42mais moi je ne suis pas devenu maire à 33 ans
12:43pour me lamenter sur la disparition de la Syrie.
12:46Je suis très fier de ce patrimoine-là.
12:48D'ailleurs, quand on a changé le logo de la ville
12:50après les élections, j'ai tenu à ce que la Syrie
12:52soit en fond de ce logo, parce que c'est notre identité.
12:55Par contre, il faut se saisir des opportunités qui arrivent
12:57pour faire avancer la ville.
12:59À GCO qui vient, c'est une super opportunité.
13:01Ce n'est plus la Syrie, mais on a des friches industrielles.
13:04Aujourd'hui, les friches, il y a une dizaine d'années,
13:06ça ne valait rien, aujourd'hui ça vaut de l'or.
13:07– Qu'est-ce qu'on va en faire justement de ces friches ?
13:09Par exemple, il y a l'ancienne aciérie de Gandrange
13:11qui est à la frontière entre Romba, Amnéville et Gandrange,
13:13qui est un foncier immense.
13:15– Eh bien là, à GCO, c'est installé 90 000 m²
13:18d'entrepôt logistique, donc déménagement de Henry
13:21vers Gandrange, où ils regroupent finalement leurs bâtiments
13:23avec une usine de pointe extrêmement vertueuse,
13:26avec des panneaux solaires.
13:27Je crois que c'est le troisième ou quatrième bâtiment d'Europe
13:29en termes de couverture de panneaux solaires.
13:32Donc voilà, on redevient finalement un territoire attractif.
13:35Je sais qu'à Romba, ça bouge beaucoup,
13:37Amnéville, ça bouge beaucoup.
13:38Et comme je le disais, toutes ces friches qui étaient finalement
13:40des verrues dans le territoire de la vallée de l'Orne
13:43vont redevenir aujourd'hui une richesse
13:44qui va nous permettre de repartir.
13:47Ce que je dis souvent, c'est que Gandrange,
13:49on a une position extrêmement stratégique.
13:51On est à côté d'Amnéville, quoi.
13:53Il y a cinq minutes à faire pour aller aux eaux d'Amnéville,
13:55aux termes, etc.
13:56On est proche de la 31, entre Metz et Thionville,
13:59et on a une belle forêt en lésir de notre ville.
14:01On est parfaitement situé pour avoir une ville
14:03parfaitement développée, avec des beaux services
14:05et une qualité de vie incroyable.
14:07Mais voilà, il faut un peu de travail
14:09pour arriver à ce résultat.
14:10– Et sur ces dossiers-là,
14:11quelle est votre relation avec les maires ?
14:14Parce qu'on sait, vous avez deux municipalités autour de vous,
14:16une municipalité de gauche à Romba,
14:19Rassemblement national à Amnéville.
14:21Comment on s'entend avec ces trois sensibilités différentes ?
14:23– Je parle à tout le monde et je ne veux pas qu'on m'embête là-dessus.
14:26C'est-à-dire que j'estime que le travail que je dois faire
14:29avec le maire d'Amnéville, que j'ai déjà rencontré
14:31et qui par ailleurs est très sympathique,
14:33avec qui je suis sûr qu'on pourra faire du très bon travail,
14:35puisque les friches qu'on a en commun sont au milieu des deux villes.
14:38Je serais bien bête de dire,
14:39parce que les rassemblements nationaux, je ne parle pas.
14:42Non, il faut à un moment donné, dans l'intérêt des habitants,
14:45travailler ensemble, que ce soit de gauche, de droite,
14:46moi je m'en fous.
14:47À partir du moment où on a des projets
14:48qui font avancer le territoire,
14:50c'est tout ce qui m'importe.
14:51Et les politiques de niveau national feraient bien
14:53de s'inspirer de ce genre de réflexion
14:55pour faire avancer les dossiers,
14:56parce que c'est tout à fait ce que les Français
14:58un peu ont ras-le-bol de la politique partisane.
15:00Il faut pouvoir parler avec tout le monde,
15:02dans l'intérêt de la population, c'est tout ce qui compte.
15:04– Où est-ce qu'on en est aussi du projet ?
15:06C'était Henri Octave qui nous en parlait aussi l'année dernière,
15:08du projet du centre de recherche mitale
15:10qui devait rapporter 2 millions à la ville en 2026.
15:14On rappelle, la ville avait acheté une parcelle
15:17pour 700 000 euros en 2020.
15:19Il y avait des projets de mettre pas mal de choses dessus,
15:22notamment les ateliers municipaux, on en est où ?
15:23– Alors ça c'était les projets de l'ancien maire
15:25et on lui avait dit que ça coûterait beaucoup trop cher
15:27et on ne s'était pas trompé,
15:28il y avait pour 10 millions d'euros
15:29que jamais la ville n'aurait pu investir.
15:31Donc il a fait le choix de le revendre
15:33pour faire un lotissement.
15:35Au départ on s'était opposé effectivement à ce projet
15:38parce qu'il pensait sur 360 logements quasiment d'un coup.
15:42Ça faisait arriver 1 000 habitants dans une ville de 3 000
15:45avec des services où on en déficite, etc.
15:47parce que faire virer 1 000 habitants c'est bien beau
15:49mais il faut avoir les services qui suivent
15:51et les associations qui suivent, etc.
15:53Enfin la vie de la ville suit.
15:54Là le projet, on l'a repris en main,
15:57il y a eu un recours qui a été déposé
15:58par un des candidats évincés de cet appel à projet
16:01et le candidat évincé a gagné son recours
16:04contre la ville de Gendrange.
16:05Donc ça c'est un héritage que je récupère
16:06de l'ancienne municipalité.
16:08Nous maintenant on doit relancer cet appel à projet
16:10pour choisir un nouveau candidat
16:12et pour pouvoir aller au bout de ce projet immobilier
16:15mais en temporisant un peu plus
16:17parce qu'effectivement ces friches sont une richesse
16:19mais si on accueille 1 000 habitants maintenant,
16:21on va peut-être ouvrir 8 classes effectivement
16:24mais dans 10 ans on va peut-être en fermer 8 d'un coup.
16:26Je préfère que de temps en temps on ouvre
16:28et on ferme une classe
16:29parce qu'on a une ville de 3 000 habitants,
16:31on a un banc communal qui est ce qu'il est,
16:33on ne va pas aller conquérir d'autres villes à côté.
16:35Donc il faut penser aux 15, 20, 30 ans qui arrivent.
16:37Il ne faut pas penser à rentrer d'argent tout de suite.
16:41Après l'ancien maire effectivement voulait rentrer les 2 millions
16:43pour éviter d'augmenter la taxe.
16:45Bon c'était un calcul très mal fait
16:46et il y a eu un recours donc ça a tout retardé
16:48et nous on est obligé de repartir de zéro
16:50mais on veut repenser le projet
16:51qui s'intégrera beaucoup mieux dans la ville
16:54et pour penser aux générations futures,
16:58peut-être une nouvelle école,
16:59pourquoi pas dans un futur mandat, etc.
17:01Il faut qu'on se projette sur 30 ans,
17:02pas sur un an ou deux ans.
17:04Vous le disiez tout à l'heure,
17:05on en revient au nerf de la guerre,
17:06ça il faut le financer.
17:07Aujourd'hui avec les investissements sont possibles malgré...
17:12Les investissements sont possibles
17:14parce qu'effectivement la taxe d'aménagement d'AGCO
17:18presque 2 millions d'euros
17:19qui vont rentrer dans les caisses de la ville,
17:21la vente de ce terrain presque 2 millions d'euros,
17:23ça nous fait jusqu'à la fin du mandat
17:24presque 4 millions d'euros
17:26qu'on va pouvoir investir sans financement bancaire.
17:30Donc c'est quand même une chance quoi.
17:32Et comme je disais tout à l'heure,
17:34il faut être assez intelligent pour investir cet argent
17:36pour assainir les finances.
17:38C'est vraiment l'objectif du mandat.
17:39Vous disiez, vous vous projetez déjà sur 15, 20, 30 ans à venir.
17:42Pas forcément moi, je parle de la ville.
17:44De la ville, si vous aviez vous les moyens
17:45de réaménager demain l'ensemble des friches de Gandrange,
17:49qu'est-ce que vous voudriez voir dessus ?
17:51Je pense qu'il faut un bon équilibre
17:53entre cadre de vie, vie économique et habitat.
17:56Voilà, il faut un peu d'étroits.
17:57À Gandrange, on a un gros déficit en termes de commerce.
18:00On n'a pas de restaurant à Gandrange.
18:03On a un déficit de zone commerciale.
18:05Ça manque de supermarchés.
18:06J'essaie d'aller là-dessus aussi
18:07pour développer un petit peu les commerces de proximité.
18:10Voilà, il faut un peu de tout ça.
18:12Il faut de l'habitat, il faut du cadre de vie.
18:14Il faut aussi des parcs.
18:14Il faut remettre des arbres.
18:16Il faut que les gens se sentent bien dans leur quartier.
18:18Je veux dire, tout bétonné, c'est fini.
18:20En tout cas, ce n'est pas mon souhait à Gandrange aujourd'hui.
18:22On va juste terminer sur ce volet impôts.
18:24Vous disiez à l'instant, peut-être pas de baisse d'impôt
18:29pour les citoyens dans les années à venir.
18:32Si, ça va pouvoir baisser.
18:35Pas d'efforts supplémentaires, en tout cas, demandés aux gens en jouent.
18:38Non, je souhaite que si on baisse, on le baisse de manière pérenne.
18:42Je ne veux surtout pas, par exemple, arriver l'année prochaine
18:45en disant, je vais vous baisser les impôts de 30%
18:48et puis pour que dans 4 ans ou 5 ans,
18:50on est obligé de dire aux gens, on va augmenter.
18:51Je préfère qu'on ait une pente plus douce,
18:55que les gens, chaque année, aient la bonne surprise d'avoir une baisse des impôts
18:58et que nous, dans le même temps, on ait le temps de redresser nos finances durablement.
19:01Alors, en parlant du renouveau industriel aussi,
19:03ça pose une autre question avec les industries,
19:05celle du risque pour les habitants.
19:07On va revenir sur ce qu'on disait tout à l'heure en intro.
19:09Cet incendie, le 2 août dernier,
19:11l'incendie de l'usine SAF Suez,
19:13qui a montré que l'activité industrielle peut aussi avoir
19:15des conséquences très importantes pour ceux qui habitent autour.
19:19Qu'est-ce que cet incendie a changé de votre côté,
19:22dans votre manière de voir votre rôle de maire
19:24et dans la protection de vos citoyens ?
19:26Pour le coup, effectivement, c'est un vrai baptême du feu,
19:29au sens propre, pour moi,
19:31de voir gérer une situation d'urgence sur un incendie.
19:33Même lorsqu'on a eu la Syrie,
19:35il n'y a jamais eu d'incident de cette ampleur-là.
19:37Donc, on n'était pas sur un incident anodin.
19:3930 000 habitants confinés, on va.
19:4130 000 habitants confinés.
19:42Alors, par rapport à l'incident,
19:44moi, ce que je déplore un petit peu,
19:45c'est que je me suis senti un petit peu délaissé
19:48par les services de l'État en début d'incendie.
19:52C'est-à-dire que moi, à 9h30,
19:54on constate une grosse fumée au-dessus de Grande-Range.
19:56Eh bien, je veux dire, c'est noir.
19:57On voit d'où ça vient.
19:58Je veux dire, sous Google Maps,
19:59c'est assez facile de voir qu'est-ce qui brûle.
20:02Et je me suis dit, oulala, ça ne m'a pas l'air trop…
20:05C'est des produits chimiques, quoi.
20:06Donc, moi, assez vite, sur les réseaux sociaux,
20:09j'ai communiqué en disant aux gens
20:11« j'avais peur d'utiliser le mot confinement,
20:13donc restez chez vous, etc. »
20:15Et finalement, deux heures et demie après,
20:17la préfecture nous dit « confinés ».
20:19Mais l'incendie avait déjà brûlé depuis deux heures, quoi.
20:21Donc, j'ai l'impression qu'il y a quand même eu
20:22un peu de retard d'action par rapport à ça.
20:25– Un peu délaissé par l'année.
20:26– Un peu délaissé.
20:27Et après l'incendie, aujourd'hui,
20:29malgré quelques relances,
20:30je n'ai toujours pas de résultat d'analyse.
20:31Je ne sais toujours pas ce qui a brûlé.
20:32Je n'ai toujours pas la liste des produits
20:34qu'il y avait sur ce site.
20:35Pour l'instant, il n'y a rien.
20:37Il n'y a rien.
20:37Et moi, le problème, c'est que les gens
20:39viennent me voir moins.
20:41Et ce qui me dérange, c'est que la population
20:43met un peu dans le même panier l'État,
20:45le maire de Gandrange et les politiques
20:47de niveau national en disant
20:49« mais de toute façon, vous nous cachez tout,
20:50vous ne nous dites pas la vérité. »
20:51Et moi, mes gosses, ils mangent
20:53les mirabelles du jardin.
20:54Je suis dans le même bain que les Gandrangeois, quoi.
20:57Et je déplore vraiment ce manque d'informations.
21:00Les gens, ils n'attendent que ça, en fait.
21:01De la transparence de la part de leurs élus.
21:06Simplement, les gens sont capables
21:07d'entendre plein de vérités extrêmement difficiles.
21:09Mais il faut leur dire dans les yeux
21:11ce qui se passe, la réalité.
21:12Ça, je le déplore un peu.
21:14Et je trouve qu'après la 110,
21:15c'est assez light.
21:16Alors nous, on a fait un retour d'expérience
21:17en mairie, entre nous,
21:19pour savoir à échelle communale
21:20ce qui a bien marché, ce qui n'a pas marché.
21:22On a tiré quelques…
21:23Vous avez une cellule de crise sur Fizou
21:24que vous avez mis…
21:25Oui, tout à fait.
21:28On s'est organisé, on avait un PCS,
21:30un plan communal de sauvegarde
21:31qui était très bien fait.
21:32On l'a suivi.
21:33Moi, je trouve vraiment qu'à échelle communale,
21:35au niveau de la ville,
21:35on a plutôt bien géré cette incendie.
21:38Et ça change quoi pour l'avenir ?
21:39Vous avez décidé déjà de certains nouveaux process ?
21:42On a décidé de mettre en place certaines choses.
21:44Par exemple, on a pu me reprocher,
21:46comme à d'autres communes,
21:46de ne pas avoir mis en route les sirènes, par exemple.
21:49Mais moi, je me suis rendu compte
21:50que beaucoup de gens dans la ville
21:51ne savaient plus ce que ça voulait dire,
21:52le code sirène.
21:53Et je me suis dit, on veut confiner.
21:55Et si je fais sonner la sirène,
21:56il y a peut-être des gens
21:57qui vont sortir de chez eux.
21:58Donc, on n'est pas du tout sur ce qu'on souhaite.
22:00Donc là, par exemple,
22:01dans le prochain bulletin municipal
22:02qui sort mi-septembre,
22:03on met un rappel sur la sirène,
22:05sonne une fois, deux fois, trois fois,
22:06ce que ça veut dire.
22:07Et la prochaine fois,
22:08j'espère qu'il n'y aura jamais
22:09de prochaine fois,
22:09on pourra sonner cette sirène.
22:11On va faire aussi…
22:12On a eu du mal à joindre
22:12tous les services municipaux, les élus.
22:14On est en train de créer
22:15un groupe WhatsApp d'urgence pour tout le monde.
22:17C'est peut-être des petites choses,
22:18mais ça permet, en cas de crise,
22:20de mieux gérer.
22:23On avait un stock d'eau
22:24qu'on a pu distribuer aux pompiers.
22:25Bref, on s'est plutôt bien ébrouillés.
22:27Moi, je remercie vraiment.
22:27Mais les services municipaux,
22:29malgré le dimanche,
22:30se sont mobilisés pour être là,
22:31venir nous filer un coup de main.
22:32Les élus de mon équipe aussi.
22:34Et après, le problème,
22:36c'est que quand la préfecture prend la main,
22:37nous, on regarde, quoi.
22:40Le premier rapport, d'ailleurs,
22:41un premier rapport qui a été publié
22:43par la préfecture,
22:43parle de manquement.
22:45On parlait d'un problème d'accès à l'eau.
22:47Il y a eu des failles
22:49dans le dispositif de sécurité
22:50de l'entreprise,
22:51du site industriel.
22:53Qui devrait payer ?
22:54Qui doit payer pour cette sécurité ?
22:55Vous devez redresser les comptes de la commune.
22:57Vous devez aussi protéger les habitants.
22:59Et à côté, il y a des industries
23:01qui peut-être ne font pas les choses.
23:02Ça, après, c'est la justice de trancher sur...
23:06Par exemple, vous voyez,
23:07moi, j'apprends tout ce que vous me dites.
23:08Je l'apprends dans la presse,
23:09le matin, en ouvrant le journal.
23:12Je n'ai pas de nouvelles en amont,
23:15des expertises, de l'enquête.
23:17J'apprends ça dans la presse
23:18et je ne suis pas sûr que ce soit normal.
23:20Alors que je suis le maire,
23:21avec Amnéville,
23:23le plus touché par cet incendie.
23:25Vous pensez que vous devriez recevoir
23:27plus de moyens, peut-être, de l'État ?
23:29Alors, pas forcément de moyens directement,
23:31mais simplement d'information,
23:33de la communication.
23:34Je veux dire,
23:35les maires sont quand même
23:36les premiers intervenants
23:39quand il y a ce genre de crise.
23:41L'État aime bien dire
23:42que les maires sont la finalité de l'État,
23:46les représentants de l'État dans leur ville.
23:47C'est vrai,
23:48mais dans ce cas-là,
23:49faites-nous confiance jusqu'au bout.
23:50Quant à Migo,
23:51vous avez fait le tour de la question avec nous,
23:53mais ce n'est pas terminé.
23:54On va faire encore le tour du cadran.
23:56Une minute pour répondre
23:58par vrai ou faux aux affirmations
24:00que je vais vous donner.
24:02Ça parle globalement
24:03de tout ce qu'on a déjà discuté ensemble.
24:05Vous avez le droit à un joker,
24:06si vous le voulez,
24:07mais le but,
24:07c'est de répondre rapidement
24:08par vrai ou par faux.
24:09Est-ce que vous êtes prêts ?
24:10Allez.
24:11C'est parti.
24:1260 secondes.
24:13La hausse de 136% des impôts
24:15était inévitable à Grand Range ?
24:17Non.
24:19Grand Range est sorti
24:20de sa crise financière.
24:23Vrai.
24:24L'État ne donne pas assez
24:25de moyens aux communes
24:26pour assurer la sécurité
24:27de ses sites sensibles.
24:28C'est vrai.
24:29Grand Range peut redevenir
24:31un fleuron de l'industrie en Moselle.
24:32Mais c'est tout à fait vrai.
24:34Les friches d'ArcelorMittal
24:35peuvent redevenir
24:36des moteurs économiques.
24:37Vrai et plus que vrai.
24:39Gérer une commune
24:40est plus simple
24:41qu'une carrière sportive.
24:43Joker.
24:44Grand Range est encore
24:45aujourd'hui trop endetté.
24:47Vrai.
24:48La commune doit être
24:49plus offensive
24:49pour attirer
24:50de nouvelles entreprises.
24:51Vrai.
24:52Après l'incendie de cet été,
24:53il faut renforcer la sécurité
24:54autour des sites sensibles.
24:55Vrai,
24:56mais ce n'est pas notre rôle.
24:57Dans six ans,
24:58Grand Range sera
24:59dans une meilleure situation
24:59financière que maintenant.
25:01Oh que oui,
25:01tout à fait vrai.
25:02En politique comme en sport,
25:03il faut pouvoir savoir
25:04encaisser les coûts.
25:05Vrai.
25:05Les friches industrielles
25:07sont davantage une chance
25:08qu'un problème.
25:09Vrai.
25:10Une commune industrielle
25:11est forcément
25:11une commune de gauche.
25:13Oh, c'est faux.
25:14Merci,
25:15Quentin Vigo,
25:16maire de Gandran,
25:17d'avoir fait le tour
25:18de la question avec nous.
25:19Merci beaucoup.
25:20Merci à vous.
25:20Nous, on se retrouve
25:21la semaine prochaine
25:23pour un nouvel invité politique.
25:25L'actualité continue
25:27dès maintenant
25:27et sur Moselle.tv,
25:29aussi très vite
25:30sur notre antenne.
25:30Bonne soirée
25:31sur Moselle TV.
25:32Sous-titrage Société Radio-Canada
25:35Sous-titrage Société Radio-Canada
25:37Sous-titrage Société Radio-Canada
25:38Sous-titrage Société Radio-Canada
25:39Sous-titrage Société Radio-Canada
25:39Sous-titrage Société Radio-Canada

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