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Cette vidéo fait partie du Corner Football
  • il y a 1 semaine
Nicolas de Tavernost occupe le poste de président du conseil d'administration du Stade Rennais, en remplacement de Guillaume Cerutti depuis le 22 mai 2026. Il est l’invité de l’After Foot pour évoquer l'imbroglio sur le match PSG-Rennes, son nouveau rôle au Stade Rennais, sa vision sur la LFP et l’avenir de Ligue 1 +, tout en revenant sur la situation des Girondins de Bordeaux.

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Transcription
00:00L'événement, les gars, c'est la présence parmi nous de Nicolas Taverneau, président désormais du conseil d'administration du
00:06Stade Rennais depuis fin mai.
00:08Bonsoir.
00:08Bonsoir.
00:09Et merci d'être là. Il y a un an vous étiez là mais c'était pour parler droit, Ligue
00:131+, parler télé...
00:15Ah, parce que quoi ? Ça veut dire que comme maintenant il est patron de Rennes, on n'a plus
00:18le droit de lui parler de sujets majeurs ?
00:20Tu lui demanderas.
00:20J'ai le droit de répondre.
00:22Ou pas.
00:23Oui, ça c'est toujours pareil dans les interviews. Nous on est libres de nos questions et vous de vos
00:26réponses, n'est-ce pas ?
00:27Exactement.
00:28Donc on va évidemment parler du début de saison de Rennes. Il y a pas mal de sujets déjà, notamment
00:32avec la fameuse affaire de match inversé avec le PSG il y a quelques jours.
00:37Et puis l'autre événement de la soirée, c'est bien sûr la fin du Mercato. Fabrice Hockin sera avec
00:42nous tout à l'heure pour un bilan complet.
00:44C'est fini depuis 20h, depuis 2h en France mais ça dure encore en Angleterre jusqu'à minuit donc il
00:48peut encore se passer des choses ce soir.
00:51Et puis à 23h30 comme tous les mardis désormais, nous irons en Espagne pour la chronique hebdomadaire des stars de
00:55la Liga.
00:56Et puis le Mercato Espagnol sera au programme, le match du Barça hier, notamment.
01:023216 pour tous ces sujets, le numéro WhatsApp de l'after, vous le connaissez, 0612 424 424.
01:06Supporters Rennes, soyez attentifs, on va parler de votre club tout de suite.
01:10Nicolas de Taverneau, est-ce acceptable de jouer le match retour prévu en mars à Paris, vu les circonstances du
01:20match allé ?
01:21Écoutez, la décision de la Commission n'est pas favorable à un match à Rennes, décision que nous allons contester
01:28auprès du CLOSF, parce qu'il nous paraît contradictoire à la fois de mettre une amende au club qui va
01:37nous accueillir à l'année,
01:38et de ne pas en tirer les conséquences d'un règlement qui est pourtant très clair, puisqu'il n'y
01:43a pas de circonstances exceptionnelles qui peut excuser, c'est prévu par le règlement, donc il faut appliquer les règlements.
01:49Et puis on s'est démené, notamment à la demande de la Ligue, pour que le match ait lieu à
01:54Rennes, puisque sinon ça aurait posé des problèmes pour Ligue 1+, de commencer avec 8 matchs au lieu de
01:599.
02:00– À ce moment-là, la Ligue ne vous a pas donné de garantie de recevoir au retour ?
02:03– Non, non, pas du tout.
02:04– Mais vous avez misé dessus ?
02:06– Pardon ?
02:06– Vous avez misé dessus ?
02:08– Non mais…
02:08– Vous avez misé sur l'idée que l'histoire ne se terminerait pas comme elle est en train de
02:13se finir ?
02:14– Il y avait deux choses, la première des choses, il fallait savoir est-ce que le match était reporté
02:18ou est-ce que le match était déporté à Rennes ?
02:20– Donc ça, les deux clubs se sont entendus pour que, notamment pour l'FP Média, pour que le match
02:27se tienne à Rennes, donc ça, ça a été dit, mais nous avons toujours dit, sans préjudice, de l'application
02:32des règlements pour le match retour.
02:33– Oui.
02:34– Bon, et là, la commission dit, grosso modo, comme vous avez accepté au match allé, les deux clubs, d
02:41'aller à Rennes, du coup, ça veut dire que l'inversion est automatique.
02:46Or, les textes ne sont pas du tout comme ça.
02:47– Mais ça veut dire quoi, ça ? Ça veut dire que si, au moment où on vous pose la
02:51question, on vous dit, le match retour, il sera au parc, vous auriez dit non ?
02:55– On aurait discuté, oui, on aurait dit non, oui, très probablement, très probablement, mais…
03:01– Pourquoi très probablement et pas, oui, assurément, on aurait dit non, ça que je ne comprends pas ?
03:05– Je crois que ce n'est pas à nous de décider, si le match retour, il y a des
03:08textes qui sont assez précis, ces textes disent, sauf circonstances exceptionnelles,
03:13en cas de report du match, il n'y aura pas de conséquences sur le match retour, et il reste
03:20à Rennes.
03:21Le texte doit être appliqué, selon nous, et nous pensons que la commission n'a pas appliqué correctement le texte,
03:27puisqu'elle a reconnu qu'il n'y avait pas de circonstances exceptionnelles en matière de pelouse, ça peut arriver
03:32qu'il y ait une pelouse déficiente.
03:34– Alors, pourquoi elle a fait ça, alors, la commission ?
03:36– Écoutez, j'en sais rien, on verra, mais elle a, de mon point de vue, mal appliqué.
03:39– Il y a un argument, quand même, c'est que même les autres clubs peuvent se dire,
03:42« Attendez, pourquoi Rennes jouerait un match à domicile de plus que tout le monde ? »
03:45– Non, mais quand il y a une commission de discipline, par exemple, un match gagné sur tapis vert,
03:52une suspension, des supporters qui ne sont pas là, des cartons rouges qui sont...
03:56Il y a toujours des conséquences sur les autres clubs.
03:59Nous, nous ne sommes pour rien dans la décision que le match se joue à Rennes à l'aller.
04:04– Est-ce qu'avec le recul, Rennes n'a pas été trop sympa ?
04:07C'est-à-dire que vous aurez très bien pu dire, « Nous, on ne veut pas de ce match.
04:09»
04:09– Débrouillez-vous ?
04:10– Oui, à ce moment-là, il y aurait eu un déport.
04:12Il y aurait eu un report au mois d'octobre.
04:15Et or, la décision, il faut bien comprendre que l'application du règlement qui est faite pour...
04:22On ne reporte pas le match-retour, sauf circonstances exceptionnelles.
04:25Il est fait pour éviter, justement, les reports.
04:28C'est pour éviter les reports.
04:29Le calendrier ne tient pas si tout le monde demande un report.
04:33Donc, il était normal que...
04:34– Donc, le pays a eu un passe-droit ?
04:35– Non, ce n'est pas un passe-droit.
04:36– On a accordé quelque chose qu'on n'aurait pas accordé à la plupart des autres clubs.
04:39– Non, encore une fois, que le match allé se passe à Rennes est tout à fait normal.
04:44À partir du moment où, je dois dire, que les équipes de Rennes se sont quand même défoncées
04:49pour recevoir dans de bonnes conditions le match le PSG en 4 jours.
04:52– Sachant que, du coup, vous êtes lésés, parce que vous ne pouvez pas organiser comme vous voulez,
04:56en termes de partenaires qui viennent...
04:59– Oui, c'est moins rentable.
05:00– C'est une chose, c'est moins rentable.
05:04Mais sur le match-retour, le match-retour, nous, nous sommes pénalisés beaucoup plus.
05:09Alors là, sur le plan sportif, puisqu'on va avoir trois matchs à l'extérieur, dont Marseille et Paris.
05:14Donc, c'est quand même pas rien.
05:16Marseille et Paris, en pleine saison, vous avez trois matchs à l'extérieur,
05:19avec éventuellement un match de Coupe d'Europe.
05:21Bon, donc, c'est ça que nous...
05:23Et encore une fois, la Commission n'est pas...
05:25La Commission aurait pu dire, encore une fois, nous l'aurions contesté,
05:29il y a des circonstances exceptionnelles.
05:31Il fait chaud l'été, c'est une circonstance exceptionnelle.
05:33Bon, on aurait contesté, mais ils auraient pu le dire.
05:36Ils ne l'ont pas dit, puisqu'ils ont donné une amende au PSG.
05:38– L'argument de ne pas plomber la première journée,
05:40la première grosse affiche de Ligue 1+, dans un contexte télé,
05:45défavorable au football français,
05:46de ne pas immédiatement planter le nouvel abonné,
05:49la personne qui doit être séduite par le produit,
05:51lui dire, ben non, t'as pas le PSG dans ta première journée.
05:53C'était un argument aussi.
05:55– Oui, mais ça, si j'ose dire, c'est pour ça que le match a lieu à Rennes.
05:59– Oui.
06:00– Bon.
06:00Et le PSG a dit, il faut le reconnaître,
06:02le PSG a dit, c'est pas pour ça que nous,
06:04on ne défendra pas le fait qu'il se passe au parc,
06:07le match retour.
06:09Nous, nous avons dit, nous acceptons effectivement qu'il se passe à Rennes,
06:13mais évidemment, nous défendrons le fait que le calendrier ne soit pas modifié.
06:16Il y a un texte qui est très précis,
06:18qui a été fait pour éviter les reports.
06:22S'il n'y a pas de circonstances exceptionnelles,
06:24on maintient le calendrier tel qu'il est.
06:25Bon.
06:26Ce texte, de notre point de vue, a été mal appliqué,
06:29puisqu'il n'y avait pas de circonstances exceptionnelles,
06:32sinon il n'y aurait pas d'abande au PSG,
06:34et dès lors qu'il n'y a pas de circonstances exceptionnelles,
06:36il y a une automaticité que le match doit se passer à Rennes.
06:39Il y a quand même autre chose aussi,
06:41c'est que, là, ce n'est même pas une question,
06:43c'est une affirmation,
06:44c'est qu'en tout cas, en Ligue 1, je pense que ça existe aussi,
06:48c'est l'histoire du terrain de repli.
06:49Le Paris Saint-Germain aurait pu, normalement,
06:51les clubs, en tout cas,
06:52que ce soit en Coupe de France ou en championnat,
06:55pour les compétitions organisées par la Fédération Française de Football,
06:57en tout cas,
06:58un club qui ne peut pas recevoir sur son terrain
07:00doit proposer un, voire deux terrains de repli.
07:02Le Paris Saint-Germain aurait quand même pu trouver un terrain de repli,
07:05je crois qu'il y a Jambon à côté.
07:06Je sais, on ne sait pas trop si ça a été demandé,
07:08pas demandé.
07:09Non, non, moi, le secrétaire général
07:12de Paris Football Club m'a clairement indiqué
07:16que la question ne lui a jamais été posée.
07:18Donc ça, pour moi, c'est un souci.
07:19Nous l'avons d'ailleurs transmis à la commission.
07:21Il y a un stade qui est juste à côté,
07:22normalement, tu dois demander à jouer à côté.
07:24Bon, ben, il y aura moins de monde dans le stade, malheureusement.
07:25On va pas demander pourquoi ça n'a pas été fait.
07:27On ne va pas faire tout un saison là-dessus.
07:29Nous, nous allons défendre du point de vue de Rennes,
07:31de manière professionnelle.
07:32Il peut y arriver qu'il y ait des incidents de pelouse.
07:34Nous allons faire en sorte que le match se joue à Rennes.
07:37On va se battre pour ça.
07:38Il y aura un avis du CNOSF.
07:40Et ensuite, on verra si il y a le tribunal administratif ou non.
07:43Bon, alors, c'est un premier dossier
07:45qui ouvre votre saison.
07:47Racontez-nous comment vous êtes arrivé à Rennes
07:50en tant que président du co-déministration,
07:52parce que c'est assez inattendu.
07:55Je connais la famille Pinault,
07:57qui est depuis 30 ans dans ce club.
08:01Ce club est quand même particulièrement sain.
08:04Et donc, François Répineau m'a proposé,
08:08puisque le président précédent du conseil d'administration partait,
08:11m'a proposé la présidence du conseil d'administration.
08:12Il se trouve que c'était le moment où j'ai démissionné de LFP Média
08:16pour des raisons de Coupe du Monde, comme vous le savez.
08:19Et à ce moment-là, ce club me paraît sain.
08:22La famille Pinault, que je connais bien,
08:23est une famille extrêmement efficace pour le football.
08:26C'est assez exemplaire.
08:27D'ailleurs, on le verra, puisqu'on va inaugurer ce très beau centre
08:33le 2 octobre, où il y a eu...
08:34Oui, la Piviardière 2.
08:35Pardon ?
08:36La Piviardière 2.
08:37Voilà.
08:40Il y a plus de 40 millions de travaux qui ont été faits.
08:42Les équipements sont absolument magnifiques.
08:43Donc, ce sont des propriétaires qui font un travail important pour le foot.
08:47Ils m'ont demandé d'aller présenter le conseil d'administration
08:49côté des opérationnels que sont Arnaud Pouille,
08:52le président exécutif, et puis son équipe.
08:54Et donc, voilà, c'est une mission qui m'a intéressé.
08:58D'accord.
08:58Et donc, du coup, vous êtes beaucoup à Rennes ?
09:01Comment s'organisent ?
09:01Non, il y a une équipe à Rennes qui s'occupe efficacement du club.
09:05Et moi, je viens pour les matchs, et je suis les activités,
09:10le lien entre l'actionnaire, disons, et l'exécutif du club.
09:14Donc, le patron quotidien à Rennes, c'est Arnaud Pouille ?
09:15Oui, oui, absolument, c'est Arnaud Pouille et son équipe.
09:18Très bien.
09:19Mercato, les gars, est-ce que vous êtes d'accord pour dire
09:22que Rennes a réussi son Mercato ?
09:24Rennes a réussi à ramener le meilleur passeur avec le meilleur buteur ?
09:27Avant de savoir si le Mercato est réussi,
09:31est-ce que, puisque vous avez occupé, il y a encore un an,
09:35vous étiez dans le cœur du football français,
09:38et à même de juger des grosses difficultés financières de notre football,
09:41en arrivant à la tête d'un club de Ligue 1,
09:43est-ce que vous avez vu que faire un Mercato,
09:45c'est beaucoup plus compliqué qu'il y a quelques années ?
09:49Et cette énorme difficulté financière que rencontre tout le football français,
09:55est-ce que vous le mesurez maintenant que vous êtes à la tête d'un club ?
09:58Parce que Bordeaux, c'est loin.
09:59C'était l'époque où les droits télé étaient très élevés dans notre football.
10:02Aujourd'hui...
10:03Oui, et les charges étaient moins importantes.
10:05Voilà.
10:05Et on est dans un tout autre contexte.
10:08Aujourd'hui, il faut vendre des joueurs pour en acheter,
10:10et je ne sais pas comment on va pouvoir progresser, en fait.
10:13Oui, alors, d'abord, si vous voulez,
10:15il n'y a pas que les droits télé qui expliquent le déficit des clubs.
10:19Puisque le déficit a été d'un milliard 4, je crois, en cumulé cette année,
10:24et il y a eu à peu près, je crois, ce Mercato,
10:27550 millions d'euros de plus-value.
10:29Donc ça a comblé une partie du déficit, mais pas la totalité,
10:32et les droits télé n'ont jamais été d'un milliard 4.
10:34Ça, c'est sûr.
10:35Donc, aujourd'hui, le football vit au-dessus de ses moyens.
10:39Mais on ne sait pas gérer un club de foot en France, c'est quand même incroyable.
10:41Je dis simplement, le football vit en dessous de ses moyens.
10:44Au-dessus.
10:45Au-dessus.
10:46Au-dessus.
10:47Et de temps en temps, vous l'y poussez, d'ailleurs,
10:49en disant, mais comment ça se fait qu'on n'a pas recruté, qu'on n'est pas vaché, etc.
10:52Un dirigeant d'entreprise ne va pas s'arrêter à la remarque de deux, trois journalistes
10:56qui vont dire, oh, mais comment ça se fait, ils n'ont pas recruté.
10:59Surtout, maintenant, on est tous très aguerris aux finances des clubs,
11:02et même les supporters sont toujours en train de regarder la comptabilité des clubs.
11:05Donc, il n'y a plus tellement de folie.
11:06Non, mais ce n'est pas à vous que je vais expliquer qu'il y a toujours le joueur de
11:09plus
11:09pour jouer la Champions League.
11:11Ou celui qui vient de taper à la porte, ou une augmente, parce qu'il est qualifié.
11:14Ça continue de m'étonner que des gens comme vous, qui avez dirigé des énormes entreprises,
11:21la plupart des dirigeants qui sont à la tête des clubs de foot sont tous des gens brillants,
11:26qui ont été très bons dans les affaires par ailleurs.
11:29Ils arrivent à la tête des clubs de foot, le fameux joueur qu'il faut pour jouer à la Ligue
11:32des Champions,
11:32vous le prenez toujours.
11:34Non, non, attendez, Rennes n'est pas dans ce cas-là.
11:37Je n'ai pas dit que Rennes était dans ce cas-là.
11:39Il y en a qui arrivent à se tenir un peu.
11:41Tous les présidents du club, non, il y a des présidents du club qui sont raisonnables
11:44et qui savent tenir, Lille par exemple, Lens, ils savent tenir leur budget.
11:49Là par exemple, sur le cas de Rennes, il y a 60 millions de plus-values entre la balance vente
11:53et arrivée.
11:55Du coup, ces 60 millions, c'est juste pour le fonctionnement quotidien du club
11:58et pour faire face à la crise des droits télé.
12:00Ils ne peuvent pas être réinjectés pour acheter d'autres joueurs.
12:03Non, mais il y a la constitution d'une équipe.
12:06Cette équipe, elle est, je crois pouvoir dire, on verra en résultat,
12:09mais qu'il y a une bonne équipe, une équipe sérieuse à Rennes.
12:13Il y a eu des recrutements astucieux,
12:15puisqu'il y a eu trois joueurs qui sont arrivés libres, quand même,
12:19dont le maître qui a joué bien.
12:23Il y a des promesses.
12:24Je prédis qu'il y a pas le mercato.
12:25Je décris juste la situation des clubs français,
12:27qui est qu'on ne peut pas réinjecter l'argent qu'on gagne grâce au transfert.
12:30Mettez-vous d'accord tous les deux, parce que vous dites le contraire.
12:33L'un de l'autre, on dit la même chose.
12:34Non, vous dites que vous n'êtes pas raisonnable comme chef d'entreprise,
12:37et vous vous dites, dès que vous faites une plus-value,
12:39il faut la réinjecter tout de suite.
12:40Mais ça, ça ne veut pas dire ne pas être raisonnable.
12:42C'est parce que vous n'avez pas été raisonnable avant.
12:43Si vous prenez 60 millions, vous pouvez...
12:45Non, mais pardon, c'est ce qu'on disait, par exemple,
12:47d'Olivier Lettan la semaine dernière.
12:49Il disait, il prend, je ne sais pas, c'était quoi, 160.
12:51Alors certes, il faut toujours un matelas,
12:53parce que maintenant, on est très prudent et tout.
12:54Mais bon, si jamais il va acheter deux joueurs à 20 millions,
12:58et que sur les 160, il en investit 40 ou 50 millions,
13:00on ne va pas lui taper dessus, ça paraît logique.
13:02Non, mais c'est bien ce qu'on a fait à Rennes.
13:05C'est bien ce qu'on a fait à Rennes.
13:07Il se peut, parfois, il y a des achats qui ne sont pas,
13:10qui ne correspondent pas,
13:11et ça arrive malheureusement souvent,
13:12parce que ce n'est pas une science exacte.
13:14Et donc, dans ces cas-là, vous avez le salaire,
13:16vous avez l'amortissement du joueur qui court,
13:18même s'il ne joue pas.
13:20Donc, il est normal qu'il ait quand même donné une prudence.
13:21Mais le modèle économique de Rennes, en tous les cas,
13:23c'est ce qui m'a notamment attiré,
13:25c'est que c'est un club qui, aujourd'hui,
13:29a le cinquième ou sixième budget français.
13:32Et il, notamment, il survit dans cette économie difficile,
13:38parce qu'il est aussi un club formateur.
13:40Et c'est aussi son métier d'être un club formateur.
13:43Il investit beaucoup dans la formation.
13:45Et aujourd'hui, il a sorti des grands joueurs.
13:47On en a vendu un, comme vous le savez.
13:48– Jacques.
13:49– Voilà, dans une somme importante.
13:51Eh bien, ça a permis de racheter des joueurs.
13:54Alors, ce n'est pas forcément pour les mêmes montants.
13:56Mais, voilà.
13:57Et puis, il y a eu des mercatos qui ont été précédemment moins,
14:00il y a deux ans, qui étaient plus difficiles,
14:01puisqu'il y a eu des changements, etc.
14:03Voilà.
14:04– Et puis, il y a les infrastructures aussi,
14:05parce que vous parliez du centre de formation,
14:07qui est un des centres de formation qui marche le mieux en France,
14:09voire même en Europe.
14:10Mais ce centre de formation-là,
14:12c'est des investissements.
14:14Former des joueurs, ça coûte de l'argent.
14:15C'est des bons entraîneurs.
14:17C'est des bons formateurs.
14:18C'est des bons diététiciens, etc.
14:20Et c'est aussi les infrastructures et donc les locaux.
14:22Et c'est comme on parlait tout à l'heure de Lens,
14:23qui est un autre club.
14:24– Qu'est-ce qu'il faut pour faire rentrer de l'argent dans notre football ?
14:27Parce qu'on dit, et bon, on attend tous les droits télé.
14:29On attend tous qu'il y ait une somme conséquente.
14:32– Il faut développer ton stade, par exemple,
14:34il faut être propriétaire de ton stade.
14:35– Alors, c'est ce que je voulais dire,
14:39c'est que la famille Pinault est prête à investir dans un stade à Rennes.
14:44Pour le moment, ça n'a pas été possible,
14:46parce qu'il y a des discussions avec la mairie qui n'ont pas abouti.
14:48Mais c'est très important de pouvoir investir.
14:50Il y a un potentiel à Rennes qui est beaucoup plus important que le stade actuel.
14:53– Ah, ça, je suis absolument d'accord.
14:54– Que ce soit au nombre de spectateurs,
14:56que ce soit au nombre de réceptions, etc.
15:00Bon, la famille Pinault est tout à fait prête à investir.
15:02– À racheter le stade celui-là ?
15:03– Non, de construire un autre stade.
15:06Mais pour le moment, il n'y a pas encore un accord avec la mairie,
15:10donc nous allons rediscuter avec la mairie pour voir si c'est possible.
15:13– Mais à Rennes, le foot…
15:15– Non, non, non, c'est pas vrai.
15:16La maire de Rennes est très attentive au foot,
15:19puisqu'elle était là les deux dernières rencontres.
15:21J'ai vu la maire de Rennes qui était là.
15:23– Alors, la situation a un peu évolué.
15:24– On va avoir une discussion avec elle
15:26pour voir si c'est possible de relancer ce projet de stade.
15:28– Bon, quel est l'objectif de Rennes cette saison ?
15:31– Le plus élevé possible.
15:34– Moi, je n'aime pas donner des objectifs chiffrés,
15:37parce que si on est prudent, on dit, bon, il n'y a aucune ambition.
15:41Et si on est superstitieux, on se dit, il ne faut pas…
15:44Enfin, l'objectif, c'est d'abord d'être européen, ça c'est sûr,
15:49et le plus proche possible de la Champions League.
15:52Donc, à mon avis, il y a une opportunité pour Rennes,
15:56compte tenu de l'équipe en place,
15:59de difficultés de certaines autres équipes en France,
16:02pour jouer sa carte.
16:04Après, le football, ce n'est pas une chance exacte.
16:06Bon, il y a un bon entraîneur, il y a un bon directeur sportif,
16:08il y a une bonne équipe, il y a un bon public,
16:11il y a un bon actionnaire.
16:12– En dehors de top 5, ce serait une déception, si je comprends bien.
16:16– Oui.
16:16– C'est logique.
16:18– La famille Pinault est toujours à fond sur le foot,
16:22sur le stade Rennes ?
16:23En fait, comme on les entend assez peu, finalement,
16:26on profite de votre présence pour savoir ce qu'il en est.
16:28– Oui, que ce soit M. Pinault,
16:30que ce soit François-Henri, que ce soit les petits-enfants,
16:33ils sont très, très attachés au club.
16:35C'est d'ailleurs ce qui m'a plu avec eux,
16:37c'est que ce sont des vrais caractères sportifs,
16:40si vous voulez, et très attachés.
16:43Aussi, c'est parce que c'est leur région,
16:45donc la région de M. Pinault.
16:47Et donc, c'est aussi un ancrage et un attachement territorial très fort.
16:55– On dit que quasiment tous les clubs sont à vendre,
16:57Rennes n'est pas à vendre.
16:58– Moi, je trouve que pour le coup, si j'étais supporter rennais,
17:01je serais très fier de savoir qu'à un moment dans sa vie,
17:05M. Pinault, qui par ailleurs, on sait quel homme d'affaires il est,
17:08et ses domaines d'activité principaux,
17:11que cet homme-là, un jour, se soit dit,
17:13« Je vais venir en Bretagne, dans ma région, dans ma ville à Rennes,
17:16et je vais reprendre le club de foot,
17:18parce que je veux me rapprocher de ma terre. »
17:20Moi, je trouve que c'est quelque chose de fort.
17:22Il y a un vrai attachement, une vraie identité.
17:26– Vous avez tout à fait raison, Rennes.
17:27– Moi, j'aime ça, en tout cas.
17:28– C'est un homme tout à fait...
17:31Il veut rendre à la Bretagne,
17:32il a réussi avec la Bretagne,
17:34et il veut rendre à la Bretagne, c'est la fait.
17:35– Mais il devrait le dire plus.
17:37Il devrait en parler une fois de temps en temps,
17:39parler de ça, parce que c'est un vrai passionné de foot,
17:42pour le coup le...
17:43– Ça, c'est son choix,
17:45et son fils François-Henri, c'est la même chose,
17:47et les petits-enfants, c'est la même chose.
17:48Ils sont extrêmement attachés,
17:50ils viennent très souvent au club, etc.
17:53Mais bon, c'est une famille discrète,
17:55et je pense que le public,
17:57René et Breton, le sait.
17:59– Oui, ça, c'est vrai.
18:01– Il fait 30 ans, quand même, qu'ils sont là.
18:02– C'est vrai qu'on a des archives, dans l'after,
18:05et Salma Hayek,
18:07elle aussi s'est exprimée sur le stade René, on l'écoute.
18:09– J'aime le stade René.
18:11– Voilà.
18:12– On n'a pas bien entendu, mais...
18:13– Elle aime le stade René.
18:15– Oui, elle aime le stade René.
18:15– Est-ce que vous regardez,
18:16parce que vous avez la réputation d'un chef d'entreprise
18:20très regardant sur les dépenses,
18:22est-ce que vous regardez ce qui se passe au niveau du mercato ?
18:23Là, le plus gros transfert, c'est Mayenda, 22 millions.
18:26Sinon, René n'a pas beaucoup dépensé.
18:28– Il y a Cresswell, c'est ça.
18:29– Oui, Cresswell, c'est un prêt avec option d'achat.
18:32– Bon, il faut servir au même.
18:33– Boulahidia, c'est un prêt avec option d'achat.
18:35– C'est obligatoire.
18:39La soirée, donc lui, ça y est, c'est fait, il arrive ?
18:41– Oui, il a passé sa visite médicale.
18:43– Donc là, vous validez tout ça, concrètement ?
18:46– Oui, oui.
18:46– Tu voulais qu'il ne valide pas là, ce soir, ici ?
18:48– Non, non, mais...
18:49– Et puis, il y a eu trois arrivées sans transfert, également.
18:54Donc, non, non, mais l'équipe est bien constituée.
18:57Ça a été un choix.
18:59On a quand même des bons attaquants.
19:03Je pense que le travail du mercato a été bien fait.
19:06– Vous nous confirmez que Le Paul a failli partir ?
19:07– Non.
19:08– Ah, on a entendu...
19:10– Je n'ai jamais entendu partir de départ Le Paul.
19:12Je crois qu'il a été très clair avec nous.
19:15Il est très engagé vis-à-vis de Rennes.
19:16Il est très engagé.
19:18Il fait un parcours exceptionnel.
19:19J'espère qu'il ira en équipe de France,
19:21parce qu'il le mérite.
19:22Et donc, on est plus sûr de l'avoir.
19:24– Nous, on l'aurait envoyé à la Coupe du Monde,
19:25même au mois de mai dernier.
19:27– Mais il n'était pas très loin de Naples cet été.
19:31Mais il est resté.
19:32– Est-ce qu'on a fait le tour sur Rennes, messieurs ?
19:34Est-ce que vous avez d'autres questions sur l'actu sur Rennes ?
19:36– On peut passer à l'actualité financière de notre football.
19:39– Alors, petit point intermédiaire.
19:41Vous, forcément, vous devez suivre la situation de Bordeaux à distance.
19:45Qu'est-ce que ça vous inspire ?
19:46Et est-ce que vous voyez une éventuelle issue positive à court et au moyen terme ?
19:52– D'abord, c'est une grande tristesse de voir cette situation.
19:56Nous, nous sommes battus pendant 19 ans.
19:58Ça n'a pas toujours été simple, d'ailleurs, pendant 19 ans.
20:00Moi, je l'ai fait un peu, entre guillemets, contre mon actionnaire,
20:03parce que ce n'était pas tout à fait dans la mission d'M6
20:06de s'occuper d'un club de football.
20:09Moi, je l'ai fait parce que c'était Jean-Louis Triot
20:11qui me l'avait demandé de le faire et que j'avais vécu à Bordeaux.
20:14Et puis, je pensais qu'on resterait peu de temps.
20:17On est resté 19 ans.
20:19On a eu un parcours qui était correct.
20:20Je crois qu'on a géré.
20:21Et on a rendu un club qui n'avait pas de déficit.
20:24Il y avait une équipe.
20:25Il était 6e, je crois, quand on l'a rendu.
20:27On avait investi dans le centre de formation,
20:29investi dans les infrastructures.
20:30Il y avait un nouveau stade.
20:32Donc, quand on a rendu les clés, on l'a...
20:35Vous ne l'avez peut-être pas vendu à la bonne personne ?
20:37Vous savez, quand vous avez les deux grands fonds d'investissement américains
20:40qui viennent vous dire, voilà, on va acheter, on va investir,
20:43on va renforcer, etc.
20:46Oui, on ne sait jamais après ce qui va se passer.
20:48C'est un peu comme quand vous vendez votre appartement.
20:52Vous ne savez pas forcément si le propriétaire va déconstruire l'affaire.
20:56Et en plus, on leur avait proposé un dirigeant à l'époque
21:00pour garder un esprit gérondin,
21:04la personne de Jean d'Arthuis qui avait dirigé le club pendant deux ans.
21:07Ils ne l'ont pas choisi, ils n'en ont pas voulu.
21:09Et on n'a eu aucun contact avec eux.
21:11Ils n'ont cherché à avoir aucun contact.
21:12Mais vous n'avez jamais eu de regret sur le choix de ces GACP ?
21:15C'était à l'époque avec Joda Groza le président.
21:17On peut toujours avoir des regrets après.
21:21Mais ce que je veux dire, c'était pas...
21:22Non, mais le regret de se dire, peut-être qu'avec un autre,
21:24Bordeaux n'aurait pas coulé de la sorte.
21:25Peut-être.
21:26Peut-être, vous avez raison.
21:28Mais ce n'était pas écrit sur leur figure.
21:30Quand vous avez les deux plus gros fonds américains,
21:32Fortress et King Street, qui arrivent et qui vous disent
21:34on va investir, que vous avez...
21:35Moi, je me suis renseigné sur les GACP,
21:37qui arrivent avec Pauillette,
21:38dont on vous dit que c'est un grand entraîneur, etc.
21:41Nous, nous avions choisi Prodom pour continuer à Bordeaux.
21:45Et je peux vous raconter l'anecdote ?
21:46Michel Prodom, le belge.
21:47Oui, comme on n'était pas totalement...
21:50Il y a toujours une incertitude.
21:51Moi, j'étais un peu malheureux de quitter ce club.
21:53Bon, il faut vous dire, à un moment donné,
21:56je me suis dit, bon, on va essayer de convaincre
21:58notre actionnaire de le garder.
21:59Ah oui ?
21:59Et donc, j'avais demandé à Thierry Henry,
22:02qui ne s'était pas entendu avec les Américains,
22:05et il ne voulait pas aller avec eux.
22:06Et donc, je lui avais dit, Thierry,
22:08si on garde le club, est-ce que vous restez ?
22:11Et s'il avait dit oui, on l'aurait gardé.
22:13J'aurais convaincu probablement l'accès de le garder.
22:15C'est juste jouer au refus de Thierry Henry ?
22:18Non, ce n'est pas jouer.
22:20C'était une espèce de séance de rattrapage,
22:22si j'ose dire.
22:23Moi, j'étais assez triste de partir de Bordeaux.
22:26Et Thierry Henry, à ce moment-là,
22:28il faisait les jeunes en Belgique.
22:30Donc, il n'a pas souhaité poursuivre.
22:34Mais tout ça pour vous dire que ce n'est pas facile
22:36de quitter un club.
22:38Après 19 ans, moi, j'ai passé beaucoup de temps.
22:39Et puis, Jean-Louis Trillo, c'est un camarade de classe.
22:41Alors, sur la situation actuelle,
22:44moi, je la suis avec Jean-Louis, un trio.
22:46Le seul contact que j'ai à Bordeaux,
22:47c'est Jean-Louis Trillo, mon ami.
22:49Il s'occupe de l'association.
22:51Il essaye de sauver ce qui peut l'être dans l'association
22:53en faisant un petit tour de table pour financer l'association,
22:56y compris en régionale,
22:57si ça doit repartir en régionale,
22:59pour ne pas perdre un minimum ça.
23:02Bon, Delport, qui est un d'ailleurs qui a travaillé à M6,
23:07Delport, au tout début de sa carrière,
23:09lui, se bat sur le plan juridique
23:12en disant que le tribunal de commerce,
23:14ayant validé le plan de reprise,
23:17devrait convaincre la FED
23:19de pouvoir jouer en National 1 ou National 2.
23:22Bon, ça n'a pas l'air de prendre une voie tout à fait...
23:25Voilà, il y a un conflit juridique de cette façon-là.
23:29Et moi, je n'ai jamais eu aucun contact, jamais.
23:32Je crois que je n'ai jamais vu avec M. Lopez,
23:33qui n'a d'ailleurs pas cherché à en avoir...
23:36Oui, il vaut mieux l'éviter.
23:38Très sans commentaire.
23:39Un mot sur l'appel d'offres qui pourrait arriver là,
23:42à l'automne, concernant les droits de la Ligue 1.
23:44Il y a un an, quand vous étiez là,
23:46vous en parliez déjà.
23:47Alors là, on nous a un peu présenté ça,
23:49comme si c'était une information exclusive.
23:51Oui, d'ailleurs, j'ai trouvé ça curieux,
23:52la façon dont l'information est sortie.
23:54Je me suis demandé par qui c'était téléguidé.
23:58Papier dans l'équipe, l'appel d'offres,
24:00ça veut dire, comme si on sous-entendait,
24:02ça veut dire que c'est une catastrophe pour Ligue 1+,
24:03et que Ligue 1+, c'est à la rue,
24:05alors que vous étiez venu,
24:06ce n'était peut-être pas il y a un an,
24:08c'était au printemps,
24:09pour nous parler de cette stratégie,
24:11de l'appel d'offres,
24:13et vous envisagez la suite ?
24:14Je n'ai pas comme ça.
24:16Non, mais Olivier Brameli,
24:17qui est en charge aujourd'hui de l'FP Média,
24:18applique une politique
24:20qu'on avait recommandée à ce moment-là.
24:23Si vous voulez bien,
24:24on peut prendre deux minutes
24:26pour bien expliquer les choses,
24:27parce qu'on dit beaucoup de choses
24:28sur ces droits télé
24:29qui ne sont pas forcément justes.
24:31Moi, j'arrive en avril,
24:33l'année pénultième année,
24:35si j'ose dire,
24:36la situation est quoi ?
24:38Un,
24:38Dazen paye plus 140 millions d'échéances
24:41qu'il devait sur la saison 2024-2025.
24:43Deux,
24:43fait un procès à la Ligue.
24:45Canal+,
24:46Canal+,
24:47dit,
24:47je veux réparer la faute,
24:50demande pendant deux ans
24:51le match gratuit,
24:52le dimanche soir,
24:53et propose en option à 10 euros
24:55le reste de la Ligue 1.
24:59et pas de minimum garantie.
25:01Donc,
25:02solution Canal+,
25:02qui n'existe pas.
25:04Béine conteste les choix
25:06qui sont imposés
25:07pour le choix
25:08du 9e match
25:09et fait un procès à la Ligue 1.
25:13Donc,
25:13il a fallu régler ces problèmes-là,
25:15d'abord.
25:15Un,
25:15on a fait payer Dazen,
25:16les 140 millions,
25:17sinon on finissait pour la saison.
25:19Deux,
25:20on a eu une indemnité de Dazen
25:22qui a quand même servi
25:23l'année dernière.
25:24Trois,
25:25on s'est aperçu
25:26qu'il n'y avait pas de clients.
25:27Canal+,
25:29enfin,
25:29ce n'était pas une solution.
25:31Ça,
25:31c'était le feuilleton
25:32de l'été dernier.
25:33C'était le feuilleton
25:34entre vous et Maxime Saada.
25:36On veut bien revenir.
25:38Vous qui dites de votre côté,
25:39oui,
25:40mais dans ces cas-là,
25:40il faut retirer les recours en justice
25:42parce qu'en gros,
25:43par le biais de la justice,
25:44vous nous réclamez
25:45dans les 400-500 millions.
25:46Donc,
25:47vous dites,
25:47on ne peut pas traiter
25:48avec quelqu'un
25:48qui nous traîne devant la justice.
25:50C'est cet épisode-là.
25:51Oui,
25:51il y a ça.
25:51Et puis,
25:52en plus,
25:52les conditions proposées
25:54par Canal,
25:55c'est très simple.
25:57Moi,
25:57ce que je demandais à Canal,
25:58c'est qu'ils ont des abonnés.
26:00Ils ont des abonnés
26:01à la chaîne,
26:02à leur option sport
26:03et qu'ils nous payent
26:04sur les abonnés
26:05à l'option sport
26:05et non pas
26:06pour chaque abonné supplémentaire.
26:08Sinon,
26:09c'est des transferts.
26:10Et bon,
26:10donc,
26:11voilà,
26:12donc,
26:12on ne s'est pas entendu là-dessus.
26:14D'où la création
26:14de Ligue 1+,
26:15qui finalement est arrivée
26:16comme une solution
26:17faute de mieux.
26:17En parallèle,
26:19on a quand même travaillé
26:20sur Ligue 1+,
26:21sinon,
26:22la Ligue n'aurait pas été diffusée.
26:23Si on n'avait pas anticipé
26:25le fait qu'on ne s'entendait pas
26:26avec Canal
26:28et qu'il n'y avait pas
26:29d'autres clients,
26:29il n'y avait pas de diffusion.
26:31Donc,
26:31on a créé la plateforme Ligue 1+.
26:33Bon,
26:33je crois que ça a fonctionné.
26:34On a fait nos objectifs.
26:36Grosso modo,
26:37on a fait les objectifs
26:37qu'on avait dit.
26:39Et ce qu'on a proposé...
26:41Alors,
26:41moi,
26:42j'ai eu cet incident,
26:42c'est pour ça que je suis parti
26:43sur la Coupe du Monde,
26:44puisqu'on avait négocié
26:45dans de très bonnes conditions
26:46l'exclusivité de la Coupe du Monde
26:47en totalité,
26:48pendant l'été,
26:49et ça nous permettait
26:50d'augmenter,
26:51parce qu'on pouvait dire
26:52sur le plan marketing,
26:54l'exclusivité de la totalité
26:55de la Coupe du Monde
26:56et l'exclusivité
26:57de la totalité du championnat.
26:58Donc,
26:58ça n'a pas été possible
27:00pour des raisons
27:01que vous connaissez.
27:02Donc,
27:02moi,
27:02j'en ai tiré les conséquences
27:03sur ces conflits d'intérêts.
27:05Qui ont été reconnus,
27:06quand même,
27:08et mis dans une loi
27:10qui a été votée cet été,
27:11quand même,
27:12au plus haut niveau de l'État,
27:13on a reconnu...
27:15Le conflit d'intérêts,
27:17il était très fort
27:17dans le football,
27:18quand même.
27:18Il y a un garçon compétent
27:19qui est arrivé,
27:20Olivier Bramly,
27:21et moi,
27:22j'avais fait une note
27:22de recommandation
27:23en disant
27:25que Ligue 1+,
27:26n'a que encore
27:28trois ans de droit
27:29sans appel d'offres.
27:30De toute façon,
27:32en 2029-2030,
27:33il faut faire
27:33un appel d'offres.
27:34Moi,
27:35j'ai dit
27:35anticipons cet appel d'offres
27:36parce que ça permettra
27:38d'avoir une visibilité
27:39pour Ligue 1+.
27:40L'appel d'offres,
27:42il porterait
27:43sur les saisons
27:442029-30
27:45et suivantes,
27:46et 50 ans.
27:47La loi permet
27:48d'avoir un seul lot.
27:49C'est une nouveauté,
27:50c'est très important.
27:51Un seul lot,
27:51c'est les neuf matchs.
27:53La totalité des matchs.
27:54Disons qu'on n'est pas obligé
27:55de le présenter,
27:56mais on peut faire
27:57un seul lot.
27:58Donc,
27:58ça veut dire une exclusivité.
27:59Si un diffuseur
28:00s'est intéressé
28:00et veut le paquet complet.
28:01Voilà.
28:02Moi,
28:03j'ai toujours pensé
28:03que les exclusivités
28:04étaient très...
28:05Ça se payait.
28:05Ça se payait cher.
28:06C'est pour ça
28:07qu'on s'est battus
28:07pour avoir l'exclusivité
28:10des matchs cette année
28:11parce que c'est quand même
28:11plus simple pour le public.
28:14Vous pouvez avoir
28:14un pricing
28:15qui est plus adapté.
28:17Voilà.
28:18Cet appel d'offres,
28:19soit vous mettez
28:20un prix de réserve,
28:21soit il est fructueux
28:22et votre prix de réserve
28:23est atteint,
28:24vous avez réglé
28:24votre problème.
28:26Soit il est infructueux
28:27et vous avez 50 plus
28:27pour les gains plus.
28:29Et là,
28:29ça vous permet
28:30de discuter
28:30avec beaucoup de gens
28:32pour savoir s'ils veulent...
28:33Donc,
28:33il faut espérer
28:33qu'il soit infructueux ?
28:34Non,
28:35parce que s'il est fructueux
28:36et qu'il y a beaucoup d'argent...
28:37Si vous mettez un bon fond
28:38à 500 millions
28:39et que le 500 millions
28:40il est atteint,
28:40évidemment,
28:41c'est le champagne.
28:42Mais si ce n'est pas atteint,
28:43ça ouvre quand même
28:44des perspectives
28:45qui peuvent être
28:45très intéressantes aussi.
28:47Dans les deux cas,
28:47c'est une bonne solution.
28:49Dans les deux cas,
28:50c'est intéressant.
28:51Aujourd'hui,
28:51les gains plus,
28:52même si le produit
28:53est très bien,
28:54pas de souci,
28:54bravo aux équipes,
28:55mais aujourd'hui,
28:57combien les clubs français gagnent ?
28:58C'est ça la vraie question
28:59que tout le monde veut savoir.
29:00Ah ben là,
29:00ce n'est pas viable,
29:00de toute façon.
29:01Non,
29:01mais encore une fois,
29:03ce n'est pas combien
29:04les gains plus rapportent.
29:05À la louche.
29:06Combien ça pourrait rapporter ?
29:08Est-ce qu'il y a une solution ailleurs ?
29:09C'est ça.
29:10Ça,
29:10je l'entends.
29:11Je l'entends,
29:12mais quand on voit...
29:13Il est à la quatrième année
29:14de Ligue 1+,
29:15je vous cite ça de mémoire.
29:16Bramley,
29:17il dirait ça de manière plus précise.
29:19Il était de 350 millions
29:20à peu près
29:21à la fin de la quatrième année.
29:22Oui,
29:23sauf que l'idée n'a jamais été
29:24d'arriver aux quatre ans,
29:25parce qu'on sait que de toute façon...
29:26Si,
29:26si,
29:27moi je sais qu'il va y avoir
29:28deux années difficiles,
29:29je l'ai toujours dit,
29:30alors vous pouvez prendre les découvertes.
29:31Oui,
29:32la bonne nouvelle,
29:33ce serait de remettre
29:33le produit d'aplomb
29:35et il est en train d'être mis d'aplomb
29:36et qu'au terme de cet appel d'offres,
29:38comme on vient de le dire
29:39il y a deux secondes,
29:40soit c'est fructueux,
29:41soit c'est infructueux
29:42et on fait du gré à gré
29:43et on va bien finir par trouver
29:44quelqu'un qui va mettre
29:45on vient de dire que de toute façon
29:47cet appel d'offres
29:48c'est pour
29:48c'est pour dans deux ans.
29:50Non,
29:50là il va avoir lieu
29:51là maintenant.
29:51Oui,
29:52mais c'est pour dans deux ans.
29:53C'est pour dans deux ans,
29:54les 2029,
29:552030.
29:55Non mais,
29:55ce que je veux dire par là,
29:56c'est que...
29:57Il n'y a pas une clé
29:57pour qu'on récupère les...
29:58Si la distribution exclusive,
30:00si un diffuseur
30:01prend les droits,
30:02il pourra distribuer
30:03les deux années précédentes.
30:05Donc,
30:05dès l'année prochaine.
30:07Voilà,
30:07je n'en suis plus responsable,
30:09je le dis bien,
30:10mais cet appel d'offres
30:11permettrait d'ouvrir
30:12le champ des possibles.
30:13d'ouvrir le champ des possibles
30:14pour une longue période.
30:15Voilà.
30:16Mais,
30:17moi,
30:17je fais partie de ceux
30:18qui sont persuadés
30:20que Ligue 1+,
30:21ça va rapporter de l'argent.
30:23C'est-à-dire que...
30:25Ça,
30:25je suis moins sûr.
30:26Non mais,
30:26il n'y a pas un service
30:27de streaming,
30:29que ce soit Spotify,
30:31que ce soit etc.,
30:32qui,
30:32la première année,
30:33la deuxième année,
30:34simplement,
30:35le problème,
30:35c'est que les clubs
30:36sont pressés.
30:37Les clubs ont des difficultés
30:38aujourd'hui,
30:39pour ça que moi,
30:39je me réjouis quand même
30:40qu'ils fassent des plus-values
30:41sur les sessions,
30:42parce que,
30:43on sait qu'il y a
30:43des années difficiles,
30:44mais le streaming,
30:46c'est une chose
30:47qu'on explore.
30:49Le plan permet,
30:50quand même,
30:50d'avoir des revenus conséquents.
30:53Ça existe nulle part
30:54ailleurs,
30:54quand même.
30:55Justement.
30:57Parlons un peu
30:58argent,
30:58concrètement.
31:00À combien,
31:01aujourd'hui,
31:03on pourrait fixer
31:04le prix de réserve ?
31:05C'est-à-dire que là,
31:05il y a la partie
31:06d'appel d'affaires.
31:07J'ai démissionné,
31:08je ne suis plus en charge,
31:08vous demanderez à Bramley
31:10combien...
31:10Est-ce que,
31:11par exemple,
31:11il y a 200 millions
31:12aujourd'hui,
31:12on dit Banco ?
31:13C'est le conseil
31:14d'administration,
31:14moi,
31:14je peux ne vous donner
31:15que mon opinion personnelle,
31:16c'est le conseil d'administration
31:17qui décidera...
31:18Quelle est votre...
31:19Vous avez une certaine expertise ?
31:20Jamais j'y vais, moi.
31:21Jamais.
31:22Jamais j'y vais.
31:23Quel que soit le prix de réserve ?
31:24Non, mais là,
31:24c'est...
31:25La question, c'est...
31:27À combien vous estimez
31:27le championnat ?
31:28Oui, c'est ça.
31:29Mais le championnat,
31:29il va beaucoup plus
31:30que 200 millions.
31:31500 ?
31:31Dans une phase difficile...
31:32Ah, je...
31:33Je ne sais rien.
31:34À 500,
31:34tout le monde y va en courant,
31:35voyons.
31:36Oui, à partir de zéro
31:38pour arriver à 500.
31:39Mais moi, je vous dis
31:39qu'à 300 millions,
31:40tous les présidents
31:41se mettent autour de la table
31:42et ils disent OK.
31:42Je ne vous dis pas
31:50si on vendait à 200 millions
31:52le championnat français,
31:53ça serait un gros échec.
31:55Ça serait un très gros échec.
31:56Parce que ça serait
31:57sur une longue durée.
31:58Ça serait sur une longue durée
32:00et qu'on aurait fait
32:01tous ces efforts difficiles
32:03pendant 2, 3 ans
32:04pour arriver à 200 millions.
32:05200 millions,
32:06c'est très faible.
32:07Bien sûr.
32:08C'est pas la...
32:08C'est volontairement...
32:09Mais attendez,
32:10parce que Daniel, lui,
32:11il parle 200 millions
32:12l'année prochaine.
32:13Il ne parle pas 200 millions
32:14dans 3 ans,
32:14si tu sais bien compris.
32:16Tu parles 200 millions
32:16l'année prochaine
32:17ou 200 millions
32:18pour dans 3 ans.
32:19Non, le prix de réserve
32:20l'a maintenant tout de suite.
32:21Si Daniel a...
32:22Tout de suite, très bien.
32:22Si là, dans l'appel d'offres,
32:24je ne sais pas moi,
32:25n'importe qui dans les diffuseurs
32:26dit 200, 250...
32:27Pour l'année prochaine.
32:28Oui, moi, je pense
32:30qu'il y a beaucoup de présidents
32:30qui vont s'asseoir
32:31et qui vont dire oui.
32:32Ça, je ne sais pas
32:33ce que le collectif...
32:33Non, mais il y a plein de clés possibles.
32:35On peut très bien dire.
32:36Bon, là, il va y avoir quoi ?
32:38Ça va être rendu public.
32:38On va être à 1 million,
32:39on va être à 1 million 200 ?
32:411 million 200 ?
32:41D'abonnés.
32:41D'abonnés.
32:42Mais s'il y en a 1,5
32:43ou s'il y en a 2,
32:45le prix, il augmente.
32:46On peut mettre ce genre de palier.
32:48Il y a quand même quelque chose
32:50qu'on a vu là
32:51sur les dernières semaines.
32:52C'est par exemple
32:53que la Liga a été rachetée,
32:54en tout cas pour la France,
32:56par Disney et Dazone.
32:58Et on se dit que donc,
32:59en France...
33:00Alors certes,
33:00ce n'est pas le même prix,
33:01je l'entends tout à fait.
33:02Mais donc en France,
33:03pour la Liga,
33:04il y a Disney et Dazone,
33:05mais pour la Liga,
33:05il n'y a personne.
33:06C'est fou quand même.
33:07Enfin, il y a eu Dazone,
33:08mais qui n'a pas payé,
33:09etc.
33:09Et la deuxième chose
33:10que je voulais savoir,
33:11c'est...
33:11Parce qu'il payait trop cher
33:12et ce n'était pas rentable.
33:13Oui, mais la deuxième chose
33:14que je voulais savoir,
33:15c'est justement
33:17pourquoi aujourd'hui
33:18le football français
33:19est si dévalué.
33:20Parce que certes,
33:21il ne vaut pas un milliard,
33:22ok, pas de souci.
33:23Mais quand même...
33:24Il ne vaut pas 100 non plus.
33:24Il ne vaut pas 100 non plus.
33:26On y est,
33:27moi je ne sais pas,
33:27mais il est à 300-400 quoi.
33:29Les choses sont assez simples.
33:33Pour des raisons X ou Y
33:34qui ne m'appartiennent pas
33:35d'avoir,
33:36vous savez,
33:37il y a eu une difficulté
33:39avec l'acheteur principal
33:40sur lequel se reposait
33:41la Ligue 1.
33:43Bon.
33:43Ça a été la source
33:44de difficultés.
33:45C'est Canal.
33:46Le problème d'origine.
33:46Le problème d'origine.
33:48Depuis,
33:49il faut une montée en charge
33:51des autres plateformes
33:52pour avoir une alternative
33:53puisqu'il n'y a pas
33:53d'alternative.
33:54Comme cette montée en charge
33:55n'existait pas
33:56ou a été négociée
33:58de manière peut-être
34:00incertaine,
34:01il a fallu monter
34:02sa propre plateforme.
34:03Sa propre plateforme,
34:04il faut montrer
34:05l'intérêt.
34:06Moi,
34:07la chose qui m'agace
34:08vraiment beaucoup,
34:10c'est que je ne comprends pas
34:11qu'il n'y ait pas
34:12une unanimité
34:13pour renforcer
34:15de manière considérable
34:16Ligue 1+.
34:16Je vous donne un exemple.
34:17Une unanimité
34:17parmi les présidents
34:18de Ligue 1 ?
34:19Oui.
34:19Ah ben ça,
34:19c'est la grande question.
34:20Non, mais je vous donne
34:21un exemple.
34:22Et on sait très bien
34:22qu'il bloque.
34:23Avant de partir,
34:24j'avais suggéré
34:25qu'on fasse
34:25le magazine du dimanche
34:28en clair.
34:29Pourquoi ?
34:29C'est normal.
34:30On l'expose.
34:30Et si c'est bien fait,
34:33ça incite les gens
34:34à s'abonner.
34:36Ce week-end,
34:37le magazine Ligue 1+,
34:39a battu le CFC
34:39où il y avait
34:40Plattini pourtant.
34:41Voilà,
34:41ça montre bien
34:42que le produit Ligue 1
34:44intéresse.
34:45On voit bien
34:45dans les stages,
34:46etc.
34:46Et on voit bien
34:48que si on fait
34:48les efforts nécessaires
34:49de promotion,
34:50si on fait
34:51de l'inclusif,
34:53si on continue
34:53à être performant
34:54avec cette activité,
34:56on va s'en sortir.
34:57Et là,
34:58je suis convaincu
34:59comme le sport
35:01et le football
35:02en particulier
35:03est l'un des rares choses
35:04qui progresse
35:05en télévision.
35:09Les films de cinéma,
35:10c'est usé.
35:12Les grandes ideas,
35:14c'est difficile.
35:14Donc le sport
35:15et la vraie valeur,
35:17et le football
35:17en particulier.
35:18Donc,
35:19il y a un passage difficile
35:21parce qu'on s'appuyait
35:22sur un diffuseur principal
35:24dans lequel
35:25il y a une fâcherie.
35:27On est encore
35:28dans cette temporalité.
35:31Il faut se débrouiller.
35:32Il y aura deux ans difficiles.
35:33Ça, c'est sûr
35:33qu'il y aura deux ans difficiles.
35:35Combien de revenus
35:36pourraient générer
35:37la Ligue 1+,
35:38puisque vous y croyez ?
35:40Le plan qu'on a présenté,
35:41alors après,
35:43on était à 350,
35:44360 millions.
35:46Mais je suis convaincu
35:47que ça intéressera
35:51une plateforme,
35:52voire qu'à la plus.
35:54La Ligue 1
35:54n'est pas à son prix
35:55aujourd'hui.
35:56Dernière question,
35:57Daniel.
35:59Vous disiez tout à l'heure
36:00que ce qui est aberrant
36:02et ce qui est difficile
36:03à comprendre,
36:03c'est pourquoi
36:03il n'y a pas unanimité
36:04au sein du football français.
36:06Et ça,
36:07c'est la question
36:07qu'on arrête
36:08de se poser.
36:09Je ne comprends pas.
36:11Il y a eu la guerre,
36:12on sait bien,
36:12on l'a traité ici,
36:13on en a parlé mille fois.
36:14Aujourd'hui,
36:15tout le monde aurait intérêt
36:16à ce que le football français
36:17aille dans le même sens
36:18pour le revaloriser.
36:19Or,
36:19à la moindre occasion,
36:21la moindre opportunité,
36:24le PSG flingue
36:25Ligue 1+.
36:26On nous dit
36:29que la conf
36:30qui canale
36:31demain ou après-demain,
36:32il est fort possible
36:33qu'il y ait encore
36:34un tir qui parte.
36:35Il y aura la conf
36:36Bihine
36:37dans 3-4 jours.
36:38Un autre tir
36:39va partir.
36:40On sait très bien
36:40qui sont derrière.
36:41Les conférences de rentrée.
36:42Les conférences de rentrée.
36:45Pourquoi ?
36:45Pourquoi ce rejet ?
36:47Alors que le PSG
36:48est quand même
36:48le club qui va susciter
36:49le plus d'abonnements,
36:50que ce soit en France
36:50ou à l'étranger.
36:51C'est notre club phare.
36:52C'est le club
36:53que les gens
36:54ont envie de voir.
36:55S'ils ne sont pas
36:57sur le même bateau
36:58que tous les autres,
36:59on ne va pas pouvoir avancer.
37:00Mais pourquoi
37:00n'y sont-ils pas ?
37:02C'est pour ça
37:03que j'en ai tiré
37:03des conséquences
37:04pour moi-même.
37:06Du fait qu'il y ait
37:07des conflits d'intérêts.
37:08Et ces conflits d'intérêts,
37:10moi je trouve ça dommageable.
37:12On a lancé un produit
37:13qui est plutôt bon.
37:14Je crois que le public
37:15le trouve bon.
37:15La Ligue 1,
37:16elle intéresse quand même
37:17le public.
37:18Donc tout le monde
37:18devrait être derrière.
37:20Après,
37:20il n'est plus dans le foot français.
37:22Donc après tout,
37:23maintenant...
37:23Il y a des intérêts antagonistes.
37:25Canal+, c'est normal.
37:26Canal+,
37:26aujourd'hui,
37:28ils sont en opposition
37:29avec Ligue 1+.
37:31Soit ils achètent
37:32la Ligue 1...
37:33Pourquoi être en opposition ?
37:34Ils n'ont pas l'acheté
37:34si ils ne sont pas contents.
37:36Oui,
37:36non mais ils n'ont pas intérêt
37:37à ce que Ligue 1+, réussissent
37:39étant compétiteurs
37:40de Ligue 1+.
37:40Oui, d'accord.
37:42En revanche,
37:43pour le PSG,
37:44on n'a toujours pas la réponse
37:44du pourquoi ils sont contre.
37:46Disons que d'une façon générale,
37:47il y a une concurrence
37:49avec Bine.
37:50Bine a lâché la Ligue 1.
37:51Si vraiment ils sont...
37:53À la limite,
37:54pour le football français,
37:55le conflit d'intérêt
37:55n'avait qu'à perdurer.
37:56Bine n'avait qu'à racheter
37:57la Ligue 1.
37:58Et puis tout le monde
37:59était content,
37:59ils mettaient la somme.
38:00Sauf qu'ils ne veulent plus.
38:01Finalement,
38:01même le conflit d'intérêt,
38:02il n'existe même plus trop
38:03finalement maintenant.
38:04Écoutez,
38:05vous leur posez la question.
38:06Après,
38:07ils répondront pas.
38:10Dernière question, vraiment.
38:11Le dernier volet,
38:12c'est quand même le piratage.
38:13On voit que dans cette nouvelle loi,
38:15il y a des trucs,
38:16mais il va falloir y aller à fond quand même.
38:18Parce qu'il y a encore beaucoup de gens
38:19qui regardent la Ligue 1
38:21grâce à des procédés illégaux.
38:24Absolument.
38:24Alors, plusieurs choses.
38:25Un, c'est pas propre à la France.
38:27Oui, bien sûr.
38:28C'est pas propre à la France en Angleterre,
38:29notamment le piratage est quand même...
38:30Il y a une lutte acharnée quand même.
38:32Deux...
38:32Il y a plus de moyens mis dans la lutte.
38:34Voilà.
38:34Deux,
38:35on était très en retard en France
38:36sur la lutte contre le piratage.
38:38Il fallait rassembler,
38:39je sais pas quelle commission,
38:41plus une autre commission,
38:42plus qui travaillait pas le week-end,
38:43enfin bref.
38:45Et donc,
38:45on a réussi dans la loi
38:47à faire qu'on peut mettre
38:49des dispositions en pratique
38:50qui amélioreront la situation.
38:51Elle sera jamais totale
38:52parce que c'est un combat permanent.
38:53Il y a eu des victoires judiciaires
38:55quand même qui ont été obtenues
38:56par la Ligue.
38:57Il y a quand même une lutte
38:57relativement efficace.
38:59Canal+, d'ailleurs,
39:00est partifible de ce point de vue-là
39:02parce qu'ils sont touchés comme nous.
39:04Bon,
39:04et la loi va quand même
39:06à ce côté positif
39:07d'améliorer les choses.
39:10Merci beaucoup Nicolas de Taverneau.
39:11On a un dernier petit extrait
39:12à vous faire écouter
39:13parce que vous savez que
39:14on sait que dans votre vie antérieure
39:16de patron de télé,
39:16vous avez longtemps été
39:17en concurrence avec TF1
39:18et avec Patrick Lelay
39:20qui est passé
39:21à la tête du Stade René
39:22et qui avait quand même
39:23une déclaration mythique
39:23qui est restée dans l'histoire du football
39:25quand on lui a demandé alors
39:28le foot, c'est comment ?
39:29Eren, comment il se positionne
39:30par rapport au grand club ?
39:31Réponse de Patrick Lelay ?
39:33Des clubs qui ont des traditions.
39:35Manchester United,
39:37le Real de Madrid,
39:40le Parca...
39:41Voilà, disqualifié.
39:43Mais bon,
39:43c'était il y a quelques années.
39:45Merci Nicolas de Taverneau
39:46et à bientôt
39:47dans l'after.
39:48Nous, dans quelques instants.
39:49L'élégance de Nicolas de Taverneau
39:49qui n'a pas rigolé.
39:50Oui.
39:50Sous-titrage Société Radio-Canada
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