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  • il y a 2 mois
La grande interview de Sébastien Chenu, député RN du Nord, vice-président du Rassemblement National et vice-président de l’Assemblée Nationale

Sébastien Chenu, député RN du Nord, vice-président du Rassemblement National et vice-président de l’Assemblée Nationale, répond aux questions de Laurence Ferrari.

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Transcription
00:00La grande interview Europe 1 C News, Laurence Ferrari.
00:04Et notre invitée ce matin dans la grande interview sur C News et sur Europe 1, c'est Sébastien Chenu.
00:08Bonjour à vous, vice-président du Rassemblement National.
00:11Un mot de l'Espagne, les Espagnols sont invités à manifester dans toute l'Espagne aujourd'hui
00:16pour protester contre la gestion du gouvernement de la crise migratoire à Ceuta.
00:20Le Premier ministre Pedro Sánchez est menacé politiquement, les habitants disent leur exaspération.
00:25Qu'est-ce que nous pouvons faire pour aider à gérer ces flux migratoires ?
00:29Est-ce que nous sommes prémunis contre de tels mouvements ?
00:31Non, nous ne sommes évidemment pas prémunis.
00:33Ceuta, c'est la France demain, ce qui se passera en France demain,
00:37ce qui se passe déjà en réalité dans certains coins de France comme à Calais
00:42et dans les Hauts-de-France que je connais bien.
00:45Et c'est l'immigration subie.
00:47C'est-à-dire quand j'entends parler à un certain nombre d'hommes politiques
00:49qui disent qu'il faut choisir notre immigration,
00:52la réalité c'est que ça c'est un alibi pour justifier autre chose.
00:57Là c'est l'immigration subie.
00:58Et c'est la logique, la suite logique des appels d'air
01:02que constitue l'attribution d'aides sociales,
01:05que constitue l'attribution de logements.
01:08Évidemment que vous avez des pauvres airs qui ont envie de quitter leur pays, etc.
01:12Ils vont là où il y a la possibilité d'être régularisés.
01:15C'est l'Espagne ou la possibilité de voir des aides sociales comme en France
01:20dans l'espace Schengen qu'il faudra évidemment revoir.
01:22Revoir, sortir de l'espace Schengen, le modifier ?
01:25Vous ne pouvez pas vous balader dans toute l'Europe lorsque vous arrivez par un pays.
01:28Je veux dire, c'est absolument intenable, impossible.
01:31Ça fait partie évidemment de ce qu'on proposera aux Français.
01:34Mais cette immigration que subissent les Européens,
01:38le déménagement du continent africain sur le continent européen
01:41n'est évidemment pas un horizon possible.
01:43Édouard Philippe refuse le moratoire général de trois ans sur l'immigration légale
01:47qui est pourtant demandé par Gérald Darmanin, qui l'a ralliée.
01:50Il veut continuer à accueillir des étudiants étrangers,
01:52donc pas de moratoire sur les étudiants ou sur l'immigration de travail.
01:55En revanche, à Mayotte, où il s'est rendu, il dit qu'il faut revoir le droit du sol et
01:59le droit d'avis.
02:00Vous comprenez la cohérence dans ce que dit Édouard Philippe ?
02:04C'est le prolongement de la politique d'Emmanuel Macron.
02:06Il ne veut rien faire sur l'aide médicale d'État.
02:08Il ne veut pas de référendum sur l'immigration.
02:11Il ne veut pas, il veut continuer à accueillir des étudiants
02:14qui en réalité n'en sont pas et demeurent ensuite sur le territoire.
02:18C'est le prolongement de la politique migratoire d'Emmanuel Macron.
02:22Donc Édouard Philippe, c'est la continuité.
02:23Mais ça, ce n'est pas une vue de l'esprit, c'est la réalité.
02:27C'est le bilan, c'est le premier Premier ministre d'Emmanuel Macron.
02:29C'est la continuité de la politique d'Emmanuel Macron, originelle d'ailleurs.
02:34Donc je pense qu'il n'y a rien à attendre d'Édouard Philippe, de Gabriel Attal.
02:38Ce sont des gens qui voient l'immigration comme un projet.
02:40Pour eux, c'est un projet de société.
02:42Rien à attendre de ces gens qui ont comme modèle des pays communautaristes.
02:46Et pour vous, rien à attendre de l'immigration ?
02:48On n'a pas besoin de médecins étrangers, par exemple,
02:50pour faire fonctionner aux hôpitaux aujourd'hui ou dans les déserts médicaux ?
02:53Non, mais ce qu'on a besoin, c'est de former ici en France,
02:56parmi ces millions de chômeurs que nous avons,
02:58des gens pour des métiers dont nous avons besoin.
03:00Donc c'est plus difficile évidemment de s'attaquer à la formation de médecins,
03:04aux problématiques de transport, problématiques de logement, etc.,
03:07que de dire qu'il faut faire venir de l'immigration de l'extérieur.
03:10Ça fait 30 ans qu'on nous bassine avec ça,
03:11en disant qu'il y a des métiers en tension
03:13et qu'il faut faire venir des gens du bout du monde.
03:15On fait rentrer dans notre pays 500 000 personnes.
03:18Une majorité de ces 500 000 personnes ne travaillent pas.
03:21Et ces métiers sont toujours en tension.
03:23Donc on voit bien que ce n'est pas la solution.
03:25Donc immigration zéro pour vous ?
03:26Mais oui, non, mais il faut un moratoire sur l'immigration,
03:28ce que refuse Édouard Philippe.
03:30Trois ans ?
03:31Non, mais plus ?
03:32Il faut un moratoire sur l'immigration, j'allais dire,
03:34le plus longtemps possible,
03:35parce que nous ne pouvons pas aujourd'hui assimiler
03:38toutes ces 500 000 personnes qui entrent.
03:40Et je vous rappelle qu'Édouard Philippe a fait sauter aussi la banque
03:44lorsqu'il était Premier ministre, notamment sur le droit d'asile.
03:47Il a fait exploser les compteurs.
03:49Donc des gens qui viennent nous donner des leçons,
03:50alors qu'ils ont tout raté,
03:52alors qu'ils ont ouvert la France à tous les vents
03:56comme un hall de gare,
03:57ce n'est pas très crédible.
03:58Et surtout, il nous dit qu'il ne veut rien faire, finalement.
04:00C'est la continuité de la politique migratoire d'Emmanuel Macron.
04:02C'est la continuité de la catastrophe.
04:04Sébastien Chenu, vous êtes le vice-président du RN.
04:07Est-ce que vous faites une fixation sur le voile ?
04:10Le débat sur le voile a à nouveau surgit dans le débat politique.
04:13Vous voulez sanctionner le port du voile dans l'espace public
04:15à la faveur d'un référendum, évidemment,
04:18et une question posée aux Français
04:19qui serait contenue dans une grande loi sur les idéologies islamistes.
04:21Édouard Philippe dit que Marine Le Pen confond
04:23fermeté et surenchère pour combattre l'islamisme.
04:27Non, mais nous, on ne confond rien du tout.
04:28On considère, et je pense qu'avec nous,
04:29beaucoup le considèrent aussi,
04:31qu'il y a un problème et une menace dans notre pays.
04:34C'est l'idéologie islamiste.
04:36L'islam radical.
04:38Celui qui tue des gens,
04:39celui qui enferme les femmes,
04:41qui enferme leur corps et qui enferme leurs esprits,
04:43et que cette idéologie totalitaire,
04:45elle doit être combattue.
04:45Mais toute femme voilée n'est pas une islamiste.
04:47Mais bien entendu.
04:48Ni une terroriste.
04:49Le voile, aujourd'hui, est un étendard
04:51utilisé par les islamistes,
04:54parfois avec, j'allais dire,
04:56une certaine forme de complicité
04:57de ce qui les porte.
04:58Parfois, ça leur est imposé.
05:00Mais en tous les cas,
05:00c'est l'étendard d'une rupture
05:02avec l'État républicain.
05:03Vous savez, si on ne fait rien,
05:05demain, nous serons un pays communautarisé
05:08comme beaucoup de pays anglo-saxons.
05:09Ce n'est pas la tradition française,
05:11ce n'est pas l'histoire française,
05:12ce n'est pas un bon modèle.
05:13Donc, on pose ce sujet de société.
05:15Oui, il y a un problème avec l'islamisme.
05:17Il faut le définir.
05:18Marine Le Pen a fait une proposition de loi
05:20dans laquelle elle définit ce qu'est l'islamisme,
05:23l'islam radical, ses relais, ses financements,
05:27ce qui le porte et également ce qui l'incarne.
05:30Eh bien, le voile en est l'incarnation.
05:32Donc, par conséquent, nous définissons
05:34et nous regardons comment combattre
05:35cette idéologie mortifère.
05:37Les Français sont à 60% favorables
05:39à cette interdiction du voile dans l'espace public
05:41selon un sondage CSA, CNews, Europe 1, le JDD.
05:43Mais on voit que, année après année,
05:45cela diminue un peu d'être favorables à l'interdiction.
05:4850% sont favorables à des amendes.
05:50Est-ce que c'est vraiment le rôle des policiers ?
05:51Il y a de nombreux hommes politiques,
05:53Bruno Retailleau et Édouard Philippe,
05:54disent que ce n'est pas le rôle des policiers
05:55d'aller mettre des amendes
05:56à des femmes qui portent le voile dans la rue.
05:57Non, mais je vais vous dire,
05:58ce débat que nous posons,
06:00il est un révélateur.
06:02Les masques tombent de ce que sont les uns et les autres.
06:04Moi, il y a quelques semaines,
06:06j'entendais M. Retailleau nous dire
06:08« abat le voile », je l'entendais dire ça.
06:10Alors quand on lui dit « d'accord,
06:11alors abat le voile »,
06:12nous, on va le faire tomber,
06:13en Rassemblement National,
06:14on va faire tomber et reculer cet étendard islamiste.
06:17Il n'y a plus personne.
06:18M. Retailleau, là, il se carapate.
06:19Là, il n'y a plus personne.
06:21M. Philippe, lui, il trouve que c'est très bien.
06:22M. Attal, il dit « juste pour les petites filles,
06:24mais il ne faut surtout pas aller au-delà ».
06:25Mais pour les filles, si c'est pour les mineures,
06:27il faut étendre le combat qu'on a
06:28contre le voile islamiste.
06:30Ce débat est un révélateur
06:32des positions des uns et des autres
06:34et des reculades des uns et des autres.
06:36On est les derniers, en réalité,
06:37le Rassemblement National,
06:38Marine Le Pen, Jordan Bardella,
06:40les derniers à vouloir, évidemment,
06:42lutter contre cette idéologie.
06:44C'est un élément important
06:46dans la structuration de notre société
06:48que de combattre le port du voile.
06:50Évidemment, il y a aujourd'hui
06:52une majorité de Français,
06:52il faut les écouter,
06:54même si on entend, évidemment,
06:56certains qui ont des positions,
06:57je pense à la Ligue des droits de l'homme.
06:58Alors voilà, il y a un avocat
06:59de la Ligue des droits de l'homme
07:00qui menace de déposer plainte
07:01contre tous ceux
07:02qui prônent l'interdiction du voile.
07:04Donc, vous pourriez être poursuivi.
07:05Non, mais vous vous rendez compte
07:06qu'en fait, la Ligue des droits de l'homme
07:07veut désormais,
07:09comme une association totalitaire,
07:11comme une structure totalitaire,
07:13empêcher les gens de parler,
07:14de débattre
07:15et de poser un problème de société.
07:17Enfin, je veux dire,
07:18la lutte contre l'islamisme,
07:19elle est devant nous.
07:21Ce n'est pas réglé,
07:22la lutte contre l'islamisme
07:23dans notre pays.
07:24Et donc, par conséquent,
07:25vous avez des associations
07:25qui disent « Ah non, mais si on parle de ça,
07:27il faut mettre en prison
07:28ceux qui en parlent ».
07:29Eh bien, je peux vous dire
07:30que nous, notre logique,
07:31c'est non seulement de dire les choses,
07:33de les poser
07:33et d'apporter des solutions
07:34aux problèmes de notre société.
07:36Cette association
07:37est une association
07:37qui devient totalement totalitaire,
07:40d'un sectarisme absolu.
07:42Oui, la Ligue des droits de l'homme
07:43est une structure
07:43qui est totalitaire.
07:45Elle veut mettre les gens
07:45en prison
07:46quand ils s'expriment
07:47sur des sujets
07:48avec lesquels
07:49la Ligue des droits de l'homme
07:49n'est pas d'accord.
07:51Je pense que c'est un tournant aussi
07:53dans notre société
07:53de pouvoir continuer
07:55à s'exprimer
07:56et à apporter des solutions
07:58telles que nous le faisons.
07:58Une femme majeure
07:59qui décide en conscience
08:00de porter le voile
08:00ne menace pas la République
08:01dit Gabriel Attal.
08:03Là encore, vous dites
08:03« Les masques tombent »
08:04alors que c'est pourtant lui
08:05qui a porté la loi
08:06sur l'interdiction
08:06de la baïa à l'école.
08:07Oui, parce que Gabriel Attal
08:08fait de la com'.
08:09En réalité, il fait des choses,
08:12il ne va pas jusqu'au bout,
08:13il n'y croit pas,
08:13il est capable
08:14de faire l'inverse demain.
08:15Nous, nous considérons
08:16que cet étendard,
08:18le hijab,
08:18parce qu'en réalité,
08:19c'est ça le bon mot,
08:20c'est le hijab,
08:21celui qui couvre les cheveux,
08:23qui couvre les oreilles,
08:24qui couvre le cou,
08:25eh bien le hijab
08:26est une menace
08:27pour la cohésion sociale
08:29parce que c'est évidemment
08:31dans les pays islamistes,
08:33la première chose
08:33que font les islamistes
08:34c'est voiler les femmes.
08:35Eh bien c'est évidemment
08:36une menace qui est portée,
08:38qui est arrivée dans notre pays
08:39par les frères musulmans.
08:40C'était l'affaire
08:41il y a 40 ans
08:41des gamines voilées de Creil.
08:43Ils n'ont cessé de progresser,
08:45ils n'ont cessé
08:46et ils ne renonceront
08:47jamais à ça,
08:47Dixit,
08:48Flans,
08:49Bergeau-Blacler
08:49qui était je crois
08:50sur votre chaîne ce matin
08:52et qui connaît bien cela.
08:53Donc c'est exigeant,
08:55c'est un combat
08:55que nous portons
08:56parce que c'est celui
08:57de la cohésion nationale,
08:58la protection de notre société,
09:00on ne va pas reculer là-dessus.
09:01Et 60% des Français
09:02sont d'accord.
09:03La question de la constitutionnalité
09:04d'un tel référendum est posée,
09:06comment est-ce que vous allez
09:06la résoudre ?
09:07Non mais il y a
09:08en tous les cas
09:09dans les dispositions
09:11aujourd'hui,
09:11dans la jurisprudence
09:12du Conseil constitutionnel
09:14des possibilités
09:15de valider cette loi,
09:16on s'appuie sur celle
09:17qui avait interdit évidemment
09:18le voile intégral,
09:20la burqa,
09:21il y a la Cour européenne
09:22des droits de l'homme
09:23qui dit que le port du voile
09:24est difficilement compatible
09:25avec la vie en société,
09:27donc nous avons évidemment
09:28des bases juridiques
09:29très fortes.
09:29Marine Le Pen
09:30s'exprimera évidemment
09:32elle-même
09:32sur la constitutionnalité
09:34de l'interdiction
09:36du voile
09:36dans notre société,
09:37mais rassurez-vous,
09:39rassurons les Français,
09:40nous on veut leur donner
09:41la parole
09:41avec ce référendum
09:43contre l'islamisme,
09:44nous sommes armés,
09:45nous avons des leviers
09:46pour empêcher évidemment
09:47ce projet totalitaire,
09:50ce projet qui fait reculer
09:52nos valeurs.
09:52Pendant ce temps-là,
09:53la France n'a toujours pas
09:53de budget,
09:54Sébastien Lecornu,
09:55est-ce que vous allez dire non
09:56au Premier ministre
09:57qui tente de trouver
09:58des compromis ?
09:59C'est quoi votre ligne rouge ?
10:00Qu'est-ce que vous lui demandez ?
10:01L'indexation des retraites
10:02sur l'inflation ?
10:02C'est quoi qui vous fera
10:03ne pas voter la censure
10:05en réalité ?
10:06D'abord,
10:07un peu comme chaque année,
10:08nous attendons du Premier ministre
10:09que les Français
10:10ne soient pas impactés
10:11par davantage d'impôts.
10:12Nous attendons que l'État
10:14fasse un effort
10:15sur sa dépense publique.
10:17Or, chaque année,
10:17les premiers ministres
10:18macronistes nous disent
10:19que l'État va faire un effort
10:21et à la fin,
10:21ça se solde,
10:22c'était le cas avec Lecornu
10:23l'année dernière,
10:23par des impôts supplémentaires.
10:2530 milliards d'euros
10:26d'impôts supplémentaires
10:27l'année dernière.
10:28Donc, la première des choses,
10:29c'est ne pas assassiner
10:30les Français d'impôts.
10:32Évidemment,
10:32la question des retraites,
10:34la désindexation des retraites
10:36pour nous,
10:36est quand même quelque chose
10:37auquel nous nous opposerons
10:38tout le temps.
10:39Ce ne sont pas les retraités
10:40qui vont encore...
10:40Donc, si vous faites tomber
10:41le gouvernement,
10:42il y aura forcément
10:42une indexation.
10:43On va voir ce que
10:44le gouvernement propose
10:45parce que le gouvernement,
10:47aujourd'hui,
10:48est incapable
10:49de nous proposer,
10:50nous sommes le 2 ou 3 septembre,
10:53est incapable de nous,
10:53le 2 septembre,
10:54incapable de nous proposer
10:55aujourd'hui
10:56quelque chose de clair.
10:57Ils n'ont visiblement
10:57pas travaillé cet été
10:59ou en tous les cas,
10:59ils ne sont pas au clair,
11:00ils ne sont pas arrivés
11:01avec une proposition
11:02qui fasse consensus
11:04chez eux.
11:05Donc, on va voir,
11:06on va regarder.
11:07Et nous, vous savez,
11:08on est des gens responsables.
11:09on n'a pas un réflexe
11:10pavlovien
11:11comme la France insoumise,
11:12les yeux fermés,
11:13les oreilles fermées
11:14qui, de toute façon,
11:15censure.
11:15On va voir ce qu'ils proposeront.
11:18Mais nous,
11:18on a déjà des propositions
11:20dans nos tablettes.
11:22D'abord,
11:23se débarrasser,
11:24vous savez,
11:24de ces 120 taxes
11:26à faible rendement
11:27qui ne rapportent rien,
11:28faire des économies,
11:30125 milliards d'euros
11:31d'économies,
11:31c'est la ligne
11:32que fixe Marine Le Pen,
11:34c'est qu'un gouvernement,
11:35Jordan Bardella,
11:36ce sera un gouvernement
11:36qui ferait 125 milliards
11:38d'euros d'économies
11:39pendant le 15h.
11:39Avec des mesures
11:40très concrètes.
11:41Là, on n'a pas encore
11:42de pistes
11:43parce que le programme
11:43n'a pas encore été
11:44clairement énoncé.
11:45Non, mais elles seront
11:45présentées à la veille
11:47du débat budgétaire
11:47par Jean-Philippe Tanguy
11:48qui...
11:48Avec des coupes
11:49dans la dépense publique,
11:50Sébastien Lecornu ?
11:51Avec des choses très concrètes.
11:52Sébastien Lecornu, pardon.
11:53Excusez-moi.
11:54Excusez-moi.
11:55Avec Lecornu ?
11:56Exactement.
11:56Avec le Premier ministre.
11:57Pas très sympa.
11:59En tout cas,
11:59c'est sympa pour lui.
12:01Mais au-delà de ça,
12:02non, nous aurons effectivement
12:03une liste de dépenses
12:06sur lesquelles
12:06nous voulons revenir.
12:07Vous en connaissez
12:08les grandes lignes,
12:09la contribution
12:09évidemment à l'Union Européenne,
12:11le millefeuille administratif,
12:12les agences d'État,
12:14l'immigration.
12:15Nous avons...
12:16Il y a des grands pans
12:17et Marc Toiti
12:17qui est économiste
12:19qui s'exprime
12:20sur votre chaîne
12:20peut très bien témoigner
12:21d'ailleurs de l'argent
12:23qu'il y a à aller chercher
12:25dans notamment
12:26les structures
12:26et les agences d'État
12:27qui coûtent très cher
12:28à notre pays.
12:29En attendant,
12:29le pouvoir d'échat
12:30des Français
12:30est très impacté
12:31en cette rentrée.
12:32Le prix d'essence
12:33du gazole
12:33est à plus de 2 euros
12:34partout.
12:35Il va falloir s'y habituer.
12:36Le patron de TotalEnergie
12:38met en garde,
12:38il va continuer en France
12:39les opérations de plafonnement
12:40à 1,99€
12:42sauf si on taxe
12:44ses super profits.
12:44Or, vous êtes favorable
12:45à la surtaxation
12:47des profits
12:48de TotalEnergie.
12:49Donc, ça veut dire
12:49que ce sont les Français
12:50qui vont payer ?
12:51Non, nous sommes favorables
12:53à ce qu'il y a effectivement
12:53une contribution,
12:54j'allais dire,
12:55de solidarité
12:56des entreprises
12:56qui font des super profits,
12:58des surprofits
12:59qui ne sont pas liées
12:59à leur propre stratégie
13:00mais qui sont liées
13:01comme dans le cas actuel
13:02à un environnement,
13:03à une actualité
13:04qui leur fait faire
13:05des surprofits.
13:06Mais, nous avions dit
13:07que cette contribution,
13:08elle pouvait aussi
13:08s'exprimer autrement,
13:10notamment à travers
13:10le plafonnement.
13:11Et donc, TotalEnergie
13:12qui plafonne ses prix
13:14contribue, évidemment,
13:14fait un geste
13:15de solidarité.
13:16Donc, pas de surtaxation
13:17pour TotalEnergie ?
13:17Non, parce qu'ils font
13:18un plafonnement.
13:19Si demain, TotalEner
13:20revenait sur ce plafonnement,
13:21on pourrait en reparler.
13:21Mais TotalEnergie
13:22fait un plafonnement.
13:23Nous invitons,
13:24M. Pouyanné,
13:25à poursuivre, évidemment,
13:26ce plafonnement.
13:26Mais la réalité,
13:27c'est qu'il faut
13:27des mesures pérennes.
13:28Il faut faire baisser
13:29les taxes sur l'essence
13:31et sur toutes les énergies,
13:32faire baisser la TVA
13:34pour ne pas se retrouver,
13:35évidemment,
13:36aux prises des aléas
13:37qui sont celles
13:38des marchés pétroliers,
13:39de la géopolitique
13:41et qui, à la fin,
13:42obligent les Français
13:42à payer de l'essence
13:432,24€,
13:442,30€,
13:442,32€.
13:45Moi, j'ai payé
13:45de l'essence 2,32€
13:47cet été.
13:47Je peux vous dire
13:48que les Français
13:49laissés à l'abandon
13:50devant leur pompe à essence,
13:51c'est quand même scandaleux.
13:52Je n'ai pas très bien compris
13:52si vous censurez
13:53ou pas le gouvernement,
13:54en fait.
13:54Ça va dépendre de ce qu'il nous propose.
13:57Je vous ai dit,
13:58nous, on n'est pas pavloviens.
13:59On n'a pas une espèce
13:59de réflexe immédiat.
14:01On regardera les choses,
14:02on regardera l'intérêt du pays.
14:03Vous voulez prouver
14:04que vous êtes responsable ?
14:05Parce que nous le sommes.
14:06Vous savez,
14:06quand nous annonçons
14:07la règle d'or,
14:08quand Marine Le Pen
14:08annonce devant le patronat
14:10la règle d'or.
14:11Elle était farouchement opposée
14:13jusqu'à présent.
14:14Oui, mais madame,
14:14la catastrophe budgétaire
14:16qui est devant nous,
14:17la catastrophe économique
14:18des dix années Macron,
14:20ce qu'ils ont fait
14:21de notre pays économiquement,
14:23impose aujourd'hui,
14:24évidemment,
14:24si on veut demain
14:25pouvoir continuer
14:26à emprunter sur les marchés,
14:27eh bien impose
14:28qu'effectivement
14:29on se donne cette discipline.
14:30La règle d'or,
14:31ce n'est pas se serrer la ceinture,
14:32c'est un horizon budgétaire
14:33à atteindre.
14:34Marine Le Pen
14:34va l'expliquer.
14:35C'est se serrer la ceinture ?
14:36Non, c'est un horizon,
14:37c'est une discipline.
14:38C'est une discipline.
14:39Ce n'est pas une sanction,
14:40c'est une discipline.
14:41Eh bien Marine Le Pen
14:42a annoncé cela
14:43et je pense qu'effectivement,
14:44ça démontre notre sérieux.
14:46Il y en a d'autres
14:47qui veulent brûler la dette
14:48qui amènerait évidemment
14:49le pays à une inflation épouvantable,
14:52évidemment,
14:52un basculement économique
14:54épouvantable.
14:55Nous, on est des gens sérieux.
14:56On sait que redresser le pays,
14:57ça va demander de l'énergie.
14:58Sarah Knafou sort un livre
15:00qui s'appelle
15:00Le casse du siècle.
15:01Elle propose des solutions
15:01pour économiser
15:02jusqu'à 135 milliards d'euros,
15:04encore mieux que vous,
15:05avec suppression totale
15:06de la CIG
15:07sur les revenus d'activité,
15:08suppression totale
15:09des droits de succession,
15:10nombre de fonctionnaires
15:10au profit d'agriculteurs.
15:12Est-ce que,
15:12réduction du nombre de fonctionnaires,
15:14est-ce que vous allez vous inspirer
15:15de ces mesures ?
15:16C'est plutôt elle
15:16qui s'inspire en général
15:17de nos mesures
15:18puisque c'est un peu
15:19Madame Plus.
15:20On dit qu'il faut faire
15:20125 milliards d'euros d'économie.
15:21Elle dit non,
15:22135 milliards.
15:23Mais la réalité,
15:23quand je regarde son projet,
15:25c'est qu'entre les économies
15:26et les dépenses qu'elle propose,
15:27notamment en matière de défense
15:28ou autre,
15:29c'est une opération
15:30à somme nulle.
15:31Ce n'est pas très sérieux
15:32pour être très honnête.
15:33Je crois qu'il faut toujours
15:34être flatté
15:35de ceux qui copient
15:37votre copie.
15:38Vous savez,
15:38c'est comme en classe,
15:38il y a toujours quelqu'un
15:39qui vient regarder votre copie.
15:40C'est parce qu'a priori,
15:41on regarde ceux qui font mieux.
15:42Donc moi,
15:43je suis ravi que...
15:43Toujours pas de main tendue
15:44à Sarah Knafo ou Eric Zemmour.
15:45Je veux dire,
15:46à un moment,
15:46il faut être sérieux.
15:47Si elle apporte quelque chose
15:48au débat public,
15:49il faut qu'elle le démontre.
15:50Mais là,
15:50elle n'apporte rien du tout,
15:51Madame Knafo.
15:52Tout ça,
15:53c'est de l'esbrouf.
15:54Ce n'est pas très sérieux
15:55qu'elle continue à nous copier.
15:56Finalement,
15:57qu'elle porte nos propositions
15:59le plus loin possible.
16:00Elle vous accuse en tout cas
16:08de la retraite à 60 ans
16:09en mesure recyclée
16:09du programme de François Mitterrand en 81.
16:11mais ça,
16:11c'est des anciennes,
16:12mais c'était le programme
16:13pour lequel votait Eric Zemmour.
16:14C'est ça,
16:14le programme de Mitterrand,
16:15puisqu'à l'époque,
16:15lui,
16:16il votait Mitterrand.
16:16Donc vous savez,
16:17nous,
16:18nous sommes des gens sérieux.
16:19Nous avons censuré le budget
16:21à chaque fois.
16:22Jusqu'à présent,
16:22nous avons fait tomber
16:23des gouvernements,
16:24notamment sur la désindexation
16:25des retraites.
16:26Donc que ce gouvernement
16:27se montre lui aussi responsable
16:29parce que nous sommes là,
16:30en attente,
16:31et rien ne nous fait peur.
16:31Rien ne vous fait peur,
16:33ni les appels
16:34à la désobéissance civile
16:35lancés par la France Insoumise
16:37et ses alliés,
16:39ni les insultes
16:40envers Marine Le Pen,
16:41fuck Marine Le Pen,
16:42lors de ce festival
16:44Rock en Seine.
16:45Manon Aubry,
16:46qui était hier à votre place,
16:47n'est pas choquée
16:48par ces insultes.
16:49Cela laisse présager
16:50une campagne présidentielle
16:51extrêmement violente ?
16:51Oui,
16:52moi j'aimerais bien
16:52qu'on entende
16:53les associations féministes
16:54se lever en disant
16:55qu'il est insupportable
16:56dans notre pays
16:57d'insulter une femme politique.
16:59J'aimerais bien
17:00entendre le milliardaire
17:01Mathieu Pigasse,
17:02qui je crois
17:03finance Rock en Seine,
17:05dire qu'il trouve ça
17:05insupportable
17:06qu'on insulte
17:07une femme politique.
17:08On ne les entend pas.
17:08On n'entend pas
17:09les associations LGBT
17:11défendre Jean-Philippe Tanguy
17:12qui se fait insulter
17:14sur France Inter.
17:15On n'entend jamais
17:16les associations
17:16des droits de l'homme.
17:17Vous savez,
17:18moi je me suis fait traiter
17:19je crois de raclure,
17:20je crois que c'est le mot,
17:21par l'émission
17:25Parole d'honneur,
17:26une émission
17:26des indigénistes.
17:27Donc on ne les entend
17:28jamais en réalité.
17:29Tous ces gens-là
17:31ont évidemment
17:32un état d'esprit
17:33qui fait qu'ils ne défendent
17:34que ce qui va
17:34donc leur sens.
17:35Donc la campagne
17:35sera violente,
17:36donc il risque d'y avoir
17:37des moments de grande tension,
17:39y compris dans la rue.
17:39Il ne faut pas compter
17:40sur nous pour cela.
17:41Nous, vous savez,
17:42nous sommes respectueux.
17:43Nos militants n'interdisent
17:44à personne de parler,
17:45n'interdisent à personne
17:46de faire campagne
17:46et nous n'insultons personne.
17:48Nous sommes respectueux,
17:49nous en attendons
17:49autant des autres
17:50à moins qu'ils ne se disqualifient
17:52d'eux-mêmes.
17:52Et vous allez faire ce tandem
17:53sur Dan Bardella-Marine Le Pen
17:55tout au long de la campagne
17:56avec peut-être des nuances
17:57entre les deux ?
17:58Quand on pense
17:58tous la même chose,
17:59on ne pense rien ?
17:59Non mais ce n'est pas les mêmes.
18:01Ils ne sont pas interchangeables.
18:03Marine Le Pen sera,
18:04si les Français le souhaitent,
18:06présidente de la République.
18:09La politique du gouvernement,
18:10de la majorité,
18:11si les Français nous donnent
18:12ce que nous allons nous battre
18:14pour cela,
18:15une majorité à l'Assemblée nationale,
18:16ils sont très complémentaires.
18:18Et en fait,
18:19c'est ça qui est formidable chez nous,
18:20c'est qu'on a un duo complémentaire.
18:22Je pense que beaucoup
18:23aimeraient avoir déjà un candidat.
18:24Ce n'est pas le cas
18:25pour le bloc central
18:26ou pour la gauche.
18:28Mais nous, nous avons
18:30une présidente de la République demain,
18:32un Premier ministre demain,
18:32ils sont prêts.
18:33Au centre,
18:34ça se finira par une primaire,
18:35selon vous ?
18:35Les candidats vont se départager ?
18:38Oui, chez les macronistes.
18:39Au finish ?
18:39Ils vont bien finir
18:41par trouver quelqu'un.
18:42M. Retailleau est déjà
18:42en train de plier les gaules.
18:44Ah bon ?
18:45Il sera notre invité
18:46mardi prochain.
18:46Ah bah écoutez,
18:47vous pourrez...
18:48On lui posera la question.
18:49L'histoire de M. Retailleau,
18:50c'est de se désister,
18:51c'est fini tout ça.
18:52Ça ne peut pas incarner
18:53un espoir de redressement.
18:54Le redressement,
18:55le sérieux,
18:56la protection des Français,
18:58la relance de la croissance,
18:59le sérieux budgétaire,
19:00il est chez nous.
19:01Rien à attendre
19:02de ceux qui,
19:03de près ou de loin,
19:04ont collaboré
19:05avec la politique macroniste
19:06qui a coulé le pays.
19:09Bastien Chenu,
19:09Patrick Bruel,
19:10mis en examen
19:10dans quatre dossiers
19:11de violence sexuelle
19:12et visé par de nombreuses
19:13autres plaintes,
19:14annoncée hier
19:14l'annulation de sa tournée
19:15qui, selon lui,
19:16est devenue l'incarnation
19:17d'un débat qui la dépasse.
19:18Il dit faire le choix
19:19de l'apaisement.
19:20Vous dites quoi ?
19:20Bon, je comprends
19:21ce que veut faire Patrick Bruel.
19:22Je pense que pour lui,
19:23c'est absolument insupportable.
19:24Moi, je ne suis pas du tout
19:24client de Patrick Bruel.
19:26Je n'aime pas le personnage.
19:27Des charges lourdes
19:28qui plaisent contre lui.
19:28Mais la justice,
19:29ça ne se fait pas dans la rue.
19:30Et le fait qu'on lui coupe
19:31le sifflet de cette façon-là
19:33en mettant pression sur lui
19:35alors que la justice
19:35n'est pas passée
19:36est quand même quelque chose
19:37qu'il doit interroger.
19:38Encore une fois,
19:39aucune espèce de sympathie
19:40pour Patrick Bruel
19:41qui doit aller répondre
19:43à la justice
19:43des plaintes
19:44qui ont été déposées
19:45contre lui.
19:45Mais la présomption
19:47d'innocence,
19:47ça doit demeurer quand même,
19:49je le pense,
19:50un axe central
19:51de la justice.
19:52Elle a pris un plomb
19:53quand même,
19:54la présomption d'innocence
19:55dans cette affaire-là.
19:57Donc, voilà.
19:57Moi, je ne serai jamais
19:58allé voir Patrick Bruel.
20:00Il essaye d'apaiser
20:01les choses pour lui d'abord
20:03mais derrière cela,
20:04ça dit quelque chose
20:05de l'état de la justice
20:06dans notre pays.
20:07Faut-il imposer
20:08la levée du drapeau tricolore
20:09dans toutes les écoles
20:10chaque matin
20:11ou est-ce que c'est
20:11une mesure désuète ?
20:13C'est une très bonne idée
20:14d'Éric Ciotti.
20:15Ça s'inscrit d'ailleurs
20:15dans la continuité
20:16des lois qui ont été votées.
20:17Payons, Blanquer,
20:19je pense que c'est
20:20une très bonne idée.
20:20Jean-Pierre Chevènement
20:21à l'époque le souhaitait aussi.
20:22Oui, tout ce qui unit,
20:22tout ce qui réunit,
20:23c'est une très bonne idée.
20:25Ce qu'il faut aussi,
20:25c'est faire un moratoire
20:27sur les fermetures de classes
20:28dans la ruralité.
20:29C'est ce que portait
20:30notamment un de nos députés
20:31Roger Chudot,
20:32député du Loir-et-Cher.
20:33Il faut aujourd'hui
20:34évidemment se recentrer
20:36sur la transmission
20:37des savoirs fondamentaux
20:38mais la transmission
20:39des valeurs
20:40de l'unité nationale
20:41à travers le fait
20:43de hisser le drapeau.
20:44C'est une proposition
20:44que fait Éric Ciotti.
20:45Ce n'est pas une obligation.
20:47Eh bien, je crois
20:48qu'elle va dans le bon sens.
20:49Sébastien Chenu
20:49était l'invité de la matinale
20:51sur CNews et sur Europe.
20:52Merci à vous.
20:52Bonne journée sur nos antennes.
20:53Merci à vous.

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