00:00Donc moi je vais vous dire le sentiment que j'ai, il y a des gens qui pensent différemment de
00:04vos ultra-gauchistes, mais qui se cachent en réalité.
00:07C'est-à-dire qu'ils viennent nous dire...
00:08Ils ont peur.
00:09Bien sûr, ils ont peur. Ils ont peur d'être écartés ou d'être mis dans un placard, etc.
00:14Moi ce que j'ai vécu quand je dirigeais France Bleu, c'est d'abord, un, ce sont les syndicats
00:17qui donnent le ton.
00:19Si vous voulez faire une réforme sur votre grille, par exemple, et que vous n'avez pas à l'aval
00:22des syndicats,
00:23la réforme, vous la remettez dans votre poche.
00:24Qu'est-ce que vous appelez la réforme ?
00:26Par exemple...
00:28Faire simplement la grille ?
00:30Je vais vous donner un exemple précis, je pense qu'il ne m'en voudra pas.
00:34A l'époque, vous savez, un média, ça doit être incarné.
00:37Vous incarnez avec d'autres CNews.
00:39Donc ça doit être incarné. Il faut qu'il y ait des repères.
00:42Il faut qu'il y ait une starisation de vos porte-voix.
00:45Et moi j'avais, avec des études, et à l'époque Mathieu Gallet était président de Radio France, c'était
00:49mon patron,
00:50j'avais dit Jean-Luc Reichman, c'est sans doute le meilleur pour incarner...
00:55Donc moi, ce n'était pas deux minutes, mais il faisait un peu de matinale.
00:59Il faisait huit, dix minutes dans la matinale.
01:02Et évidemment, Jean-Luc Reichman, animateur ultra populaire, qui fait les douze coups de midi sur TF1,
01:11je convoque tous les directeurs des locales, pour leur annoncer la bonne nouvelle.
01:15Ce que je croyais être la bonne nouvelle.
01:18Très bon accueil des directeurs des locales.
01:21Et ensuite, quand tous ces gens sont retournés voir leurs troupes,
01:26en fait j'ai eu un préavis de grève.
01:28Donc j'étais obligé de refaire un tour de France dans les locales de France Bleue,
01:33pour expliquer pourquoi je trouvais, pourquoi les études, voilà.
01:37Et j'avais toujours ce qu'on appelle des parles,
01:39c'est-à-dire des animateurs radio locaux,
01:41qui me disaient, mais monsieur le directeur, c'est humiliant pour nous.
01:45Moi, je peux faire la même chose que Jean-Luc Reichman.
01:47Donc j'ai été obligé...
01:49Eh bien, Jean-Luc Reichman n'est jamais venu sur France.
01:51Ah oui, donc vous êtes couché.
01:52Bah, grève générale au moment des législatives.
01:55Ah bah, vous êtes fort, bah écoutez.
01:56Non, mais il y a ceux qui se couchent, c'est ceux qui résistent.
01:58Oui, oui, bien sûr.
01:59Enfin, je n'ai pas résisté longtemps, remarquez.
02:01Je suis parti assez vite.
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