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  • il y a 1 semaine
Regardez Les auditeurs ont la parole avec Amandine Bégot du 02 septembre 2026.

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00:0412h30, 14h, RTL Midi, les auditeurs ont la parole.
00:08Avec Amandine Bégaud.
00:09Bonjour RTL, j'ai une question pour Edouard Geffray.
00:13Monsieur le ministre, je me présente, comme nos gré,
00:16je suis lycéen en terminale dans le Calvados.
00:19Grâce à ce progrès technologique qu'est le téléphone,
00:23j'ai pu m'organiser plus facilement au lycée.
00:26Dans une société où le numérique est omniprésent,
00:30pensez-vous, monsieur le ministre, que d'autres mesures plus éducatives
00:33pour nous responsabiliser et apprendre sont possibles
00:36que l'interdiction radicale est infantilisante ?
00:40Merci.
00:41Le message, la question de Comme, lycéen du Calvados,
00:45au ministre de l'Éducation nationale, Edouard Geffray,
00:48qui est l'invité des auditeurs ont la parole.
00:50Merci encore une fois, monsieur le ministre, d'avoir accepté de répondre
00:53et d'échanger avec les auditeurs.
00:55Hortense Crépin, spécialiste éducation ICRT, elle est avec nous.
00:58Bonjour Hortense.
00:58Bonjour à tous.
01:00Il n'est pas très content, monsieur le ministre, comme on le voit,
01:02de voir son portable interdit.
01:03Et en même temps, j'ai envie de vous dire,
01:05il n'a peut-être pas complètement tort quand on est en première ou terminale.
01:08Est-ce qu'on ne sait pas faire la part des choses ?
01:11J'aurais presque envie de vous dire, est-ce que sur ce plateau,
01:13ou n'importe où ailleurs, on sait tous faire la part des choses ?
01:16Non.
01:16On s'est laissé collectivement coloniser par les écrans et par les téléphones portables.
01:21Ça envahit nos vies.
01:23Et la réalité, c'est que quand ça envahit de votre vie professionnelle et personnelle,
01:27c'est déjà beaucoup.
01:28Quand ça colonise votre temps d'apprentissage, là, ça devient dangereux.
01:33Et on a joué des élèves qui passent plus de temps par jour sur leur téléphone qu'en cours.
01:38C'est ça la réalité, 4h40 par jour en moyenne.
01:40Donc, il y a une espèce de concurrence entre le temps de téléphone et le temps d'apprentissage.
01:45Et derrière ça aussi, il y a une concurrence entre les réseaux sociaux,
01:50qui pour moi sont un court-circuit social, et les vraies relations humaines.
01:54Quand vous assistez à un intercours au lycée, les jeunes ne se parlent plus.
01:59Ils sont tous sur leur téléphone.
02:00Et en même temps, on apprend aussi plein de choses.
02:02Et c'est ce que nous dit Kauvin, il ne faut pas non plus...
02:04Mais c'est pour ça qu'on n'interdit pas le téléphone aux jeunes.
02:08On dit juste qu'à l'intérieur du lycée, sauf les dérogations, prépages et établissements,
02:12on ne l'utilise pas.
02:13Qu'est-ce que ça veut dire ?
02:14C'est-à-dire que quand je vais en cours, j'étais encore hier à Monde,
02:15quand je vais en cours, je dépose mon téléphone, c'est tout.
02:18Et je n'ai pas les 57 notifications dans la poche qui font bzzz, bzzz, bzzz,
02:20et qui en réalité passent leur temps à me distraire de mes apprentissages.
02:25Et à l'intercours, quand je reste dans la salle,
02:27au lieu d'aller me précipiter sur mon téléphone pour voir si j'ai je ne sais quel message
02:31ou vidéo idiote sur certains réseaux sociaux,
02:34je me retourne vers mes camarades et je refais le monde avec eux.
02:37Donc c'est objectivement nécessaire.
02:39Et vraiment, en termes intellectuels, en termes de santé publique,
02:42c'est aujourd'hui indispensable de limiter l'exposition aux écrans.
02:45Cette interdiction du portable, elle fait beaucoup réagir.
02:47On est avec Steve, bonjour.
02:49Oui, bonjour.
02:50Et bienvenue sur RFP, c'est la première fois, je crois, que vous nous appelez, Steve.
02:53Oui, c'est bien ça.
02:54Chauffeur routier, c'est ça ? Dans quelle région ?
02:56Je suis de Poitiers, là je suis sur Nantes.
02:59Bon, vous avez un fils au lycée, vous racontez-nous.
03:02Oui, j'ai un fils au lycée qui est interne.
03:05Et avec cette interdiction, donc on a Pronote dessus le téléphone,
03:10qui lui dit, c'est prof absent, son emploi du temps, ses devoirs.
03:15Donc avec l'interdiction, il ne pourra plus voir ses devoirs,
03:17il ne pourra plus voir ses profs absent,
03:20et il ne pourra plus voir tout ce qu'il a besoin de voir pour pouvoir être au lycée.
03:25Monsieur le ministre, il a raison, c'est gênant, non ?
03:28Non mais, attendez, une fois encore, je comprends très bien l'inquiétude,
03:32parce que si on vous explique que c'est catégorique et que le téléphone ne passe plus à la porte,
03:35vous pouvez avoir l'inquiétude que notre auditeur vient d'exposer.
03:40Mais ce n'est pas ça l'idée.
03:41Et notamment en internat, justement, il y a des dérogations pour les internes.
03:43Évidemment, un interne, il doit pouvoir consulter le soir ses différents outils,
03:46il doit aussi pouvoir rappeler ses parents,
03:47parce que j'imagine que Steve a peut-être envie d'avoir son fils au téléphone le soir.
03:50Oui, ça joue ça aussi, Steve, pour pouvoir échanger avec lui, j'imagine.
03:54Oui, oui, on échange beaucoup par SMS, il sait que je suis beaucoup sur la route,
03:57donc on échange beaucoup par SMS.
04:01Donc en internat, ils peuvent avoir leur téléphone ?
04:03Bien sûr, mais je vous donne l'exemple.
04:04Hier, j'étais dans un lycée où justement il y avait 50% d'internes.
04:06Ce n'est pas le problème de l'internat, le soir ils vont pouvoir l'avoir, je suis d'accord.
04:10Mais dans la journée, s'il y a un prof qui est absent, ils ne peuvent pas le savoir.
04:14Mais alors d'abord, probablement le midi notamment, il y aura des moments de...
04:19Enfin, l'établissement prévoit des moments où ils peuvent y avoir accès.
04:21Et puis d'autre part, enfin pardonnez-moi, mais collectivement,
04:23comment est-ce qu'on faisait quand nos professeurs étaient absents ?
04:25Vous avez un tableau d'absence qui est à l'entrée du bâtiment,
04:29vous avez le délégué qui éventuellement est au courant, et tout se passera bien.
04:32Enfin, on a quand même vécu sans.
04:33On est en train de se dire collectivement,
04:35il faut qu'on fasse collectivement, je veux dire,
04:37il faut qu'on ait en tête collectivement les effets,
04:40une fois encore, sur les capacités d'apprentissage de nos jeunes et leurs capacités sociales.
04:44On ne peut pas se dire collectivement qu'on maintient l'usage permanent d'un outil
04:48dont on sait qu'il l'ennuie, au motif que ponctuellement ils peuvent en avoir besoin.
04:51On répond aux besoins ponctuels, et Steve a raison,
04:54il ne faut pas que nos élèves soient perdus, et ils ne le seront pas.
04:56Mais en revanche, dans le principe, le temps d'apprentissage,
04:58ce n'est pas le temps du téléphone.
05:00Merci beaucoup Steve pour votre appel,
05:02et n'hésitez pas à nous rappeler dans les auditeurs.
05:05Ah, allez-y, mais j'ai beaucoup beaucoup d'auditeurs Steve, alors faites vite.
05:09Non, mais parce que monsieur le ministre dit collectivement,
05:11mais collectivement c'est eux qui ont décidé là-haut.
05:13Ils en ont parlé plus bas aux gens.
05:17Aux parents, tout ça, aux parents d'élèves.
05:20Ça fait l'objet de beaucoup de consultations ces histoires.
05:23Absolument, parce qu'il faut rappeler quand même que pour qu'il y ait ces fameuses dérogations,
05:26par exemple, on peut utiliser le portable au self,
05:28c'est les établissements qui prennent la décision.
05:31Pour ça, il faut qu'il y ait un conseil d'administration qui soit réuni,
05:33conseil d'administration qui ne peut être réuni qu'après consultation des lycéens,
05:37des parents, enfin d'un certain nombre d'instances.
05:39À la fin, c'est l'établissement qui a le dernier mot.
05:41Mais les lycéens, dans l'établissement dans lequel je me trouvais hier pour la rentrée,
05:44par exemple, vont consulter effectivement les lycéens et l'ont déjà fait d'ailleurs.
05:48Merci donc Steve.
05:49Je disais, n'hésitez pas à nous appeler sur ce sujet ou sur d'autres à l'avenir.
05:54Merci beaucoup.
05:54Nicolas, bonjour.
05:56Bonjour.
05:57Vous êtes enseignant, vous ?
05:58Tout à fait.
05:59Prof d'éco, c'est ça ?
06:00Tout à fait, professeur d'économie-gestion.
06:02Bon, et alors, vous avez déjà constaté, fait votre rentrée hier,
06:07enfin, retrouvé vos élèves, j'imagine, hier.
06:09C'est ça.
06:10Vous avez déjà remarqué des changements suite à l'interdiction du portable.
06:14Tout à fait.
06:14Alors, on va dire qu'en effet, lundi, lors de la journée de rentrée des enseignants,
06:18la direction des établissements nous avait bien évidemment sensibilisés à cette nouvelle loi,
06:24on va dire, et la mise en œuvre au niveau de l'entrée, la mise en vigueur au 1er septembre.
06:29Et finalement, donc, dès hier, en effet, ma première crâne, ça a été plus, on va dire,
06:34le ressenti des élèves quand on leur a expliqué.
06:37Finalement, c'est très bien passé.
06:39Et déjà hier, et encore ce matin d'ailleurs, on voit déjà une différence.
06:44Ça améliore la concentration.
06:46Ça favorise aussi la relation entre les élèves.
06:48Au lieu de se jeter sur leur téléphone dès que ça sonne,
06:51pour se rendre en récréation ou durant un intercours,
06:55ils communiquent davantage entre eux.
06:57Mais Nicolas, quand vous dites, je les ai vus davantage concentrés, comment ça se passait avant l'année dernière, par
07:03exemple ?
07:03En fait, ce qui se passe, c'est que vous avez toujours, alors quand le téléphone était encore autorisé,
07:07même si en effet, ils sont silencieux dans les sacs, il y a toujours la distraction des notifications,
07:13des réseaux sociaux, des jeux.
07:14Vous savez, ils reçoivent une notification sur le téléphone.
07:17Alors, la plupart du temps, on fait tout pour le téléphone étant vibreur.
07:20Mais des fois, ça arrivait aussi que l'élève oublie malencontreusement, sans vouloir le faire exprès.
07:26Et donc, par rapport à un son ou autre qu'il recevait, il disait,
07:30« Tiens, ça, c'est tel ou tel jeu, ça, c'est tel ou tel réseau social, telle ou telle
07:35notification. »
07:36Et finalement, ça déconcentrait un peu tout le monde dans la continuité du cours.
07:41Donc, vous espérez, du coup, avoir des résultats assez rapidement ?
07:45S'ils sont des élèves plus concentrés, j'imagine qu'ils seront plus performants.
07:48Mais en tout cas, même pour nous, déjà hier, le matin encore, je l'ai remarqué,
07:52on a moins à répéter, alors que c'est le même enseignement que l'an dernier, entre guillemets.
07:57Et aussi, c'est aussi prévenir les dérives, aussi, avec les réseaux sociaux, les conflits, le harcèlement.
08:04Finalement, pour moi, en tout cas, l'interdiction du téléphone à l'école, ça n'a que des avantages.
08:08Bon, vous avez une question pour le ministre ou c'était juste pour lui dire merci ?
08:12Déjà, donc, c'était pour le remercier pour ça.
08:14Et si j'avais une question à poser au ministre,
08:18alors bon, moi, je suis professeur en lycée professionnel au lycée du Pays de Condé, à Condé-sur-les-Cos.
08:23Moi, en fait, si je pouvais lui poser une question, c'était,
08:25voilà, quels sont au niveau plus des lycées professionnels ?
08:30Qu'est-ce qui va être mis en place dans les prochaines années
08:32pour travailler encore davantage, on va dire, l'insertion professionnelle de nos élèves ?
08:37Ce qui est une question et un enjeu important, monsieur le ministre.
08:40C'est un enjeu très important.
08:41D'abord, je vous remercie, monsieur le professeur, de ce témoignage sur le téléphone.
08:48Parce que moi, je suis convaincu que c'est salvateur.
08:50Et on va en voir très, très vite, en réalité, les effets.
08:53Et je pense que beaucoup de collègues vont pouvoir aussi travailler dans des conditions plus sereines,
08:56mettre des rappels à l'ordre sans arrêt, etc., etc.
08:58Donc, merci de ce témoignage très concret de terrain.
09:01Sur la voie professionnelle, alors, il y a un vrai enjeu sur ce qu'il dit là.
09:05Et malheureusement, en 2000, c'est un peu difficile, mais on a deux, enfin, on a trois, en fait, leviers.
09:10Le premier levier, c'est de faire en sorte que les diplômes correspondent, effectivement,
09:16aux besoins et aux emplois recherchés.
09:18Il y a quand même, pour vous donner un ordre de grandeur,
09:20il y a 15% des places en lycée professionnel qu'on a changées,
09:23donc on a réaffectées d'un diplôme à l'autre ou sur des nouveaux diplômes,
09:25en l'espace de trois ans, pour que, justement, on réponde, en réalité, aux réalités de l'économie.
09:32Et donc, derrière, ça veut dire des élèves qui s'insèrent mieux.
09:34Et puis, le deuxième élément, bien sûr, c'est de faire en sorte qu'en termes, notamment,
09:37d'orientation et de construction de l'orientation,
09:39on arrive à mettre le pied à l'étrier à nos jeunes et qu'ils se projettent,
09:43peut-être pas plus tôt, mais en tout cas, mieux et plus facilement sur leur futur métier.
09:47Aujourd'hui, on sait qu'il y a encore un certain nombre d'élèves qui vont en voie professionnelle par
09:49défaut,
09:50moins qu'avant, mais il y en a encore.
09:51Il faut que ça devienne un choix.
09:52Et il faut que ça devienne un choix.
09:54On a beaucoup dénigrés ces formations et qui, pourtant, effectivement, à tort, bien sûr,
10:04et permettent à beaucoup d'enfants de réussir et d'avoir des carrières assez faibles.
10:08Et la bonne nouvelle, c'est qu'ils sont de plus en plus nombreux à vouloir y aller.
10:10Depuis trois ans, on a à nouveau une hausse des demandes.
10:13Merci beaucoup, Nicolas, pour votre appel.
10:16Sophie, bonjour.
10:17Oui, bonjour.
10:18Vous, vous avez un problème, puisque votre fille, qui doit rentrer normalement en sixième,
10:23n'a pas pu faire sa rentrée hier au collège.
10:26Vous allez nous expliquer tout ça dans un instant.
10:27A tout de suite.
10:29Contactez-nous gratuitement via l'appli RTL ou au 30 de 10.
10:32Les aliments gras, salés, sucrés.
10:35Amandine Bégaud.
10:36RTL Midi.
10:37Les auditeurs ont la parole.
10:40Et le ministre de l'Éducation nationale, Édouard Geffray, est avec nous au lendemain de cette rentrée
10:45pour répondre à toutes vos questions.
10:47On va vous retrouver, Sophie.
10:49Oui.
10:50Re-bonjour.
10:50Je le disais, vous, vous habitez à Nogent-sur-Marne, c'est ça ?
10:53Exactement, tout à fait.
10:54Voilà.
10:54Vous habitiez aux Pays-Bas et votre fille n'a pas pu faire sa rentrée au collège.
11:00Racontez-nous.
11:00Non.
11:01Alors, en effet, j'habitais aux Pays-Bas et on a décidé d'une impatriation en janvier,
11:10juste après Noël.
11:12Et j'ai voulu anticiper les démarches pour l'inception à l'école pour ma fille,
11:17sachant qu'elle a maintenant 11 ans et que la rentrée se faisait en 6e.
11:23Donc, j'ai contacté tous les organismes, le Cavenave, le Rectorat, etc.
11:28On m'a très rapidement aiguillée vers le CIO de Nogent-sur-Marne, ce que j'ai fait.
11:34J'ai pris rendez-vous et on m'a expliqué que ma fille étant scolarisée dans un système néerlandais,
11:41elle avait besoin de faire des tests de niveau en français et en maths,
11:45ce que je peux tout à fait comprendre, sachant qu'elle est française.
11:48Malgré tout, elle parle très, très bien français.
11:51Et je prends rendez-vous pour qu'elle puisse faire ces examens-là en anticipation.
11:56Et quand on s'est présenté pendant les vacances scolaires de février au CIO...
12:01Alors d'abord, on nous avait oublié...
12:03CIO, c'est le Centre d'Information et d'Orientation, là ?
12:05C'est ça, toujours ?
12:06Exactement, tout à fait.
12:07Donc apparemment, à partir de la 6e, c'est eux qui sont en charge de l'inscription des élèves.
12:11Avant, on peut gérer par la mairie.
12:14Et donc, d'une part, ils nous avaient oubliés pour le rendez-vous.
12:17A la rigueur, ce n'est pas trop, trop grave.
12:19Mais, donc, on s'est quand même déplacé des Pays-Bas.
12:23Et donc, rendez-vous manqué.
12:25Et là, on nous explique que, de toute façon, les tests sont organisés ailleurs.
12:28Et qu'il faut d'abord faire toute une démarche administrative,
12:32que je pense avoir faite, du coup, et qui n'a pas abouti.
12:36Et à partir de ce moment-là, écoutez, le parcours du combattant a commencé.
12:42Et ma fille n'est toujours pas inscrite pour faire ses tests.
12:47On m'a suggéré de la scolariser un petit peu en France, en primaire, donc fin CM2,
12:53pour que son dossier puisse apparaître et soit transmis automatiquement pour les inscriptions en 6e.
12:59Donc, j'ai déscolarisé ma fille.
13:01Je suis venue avec elle au mois de juin pour qu'elle aille en CM2.
13:07Ça n'a pas fonctionné.
13:08Elle n'a pas été en CM2 ?
13:09Vous n'avez pas pu la mettre ?
13:10Alors, si, elle est allée en CM2, mais son dossier, j'ai dû le faire moi-même, le transfert.
13:17Alors, via la plateforme Daphné.
13:19J'ai tout fait.
13:20Et, alors, on ne va pas rentrer dans le détail, parce que je pense qu'après, de toute façon,
13:23M. le ministre va vous dire, on va voir et reprendre vos coordonnées, si vous en êtes d'accord, Sophie.
13:28Bien sûr.
13:28Mais là, en attendant, donc, elle aurait dû faire sa rentrée hier, comme tous les collégiens.
13:32Qu'est-ce que vous faites, du coup, en attendant ?
13:33Alors, pour l'instant, je lui ai trouvé un prof particulier,
13:36qui vient une heure ou deux heures par semaine, par jour.
13:40Et je finance moi-même ses cours de français, de maths et autres, pour pas qu'elle perde ses acquis.
13:46Et puis, éventuellement, qu'elle s'améliore en français,
13:49puisque son français est très bon à l'oral, il a besoin d'être amélioré.
13:53M. le ministre, qu'est-ce que vous dites à Sophie ?
13:55Oui, bonjour, madame.
13:57Bonjour.
13:57Bon, alors, la première chose, c'est que, si ça ne vous dérange pas, on va prendre vos coordonnées après.
14:01Et je vais regarder, moi-même, avec les services académiques, parce que la situation n'est pas normale, manifestement.
14:09Malheureusement, on a chaque année, en début d'année, et ça, il faut être honnête,
14:12chaque année, en début d'année, on a plusieurs milliers d'élèves sur les 12 millions,
14:16qui ne sont pas directement affectés à la rentrée, parce que les parents ont déménagé pendant l'été,
14:19parce qu'il y a éventuellement des passages du privé hors contrat vers le public, etc.,
14:23et que, du coup, on ne connaît pas les élèves.
14:24Bon, enfin, quand on s'y prend à l'avance, ce qui est votre cas,
14:29normalement, le système est ainsi fait qu'on fait sa rentrée le 1er septembre.
14:33Donc, ça va très probablement se décanter dans les jours qui viennent,
14:35mais, enfin, on va faire en sorte que ça se décante un peu plus vite,
14:38parce que, pour le coup, votre situation, objectivement, votre situation, manifestement, il y a eu un dysfonctionnement.
14:44Dans la série dysfonctionnement, j'ai Audrey aussi, et ça va peut-être vous consoler, Sophie,
14:49enfin, si j'ose dire.
14:50Bonjour, Audrey.
14:52Bonjour.
14:52Alors, vous, votre fils de 13 ans n'a pas fait sa rentrée en quatrième hier,
14:56parce qu'il n'a pas de collège, vous passiez du privé au public, c'est ça ?
14:59C'est ça, je passe du privé au public.
15:02J'ai commencé les démarches au mois de mars, j'ai suivi ce qu'on m'a indiqué de faire,
15:07notamment la plateforme d'Apnée.
15:10Et au mois de juillet, on m'a indiqué qu'il n'y avait pas de place dans le collège
15:14du secteur,
15:16et qu'il fallait attendre quelques jours pour faire le comptage.
15:21Donc, je me suis orientée vers l'association SOS Rentrée, qui existe dans toutes les villes de France,
15:26a priori, j'ai découvert ça, qui m'a indiqué que, enfin, qui m'a fait renseigner un autre logiciel
15:34pour pouvoir déposer mon dossier en commission à l'Académie de Créteil,
15:39à une date qui n'est pas encore déterminée à ce jour.
15:44Et la personne que j'ai rencontrée m'a dit que ça pouvait durer presque 15 jours.
15:49Donc, ça veut dire que mon fils n'a pas d'établissement pendant au moins 15 jours,
15:54et je vous avoue que je ne sais pas quoi faire de cette situation.
15:58Monsieur le ministre.
16:00Alors, ça rejoint ce que je vous ai dit tout à l'heure.
16:02Oui, sur le passage. Mais pourquoi c'est si compliqué de passer du privé au public ?
16:05En fait, le principe, si vous voulez, c'est que les établissements du public sont dimensionnés
16:10par rapport à ce qu'on connaît de leur population.
16:12Donc, vous savez que chaque année, vous avez typiquement quatrième.
16:15Par exemple, vous savez que vous avez les cinquièmes qui vont monter en quatrième.
16:17Puis, vous savez que vous avez des déménagements, etc.
16:20En revanche, quand vous avez des personnes qui arrivent, entre guillemets, un peu,
16:23je mets des guillemets, de l'extérieur au sens qu'on n'avait pas repéré forcément dans l'établissement,
16:28vous pouvez avoir des problèmes de nombre de places.
16:30C'est-à-dire qu'il faut encore qu'il y ait une chaise et une table pour tout le
16:32monde.
16:33Donc, j'imagine que c'est ce qui s'est produit en espèce.
16:35Et c'est pour ça que vous avez ce mécanisme de régulation qui en a été dur du mois de
16:39juin
16:40jusqu'au début du mois de septembre.
16:42Et qui permet, en fait, d'affecter les élèves en fonction de la façon dont les choses se décantent.
16:46Donc là, effectivement, c'est très probablement une question de jour.
16:49Là aussi, moi, je peux m'en assurer pour être sûr que...
16:51Bon, c'est vrai que c'est une grosse machine.
16:53Il y a plus de 11 millions d'élèves, malgré tout.
16:55Il y a beaucoup de mouvements, oui.
16:56Et puis, pour chaque famille, c'est compliqué.
16:57Mais n'empêche que pour chaque famille, ça reste, j'allais dire,
16:59ce n'est pas une excuse et ce n'est pas une consolation.
17:02Donc, ce qu'il faut, c'est que ça se décante assez vite.
17:05Et en l'occurrence, surtout quand les démarches sont comme ça anticipées une fois encore.
17:09Il faut distinguer des démarches tardives.
17:10Et ça, on en a chaque année où, pour le coup, ça va prendre un peu de temps.
17:12Et des démarches anticipées, normalement, dans les jours qui suivent la rentrée au plus tard,
17:15ça se décante et ça s'installe.
17:17Bon, donc, d'ici mi-septembre, vous nous garantissez que tous les élèves
17:20qui doivent avoir une place en collège...
17:22Et tous ceux qui s'étaient pris suffisamment tôt, oui, ça, c'est sûr.
17:26Angèle, bonjour.
17:28Oui, bonjour.
17:28Vous vouliez, vous, revenir sur le débat des téléphones portables ?
17:31Oui, tout à fait.
17:32Bonjour.
17:33Bonjour, monsieur le ministre.
17:34C'est ce que j'expliquais à votre collaborateur au téléphone.
17:38En fait, je ne comprends pas le système dans lequel on est actuellement.
17:42J'ai la sensation, parfois, qu'on est dans une espèce de société un peu schizophrénique.
17:45Tout simplement parce que mes deux enfants, donc j'ai un quatrième aujourd'hui et une terminale,
17:51ce qu'on leur a donné, la première chose en rentrant en cinquième, c'est une tablette.
17:55Une tablette qu'on nous a demandé de financer en tant que parents.
17:58Et sur cette tablette, on leur a mis une application qui s'appelle...
18:02Bon, pour certains pronotes, pour nous, c'est l'école directe.
18:04Et effectivement, ce que soulevait un autre auditeur tout à l'heure,
18:06ils ont besoin de cet outil pour savoir dans quelle salle ils sont, les professeurs absents, plein de choses.
18:11Moi, je trouve un peu dommage de diaboliser cette génération avec les téléphones portables
18:16parce qu'ils sont nés avec.
18:18Nous, non.
18:19Mais eux, oui.
18:20Et je trouve dommage, M. le ministre, que vous n'ayez pas de cours, pas d'éducation peut-être plus
18:24forte
18:25au lycée, au collège, pour les ressensibiliser, leur expliquer,
18:29savoir effectivement comment en faire un usage peut-être beaucoup plus raisonnable, plus intelligent.
18:34Et nous aussi, les parents, c'est peut-être dommage d'interdire et peut-être dommage de ne pas éduquer.
18:39Parce que pour moi, les enfants, ils sont aussi un merveilleux lycée-collège,
18:43je ne sais pas si je peux le citer, à Poitiers, que moi j'aime beaucoup
18:45parce qu'ils ont beaucoup de choses artistiques avec un pôle d'animation qui est super.
18:49Ils se retrouvent tous en salle de musique et ils se servent aussi de leur téléphone
18:52pour aller chercher les morceaux de musique, des partitions, des tutos, plein de choses.
18:57Donc en fait, c'est dommage.
18:59Angèle, le ministre vous répond.
19:01Excusez-moi.
19:01Non, non, je vous en prie, comme vous êtes très nombreux, je vous coupe un peu,
19:05mais on a compris l'esprit.
19:07Merci, madame.
19:08Alors, juste pour bien revenir sur le fond,
19:12il ne s'agit pas de priver les élèves de leur téléphone.
19:14Il s'agit de dire qu'il faut qu'il y ait des espaces de répit.
19:17Si en cours, j'ai besoin d'un téléphone parce que le professeur a décidé,
19:20je peux utiliser mon téléphone à la demande du professeur.
19:22Il n'y a pas de débat.
19:24Mais en revanche,
19:26lorsque je n'ai pas besoin de mon téléphone pour des raisons pédagogiques,
19:29le téléphone, il ne sort pas du sac et il est éteint.
19:33Sinon, on arrive à un niveau de perturbation intellectuelle et cognitive qui est trop élevé.
19:39Et la deuxième chose, et je vous rejoins,
19:40c'est qu'on est quand même tous partis dans le sens du tout numérique.
19:45Vous savez qu'il y a eu des plans de tablettes au début des années 2010, tout ça, tout ça.
19:48Bon bref.
19:48On a eu un peu tort, rétrospectivement ou pas ?
19:51Moi, je pense qu'on s'est laissé, comment dire, éblouir par toutes ces technologies
19:59et qu'il faut en avoir un usage, une fois encore, mesuré et pondéré.
20:03Et encadré.
20:03Le tout tablette, on sait aujourd'hui que ça n'a eu absolument aucun effet ce résultat.
20:08Aucun.
20:09Ça ne veut pas dire qu'il ne faut pas de tablette non plus.
20:11Le tout téléphone, on sait à quoi ça mène aujourd'hui.
20:13Il faut réduire un peu le temps d'exposition.
20:15Et au passage, et vous avez raison madame, c'est vrai pour les adultes aussi.
20:17C'est-à-dire que si chacun d'entre nous fait l'effort de ne pas le sortir le soir
20:20au dîner,
20:21nos enfants auront un peu moins envie de le sortir dans une logique de mimétisme.
20:26Angèle, vous voulez ajouter un mot ?
20:28Oui, tout à fait.
20:29Parce que moi, je suis complètement d'accord avec ce que vous dites là.
20:31Mais ce que je ne comprends pas, c'est que la loi qui vient de passer, en tout cas,
20:35pour les enfants, ils sont tous en colère.
20:37Là, j'en ai deux en colère derrière moi.
20:38Et mon fils, c'était différent parce qu'au collège, c'était déjà impliqué.
20:42Au lycée, ils avaient le droit de l'utiliser simplement aux intercours.
20:45Et avec ce qui est passé, ils ont reçu tous une note, interdiction totale.
20:49Et c'est ça, en fait, que je ne comprends pas.
20:50C'est peut-être le temps de la mise en place, Angèle.
20:52Vous avez entendu le prof d'écho tout à l'heure, Nicolas de Mémoire,
20:56qui nous disait qu'il trouvait déjà que ses élèves étaient plus concentrés ?
21:00Alors, pas du tout parce que je devais être en ligne avec votre collaborateur.
21:03Mais en tout cas, moi, je trouvais que l'usage qui en avait été fait l'année dernière,
21:08c'était pratique, c'est-à-dire aux intercours.
21:10Et on avait eu une réunion par un professeur où le professeur nous avait dit
21:13si j'ai un élève qui sort le portable pendant le cours, c'est confisqué.
21:17Il faudra qu'on revienne chercher le portable avec les parents.
21:20Et ça, j'étais d'accord avec ça.
21:22Mais qu'ils ne puissent pas s'en servir pendant les intercours, c'est dommage.
21:25On ne peut pas arriver d'un excès à un autre excès.
21:28Vous voyez ce que je veux dire ?
21:29Il faudrait trouver la juste mesure et peut-être rappeler vraiment ce que vous entendez dans cette loi
21:34pour que tout le monde, entre guillemets, trouve un petit peu sans compte
21:36et que la colère de nos lycéens tende un petit peu.
21:40Voilà, c'est ça.
21:40C'est un petit peu le flou qu'il y a autour de cette mesure.
21:44C'est-à-dire que c'est aux établissements de définir quels sont les lieux
21:47dans lesquels le téléphone est autorisé.
21:50Typiquement, l'établissement dans lequel je me trouvais hier à Orléans,
21:52la décision a été prise de dire
21:54ce sera autorisé dans la cour et dans le self.
21:56Donc, techniquement, si un élève est dans un couloir,
21:59il n'a pas le droit d'avoir son portable.
22:00S'il fait 5 mètres et qu'il se retrouve dehors dans la cour,
22:03il a le droit d'avoir son téléphone.
22:04C'est un petit peu, effectivement, la question qu'on se pose.
22:07Est-ce que la mesure va vraiment servir à quelque chose ?
22:09Parce que beaucoup d'établissements ont dit
22:11en gros, self et cours de récréation, ce sera OK.
22:14Mais en fait, hormis les couloirs et les intercours,
22:17il sera toujours autorisé.
22:19C'est l'essentiel de la journée, les couloirs et les intercours.
22:21La cour de récréation, c'est un moyen de sociabiliser aussi.
22:24Et beaucoup ont exclu les self,
22:26justement parce qu'ils se sont aperçus que les élèves
22:27ne se parlaient plus ensemble à la grantine.
22:29Vous êtes accro, vous, au portable, monsieur le ministre ?
22:31Écoutez, non, j'essaie de ne pas trop l'être.
22:32Enfin, mon métier fait que je suis sollicité.
22:34Mais enfin, vous voyez, je ne l'ai pas sauté depuis que je suis ici.
22:36D'ailleurs, je l'ai laissé à l'extérieur parce que je ne voulais pas être dérangé.
22:38Donc, c'est quand même assez sain.
22:40Et si vous voulez, je pense à notre auditrice,
22:43vos enfants sont sûrement un peu énervés.
22:45Et en fait, je les comprends parce que moi-même,
22:47je vois assez bien à quoi ressemble un ado
22:49qui a envie d'avoir son téléphone.
22:51Mais la réalité, c'est qu'on verra tous dans quelques semaines
22:54les effets bénéfiques.
22:55Vous allez voir des jeunes qui vont se reparler
22:57alors qu'ils ne se parlent plus
22:58et qui seront beaucoup plus heureux.
22:59Et ça, pour le coup, je suis prêt à prendre les paris.
23:01Angèle, vous savez quoi ?
23:02On fera un petit bilan d'ici un mois, un mois et demi,
23:05juste avant les vacances de la Toussaint.
23:07D'accord ?
23:07Moi, je peux vous dire qu'on a des ados qui se parlent
23:09parce que nous, dans le lycée dans lequel ils sont,
23:11ils ont des activités artistiques
23:13et ils ont fait plein de trucs géniaux
23:15qui, en l'occurrence, ils se parlent énormément.
23:18Bon, mais tant mieux !
23:19Comme quoi, c'est possible aussi.
23:21Dans un mois, on vous rappelle, Angèle,
23:23et on fera un bilan.
23:24Dans un instant, on va évoquer le périscolaire,
23:26le scandale du périscolaire.
23:27Et puis, cette nouveauté de la rentrée,
23:29ce questionnaire qui sera soumis à tous les élèves
23:32sur les violences sexuelles.
23:34Ce sera dans un instant.
23:35A tout de suite.
23:41Toute la journée, RTL vous accompagne.
23:55Les jeunes qui ont le bac cette année
23:57et qui sont à l'attente de son parcours sup
23:59et que les entreprises n'embauchent pas
24:01parce qu'ils n'ont pas les moyens
24:02et les écoles privées qui coûtent un blinde,
24:05qui coûtent presque 12 000 euros l'année.
24:07C'est quoi la solution ?
24:08Est-ce qu'il n'est pas temps de supprimer par consul ?
24:11Monsieur le ministre Edouard Geffray,
24:13qui, je vous le rappelle, pour ceux qui nous prendraient
24:16en cours de route, répond aux questions des auditeurs
24:18au lendemain de cette rentrée scolaire.
24:20Est-ce qu'il n'est pas temps de supprimer par cours sup
24:22comme le demande cet auditeur ?
24:23Non, je suis désolé de la décevoir, non.
24:25Tout simplement parce que c'est ce qui permet aux élèves
24:28de connaître toutes les formations édiquées quand il est daté.
24:30Par cours sup ne trie personne,
24:31contrairement à ce que disent certains extrémistes.
24:34Par cours sup ne trie pas.
24:35Par cours sup n'évacue personne.
24:37Par cours sup vous met juste en relation avec des formations
24:39qui ensuite vous sélectionnent ou pas.
24:41Si on n'avait pas ça aujourd'hui, les gens resteraient en fait
24:43dans leur territoire ou sur les formations qu'ils connaissent
24:46et ils n'auraient pas tous les possibles que l'ouvre par cours sup.
24:49Hortense Crépin, je voudrais qu'on revienne
24:51sur l'une des nouveautés de cette rentrée.
24:53Ce questionnaire, donc, c'est l'une des solutions
24:56pour lutter contre les violences sexuelles faites aux enfants.
24:58Questionnaire, donc, qui va être soumis à tous les élèves.
25:01Absolument.
25:0110 millions d'élèves de la grande section à la terminale.
25:04Questionnaire adapté selon chaque classe d'âge.
25:06Les élèves vont devoir le remplir en novembre.
25:09En fait, les questions concernant les violences sexistes et sexuelles
25:12seront intégrées au questionnaire que les élèves passent déjà
25:14en novembre au moment de la journée de lutte contre le harcèlement.
25:18Questionnaire qui sera anonyme, mais les élèves pourront,
25:20s'ils le souhaitent, laisser leur nom à l'issue de ce questionnaire
25:23pour ensuite être approché par un adulte dit de confiance.
25:27Bon, et je rappelle que d'après les statistiques officielles,
25:30un enfant sur dix est victime ou a été victime de violences sexuelles
25:34dans le cercle familial.
25:36Ça fait potentiellement donc un million d'élèves concernés.
25:41Christelle, bonjour.
25:43Oui, bonjour.
25:44Vous êtes infirmière scolaire et vous vouliez alerter le ministre
25:47autour de ces questions.
25:50Oui, parce que c'est vrai que moi, j'ai beaucoup d'élèves que je reçois.
25:56Alors, moi, je suis infirmière sur le collège, ce qu'on appelle à mi-temps,
26:02et infirmière également sur le primaire.
26:05Donc, pour rectifier, c'est que par exemple, lundi, vendredi, je suis sur le primaire
26:09et le mardi, mercredi matin et jeudi, je suis sur le collège.
26:15Donc, j'ai 1800 élèves à moi toute seule.
26:19Donc, je peux vous dire que j'ai beaucoup de passages d'élèves dans mon infirmerie.
26:25C'est du non-stop, de toute façon.
26:29Et donc, nous, ça démarre souvent, quand ils viennent dans notre affermonéterie,
26:33par des maux de vente et par des maux de tête.
26:37Parce qu'un enfant n'arrivera pas directement vous disant qu'il y a des problèmes de violence sexuelle
26:42ou de malpétence.
26:45Et en fait, vous les voyez, j'imagine, revenir régulièrement, les mêmes, avec des mots.
26:49Et c'est là où vous vous dites, tiens, il faudrait peut-être qu'on discute.
26:53Alors, moi, je repère ça, soit parce qu'ils viennent de manière régulière,
26:57soit aussi les notes, je regarde les notes.
27:00On a aussi des réunions qu'on appelle le GPDS,
27:03c'est le groupe de prévention du décrochage scolaire.
27:09Où là, on est tous réunis, c'est-à-dire la référence CPE, vie scolaire,
27:15le directeur, l'adjoint, l'assistante sociale, la psychologue et l'infirmière,
27:20pour justement discuter de ces élèves qui sont en difficulté
27:25et voir en fonction de leur situation familiale.
27:29Mais est-ce que le questionnaire ne peut pas vous aider un peu, Christelle ?
27:33Moi, la question que je me pose, c'est qu'est-ce qu'on va en faire de ce questionnaire
27:37après ?
27:38Monsieur le ministre.
27:39Oui, merci beaucoup, madame.
27:41Alors, il y a plusieurs choses.
27:43D'abord, il y a ce que vous avez rappelé.
27:45Moi, j'étais à sonner d'alarme sur le caractère monstrueux du chiffre, quand même.
27:48Ce n'est pas des statistiques, c'est des drames humains.
27:50Un enfant sur dix qui est effectivement victime de violence sexuelle
27:53alors qu'en étant mineure.
27:55Donc, ça fait un million d'élèves ?
27:57Ça fait potentiellement un million d'élèves, oui, tout à fait.
28:00Et ça veut dire qu'en vous rentrant dans une classe,
28:02il y a entre deux et trois élèves par classe,
28:04c'est ça que ça veut dire,
28:05qui ont été victimes de violence sexuelle.
28:08Donc, le chiffre est monstrueux.
28:10Et très honnêtement, moi, je suis très surpris
28:13de voir qu'on en parle aussi peu.
28:15C'est-à-dire qu'en fait, on parle de drames humains ponctuels,
28:18au sens identifié,
28:19mais personne ne s'arrête cinq minutes pour se dire
28:21mais est-ce que vous vous rendez compte qu'il y a une société
28:23où un enfant sur dix est victime de ça ?
28:25Mais quand vous dites même deux ou trois enfants par classe,
28:27ça veut dire qu'on en connaît tous.
28:28Ça veut dire qu'on en connaît tous.
28:29Donc, c'est pour ça que je dis qu'il y a quand même un truc
28:31qui est complètement insensé.
28:34Donc, il faut qu'on ait une réponse qui soit une réponse systémique.
28:36Il y a des signalements qui sont faits.
28:38Tout à fait.
28:40Mais nous, après, une fois que le signalement est fait,
28:43on perd la main puisque c'est le procureur qui prend le relais.
28:46Absolument.
28:46Et la durée des traitements des dossiers, c'est hallucinant.
28:50Moi, j'ai vu des enfants frapper et avoir un retour de signalement un an après.
28:59Donc, je me suis dit que cet enfant, il a continué à être maltraité
29:03alors que rien ne s'est passé.
29:05Donc, nous aussi, on se sent démunis
29:07parce qu'on n'arrête pas de faire des informations préoccupantes,
29:11des signalements, mais il n'y a rien qui a abouti.
29:15Est-ce qu'il va y avoir, M. le ministre, des moyens pour traiter ce questionnaire ?
29:19Alors, au passage, d'ailleurs, Madame a raison,
29:21l'école est le premier signalement de France.
29:2388 000 signalements par an, quand même.
29:26Et chapeau pour le travail, notamment, des infirmières scolaires
29:28qui, effectivement, pallient un certain nombre.
29:31Et dont les moyens, d'ailleurs, ont vocation à être renforcés
29:33au cours des prochaines années, comme ils le sont cette année,
29:34parce qu'on a besoin, en fait, de plus d'infirmières et de psychologues.
29:37Deux chiffres, effectivement, cités par la civise,
29:40la Commission sur l'inceste et les violences sexuelles,
29:41qui, dans un communiqué, rappelle
29:43un médecin scolaire pour 13 000 élèves,
29:45un infirmier scolaire pour 1300 élèves.
29:47C'est vrai que la question, c'est celle des moyens.
29:49Comment on va traiter ? Parce que vous avez annoncé
29:50qu'il y aurait une vague sismique de réponses
29:52à ces questionnaires où on va découvrir qu'il y a des violences sexuelles,
29:55mais comment on les traite ensuite ?
29:56Alors, justement, j'y viens. D'abord, tous les élèves remplissent ce questionnaire.
29:59Ceux qui le souhaitent peuvent laisser leur nom
30:01et leur prénom à la fin pour être conseillés par un adulte de confiance.
30:03Adulte de confiance, ça veut dire, bien sûr,
30:05ceux d'établissement, infirmière scolaire,
30:07psychologue d'éducation nationale, parce que je rappelle qu'on a 8 000
30:09psychologues d'éducation nationale, médecins,
30:12personnels de vie scolaire aussi.
30:13Vous avez des CPE, etc., qui ont été formés pour ça.
30:16Et puis, on a aussi des partenaires extérieurs,
30:18justice, police ou associations.
30:22On a des associations partenaires avec lesquelles on travaille
30:24et qui pourront intervenir,
30:25notamment en binôme avec un adulte de l'établissement,
30:28pour justement recueillir la parole.
30:29Donc, en fait, vous ferez remonter ces questionnaires
30:32et à eux de traiter avec les enfants ?
30:34Alors, au niveau de chaque établissement,
30:35on va s'organiser pour ensuite identifier
30:38ceux pour lesquels on aura les noms et les prénoms des enfants
30:40et pour derrière, effectivement, les accueillir
30:43et recueillir la première parole.
30:44En revanche, nous ne sommes pas là, évidemment,
30:46pour mettre en place des soins pour l'enfant.
30:48Nous, on recueille et on oriente.
30:49Ça veut dire qu'on rentre d'abord vers la médecine de ville,
30:51notamment vers les psychologues,
30:52parce qu'il y a d'abord la dimension traumatique
30:54qu'il faut bien traiter.
30:54Il n'y a pas une obligation pour vous de faire un signalement
30:56dans ces cas-là ?
30:57Si, si, justement, j'y arrive.
30:58Et après, simultanément, si vous voulez,
31:00mais c'est des drames qui nécessitent
31:02d'être pris en charge à 360 degrés.
31:04Donc, il y a la dimension médecine de vie,
31:05psychologie, etc.
31:06Et puis, effectivement, en vis-à-vis,
31:09la saisine de la justice.
31:10Et donc, ça veut dire qu'effectivement,
31:11on va faire des signalements,
31:13ce qu'on appelle des articles 40,
31:14des signalements au procureur
31:15pour dire, voilà, tel enfant nous a remetté tel fait.
31:18Ça ne veut pas dire qu'on qualifie pénalement les faits,
31:19on n'en sait rien,
31:20mais ça veut dire qu'on demande à la justice,
31:21qu'on indique à la justice
31:23qu'il y a, à notre sens,
31:24une suspicion de crime ou de délit sur mineurs.
31:27Ces questionnaires, ils auront lieu en novembre,
31:29Hortense le rappelait.
31:30Quand est-ce qu'on aura une évaluation de l'ampleur ?
31:33Alors, on va effectivement avoir une étude scientifique,
31:36statistique sur la base d'un échantillon représentatif
31:39et on aura probablement les données au printemps.
31:42On saura au printemps la part d'élèves qui s'est manifestée.
31:45Merci beaucoup, Christelle, pour votre appel
31:48et on aura sans doute l'occasion d'en reparler.
31:51Pierre, bonjour.
31:52Oui, bonjour.
31:52Merci beaucoup d'être une nouvelle fois avec nous.
31:56J'ai dit une nouvelle fois, Pierre,
31:57parce qu'on a souvent échangé autour du scandale
31:59du périscolaire avec vous.
32:01Votre fils est victime,
32:02une des victimes du périscolaire parisien
32:04et rentrant en CM2.
32:06Qu'est-ce que vous vouliez dire à Édouard Geffray ?
32:10Monsieur le ministre, bonjour.
32:11Merci de prendre le temps de cet échange avec les auditeurs.
32:14Simplement vous dire que sur les trois enfants par classe,
32:17nous, notre enfant,
32:18les faits se sont déroulés au sein même de l'école.
32:20C'est là le scandale du périscolaire
32:23et j'insiste bien sur le fait que ça s'est déroulé à l'école.
32:26On n'est plus face à une succession de faits isolés aujourd'hui.
32:29Le périscolaire, c'est devenu un temps majeur de l'enfant à l'école
32:32et je veux vraiment pointer du doigt une réforme en 2013
32:35qui a véritablement créé un angle mort de protection.
32:40Pourquoi ?
32:40Parce qu'on a sans doute,
32:41en tout cas les acteurs politiques successifs,
32:43je ne cible personne,
32:44mais en tout cas les acteurs politiques
32:47ont insuffisamment mis de moyens
32:48sur cette politique publique.
32:50Et donc la responsabilité aujourd'hui,
32:52les responsabilités aujourd'hui
32:54autour des temps scolaires à l'école
32:55sont complètement éclatées,
32:56sont trop éclatées.
32:57Et donc on assiste aujourd'hui à une fuite en avant.
33:00Il y a déjà 70 départements visiblement
33:02qui seraient concernés.
33:03Rien qu'à Paris, vous avez 200 enquêtes pénales.
33:06Aujourd'hui, on est face à un scandale,
33:08un scandale qui me pose moi une question,
33:11c'est à quel moment,
33:12en responsabilité politique,
33:14face à de telles défaillances,
33:16à de telles failles,
33:17et on parle de viols sur des enfants
33:18de 3 ans, 4 ans, 5 ans,
33:20à quel moment,
33:21face à des failles de recrutement visiblement,
33:23face à des failles de contrôle,
33:26à la fois des villes,
33:27mais aussi et sans doute,
33:28de la part d'un certain nombre
33:30de services de l'État, pardonnez-moi,
33:31mais notamment des SDJUS,
33:33à quel moment,
33:34en responsabilité politique,
33:36on se dit,
33:36sur cette politique,
33:38eh bien,
33:38on va la re-questionner.
33:39Et si effectivement,
33:40elle n'est plus à jour,
33:42eh bien, il faut la remettre à plat.
33:43Moi, depuis plusieurs mois,
33:45je pense qu'il faut,
33:46enfin, en tout cas,
33:47on appelle à ce que l'État
33:49fasse déjà la lumière.
33:51Et je voudrais vous entendre
33:52sur une inspection nationale
33:53qui est très attendue,
33:55que vous aviez annoncé
33:56à l'Assemblée nationale,
33:56mais qu'on n'a jamais vue.
33:58Donc,
33:59que l'État fasse la lumière
34:00et ensuite,
34:01de remettre à plat
34:02l'intégralité de ce système,
34:05finalement,
34:05du périscolaire,
34:06de l'école.
34:06En tout cas,
34:07il faut que notre République
34:08reprenne la main sur son école,
34:10parce que tout simplement,
34:11c'est pas entendable.
34:13en 2026,
34:142027,
34:15que d'avoir des enfants
34:16qui sont abusés
34:17sexuellement
34:18dans les écoles.
34:19Pierre,
34:19le ministre vous répond.
34:21Merci, monsieur.
34:22Et permettez-moi
34:23de partager d'abord
34:24la douleur
34:25qui est la vôtre.
34:27On a une série
34:28de crimes odieux
34:31qui sont liés
34:32à des prédateurs,
34:33il n'y a pas d'autre mot,
34:34des criminels prédateurs,
34:35qui, évidemment,
34:38cherchent naturellement
34:38à être en contact
34:40avec des mineurs.
34:40Bon.
34:42Du côté de l'école,
34:43depuis, donc,
34:44là, de l'école
34:44au sens institution scolaire,
34:45il faut, il faut,
34:46pardon, je redécoupe,
34:47mais c'est important
34:47pour que tout le monde comprenne.
34:49Il y a l'école
34:49au sens éducation nationale.
34:51Depuis 2017,
34:52on a contrôlé
34:53non seulement
34:53tous les personnes
34:53que nous avions,
34:54entre guillemets,
34:55en stock,
34:55mais on contrôle
34:56systématiquement
34:57à l'entrée.
34:58Et donc,
34:59toute personne
34:59qui a été condamnée
35:00ou qui est inscrite
35:01dans un des fichiers
35:02quasi-judiciaires,
35:02ce qu'on appelle
35:03le fichier,
35:03le fichier d'autorisation
35:04sexuelle,
35:04etc.
35:05Et si je puis dire,
35:06banni de la structure.
35:08De l'éducation nationale.
35:09De l'éducation nationale.
35:10Et donc,
35:10par ailleurs,
35:11chaque fois qu'on a
35:11un personnel d'éducation nationale
35:12qui est décelé
35:13comme ayant un comportement
35:15parce qu'il y a une plainte
35:16ou tout ça,
35:17évidemment,
35:18il y a suspension,
35:19procédure disciplinaire
35:20et s'il y a lieu,
35:22enfin,
35:22c'est-à-dire
35:22si les faits sont exacts,
35:23évidemment,
35:24licenciement
35:25et bien sûr...
35:25Et là,
35:25le problème,
35:26Pierre le dit,
35:27ça ne dépend pas de vous.
35:28Alors voilà.
35:29Le problème,
35:30en fait,
35:30c'est que
35:32je pense
35:32que le niveau
35:34de contrôle
35:35systématisé
35:36qu'on a atteint
35:36à l'éducation nationale
35:37n'a pas été atteint
35:38au niveau
35:39des 36 000 communes
35:40de France
35:41pour le pays scolaire.
35:41Très clairement,
35:42on voit bien
35:42qu'il y a eu des défaillances
35:43dans les contrôles,
35:44que probablement
35:44des personnes
35:45n'ont pas dû être passées
35:45au fichier,
35:46j'imagine,
35:47ou pas tout de suite,
35:48etc.
35:50Et donc,
35:50c'est pour ça
35:50qu'il y a un vrai enjeu
35:52et monsieur a entièrement raison,
35:53c'est ce qu'on est en train
35:54de faire dans la loi,
35:55mais voilà,
35:56il faut le temps
35:56qu'il soit adopté,
35:57mais c'est qu'on remet à plat
35:58l'intégralité du processus
35:59de contrôle
36:00ce qu'on appelle
36:00d'honorabilité,
36:02à la fois au regard
36:02des conditions judiciaires,
36:04mais aussi,
36:04et c'est ce que je porte,
36:05à l'égard des sanctions
36:06administratives.
36:07Ça veut dire que même
36:08quand vous n'avez pas
36:08quelque chose
36:09qui est pénalement saisissable,
36:11quand vous avez un comportement
36:12avec un mineur
36:12qui est problématique,
36:14la personne n'a pas
36:15à remettre les pieds
36:16dans une structure
36:16qui se coupe de mineur.
36:17Même sans décision de justice ?
36:18Après,
36:18vous avez une sanction administrative
36:20où la personne
36:20était licenciée
36:21en raison de ce comportement,
36:21c'est la porte
36:23et on ne la refranchit plus
36:24sous quelque forme
36:24que ce soit.
36:25Et quid de l'inspection générale
36:26que vous aviez demandé
36:27et qu'évoquait Pierre à l'instant ?
36:28Il y a deux choses différentes.
36:29D'abord,
36:30j'ai nommé,
36:30moi,
36:31une,
36:32une,
36:32comment dire,
36:33auprès de la médiatrice
36:33de l'éducation nationale,
36:35une personne,
36:35une médiatrice en charge
36:36de la protection
36:37des droits des enfants
36:38à l'école
36:38et à l'école au sens
36:39le lieu
36:40et pas seulement mon périmètre.
36:41Donc,
36:42il connaît de toutes les situations,
36:43y compris périscolaires,
36:44pour qu'on ne joue pas
36:45entre guillemets
36:45à Chapercher
36:45le jour où il y a un problème.
36:46Ça,
36:46c'est la même chose.
36:47Et la deuxième chose,
36:48c'est qu'effectivement,
36:49on est en train,
36:49grâce à cette dame,
36:51de collationner un peu
36:52les remontées
36:52qu'on a sur le périscolaire
36:53mais que nous avons
36:53de manière,
36:53en fait,
36:55incomplète,
36:55d'où le fait que ça prend du temps
36:57parce qu'il faut aller voir
36:57ce qui s'est passé en vrai
36:58et que ça ne nous est pas toujours
36:59signalé au titre du périscolaire.
37:01Donc,
37:01c'est ça qu'on est en train
37:01de faire actuellement.
37:03Merci beaucoup,
37:04monsieur le ministre.
37:04Merci,
37:05Pierre,
37:05pour votre appel.
37:09Merci,
37:09en tout cas,
37:09d'avoir joué le jeu.
37:10Non,
37:10au contraire,
37:11merci à vous et à vos auditeurs.
37:12Aux auditeurs,
37:13on refera l'opération.
37:14Oui,
37:15et puis,
37:15vous savez,
37:16c'est important quand même
37:16parce que là,
37:17on n'a pas eu de choses graves
37:18mais la rentrée,
37:19c'est aussi quelque chose de beau
37:21et c'est quelque chose
37:21qui ne doit pas être souillé
37:22par des comportements
37:23criminels ou autres
37:24et je voudrais juste dire
37:24à vos auditeurs
37:25que s'il y a bien une personne
37:26dans la République
37:28qui est prête à tout faire
37:29pour évincer les criminels,
37:31c'est leur serviteur.
37:31C'est ce que veut dire
37:32le ministre d'ailleurs.
37:33Merci beaucoup,
37:34Edouard Geffray.
37:35Les auditeurs,
37:36merci aussi à Hortense Crépin
37:37qui m'a accompagnée.
37:38Les auditeurs,
37:38on la parole se poursuit
37:40dans un tout petit instant.
37:41On va revenir sur l'affaire Bruel.
37:43On change complètement de sujet.
37:44A-t-il ou non eu raison
37:45d'annuler cette tournée ?
37:46On en débat dans un instant.
37:47A tout de suite.
37:48Envoyez-nous vos messages
37:50sur l'application RTL
37:51ou appelez-nous au 3210.
37:53Détails sur carrefour.fr
37:56Amandine Bégaud,
37:57RTL Midi,
37:58les auditeurs ont la parole.
38:0013h48 sur RTL
38:02dont 10 petites minutes,
38:03un peu plus.
38:04Vous avez rendez-vous
38:04avec Jean-Alphonse Richard.
38:06Bonjour Jean-Alphonse.
38:06Bonjour Amandine.
38:07L'heure du crime
38:08comme chaque jour
38:09à 14h sur RTL
38:10et aujourd'hui un call case.
38:11Oui, un call case
38:11très loin de chez nous
38:12puisque c'est en Nouvelle-Calédonie
38:14ou presque au bout du monde.
38:15J'ai envie de dire
38:15Mika Kusama,
38:1728 ans,
38:18japonaise.
38:18Elle était en vacance
38:19sur la fabuleuse île d'Epin.
38:21On l'a retrouvée martyrisée,
38:23lapidée et étranglée.
38:24Elle est morte
38:25parce qu'on l'a retrouvée
38:26sur un rocher magique,
38:28un rocher qui est dédié
38:29aux esprits.
38:30Est-ce qu'elle a profané ce lieu ?
38:31C'est peut-être
38:31une explication pour ce crime.
38:3324 ans après les faits,
38:35le dossier est rouvert.
38:36Mika Kusama
38:36est le tueur invisible.
38:38C'est le programme
38:39de l'heure du crime.
38:40À 14h, je vous attends.
38:41Tout à l'heure,
38:42on sera bien sûr là.
38:4313h49.
38:44Jusqu'à 14h.
38:46Les auditeurs ont la parole.
38:48Amandine Bégaud sur RTL.
38:51J'aime beaucoup Patrick Bruel.
38:53J'ai participé
38:53à beaucoup de concerts,
38:55mais là, j'ai des doutes.
38:56Toutes ces femmes
38:57qui ont porté clintes,
38:58ce n'est pas anodin.
38:59Donc, plutôt qu'annuler la tournée,
39:00de toute façon,
39:01je n'avais pas envie
39:01d'aller à son concert
39:02alors que j'avais mes places.
39:03Moi, j'aurais mieux vu
39:05une suspension
39:06jusqu'au procès.
39:07S'il est innocent,
39:08on fait la tournée,
39:09on sera ravis d'y aller.
39:10Et malheureusement,
39:11s'il est coupable,
39:12pas de tournée.
39:14Patrick Bruel,
39:15a-t-il ou non
39:15eu raison d'annuler sa tournée ?
39:19C'est le sujet
39:20sur lequel on va se pencher
39:22à présent.
39:23On entendait à l'instant
39:24le message de Patricia
39:24qu'on va retrouver dans un instant.
39:26Mais je voudrais d'abord
39:26entendre Sylvie.
39:27Bonjour Sylvie.
39:28Bonjour.
39:30Et bienvenue sur RTL.
39:31C'est la première fois
39:32que vous nous appelez, je crois.
39:33Oui, tout à fait.
39:34Vous nous appelez d'où Sylvie ?
39:36Alors, j'appelle de Nantes.
39:37J'avoue que c'est impressionnant.
39:38C'est vrai ?
39:39Oh mais non.
39:40Vous êtes comme chez vous
39:42et on discute
39:42comme si avec nous deux,
39:44en fait.
39:44Vous inquiétez pas.
39:46À Nantes,
39:46vous travaillez
39:47dans une entreprise
39:48de chauffage, je crois.
39:49Oui, tout à fait.
39:50Pour encore un mois.
39:51Ah, bientôt la retraite,
39:52c'est ça ?
39:53C'est ça, tout à fait.
39:55Qu'est-ce que vous pensez, vous,
39:57de cette décision de Patrick Bruel ?
39:59Je trouve que c'est une bonne décision.
40:03Ça va apporter de l'apaisement
40:05aussi bien pour lui
40:07que pour les présumées victimes.
40:10parce que je pense que c'est un peu difficile
40:18de dire qu'on le soutient
40:21et pour une personne,
40:25on peut soutenir.
40:26Pour plusieurs personnes,
40:28on commence à se poser des questions.
40:30Oui, c'est le nombre de plaintes
40:31qui vous interpellent.
40:32Et voilà.
40:33Et ça crée une ambiguïté.
40:35Et ça ne veut pas dire
40:36qu'en disant ces propos-là,
40:38je dis qu'il est coupable.
40:40Je dis simplement
40:41qu'il faut un apaisement.
40:43Je voudrais vous faire dialoguer
40:45avec Sylvie, avec Grégory.
40:46Bonjour Grégory.
40:48Oui, bonjour Amandine,
40:50bonjour Sylvie,
40:51bonjour à tous.
40:51Alors, vous n'êtes pas tout à fait d'accord,
40:53pas du tout même, avec Sylvie ?
40:54Dites-nous.
40:55Alors, bon, déjà,
40:57je précise quand même
40:58que s'il s'avère
40:59que Patrick Bruel
41:00est vraiment un violeur,
41:02là, c'est une honte.
41:02Je ne veux plus le voir.
41:03Je déteste les violeurs.
41:04Je ne veux plus le voir du tout.
41:06Et il mérite d'être en prison.
41:07Bon, ça, je précise quand même.
41:10Maintenant,
41:12moi, je respecte
41:13la présomption d'innocence.
41:15Parce que la présomption d'innocence
41:16en France n'est plus trop respectée,
41:18je trouve.
41:20Accusation ne veut pas dire condamnation.
41:22Il faut quand même savoir
41:23qu'il n'y a aucune preuve formelle.
41:25Enfin, en tout cas,
41:25de ce que l'on sait.
41:26On ne sait pas
41:26ce qu'est à la justice.
41:28Mais de ce que l'on sait,
41:29il n'y a aucune preuve formelle
41:31contre Patrick Bruel.
41:32Il est présumé innocent.
41:34Alors, oui,
41:3432 plaignantes.
41:35Et je précise bien plaignantes
41:37parce que ce ne sont pas
41:38des victimes encore.
41:39Pour l'instant,
41:40ce sont des plaignantes.
41:40Je ne sais pas qui a raison.
41:42Ce ne sont pas des victimes
41:42reconnues par la justice.
41:44Voilà.
41:44Voilà, oui.
41:45Alors, maintenant,
41:45je ne sais pas qui dit la vérité.
41:46Je précise que je ne défends pas
41:48Patrick Bruel.
41:49Je défends la présomption d'innocence.
41:51Parce que peut-être
41:52que ces femmes,
41:53ces plaignantes,
41:54ont vraiment subi...
41:58sont peut-être réellement victimes.
42:00Je ne sais pas.
42:02Je ne sais pas qui dit la vérité.
42:04Alors, c'est vrai que ça fait 32.
42:05C'est vrai que ça fait beaucoup.
42:05Alors, je rappelle,
42:06ces 32 femmes
42:07qui ont pris la parole,
42:09effectivement,
42:09apporté leur témoignage.
42:10Il y a 9 plaintes à ce jour.
42:13Et on sait qu'il a été mis en examen
42:14pour un certain nombre de faits.
42:184, précisément.
42:19Grégory, pardon,
42:20je vous ai interrompu.
42:21Non, non, mais vous avez raison.
42:23Il est vrai que ça fait quand même
42:25beaucoup de femmes.
42:26Bon, maintenant,
42:28on ne sait pas tout.
42:29On ne sait pas si...
42:31Je mets ça entre parenthèses.
42:32Je mets ça en conditionnel.
42:34Si certaines d'entre elles se connaissent,
42:36si c'est un complot mensongé...
42:38Il y a beaucoup d'entre elles.
42:39Et là encore,
42:40je reste assez factuelle,
42:41mais il y a beaucoup d'entre elles
42:41qui ne se connaissent pas
42:42et avec des récits
42:43qui présentent un certain nombre
42:46de similitudes, en tout cas.
42:49Juste, Grégory,
42:50ce matin, Mimi, Mathieu,
42:51je ne vais pas intervenir.
42:51Oui, oui,
42:52deux petites secondes, Sylvie.
42:53Ce matin, Mimi, Mathieu, Grégory,
42:55disaient que c'est au public
42:56de choisir,
42:56la justice n'a pas tranché.
42:57Vous, vous êtes sur cette position-là,
42:59en fait.
42:59Alors oui,
43:00et puis j'ai aimé aussi
43:00ce qu'a dit Mimi, Mathieu,
43:02sur RTL,
43:03lorsqu'elle a dit
43:03que c'est plus Patrick Bouel
43:05qui a été harcelé
43:06que lui qui a harcelé...
43:08Enfin, à sa connaissance,
43:09il n'a harcelé personne.
43:10Alors que Patrick Bouel
43:11a beaucoup été harcelé
43:12par des femmes qui criaient
43:13Patrick, Patrick,
43:14qui se jetaient sur lui.
43:15Il ne faut pas oublier ça non plus.
43:16Oui, mais Patrick,
43:17Patrick, ce n'est pas forcément
43:18harcelé.
43:19On est loin du viol quand même
43:20quand on crie
43:21le nom d'un chanteur.
43:22Sylvie, allez-y.
43:23Oui, alors moi,
43:24je voulais intervenir.
43:25Ce n'est pas parce que
43:27il annule ses concerts
43:29qu'il a annoncé
43:30à la face du monde
43:31qu'il était coupable
43:32parce que vous avez l'air de dire
43:35on le désigne
43:36comme coupable
43:37parce qu'il arrête,
43:39parce qu'il annule
43:40ses concerts.
43:41Non, moi,
43:42je pense qu'il les annule,
43:44il crée un moment de pause
43:46et après la justice passe
43:48et on verra
43:50ce que la justice donnera.
43:52Mais ça ne veut pas dire
43:54que parce qu'il l'annule
43:55que moi,
43:56j'en fais un coupable.
43:58J'en fais quelqu'un
43:59qui prend son cas
44:01à bras-le-corps,
44:03qui veut se défendre.
44:05Après, la justice dira
44:06s'il est coupable ou non.
44:08Ce n'est pas à moi
44:09d'intervenir là-dedans.
44:12Voilà.
44:13Mais l'apaisement
44:14est notable
44:15et c'est important
44:16pour moi.
44:17Patricia,
44:18bonjour.
44:19Oui, bonjour.
44:20Première fois,
44:20vous aussi,
44:21que vous nous appelez,
44:22vous nous appelez de Pornic.
44:22Tout à fait.
44:23Décidément,
44:23la Loire-Atlantique
44:24est en force.
44:24Ah oui,
44:25exactement, oui.
44:27Vous,
44:27vous aviez donc vos places
44:28mais vous aviez décidé
44:30de ne pas y aller,
44:31c'est ça ?
44:31C'est ça.
44:32C'est ça.
44:33Parce que moi,
44:33j'ai des doutes.
44:34Voilà.
44:34Il y a effectivement
44:35une présomption d'innocence
44:37mais il y a aussi
44:37une présomption de culpabilité.
44:39Et moi,
44:39je ne sais pas.
44:40Je n'étais pas là.
44:42Et je me dis,
44:44on entend plein de choses
44:45qu'il ne fallait pas
44:47qu'il y ait de femmes
44:47seules avec lui
44:48quand il y avait
44:49des tournages de films
44:49ou aux enfoirés
44:51ou tout ça.
44:51Donc,
44:52j'ai des doutes.
44:53Donc,
44:53dans le doute,
44:53je ne veux pas y aller.
44:54Et comme Sylvie,
44:54vous dites,
44:55ça apaise le débat ?
44:57Je pense que ça va l'apaiser.
44:58Mais moi,
44:59je pense qu'il n'aurait pas fallu
45:01que la tournée soit annulée,
45:03qu'elle soit simplement suspendue.
45:06Voilà.
45:06Jusqu'au procès.
45:08Le procès a lieu.
45:09Il est innocent.
45:10On remet en place la tournée.
45:12Bien sûr,
45:13il est coupable de la tournée.
45:14S'il est innocenté,
45:16vous retournerez,
45:17vous le voir sur scène ?
45:19Bien sûr.
45:19S'il est innocenté,
45:21oui.
45:22Mais là,
45:22on est six à aller le voir
45:24des amis de la famille.
45:26Plus personne n'a envie
45:27d'aller le voir
45:27parce qu'on a un doute.
45:29Moi,
45:29je ne me vois pas m'amuser
45:30en concert
45:31alors que potentiellement,
45:33c'est un violeur,
45:34un harceleur.
45:35Voilà.
45:35On sait que c'est un séducteur
45:37mais dès là
45:38à être violeur,
45:40non.
45:40Et encore une fois,
45:41je le rappelle,
45:42c'est effectivement
45:42la justice qui tranchera
45:43et lui,
45:44ni ses accusations.
45:46Il le rappelle,
45:47d'ailleurs,
45:48dans le message
45:48qu'il a posté hier.
45:49Patricia et Sylvie,
45:51merci beaucoup
45:51pour votre appel.
45:52C'était le premier.
45:53J'espère que vous nous rappelez
45:55sur d'autres sujets.
45:56Grégory,
45:56merci à vous.
45:57Dans un instant,
45:58l'heure du crime sur RTL.
46:00Bonne journée
46:01sur RTL.
46:02J'aime quand la vie est facile
46:04J'aime quand le soleil brille
46:07À l'ennui,
46:08à l'amour,
46:08à la vie qu'on fait
46:09RTL
46:10Sous-titrage Société Radio-Canada
46:11Sous-titrage Société Radio-Canada
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