- il y a 7 semaines
La grande interview de Sébastien Chenu, député RN du Nord, vice-président du Rassemblement National et vice-président de l’Assemblée Nationale
Sébastien Chenu, député RN du Nord, vice-président du Rassemblement National et vice-président de l’Assemblée Nationale, répond aux questions de Laurence Ferrari.
Sébastien Chenu, député RN du Nord, vice-président du Rassemblement National et vice-président de l’Assemblée Nationale, répond aux questions de Laurence Ferrari.
Catégorie
🗞
NewsTranscription
00:00La grande interview Europe 1 CNews, Laurence Ferrari.
00:04Et notre invitée ce matin dans la grande interview sur CNews et sur Europe 1, c'est Sébastien Chenu.
00:08Bonjour à vous, vice-président du Rassemblement National.
00:11Un mot de l'Espagne, les Espagnols sont invités à manifester dans toute l'Espagne aujourd'hui
00:16pour protester contre la gestion du gouvernement de la crise migratoire à Ceuta.
00:19Le Premier ministre Pedro Sánchez est menacé politiquement, les habitants disent leur exaspération.
00:24Qu'est-ce que nous pouvons faire pour aider à gérer ces flux migratoires ?
00:29Est-ce que nous sommes prémunis contre de tels mouvements ?
00:31Non, nous ne sommes évidemment pas prémunis.
00:33Ceuta, c'est la France demain, ce qui se passera en France demain,
00:36ce qui se passe déjà en réalité dans certains coins de France comme à Calais
00:41et dans les Hauts-de-France que je connais bien.
00:44Et c'est l'immigration subie.
00:46C'est-à-dire quand j'entends parler d'un certain nombre d'hommes politiques qui disent
00:49il faut choisir notre immigration, la réalité c'est que ça c'est un alibi pour justifier autre chose.
00:56Là c'est l'immigration subie et c'est la logique, la suite logique des appels d'air
01:01que constitue l'attribution d'aides sociales, que constitue l'attribution de logements.
01:07Évidemment que vous avez des pauvres airs qui ont envie de quitter leur pays, etc.
01:12Ils vont là où il y a la possibilité d'être régularisés, c'est l'Espagne,
01:15ou la possibilité de voir des aides sociales comme en France dans l'espace Schengen
01:20qu'il faudra évidemment revoir.
01:22Revoir, sortir de l'espace Schengen, le modifier.
01:25Oui, vous ne pouvez pas vous balader dans toute l'Europe lorsque vous arrivez par un pays.
01:28Je veux dire, c'est absolument intenable, impossible.
01:31Ça fait partie évidemment de ce qu'on proposera aux Français.
01:34Mais cette immigration que subissent les Européens,
01:38le déménagement du continent africain sur le continent européen,
01:40n'est évidemment pas un horizon possible.
01:43Édouard Philippe refuse le moratoire général de trois ans sur l'immigration légale,
01:47qui est pourtant demandé par Gérald Darmanin, qui l'a ralliée.
01:49Il veut continuer à accueillir des étudiants étrangers,
01:52donc pas de moratoire sur les étudiants, ou sur l'immigration de travail.
01:55En revanche, à Mayotte, où il s'est rendu, il dit qu'il faut revoir le droit du sol et
01:59le droit d'avis.
02:00Vous comprenez la cohérence dans ce que dit Édouard Philippe ?
02:04Non, mais c'est le prolongement de la politique d'Emmanuel Macron.
02:06Il ne veut rien faire sur l'aide médicale d'État,
02:08il ne veut pas de référendum sur l'immigration,
02:11il veut continuer à accueillir des étudiants qui en réalité n'en sont pas
02:16et demeure ensuite sur le territoire, c'est le prolongement de la politique migratoire d'Emmanuel Macron.
02:21Donc Édouard Philippe, c'est la continuité, mais ça, ce n'est pas une vue de l'esprit, c'est
02:26la réalité,
02:26c'est le bilan, c'est le premier Premier ministre d'Emmanuel Macron,
02:29c'est la continuité de la politique d'Emmanuel Macron, originelle d'ailleurs.
02:34Donc je pense qu'il n'y a rien à attendre d'Édouard Philippe, de Gabriel Attal,
02:37ce sont des gens qui voient l'immigration comme un projet.
02:40Pour eux, c'est un projet de société.
02:42Rien à attendre de ces gens qui ont comme modèle des pays communautaristes.
02:45Et pour vous, rien à attendre de l'immigration n'a pas besoin de médecins étrangers, par exemple,
02:49ou pour faire fonctionner aux hôpitaux aujourd'hui, ou dans les déserts médicaux ?
02:52Non, mais ce qu'on a besoin, c'est de former ici, en France, parmi ces millions de chômeurs que
02:57nous avons,
02:57des gens pour des métiers dont nous avons besoin.
03:00Donc c'est plus difficile, évidemment, de s'attaquer à la formation de médecins,
03:04aux problématiques de transport, problématiques de logement, etc.,
03:06que de dire qu'il faut faire venir de l'immigration de l'extérieur.
03:09Ça fait 30 ans qu'on nous bassine avec ça, en disant qu'il y a des métiers en tension,
03:13et qu'il faut faire venir des gens du bout du monde.
03:15On fait rentrer dans notre pays 500 000 personnes.
03:17Une majorité de ces 500 000 personnes ne travaillent pas.
03:21Et ces métiers sont toujours en tension.
03:23Donc on voit bien que ce n'est pas la solution.
03:24Donc immigration zéro pour vous ?
03:26Oui, mais il faut un moratoire sur l'immigration, ce que refuse Édouard Philippe.
03:29Trois ans ? Plus ?
03:31Non, mais il faut un moratoire sur l'immigration, j'allais dire, le plus longtemps possible,
03:35parce que nous ne pouvons pas aujourd'hui assimiler toutes ces 500 000 personnes qui entrent.
03:40Et je vous rappelle qu'Édouard Philippe a fait sauter aussi la banque lorsqu'il était Premier ministre,
03:45notamment sur le droit d'asile.
03:47Il a fait exploser les compteurs.
03:48Donc des gens qui viennent nous donner des leçons alors qu'ils ont tout raté,
03:52alors qu'ils ont ouvert la France à tous les vents comme un hall de gare,
03:57ce n'est pas très crédible.
03:57Et surtout, il nous dit qu'il ne veut rien faire finalement.
03:59C'est la continuité de la politique migratoire d'Emmanuel Macron,
04:02c'est la continuité de la catastrophe.
04:04Sébastien Chenu, vous êtes le vice-président du RN.
04:07Est-ce que vous faites une fixation sur le voile ?
04:09Le débat sur le voile a à nouveau surgit dans le débat politique.
04:12Vous voulez sanctionner le port du voile dans l'espace public,
04:15à la faveur d'un référendum, évidemment, et une question posée aux Français
04:18qui serait conduite dans une grande loi sur les idéologies islamistes.
04:21Édouard Philippe dit que Marine Le Pen confond fermeté et surenchère pour combattre l'islamisme.
04:26Non mais nous, on ne confond rien du tout, on considère,
04:28et je pense qu'avec nous, beaucoup le considèrent aussi,
04:30qu'il y a un problème et une menace dans notre pays,
04:34c'est l'idéologie islamiste, l'islam radical,
04:37celui qui tue des gens, celui qui enferme les femmes,
04:40qui enferme leur corps et qui enferme leurs esprits,
04:42et que cette idéologie totalitaire doit être combattue.
04:45Mais toute femme voilée n'est pas une islamiste.
04:47Bien entendu, le voile aujourd'hui est un étendard utilisé par les islamistes,
04:53parfois avec, j'allais dire, une certaine forme de complicité de ce qui les porte.
04:58Parfois, ça leur est imposé, mais en tous les cas,
05:00c'est l'étendard d'une rupture avec l'État républicain.
05:03Vous savez, si on ne fait rien, demain, nous serons un pays communautarisé
05:07comme beaucoup de pays anglo-saxons.
05:09Ce n'est pas la tradition française, ce n'est pas l'histoire française,
05:12ce n'est pas un bon modèle.
05:13Donc on pose ce sujet de société.
05:15Oui, il y a un problème avec l'islamisme, il faut le définir.
05:18Marine Le Pen a fait une proposition de loi dans laquelle
05:20elle définit ce qu'est l'islamisme, l'islam radical,
05:24ses relais, ses financements, ce qui le porte,
05:27et également ce qui l'incarne.
05:30Eh bien, le voile en est l'incarnation.
05:31Donc, par conséquent, nous définissons
05:33et nous regardons comment combattre cette idéologie mortifère.
05:37Les Français sont à 60% favorables à cette interdiction du voile dans l'espace public,
05:40selon un sondage CSA, CNews, Europe 1JDD.
05:42Mais on voit, année après année,
05:44cela diminue un peu d'être favorables à l'interdiction.
05:4850% sont favorables à des amendes.
05:49Est-ce que c'est vraiment le rôle des policiers ?
05:51De nombreux hommes politiques, Bruno Retailleau et Édouard Philippe,
05:53disent que ce n'est pas le rôle des policiers
05:55d'aller mettre des amendes à des femmes qui portent le voile dans la rue.
05:57Non, mais je vais vous dire, ce débat que nous posons,
06:00il est un révélateur.
06:01Les masques tombent de ce que sont les uns et les autres.
06:04Moi, il y a quelques semaines, j'entendais M. Retailleau nous dire
06:08« Abat le voile », je l'entendais dire ça.
06:10Alors, quand on lui dit « D'accord, alors abat le voile »,
06:12nous, on va le faire tomber en Rassemblement National.
06:13On va faire tomber et reculer cet étendard islamiste.
06:17Il n'y a plus une personne.
06:20M. Philippe, lui, il trouve que c'est très bien.
06:22M. Attal, il dit « Juste pour les petites filles,
06:23mais il ne faut surtout pas aller au-delà ».
06:24Mais pour les filles, si c'est pour les mineurs,
06:26il faut étendre le combat qu'on a contre le voile islamiste.
06:29Ce débat est un révélateur des positions des uns et des autres
06:33et des reculades des uns et des autres.
06:35On est les derniers, en réalité, le Rassemblement National,
06:38Marine Le Pen, Jordan Bardella,
06:39les derniers à vouloir, évidemment, lutter contre cette idéologie.
06:43C'est un élément important dans la structuration de notre société
06:47que de combattre le port du voile.
06:50Évidemment, il y a aujourd'hui une majorité de Français.
06:52Il faut les écouter, même si on entend, évidemment,
06:55certains qui ont des positions.
06:56Je pense à la Ligue des droits de l'homme.
06:58Alors voilà, il y a un avocat de la Ligue des droits de l'homme
06:59qui menace de déposer plainte contre tous ceux
07:02qui prônent l'interdiction du voile.
07:04Donc, vous pourriez être poursuivi.
07:04Vous vous rendez compte que, en fait, la Ligue des droits de l'homme
07:07veut désormais, comme une association totalitaire,
07:10comme une structure totalitaire,
07:12empêcher les gens de parler, de débattre
07:14et de poser un problème de société.
07:16Enfin, je veux dire, la lutte contre l'islamisme,
07:19elle est devant nous.
07:20Ce n'est pas réglé, la lutte contre l'islamisme dans notre pays.
07:23Et donc, par conséquent, vous avez des associations qui disent
07:25« Ah non, mais si on parle de ça,
07:27il faut mettre en prison ceux qui en parlent. »
07:29Eh bien, je peux vous dire que nous, notre logique,
07:31c'est non seulement de dire les choses,
07:32de les poser et d'apporter des solutions aux problèmes de notre société.
07:35Cette association est une association qui devient totalement totalitaire,
07:39d'un sectarisme absolu.
07:42La Ligue des droits de l'homme est une structure qui est totalitaire.
07:44Elle veut mettre les gens en prison quand ils s'expriment
07:46sur des sujets avec lesquels la Ligue des droits de l'homme
07:49n'est pas d'accord.
07:50Je pense que c'est un tournant aussi dans notre société
07:53de pouvoir continuer à s'exprimer
07:55et à apporter des solutions telles que nous le faisons.
07:58Une femme majeure qui décide en conscience de porter le voile
08:00ne menace pas la République, dit Gabriel Attal.
08:02Là encore, vous dites « les masques tombent »
08:04alors que c'est pourtant lui qui a porté la loi
08:05sur l'interdiction de la baïa à l'école.
08:07Oui, mais parce que Gabriel Attal, il fait de la com'.
08:09En réalité, il fait des choses, il ne va pas jusqu'au bout,
08:12il n'y croit pas, il est capable de faire l'inverse demain.
08:15Nous, nous considérons que cet étendard, le hijab,
08:18parce qu'en réalité, c'est ça le bon mot,
08:20c'est le hijab, celui qui couvre les cheveux,
08:23qui couvre les oreilles, qui couvre le cou,
08:24eh bien, le hijab est une menace pour la cohésion sociale,
08:28parce que c'est évidemment, dans les pays islamistes,
08:32la première chose que font les islamistes, c'est voiler les femmes.
08:35Eh bien, c'est évidemment une menace qui est portée,
08:37qui est arrivée dans notre pays par les frères musulmans.
08:40C'était l'affaire, il y a 40 ans,
08:41des gamines voilées de Creil.
08:42Ils n'ont cessé de progresser,
08:44ils n'ont cessé, et ils ne renonceront jamais à ça,
08:47Dixit, Florence, Bergeau-Blacler,
08:49qui était, je crois, sur votre chaîne ce matin,
08:52et qui connaît bien cela.
08:53Donc, c'est exigeant.
08:54C'est un combat que nous portons,
08:56parce que c'est celui de la cohésion nationale,
08:58la protection de notre société.
08:59On ne va pas reculer là-dessus.
09:01Et 60% des Français sont d'accord.
09:02La question de la constitutionnalité d'un tel référendum est posée.
09:05Comment est-ce que vous allez la résoudre ?
09:07Non, mais il y a, en tous les cas,
09:09dans les dispositions aujourd'hui,
09:11dans la jurisprudence du Conseil constitutionnel,
09:13des possibilités de valider cette loi.
09:16On s'appuie sur celle qui avait interdit
09:17évidemment le voile intégral,
09:19la burqa.
09:20Il y a la Cour européenne des droits de l'homme
09:22qui dit que le port du voile est difficilement compatible
09:24avec la vie en société.
09:26Donc, nous avons évidemment des bases juridiques très fortes.
09:29Marine Le Pen s'exprimera évidemment elle-même
09:32sur la constitutionnalité de l'interdiction du voile
09:36dans notre société.
09:37Mais rassurez-vous, rassurons les Français.
09:40Nous, on veut leur donner la parole
09:41sur un référendum contre l'islamisme.
09:43Nous sommes armés.
09:45Nous avons des leviers pour empêcher,
09:47évidemment, ce projet totalitaire,
09:50ce projet qui fait reculer nos valeurs.
09:52Pendant ce temps-là,
09:52la France n'a toujours pas de budget,
09:53Sébastien Lecornu.
09:54Est-ce que vous allez dire non
09:56au Premier ministre qui tente de trouver des compromis ?
09:58C'est quoi votre ligne rouge ?
09:59Qu'est-ce que vous lui demandez ?
10:00L'indexation des retraites sur l'inflation ?
10:02C'est quoi qui vous fera
10:03ne pas voter la censure en réalité ?
10:05D'abord, un peu comme chaque année,
10:07nous attendons du Premier ministre
10:09que les Français ne soient pas impactés
10:11par davantage d'impôts.
10:12Nous attendons que l'État
10:13fasse un effort sur sa dépense publique.
10:16Or, chaque année,
10:17les premiers ministres macronistes
10:18nous disent
10:19que l'État va faire un effort
10:20et à la fin, ça se solde.
10:21C'était le cas avec Lecornu l'année dernière
10:23par des impôts supplémentaires.
10:2430 milliards d'euros d'impôts
10:26supplémentaires l'année dernière.
10:28Donc, la première des choses,
10:28c'est ne pas assassiner
10:29les Français d'impôts.
10:31Évidemment,
10:32la question des retraites,
10:34la désindexation des retraites,
10:35pour nous,
10:36est quand même quelque chose
10:37auquel nous nous opposerons tout le temps.
10:39Ce n'est pas les retraités
10:39qui vont encore nous voir.
10:40Donc, si vous faites
10:40tomber le gouvernement,
10:41il y aura forcément une indexation.
10:43On va voir ce que le gouvernement propose
10:45parce que le gouvernement,
10:47aujourd'hui,
10:47est incapable de nous proposer,
10:50nous sommes le 2 ou 3 septembre,
10:52est incapable de nous proposer,
10:55aujourd'hui,
10:55quelque chose de clair.
10:56Ils n'ont visiblement pas
10:58travaillé cet été,
10:58ou en tous les cas,
10:59ils ne sont pas au clair,
11:00ils ne sont pas arrivés
11:00avec une proposition
11:02qui fasse consensus chez eux.
11:04Donc, on va voir,
11:06on va regarder.
11:07Et nous, vous savez,
11:07on est des gens responsables.
11:09On n'a pas un réflexe pavlovien
11:10comme la France insoumise,
11:12les yeux fermés,
11:13les oreilles fermées,
11:14qui de toute façon sont sûrs.
11:15On va voir ce qu'ils proposeront.
11:17Mais nous,
11:18on a déjà des propositions
11:19dans nos tablettes.
11:22D'abord,
11:23se débarrasser,
11:23vous savez,
11:24de ces 120 taxes
11:25à faible rendement
11:26qui ne rapportent rien,
11:28faire des économies,
11:29125 milliards d'euros d'économies,
11:31c'est la ligne
11:32que fixe Marine Le Pen,
11:33c'est qu'un gouvernement,
11:34Jordan Bardella,
11:35ce sera un gouvernement
11:36qui ferait 125 milliards
11:38d'euros d'économie.
11:39Avec des mesures très concrètes.
11:40Là, on n'a pas encore
11:42de pistes
11:42parce que le programme
11:43n'a pas encore été
11:44clairement énoncé.
11:44Non, mais elles seront présentées
11:45à la veille du débat budgétaire
11:47par Jean-Philippe Tanguy
11:48qui travaille.
11:48Avec des coupes
11:49dans la dépense publique ?
11:50Avec des choses très concrètes.
11:51Il s'est massé un chenu, pardon.
11:53Excusez-moi.
11:54Avec Le Cornu ?
11:55Exactement.
11:56Avec le Premier ministre.
11:57Ce n'est pas très sympa.
11:58En tout cas,
11:59c'est sympa pour lui.
12:00Mais au-delà de ça,
12:02non,
12:02nous aurons effectivement
12:03une liste de dépenses
12:05sur lesquelles
12:06nous voulons revenir.
12:07Vous en connaissez
12:07les grandes lignes,
12:08la contribution
12:09évidemment à l'Union Européenne,
12:11le millefeuille administratif,
12:12les agences d'État,
12:13l'immigration.
12:15Nous avons,
12:15il y a des grands pans
12:16et Marc Toiti
12:17qui est économiste
12:18qui s'exprime
12:19sur votre chaîne
12:20peut très bien témoigner
12:21d'ailleurs de l'argent
12:23qu'il y a à aller chercher
12:25dans notamment
12:25les structures
12:26et les agences d'État
12:27qui coûtent très cher
12:28à notre pays.
12:28En attendant,
12:29le pouvoir d'échat
12:29des Français
12:30est très impacté
12:31dans cette rentrée.
12:31Le prix d'essence
12:32ou du gazole
12:33est à plus de 2 euros
12:34partout.
12:34Il va falloir s'y habituer.
12:36Le patron de Total Energy
12:37met en garde,
12:38il va continuer en France
12:39les opérations
12:39de plafonnement
12:40à 1,99€
12:42sauf si on taxe
12:43ses super profits.
12:44Or,
12:44vous êtes favorable
12:45à la surtaxation
12:47des profits
12:47de Total Energy.
12:48Donc,
12:49ça veut dire que
12:49ce sont les Français
12:50qui vont payer ?
12:51Non,
12:51nous sommes favorables
12:52à ce qu'il y a
12:53effectivement
12:53une contribution
12:54de solidarité
12:55des entreprises
12:56qui font des super profits,
12:57des surprofits,
12:58qui ne sont pas liés
12:59à leur propre stratégie
13:00mais qui sont liés
13:00comme dans le cas actuel
13:02à un environnement,
13:03à une actualité
13:04qui leur fait faire
13:05des surprofits.
13:05Mais,
13:06nous avions dit
13:06que cette contribution
13:07pouvait aussi s'exprimer
13:09autrement,
13:09notamment à travers
13:10le plafonnement.
13:11Et donc,
13:11Total,
13:11qui plafonne ses prix,
13:13contribue,
13:14évidemment,
13:14fait un geste
13:15de solidarité.
13:15pas de surtaxation
13:16pour Total.
13:17Non,
13:17parce qu'ils font
13:17un plafonnement.
13:18Si demain,
13:19Total revenait
13:19sur ce plafonnement,
13:20on pourrait en reparler.
13:21Mais Total fait un plafonnement.
13:22Nous invitons,
13:23M. Pouyanné,
13:24à poursuivre évidemment
13:25ce plafonnement.
13:26Mais la réalité,
13:26c'est qu'il faut
13:27des mesures pérennes.
13:28Il faut faire baisser
13:29les taxes
13:30sur l'essence
13:31et sur toutes les énergies,
13:32faire baisser la TVA
13:33pour ne pas se retrouver,
13:34évidemment,
13:35aux prises des aléas
13:36qui sont celles
13:37des marchés pétroliers,
13:39de la géopolitique
13:40et qui,
13:41à la fin,
13:41obligent les Français
13:42à payer de l'essence
13:432,24,
13:432,30,
13:442,32.
13:44Moi,
13:45j'ai payé de l'essence
13:462,32 cet été.
13:47Je peux vous dire
13:48que les Français
13:48laissés à l'abandon
13:49devant leur pompe à essence,
13:50c'est quand même scandaleux.
13:51Je n'ai pas très bien compris
13:52si vous censurez
13:53ou pas le gouvernement,
13:54en fait.
13:55Ça va dépendre de ce qu'il nous propose.
13:57Je vous ai dit,
13:57nous,
13:57on n'est pas pavlovien.
13:58On n'a pas une espèce
13:59de réflexe immédiat.
14:00On regardera les choses,
14:01on regardera l'intérêt du pays.
14:03Vous voulez prouver
14:03que vous êtes responsable ?
14:05Parce que nous le sommes.
14:06Vous savez,
14:06quand nous annonçons
14:06la règle d'or,
14:07quand Marine Le Pen
14:08annonce devant le patronat
14:10la règle d'or.
14:11Elle était farouchement opposée
14:13jusqu'à présent.
14:13Oui, mais madame,
14:14la catastrophe budgétaire
14:16qui est devant nous,
14:17la catastrophe économique
14:18des dix années Macron,
14:20ce qu'ils ont fait
14:21de notre pays économiquement,
14:23impose aujourd'hui,
14:23évidemment,
14:24si on veut demain
14:25pouvoir continuer
14:25à emprunter sur les marchés,
14:27eh bien impose
14:28qu'effectivement,
14:28on se donne cette discipline.
14:30La règle d'or,
14:30ce n'est pas se serrer la ceinture,
14:32c'est un horizon budgétaire.
14:33Attends,
14:34Marine Le Pen va l'expliquer.
14:35C'est se serrer la ceinture.
14:36Non, c'est un horizon,
14:37c'est une discipline.
14:38C'est une discipline.
14:39Ce n'est pas une sanction,
14:40c'est une discipline.
14:41Eh bien, Marine Le Pen
14:41a annoncé cela
14:42et je pense qu'effectivement,
14:44ça démontre notre sérieux.
14:46Il y en a d'autres
14:46qui veulent brûler la dette
14:47qui amènerait évidemment
14:49le pays.
14:49Parler de Jean-Luc Mélenchon.
14:50Il y a une inflation épouvantable,
14:52évidemment,
14:52un basculement économique
14:54épouvantable.
14:54Nous, on est des gens sérieux.
14:56On sait que redresser le pays,
14:57ça va demander de l'énergie.
14:58Sarah Knafot sort un livre
14:59qui s'appelle
14:59Le casse du siècle.
15:00Elle propose des solutions
15:01pour économiser
15:02jusqu'à 135 milliards d'euros,
15:03encore mieux que vous,
15:05avec suppression totale
15:06de la CIG
15:06sur les revenus d'activité,
15:08suppression totale
15:08des droits de succession,
15:09nombre de fonctionnaires
15:10au profit d'agriculteurs.
15:11Est-ce que,
15:12réduction du nombre de fonctionnaires,
15:13est-ce que vous allez vous inspirer
15:14de ces mesures ?
15:15C'est plutôt elle
15:16qui s'inspire en général
15:17de nos mesures
15:17puisque c'est un peu
15:18Madame Plus.
15:19On dit qu'il faut faire
15:20125 milliards d'euros d'économie.
15:21Elle dit non,
15:21135 milliards.
15:22Mais la réalité,
15:23quand je regarde son projet,
15:24c'est qu'entre les économies
15:25et les dépenses qu'elle propose,
15:26notamment en matière de défense
15:28ou autre,
15:28c'est une opération
15:29à somme nulle.
15:30Ce n'est pas très sérieux
15:32pour être très honnête.
15:33Je crois qu'il faut toujours
15:34être flatté
15:35de ceux qui copient
15:36votre copie.
15:37Vous savez,
15:37c'est comme en classe,
15:38il y a toujours quelqu'un
15:38qui vient regarder votre copie.
15:40C'est parce qu'a priori,
15:41on regarde ceux qui font mieux.
15:42Donc moi,
15:42je suis ravi que...
15:43Toujours pas de main tendue
15:44à Sandra Knafo ou Eric Zemmour.
15:45Je veux dire,
15:45à un moment,
15:46il faut être sérieux.
15:47Si elle apporte quelque chose
15:48au débat public,
15:49il faut qu'elle le démontre.
15:49Mais là,
15:50elle n'apporte rien du tout,
15:51Mme Knafo.
15:51Tout ça,
15:52c'est de l'esbrouf.
15:53Ce n'est pas très sérieux
15:54qu'elle continue à nous copier.
15:56Finalement,
15:56qu'elle porte nos propositions
15:58le plus loin possible.
15:59Elle vous accuse en tout cas
16:00d'avoir voté main dans la main
16:01avec la gauche
16:0134 milliards d'euros
16:02d'imposition nouvelle
16:03lors des derniers votes
16:05à l'Assemblée.
16:06Qu'est-ce que vous lui répondez ?
16:07La retraite à 60 ans,
16:08mesures recyclées
16:09du programme
16:09de François Mitterrand en 81.
16:11mais ça c'est des anciens,
16:12mais c'était le programme
16:12pour lequel votait Eric Zemmour.
16:13C'est ça le programme de Mitterrand
16:14puisqu'à l'époque,
16:15lui votait Mitterrand.
16:16Donc vous savez,
16:17nous sommes des gens sérieux.
16:19Nous avons censuré le budget
16:20à chaque fois.
16:21Jusqu'à présent,
16:22nous avons fait tomber
16:23des gouvernements,
16:24notamment sur la désindexation
16:25des retraites.
16:26Donc que ce gouvernement
16:26se montre lui aussi responsable
16:28parce que nous sommes là
16:29en attente
16:30et rien ne nous fait peur.
16:31Rien ne nous fait peur,
16:32ni les appels
16:33à la désobéissance civile
16:34lancée par la France Insoumise
16:37et ses alliés,
16:38ni les insultes
16:39envers Marine Le Pen,
16:41fuck Marine Le Pen
16:41lors de ce festival
16:43Rock en Seine.
16:45Manon Aubry,
16:45qui était hier à votre place,
16:47n'est pas choquée
16:47par ces insultes.
16:48Cela laisse présager
16:49une campagne présidentielle
16:50extrêmement violente ?
16:51Oui, moi j'aimerais bien
16:52qu'on entende
16:52les associations féministes
16:54se lever en disant
16:55qu'il est insupportable
16:56dans notre pays
16:57d'insulter une femme politique.
16:59J'aimerais bien entendre
17:00le milliardaire Mathieu Pigas
17:01qui, je crois,
17:02finance Rock en Seine
17:03dire qu'il trouve ça insupportable
17:06qu'on insulte une femme politique.
17:07On ne les entend pas.
17:08On n'entend pas
17:09les associations LGBT
17:10défendre Jean-Philippe Tanguy
17:12qui se fait insulter
17:13sur France Inter.
17:15On n'entend jamais
17:15les associations
17:16des droits de l'homme.
17:17Vous savez,
17:17moi je me suis fait traiter
17:18je crois de raclure,
17:20je crois que c'est le mot,
17:21par l'émission Parole d'honneur,
17:25une émission des indigénistes.
17:26Donc on ne les entend jamais
17:28en réalité.
17:28Tous ces gens-là
17:30ont évidemment
17:32un état d'esprit
17:32qui fait qu'ils ne défendent
17:34que ce qui va dans leur sens.
17:34Donc la campagne sera violente,
17:36donc il risque d'y avoir
17:36des moments de grande tension,
17:38il ne faut pas compter
17:39sur nous pour cela.
17:41Nous, vous savez,
17:41nous sommes respectueux.
17:42Nos militants n'interdisent
17:43à personne de parler,
17:44n'interdisent à personne
17:45de faire campagne
17:46et nous n'insultons personne.
17:47Nous sommes respectueux,
17:48nous en attendons
17:49autant des autres
17:50à moins qu'ils ne se disqualifient
17:51d'eux-mêmes.
17:52Et vous allez faire ce tandem
17:53sur Dan Bardella-Marine Le Pen
17:54tout au long de la campagne
17:55avec peut-être des nuances
17:56entre les deux ?
17:57Quand on pense tous
17:58la même chose,
17:58on ne pense rien ?
17:59Non mais ce n'est pas les mêmes.
18:01Ils ne sont pas interchangeables.
18:02Marine Le Pen sera,
18:04si les Français le souhaitent,
18:05présidente de la République.
18:08Lui qui mènera la politique
18:09du gouvernement,
18:10de la majorité,
18:11si les Français nous donnent
18:12ce que nous allons nous battre
18:14pour cela,
18:14une majorité à l'Assemblée nationale.
18:16Ils sont très complémentaires
18:17et en fait,
18:18c'est ça qui est formidable chez nous,
18:20c'est qu'on a un duo complémentaire.
18:21Je pense que beaucoup
18:22aimeraient avoir déjà un candidat,
18:24ce n'est pas le cas
18:24pour le bloc central
18:26ou pour la gauche,
18:28mais nous, nous avons
18:29une présidente de la République demain,
18:31un Premier ministre demain,
18:32ils sont prêts.
18:32Au centre,
18:33ça se finira par une primaire selon vous ?
18:35Les candidats vont se départager ?
18:37Oui, chez les macronistes,
18:39ils vont bien finir
18:40par trouver quelqu'un.
18:41M. Retailleau est déjà
18:42en train de plier les gaules.
18:43Ah bon ?
18:44Il sera notre invité
18:45mardi prochain.
18:46Ah bah écoutez,
18:47vous pourrez...
18:47On lui posera la question.
18:48L'histoire de M. Retailleau,
18:50c'est de se désister,
18:51c'est fini tout ça.
18:52Ça ne peut pas incarner
18:52un espoir de redressement.
18:54Le redressement,
18:55le sérieux,
18:56la protection des Français,
18:57la relance de la croissance,
18:58le sérieux budgétaire,
18:59il est chez nous.
19:00Rien à attendre
19:01de ceux qui,
19:02de près ou de loin,
19:03ont collaboré
19:04avec la politique macroniste
19:06qui a coulé le pays.
19:07Deux questions courtes
19:07pour terminer,
19:08Sébastien Chenu.
19:09Patrick Bruel,
19:09mis en examen
19:10dans quatre dossiers
19:10de violence sexuelle
19:11et visé par de nombreuses
19:12autres plaintes,
19:13annoncer l'annulation
19:14de sa tournée
19:15qui, selon lui,
19:16est devenue l'incarnation
19:17d'un débat qui la dépasse.
19:18Il dit faire le choix
19:19de l'apaisement.
19:19Vous dites quoi ?
19:20Bon, je comprends
19:21ce que veut faire Patrick Bruel.
19:22Je pense que pour lui,
19:22c'est absolument insupportable.
19:23Moi, je ne suis pas du tout
19:24client de Patrick Bruel.
19:26Je n'aime pas le personnage.
19:26Il y a des charges lourdes
19:27qui pèsent contre lui.
19:28Mais la justice,
19:29ça ne se fait pas dans la rue.
19:30Et le fait qu'on lui coupe
19:31le sifflet de cette façon-là
19:33en mettant pression sur lui
19:34alors que la justice
19:35n'est pas passée
19:36est quand même quelque chose
19:37qu'il doit interroger.
19:38Encore une fois,
19:38aucune espèce de sympathie
19:40pour Patrick Bruel
19:41qui doit aller répondre
19:42à la justice
19:43des plaintes
19:44qui ont été déposées
19:44contre lui.
19:45Mais la présomption d'innocence,
19:47ça doit demeurer quand même,
19:48je le pense,
19:49un axe central de la justice.
19:52Elle a pris un plomb quand même,
19:53la présomption d'innocence
19:54dans cette affaire-là.
19:56Donc, voilà.
19:57Moi, je ne serai jamais
19:58allé voir Patrick Bruel.
19:59Il essaye d'apaiser
20:01les choses pour lui d'abord.
20:03Mais derrière cela,
20:04ça dit quelque chose
20:05de l'état de la justice
20:06dans notre pays.
20:07Faut-il imposer
20:07la levée du drapeau tricolore
20:09dans toutes les écoles
20:10chaque matin
20:10ou est-ce que c'est
20:11une mesure désuète ?
20:12C'est une très bonne idée
20:14d'Éric Ciotti.
20:14Ça s'inscrit d'ailleurs
20:15dans la continuité
20:16des lois qui ont été votées.
20:17Payons, Blanquer.
20:18Je pense que c'est
20:19une très bonne idée.
20:20Jean-Pierre Chevènement
20:21à l'époque,
20:21le souhaitait aussi.
20:22Oui, tout ce qui unit,
20:22tout ce qui réunit.
20:23C'est une très bonne idée.
20:24Ce qu'il faut aussi,
20:25c'est faire un moratoire
20:26sur les fermetures de classes
20:27dans la ruralité.
20:29C'est ce que portait
20:29notamment nos députés
20:31Roger Chudot,
20:31députés du Loir-et-Cher.
20:33Il faut aujourd'hui
20:34évidemment se recentrer
20:36sur la transmission
20:36des savoirs fondamentaux
20:38mais la transmission
20:39des valeurs
20:39de l'unité nationale
20:41à travers le fait
20:43de hisser le drapeau.
20:43C'est une proposition
20:44que fait Éric Ciotti.
20:45Ce n'est pas une obligation.
20:47Eh bien, je crois
20:47qu'elle va dans le bon sens.
20:48Sébastien Chenu
20:49était l'invité de la matinale
20:50sur CNews et sur RON.
20:51Merci à vous.
20:52Bonne journée sur nos antennes.
20:53Merci Sébastien Chenu.
20:54Merci Laurence Ferrari.
20:55Dans un instant sur Europe 1,
20:57votre signature du mercredi,
20:58Charlotte Dornelas
20:59et Nicolas Carreau
21:01pour le livre du jour.
21:02A tout de suite.