- il y a 1 semaine
Un rendez-vous 100% politique présenté par Gauthier Le Bret du lundi au jeudi de 21h à 22h.
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00:00:01Bonsoir à tous, bienvenue dans 100% politique parce qu'aujourd'hui en France tout est politique !
00:00:05L'équipe est là, Eric Tegner, Jules Torres, Johan Uzaï, Rachel Kahn et pour la première fois Eva Duparc, bonsoir
00:00:11à vous chère Eva et merci de nous avoir rejoint.
00:00:13On va donc commencer avec l'annulation de la tournée. Je disais chez Pascal Praud c'est un fait politique
00:00:18parce que les maires s'en sont mêlés, les ministres s'en sont mêlés.
00:00:21Aurore Berger absolument l'avait appelée à annuler sa tournée et elle a réagi ce soir, on va voir ce
00:00:26qu'a dit la ministre à l'égalité femmes-hommes.
00:00:28Et vous aviez une bataille entre municipalités, ceux qui étaient pour laisser Patrick Bruel chanter dans leur ville, c'est
00:00:35le cas du maire d'Orléans Serge Groir,
00:00:37et ceux qui étaient pour son annulation, c'est notamment, il y avait une quinzaine de maires, le cas du
00:00:41maire de Chartres que nous avions su le matin dans 100% Frontières.
00:00:44Alors donc vous allez voir ce qu'a dit Patrick Bruel pour annuler sa tournée, il l'a annoncé lui
00:00:48-même sur ses réseaux sociaux.
00:00:49Il faut savoir que Patrick Bruel est producteur de sa tournée et on va être avec un producteur de spectacle
00:00:54dans un instant.
00:00:54C'est des millions d'euros que Patrick Bruel va perdre et c'est pour ça qu'il essayait d
00:00:58'imposer sa tournée malgré tout jusqu'au dernier moment
00:01:00et on voit que la pression a été trop forte et qu'il savait vraisemblablement qu'il y aurait des
00:01:04manifestations en permanence,
00:01:06voire un risque aux troubles à l'ordre public, voilà, et donc des possibles annulations en série.
00:01:12Bonjour à toutes et tous, j'ai profondément souhaité que cette tournée prévue à partir d'octobre puisse avoir lieu.
00:01:17Si j'ai voulu jusqu'ici la maintenir, ce n'était ni un défi ni une provocation, c'était simplement
00:01:21la volonté de monter sur scène, de faire mon métier,
00:01:23mais au-delà de mon métier, c'est ma vie depuis toujours et aussi parce qu'une tournée, ce n
00:01:26'est jamais seulement un artiste,
00:01:27ce sont près d'une centaine de personnes, plus de 150 000 personnes qui attendaient avec ton impatience ce rendez
00:01:32-vous des 35 ans
00:01:33parce qu'effectivement il y avait beaucoup de dates qui avaient été vendues avant qu'il ne soit mis en
00:01:36examen,
00:01:37avant qu'il soit placé sous contrôle judiciaire, avant qu'il y ait 30 plaintes, plus de 30 plaintes contre
00:01:42lui
00:01:42et je vous l'ai dit, il y avait des forts enjeux financiers.
00:01:44Alors voyez le sujet de la rédaction de CNews et on en parle juste après.
00:01:48C'est sur ces réseaux sociaux que Patrick Bruel vient d'annoncer l'annulation de sa tournée.
00:01:53Je constate qu'aujourd'hui cette tournée est devenue autre chose.
00:01:57Elle est devenue l'incarnation d'un débat qui la dépasse.
00:02:00J'ai donc pris la décision d'annuler ces concerts.
00:02:02Des concerts pourtant prévus à partir du mois d'octobre.
00:02:05En tout, 35 dates.
00:02:07Mais depuis plusieurs mois, les accusations et les plaintes se succèdent contre le chanteur.
00:02:12Tout commence notamment avec la plainte déposée par la journaliste Flavie Flamand en mai dernier.
00:02:17Elle accuse Patrick Bruel de faits qui auraient été commis alors qu'elle était mineure au moment des faits.
00:02:22Avant moi, il y a des femmes qui pendant des mois, pendant des années, ont essayé de se faire entendre
00:02:27et il a fallu la médiatisation de ma plainte pour que les choses avancent.
00:02:32Et je trouve que c'est particulièrement injuste.
00:02:34La journaliste ne serait pas la seule à dénoncer des violences.
00:02:37Plus de 30 femmes ont témoigné dans cette affaire.
00:02:40Elles évoquent des faits présumés de viol, de tentatives de viol, d'agressions sexuelles ou encore d'exhibitions
00:02:45qui se seraient déroulées entre 1991 et 2019 en France, en Belgique, en Suisse ou encore au Canada.
00:02:54Certaines affirment qu'elles étaient mineures au moment des faits.
00:02:57Aujourd'hui, au moins 30 plaintes sont entre les mains de la justice.
00:03:00Depuis le 10 juin, Patrick Bruel est mis en examen dans 4 affaires.
00:03:04Il bénéficie également du statut de témoin insisté dans 4 autres dossiers.
00:03:09Le chanteur, lui, conteste toujours les accusations portées contre lui.
00:03:13Il assure n'avoir jamais forcé aucune femme.
00:03:17Alors je me rappelle de ce débat et vous étiez plusieurs autour de la table
00:03:21quand des maires choisissaient de manifester contre la présence de Patrick Bruel dans leur ville
00:03:25ou de rompre des contrats pas encore signés, certes, mais de dire
00:03:28vous ne profiterez pas d'une salle municipale.
00:03:31Vous étiez plusieurs à dire autour de la table, c'est à Patrick Bruel lui-même d'annuler sa tournée
00:03:35et ce serait sans doute la bonne décision.
00:03:37C'était notamment l'avis d'Éric et de Jules, je me souviens.
00:03:40Alors est-ce que vous trouvez, Éric Tegner, qu'il a pris la bonne décision de Patrick Bruel d'annuler
00:03:43cette tournée ?
00:03:44Alors j'aurais un avis pondéré. Pour moi, en effet, c'est une bonne décision
00:03:47eu égard à ses engagements passés parce qu'à nouveau, Patrick Bruel,
00:03:50c'est l'homme qui dans les années 80, 90, 2000, 2010, s'érigeait comme faisant partie du camp de
00:03:55l'humanisme.
00:03:56On se rappelle, il luttait à l'époque contre le Front National, Jean-Marie Le Pen, etc.
00:04:00D'une certaine façon, il cédait absolument toutes les injonctions de son camp
00:04:03et des associations de gauche et d'extrême-gauche
00:04:06et donc il paraissait normal que cette fois-ci, il se plie à la même logique qu'auparavant,
00:04:10c'est-à-dire de céder également aux injonctions des associations d'extrême-gauche.
00:04:13Le deuxième point, c'est que je pense en effet que ça va être bien plus facile pour lui
00:04:17d'une certaine façon pour pouvoir se défendre,
00:04:19que les maires comme le maire de Chartres, Ladislas Verne,
00:04:22avaient la possibilité également politique d'annuler dès lors qu'ils pouvaient maîtriser une salle municipale.
00:04:26En revanche, ce qui me dérange, c'est quand je vois par exemple le communiqué de presse
00:04:30qui a été fait par les associations comme nous toutes, les associations féministes,
00:04:34là ça m'inquiète parce qu'on voit également le fait qu'elles revendiquent cette victoire
00:04:38et qu'elles disent que cela prouve à quel point la mobilisation militante permet de faire annuler des événements.
00:04:43Et donc on sait à chaque fois comment ils peuvent retourner cela.
00:04:45C'est-à-dire qu'au nom du trouble à l'ordre public,
00:04:48au début on va commencer par vouloir faire annuler finalement les concerts de Patrick Bruel
00:04:52et ensuite, juste après, ça va être les meetings du Rassemblement National ou des conférences.
00:04:56Donc à chaque fois, il faut faire attention.
00:04:57C'est d'abord la décision de Patrick Bruel.
00:04:59Moi j'aurais aimé que ça arrive avant les manifestations de l'extrême-gauche
00:05:03parce que là, c'est leur donné quittus, évidemment.
00:05:05C'est une forme de justice populaire qui a remporté cette manche ?
00:05:09Patrick Bruel a cédé face au système et au tribunal médiatique.
00:05:12On peut dire qu'il a cédé face au tribunal médiatique
00:05:14parce qu'encore une fois, il ne s'agit pas de dire qu'il n'a rien fait,
00:05:18il ne s'agit pas de dire qu'il n'y a pas de présomption d'innocence.
00:05:21La présomption d'innocence, c'est une valeur cardinale dans notre pays.
00:05:24Mais c'est vrai que c'est sans doute une décision de sagesse,
00:05:28une décision qui est sans doute la plus raisonnable,
00:05:29même si ça ne vaut ni aveu ni condamnation,
00:05:33c'était très difficile de tenir ses 35 concerts à partir du mois d'octobre.
00:05:38Il aura été dans une position extrêmement compliquée.
00:05:41En effet, je pense que même pour se défendre, je suis d'accord avec Karik,
00:05:43ce sera plus simple pour lui.
00:05:44Le problème, c'est qu'on arrive dans une société
00:05:47où vous pouvez condamner sans aucune condamnation judiciaire
00:05:50quelqu'un à une mort professionnelle.
00:05:52Parce que c'est ça la vérité pour Patrick Bruel.
00:05:54Même s'il est mis en examen dans quatre affaires,
00:05:59témoin insisté dans quatre autres,
00:06:00il y a beaucoup de plaintes.
00:06:03Une trentaine de femmes et une quinzaine de plaignantes
00:06:06où elles sont notamment prescrites.
00:06:08Donc il y a un sujet de savoir, dans trois ans,
00:06:11qu'est-ce qu'on dira de cette affaire ?
00:06:12Est-ce que Patrick Bruel sera enfermé dans des verrous ?
00:06:15Ou est-ce qu'il sera au contraire l'avait de tous soupçons ?
00:06:17C'est une vraie question.
00:06:18Quand on voit dans l'actualité récente,
00:06:20on a quand même un certain nombre d'affaires.
00:06:22Je pense notamment, Geoffroy Lejeune en a parlé dans l'Or des Pros.
00:06:24L'affaire de Kevin Spacey,
00:06:25qui montre que la mort professionnelle, ça existe.
00:06:28Il a eu une série d'affaires, notamment d'agressions sexuelles aux Etats-Unis.
00:06:31Il a été la vie de tous soupçons, total relax.
00:06:34Et on voit bien qu'il n'arrive pas à retrouver sa carrière.
00:06:36Donc c'est le sentiment.
00:06:38Moi, je n'ai aucun atome crochu avec Patrick Bruel.
00:06:40Au contraire, je pense que ça a été un suppôt du système pendant 30 ans.
00:06:44Je ne suis pas fan ni du personnage, ni même de ses musiques.
00:06:47Mais le condamner à une mort professionnelle,
00:06:50alors même qu'il n'y a pas eu de condamnation,
00:06:51moi, en tout cas, ça m'interroge sur la société dans laquelle on vit
00:06:55et dans laquelle on glisse.
00:06:55Il y en a sans doute qui sont prescrits,
00:06:56mais je rappelle que nous sommes à 32 plaintes,
00:06:58à l'heure qu'il est, qui vise le chanteur Patrick Bruel.
00:07:01Rachel Kahn, comment vous réagissez à cette décision ?
00:07:04Déjà, j'ai une pensée pour tous les fans,
00:07:06déjà, qui voulaient aller à...
00:07:09Toutes les femmes ou tous les fans ?
00:07:11Non, les fans.
00:07:11Les fans, avec un N, oui.
00:07:13Non, mais toutes les personnes qui aiment sa musique,
00:07:15qui voulaient suivre ses concerts,
00:07:18Après, une société civilisée doit conjuguer deux principes,
00:07:21c'est-à-dire le principe à la fois de la présomption d'innocence
00:07:23et le principe de l'écoute de ses plaignantes.
00:07:27Aujourd'hui, ce qu'a fait Patrick Bruel,
00:07:29c'est prendre effectivement la bonne décision,
00:07:32mais par ailleurs, ne pas confondre l'annulation de cette tournée
00:07:35avec un verdict,
00:07:36et faire en sorte que la société civilisée,
00:07:39justement, n'adoupe pas une mort sociale,
00:07:41si toutefois, il était blanchi de ses...
00:07:44Alors, je vais vous poser la question autrement.
00:07:45S'il n'y avait pas eu de pression médiatique,
00:07:47s'il n'y avait pas eu de potentielle manifestation féministe,
00:07:51est-ce que pour vous, malgré tout,
00:07:52Patrick Bruel n'aurait pas dû chanter
00:07:54et n'aurait pas dû se produire sur scène ?
00:07:56C'est-à-dire que s'il n'y a aucune conséquence médiatique pour lui,
00:07:58aucune conséquence de manifestation,
00:08:00est-ce qu'il doit chanter ou pas ?
00:08:02Alors, pour moi...
00:08:03Ou tout homme qui est visé par des enquêtes à caractère sexuel doit s'effacer ?
00:08:07Pour moi, il y a le droit, et puis après, il y a la morale.
00:08:09Et la morale, c'est de l'ordre de l'intime.
00:08:11Donc, pour moi, je pense que quelqu'un qui est mis en examen,
00:08:14c'est très compliqué, lorsqu'il prend la lumière
00:08:16et lorsqu'il chante aussi ses chansons,
00:08:18d'aller devant un public,
00:08:21chanter des chansons, justement, d'amour, etc.
00:08:23Mais c'est ma conviction intime.
00:08:25Est-ce que vous, par exemple,
00:08:27vous seriez allé à un concert de Patrick Bruel ?
00:08:28Vous avez pris votre place avant ?
00:08:30Non, maintenant ?
00:08:31Non, je ne pense pas.
00:08:31Je ne pense pas.
00:08:32Il y a une différence entre prendre sa place,
00:08:35aller à un concert, applaudir une personne,
00:08:37on ne sait pas, il y a toujours le bénéfice du doute,
00:08:39aujourd'hui, la présomption d'innocence,
00:08:40et écouter chez soi un artiste, etc.
00:08:43Je fais vraiment la distinction.
00:08:44Il y aurait eu du monde, parce que sinon,
00:08:46le plus grand des aveux pour Patrick Bruel
00:08:48eût été si jamais les maires avaient dit
00:08:50on autorise ces concerts,
00:08:51et derrière, il y avait des salles vides,
00:08:53des salles vides.
00:08:54Ça, ça aurait été un véritable désaveu,
00:08:55mais les maires savaient pertinemment
00:08:57qu'il y aurait eu du monde,
00:08:58que globalement, ça a été rempli.
00:09:00Moi, ce qui m'intéresse vraiment...
00:09:01Je pose la même question, Éric Tegner,
00:09:02parce que vous avez dit tout à l'heure,
00:09:03très justement, que c'était une victoire
00:09:04pour les associations féministes,
00:09:05et qu'elles l'ont revendiqué comme telle,
00:09:06et qu'elles vont le multiplier
00:09:09dans les années qui viennent.
00:09:10Et d'ailleurs, on voit même
00:09:10quand la justice passe,
00:09:11comme pour un réhabitant,
00:09:13où il a été blanchi,
00:09:14elle continue à être dans les salles de spectacle
00:09:15et à l'empêcher de jouer.
00:09:16Et puis, il y a eu la fameuse séquence
00:09:17alors qu'il sortait la tête de l'eau,
00:09:19avec Brigitte Macron,
00:09:20qui les a traités de salles connes
00:09:22et ça a tout relancé pour un réhabitant.
00:09:23Et il a arrêté de se produire sur scène
00:09:25à l'heure où on se parle.
00:09:27Donc, si ça, ça n'existait pas,
00:09:28s'il n'y avait pas cette forme de pression,
00:09:30est-ce que vous auriez été
00:09:31pour que Patrick Brouel continue à se produire ?
00:09:33Moi, je n'aurais pas été Patrick Brouel,
00:09:34mais vous voyez, Gérald Depardieu,
00:09:35moi, je le soutenais
00:09:36parce que Gérald Depardieu,
00:09:37c'était en cohérence qu'il continue finalement.
00:09:40Encore une fois, c'est une question de cohérence.
00:09:41Rappelez-vous, dans un autre cadre politique,
00:09:47des condamnés en première instance ?
00:09:48Exactement.
00:09:49Mais à l'époque où, évidemment,
00:09:50il était encore,
00:09:51et il a fait appel aujourd'hui,
00:09:52présumé innocent,
00:09:53c'était cohérent avec lui.
00:09:54Moi, sur un autre cadre politique,
00:09:55François Fillon,
00:09:56ce qui lui a posé problème
00:09:57sur l'affaire des costumes, etc.,
00:09:58ce n'était pas tant le costume
00:09:59que d'avoir dit finalement
00:10:01qu'il imagine le général de Gaulle
00:10:03mis en examen,
00:10:04que c'était le candidat de la probité.
00:10:05Et parce qu'il était le candidat de la probité,
00:10:07on lui demandait d'être cohérent
00:10:08avec son engagement.
00:10:09Donc, la question de Patrick Brouel,
00:10:10c'est simplement que c'est quelqu'un
00:10:11qui a toujours eu des engagements à gauche,
00:10:13qui s'est toujours érigé
00:10:14comme le parti de l'humaniste,
00:10:16qui a toujours voulu qu'on cède
00:10:17aux associations d'extrême-gauche.
00:10:17Vous dites que Patrick Brouel
00:10:18a fait toute sa vie la morale,
00:10:20il se l'applique à lui-même.
00:10:22Exactement.
00:10:22Mais quelqu'un qui n'aurait pas fait
00:10:23toute la vie...
00:10:24Il devait faire son concert.
00:10:25J'ai compris.
00:10:26Et ce qui est dérangeant aussi,
00:10:27c'est que le pouvoir politique,
00:10:29des maires qui n'ont absolument pas
00:10:30d'autorité, s'en mêlent.
00:10:32Moi, j'en comprends bien, par exemple,
00:10:33que le maire de Chartres veuille...
00:10:35Qui est de droite,
00:10:36donc c'était transpartisan.
00:10:37C'est transpartisan,
00:10:37c'est de droite comme de gauche.
00:10:38Vous avez tout à fait raison
00:10:39de le souligner.
00:10:41Mais on voit quand même
00:10:42que c'est un petit peu
00:10:42un coup de communication,
00:10:44qu'il n'y a pas grand-chose
00:10:45à perdre là-dedans,
00:10:47qu'il y a beaucoup à gagner
00:10:47puisqu'on voit bien
00:10:48que la société française
00:10:49est en train de glisser
00:10:50vers ce tribunal médiatique.
00:10:52Ça ne date pas de 2026,
00:10:53c'est un long glissement
00:10:55depuis une trentaine d'années.
00:10:56Mais quand vous avez une ministre,
00:10:58et moi, je n'ai rien contre Orberger,
00:11:00mais qui prend position
00:11:00sur ce sujet-là
00:11:02et qui, par implore,
00:11:04mais en tout cas,
00:11:05dit que Patrick Brouel
00:11:06devrait mieux le faire,
00:11:07moi, ça me gêne.
00:11:07Alors, je rappelle
00:11:08qu'elle est ministre
00:11:09à l'égalité femmes-hommes
00:11:10et qu'elle ne pouvait pas
00:11:11faire une interview
00:11:11sans qu'on lui pose la question.
00:11:13Oui, alors, excusez-moi.
00:11:13Et que quand on est ministre
00:11:14à l'égalité femmes-hommes,
00:11:15c'est compliqué
00:11:16de ne pas avoir cette position.
00:11:18Mais sur beaucoup d'autres sujets
00:11:20et des affaires
00:11:21qui ont beaucoup choqué
00:11:21les Français,
00:11:22je vois beaucoup de ministres
00:11:23qui disent non, non,
00:11:24je ne commande pas
00:11:24des décisions de justice,
00:11:25je ne commande pas une affaire
00:11:26en cours.
00:11:26Pas Orberger.
00:11:27Pas Orberger.
00:11:27Pas Orberger,
00:11:28je la trouve plutôt courage
00:11:28de Orberger.
00:11:29Vous avez beaucoup de gens
00:11:30sur l'affaire Lola,
00:11:30sur l'affaire Philippine.
00:11:32Non, non, je ne commenterai pas.
00:11:33Alors, Orberger,
00:11:34elle a réagi ce soir,
00:11:35interrogée sur le maintien
00:11:36de la tournée de Patrick Bruel.
00:11:37J'avais répondu
00:11:38que les conditions
00:11:38n'étaient pas réunies
00:11:39pour que celles-ci
00:11:40puissent être maintenues
00:11:40et l'avait appelée
00:11:41à y renoncer.
00:11:42Je prends acte de la décision
00:11:43qu'il a prise de la nuit.
00:11:43Je le redis avec clarté,
00:11:45écoutez et respectez
00:11:45la parole des victimes
00:11:46et notre responsabilité,
00:11:47le faire dans le cadre
00:11:48de l'État de droit,
00:11:49notre exigence.
00:11:49Je vous propose d'écouter
00:11:50l'avis des Français
00:11:51que nous avons interrogés.
00:11:54Je veux quand même
00:12:00mais là, quand même,
00:12:0133 personnes,
00:12:02ça fait beaucoup.
00:12:04Quelque part,
00:12:04il a pris une bonne décision
00:12:05pour apaiser
00:12:08tout ce qui se passe
00:12:09autour de lui
00:12:10parce que, en fait,
00:12:11tout le monde parle
00:12:12sans savoir.
00:12:13En ce moment,
00:12:13c'est un peu
00:12:14un personnage
00:12:15un peu controversé
00:12:16donc je pense que
00:12:17ce n'est pas forcément
00:12:17une mauvaise décision
00:12:19de sa part
00:12:19d'avoir décidé
00:12:21d'arrêter la tournée.
00:12:22Quand justement
00:12:23on fait ce genre de choses,
00:12:24en tout cas,
00:12:24on est accusé
00:12:25de ce genre de choses
00:12:26et qu'on est quelqu'un
00:12:27qui s'expose,
00:12:28on ne devrait pas pouvoir
00:12:29continuer à s'exposer
00:12:30et être un exemple
00:12:30pour les autres
00:12:31alors que tout ce qu'on fait
00:12:32et tout ce qu'on procure
00:12:33est absolument horrible.
00:12:34C'est très bien
00:12:34qu'il arrête sa tournée
00:12:36et qu'on laisse
00:12:37la justice
00:12:38suivre son cours.
00:12:40Je pense que c'est
00:12:40une très bonne décision
00:12:41et il doit allumer
00:12:42tous ses concerts
00:12:43parce que je pense
00:12:44qu'il est condamnable
00:12:45et que pour l'instant
00:12:46on n'a pas suffié
00:12:47qu'il n'avait rien fait.
00:12:50Qu'est-ce qui vous rend fou,
00:12:51Johanna ?
00:12:51Complètement effrayant
00:12:52ce que vient de dire
00:12:53cette dame
00:12:53est méfrée au plus haut point.
00:12:54Elle dit
00:12:55je pense que Patrick Bruel
00:12:56est condamnable.
00:12:57Ah bon, mais pourquoi ?
00:12:58Elle a eu accès au dossier.
00:13:00Elle est sûre et certaine
00:13:01que toutes les plaintes
00:13:02sont étayées
00:13:03par des faits
00:13:03qu'elles iront au bout.
00:13:05C'est vraiment
00:13:05la justice
00:13:06qui est rendue dans la rue
00:13:08ou qui est rendue
00:13:08chez soi devant la télévision.
00:13:10Ça devrait tous
00:13:11nous alerter quand même.
00:13:12Alors là, je suis d'accord.
00:13:12Il y a 35 plaintes.
00:13:14C'est le nombre.
00:13:14Mais Patrick Bruel
00:13:16est condamnable
00:13:17alors même
00:13:17qu'il n'y a pas eu de procès.
00:13:19Je vous assure,
00:13:19je trouve ça effrayant.
00:13:20Il y a une deuxième chose
00:13:21qui m'embête
00:13:22parce que Patrick Bruel
00:13:23annule ses concerts
00:13:24en considérant
00:13:25qu'il y aura sans doute
00:13:25des manifestations,
00:13:27qu'il ne pourra pas
00:13:27tenir ses concerts
00:13:28dans de bonnes conditions.
00:13:29Donc, il annule ses concerts
00:13:31en raison du potentiel
00:13:33trouble à l'ordre public.
00:13:34Mais si trouble
00:13:35à l'ordre public il y a,
00:13:36alors la justice
00:13:38aurait dû lui interdire
00:13:39de monter sur scène.
00:13:40Son contrôle judiciaire
00:13:42aurait dû prévoir le fait
00:13:43qu'il ne puisse pas
00:13:44monter sur scène
00:13:45dans la mesure
00:13:46où la justice
00:13:49l'autorise
00:13:50à monter sur scène.
00:13:52Je suis un peu embêté
00:13:53de voir que
00:13:54c'est la rue
00:13:55une nouvelle fois
00:13:56qui va se substituer
00:13:57à la justice.
00:13:58J'entends.
00:13:58Mais c'est toujours pareil.
00:13:59C'est ce que disait
00:14:00très justement Rachel.
00:14:01C'est-à-dire la différence
00:14:02entre la justice et la morale.
00:14:03Par exemple, Bertrand Cantat,
00:14:04il peut monter sur scène.
00:14:06Ça me rendrait dingue
00:14:07qu'il le fasse.
00:14:07Il a tué une femme
00:14:08et il y en a une autre
00:14:09qui s'est suicidée ensuite.
00:14:10Ça me rendrait dingue.
00:14:11si il n'est plus ce monde.
00:14:13Mais Jean-Louis Trintignant,
00:14:15quand il a dû subir ça
00:14:16et quand l'autre
00:14:16faisait la une des unrocs,
00:14:18ce journal qui donne des leçons
00:14:18à la terre entière
00:14:19et qui avait mis
00:14:19un tueur de femmes en une,
00:14:21ça le rendait fou.
00:14:22Mais moi,
00:14:22j'ai le plus grand mépris
00:14:23pour Bertrand Cantat
00:14:24et pour tous ceux
00:14:25qui sont allés l'applaudir
00:14:26après sa sortie de prison.
00:14:27J'ai le plus grand mépris
00:14:28pour eux.
00:14:29Mais il avait le droit
00:14:30de le faire.
00:14:31Il avait le droit.
00:14:32Mais la morale,
00:14:34il ne le fait plus.
00:14:35Et honte à ceux
00:14:35qui sont allés l'applaudir.
00:14:36Bien sûr.
00:14:37Et honte à lui
00:14:38de se pavaner
00:14:39comme ça
00:14:39après avoir tué une femme
00:14:43et provoquer,
00:14:43je mets un point d'interrogation,
00:14:45peut-être le suicide d'une autre.
00:14:46En revanche,
00:14:46si je peux me permettre
00:14:47de pondérer juste,
00:14:48Johan,
00:14:48je pense que ce n'est pas
00:14:49la justice de choisir
00:14:51qui doit faire un concert,
00:14:52une conférence ou autre.
00:14:53La justice,
00:14:53elle choisit
00:14:54qui elle met en prison
00:14:55ou qui elle ne met pas en prison.
00:14:56Il y a un contrôle judiciaire.
00:14:57Oui, bien sûr.
00:14:58Mais elle ne doit pas légiférer
00:14:59si elle avait le droit de le faire.
00:15:01Eva,
00:15:02qu'est-ce que vous pensez de cela ?
00:15:03Honnêtement,
00:15:04je suis assez d'accord avec ça.
00:15:05Je ne comprends pas
00:15:05que la justice de la rue
00:15:07est prédominée
00:15:09sur les instances de justice
00:15:11tout simplement.
00:15:12C'est vrai que
00:15:12dans son contrôle judiciaire,
00:15:14on aurait pu lui empêcher
00:15:16de se produire.
00:15:18Lui a décidé
00:15:19tout de même
00:15:19d'arrêter cette tournée.
00:15:21Je trouve personnellement
00:15:23qu'aujourd'hui,
00:15:24je pense surtout
00:15:24à toutes les personnes
00:15:25qui ont travaillé
00:15:26sur cette tournée.
00:15:27Je pense aussi
00:15:28aux frais
00:15:28qui ont été engagés,
00:15:30notamment aux personnes
00:15:31qui se sont déplacées.
00:15:31C'est vrai que là,
00:15:32on parle beaucoup de ça,
00:15:33mais il y a près de 150 000
00:15:35personnes qui ont peut-être
00:15:36pris des billets de train,
00:15:37des hôtels,
00:15:38etc.,
00:15:38et qui aujourd'hui
00:15:40se retrouvent au pied du mur.
00:15:42Après,
00:15:42je comprends
00:15:43Patrick Bruel
00:15:44sur sa décision,
00:15:45pour le coup,
00:15:46qui craignait
00:15:47de nombreux troubles
00:15:49à l'ordre public,
00:15:50notamment avec,
00:15:51on le rappelle,
00:15:51des militantes féministes
00:15:53qui intervenaient
00:15:54en plein concert.
00:15:56Aujourd'hui,
00:15:57je trouve que c'était
00:15:57une décision de sagesse.
00:16:00C'est une décision, pardon ?
00:16:01De sagesse.
00:16:01De sagesse.
00:16:02J'ai Valérie Acknain
00:16:03qui me parlait en même temps.
00:16:05Excusez-moi.
00:16:06Valérie Acknain est là
00:16:08en permanence.
00:16:09Je vous présente
00:16:10Valérie Acknain.
00:16:11Dans votre horreur.
00:16:11C'est Valérie Acknain.
00:16:12Elle est juste là,
00:16:13Valérie Acknain.
00:16:13Vous en avez de la chance.
00:16:14J'espère que vous gardez
00:16:15de l'indépendance
00:16:16à l'égard des conseils
00:16:17de Valérie Acknain.
00:16:18Je n'ai aucune indépendance
00:16:19par rapport à Valérie Acknain.
00:16:20Je suis totalement dépendant
00:16:21de Valérie Acknain.
00:16:21Vous avez raison.
00:16:22Si je peux me permettre.
00:16:23J'ai Richard Walter
00:16:24qui veut intervenir
00:16:25et après,
00:16:26vous pourrez vous permettre.
00:16:27Richard Walter
00:16:28qui est producteur de spectacle.
00:16:28Et c'est ce que disait Eva.
00:16:30C'est ça qui m'intéresse
00:16:31avec vous,
00:16:31cher Richard.
00:16:32C'est l'aspect économique.
00:16:34On sait que Patrick Bruel
00:16:35a retardé ce moment
00:16:37qui était sans doute
00:16:38une fatalité pour lui,
00:16:39l'annulation de sa tournée
00:16:40parce qu'il est producteur
00:16:41de sa tournée
00:16:41et on parle
00:16:42de plusieurs millions d'euros
00:16:45qui vont évidemment
00:16:47impacter Patrick Bruel.
00:16:48Ça représente combien
00:16:49une tournée comme ça
00:16:50qui est annulée
00:16:51du jour au lendemain
00:16:52pour un producteur ?
00:16:54Déjà,
00:16:54on parle
00:16:55au bas mot
00:16:56de 30 millions.
00:16:57Au bas mot de 30 millions.
00:16:58On parle
00:16:59que déjà
00:17:00la tournée
00:17:00de Patrick Bruel
00:17:01était complète.
00:17:03Elle était complète
00:17:05et je ne vois pas
00:17:06qu'il n'aura pas
00:17:07de motif juridique
00:17:09de l'annuler
00:17:09puisque en droit,
00:17:11on ne lui a pas
00:17:11interdit de le faire
00:17:12donc c'est une annulation
00:17:13volontaire.
00:17:15Moi, je pense que d'ailleurs
00:17:16ce n'est pas un choix
00:17:17qu'il a fait.
00:17:17Il a été forcé
00:17:18par la pression
00:17:18comme vous l'avez dit.
00:17:20Et moi, je pense
00:17:20que c'était une erreur.
00:17:21Moi, ce qu'il aurait dû faire,
00:17:23c'est qu'il aurait dû dire
00:17:24que toute personne
00:17:25qui ne veut pas venir au concert
00:17:26se fassera annoncer.
00:17:28Parce que là où je suis d'accord
00:17:29avec les gens du plateau,
00:17:31qui est qui
00:17:32pour interdire
00:17:33à 6 000 personnes
00:17:34qui veulent assister
00:17:35à un concert de Patrick Bruel
00:17:36de ne pas y assister ?
00:17:38C'est ça que je ne comprends pas.
00:17:39Comme vous avez dit,
00:17:40quelle justice ?
00:17:41Puisqu'il n'est pas jugé,
00:17:42on ne sait rien.
00:17:43On sait qu'il y a des faits
00:17:44qui sont réels,
00:17:45je suppose.
00:17:46Mais moi, je peux vous prédire
00:17:47que déjà,
00:17:48les 32 plaintes
00:17:49n'iront pas au bout
00:17:49parce que ce n'est pas possible.
00:17:51Et maintenant,
00:17:51je vais vous dire quelque chose
00:17:52que personne ne dit
00:17:53parce qu'évidemment,
00:17:54tout le métier,
00:17:54tout le monde a toujours peur.
00:17:55Moi, j'ai fait
00:17:56beaucoup de concerts
00:17:57avec Patrick Bruel.
00:17:58D'accord ?
00:17:59Parce qu'à un moment donné,
00:18:00j'étais producteur
00:18:01de beaucoup de ces concerts.
00:18:03J'ai dû en faire
00:18:04dans ma vie
00:18:0550 à 60
00:18:07pendant cette période.
00:18:08Et donc,
00:18:09je n'ai aucun doute
00:18:10qu'il y ait eu des incidents.
00:18:11Mais je me dois de vous dire
00:18:13qu'il n'y en a eu aucun.
00:18:14Vous m'entendez bien ?
00:18:15Aucun.
00:18:16Par contre,
00:18:17ce que moi,
00:18:17j'ai vu
00:18:17et que vous oubliez tous
00:18:19de dire,
00:18:19c'est la Bruelmania.
00:18:20Ce que moi,
00:18:21j'ai vu,
00:18:22c'est des centaines de femmes.
00:18:23Il fallait arriver
00:18:24avec la sécurité
00:18:25qui se ruait sur lui,
00:18:26qui se ruait dans les loges,
00:18:28qui criait Patrick,
00:18:29qui jetait des culottes
00:18:30sur sa scène.
00:18:31Tout ça,
00:18:31plus personne n'en parle.
00:18:32Donc,
00:18:33ça n'excuse rien.
00:18:34Mais il faut faire un contexte.
00:18:35Et moi,
00:18:35j'en ai un peu assez
00:18:36des gens qui jugent
00:18:37en 2024
00:18:38avec l'œil
00:18:39et la société d'aujourd'hui
00:18:40des choses
00:18:40qui se sont passées
00:18:41à cette époque-là.
00:18:43D'accord ?
00:18:43Donc,
00:18:43il faut quand même
00:18:44replacer les choses
00:18:45dans leur contexte.
00:18:46Et je vous le redis,
00:18:47moi,
00:18:48je n'ai pas vu ça.
00:18:49Et comme personne,
00:18:50absolument personne
00:18:51ne peut dire quelque chose
00:18:52qui ne soit pas
00:18:53une condamnation absolue
00:18:54de Patrick Gruel,
00:18:56eh bien,
00:18:56moi,
00:18:56je vous le dis.
00:18:57Voilà,
00:18:57parce que ça,
00:18:58ce sont des faits réels.
00:18:59Et moi,
00:18:59je sais de quoi je parle,
00:19:00j'y étais.
00:19:01Parce que quand je vois
00:19:01tous ces gens
00:19:02qui parlent de partout,
00:19:03et pour ce qui est du trouble
00:19:04à l'ordre public,
00:19:05ce qui me fascine,
00:19:06c'est que nous,
00:19:06on fait des concerts
00:19:07tous les jours
00:19:07avec 6 000,
00:19:0810 000,
00:19:0820 000 personnes.
00:19:09On est parfaitement capable
00:19:11d'assurer la paix publique
00:19:12dans un génie
00:19:13avec 20 000 personnes.
00:19:14D'accord ?
00:19:16Le trouble,
00:19:17c'est quoi ?
00:19:17C'est 30,
00:19:1840 personnes
00:19:19qui vont donc venir
00:19:20sur place
00:19:21et faire un trouble
00:19:22et empêcher
00:19:23les 5 000
00:19:23qui veulent rester
00:19:24de voir un spectacle.
00:19:25Parce que si on parle
00:19:25purement du trouble,
00:19:26le trouble à l'ordre public,
00:19:28ce n'est pas Patrick Bruel
00:19:28qui monte sur scène.
00:19:29C'est une minorité de gens
00:19:31qui décident
00:19:31qu'on lui interdit
00:19:32de monter sur scène
00:19:34quelle que soit la situation.
00:19:36Voilà.
00:19:37Richard Walter,
00:19:37ancien producteur
00:19:38de Patrick Bruel,
00:19:39vous l'avez rappelé,
00:19:39vous avez fait plusieurs
00:19:40dizaines de tournées
00:19:41avec lui.
00:19:41Quand je n'étais pas
00:19:42son producteur,
00:19:43j'ai organisé
00:19:43beaucoup de concerts
00:19:44avec lui,
00:19:44avec son producteur à l'époque
00:19:45qui était Gilles Vercounier.
00:19:46Et voilà,
00:19:48je vous donne les faits.
00:19:49Et il suffit
00:19:49que vous alliez
00:19:50dans vos archives
00:19:51et regardez
00:19:51ce qui se passait
00:19:52à un concert
00:19:53de Patrick Bruel.
00:19:54Toutes ces images
00:19:55qu'on s'interdit
00:19:55de diffuser
00:19:56parce qu'on décrit
00:19:57le diable noir absolu.
00:19:59Et donc voilà,
00:19:59et ça ne lève rien
00:20:00au fait que je condamnerais
00:20:02fermement tout ce qu'il a pu faire.
00:20:04Mais je pense
00:20:04qu'à un moment donné,
00:20:06l'objectivité fait
00:20:06qu'il faut dire
00:20:07le plus et le plus.
00:20:08Vous avez participé
00:20:09donc aux productions
00:20:10avec Patrick Bruel
00:20:11sur plusieurs dizaines
00:20:12de tournées.
00:20:1430 millions d'euros.
00:20:15Vous dites 30 millions
00:20:16d'euros.
00:20:17Donc ça va lui coûter
00:20:17directement à lui
00:20:1830 millions d'euros.
00:20:20Il va ressortir
00:20:20de l'acte totalement ruiné
00:20:21en fait.
00:20:22Je pense qu'en fait
00:20:24le principe en général
00:20:25c'est qu'un artiste
00:20:26comme Patrick
00:20:26coproduit sa tournée.
00:20:27Je pense qu'il a aussi
00:20:28un producteur exécutif
00:20:29et comme disait
00:20:30la dame à côté,
00:20:31il y a énormément
00:20:31de frais qui ont été engagés
00:20:33même par des gens
00:20:34qui ont acheté
00:20:35un billet de train
00:20:35etc.
00:20:36Et moi j'ai toujours trouvé
00:20:38que...
00:20:39Et cet argent
00:20:40effectivement
00:20:40je pense qu'il n'y a
00:20:43aucune assurance
00:20:43qui perd à ça.
00:20:44C'est une autorisation
00:20:45volontaire,
00:20:46une annulation volontaire
00:20:47de sa part
00:20:48qu'on respecte
00:20:49et qui veut dire
00:20:50que simplement
00:20:51il est au bout du rouleau
00:20:51et qu'effectivement
00:20:53ces 32 plaignantes
00:20:54ça fait beaucoup.
00:20:55Je suis d'accord
00:20:56avec les gens aussi.
00:20:57Il y a forcément
00:20:58un problème
00:20:58mais effectivement
00:20:59il va le payer
00:21:00très très cher
00:21:01et la seule chose
00:21:02que je crois
00:21:02que quelqu'un
00:21:03sur le plateau
00:21:03avait dit
00:21:04c'est que jusqu'à
00:21:05nouvel ordre
00:21:05en France
00:21:06on a une justice.
00:21:07la justice décide
00:21:08mais elle décide
00:21:09toujours trop tard
00:21:10et quand elle décidera
00:21:11vous avez cité
00:21:11plein d'exemples
00:21:12d'accord ?
00:21:13Quand elle décidera
00:21:13plus personne
00:21:14n'en aura rien à faire
00:21:15et le mal sera fait
00:21:16et voilà
00:21:18je trouve que
00:21:19c'est malsain
00:21:21c'est ce qu'a dit
00:21:21une personne
00:21:22je crois sur le plateau
00:21:22c'est malsain
00:21:23que ce soit la pression
00:21:24la rue
00:21:25et alors quant aux politiques
00:21:26excusez-moi
00:21:27tous les maires
00:21:27et tout ce que j'ai vu
00:21:29c'est eux qui vont nous donner
00:21:30des leçons de morale
00:21:31tous ces gens
00:21:32vont nous donner
00:21:32des leçons de morale
00:21:33même à Patrick Bruel
00:21:34donc c'est une blague
00:21:36Bah écoutez
00:21:37on avait entendu
00:21:37votre colère
00:21:38contre ceux
00:21:39contre les politiques
00:21:40contre ceux
00:21:41qui jugent
00:21:41avec les yeux
00:21:42d'aujourd'hui
00:21:43le passé
00:21:43même si vous
00:21:44croyez
00:21:45on l'a entendu
00:21:45la parole
00:21:47des plaignantes
00:21:47vous dites
00:21:48que vous avez assisté
00:21:48à d'autres choses
00:21:49avec Patrick Bruel
00:21:50et que vous n'avez jamais
00:21:51assisté à aucun débordement
00:21:53de sa part
00:21:53c'est bien ça ?
00:21:55Voilà
00:21:56Merci Richard Walther
00:21:57Ça ne peut rien dire
00:21:57mais c'est peut-être
00:21:59pas mal
00:21:59qu'une personne
00:22:00puisse nous dire
00:22:01c'est tout
00:22:03Merci Richard Walther
00:22:04d'avoir été
00:22:04producteur de spectacle
00:22:05d'avoir été
00:22:06en direct
00:22:07avec nous
00:22:07ça a fait réagir
00:22:08le plateau
00:22:08ce que nous a dit
00:22:09Richard Walther
00:22:10Rachel Kahn
00:22:11ça vous fait réagir
00:22:11Oui mais c'est très intéressant
00:22:12et c'est pour ça
00:22:13que le tribunal
00:22:14est nécessaire
00:22:15parce que finalement
00:22:16la réalité
00:22:16elle est complexe
00:22:17elle est à 360
00:22:18il y a l'œil du producteur
00:22:20il y a l'œil
00:22:21le vécu
00:22:22le témoignage
00:22:23de l'artiste
00:22:24mais il y a aussi
00:22:25la société
00:22:26c'est-à-dire que si
00:22:27l'affaire Patrick Bruel
00:22:28cristallise autant
00:22:29c'est que
00:22:30les femmes
00:22:31durant des dizaines
00:22:32d'années
00:22:33ont quand même eu
00:22:34de sérieux problèmes
00:22:35par rapport à cette égalité
00:22:37femmes-hommes
00:22:37de ne pas être inquiétées
00:22:39donc en fait
00:22:39on admet évidemment
00:22:41la présomption d'innocence
00:22:42pour Patrick Bruel
00:22:43mais il y a des faits
00:22:44dans notre société
00:22:45qui ne sont plus
00:22:46tolérables non plus
00:22:47en 2026
00:22:48c'est tout
00:22:48on va écouter Flavie Flamand
00:22:49qui vous le savez
00:22:50accuse Patrick Bruel
00:22:51de viol
00:22:53avant moi
00:22:53il y a des femmes
00:22:54qui pendant des mois
00:22:55pendant des années
00:22:56ont essayé de se faire entendre
00:22:58et il a fallu
00:22:59la médiatisation
00:23:00de ma plainte
00:23:01pour que les choses avancent
00:23:02et je trouve que
00:23:03c'est particulièrement injuste
00:23:04donc c'est un soulagement
00:23:05je ne fais pas partie
00:23:06des cas qui sont étudiés
00:23:08aujourd'hui
00:23:08a priori
00:23:09par le parquet
00:23:10de Nanterre
00:23:11en revanche
00:23:11je suis là
00:23:12pour apporter ma voix
00:23:13parce que je sais
00:23:13que toutes les victimes
00:23:14sont derrière moi
00:23:15et qu'elles se feront
00:23:16entendre
00:23:17de cette façon là
00:23:18ça va être intéressant
00:23:19de voir
00:23:20déjà comment évolue
00:23:22évidemment le dossier
00:23:22de Patrick Bruel
00:23:23son dossier personnel
00:23:25voilà
00:23:26on ne sait pas aujourd'hui
00:23:27s'il va finir condamné
00:23:28s'il va finir en prison
00:23:29peut-être
00:23:30on verra
00:23:30c'est une éventualité
00:23:31c'est une éventualité
00:23:32je sais que le contrôle judiciaire
00:23:33a été énormément critiqué
00:23:34puisqu'on lui a permis
00:23:35vous le savez
00:23:35de quitter
00:23:36le territoire français
00:23:37et une caution quand même
00:23:38de 500 000 euros
00:23:39et il est revenu
00:23:40je crois
00:23:41sous les conseils
00:23:42de ses avocats
00:23:43assez rapidement
00:23:44après que l'information
00:23:45ait été publiée
00:23:46par Mediapart
00:23:47donc il est revenu
00:23:48sur le sol de France
00:23:49mais voilà
00:23:50pour Patrick Bruel
00:23:51on verra
00:23:51ce que dit la justice
00:23:52mais quelqu'un
00:23:54encore une fois
00:23:54comme Harry Habitant
00:23:56qui a eu
00:23:58avec une mise en examen
00:24:00qui a sauté
00:24:01c'est-à-dire qu'il était
00:24:01mis en examen
00:24:02on lui a supprimé
00:24:03sa mise en examen
00:24:03c'est extrêmement rare
00:24:05ensuite
00:24:05il est blanchi
00:24:07donc il obtient
00:24:07un non-lieu
00:24:08il obtient un non-lieu
00:24:10et on l'empêche
00:24:12aujourd'hui
00:24:12de se produire
00:24:13dans les salles
00:24:13donc ça
00:24:14c'est vraiment
00:24:14une forme
00:24:14de justice populaire
00:24:15qui agit
00:24:17comme un rouleau
00:24:17compresseur
00:24:18où on ne lâche
00:24:19pas quelqu'un
00:24:20c'est pas la justice populaire
00:24:21c'est la justice
00:24:22de l'extrême gauche
00:24:23et de la gauche
00:24:23extrémisée
00:24:24c'est ça la réalité
00:24:26principalement
00:24:26parce que les associations
00:24:27féministes
00:24:28auxquelles vous faites référence
00:24:29sont quand même
00:24:31particulièrement politisées
00:24:31donc j'appellerais pas ça
00:24:32la justice populaire
00:24:33c'est la justice
00:24:35de rue
00:24:35c'est ça que je veux dire
00:24:36on entre dans
00:24:38les salles de spectacle
00:24:40on empêche
00:24:41l'artiste de se produire
00:24:42et vous avez vu
00:24:43aujourd'hui
00:24:43Harry Habitant
00:24:43il n'est plus sur scène
00:24:44et il faut dire aussi
00:24:45les choses
00:24:45je crois que la vidéo
00:24:46avec Brigitte Macron
00:24:47ne l'a pas vraiment aidé
00:24:48parce qu'il était
00:24:49sous les radars
00:24:50il y avait effectivement
00:24:51une ou deux féministes
00:24:52qui rentraient le soir
00:24:53dans sa salle
00:24:53mais les sales connes
00:24:55avec l'effet que ça a eu
00:24:56ça n'a vraiment pas aidé
00:24:58Harry Habitant
00:24:59ça montre qu'il y a
00:25:00une possibilité
00:25:01de mort professionnelle
00:25:01pour un certain nombre
00:25:02de personnes
00:25:03qui sont lavées
00:25:03de tout soupçon
00:25:04et encore
00:25:05l'histoire d'Harry Habitant
00:25:07n'a rien de comparable
00:25:08si je puis dire
00:25:09avec Patrick Bruel
00:25:10Patrick Bruel
00:25:10vous l'avez dit
00:25:11il y a 32 plaintes
00:25:12il y a beaucoup
00:25:13beaucoup de témoignages
00:25:14sur une période
00:25:15qui est une période
00:25:16de 30 ans
00:25:16avec des femmes
00:25:17qui ne se connaissent pas
00:25:17à partir de 1992
00:25:18avec des femmes
00:25:19qui ne se connaissent pas
00:25:19avec des réseaux
00:25:20qui ne se connaissent pas
00:25:21Harry Habitant
00:25:22ça n'a rien à voir
00:25:23et pourtant
00:25:24lui a connu
00:25:25une mort professionnelle
00:25:26lui est aujourd'hui
00:25:27incapable de se produire
00:25:28dignement
00:25:29et moi je suis persuadé
00:25:30qu'il y aurait eu
00:25:31des mouvements
00:25:32même si
00:25:32comme le dit Richard Walter
00:25:33c'est 30 à 40 personnes
00:25:35dans un concert
00:25:35moi je me souviens très bien
00:25:37pour avoir participé
00:25:39notamment à un événement
00:25:39de Valeurs Actuelles
00:25:40au Palais des Sports de Paris
00:25:41avec 4000 personnes
00:25:42il vous suffit de deux féministes
00:25:43de deux féministes
00:25:45ça peut vous ruiner
00:25:46un événement
00:25:46deux féministes qui rentrent
00:25:48qui
00:25:48c'était les fémènes
00:25:49un certain nombre de slogans
00:25:50oui c'était les fémènes
00:25:51l'évacuation était un bon moment
00:25:53l'évacuation
00:25:54ça n'a pas ruiné
00:25:55ça n'a pas ruiné
00:25:56oui mais c'est pas très agréable
00:25:57c'est pas très agréable
00:25:58et d'autant plus
00:25:59c'était pas le même slogan
00:26:01c'était un cadre de débat
00:26:03c'est plus facile
00:26:04de réenchaîner un débat
00:26:05une pièce
00:26:06Patrick Bruel
00:26:07ils avaient dû reprendre
00:26:07la pièce depuis le départ
00:26:08bien sûr
00:26:08parce qu'il y avait eu
00:26:09intrusion au Théâtre Edouard 7
00:26:10puis après
00:26:10ils ont décidé
00:26:11d'annuler les dernières dates
00:26:12les habitants
00:26:12aller récupérer la salle
00:26:13après un happening
00:26:14de militantes féministes
00:26:15ou féminines
00:26:16pour vous dire que ça existe
00:26:18c'est là
00:26:18ça existe en France
00:26:19et en effet
00:26:19je suis plutôt d'accord avec Johan
00:26:20c'est quelques nervis
00:26:22d'extrême gauche
00:26:23ou quelques gauchistes féministes
00:26:24pas féministes
00:26:25pas des féministes
00:26:26oui mais en tout cas
00:26:27elles se prétendent comme féministes
00:26:27elles ont le féminisme
00:26:28à géométrie variable
00:26:29exactement
00:26:29parce qu'elles sont pas là
00:26:31pour les femmes du 7 octobre
00:26:32elles sont pas là
00:26:33quand Marine Le Pen
00:26:33se fait insulter
00:26:35un roc en scène
00:26:36elles sont politisées
00:26:37c'est vrai vous avez raison
00:26:37c'est ce que je vous disais
00:26:38mais est-ce qu'aujourd'hui
00:26:39par exemple Eva
00:26:41accusation vaut condamnation
00:26:43est-ce que dès lors
00:26:44qu'on est accusé
00:26:44on est automatiquement condamné
00:26:46écoutez c'est un peu difficile
00:26:48de décrire tout ça
00:26:49c'est vrai que c'était
00:26:49une autre époque
00:26:50comme on dit
00:26:50moi j'ai que 24 ans
00:26:51typiquement
00:26:52c'est vrai que tout ça
00:26:53me semble assez lointain
00:26:55aujourd'hui c'est vrai
00:26:57qu'on sent que directement
00:26:59quand il y a une accusation
00:27:00il n'y a plus aucune
00:27:00présomption d'innocence
00:27:02et c'est vrai que c'est notamment
00:27:03via ces relais
00:27:04d'associations d'extrême gauche
00:27:05féministes
00:27:06comme vous l'avez dit
00:27:07qui défend bien
00:27:08ce qui les arrange
00:27:08c'est-à-dire que quand c'est
00:27:10Marine Le Pen
00:27:10qui se fait attaquer
00:27:11à Roque-en-Seine
00:27:12ou par exemple
00:27:13quand nous journalistes
00:27:15femmes on se fait prendre
00:27:16à partie sur certains événements
00:27:17et bien là
00:27:20aucune association
00:27:20féministe d'extrême gauche
00:27:21ne prend notre défense
00:27:22donc voilà
00:27:23c'est toujours la même chose
00:27:24donc maintenant accusation
00:27:25Oui Johan
00:27:26Non mais c'est précisément
00:27:27parce qu'on sait
00:27:27que ce genre de dérive
00:27:29est possible
00:27:29et même désormais probable
00:27:31puisqu'on sait
00:27:31que quand vous êtes
00:27:33lavés de tout soupçon
00:27:34que vous êtes blanchis
00:27:35quoi qu'il en soit
00:27:36c'est pseudo féministe
00:27:38ces associations
00:27:38d'extrême gauche
00:27:39vont vous poursuivre
00:27:40et vous condamner à mort
00:27:42socialement
00:27:43professionnellement
00:27:44c'est parce qu'on sait
00:27:45désormais que ce genre
00:27:46de dérive
00:27:46est tout à fait probable
00:27:48qu'il faut s'en tenir
00:27:49uniquement à la loi
00:27:50c'est ma position
00:27:51force doit rester à la loi
00:27:52il faut attendre
00:27:53les décisions de justice
00:27:54la justice elle ne se fait pas
00:27:56dans la rue
00:27:56comme lorsque cette dame
00:27:57dit que Patrick Bruel
00:27:58est condamnable
00:28:00la justice elle ne se fait pas
00:28:01chez soi
00:28:02elle ne se fait pas
00:28:03en s'infiltrant
00:28:04clandestinement
00:28:05dans des salles
00:28:05pour perturber
00:28:06des concerts
00:28:07ou des événements
00:28:08la justice elle se fait
00:28:09dans un tribunal
00:28:10et nous devons
00:28:11nous en tenir
00:28:11à cela
00:28:12uniquement à cela
00:28:13parce qu'on sait
00:28:14que désormais
00:28:14les dérives sont
00:28:15monnaie courante
00:28:16parfois le tribunal
00:28:18il peut choquer
00:28:18par ses décisions
00:28:20j'ai des exemples
00:28:23dans le périscolaire
00:28:24mais j'en ai aussi
00:28:25des exemples
00:28:26si on ne s'en tient pas
00:28:27aux décisions de justice
00:28:28on s'en tient à quoi alors ?
00:28:29à rien
00:28:31des fois quand la justice
00:28:32n'est pas là
00:28:33ça se termine dans la rue
00:28:33c'est bien le problème
00:28:34et on en a parlé
00:28:35avec la pédocriminalité
00:28:36et ce qui s'est passé
00:28:37en Belgique
00:28:37avec un homme
00:28:38qui a roué de coup
00:28:38un pédocriminel
00:28:39c'est extrêmement dangereux
00:28:40oui c'est extrêmement dangereux
00:28:41mais quand vous voyez
00:28:42la justice avec ce pédocriminel
00:28:43hier
00:28:44il reconnaît les faits
00:28:45il s'en est pris
00:28:45à 9 enfants
00:28:46il leur a touché
00:28:47les faits c'est le sexe
00:28:48et la justice
00:28:49avec les réquisitions
00:28:50a réclamé un enferme
00:28:51donc aménageable
00:28:52donc pas de prison
00:28:53ça rend dingue
00:28:54donc quand la justice
00:28:55n'est pas là
00:28:56ça rend dingue
00:28:56quand la justice
00:28:59n'est pas là
00:28:59pour protéger
00:29:00Liana
00:29:00ça rend dingue
00:29:01il faut qu'on s'en tienne
00:29:02à la justice
00:29:02c'est presque vital
00:29:04oui mais il faut que la justice
00:29:04fasse le job
00:29:05c'est ce que je viens de vous dire
00:29:06il faut que la justice
00:29:06fasse le job
00:29:07et elle ne le fait pas
00:29:08bien souvent
00:29:09bien souvent
00:29:10et donc effectivement
00:29:12pour me faire l'avocat
00:29:13des femmes
00:29:14c'est à dire que
00:29:14quand vous avez 30 femmes
00:29:15qui accusent un homme
00:29:16et que la justice
00:29:17permet de lever
00:29:18un contrôle judiciaire
00:29:19et de partir de France
00:29:20ça peut choquer
00:29:21un certain nombre de femmes
00:29:21oui
00:29:22bien sûr
00:29:23au nom de quoi
00:29:24il a le droit
00:29:24de quitter le territoire
00:29:25il faut changer les règles
00:29:25il faut changer les règles
00:29:26de même que la résolution
00:29:27des viols
00:29:28est beaucoup trop faible
00:29:30les sanctions pénales
00:29:31sont beaucoup trop faibles
00:29:32parfois pardon
00:29:33il n'y a pas besoin
00:29:34de légiférer surtout
00:29:35c'est à dire qu'à un moment
00:29:36il n'y a pas forcément besoin
00:29:37d'avoir une règle
00:29:37il faut changer les juges
00:29:39il n'y a pas la loi
00:29:39qu'il faut changer
00:29:40c'est les juges
00:29:41bien souvent
00:29:41le débat médiatique
00:29:43le débat intellectuel
00:29:44le débat entre les gens
00:29:45populaires
00:29:46dans la rue etc
00:29:47il est aussi nécessaire
00:29:48je crois bien plus dans ça
00:29:49que dans toute la réglementation
00:29:50en revanche juste un petit point
00:29:52pardonnez-moi Gauthier
00:29:52c'est que maintenant
00:29:53que Patrick Bruel
00:29:54en effet
00:29:54il s'est retiré
00:29:56on peut avoir
00:29:56un vrai regard de lucidité
00:29:58sur le fait que
00:29:58on se souvient
00:29:59que Kevin Spacey
00:30:00il a eu près de 30 plaignants
00:30:01une dizaine de réelles plaintes
00:30:03qui sont allées jusqu'au bout
00:30:04il s'est vu
00:30:04il s'est vu complètement détruire
00:30:06d'un point de vue cinématographique
00:30:07même sur la série
00:30:08au soft cards
00:30:09il n'a pas pu continuer
00:30:10alors qu'à la fin
00:30:11et bien ça s'est terminé
00:30:12d'une certaine façon
00:30:13il n'a pas été jugé coupable
00:30:14et le deuxième point
00:30:16qui me dérange
00:30:16pardon
00:30:17moi je fais partie
00:30:18de la jeune génération
00:30:19comme vous tous
00:30:19autour de ce plateau
00:30:20parfois j'ai la sensation
00:30:21quand on s'attaque
00:30:22à Patrick Bruel
00:30:23on s'attaque derrière
00:30:23une logique de patriarcat
00:30:24on considère qu'en fait
00:30:25tous les hommes sont des violeurs
00:30:27et des agresseurs sexuels
00:30:28et d'une certaine façon
00:30:29notre génération
00:30:30qui n'a pas du tout
00:30:30les mêmes pratiques
00:30:31que dans les années 70-80
00:30:32on paye pour ça
00:30:33c'est-à-dire qu'on se retrouve
00:30:34avec des jeunes de 20-25 ans
00:30:37qui n'osent plus
00:30:38dans une soirée
00:30:38aller voir une jeune femme
00:30:40parce qu'ils ont peur
00:30:41systématiquement
00:30:41de se faire accuser
00:30:42on paye pour toute cette génération
00:30:44qui dans les années 70-68
00:30:46a tout bazardé
00:30:47au nom de la liberté
00:30:48etc
00:30:49mon corps mon choix
00:30:50tout ça
00:30:50et ça c'est parfois aussi
00:30:52tous les hommes
00:30:52tous les hommes n'ont pas peur non plus
00:30:53non exactement
00:30:54tous les hommes n'ont pas peur non plus
00:30:55mais il y a quand même
00:30:56un changement
00:30:56dans des cas bien précis
00:30:57par exemple dans les mouvements
00:30:58de jeunesse
00:30:59la pratique sexuelle
00:31:01à largement
00:31:02quand même
00:31:02elle s'est écroulée
00:31:03aujourd'hui en France
00:31:03chez les jeunes
00:31:04une des raisons
00:31:05mais vous avez uniquement
00:31:05les jeux vidéo etc
00:31:06il y a beaucoup d'hommes
00:31:07qui fait peur
00:31:08les prises d'initiative
00:31:09quand même
00:31:10il y a beaucoup d'hommes
00:31:11vous par exemple
00:31:12vous vous achetez très peur
00:31:14en soirée c'est
00:31:15j'ai pas le temps
00:31:16je suis sur vos plateaux
00:31:16du matin au soir
00:31:17déjà quand vous sortez
00:31:19ce qui arrive une fois
00:31:20toutes les années bisextile
00:31:22et puis là vous
00:31:23à la moustache
00:31:24ne bouge pas
00:31:24à la moustache
00:31:27la moustache
00:31:29elle fait parler
00:31:29la moustache
00:31:30on m'a dit qu'elle faisait parler
00:31:31elle plaît
00:31:31à mon avis
00:31:32elle fait énormément parler
00:31:34y compris les grands de ce monde
00:31:36on va se retrouver dans un instant
00:31:37et on va parler
00:31:38alors vous savez que c'était la rentrée des élèves
00:31:39bien sûr
00:31:40et bien dans certains quartiers
00:31:41c'était aussi la rentrée des dealers
00:31:42et parfois ils sont pas loin l'un de l'autre
00:31:44vous allez voir
00:31:44une histoire de dingue
00:31:46une histoire de dingue
00:31:47des élèves qui doivent cohabiter
00:31:48avec des dealers
00:31:48quasiment
00:31:49on en est là
00:31:49en France
00:31:51on en parle juste après
00:31:52la pub
00:31:53ne bougez pas
00:31:53c'est 100% politique
00:31:54vous êtes confortablement installés
00:31:55c'est un plaisir d'être avec nous
00:32:00quand rentrée des classes
00:32:02rime avec rentrée des dealers
00:32:04vous avez bien entendu
00:32:05ça se passe donc à Belleville
00:32:07en plein Paris
00:32:08dans le 11ème arrondissement
00:32:09vous avez une école maternelle
00:32:12qui est théorisé par les dealers
00:32:14depuis sa date avant l'été
00:32:16et qu'est-ce qu'a fait avant l'été
00:32:17la directrice de l'établissement
00:32:19selon les informations du Parisien
00:32:20elle est allée négocier avec les dealers
00:32:22pour qu'ils ne soient pas là
00:32:23à la sortie des classes
00:32:24c'est-à-dire qu'ils arrivent vers 14h
00:32:26il ne faut pas leur demander non plus
00:32:26d'être là à 8h
00:32:27ils dorment à ce temps-là
00:32:29donc ils ne se lèvent pas à l'aube
00:32:32je peux vous dire
00:32:33donc ils arrivent vers 14h
00:32:35avec les chaises
00:32:36avec les parasols
00:32:37des couteaux ont été retrouvés
00:32:39dans les buissons
00:32:41et la directrice de l'établissement
00:32:43leur a demandé de ne pas être là
00:32:44à la sortie des classes
00:32:45et donc ils reprennent vers 18h
00:32:46une fois que les élèves
00:32:47sont rentrés chez eux
00:32:48et ont été récupérés par leurs parents
00:32:49c'est la cohabitation du territoire
00:32:50comme ça on pourrait croire
00:32:51c'est un canular
00:32:52c'est pas du tout un canular
00:32:52c'est parfaitement exact
00:32:54ce que je vous dis
00:32:54je vous propose d'écouter
00:32:55les explications de Sarah Fanzari
00:32:57c'est ici dans cette rue
00:32:58que se trouve cette école
00:33:00et justement ce point de deal
00:33:01à première vue
00:33:02rien ne laisse vraiment deviner la situation
00:33:04regardez c'est plutôt
00:33:06une petite rue piétonne
00:33:08arborée, entretenue
00:33:09avec quelques commerces
00:33:11plusieurs épiceries
00:33:11un hôtel
00:33:12un salon de coiffure aussi
00:33:14il y a régulièrement du passage
00:33:16des habitants
00:33:16mais évidemment des parents
00:33:18et des enfants aux abords
00:33:20de cette école
00:33:21nous n'avons pas authentifié
00:33:22si vous me permettez
00:33:23le terme de dealer
00:33:25à proprement parler
00:33:25mais depuis que nous sommes arrivés
00:33:27je ne vous le cache pas
00:33:28on ressent surtout
00:33:29une grande méfiance
00:33:30des regards pesants
00:33:32insistants
00:33:32de personnes présentes
00:33:34dans la rue
00:33:34la directrice de l'établissement
00:33:36qui dès qu'elle nous a aperçu
00:33:38est venue nous remettre
00:33:39un papier avec
00:33:39les coordonnées
00:33:40d'une personne du rectorat
00:33:42vers laquelle elle souhaitait
00:33:43nous renvoyer
00:33:43concernant notre présence
00:33:45alors même que nous étions
00:33:47installés sur la voie publique
00:33:48et puis à la sortie
00:33:50de l'école
00:33:51à 16h30
00:33:52nous avons tenté
00:33:53tant bien que mal
00:33:54d'aller à la rencontre
00:33:55des parents d'élèves
00:33:56de cette école maternelle
00:33:57pour leur demander
00:33:58comment ils vivent
00:33:59au quotidien
00:34:00avec ce point de deal
00:34:01à quelques mètres
00:34:02et bien sûr
00:34:03plus d'une dizaine
00:34:04de parents d'élèves
00:34:05un seul a accepté
00:34:06de nous accorder
00:34:07quelques minutes
00:34:07c'est le papa
00:34:08d'une petite fille
00:34:09de l'école
00:34:09un papa désemparé
00:34:11écoutez-le
00:34:11il y a quelques dealers
00:34:14il y en a qui nous respectent
00:34:16il y en a qui ne nous respectent pas
00:34:17il y en a qui vous embêtent
00:34:19il y en a qui nous embêtent
00:34:21mais bon
00:34:21on ne peut rien dire
00:34:22j'ai un angoisse
00:34:23oui
00:34:25le règlement de compte
00:34:27ça va vite
00:34:28il tire sur tout le monde
00:34:29peut-être il y en a
00:34:30qui ont des baseballs
00:34:32etc
00:34:32et tout ça
00:34:34donc on ne peut rien dire
00:34:36voilà
00:34:36hormis cet homme
00:34:37personne ne veut
00:34:39ne peut témoigner
00:34:40une dame nous a justement dit
00:34:41qu'elle ne pouvait pas parler
00:34:42puisqu'elle avait
00:34:44grandi ici
00:34:44grandi dans ce quartier
00:34:45et que beaucoup de monde
00:34:46la connaissait
00:34:48donc on peut tout à fait
00:34:49imaginer
00:34:49que c'est la peur
00:34:50qui domine les esprits
00:34:51la peur d'éventuelles représailles
00:34:53qui peuvent
00:34:54évidemment expliquer
00:34:55ce silence
00:34:56dans un quartier
00:34:57où le trafic
00:34:57fait partie du quotidien
00:34:59vous vous rendez compte
00:35:00où on en est dans ce pays
00:35:01c'est-à-dire que
00:35:02les autorités sont tellement
00:35:03incapables
00:35:04de faire régner l'ordre
00:35:05et évidemment le problème
00:35:06ce n'est pas les policiers
00:35:06ils étaient là ce matin d'ailleurs
00:35:07on était sur place ce matin
00:35:09dans 100% frontière
00:35:10ils étaient présents les policiers
00:35:10que c'est la directrice
00:35:14qui est obligée
00:35:15d'aller négocier
00:35:16avec les dealers
00:35:18pour qu'ils ne soient pas là
00:35:19à la sortie des classes
00:35:20enfin c'est un truc
00:35:21de taré quand même
00:35:21donc vous avez la directrice
00:35:23qui traverse la rue
00:35:24et qui va voir les dealers
00:35:25en leur disant
00:35:25s'il vous plaît
00:35:26si vous pouvez
00:35:27ne pas être là
00:35:29à 16h
00:35:30au moment de la sortie
00:35:30des classes
00:35:31ça m'arrangerait
00:35:32parce que ça terrorise
00:35:33les parents
00:35:33et évidemment les enfants
00:35:35mais enfin c'est un truc
00:35:35de dingue quoi
00:35:36comme elle est abandonnée
00:35:37elle fait avec les moyens du bord
00:35:39c'est-à-dire avec rien
00:35:40donc elle y va
00:35:41seule
00:35:42elle traverse la rue
00:35:43elle va voir les dealers
00:35:43et elle leur dit
00:35:44s'il vous plaît
00:35:44évacuez la zone
00:35:45pendant deux heures
00:35:46parce qu'elle est complètement
00:35:47abandonnée
00:35:48l'État
00:35:49j'allais dire
00:35:50à renoncer
00:35:50alors ça n'est pas
00:35:51le discours officiel
00:35:52mais en tout cas
00:35:53à renoncer
00:35:54dans le sens où
00:35:55il n'a pas mis
00:35:56les moyens suffisants
00:35:57manifestement
00:35:57pour que l'ordre public
00:35:59pour que l'ordre public
00:36:00puisse persister
00:36:01dans la rue
00:36:02ou au moins
00:36:02en tout cas
00:36:03à proximité
00:36:04des établissements scolaires
00:36:05Johan
00:36:06souvenez-vous
00:36:07à Saint-Ouen
00:36:09je ne pensais pas
00:36:09que vous arrêtez
00:36:10c'est bien
00:36:11l'autorité est respectée
00:36:12l'autorité est respectée
00:36:13mais quand je dis
00:36:14Julie et Eric
00:36:14ça ne marche pas du tout
00:36:15ça marche moins
00:36:18quand à Saint-Ouen
00:36:19il y avait un problème
00:36:20autour d'une école
00:36:21avec des dealers
00:36:21et les policiers
00:36:22les retrouvaient
00:36:24lendemain sur sur lendemain
00:36:25toujours au même endroit
00:36:25après les avoir arrêtés
00:36:26X fois
00:36:27c'est l'école
00:36:28qui a été déplacée
00:36:29le temps de régler le problème
00:36:30donc au lieu de faire partir
00:36:30des dealers
00:36:31on a fait partir
00:36:32les élèves
00:36:32on les a déplacés
00:36:33alors ce matin
00:36:33Réda Bellage nous disait
00:36:34que le problème
00:36:34avait été réglé
00:36:35enfin quand même
00:36:36le symbole est calamiteux
00:36:37quand on déplace l'école
00:36:38plutôt que les dealers
00:36:40c'est quand même
00:36:41un gigantesque problème
00:36:42vous avez d'autres écoles
00:36:43quand elles sont à côté
00:36:43d'un point de deal
00:36:44les policiers arrivent
00:36:45ils balancent la drogue
00:36:46dans la cour de récréation
00:36:47donc vous aviez les élèves
00:36:48qui se retrouvaient
00:36:49potentiellement en contact
00:36:50avec de la drogue
00:36:51qui était balancée
00:36:51dans la cour de récréation
00:36:52au moment où les policiers
00:36:53arrivaient près d'un point de deal
00:36:54je vous souviens d'un reportage
00:36:55comme ça que nous avions passé
00:36:56excusez-moi Johan
00:36:57je vous permets
00:36:58de ponctuer votre phrase
00:36:59je ne sais plus
00:36:59ce que je voulais dire
00:37:00vous m'avez interrompu
00:37:02de manière très élégante
00:37:03je ne pourrais pas poursuivre
00:37:05la brillante démonstration
00:37:06je le regrette
00:37:06allez-y Eric
00:37:07alors déjà
00:37:08on est dans un pays
00:37:09vous savez
00:37:10cette dame
00:37:11elle n'a pas été saluée
00:37:12par Emmanuel Macron
00:37:13qui était en Lozère
00:37:14qui a trouvé
00:37:14je pense une des seules
00:37:15écoles françaises
00:37:16où ça se passe bien
00:37:17ils n'ont pas trop chaud
00:37:18peut-être qu'il y a un peu
00:37:18de clim
00:37:19il n'y a pas de problématiques
00:37:20voilà
00:37:20il a essayé de chercher
00:37:21donc il a eu besoin
00:37:22d'aller jusqu'au bout
00:37:22de la Lozère
00:37:23aux Etats-Unis
00:37:24Donald Trump
00:37:24aurait pris
00:37:25cette excellente directrice
00:37:27et l'aurait saluée
00:37:27parce qu'elle a du courage
00:37:28vous savez
00:37:29quand vous voulez
00:37:29devenir professeur
00:37:30il y a un concours
00:37:31qui s'appelle le CAPES
00:37:32et bien il s'avère
00:37:33que du coup
00:37:34je pense que
00:37:34d'ici quelques années
00:37:35on va avoir
00:37:35dans les examens
00:37:36du CAPES
00:37:37une
00:37:38un examen
00:37:39qui négociera
00:37:40négociation
00:37:40avec les dealers
00:37:42et je vais vous dire
00:37:43ce sera même
00:37:43une épreuve éliminatoire
00:37:45parce que sinon
00:37:45ça ne fonctionne pas
00:37:47vous savez
00:37:48non mais c'est vrai
00:37:48il fait de l'humour
00:37:50Rachel
00:37:50c'est une façon
00:37:52de montrer que cette dame
00:37:52elle a bien du courage
00:37:53elle n'a pas eu de formation
00:37:55et je vais vous dire
00:37:56ses élèves
00:37:56ils peuvent vraiment
00:37:57être professeurs
00:37:57mais excusez-moi
00:37:58Edouard Geffray
00:37:58il n'y est pas allé
00:37:59à la ministre de l'éducation
00:38:00nationale négociée
00:38:00dès qu'il y a un problème
00:38:01il va de l'autre côté
00:38:03il a froid
00:38:05pardon
00:38:06Rachel
00:38:06c'est très poli
00:38:07très troublant
00:38:09finalement c'est une question
00:38:10de souveraineté du territoire
00:38:12et ce qui est très troublant
00:38:13dans les images
00:38:14qu'on a vu passer
00:38:15c'est cette école
00:38:15avec marqué
00:38:16liberté, égalité, fraternité
00:38:18c'était le drapeau français
00:38:19le drapeau européen
00:38:20et dessous
00:38:21les dealers
00:38:22c'est-à-dire qu'en fait
00:38:23on a tout ce qui a été
00:38:25mis en place
00:38:25alors c'est végétalisé
00:38:27les municipalités
00:38:28la vie douche
00:38:29la vie douche
00:38:31ça c'est vert
00:38:32il y a de l'air partout
00:38:32dans le bassin de vie
00:38:34etc
00:38:34on est dans le bassin de vie
00:38:36etc
00:38:36et voilà
00:38:37dans le concret
00:38:38c'est les dealers
00:38:40normalement
00:38:40l'enfance
00:38:41devait être une priorité
00:38:42normalement
00:38:42il a tout fait une priorité
00:38:44et bien là
00:38:44et bien là
00:38:45voilà
00:38:45ils sont
00:38:45il y a autre chose aussi
00:38:47c'est ce qui est la priorité
00:38:48il y a autre chose aussi
00:38:50c'est le fait que les parents
00:38:52et les enfants
00:38:53soient terrorisés
00:38:54lorsqu'on a eu les parents
00:38:56un père de famille
00:38:57qui dit
00:38:57on n'ose rien leur dire
00:38:58et qui ne veut pas témoigner
00:38:59à visage des copains
00:38:59il y a des dommages collatéraux
00:39:01avec des règlements de compte
00:39:02voilà
00:39:02parce qu'on montre aux enfants
00:39:03tous les parisiens
00:39:04ne sont pas au courant
00:39:05mais il y a un projet
00:39:06d'Emmanuel Grégoire
00:39:07qui consiste à dire
00:39:08qu'ils vont préempter
00:39:09une partie des toits de Paris
00:39:10notamment pour faire
00:39:12des sortes de lieux culturels
00:39:13associatifs
00:39:14en gros il y aura
00:39:14l'extrême gauche sur place
00:39:15sur les toits
00:39:16bien sûr
00:39:17et les rooftops
00:39:18et donc il y a une partie
00:39:19des habitants notamment
00:39:20qui sont dans les derniers étages
00:39:22qui sont fous
00:39:22ils sont arrivés chez vous là
00:39:23Yoann
00:39:23c'est notre propriété
00:39:24ils sont sur le toit actuellement
00:39:25donc après avoir flingué
00:39:27et transformé les soldes de Paris
00:39:29avec des rats
00:39:30avec des camps de migrants
00:39:31en faisant de Paris
00:39:32une poubelle géante
00:39:33le seul endroit
00:39:33les rooftops
00:39:34où ça a commencé
00:39:35à être un peu clean
00:39:35pour des raisons sociales
00:39:37et idéologiques
00:39:38et bien ils vont tout flinguer
00:39:39en hauteur
00:39:40c'est insupportable
00:39:41on pense que ça ne pourra jamais être pire
00:39:42mais bien sûr ça pourrait
00:39:43mais je suis là
00:39:44je suis désolé
00:39:47alors c'est peut-être
00:39:48parce que j'étais loin de Paris
00:39:50pendant quelques semaines
00:39:51quand je suis rentré à Paris
00:39:52là mais je trouve
00:39:52la ville
00:39:53elle est horrible
00:39:54vous avez des bidonvilles
00:39:56partout sur le périphère
00:39:57les bidonvilles pullulent
00:39:58ça c'est vrai
00:39:58c'est incroyable
00:39:59vous entrez aux portes
00:40:00aux portes de la ville
00:40:02et puis quand vous vous baladez
00:40:03à Paris
00:40:04récemment je suis allé
00:40:05dans le quartier de Montparnasse
00:40:06c'est un truc de taré
00:40:07ça ne ressemble plus à rien
00:40:08avant c'était les drapeaux bretons
00:40:09c'est une ZAD
00:40:10les crêperies etc
00:40:11et maintenant il n'y a plus que ça
00:40:12non mais bien sûr
00:40:12c'est le quartier breton de Paris
00:40:15mais je vous l'ai dit hier
00:40:16nous dans 100% frontière
00:40:17habituellement on avait besoin
00:40:18d'aller au bout de la France
00:40:19dans d'autres pays
00:40:19pour aller trouver des camps de migrants
00:40:20maintenant c'est à 10 minutes d'ici
00:40:21n'allez pas à Montparnasse
00:40:22parce que vous allez vous faire agresser
00:40:23comme d'habitude
00:40:24quand vous êtes non loin de la Bretagne
00:40:26non mais c'est insupportable
00:40:27Eric il est breton
00:40:28il doit passer ses vacances
00:40:30à se faire agresser
00:40:31c'est quand même un truc de dingue
00:40:31ce pays
00:40:32par des gauchistes
00:40:33écoutez bah oui
00:40:34c'est pas oui effectivement
00:40:34c'est pas par des militants LR
00:40:38écoutez les riverains
00:40:39du 11ème arrondissement
00:40:41il y a des dealers
00:40:42dans cette rue
00:40:42tous les jours
00:40:43tous les jours
00:40:44tous les jours
00:40:44à partir du début d'après-midi
00:40:46ça devient plus en plus fort
00:40:50plus la soirée
00:40:51en début de soirée
00:40:51ils sont très nombreux
00:40:52jusqu'à une vingtaine de personnes
00:40:53et ils intimident
00:40:54tous les gens qui sont là
00:40:55et ils font fuir
00:40:56tous les potentiels enfants
00:40:59pour qui cette rue
00:40:59a été créée
00:41:00il n'y a pas un parent d'élèves
00:41:02qui veut rester avec des enfants
00:41:03jouer dans cette rue
00:41:04ça fait
00:41:04depuis qu'ils ont créé cette rue
00:41:06on avait alerté
00:41:07la mairie
00:41:07et la police
00:41:08qu'il y aura un problème
00:41:09rien n'a été fait
00:41:10et ça c'est juste
00:41:11ça devient de pire en pire
00:41:13c'est pas exactement
00:41:14des points de deal
00:41:15c'est un centre logistique
00:41:17si vous voulez
00:41:18c'est un peu
00:41:18la plateforme Amazon
00:41:19du deal
00:41:20il y a une présence continue
00:41:22de 18h
00:41:23à 2h du matin
00:41:24voire plus
00:41:25tous les jours
00:41:26ça signifie un sentiment
00:41:27d'insécurité
00:41:27ça signifie du tapage nocturne
00:41:30jusqu'à très tard
00:41:31une voisine
00:41:33récemment
00:41:33on a craché dessus
00:41:35honnêtement
00:41:35le soir
00:41:36c'est un peu gênant
00:41:37parce que
00:41:37de voir des gens
00:41:39tard la nuit
00:41:39comme ça
00:41:40regrouper
00:41:40ça fait un peu flipper
00:41:41honnêtement
00:41:42j'ai croisé des mamans
00:41:44qui habitent
00:41:45justement dans la rue
00:41:46piétonne
00:41:47et qui se plaignent
00:41:47justement
00:41:48le soir
00:41:48ça ne dort pas
00:41:49les jeunes restent là
00:41:51jusqu'à des 3h du matin
00:41:524h du matin
00:41:53quand tout le monde
00:41:54va travailler
00:41:56eux ils dorment
00:41:57quand les gens rentrent
00:41:58maintenant
00:41:58pour aller se reposer
00:41:59c'est là qu'ils se postent
00:42:00ils sont en position
00:42:01c'est assez bizarre
00:42:02comme comportement
00:42:03honnêtement
00:42:04moi j'ai une dame
00:42:05qui est venue quand même
00:42:05se plaint
00:42:06son mari
00:42:06il a été giflé
00:42:08par un jeune
00:42:09vous voyez encore
00:42:10dans quelles conditions
00:42:10on a dû flouter cette dame
00:42:12et pendant ce temps
00:42:12Edouard Geffray
00:42:13aucune réaction là-dessus
00:42:14je ne sais pas si vous l'avez entendu
00:42:15le ministre de l'Education nationale
00:42:17par contre
00:42:17quand il y a un maire
00:42:19qui veut faire preuve
00:42:20un peu d'autorité
00:42:20donner un cadre
00:42:21un drapeau français
00:42:22une marseillaise
00:42:23là il dit
00:42:23c'est pas au maire d'imposer ça
00:42:24c'est pas Eric Ciotti
00:42:25d'imposer le drapeau français
00:42:26et la marseillaise
00:42:28dans les écoles
00:42:31dire que le ministre
00:42:32de l'Education nationale
00:42:33il est plus occupé
00:42:33à réagir sur un maire
00:42:34qui veut
00:42:35oh là horrible
00:42:36un drapeau français
00:42:36une marseillaise
00:42:37plutôt que face au dealer
00:42:38tout est résumé
00:42:40tout est résumé
00:42:41d'ailleurs
00:42:41Jordan Bardella a réagi
00:42:42tout au long de cette histoire
00:42:43l'école de la république
00:42:44a toujours valorisé
00:42:45les symboles de la nation
00:42:46et enseigné aux élèves
00:42:47la fierté de cet héritage
00:42:48de cette appartenance
00:42:49en s'opposant à la levée
00:42:50de drapeaux dans les écoles
00:42:52comme le propose
00:42:52notre allié Eric Ciotti
00:42:53le ministre de l'Education nationale
00:42:55se soumet à l'extrême gauche
00:42:56et commet un contresens historique
00:42:57nous serons toujours fiers
00:42:58des couleurs de notre drapeau
00:42:59c'est toujours pareil
00:43:00la marseillaise
00:43:01levée de drapeaux
00:43:02nazi
00:43:03voilà
00:43:03c'est aussi simple que ça
00:43:05la haine de soi
00:43:06vous pensez vraiment
00:43:07que si Eric Ciotti
00:43:08avait mis le drapeau
00:43:09de l'Union Européenne uniquement
00:43:10on aurait eu le droit
00:43:11au ministre de l'Education nationale
00:43:12qui s'en insurgait ?
00:43:13non
00:43:13parce qu'en fait
00:43:14il y a un seul drapeau
00:43:15qu'on n'a pas le droit
00:43:16de mettre en avant aujourd'hui
00:43:17c'est le drapeau français
00:43:18c'est insupportable
00:43:19mais ces gens-là en fait
00:43:19c'est de l'arnaque permanente
00:43:21ils nous parlent d'assimilation
00:43:22ils disent qu'on peut avoir
00:43:24des millions d'étrangers
00:43:24qui viennent sur le territoire
00:43:25pas de problème
00:43:26on va les assimiler
00:43:27en revanche
00:43:28le modèle
00:43:28c'est qu'on ne peut même pas
00:43:29porter le drapeau français
00:43:30mais pardon
00:43:31aux Etats-Unis
00:43:32même le camp démocrate
00:43:34où honnêtement
00:43:34ils sont dans une dérive totale
00:43:36aujourd'hui
00:43:36extrémiste etc
00:43:37ils ont chacun
00:43:38devant leur maison
00:43:39un drapeau français
00:43:40un drapeau américain
00:43:41un drapeau
00:43:42aux Etats-Unis
00:43:43en Louisiane
00:43:44en Louisiane
00:43:45on pourrait renégocier
00:43:48on va se retrouver
00:43:49dans un instant
00:43:50alors puisqu'on marche
00:43:50sur la tête
00:43:51on va accueillir d'ailleurs
00:43:51Fabien
00:43:52le queuvre
00:43:53pour parler de Patrick Bruel
00:43:54dès qu'il aura quitté
00:43:55le plateau de Cyril Hanouna
00:43:57sur W9
00:43:58qui sera arrivé jusqu'ici
00:43:59et je le dis aux équipes
00:44:01qu'ils n'attendent pas
00:44:02dans le hall
00:44:02qu'ils viennent directement
00:44:03en plateau
00:44:03parce que vous savez
00:44:04des fois
00:44:04l'homme est arrivé
00:44:05mais il n'est pas en plateau
00:44:06il y a quand même
00:44:07un espace
00:44:08il faut marcher
00:44:09et donc on va parler
00:44:11de Samuel Paty
00:44:11on va parler de Samuel Paty
00:44:12parce que
00:44:13ce qui se passe
00:44:14c'est proprement scandaleux
00:44:15le complice
00:44:16de l'assassin de Samuel Paty
00:44:17on est le jour
00:44:18de rentrer des classes
00:44:18pensez à Samuel Paty
00:44:20pensez à Dominique Bernard
00:44:20le jour
00:44:22de la rentrée des classes
00:44:23on apprend
00:44:23que le complice
00:44:25qui a donné le couteau
00:44:26à l'assassin islamiste
00:44:27de Samuel Paty
00:44:28il se baladait au parc Astérix
00:44:30déjà
00:44:30il a fait 6 ans de prison
00:44:32il a été condamné à 7
00:44:33il était assigné à résidence
00:44:35il est en train de faire
00:44:36des petits trains
00:44:37au parc Astérix
00:44:38et sa peine
00:44:39avait été considérablement
00:44:40réduite en appel
00:44:4017 ans
00:44:4117 ans
00:44:43transformé
00:44:43en 7
00:44:45et ça passe à 6
00:44:46il ne manquerait plus
00:44:47qu'il ait eu le pass culture
00:44:48au parc Astérix
00:44:48à tout de suite
00:44:53de retour dans 100% politique
00:44:55dans un instant
00:44:56on va parler d'une histoire
00:44:56de dingue
00:44:57on marche sur la tête
00:44:58dans ce pays
00:44:59le complice
00:45:00l'un des complices
00:45:00de Samuel Paty
00:45:01qui lui avait fourni l'arme
00:45:03pour tuer Samuel Paty
00:45:05ce terroriste islamiste
00:45:08le complice de ce terroriste islamiste
00:45:09on l'a retrouvé au parc Astérix
00:45:12déjà il a fait 6 ans de prison
00:45:14alors qu'il avait été condamné à 7
00:45:15en première instance
00:45:16c'était 16 ans
00:45:17donc 16 ans
00:45:18ça passe à 7
00:45:19on appelle
00:45:20quand on parlait de la justice
00:45:21Yoann Uzaï
00:45:21qui fait n'importe quoi
00:45:22on a le complice
00:45:24il arme le bras
00:45:25d'un islamiste
00:45:26qui va décapiter un professeur
00:45:2816 ans
00:45:29en première instance
00:45:29ça passe à 7
00:45:30complicité de terrorisme
00:45:31en première instance
00:45:32association de malfaiteurs
00:45:33en deuxième
00:45:33on appelle
00:45:34au lieu de faire les 7
00:45:36il fait 6
00:45:37on lui dit
00:45:37la dernière année
00:45:38vous allez la faire
00:45:39chez vous
00:45:40en résidence
00:45:41assignée à résidence
00:45:42on le retrouve dans un petit train
00:45:43au parc Astérix
00:45:44voilà ce pays
00:45:45on en parle juste après
00:45:46le journal de Michael Dos Santos
00:45:50bonsoir Gauthier
00:45:51bonsoir à tous
00:45:52après des bombardements américains
00:45:53en Iran
00:45:53en Téhéran
00:45:54elle dit avoir lancé
00:45:55une riposte décisive
00:45:56le régime des Molas
00:45:57a survisé des bases
00:45:58et les intérêts américains
00:45:59dans la région
00:46:00avec des missiles
00:46:01et des drones
00:46:02quelques heures auparavant
00:46:03les Etats-Unis
00:46:04avaient ciblé des sites
00:46:05des gardiens de la révolution
00:46:06Donald Trump
00:46:07avait promis
00:46:08de bombarder bien plus durement
00:46:09si l'Iran
00:46:10osait répliquer
00:46:11Patrick Bruel
00:46:12a annoncé sur Instagram
00:46:13l'annulation de sa tournée
00:46:14prévue en octobre
00:46:15mise en examen
00:46:16dans des affaires
00:46:17de violence sexuelle
00:46:17le chanteur dit avoir fait
00:46:19le choix de l'apaisement
00:46:20il considère que les conditions
00:46:21ne sont plus réunies
00:46:23pour maintenir ses concerts
00:46:24depuis plusieurs semaines
00:46:25plusieurs responsables
00:46:26politiques
00:46:27l'applètent à renoncer
00:46:28nouveau record
00:46:30dans les prisons françaises
00:46:3189 668 personnes
00:46:33sont détenues
00:46:34soit une augmentation
00:46:35de 6,5%
00:46:36sur un an
00:46:37le nombre de places
00:46:38lui est en légère hausse
00:46:39on en dénombre désormais
00:46:40un peu plus de 63 000
00:46:42une densité carcérale
00:46:44qui place tout de même
00:46:44la France
00:46:45comme l'un des plus
00:46:46mauvais élèves en Europe
00:46:47et puis c'est un moment
00:46:49très intendu par certains
00:46:50craint par d'autres
00:46:5111 600 000 élèves
00:46:52ont fait leur rentrée
00:46:53des classes
00:46:53un retour en cours
00:46:54marqué cette année
00:46:55par l'interdiction
00:46:56du téléphone portable
00:46:57dans les lycées
00:46:58désormais
00:46:58ils devront être déposés
00:47:00dans des pochettes
00:47:01avant le début des cours
00:47:02et puis enfin
00:47:03dans l'actualité
00:47:04l'Union Européenne
00:47:05suspend à partir de jeudi
00:47:06ses importations
00:47:07de viande brésilienne
00:47:08cette mesure
00:47:10concerne le bœuf
00:47:11et la volaille
00:47:11mais aussi les œufs
00:47:12et le miel
00:47:13Bruxelles attend
00:47:14des garanties
00:47:14sur le respect
00:47:15des règles sanitaires
00:47:16notamment sur l'utilisation
00:47:17d'antibiotiques
00:47:18dans les élevages
00:47:19qui favorisent
00:47:20la croissance des animaux
00:47:21merci beaucoup
00:47:22Mickaël Dosantos
00:47:23on vous retrouve évidemment
00:47:24à 23h
00:47:25chez Mickaël Dorian
00:47:27exactement
00:47:27vous serez entre Mickaël
00:47:28entre Mickaël
00:47:29entre Mickaël
00:47:30après l'édition de la nuit
00:47:31bien sûr
00:47:31évidemment
00:47:32on ne va pas louper
00:47:33l'édition de la nuit
00:47:34pensez-vous
00:47:36pensez-vous
00:47:36on sera là
00:47:36pour l'édition de la nuit
00:47:37évidemment Mickaël
00:47:39donc on marche
00:47:40sur la tête
00:47:40dans ce pays
00:47:41mais on marche
00:47:41complètement sur la tête
00:47:42ce pays me rend fou
00:47:43entre les dealers
00:47:45qui sont à la sortie
00:47:46d'une école maternelle
00:47:47et là
00:47:49effectivement
00:47:50maintenant
00:47:50quand vous mettez
00:47:51votre enfant à l'école
00:47:52vous avez peur
00:47:53qu'il tombe sur un dealer
00:47:53ou un pédocriminel
00:47:54voilà le pays
00:47:55dans lequel on vit
00:47:56et on parlera
00:47:57du périscolaire
00:47:58dans un instant
00:47:58et bien donc
00:47:59un complice
00:48:00en liberté
00:48:01de Samuel Paty
00:48:01retrouvé au parc Astérix
00:48:03c'est pas une plaisanterie
00:48:05assigné à résidence
00:48:05l'un des complices
00:48:06de l'assassin de Samuel Paty
00:48:07arrêté après une journée
00:48:08au parc Astérix
00:48:09assigné à résidence
00:48:09dans les Hauts-de-Seine
00:48:10depuis sa sortie de détention
00:48:12Azim Esperké-Khanov
00:48:14a interdiction de quitter
00:48:15ce département
00:48:16un nouveau manquement
00:48:16à cette obligation
00:48:17lui a valu une condamnation
00:48:18un an de prison ferme
00:48:19et une interdiction définitive
00:48:21du territoire français
00:48:21alors là aussi
00:48:22là aussi
00:48:23on en parlera demain
00:48:24dans l'heure inter
00:48:25vous savez qu'une chroniqueuse manque
00:48:27sur ces news
00:48:28elle s'appelle
00:48:28Xenia Federova
00:48:29c'est-à-dire qu'on met
00:48:30beaucoup plus de zèle
00:48:31à expulser
00:48:32Xenia Federova
00:48:33Laurent Nunez
00:48:34qu'à expulser
00:48:35un homme
00:48:36qui est complice
00:48:37d'un attentat islamiste
00:48:38et russe aussi
00:48:38voilà
00:48:39donc c'est intéressant
00:48:41voilà
00:48:41je note
00:48:43les dossiers prioritaires
00:48:45de Laurent Nunez
00:48:45et qui représentent
00:48:46objectivement
00:48:47une menace
00:48:47pour l'intégrité
00:48:48des français
00:48:49et pour la sécurité
00:48:50de la nation
00:48:50il a armé le bras
00:48:51d'un terroriste
00:48:52qui coupe des têtes
00:48:52c'est lui qui lui a donné
00:48:52le couteau
00:48:53voilà
00:48:53il coupe des têtes
00:48:54la machette
00:48:54Célia Judas
00:48:58Azim Ebsirkanov
00:48:59condamné à 16 ans
00:49:00en première instance
00:49:01puis 7 ans
00:49:02en appel
00:49:02pour complicité
00:49:03dans le meurtre
00:49:04de Samuel Paty
00:49:05a été libéré
00:49:07en avril dernier
00:49:08âgé de 25 ans
00:49:09il avait l'obligation
00:49:11de rester
00:49:11dans les Hauts-de-Seine
00:49:13dans l'attente
00:49:14de son éloignement
00:49:15du territoire français
00:49:16pourtant
00:49:17depuis sa sortie
00:49:18de prison
00:49:19l'homme d'origine tchétchène
00:49:21aurait déjà
00:49:21enfreint
00:49:22à 8 reprises
00:49:23son assignation
00:49:24à résidence
00:49:25dernier fait en date
00:49:26vendredi dernier
00:49:27il est identifié
00:49:28au parc Astérix
00:49:29dans l'Oise
00:49:30lors d'un contrôle routier
00:49:32pour ces faits
00:49:33Azim Ebsirkanov
00:49:34a été jugé
00:49:35hier
00:49:35à Sanlis
00:49:36et condamné
00:49:37à un an
00:49:38de prison ferme
00:49:39le tribunal
00:49:40aurait également
00:49:41prononcé
00:49:41une interdiction
00:49:42définitive
00:49:43du territoire français
00:49:44à l'issue
00:49:45de sa détention
00:49:48Alors certains ont réagi
00:49:49évidemment le maître
00:49:50Thibaut de Montbréal
00:49:51l'avocat de la sœur
00:49:52de Samuel Paty
00:49:53l'a nausé
00:49:53mais sans surprise
00:49:54et puis dans la classe politique
00:49:56c'est toujours pareil
00:49:56c'est-à-dire que
00:49:57Jean-Luc Mélenchon
00:49:57il avait tweeté là-dessus
00:49:58Jean-Luc Mélenchon
00:50:00il avait tweeté
00:50:00vous avez vu un tweet
00:50:01de Jean-Luc Mélenchon
00:50:01là-dessus ?
00:50:01Ah non, non, non
00:50:02il semble nous cotuper
00:50:03à d'autres choses
00:50:03Marine Le Pen a tweeté
00:50:05il est proprement scandale
00:50:06qu'un homme condamné
00:50:06pour complicité
00:50:07dans l'attentat islamiste
00:50:08ayant coûté la vie
00:50:08à Samuel Paty
00:50:09puisse promener librement
00:50:10dans un parc d'attraction familiale
00:50:11l'indignation est à la hauteur
00:50:12de cette provocation intolérable
00:50:13envers la famille, les proches
00:50:14et l'ensemble de la communauté éducative
00:50:16encore meurtri
00:50:17par ce crime barbare
00:50:19Rachel
00:50:19que le complice
00:50:20qui arme le bras
00:50:21d'un terroriste islamiste
00:50:22viole son assignation
00:50:24à résidence
00:50:25et une peine
00:50:25bien amoindrie
00:50:26en appel
00:50:27ne fasse pas l'entièreté
00:50:28de sa peine
00:50:29et se retrouve au parc Astérix
00:50:30J'ai une pensée
00:50:31pour Michael Paty
00:50:32évidemment
00:50:32pour l'ensemble de la famille
00:50:33j'ai une pensée aussi
00:50:34pour les élèves
00:50:35rentrer des classes aujourd'hui
00:50:36voilà
00:50:36pour les élèves
00:50:37les élèves
00:50:39qui sont rentrés aujourd'hui
00:50:41et j'ai vraiment de la peine
00:50:43on voyait tout à l'heure
00:50:43sur les images
00:50:44un tag avec marqué
00:50:45j'aimerais que ma mort
00:50:46serve à quelque chose
00:50:47on n'est vraiment pas
00:50:48à la hauteur
00:50:49de ce drame là
00:50:50du fait qu'un professeur
00:50:51des écoles
00:50:52ait été assassiné
00:50:53parce qu'il faisait son métier
00:50:55par rapport à la liberté
00:50:56d'expression
00:50:57le symbole est glaçant
00:50:59le parc Astérix
00:51:00le symbole est glaçant
00:51:02non mais hallucinant
00:51:03Johan Uzay
00:51:05ça montre encore une fois
00:51:06que l'état
00:51:07ne protège pas
00:51:08les français
00:51:09on en fait la démonstration
00:51:10régulièrement
00:51:11sur ce plateau
00:51:11mais moi je considère
00:51:13que cet homme
00:51:14même s'il a purgé sa peine
00:51:15une peine très très légère
00:51:16non il l'a violé
00:51:17il était assigné à résidence
00:51:18oui d'accord
00:51:19mais il vient d'être condamné
00:51:20il a pris un an de prison ferme
00:51:21il est sorti de prison
00:51:22c'est ce que je voulais dire
00:51:23il est sorti de prison
00:51:24il n'y est pas resté
00:51:25suffisamment longtemps
00:51:25il a violé
00:51:26l'assignation à résidence
00:51:27il représente une menace
00:51:29pour la sécurité des français
00:51:31d'ailleurs
00:51:31il l'a prouvé
00:51:33mais malgré cela
00:51:34il est en liberté
00:51:35il est en liberté
00:51:36il est dehors
00:51:36alors un contrôle judiciaire
00:51:37il a un bracelet électronique
00:51:39etc
00:51:39et il est sous OQTF désormais
00:51:40mais manifestement
00:51:41ça ne l'empêche pas
00:51:41de violer
00:51:42comment vous expliquez
00:51:43que Laurent Nunez
00:51:45il est plus prompt
00:51:46à expulser Xenia Federova
00:51:47que le complice de cet assassin
00:51:49parce que c'est sans doute
00:51:50plus facile
00:51:51d'expulser Xenia
00:51:53que d'expulser
00:51:54ce danger public
00:51:56ce monsieur
00:51:57qui est complice
00:51:58d'un terroriste
00:51:59j'imagine que Laurent Nunez
00:52:00il a choisi la facilité
00:52:01c'est beaucoup plus facile
00:52:02donc évidemment
00:52:03mais quand on se préoccupe
00:52:05quand on est ministre
00:52:06de l'intérieur
00:52:07et qu'on ne se préoccupe
00:52:08pas aussi peu
00:52:09des véritables dangers
00:52:11qui pèsent sur notre pays
00:52:12parce qu'on l'a dit
00:52:13l'islamisme
00:52:14il est en train
00:52:14de gangréner le pays
00:52:15on l'a évoqué
00:52:16tout au long de la soirée
00:52:17chez Pascal Praud
00:52:18en début d'émission
00:52:19avec vous
00:52:20et on a un ministre
00:52:21de l'intérieur
00:52:22qui se préoccupe
00:52:23des sujets
00:52:24qui n'ont que si peu
00:52:25d'importance
00:52:26pour les français
00:52:26c'est dramatique
00:52:27et je vous le dis
00:52:28ça va continuer
00:52:29encore comme ça
00:52:30pendant un minima 8 mois
00:52:31c'est-à-dire que
00:52:32Emmanuel Macron
00:52:33aura été le président
00:52:34de la république
00:52:35qui aura promis 100%
00:52:36d'OQTF expulsé
00:52:38on n'est même pas à 10
00:52:40ils ont échoué
00:52:41à protéger Lola
00:52:42ils ont échoué
00:52:43à protéger Philippines
00:52:44et d'innombrables
00:52:45autres français
00:52:46qui ont été
00:52:48agressés
00:52:49violés
00:52:49volés
00:52:50par des personnes
00:52:51sous obligation
00:52:52de quitter le territoire français
00:52:53mais pour expulser
00:52:54Manu Militari
00:52:56Xenia Federova
00:52:57là
00:52:57il y avait du monde
00:52:58là il y avait du monde
00:52:59qui ne s'en est pris
00:53:00à personne
00:53:01à qui
00:53:02on essaie de faire croire
00:53:03qu'elle avance pas ce qu'elle
00:53:04alors qu'elle a toujours dit
00:53:04qu'elle était évidemment russe
00:53:06c'est un truc de fou
00:53:07moi ça me rend dingue
00:53:08ça me rend dingue
00:53:09mais parce que
00:53:10l'expulsion de Xenia
00:53:11est uniquement là
00:53:12pour détourner la tension
00:53:13voilà
00:53:14c'est la même chose
00:53:15qui va se passer à nouveau
00:53:16vous verrez
00:53:16mois de février
00:53:17mois de mars prochain
00:53:18gérance étrangère
00:53:19guerre en Russie
00:53:20etc
00:53:20oui il y a des problématiques
00:53:21internationales bien entendu
00:53:23mais en attendant
00:53:23on espère d'abord
00:53:25que lorsqu'on voit
00:53:26un enseignant
00:53:27comme Samuel Paty
00:53:28se faire assassiner
00:53:28par un terroriste
00:53:29on fasse
00:53:30ce qu'on a promis
00:53:31parce que pardonnez-moi
00:53:32ok
00:53:32imaginons
00:53:33Laurent Nunez
00:53:34est pas bon
00:53:35il n'arrive pas à expulser
00:53:36on n'a pas besoin de l'imaginer
00:53:37il n'arrive pas à expulser
00:53:38un Tchétchène
00:53:39dans ce cas
00:53:39qui reste en prison
00:53:40et s'il nous explique
00:53:41que la loi
00:53:42ne le permet pas
00:53:43sa place elle est chez lui
00:53:44elle est dans son pays
00:53:46bien sûr
00:53:46mais si son pays
00:53:47ne l'accepte pas
00:53:47imaginons
00:53:48il doit d'abord
00:53:49rester en prison
00:53:49je ne comprends pas
00:53:50l'étape qui consiste
00:53:51à l'envener vers
00:53:52en tout cas
00:53:52une chose est sûre
00:53:53sa place elle est plus en prison
00:53:55qu'au parc Astérix
00:53:55bien entendu
00:53:56ça c'est sûr
00:53:57et j'ai un autre élément
00:53:57à apporter
00:53:58Gauthier
00:53:59parce que là
00:53:59on parle d'un Tchétchène
00:54:00moi j'aimerais parler aussi
00:54:01de la politique
00:54:02à l'égard des Tchétchènes
00:54:02la politique migratoire
00:54:03parce que qu'est-ce qu'on a fait
00:54:04et c'est dans la même veine
00:54:05par rapport aux Russes
00:54:06c'est-à-dire qu'à une époque
00:54:07on s'est dit
00:54:08ah bah tiens
00:54:09il y a des Tchétchènes
00:54:10les pauvres quand même
00:54:10ils ont Vladimir Poutine
00:54:12qui est contre eux là
00:54:13avec Ramzan Kadyrov
00:54:14il leur mène la guerre
00:54:15ah bah on va les accueillir
00:54:16on est très gentils
00:54:16sauf que ce qu'on n'a pas
00:54:17su regarder
00:54:17c'est que sur le terrain
00:54:18Vladimir Poutine
00:54:19il menait la guerre
00:54:20sur les Tchétchènes
00:54:21aux salafistes
00:54:22donc on a accueilli
00:54:23tous les salafistes
00:54:23de Tchétchènie
00:54:24au nom de l'idéologie
00:54:25immigrationniste
00:54:26c'est la raison pour laquelle
00:54:27on s'est retrouvé
00:54:27avec l'assassin de Samuel Paty
00:54:29avec l'assassin de Dominique Bernard
00:54:31et compagnie
00:54:32qu'on a vu
00:54:32rappelez-vous
00:54:33les dizaines et les centaines
00:54:34de Tchétchènes
00:54:35à Dijon
00:54:35qui font des guerres entre eux
00:54:37etc.
00:54:37tout ça au nom de l'immigrationniste
00:54:38on n'a pas réalisé
00:54:39qu'on a accueilli des salafistes
00:54:41vous voulez marcher sur la tête
00:54:42on va continuer à marcher sur la tête
00:54:43et là je suis vraiment
00:54:44mais dans une colère
00:54:44absolument noire
00:54:45on va parler du périscolaire
00:54:47puisqu'il y a eu un nouveau procès
00:54:48qui s'est ouvert hier
00:54:49Mickael M
00:54:5038 ans
00:54:52il s'en serait pris
00:54:53à plusieurs fillettes
00:54:54il a reconnu les faits
00:54:56et bien la justice
00:54:57a réclamé hier
00:54:58un an de prison ferme
00:55:00donc c'est-à-dire aménageable
00:55:01donc il ne passe pas
00:55:03par la casse prison
00:55:04écoutez les explications
00:55:05de celle qui a suivi
00:55:06le procès pour CNews
00:55:07Célia Barotte
00:55:09les peines requises
00:55:10sont de 5 ans d'emprisonnement
00:55:111 an ferme
00:55:134 ans avec sursis
00:55:14alors que la peine encourue
00:55:15est quand même de 10 ans
00:55:16d'emprisonnement
00:55:16et de 150 000 euros
00:55:17d'amende
00:55:18donc vous le voyez
00:55:19Est-ce qu'on peut s'arrêter là-dessus
00:55:201 an ferme
00:55:21donc on connaît ça par cœur
00:55:221 an ferme c'est aménageable
00:55:23donc ça veut dire
00:55:24pas de casse prison
00:55:25donc là on a un homme
00:55:26qui s'en est pris à 9 fillettes
00:55:27qui reconnaît les faits
00:55:28et la justice hier
00:55:30donc a requis
00:55:311 an ferme
00:55:32donc pas de prison
00:55:33pas de prison ferme
00:55:35en tout cas
00:55:36le parquet a expliqué
00:55:38que c'était au juge
00:55:38d'application des peines
00:55:39d'aménager ou non
00:55:41cette année
00:55:42mais pas de prison
00:55:43Mickael M
00:55:44il encourait 10 ans de prison
00:55:46il va peut-être en faire
00:55:47même pas
00:55:49un jour
00:55:49il fera pas un jour
00:55:50pas un jour en prison
00:55:51si les réquisitions sont suivies
00:55:52alors même qu'il reconnaît les faits
00:55:55il reconnaît les faits
00:55:559 fillettes
00:55:56il reconnaît les faits
00:55:57c'est pas la première fois
00:55:58Souleymane Day
00:55:5925 ans
00:55:59condamné à 18 mois de prison
00:56:00avec sursis
00:56:01poursuivi pour agression sexuelle
00:56:03sur une fillette
00:56:03entre ces 3 et 5 ans
00:56:0618 mois de prison avec sursis
00:56:07donc il n'a pas passé
00:56:07une nuit en prison
00:56:08David G
00:56:0936 ans
00:56:10relaxé au bénéfice du doute
00:56:11il était poursuivi
00:56:12pour agression sexuelle
00:56:13sur 9 enfants
00:56:13de 3 à 5 ans
00:56:15Nicolas G
00:56:1647 ans
00:56:16relaxé
00:56:17faute d'indication exacte
00:56:19du geste reproché
00:56:20poursuivi pour harcèlement sexuel
00:56:21et agression sexuelle
00:56:22sur 9 fillettes
00:56:23de CM2
00:56:24donc parmi tous ces profils
00:56:25Eva
00:56:26il n'y en a pas un
00:56:27qui a passé une nuit en prison
00:56:29ou qui va passer une nuit en prison
00:56:30Non mais moi je vais vous dire
00:56:31c'est-à-dire que
00:56:31pendant que les pédocriminels
00:56:34sont dehors
00:56:35les familles
00:56:35elles, elles se prennent perpétuité
00:56:37je vais vous le dire très justement
00:56:38j'ai eu 2 témoignages
00:56:40de 2 mamans
00:56:41pour 100% Frontière
00:56:43qui nous expliquaient
00:56:44les violences sexuelles
00:56:45qu'avaient eu leurs enfants
00:56:47dans le péri-scolaire
00:56:48et leurs témoignages
00:56:49étaient juste poignants
00:56:50très durs
00:56:51je veux dire
00:56:52moi j'ai dû les écouter
00:56:53pendant 30 minutes
00:56:54et j'en suis ressortie
00:56:55les larmes aux yeux
00:56:55aujourd'hui
00:56:56les vrais fautifs
00:56:57ce sont la mairie de Paris
00:56:59la mairie de Paris
00:56:59ça va faire 10 ans
00:57:00qu'ils sont au courant
00:57:01de tout ça
00:57:0210 ans qu'ils entendent
00:57:03eux ces témoignages
00:57:04et qu'ils n'ont pas agi
00:57:05aujourd'hui
00:57:06je veux dire
00:57:06comment ils n'ont pas pu agir
00:57:08auparavant
00:57:09dans toutes ces histoires
00:57:10effroyables
00:57:10et les mamans
00:57:11qui ont manifesté
00:57:12je me souviens
00:57:12dans notamment
00:57:14le 7ème arrondissement
00:57:15de Paris
00:57:15elles étaient sous antidépresseurs
00:57:17bien sûr
00:57:17elles prennent des somnifères
00:57:19et puis
00:57:20il y a celles
00:57:21dont les enfants ont parlé
00:57:22et elles savent très bien
00:57:23ce qui peut les attendre
00:57:23à la fin
00:57:23c'est-à-dire une relax du pédocriminel
00:57:25pas de casse prison
00:57:25et il y a les enfants
00:57:26qui n'ont pas parlé
00:57:27et là
00:57:28il y avait des mamans
00:57:28qui expliquaient
00:57:29qu'elles étaient persuadées
00:57:30que leurs enfants
00:57:31avaient été victimes
00:57:32d'abus sexuels
00:57:32parce qu'ils avaient changé
00:57:34profondément
00:57:34mais ils ne parlaient pas
00:57:35oui Jules
00:57:36je suis d'accord
00:57:37le sujet politique
00:57:38c'est sans doute
00:57:38le sujet le plus majeur là-dedans
00:57:40mais j'ai envie de vous dire
00:57:40quand on voit
00:57:41à la fois les deux relax
00:57:42pour les deux premières écoles
00:57:44la condamnation à 18 mois
00:57:45avec sursis
00:57:45et possiblement
00:57:46ce qui pourra arriver
00:57:47le 15 septembre prochain
00:57:48j'ai envie de mettre la focale
00:57:49sur le sujet judiciaire
00:57:50parce que
00:57:51bon
00:57:51de toute manière
00:57:52je vais vous dire
00:57:53même si Anne Hidalgo
00:57:54après la commission
00:57:54d'enquête du Sénat
00:57:55elle a des plaintes contre elle
00:57:57Emmanuel Grégoire
00:57:58M. Bloch
00:57:58je pense que de toute manière
00:57:59ils seront soit relaxés
00:58:01il y aura des non-lieux
00:58:01parce que la justice dira
00:58:03non mais il y a eu
00:58:03des dysfonctionnements
00:58:04mais il n'y aura jamais rien
00:58:05donc j'ai envie de vous dire
00:58:06moi la responsabilité du politique
00:58:07je le sais déjà
00:58:08en réalité
00:58:09et j'en ai pas grand chose à faire
00:58:10parce qu'on sait très bien
00:58:11que la mairie de Paris
00:58:12a été interpellée
00:58:13dès 2015
00:58:14et que quand Inès Doragnel
00:58:16était en conseil de Paris
00:58:17et qu'elle interpellait
00:58:18Anne Hidalgo
00:58:19Anne Hidalgo
00:58:19elle riait
00:58:20elle riait
00:58:21quand on lui mettait
00:58:21le dossier du périscolaire
00:58:23devant elle
00:58:23donc le sujet politique
00:58:24j'ai envie de vous dire
00:58:24c'est pas le sujet
00:58:25mais en revanche
00:58:26cette justice
00:58:27qu'est-ce qu'il faut
00:58:27donc on va partir du principe
00:58:29que violer
00:58:31agresser
00:58:31agresser sexuellement
00:58:33plusieurs fillettes
00:58:34de 3 à 5 ans
00:58:35ça vous vaut
00:58:36alors que la peine
00:58:37étant courue
00:58:37et de 10 ans
00:58:38un nom de prison ferme
00:58:39quand vous reconnaissez les faits
00:58:40quand vous reconnaissez les faits
00:58:41donc là il reconnaît les faits
00:58:42on lui dit
00:58:42pas de prison
00:58:43parce qu'un nom de prison ferme
00:58:46les magistrats sont sans doute
00:58:46des êtres
00:58:47beaucoup plus intelligents que nous
00:58:48qu'ils ont fait des années d'études
00:58:50et que forcément
00:58:51nous on ne peut pas comprendre
00:58:52parce qu'on n'a pas le dossier devant nous
00:58:53mais quand il y a quelqu'un
00:58:54qui reconnaît les faits
00:58:55à plus de 80%
00:58:57qu'il vous dit
00:58:58que heureusement
00:58:58qu'il s'est fait arrêter
00:58:59parce que
00:59:00sinon il y aurait eu
00:59:01d'autres drames
00:59:02qu'est-ce qu'il faut
00:59:03dans ce pays
00:59:04pour qu'on prenne
00:59:0510 ans de tôle
00:59:07il faut que tu as quelqu'un
00:59:07et encore
00:59:08et encore
00:59:09et encore
00:59:09et encore
00:59:10même quand vous donnez
00:59:11le couteau à quelqu'un
00:59:13les délits financiers
00:59:13vous pouvez passer
00:59:14peut-être 10 ans en prison
00:59:15les délits financiers
00:59:16quand vous avez eu
00:59:17un certain pouvoir
00:59:18peut-être que là
00:59:18vous pouvez prendre
00:59:20très très cher
00:59:21mais un pédocriminel
00:59:22qui reconnaît les faits
00:59:23c'est un nom de prison ferme
00:59:24donc aménageable
00:59:25donc pas de caisse prison
00:59:25et vous n'en avez un là
00:59:26parmi ceux que vous avez cités
00:59:28chargottier
00:59:28qui a été relaxé
00:59:30bien sûr
00:59:30pour les agressions sexuelles
00:59:31mais qui a été condamné
00:59:32par contre
00:59:33pour harcèlement sexuel
00:59:34contre deux de ses collègues
00:59:36à un moment donné
00:59:36c'est-à-dire qu'on ne croit pas
00:59:37les enfants dans ce pays
00:59:38on ne croit pas les enfants
00:59:39alors écoutez
00:59:40parce qu'évidemment
00:59:41je vous ai parlé
00:59:41des dealers tout à l'heure
00:59:42les parents
00:59:43ils déposent leurs enfants
00:59:44ils ont la boule au ventre
00:59:44donc la peur des parents
00:59:46le sujet de Pierre Crépy
00:59:48Après les affaires
00:59:49de violences sexuelles
00:59:49qui ont secoué
00:59:50le périscolaire parisien
00:59:51cette rentrée
00:59:52se fait sous haute surveillance
00:59:53depuis janvier dernier
00:59:55ce sont 132 animateurs
00:59:57qui ont été suspendus
00:59:58à Paris
00:59:58pas de quoi rassurer
01:00:00les parents
01:00:00On n'a pas
01:00:01des mesures préventives
01:00:02qui permettent
01:00:03de donner confiance
01:00:04et de l'autre
01:00:05quand la situation
01:00:06est avérée
01:00:07on laisse les familles
01:00:08dans le désarroi
01:00:09J'ai plus confiance
01:00:10c'est pas un système scolaire
01:00:12c'est plus au gouvernement
01:00:13il fait rien
01:00:14il agit pas
01:00:15il fait rien
01:00:15donc il laisse faire les choses
01:00:16et c'est ça qui est terrible
01:00:17La ville de Paris
01:00:19a pourtant annoncé
01:00:20le recrutement
01:00:20de 15 agents
01:00:21dédiés au contrôle
01:00:22lors des recrutements
01:00:23ainsi qu'un investissement
01:00:24de 10 millions d'euros
01:00:25pour sécuriser
01:00:26les espaces sensibles
01:00:27mais certaines mesures
01:00:28tardent à être mises en pratique
01:00:31Malheureusement
01:00:31on voit que pendant l'été
01:00:33ça n'a pas arrêté
01:00:34qu'il y a eu des signalements
01:00:35dans d'autres écoles
01:00:35donc nous en tant que parents
01:00:37on est obligé
01:00:38de continuer à sensibiliser
01:00:40les enfants
01:00:41et de leur dire tout le temps
01:00:44attention à ci
01:00:45attention aux animateurs
01:00:47est-ce que quelqu'un t'a touché
01:00:49est-ce que quelqu'un t'a fait
01:00:50quelque chose
01:00:51en juin dernier
01:00:52les députés ont voté
01:00:54de nouvelles mesures
01:00:54pour mieux contrôler
01:00:55les adultes
01:00:56au contact des enfants
01:00:57à l'échelle nationale
01:00:58en espérant des résultats
01:01:00rapides
01:01:00et efficaces
01:01:02et je vous propose
01:01:03d'écouter cette maman
01:01:04Karine
01:01:05qui a décidé de modifier
01:01:06l'entièreté de son emploi du temps
01:01:07pour que ses enfants
01:01:08n'aillent plus
01:01:09au périscolaire
01:01:11alors quand il était en grande section
01:01:13je l'ai sorti du périscolaire
01:01:15je ne voulais plus non plus
01:01:17qu'il aille à la garderie
01:01:18de l'école privée
01:01:19où il était
01:01:20donc non
01:01:21avec tout ce qui s'est passé
01:01:25j'étais très angoissée
01:01:26et je ne voulais plus
01:01:27que mon fils aille au périscolaire
01:01:29mais que ce soit
01:01:29le mercredi
01:01:31que ce soit
01:01:32les petites vacances
01:01:33ou les grandes vacances
01:01:34j'ai drastiquement changé
01:01:36mon organisation
01:01:36et ma logistique
01:01:38j'ai demandé à ma maman
01:01:40de déménager
01:01:41qui habitait dans le Marais
01:01:42et qui maintenant
01:01:43habite dans l'onzième
01:01:44pour pouvoir s'occuper d'Arthur
01:01:45et moi-même
01:01:46j'ai changé de carrière
01:01:48du coup
01:01:48j'ai pris un poste
01:01:50à temps partiel
01:01:52plutôt qu'en temps plein
01:01:53parce que je ne veux pas
01:01:54qu'Arthur aille au périscolaire
01:01:55ce que je sens
01:01:57en tant que parent
01:01:57c'est que la justice française
01:01:58envoie un très mauvais signal
01:02:00voilà
01:02:00je pense que le signal
01:02:01qui est envoyé
01:02:02c'est clairement
01:02:03un très bon signal
01:02:04par contre
01:02:05pour les pédocriminels
01:02:05c'est de l'organisation
01:02:07mais tous les parents
01:02:08ne peuvent pas s'organiser
01:02:09comme ça
01:02:09surtout ceux qui en ont plusieurs
01:02:11c'est très très compliqué
01:02:12en termes de logistique
01:02:13donc moi j'ai la chance
01:02:14j'ai qu'un seul enfant
01:02:16mais effectivement
01:02:17je pense qu'il y a
01:02:18beaucoup beaucoup de familles
01:02:19qui sont en otage
01:02:21Rachel
01:02:21rendez-vous compte
01:02:21elle a dû changer de carrière
01:02:23cette dame
01:02:24pour protéger son enfant
01:02:25elle est passée à temps partiel
01:02:27c'est-à-dire qu'elle a dû changer
01:02:28de carrière
01:02:28pour qu'il n'aille plus
01:02:28au périscolaire
01:02:29et être sûre
01:02:30qu'il n'arrive rien à son enfant
01:02:31je pense à tous les parents
01:02:32notamment les parents solos
01:02:34hommes et femmes
01:02:34hommes ou femmes
01:02:35qui doivent s'occuper des enfants
01:02:37et justement
01:02:38en responsabilité
01:02:39pas en responsabilité
01:02:41comme les politiques le disent
01:02:42mais en responsabilité
01:02:43de parents
01:02:43pour protéger ses enfants
01:02:44parce que ce qu'on entend
01:02:46est insoutenable
01:02:47parce qu'avoir un enfant
01:02:49traumatisé
01:02:50sur les quatre
01:02:51qui ont été jugés
01:02:51pas un en taule
01:02:52pas un en taule
01:02:54pas de détention provisoire
01:02:55rien du tout
01:02:55il y en avait un
01:02:56qui était en détention provisoire
01:02:57mais là
01:02:58celui dont on parle
01:02:59il n'est pas en détention provisoire
01:03:00le Michael
01:03:00qui a reconnu
01:03:01les faits
01:03:03donc plusieurs fillettes
01:03:04ne pas reconnaître
01:03:05ne pas reconnaître
01:03:06la place de l'enfant
01:03:07dans la société
01:03:08que c'est notre trésor
01:03:10pour demain
01:03:10ne pas reconnaître
01:03:11la place de la victime
01:03:13donc ne pas pouvoir
01:03:14réparer cette victime
01:03:16et en plus
01:03:16s'attaquer à des jeunes
01:03:18des petites filles
01:03:19comme ça
01:03:19c'est que toute leur vie
01:03:20elles vont avoir un traumatisme
01:03:21par rapport aussi aux adultes
01:03:23et puis vous vous rendez compte
01:03:24les pédocriminels
01:03:25ils ne s'entraînent pas
01:03:25à un enfant
01:03:26bien sûr
01:03:26vous voyez le côté
01:03:27c'est réel
01:03:28là on est dans un cas
01:03:29avec neuf fillettes
01:03:31Yoann
01:03:31comme celui de l'école
01:03:33Alphonse Baudin
01:03:34absolument
01:03:34et la justice dit
01:03:35un an ferme
01:03:36non mais c'est effrayant
01:03:37et d'ailleurs les parents
01:03:38l'ont bien compris
01:03:38puisque j'ai vu le chiffre
01:03:39qui est sorti aujourd'hui
01:03:41la fréquentation
01:03:42des centres de loisirs
01:03:43à Paris
01:03:44a baissé de 13%
01:03:45l'été dernier
01:03:46donc les parents
01:03:47évidemment
01:03:48n'ont plus confiance
01:03:49d'ailleurs
01:03:50les maires d'arrondissement
01:03:51les maires des communes
01:03:52avoisinantes de Paris
01:03:53ont dû adresser
01:03:54des lettres
01:03:55des mails aux parents
01:03:56pour tenter de les rassurer
01:03:58mais je vais vous dire
01:03:59aujourd'hui
01:03:59quand vous êtes parent
01:04:00vous n'êtes jamais rassuré
01:04:02vous n'êtes pas rassuré
01:04:02quand vous envoyez
01:04:03votre enfant en maternelle
01:04:04ou dans le périscolaire
01:04:05parce que vous vous dites
01:04:05mais qu'est-ce qui va lui arriver
01:04:07vous n'êtes pas rassuré
01:04:08ensuite quand il arrive
01:04:09au collège
01:04:10au lycée
01:04:10parce que vous vous dites
01:04:11mais est-ce qu'il ne va pas
01:04:12se faire raqueter
01:04:13est-ce qu'il ne va pas
01:04:13se faire tabasser
01:04:14à la sortie de l'école
01:04:15est-ce qu'il ne va pas tomber
01:04:16dans la drogue
01:04:17ensuite quand votre enfant
01:04:18commence à sortir
01:04:19notamment si vous avez des filles
01:04:2016, 17, 18, 19 ans
01:04:22vous êtes inquiets
01:04:23parce que le soir
01:04:24elle sort
01:04:24et vous ne savez pas
01:04:25dans quel état
01:04:26elle va rentrer
01:04:26si elle va rentrer
01:04:27comment elle va rentrer
01:04:28donc en fait
01:04:28vous êtes inquiets
01:04:29en permanence
01:04:30parce que l'État
01:04:31l'État encore une fois
01:04:32n'arrive plus
01:04:33de manière générale
01:04:34à protéger les Français
01:04:35regardez
01:04:35ce que nous propose
01:04:36Valérie Acnain à l'écran
01:04:38donc les feuilles reprochées
01:04:38sont entre 2022 et 2024
01:04:40donc les plus anciens
01:04:41ont presque 5 ans
01:04:42les dates de naissance
01:04:43de ces petites filles
01:04:442013
01:04:462015
01:04:462016
01:04:472017
01:04:49mais c'est-à-dire
01:04:50que la justice
01:04:51à aucun moment
01:04:51elle ne va dire stop
01:04:52elle ne va pas protéger
01:04:53nos enfants
01:04:53et plus on attend
01:04:55plus ce sera compliqué
01:04:56tout à l'heure
01:04:56sur Europe 1
01:04:56avec Pierre de Villelon
01:04:57on a interviewé
01:04:58Agnès Evren
01:04:58qui sera la rapporteure
01:04:59vous savez
01:05:00de la commission d'enquête
01:05:01du Sénat
01:05:02et bien elle vous dit
01:05:03quelque chose
01:05:03et pour le coup
01:05:04elle connaît vraiment le sujet
01:05:04elle vous dit
01:05:05qu'au bout de 3-4 ans
01:05:07le souvenir disparaît
01:05:09le souvenir disparaît
01:05:10donc là imaginez
01:05:11ces enfants-là
01:05:12qui le parlaient
01:05:14en septembre 2022
01:05:15bon le souvenir
01:05:17ils ne l'ont plus
01:05:19mais c'est dans eux
01:05:20c'est-à-dire le traumatisme
01:05:21il est toujours là
01:05:22et il sera là
01:05:23pendant des années
01:05:23donc ça c'est évidemment
01:05:24ça c'est évidemment terrible
01:05:25Fabien Lecoeuf nous a rejoint
01:05:27sur le plateau
01:05:27bonsoir Fabien
01:05:28merci d'avoir transité
01:05:30de W9 à CNews
01:05:32puisque vous êtes spécialiste
01:05:33de la chanson française
01:05:34je le rappelle
01:05:34et il y a eu
01:05:35une énorme annonce
01:05:36qui est tombée
01:05:37en fin d'après-midi
01:05:37absolument
01:05:38Patrick Bruel
01:05:39annule sa tournée
01:05:40il était producteur
01:05:41coproducteur de sa tournée
01:05:43on était avec
01:05:44un ancien producteur
01:05:45qui a participé
01:05:46aux tournées de Patrick Bruel
01:05:47qui nous disait
01:05:47une tournée comme ça
01:05:48qui est annulée
01:05:49c'est 30 millions d'euros
01:05:50alors je ne sais pas
01:05:50à qui elle part
01:05:51va prendre Patrick Bruel
01:05:52mais c'est évidemment
01:05:53un événement
01:05:53totalement majeur
01:05:55pour
01:05:56il a pris cette décision
01:05:57je pense
01:05:58après l'été
01:05:59il a fait un break
01:06:01tous les festivals
01:06:01avaient déjà été annulés
01:06:02cet été
01:06:04là parce que
01:06:05les festivals
01:06:05il y a des villes
01:06:05qui étaient engagées
01:06:06parce que beaucoup
01:06:07de festivals appartiennent
01:06:08à des grandes villes
01:06:08souvent
01:06:09en tout cas
01:06:10cautionnés par des grandes villes
01:06:11il y a 15 maires
01:06:12qui n'en voulaient pas
01:06:1215 maires n'en voulaient pas
01:06:14et le maire de Chartres
01:06:14avait fait annuler
01:06:15sa venue
01:06:15il devait démarrer
01:06:16le 2 octobre
01:06:17justement à Chartres
01:06:18bon
01:06:18et il y avait Orléans
01:06:19etc.
01:06:20le maire d'Orléans
01:06:20s'est exprimé d'ailleurs
01:06:21il a fait une lettre
01:06:22en disant voilà
01:06:23nous on ne peut pas
01:06:24rentrer dans des affaires privées
01:06:25puisque les zéniths
01:06:26sont des pièces
01:06:27des salles privées
01:06:28dirigées par des gens
01:06:29qui n'ont rien à voir
01:06:29avec le service public
01:06:30il n'y a pas d'aide
01:06:31souvent même du service public
01:06:31aujourd'hui il y a
01:06:32trois organisations de salles
01:06:33dans les zéniths
01:06:33il y a des jauges à 1500
01:06:35des jauges à 3000
01:06:36et à 6000
01:06:37pourquoi ?
01:06:37parce qu'il n'y a plus d'artistes
01:06:38qui font
01:06:39tout le monde ne fait pas 6000
01:06:40Or Brueil fait 6000 personnes
01:06:41par salle
01:06:42voire deux salles
01:06:43même deux zéniths
01:06:44par ville
01:06:45donc c'est dire
01:06:46si la tournée
01:06:47il y avait plus de 155 000 places
01:06:48vendues
01:06:48vous avez une idée
01:06:49de combien ça représente
01:06:50une annulation pareille ?
01:06:51beaucoup d'argent
01:06:52alors il faut savoir que
01:06:53d'abord les gens
01:06:54vont pouvoir se faire rembourser
01:06:55est-ce qu'il va finir ruiné
01:06:56les taxes d'Etat
01:06:57qui sont acquises
01:06:58il ne peut pas se faire rembourser
01:06:59ce que l'Etat a pris déjà sur ça
01:07:01mais est-ce que Brueil
01:07:01va finir ruiné selon vous ?
01:07:03non je ne crois pas
01:07:03sa fortune est estimée
01:07:04aujourd'hui à 89 millions d'euros
01:07:07quand même
01:07:07c'est quand même
01:07:08une très grosse fortune déjà
01:07:10et les actifs
01:07:11sont à plus de 87 aussi
01:07:13je crois
01:07:13c'est énorme
01:07:14c'est un truc
01:07:14c'est une fortune
01:07:15parce que c'est un homme d'affaires
01:07:16je pense que la décision
01:07:18qu'il a prise
01:07:18est une sage décision
01:07:19et bien on va en parler
01:07:20juste après la pause
01:07:20avec plaisir
01:07:21c'était le début de Fabien Lecoeuvre
01:07:22vous aurez la suite
01:07:23juste après
01:07:24la publicité
01:07:26les informations de Fabien
01:07:27et le décryptage
01:07:28autour de l'annulation
01:07:30fracassante
01:07:30de la tournée de Patrick Brueil
01:07:31ne bougez pas
01:07:32c'est la suite de 100% politique
01:07:36de retour dans 100% politique
01:07:38Fabien
01:07:39on était donc sur l'annulation
01:07:40de la tournée
01:07:41de Patrick Brueil
01:07:41et vous me disiez
01:07:42juste avant la pause
01:07:43que pour vous
01:07:43c'était la bonne décision
01:07:44pourquoi
01:07:44était-ce la bonne décision
01:07:45oui c'est une décision sage
01:07:47tout simplement
01:07:48parce qu'il a vu
01:07:49je pense que
01:07:51les rumeurs
01:07:52le malaise
01:07:53alors c'est plus que des rumeurs
01:07:54c'est des plaintes
01:07:54oui mais à un moment donné
01:07:56ça a pris le dessus
01:07:57de tout ça
01:07:58oui mais c'est pas que des rumeurs
01:07:59mises en examen
01:08:00contre le judiciaire
01:08:01témoin insiste
01:08:01et plainte
01:08:02tout ce qui courait
01:08:02parce qu'il a été victime
01:08:03il n'y a pas très longtemps
01:08:04d'une mauvaise rumeur aussi
01:08:05c'est-à-dire qu'on a sorti
01:08:06un film de lui
01:08:07qui arrivait aux Antilles
01:08:08au mois de février
01:08:10l'année dernière
01:08:11parce qu'il avait le droit
01:08:11de quitter le territoire
01:08:13et en fait ça datait
01:08:14de février 25
01:08:15et en fait on s'est aperçu
01:08:16qu'on l'a fait passer ça
01:08:17pour 26
01:08:18pour ses vacances
01:08:19pour essayer de faire voir
01:08:20etc
01:08:20par contre ce qui n'est pas
01:08:21une rumeur
01:08:21c'est qu'il a eu le droit
01:08:22de quitter le territoire français
01:08:23oui mais en fait
01:08:24il n'y est pas allé
01:08:25c'est daté d'un an
01:08:26ce truc-là
01:08:26oui mais il a quitté
01:08:27vraiment le territoire français
01:08:28et ses avocats lui ont dit
01:08:29de revenir
01:08:30je pense qu'il y a
01:08:30trop d'attaques maintenant
01:08:31et puis il est obligé
01:08:33de s'expliquer
01:08:33une bonne fois pour toutes
01:08:34il faut que la justice passe
01:08:35et je pense que
01:08:36ces avocats
01:08:37les avocats des assurances
01:08:38des concerts
01:08:39les villes
01:08:40et les propriétaires
01:08:41des Zénith
01:08:42je pense que tout le monde
01:08:43s'est mis autour de la table
01:08:43pour dire bon
01:08:44il faut peut-être calmer
01:08:45il faut que la justice passe
01:08:46dans le sens
01:08:47parce qu'il y a quand même
01:08:4835 personnes
01:08:48qui sont largement concernées
01:08:50par tous ces faits
01:08:51qu'ils soient avérés
01:08:52ou pas d'ailleurs
01:08:53mais c'est quand même
01:08:53un vrai sujet de société
01:08:55aujourd'hui
01:08:55ça a dépassé finalement
01:08:57le simple tour de champ
01:08:58et puis le sens pour moi
01:09:00qui connaît bien généralement
01:09:01les artistes
01:09:02un artiste ne peut pas monter
01:09:03sur scène
01:09:03avec tout ça dans la tête
01:09:04mais c'est ça
01:09:05je pense que c'est inhumain
01:09:06là je ne parle pas du dossier
01:09:08je ne veux pas rentrer
01:09:09spécialement dans le dossier
01:09:10mais sur un plan artistique
01:09:12je pense que vous ne montez pas
01:09:13sur scène
01:09:13quand il y a tous ces
01:09:15ces bavardages
01:09:16ces accusations
01:09:17les paroles de chansons
01:09:19qui rejoignent pratiquement
01:09:20les faits
01:09:21c'est très compliqué
01:09:22donc je pense
01:09:23qu'un artiste
01:09:24moi je le connais un peu
01:09:25pour avoir collaboré
01:09:26sur un livre avec lui
01:09:26etc
01:09:28je pense qu'il est dépassé
01:09:30mais n'importe quel humain
01:09:31une star
01:09:32ça reste un être humain
01:09:34c'est qu'on ne peut pas
01:09:35monter sur scène
01:09:36quand on a la tête aussi pleine
01:09:37de toutes ces accusations
01:09:38de tous ces faits
01:09:40de ces défenses à préparer
01:09:41de ces hommes d'affaires
01:09:43c'est un chef d'entreprise
01:09:44il y a l'huile d'olive
01:09:46il y a l'hôtel
01:09:47il y a les vignes
01:09:48attention c'est une énorme
01:09:50il y a les entreprises de spectacle
01:09:51c'est une centaine d'employés
01:09:52l'hôtel il y en a peut-être
01:09:53encore autant
01:09:54enfin vous voyez
01:09:55c'est un truc
01:09:55à un moment donné
01:09:56et alors pourquoi selon vous
01:09:57il a attendu
01:09:58ce moment-là
01:09:59pour renoncer
01:10:00pourquoi il a voulu
01:10:01maintenir sa tournée
01:10:02coûte que coûte
01:10:02et au final
01:10:03la pression médiatique
01:10:04la pression effectivement
01:10:06judiciaire
01:10:06la pression des féministes
01:10:08la pression politique
01:10:09avec les maires
01:10:09qui ne voulaient pas de sa venue
01:10:10avec Aurore Berger
01:10:11la ministre qui lui disait
01:10:12de renoncer
01:10:13aussi
01:10:14pourquoi il a voulu maintenir
01:10:15coûte que coûte
01:10:16moi je pense
01:10:17qu'on lui a expliqué
01:10:18ça c'est mon avis
01:10:19c'est pas ce qui lui a
01:10:20j'ai pas plus d'informations
01:10:22mais mon avis je pense
01:10:23que les avocats
01:10:24lui ont expliqué
01:10:25que si c'est les villes
01:10:26qui annulent
01:10:27c'est leur responsabilité
01:10:28de payer le dédit
01:10:30ce qu'a expliqué
01:10:30le maire de Nantes
01:10:31il y a quelques semaines
01:10:33donc je pense
01:10:34qu'ils sont partis là-dessus
01:10:34et puis il s'est dit
01:10:35peut-être à la rentrée
01:10:36tout ça va un peu passer
01:10:37or il y a eu encore
01:10:38une ou deux plaintes
01:10:39encore qui sont trouvées
01:10:39je crois il y a dix jours
01:10:41je pense que c'est
01:10:42un dossier trop complexe
01:10:43pour encore
01:10:44pour déjà se présenter
01:10:45devant le public
01:10:46je pense que
01:10:47tout le monde va le comprendre
01:10:48et c'est sage
01:10:49cette décision
01:10:50il faut que la justice passe
01:10:51il faut que voilà
01:10:52ils se défendent
01:10:53les gens accusent
01:10:54ils amènent leurs preuves
01:10:55etc
01:10:55il faut que tout ça
01:10:56soit ordonné
01:10:59vous savez on se souvient
01:10:59de Bertrand Cantat
01:11:00quand il a voulu monter
01:11:01sur scène trop tôt
01:11:03il y avait des manifestations
01:11:04dans tous les ennemis
01:11:05pour moi Bertrand Cantat
01:11:07il n'y aura jamais
01:11:07de bon timing
01:11:08pour monter sur scène
01:11:09il a tué une femme
01:11:10il y en a une autre
01:11:11qui s'est suicidée
01:11:11oui mais lui
01:11:12il disait dans des interviews
01:11:13voilà j'ai payé ma dette
01:11:14il y avait la société
01:11:15oui bien sûr
01:11:16en plus il a fait une peine ridicule
01:11:17c'était pas en France
01:11:18donc mais vous voyez
01:11:19il n'a jamais pu monter sur scène
01:11:20pour deux raisons
01:11:21un il y avait des manifestations
01:11:22dans toutes les villes
01:11:23et on peut le comprendre
01:11:24à juste titre
01:11:24il a les mains tachées de sang
01:11:25et voilà
01:11:26et puis peut-être aussi
01:11:28que dans sa tête
01:11:28je pense qu'à un moment donné
01:11:30ça disjoncte
01:11:30parce que ça reste des êtres humains
01:11:32aussi
01:11:33Bertrand Cantat
01:11:34il a disjoncté
01:11:34avant de monter sur scène
01:11:35on est d'accord
01:11:36mais vous voyez
01:11:37ça reste
01:11:38et je pense
01:11:39Bruel
01:11:39je pense que
01:11:40c'est un humain
01:11:41je pense que c'est
01:11:42extrêmement compliqué
01:11:43lui aussi
01:11:45et je ne rentre pas
01:11:46dans le dossier volontairement
01:11:47je ne veux pas rentrer
01:11:47dans ce dossier
01:11:47mais ça reste un être humain
01:11:49moi j'ai tellement vu
01:11:50des artistes sur scène
01:11:51avec des difficultés
01:11:52qui n'étaient pas bon
01:11:53le soir
01:11:53quand ils montaient sur scène
01:11:54parce qu'on a la tête occupée
01:11:55il faut arriver un peu vide
01:11:57enfin il faut arriver
01:11:57une tête vide sur scène
01:11:58parce qu'il faut
01:11:59y avoir une communion
01:12:00avec le public
01:12:02et tu le connais bien
01:12:03cette définition de l'artiste
01:12:04pour vous
01:12:05est-ce que c'est le plus gros scandale
01:12:07qui vise un artiste français
01:12:09à caractère sexuel
01:12:09aujourd'hui
01:12:10depuis la vague MeToo
01:12:12on n'en connaît pas d'autres
01:12:15il y a eu plein d'artistes
01:12:16il y a l'affaire Jean-Luc Laet
01:12:17où il y a deux plaignantes
01:12:18bon etc
01:12:19on a eu l'affaire
01:12:20Jean-Hélida
01:12:20Marie-Christine Vaud
01:12:21tout le monde a oublié
01:12:22cette histoire
01:12:22mais il y avait cette affaire
01:12:23aussi sur Jean-Hélida
01:12:24il était accepté de viol
01:12:25c'était il y a une quinzaine d'années
01:12:27oui ça me paraît pas comparable
01:12:28non non mais enfin bon
01:12:29est-ce que c'est le plus gros
01:12:30parce que Jean-Luc Laet
01:12:31il n'est pas aussi connu
01:12:32que Patrick Bruel
01:12:33il n'a pas fait la carrière
01:12:34de Patrick Bruel
01:12:34est-ce que c'est le plus gros
01:12:35scandale
01:12:36c'était pas comparable
01:12:38parce qu'on était
01:12:39dans une autre époque
01:12:40aujourd'hui
01:12:41les mêmes accusations
01:12:42sur Jean-Hélida
01:12:43je pense que ça aurait pris
01:12:44la même dimension
01:12:45si ce n'est plus
01:12:46parce que c'était
01:12:46Jean-Hélida
01:12:47et pour répondre
01:12:48à votre question
01:12:49il n'y a pas eu
01:12:50de fait aussi important
01:12:51sur un artiste
01:12:52aussi puissant
01:12:53et aussi important
01:12:54en France
01:12:54en dimension
01:12:55en notoriété
01:12:57artistiquement
01:12:57c'est un grand auteur
01:12:58grand compositeur
01:12:59grand producteur
01:13:00c'est une grande voix
01:13:03vous êtes observateur
01:13:04de la chanson
01:13:04c'est la chute
01:13:06la plus brutale
01:13:06d'une icône
01:13:07de la chanson française
01:13:08à laquelle vous avez assisté
01:13:09ah oui
01:13:10je pense que c'est une chute
01:13:11là incomparable
01:13:12il n'y a pas eu
01:13:13dans l'histoire
01:13:13de la musique
01:13:15et pourtant
01:13:15vous savez
01:13:16il y a beaucoup d'artistes
01:13:17qui avaient le même public
01:13:18que lui
01:13:18moi je les ai vu
01:13:19j'ai vu sur scène
01:13:20Mike Brown par exemple
01:13:20il est jeune
01:13:21mais je l'ai vu sur scène
01:13:22les filles se jetaient
01:13:23sur lui
01:13:24avec des ciseaux
01:13:25pour lui couper
01:13:25des mèches de cheveux
01:13:26j'ai vu Claude François
01:13:27deux fois sur scène
01:13:28elles étaient hystériques
01:13:29elles montaient
01:13:30elles s'évanouissaient
01:13:31elles déchiraient le t-shirt
01:13:32elles arrivaient
01:13:32avec les paires de seins
01:13:33elles avaient entre 14 et 16 ans
01:13:36on le sait bien
01:13:37j'ai vu Jean-Luc Lahaie
01:13:38sur scène
01:13:39c'était l'hystérie collective
01:13:40pareil dans les salles
01:13:41j'ai vu Bruel
01:13:42à partir de 89
01:13:43dans la Bruelmania
01:13:44quand tout arrive
01:13:45avec l'album
01:13:45à leur regard
01:13:46à ce moment là
01:13:46il devient un personnage
01:13:48incroyable
01:13:48même lui
01:13:49il ne sait même pas
01:13:49ce qui lui arrive
01:13:50avec ses filles
01:13:52qui se rassemblent
01:13:53par paquet de 10
01:13:53par paquet de 20
01:13:54là où quand il allait manger
01:13:55sur une pizzeria
01:13:56à côté des Champs-Elysées
01:13:57ou en bas de son domicile
01:13:58parisien etc
01:14:00c'était des hordes de filles
01:14:01partout
01:14:01parce que c'est un phénomène
01:14:03féminin
01:14:04et même les filles
01:14:05ont changé de comportement
01:14:07aussi dans les concerts
01:14:07par exemple
01:14:08Julien Deray
01:14:08que j'ai vu sur scène
01:14:09qui a un public très féminin
01:14:10qui a été un type exceptionnel
01:14:12c'est beaucoup
01:14:13beaucoup
01:14:14beaucoup de femmes
01:14:14et de filles
01:14:15dans les spectacles
01:14:16n'ont plus le même comportement
01:14:17elles se jettent plus sur scène
01:14:18comme les filles
01:14:19des années 70
01:14:2070, 70, 80
01:14:22Johnny sur scène
01:14:23moi je l'ai vu
01:14:23à la fin
01:14:24au milieu des années 70
01:14:26c'était les filles
01:14:27qui jetaient sur scène
01:14:28elles arrivaient
01:14:29elles jetaient des culottes
01:14:30mais c'était un truc
01:14:31non mais
01:14:32on ne peut plus l'imaginer aujourd'hui
01:14:33c'est pour ça que c'est important aussi
01:14:34de recontextualiser
01:14:35les choses d'une manière générale
01:14:36ça veut que dans la même époque
01:14:38d'ailleurs aujourd'hui
01:14:39et de dire ça
01:14:40vous ne pouvez plus utiliser
01:14:41le terme que vous avez employé
01:14:42parce que c'est un terme
01:14:43qui est jugé sexiste
01:14:44le terme hystérie
01:14:45totalement
01:14:45bien sûr
01:14:47mais c'était le terme
01:14:49qu'on utilisait
01:14:49quand les salles
01:14:50n'étaient remplies que de filles
01:14:51mais il y a peut-être
01:14:52des jeunes femmes
01:14:53qui nous écoutent
01:14:53qui sont choquées
01:14:54en vous entendant parler d'hystérie
01:14:55non mais parce que
01:14:56je ne le fais pas
01:14:56dans cette démarche là
01:14:57j'ai bien compris Fabien
01:14:58je vous dis que l'époque
01:14:59je vais dans votre temps
01:14:59je vous dis que l'époque
01:15:00a changé effectivement
01:15:01totalement
01:15:01et ça n'empêche pas
01:15:02qu'il y a 30 plaignantes
01:15:03mais c'était un phénomène
01:15:04il y a eu une bruelle mania
01:15:05mais aujourd'hui
01:15:06il y a 30 plaignantes
01:15:07évidemment
01:15:08et probablement
01:15:09à juste titre
01:15:09mais en même temps
01:15:11vous voyez
01:15:11parce que
01:15:11moi j'ai vu aussi bien
01:15:12Vanessa Paradis
01:15:13j'ai vu Sylvie Vartan
01:15:14j'ai vu toutes ces stars
01:15:15comme ça
01:15:15Lady Gaga
01:15:16ou Madonna
01:15:17il n'y a pas de garçons
01:15:18qui attendaient en bas
01:15:19de chez Madonna
01:15:19ou de garçons
01:15:21qui hurlaient
01:15:21ou qui se déshabillaient
01:15:22pour aller rejoindre
01:15:22l'artiste sur scène
01:15:23vous voyez
01:15:23c'est important
01:15:24de le rappeler
01:15:25dans ce contexte là
01:15:26et ça ne
01:15:27je ne défends pas plus
01:15:28ni l'un ni l'autre
01:15:29mais c'était un phénomène
01:15:31de filles
01:15:31qui n'existent plus
01:15:32je vous dis
01:15:33même avec des gens
01:15:34elle est sortie
01:15:35avec des jeunes garçons
01:15:36Madonna
01:15:36il y a des jeunes garçons
01:15:37qui ont été séduits
01:15:38par Madonna
01:15:38elle les a rencontrés
01:15:40dans le cadre de son travail
01:15:41ce n'est pas des gens
01:15:41qui attendaient en bas de chez elle
01:15:42ou qui jetaient sur la scène
01:15:43oui souvent c'était des danseurs
01:15:45des danseurs
01:15:46elle n'est jamais restée insensible
01:15:49au charme masculin
01:15:50évidemment
01:15:50et vice versa
01:15:51voyez le sujet
01:15:52de la rédaction de CNews
01:15:53sur l'annulation
01:15:53de la tournée de Patrick Bruel
01:15:55c'est sur ses réseaux sociaux
01:15:57que Patrick Bruel
01:15:58vient d'annoncer
01:15:58l'annulation
01:15:59de sa tournée
01:16:00je constate qu'aujourd'hui
01:16:02cette tournée
01:16:02est devenue autre chose
01:16:03elle est devenue
01:16:04l'incarnation
01:16:05d'un débat
01:16:05qui la dépasse
01:16:06j'ai donc pris la décision
01:16:08d'annuler ses concerts
01:16:09des concerts
01:16:10pourtant prévus
01:16:10à partir du mois d'octobre
01:16:12en tout
01:16:1335 dates
01:16:14mais depuis plusieurs mois
01:16:15les accusations
01:16:16et les plaintes
01:16:17se succèdent
01:16:18contre le chanteur
01:16:19tout commence
01:16:20notamment avec
01:16:21la plainte déposée
01:16:21par la journaliste
01:16:22Flavie Flamand
01:16:23en mai dernier
01:16:24elle accuse
01:16:25Patrie Bruel
01:16:26de faits
01:16:26qui auraient été commis
01:16:27alors qu'elle était mineure
01:16:28au moment des faits
01:16:29avant moi
01:16:30il y a des femmes
01:16:30qui pendant des mois
01:16:32pendant des années
01:16:33ont essayé de se faire entendre
01:16:34et il a fallu
01:16:35la médiatisation
01:16:36de ma plainte
01:16:38pour que les choses avancent
01:16:39et je trouve que c'est
01:16:40particulièrement injuste
01:16:41la journaliste
01:16:41ne serait pas la seule
01:16:42à dénoncer des violences
01:16:44plus de 30 femmes
01:16:45ont témoigné
01:16:46dans cette affaire
01:16:46elles évoquent
01:16:47des faits présumés
01:16:48de viol
01:16:49de tentatives de viol
01:16:50d'agression sexuelle
01:16:51ou encore d'exhibition
01:16:52qui se seraient déroulés
01:16:54entre 1991
01:16:55et 2019
01:16:56en France
01:16:58en Belgique
01:16:59en Suisse
01:16:59ou encore au Canada
01:17:00certaines affirment
01:17:01qu'elles étaient mineures
01:17:03au moment des faits
01:17:04aujourd'hui
01:17:04au moins 30 plaintes
01:17:06sont entre les mains
01:17:06de la justice
01:17:07depuis le 10 juin
01:17:08Patrie Bruel
01:17:09est mis en examen
01:17:10dans 4 affaires
01:17:11il bénéficie également
01:17:13du statut
01:17:13de témoin insisté
01:17:14dans 4 autres dossiers
01:17:16le chanteur lui
01:17:17conteste toujours
01:17:18les accusations
01:17:19portées contre lui
01:17:20il assure
01:17:21n'avoir jamais forcé
01:17:22aucune femme
01:17:24Rachel ça m'intéresse
01:17:25votre regard
01:17:26mon regard
01:17:27une nouvelle fois
01:17:27rappeler les principes
01:17:29et merci
01:17:29pour cette présentation
01:17:31très artistique
01:17:32parce que c'est vrai
01:17:32qu'on parle très peu
01:17:34de la performance
01:17:35sur scène de l'artiste
01:17:36et effectivement
01:17:37se faire applaudir
01:17:38dans ce contexte là
01:17:39avec tout ce qu'il y a
01:17:40à gérer en tête
01:17:40de mise en scène
01:17:41c'est assez important
01:17:41après toujours rappeler
01:17:43à la fois la présomption
01:17:44d'innocence
01:17:45mais aussi le fait
01:17:46que c'est un fait
01:17:48de société
01:17:48par rapport à la situation
01:17:50des femmes
01:17:51depuis des dizaines
01:17:53et des dizaines d'années
01:17:54on parle souvent
01:17:55de Kevin Spacey
01:17:56on nous sort toujours
01:17:57cet exemple là
01:17:58pas que lui
01:17:59non mais il n'y a surtout
01:18:00pas que lui
01:18:00des personnes qui ont fait
01:18:01du mal aux femmes
01:18:02non plus
01:18:03c'est-à-dire qu'en fait
01:18:03il y a aussi
01:18:04Kevin Spacey
01:18:05c'est des dossiers
01:18:05avec des jeunes hommes
01:18:06avec des hommes
01:18:06exactement
01:18:08après rappeler
01:18:09qu'aujourd'hui
01:18:10dans notre démocratie
01:18:11rappeler cette parole
01:18:13à écouter
01:18:14des plaignantes
01:18:16et surtout
01:18:17peut-être une fois
01:18:18que la justice
01:18:18sera passée
01:18:19c'est à la société
01:18:20de faire en sorte
01:18:20que s'il n'est pas
01:18:22condamné
01:18:23et bien que la société
01:18:24ne le laisse pas
01:18:25non plus
01:18:25à une mort sociale
01:18:26là c'est intéressant
01:18:28Fabien
01:18:28parce qu'on en parlait
01:18:29avant que vous n'arriviez
01:18:30c'est-à-dire que
01:18:31Patrick Brouel
01:18:32demain il est condamné
01:18:33personne ne sera choqué
01:18:34que sa tournée
01:18:34ait été annulée
01:18:36s'il ne l'est pas
01:18:37et qu'il en fait une autre
01:18:38il subira aussi
01:18:39une pression
01:18:41dans ses salles
01:18:42et autour de ses salles
01:18:43regardez ce qui est arrivé
01:18:44à Réhabitant
01:18:45il était mis en examen
01:18:46la mise en examen
01:18:47a sauté
01:18:48ce qui est extrêmement rare
01:18:49c'est-à-dire que vous êtes mis en examen
01:18:50vous ne l'êtes plus le lendemain
01:18:51et puis il a eu
01:18:52un non-lieu
01:18:53donc il est blanchi
01:18:54et il n'a pas pu
01:18:55terminer sa tournée
01:18:56tranquillement
01:18:56parce qu'il y a eu
01:18:57des infiltrations dans ses salles
01:18:58il y a eu la séquence
01:18:59où Brigitte Macron
01:19:00les a traitées de sale conne
01:19:01ce qui ne l'a pas aidé non plus
01:19:02parce que ça a mis
01:19:02évidemment les projecteurs sur lui
01:19:04donc parfois
01:19:05accusation
01:19:06vaut déjà condamnation
01:19:07Oui c'est très compliqué
01:19:08et quelqu'un l'a rappelé ici
01:19:10sur ce plateau
01:19:10c'est-à-dire qu'il y a
01:19:11la justice populaire
01:19:13la justice médiatique populaire
01:19:15qui est un autre tribunal
01:19:16qui passe souvent
01:19:17avant le vrai tribunal judiciaire
01:19:20ou après
01:19:21alors c'est une lame qui passe
01:19:23que personne ne contrôle
01:19:25il y a des gens
01:19:26par exemple Slimane
01:19:28la lame elle est bien passée
01:19:30là il refait un album
01:19:31il a retenu chez Universal
01:19:31un album en duo avec Vita
01:19:33par exemple
01:19:33alors qu'il avait été condamné
01:19:35etc
01:19:35alors lui c'était pas
01:19:36Il a été condamné par la justice ?
01:19:38Il a été condamné
01:19:39il a payé une amende
01:19:40de 10 000 euros
01:19:40mais je crois que c'était
01:19:41baissé à 7 400 euros
01:19:44et bon
01:19:44le truc
01:19:45il a payé son truc
01:19:46il a été condamné
01:19:47l'affaire est passée
01:19:48il est resté un peu
01:19:49sans travailler
01:19:50pendant quelques mois
01:19:51etc
01:19:52et là on apprend
01:19:52et c'est une très bonne nouvelle
01:19:53en tout cas
01:19:54pour ce merveilleux artiste
01:19:55qu'est Slimane
01:19:56alors c'était peut-être
01:19:57plus de la drag
01:19:57ça s'apparentait à de la drag
01:19:59ce que Slimane a fait
01:20:00c'était harcèlement et drag
01:20:01harcèlement moral
01:20:02la drague lourde disons
01:20:03la drague lourde
01:20:03voilà
01:20:05harcèlement moral
01:20:05par le biais d'un support numérique
01:20:07requalification des faits
01:20:08et donc effectivement
01:20:09il a été condamné à 10 000 euros
01:20:10donc 3 000 euros
01:20:11assortis de sursis
01:20:12voilà
01:20:13pour harcèlement moral
01:20:13donc lui
01:20:14il ressigne chez Universal
01:20:15par exemple
01:20:15un album de duo avec Vita
01:20:17bon parce que
01:20:18après il y a une gradation
01:20:18harcèlement moral
01:20:19c'est pas viol
01:20:19on est d'accord
01:20:20donc voilà
01:20:21mais en même temps
01:20:22moi je trouve ça très bien
01:20:23moi je peux le croiser etc
01:20:24j'ai aucun souci
01:20:25après tout
01:20:26il fait son métier de chanteur
01:20:27etc
01:20:27pourquoi pas
01:20:28bon alors lui
01:20:29il s'est passé
01:20:30bon peut-être qu'un autre
01:20:32passera pas
01:20:32Harry Habitant
01:20:33ça passe moins
01:20:33alors que lui
01:20:34il n'a pas été condamné du tout
01:20:35Harry Habitant
01:20:36il n'est pas condamné du tout
01:20:37bien sûr
01:20:38donc là c'est peut-être
01:20:38quelqu'un est innocenté
01:20:39il ne peut toujours pas
01:20:40aller se produire dans une salle
01:20:41alors il y en a qui ont les cartes
01:20:42et pas d'autres
01:20:42mais c'est assez juste là
01:20:44sur ce qu'on peut l'observer
01:20:46avec des cas très précis
01:20:46qui sont factuels
01:20:47il y a des gens
01:20:48ça passe
01:20:49et d'autres ça passe pas
01:20:50on ne sait pas pourquoi
01:20:51il y a un délit de
01:20:52je ne sais pas
01:20:53de sale gueule
01:20:54de ce que vous voulez
01:20:55on ne sait pas
01:20:55on ne sait pas comment ça s'appelle
01:20:56mais il y a un truc qui bloque
01:20:57même si vous avez été innocenté
01:20:59voilà
01:21:01Johan
01:21:01ça vous fait réagir
01:21:02mais tout le monde devrait
01:21:03s'émouvoir de ça
01:21:04vous vous rendez compte
01:21:05il y a un homme
01:21:06qui est innocenté
01:21:07il est innocenté par la justice
01:21:09il n'y a même pas eu de procès
01:21:10il n'y a aucune preuve
01:21:11la mise en examen a été annulée
01:21:13annulée
01:21:14donc il est complètement blanchi
01:21:15vraiment
01:21:16il est lavé de tout soupçon
01:21:18et bien non
01:21:18il y a quand même
01:21:19des militantes ultra politisées
01:21:21d'extrême gauche
01:21:21qui veulent l'empêcher
01:21:23de se produire sur scène
01:21:24parce qu'un peu chauffée
01:21:25par Sandrine Rousseau
01:21:26elle considère que
01:21:27les femmes ont toujours raison
01:21:28mais c'est un énorme scandale
01:21:30et personne ne s'émeut
01:21:31de cette situation
01:21:32il y a un innocent
01:21:33qui a peut-être payé
01:21:34toute sa vie
01:21:35parce qu'il y a quelques
01:21:36pseudo militantes féministes
01:21:38d'extrême gauche
01:21:39qui en ont décidé ainsi
01:21:40elles ont décidé
01:21:41de se substituer
01:21:42à la justice
01:21:43et ça passe crème
01:21:44moi ça me révolte
01:21:45Eva votre regard
01:21:46sur l'annulation
01:21:46de la tournée de Patrick Bruel
01:21:48et sur cette justice
01:21:49qui est parfois rendue
01:21:50dans la rue
01:21:50avant d'être rendue
01:21:50dans les tribunaux
01:21:52je rappelle qu'il y a
01:21:52plus de 30 plaintes
01:21:54que ce n'est pas
01:21:55effectivement la même chose
01:21:56que dans le dossier
01:21:58de Slimane
01:21:59avec une condamnation
01:21:59qui est arrivée
01:22:00à son terme
01:22:01c'est du harcèlement
01:22:02et par contre
01:22:03quelqu'un qui est
01:22:04complètement blanchi
01:22:04qui a une mise en examen
01:22:06qui est retirée
01:22:06c'est un réhabitant
01:22:08lui aussi il est condamné
01:22:09à la mort sociale
01:22:09déjà il y a quelque chose
01:22:10qui m'interpelle
01:22:11dans ce que vous avez dit
01:22:12c'est vrai que les artistes
01:22:13d'antan ne sont pas
01:22:13les artistes de maintenant
01:22:14moi je le vois très bien
01:22:15quand je vais à un concert
01:22:17c'est quand même très rare
01:22:18que je vois des femmes
01:22:18se déshabiller sur scène
01:22:20c'est pour ça que c'est important
01:22:22que je raconte
01:22:22parce que j'ai vu ces concerts
01:22:24et ça aujourd'hui
01:22:25et plus personne n'en parle
01:22:27Jules Torres a dit
01:22:28c'était mieux avant
01:22:29je tiens à dire
01:22:30que c'était de l'humour
01:22:31évidemment
01:22:31c'est de l'humour
01:22:32je n'aime pas les concerts
01:22:33non vous n'aime pas les concerts
01:22:34mais c'est vrai qu'aujourd'hui
01:22:35en fait le risque
01:22:36pour Patrick Bruel
01:22:37c'est que même
01:22:38s'il est innocenté
01:22:39on garde peut-être
01:22:40cette image désuée de lui
01:22:42que les gens
01:22:44forcés de constater
01:22:45n'acceptent plus
01:22:46aujourd'hui
01:22:47je pense que c'est vrai
01:22:48que la justice
01:22:49peut-être populaire
01:22:50va finir par vaincre
01:22:52les accusations
01:22:52vont finir par vaincre
01:22:54même s'il est
01:22:54on va dire
01:22:55déclaré innocent
01:22:55en fin de compte
01:22:57c'est le cas pour Harry Habitant
01:22:58c'est le cas pour Harry Habitant
01:22:59en fait il y a un autre problème
01:23:00c'est qu'on n'arrive pas
01:23:01à avoir des débats
01:23:02où on sait aussi
01:23:04jauger ce qui est
01:23:04plus ou moins grave
01:23:05c'est à dire qu'on va dire
01:23:06c'est un violeur
01:23:06tout de suite
01:23:07on pense à Hervé Weinstein
01:23:08qui prenait des femmes
01:23:09qui les mettaient dans son bureau
01:23:11qui les obligeait
01:23:11qui les violaient etc
01:23:12il y a certainement
01:23:13des viols effectivement
01:23:14dans les accusations
01:23:15contre Patrick Boyle
01:23:16mais il y a également
01:23:17des histoires qui sont greffées
01:23:18moi j'en vois une
01:23:19qui m'a marqué
01:23:20c'est à dire qu'en fait
01:23:21il y a une femme
01:23:21qui est allée le voir
01:23:22qui a insisté
01:23:22pour qu'ils aillent prendre un verre
01:23:24il lui a dit
01:23:25ok on va prendre un verre ensemble
01:23:26il monte dans son taxi
01:23:28elle réalise qu'en fait
01:23:29c'est à son domicile
01:23:30qu'elle va prendre un verre
01:23:31à ce moment là
01:23:31j'ai envie de dire
01:23:32Patrick Boyle il est riche
01:23:33il a un très beau domicile
01:23:34je ne le vois pas forcément
01:23:35sortir au restaurant
01:23:35où tout le monde va le voir
01:23:36ça semble cohérent
01:23:37mais le grand public peut se dire
01:23:38c'est un peu bizarre
01:23:39à ce moment là
01:23:40il essaie du serre un verre
01:23:41il essaie de l'embrasser
01:23:43elle est surprise
01:23:44elle dit non
01:23:44il la laisse partir
01:23:45et ils disent que c'est
01:23:46une agression sexuelle
01:23:47donc c'est sûr que c'est
01:23:48une problématique
01:23:48c'est à dire qu'il y a tout
01:23:49qui se greffe autour de cela
01:23:51et finalement
01:23:52on va le dépeindre
01:23:52comme quelqu'un d'atroce
01:23:53alors vous l'avez dit
01:23:54si c'est une star
01:23:55c'est une starmania etc
01:23:56il y a des gens qui veulent le voir
01:23:57en fait est-ce qu'à un moment
01:23:59quelqu'un
01:24:00c'est un peu comme si
01:24:00on expliquait quelqu'un
01:24:01parce qu'il a eu 200 conquêtes
01:24:03300 conquêtes
01:24:04même 1000 conquêtes
01:24:05ça veut dire forcément
01:24:06sur ce lot
01:24:07il y a forcément
01:24:08des agressions sexuelles
01:24:09c'est un peu ça
01:24:09c'est à dire qu'il y a aussi
01:24:10une condamnation morale
01:24:11on va partir du principe
01:24:12il se semble un peu normal
01:24:13qu'il soit agresseur sexuel
01:24:14moi je rassemble les choses
01:24:15en disant que c'est pas
01:24:16c'est le procès d'une époque
01:24:18et on a changé
01:24:19le rapport entre hommes et femmes
01:24:21a complètement changé
01:24:22et ça part de là l'histoire
01:24:24pour moi
01:24:25c'est le rapport hommes-femmes
01:24:26et heureusement ça a changé
01:24:28parce que l'égalité
01:24:29se refait davantage
01:24:30etc
01:24:31et on est pour
01:24:32même nous les hommes
01:24:33on est aussi féministes
01:24:34dans ce cas là
01:24:34on dit oui
01:24:35heureusement ça a changé
01:24:36parce qu'il y a eu quand même
01:24:37des abus exceptionnels
01:24:38dans l'histoire
01:24:39on est obligé de les montrer du doigt
01:24:41si on soit un homme ou une femme
01:24:42on est obligé de dire
01:24:43non ça c'est pas possible
01:24:45Fabien
01:24:45il va disparaître pour vous
01:24:46de la surface médiatique
01:24:48Patrick Brouel
01:24:48jusqu'à la fin du procès
01:24:52si le procès est là
01:24:52mais je pense qu'il faut
01:24:53qu'il se mette un peu à l'ombre
01:24:54moi je pense
01:24:55il faut arrêter de se montrer
01:24:56il l'a compris très bien
01:24:57d'ailleurs
01:24:57on l'a pas vu cet été
01:25:00donc il a vraiment compris
01:25:01je pense
01:25:02et je pense qu'il a des conseillers
01:25:03autour de lui
01:25:03je pense qu'il faut qu'il se mette
01:25:05un peu à l'ombre
01:25:05alors que ça va prendre
01:25:06un an, deux ans, trois ans
01:25:07quatre ans, cinq ans
01:25:08bon
01:25:09comme c'est un garçon
01:25:11qui a déjà un âge
01:25:12quand même
01:25:13déjà une carrière derrière lui
01:25:16il va devoir
01:25:17se mettre un peu à l'ombre
01:25:19alors c'est un homme d'affaires
01:25:20je me fais pas de soucis
01:25:22pour lui
01:25:22je pense qu'il fait
01:25:23de l'exportation
01:25:24de boules d'olive partout
01:25:24le vignoble marche très bien
01:25:26l'hôtel aussi
01:25:27on le verra plus
01:25:28ce que vous dites
01:25:28c'est qu'on le verra plus
01:25:29tant que cette histoire
01:25:30n'est pas terminée
01:25:30il va être obligé
01:25:31de se mettre un peu à l'ombre
01:25:31et je rappelle
01:25:32qu'effectivement
01:25:33si ça va au bout
01:25:34il risque la prison
01:25:34il risque l'incarcération
01:25:36bien sûr
01:25:39merci Fabien
01:25:40d'être venu ce soir
01:25:40dans 100% politique
01:25:41c'est un bonheur
01:25:42quand vous m'appelez
01:25:42en urgence
01:25:43je suis tout
01:25:44comme j'arrive tout de suite
01:25:46dès qu'il y a
01:25:47dès qu'il y a
01:25:49dès qu'il y a un dossier
01:25:51qui vous concerne
01:25:52toujours très bien en France
01:25:55on vous retrouve évidemment
01:25:56tous les soirs
01:25:56avec l'ami Cyril Hanouna
01:25:58qu'on embrasse
01:25:59j'ai vu qu'il y avait
01:26:00ça y est
01:26:00c'est officiel depuis ce soir
01:26:01le baiser a été filmé
01:26:03il y a eu baiser ?
01:26:04il y a eu baiser
01:26:04le baiser
01:26:06de l'anniversaire
01:26:06de Channel Usto
01:26:07le 27 juillet dernier
01:26:08mais arrêtez
01:26:09oui ça y est
01:26:09le baiser a été filmé
01:26:10et diffusé ce soir
01:26:11mais c'était sur la joue
01:26:12sur la joue
01:26:13je peux pas y croire
01:26:16je peux pas y croire
01:26:17je vous le dis
01:26:17c'est passé
01:26:18on l'a rediffusé ce soir
01:26:19on l'a diffusé
01:26:20pour la première fois
01:26:21et Cyril était extrêmement surpris
01:26:23qu'on diffuse cette image
01:26:23non mais il n'y avait rien
01:26:24de tout ça
01:26:24il n'y avait rien de tout ça
01:26:25si si bien sûr
01:26:26non je peux pas y croire
01:26:27vous y étiez non ?
01:26:28à quoi ?
01:26:29au moment du baiser
01:26:31moi j'étais
01:26:31c'est juste un journaliste
01:26:33très bien informé
01:26:33je ne connais ni l'un ni l'autre
01:26:35je ne connais ni l'un ni l'autre
01:26:36je pensais
01:26:37c'était un homonyme
01:26:38il est très pur éteint
01:26:38en tout cas on embrasse
01:26:39l'un et l'autre séparément
01:26:41c'est du bonheur
01:26:41ça fait toujours plaisir
01:26:43mais vous en tout cas
01:26:43j'ai vu vous balancer
01:26:44vous balancez tout
01:26:45quand vous avez fait
01:26:46le buzz TV
01:26:47là sur le Figaro
01:26:47vous avez tout balancé
01:26:53et toujours avec beaucoup
01:26:54d'élégance
01:26:54de prudence
01:26:55et je mets en avance
01:26:56cette forme de tendresse
01:26:57dans le sentiment
01:26:57et bien on vous souhaite
01:26:58une bonne rentrée
01:26:59sur W9
01:27:00et merci d'être venu ce soir
01:27:01sur CNews
01:27:03avec beaucoup d'informations
01:27:04Mickaël Dorian
01:27:05bonsoir
01:27:06quel est le programme
01:27:06de Soir Info ?
01:27:07Bonsoir Gauthier
01:27:07bonsoir à tous
01:27:08restez avec nous
01:27:09encore beaucoup
01:27:09beaucoup d'informations
01:27:10sur Patrick Bruel
01:27:11des infos
01:27:12des anecdotes
01:27:13on sera avec Marc Scalia
01:27:15ancienne vedette
01:27:16d'énergie
01:27:17dans les années 80
01:27:18il a fait partie
01:27:19des tout premiers
01:27:19à lancer la carrière
01:27:20de Patrick Bruel
01:27:21à la radio
01:27:22il a plein de choses
01:27:22à nous raconter
01:27:23on verra également
01:27:24le communiqué
01:27:25la réaction
01:27:25des avocates
01:27:26des plaignants
01:27:27de plusieurs plaignantes
01:27:28dans les affaires
01:27:30et puis on entendra
01:27:31en direct
01:27:31le témoignage
01:27:32d'une fan
01:27:33de Patrick Bruel
01:27:34qui respecte
01:27:35la parole
01:27:35des plaignantes
01:27:36mais qui a voulu
01:27:37s'exprimer
01:27:38et qui ne comprend pas
01:27:39elle c'est son point de vue
01:27:40ne comprend pas
01:27:41pourquoi est-ce qu'on la prive
01:27:42du concert de son idole
01:27:43c'est son droit
01:27:44c'est son point de vue
01:27:45et c'est son droit
01:27:46de s'exprimer
01:27:46on l'entendra en direct
01:27:47tout à l'heure
01:27:47et bien on va vous écouter
01:27:48Mickaël Dorian
01:27:48juste avant de terminer
01:27:50cette émission
01:27:50je sais il me demande
01:27:52de le dire
01:27:53à l'antenne
01:27:53depuis le début
01:27:54Johan vous n'en pouvez plus
01:27:56pourquoi ?
01:27:56vous n'en pouvez plus
01:27:57d'être à côté de Jules Torres
01:27:58ah non il est embêtant
01:27:59ah oui
01:28:00c'est à dire qu'il
01:28:01comment dirais-je
01:28:02hyper pur
01:28:03il distrait
01:28:03il distrait
01:28:05les chroniqueurs
01:28:06et pourtant vous avez été
01:28:06côte à côte à cette place là
01:28:07je ne dirais pas
01:28:08ce qu'il a fait
01:28:08pendant l'émission
01:28:09à la place de présentateur
01:28:10je ne dirais pas
01:28:10ce que Johan a fait
01:28:11pendant cette émission
01:28:12qu'est-ce que ça ?
01:28:13qui vu le sujet précédent
01:28:14pourrait être très problématique
01:28:16pour lui
01:28:16c'est la rentrée des classes
01:28:17c'est la rentrée des classes
01:28:18c'est la rentrée des classes
01:28:20ce qu'il est fou
01:28:21moi je ne veux plus jamais
01:28:22être à côté de lui
01:28:22je vous le dis
01:28:23il est dingue
01:28:25vous le mettrez en face de moi
01:28:26la prochaine fois
01:28:27oui mais là vous serez
01:28:28à côté de moi
01:28:28j'en fais un cadu de mes yeux
01:28:31allez bonne soirée
01:28:32l'émission va mal tourner
01:28:33bonne soirée
01:28:34avec Mickaël Dorian
01:28:35l'émission va en faire
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