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  • il y a 1 semaine
Le député et candidat à la présidentielle François Ruffin débat avec l'ancien Premier ministre Dominique de Villepin, lors du premier rendez-vous "Libé 2027", en partenariat avec BFM, mercredi 2 septembre.

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Transcription
00:00Je pense que vous avez tous un peu fait ça ce soir en disant est-ce qu'ils sont d
00:03'accord ou pas ?
00:03Mentalement on a tous fait ça.
00:04Je dois avouer qu'il y a une colonne qui est un peu plus remplie que l'autre ce soir,
00:07c'est celle des convergences,
00:08ce qui m'a un peu surpris, mais pas tant que ça finalement.
00:10J'en ai noté quelques-unes, je ne vais pas toutes les faire.
00:13Contre le RN vous êtes sur la même ligne, sur l'urgence écologique vous êtes sur la même ligne,
00:17le protectionnisme, Gaza, la colonisation, la taxation du patrimoine, la niche fiscale, la nuit du 4 août.
00:22Bon, vous dites état généraux, nuit du 4 août, mais on est quand même un peu dans la même symbolique.
00:25J'ai trouvé quelques désaccords, vous en avez parlé, CPE et autoroutes, mais on va dire qu'il y a
00:29prescription là-dessus.
00:31Vous avez manifesté, mais c'est fini, vous avez presque oublié.
00:34Et taxe carbone, mais on est quand même un peu dans le détail, est-ce qu'on l'a fait
00:37avant ou après les aides ?
00:38Et gel de la dette, mais vous n'êtes pas non plus lancé les micros à la figure là-dessus.
00:41Bon, on l'a fait après les aides.
00:44Ah, je l'ai dit, on va faire après les aides.
00:45Évidemment, on ne fait pas ça à découvert.
00:48D'où la question, qu'est-ce que vous faites de tout ça ?
00:53François Ruffin, Dominique de Villepin, vous êtes candidat ou quasi-candidat aujourd'hui.
00:59Dominique de Villepin, vous venez de la droite, mais vous êtes, selon la formule désormais acquise, l'homme de droite
01:06préféré de la gauche.
01:07François Ruffin, vous venez de la gauche et vous êtes toujours à gauche, mais une partie de la gauche...
01:13Quand on prône le CNR, on prône le dépassement.
01:15Mais une partie de la gauche vous reproche parfois d'être de droite.
01:18Ça vous fait peut-être des points communs.
01:20Vous prenez tous les deux le dépassement des clivages.
01:24Pour remettre la France à flot, dépassement des clivages.
01:26Vous en appelez même à l'esprit de la résistance et au Conseil national de la résistance.
01:31C'est pas rien, on va en parler dans un instant.
01:32Ma question est très simple.
01:34Est-ce que vous pourriez travailler l'un avec l'autre ?
01:37Dominique de Villepin.
01:39Alors oui, et je m'entraîne tous les jours.
01:40Oui, et je m'entraîne tous les jours.
01:45Je ne revets pas mon petit tutu rose pour m'entraîner à la barre et me préparer à faire le
01:53grand écart.
01:54Mais je crois qu'il n'y a pas de politique sans capacité à réconcilier et à se soumettre à
02:05une règle.
02:06Moi je suis un ardent défenseur de la règle républicaine.
02:09Une règle.
02:10Qui est complètement oubliée par la politique.
02:13À droite et à gauche.
02:14L'intérêt général.
02:16Il y a un intérêt à défendre en France aujourd'hui.
02:20Si l'on veut que le train fou de l'histoire ne déraille pas dans les bras du Rassemblement national.
02:26Je vous propose qu'on demande à l'autre parti, est-ce que vous aussi François Ruffin, vous pourriez, sans
02:33rentrer dans les conditions, je ne vous demande pas si ce serait derrière Dominique de Villepin, devant à côté, qui
02:37serait le premier ministre de l'autre, mais est-ce que vous pourriez faire un bout de chemin ensemble ?
02:42On est dans une salle des mariages, c'est notre premier rendez-vous Tinder.
02:46Je ne suis pas mère.
02:47Il paraît que c'est dans cette salle qu'a été prononcé le premier mariage de même sexe.
02:52C'est un petit détail.
02:55Ah, un petit paxe.
02:56Je ne sais pas si vous avez déjà préparé le paxe, mais disons qu'on se renifle.
03:01Moi, je...
03:05Je...
03:06Je...
03:06Je...
03:07Je ne voyais pas ça comme ça.
03:08Non.
03:10Non, mais la métaphore canine est très parlante.
03:16Je...
03:17Je...
03:18Je...
03:18Je pense à la fois à un diagnostic partagé et à un horizon qui a des points.
03:24communs.
03:24Le diagnostic partagé, c'est sur les défis que la France a affrontés.
03:29Le défi productif, pas de grand pays, sans grande industrie et sans une agriculture qui assure son autonomie.
03:35Le défi démographique, on a de plus en plus de personnes âgées dont il faut s'occuper.
03:40Et le défi climatique, et on est ici à l'Académie du climat, qui suppose d'à peu près tout
03:46transformer, les logements, les déplacements, l'industrie, l'énergie, la culture, l'agriculture.
03:51L'horizon commun, c'est faire France ensemble.
03:54C'est...
03:57Il y a un an, je publiais un papier sur maintenant, peut-être qu'il faut passer du Front populaire
04:02au CNR, le Conseil national de la Résistance.
04:04Conseil national de la Résistance, 43, les gaullistes, les communistes, et pas que, à la même table.
04:09Et avec un moment... Quel était ce moment ? C'était le moment où la France était rasée.
04:19Plus de ponts, plus de routes, les bâtiments dévastés, mon coin abattu.
04:27C'était un moment aussi d'une faillite des élites, qui avait trahi.
04:32L'étrange défaite.
04:34L'étrange défaite. Mais vous savez, quand Emmanuel Macron a amené Marc Bloch au Panthéon,
04:39je me disais, c'est quand même le président de l'étrange défaite qui fait entrer au Panthéon l'homme
04:44de l'étrange défaite.
04:45Parce que là, c'est l'homme qui, tranquillement, par résignation, comme on glisse sur la pente du pire, amène
04:52Marine Le Pen à l'Elysée.
04:54Et sur le défi climatique, nous n'avons rien essayé. Rien n'est essayé.
04:59Et je suis... Non. D'abord, on ne s'est pas ennuyé ce soir.
05:04Non, mais c'est un truc. La politique, ça peut être tellement...
05:07Je vous prends un mot sur le Conseil national de la Résistance, parce que vous aussi, Dominique de Villepin,
05:11vous dites qu'il faut un Conseil national de la Résistance. Et ne vous vexez pas, mais c'est un
05:17peu tarte à la crème, de dire on doit...
05:20Attendez, attendez, attendez, j'en suis pas venu à ma question.
05:23Qui vous mettez autour de la table ? Qui n'est pas invité ? C'est ça, ma question.
05:28Il n'y avait pas tout le monde au Conseil national de la Résistance.
05:29Est-ce que... C'est important de savoir avec qui on veut reconstruire la France.
05:33Est-ce que vous invitez les insoumis ? Est-ce que vous invitez le RN ?
05:38Ou est-ce que vous vous arrêtez à vous ?
05:43Alors, ils étaient... Prenez votre temps pour répondre.
05:45Ils étaient 17 autour de la table, au CNR, au 48 rue du Four.
05:5217, Jean Moulin qui organise, et là, il y a des syndicalistes, des partis politiques,
05:58et il y a, on oublie parfois, les mouvements de résistance.
06:01Il n'y a pas tous les partis politiques.
06:03Il n'y a pas tous les partis politiques, c'est vrai.
06:04Enfin, disons qu'il y a des communistes...
06:05Il n'y a pas le collet de l'oracle.
06:06Il n'y a pas l'extrême droite.
06:09Non, mais il y a des communistes aux gaullistes, ce qui fait une belle brochette,
06:11et qui nous offre, à mon sens, la référence des communistes aux gaullistes.
06:18Je pense que déjà, on a une belle partie de les citiers politiques.
06:22Mais, qu'est-ce qui se passe ce jour-là ?
06:27Il y a un sacrifice qui est fait.
06:30Il n'y a pas d'acte historique sans sacrifice.
06:33La nuit du 4 août, il y a un sacrifice.
06:34Quand le vicomte de Noaille monte pour prendre la parole,
06:38certes, c'était un Jean-Santerre, c'était un cadet,
06:41mais quand il dit, on va mettre fin aux privilèges des personnes et des biens,
06:46il y a le duc des Guyon qui vient derrière, qui lui est beaucoup plus riche,
06:49et qui fait la même démarche, même s'ils feront racheter les biens en question.
06:56Mais il y a un sacrifice.
06:58Et, au CNR, il y a un sacrifice, qui est d'abord fait par les résistants.
07:02Parce que les résistants, à juste titre,
07:03ils pouvaient penser que les partis politiques et les syndicalistes,
07:06ils avaient failli dans l'étrange défaite.
07:09Et les résistants, c'est eux qui acceptent, pour ainsi dire,
07:13de céder le bâton aux partis politiques, aux syndicats,
07:16à tous ceux qui prendront le pouvoir à la libération.
07:19C'est dire qu'il n'y a pas de grandeur sans renoncement.
07:23Il n'y a pas d'histoire sans sacrifice.
07:26Et c'est cela qui fait qu'à un moment donné, on sait qu'il se passe quelque chose.
07:31Parce que discuter, gentil gentil, ami ami,
07:35et se dire, qui a gagné ce soir, je m'en suis plutôt bien tiré,
07:39j'ai marqué un point, on me connaît un peu plus partout en France,
07:42ce n'est pas 6%, c'est 8%.
07:44Ça, c'est du calcul.
07:46On arrive à un moment de notre histoire où il faut avancer sans calcul,
07:52en prenant tous les risques.
07:54personne ne sait qui sera encore vivant à l'heure de la victoire,
07:58c'est-à-dire en mai prochain.
08:00Peut-être que l'un d'entre nous aura pris une balle entre les deux yeux.
08:03C'est ça, la politique.
08:04Mais, nous savons...
08:05Pourquoi vous dites ça ?
08:07Parce que c'est la vérité des campagnes présidentielles.
08:09C'est la balle politique.
08:10Mais, bien sûr.
08:12Politique, je vais vous dire, politique ou autre,
08:15si j'en crois les menaces que j'ai subies depuis maintenant,
08:18depuis 2023, tout est possible quand vous vous engagez en politique.
08:22Vous prenez un risque et vous faites un sacrifice,
08:24et pas seulement vous, vous et votre famille.
08:26Donc, moi, je ne suis pas là ce soir en me disant,
08:29qu'est-ce que je gagne ?
08:30J'ai la chance d'avoir créé un parti,
08:31tous ceux qui sont avec moi ne se posent pas la question de,
08:34qu'est-ce que je gagne ?
08:35Qu'est-ce qu'il y a pour moi ?
08:36Combien de places ?
08:37Combien de ministres ?
08:38Et on voit bien que toute la classe politique est en train de jouer,
08:41non pas l'élection présidentielle.
08:44Ils ont tous compris ou acquis que Marine Le Pen allait gagner.
08:48Ils jouent les places pour les prochaines législatives
08:51et puis les autres élections.
08:53Moi, je refuse cette fatalité-là.
08:56Et le prix qu'il faut payer, eh bien, il faut le payer.
08:59Et c'est là où l'intérêt général l'emporte.
09:01Et c'est là où la politique, moi qui n'ai jamais été élue,
09:05j'en ai retenu une chose,
09:07c'est celle de notre histoire.
09:09C'est qu'à un moment donné, la politique, ça se paye comptant.
09:12Ça se paye avec le prix d'une vie, le prix d'un engagement.
09:16Si on n'est pas capable de faire ça, aujourd'hui, il faut faire autre chose.
09:20Parce qu'aujourd'hui, c'est l'histoire avec un grand H qui s'écrit,
09:23pas avec un petit H,
09:24et pas avec des bonbons acidulés et quelques bravos dans une salle.
09:30Qu'est-ce que vous êtes prêt à sacrifier ?
09:32Vous parlez de sacrifice ?
09:33Qu'est-ce que vous êtes prêt à sacrifier, vous ?
09:36Moi, je suis prêt à sacrifier
09:39toutes les ambitions,
09:41tous les rôles qui permettront à la France de gagner.
09:45Je ne suis pas là pour savoir ce que je vais avoir pour moi.
09:48Je m'en fous.
09:49Je m'en fous.
09:50Alors vous me direz, c'est facile, il a 72 ans,
09:52il n'a qu'à attendre, et puis...
09:53On n'a rien dit, hein.
09:54Voilà.
09:55Ce ne serait pas permis.
09:56Bon, mais vous l'avez pensé.
09:57Non.
09:57En tout cas, moi, je vous dis que tout ce que j'ai appris de la politique,
10:01c'est qu'à un moment donné,
10:02il fallait être capable de jouer
10:06avec ce que l'on est
10:08et de risquer ce que l'on est.
10:10Parce que c'est ça, l'histoire.
10:11En 1943, effectivement,
10:14Jean Moulin, en 1945, il n'est plus là.
10:16Bon, Brossolette, il n'est plus là.
10:18Et par contre, les partis politiques, ils sont encore là.
10:20Personne risque sa vie, là.
10:21Mais c'est que je vous dis, monsieur...
10:27Là, vous êtes en train de...
10:28On a l'impression...
10:28Mais oui, mais est-ce que c'est...
10:29Alors, peut-être que vous allez me démontrer.
10:32Non, mais parce que vous êtes journaliste.
10:34Vous êtes journaliste.
10:35C'est mon défaut.
10:35Et vous ne voyez pas,
10:36vous ne voyez pas ce que les hommes politiques
10:38et les femmes politiques dans notre pays
10:40Et c'est moi qui vous posez la question.
10:41Oui, mais j'ai compris.
10:42Je sais ce que les hommes politiques
10:44et les femmes politiques
10:45et parfois les journalistes payent.
10:46Ça arrive.
10:47Est-ce que vous êtes en train de dire
10:50que vous sacrifiez tout ce que vous avez maintenant ?
10:53Votre carrière, une belle carrière...
10:56Une carrière, des intérêts...
10:58Moi, je ne fais pas mes propositions fiscales
11:00en fonction de la constitution de mon patrimoine.
11:03C'est pas mon sujet.
11:03François Ruffin est débuté de celui car
11:05il a moins à sacrifier que vous.
11:07Vous nous dites que vous sacrifiez beaucoup de choses
11:09pour vous présenter, c'est ça ?
11:11Pour être le président ?
11:12Non, je sacrifie parce que je crois que...
11:14Vous pourriez ne pas être président ?
11:15Parce que je crois que l'intérêt général
11:17mérite à un moment donné
11:18qu'on ne se mette pas au premier rang.
11:21On n'est pas là pour soi.
11:23Voilà.
11:23Oui, d'accord.
11:24Donc je n'ai pas...
11:24Je n'ai pas...
11:25Moi, je vois bien ce que Jean Boulin sacrifie.
11:26Je n'ai pas dans ma démarche ce soir
11:27d'ambition personnelle.
11:28Je n'ai pas de calcul stratégique
11:31pour savoir qui sera en haut de l'affiche.
11:33Charles Azinvour a tout dit là-dessus.
11:35Et donc, c'est pas une question de calcul.
11:38Je pense qu'il y a quelque chose...
11:38Je voudrais Jean Boulin de côté
11:40quelques minutes
11:41qu'on revienne en 2026
11:43à cette idée de CNR bis.
11:47Même question, François Ruffin.
11:49Pour refonder la France,
11:50pour éviter ce que vous disiez tout à l'heure
11:53avec Dominique de Villepin,
11:54l'arrivée des extrêmes à l'Elysée.
11:56Jusqu'où vous êtes prêts à dialoguer
11:59qui est autour de la table ?
12:01Pour ne pas que ce soit
12:02la énième tarte à la crème
12:03de je suis l'homme du dialogue,
12:06je peux faire du en même temps
12:07et parler aux deux rives.
12:12Reposons le cadre.
12:13Le train de la fatalité
12:15est un train qui, aujourd'hui,
12:17amène Marine Le Pen à l'Elysée.
12:19Donc, comme disait Rouleveld,
12:20il faut essayer quelque chose.
12:22Le peuple ne nous en voudra pas
12:24d'avoir échoué,
12:25mais il nous en voudra
12:26de ne pas avoir essayé.
12:27Donc, on doit essayer.
12:28Et on doit essayer en mettant le bazar,
12:31en ce que chacun ne reste pas
12:32dans son couloir.
12:34Les cocos, les écolos,
12:35chacun avec son petit pourcentage.
12:38Moi, ça ne m'intéresse pas.
12:40Je le dis.
12:40Je note que, comme Dominique de Villepin,
12:41vous vous arrêtez,
12:42je reprends vos mots,
12:42au coco.
12:43Ça s'arrête là.
12:45Oui, ça a son importance.
12:46Je vais vous dire,
12:47moi, je ne pense pas comme ça.
12:48Moi, ce qui m'intéresse aujourd'hui,
12:49c'est une ligue des dérailleurs.
12:51Ceux qui veulent faire dérailler le train.
12:53Et je pense aujourd'hui plus...
12:57Je pense plus aujourd'hui
12:58à des figures
13:00qui se sont détachées.
13:02Alors, évidemment,
13:02Fabien Roussel est le bienvenu.
13:03Les communistes étaient là
13:04en 1943.
13:06Et je dirais,
13:06Fabien reste...
13:07Dominique de Villepin à Kies.
13:08On continue.
13:10Mais, au-delà de ça,
13:11mais je n'ai pas envie
13:12de faire une liste de noms,
13:13mais un Jean-Marc...
13:14Si vous êtes trois à table,
13:15un Jean-Marc Jean-Covici...
13:16Un Jean-Marc Jean-Covici
13:17sur la question du climat,
13:19il a besoin d'être là.
13:21Une Natacha Polony
13:23sur la question de la souveraineté,
13:25elle a besoin d'être là.
13:26Un Thomas Piketty
13:27sur la question de la fiscalité,
13:29il a besoin d'être là.
13:30Un Jean-Luc Mélenchon...
13:31Une Julia Cagé
13:32sur la question de la démocratie
13:33a besoin d'être là.
13:34Donc, voilà.
13:35Je pense qu'aujourd'hui,
13:36il y a des figures
13:37qui se disent
13:38qu'on a besoin de secouer le truc.
13:40Et en fait,
13:40il y a un profond désir de ça.
13:42Chez les Français,
13:43je sens un désir d'autre chose.
13:44Alors, ils ne savent pas quoi.
13:46Mais, il y a le désir
13:47de secouer ce bazar-là.
13:49Je note qu'il y a beaucoup
13:50de personnalités de gauche
13:51dans les noms
13:51que vous venez de citer.
13:52Est-ce que vous pouvez en citer
13:53qui sont de l'autre rive ?
13:54Mais je dirais
13:55que c'est à Dominique de Villepin
13:56de nous aider à l'adapter
13:58autour de la table.
13:59Ça s'appelle refiler le ballon.
14:00Vous savez, là,
14:03on fait une liste.
14:04C'est vous qui êtes parti
14:04dans la liste tout seul.
14:05J'ai demandé un nom.
14:06C'est vous qui l'avez demandé,
14:07M. Fauvel.
14:07M. Fauvel.
14:08Nous, on n'a pas fait l'hypocrite
14:09pendant la soirée,
14:10alors ne commencez pas.
14:10M. Fauvel.
14:12Il vous a chargé de la mission.
14:14Je veux dire un mot.
14:15Il faut que quand même...
14:17Le Conseil national de la résistance
14:19s'en repartir de ça,
14:20mais ce n'est pas juste
14:21un barrage républicain
14:22où on se met ensemble
14:23pour barrer la route
14:24à l'extrême droite.
14:24C'est un projet,
14:25c'est un horizon.
14:26Donc, il faut quand même
14:27qu'il y ait un horizon
14:28qui soit partagé.
14:29Je le résume en un mot,
14:30pour moi, c'est protéger.
14:31Il y a un devoir aujourd'hui
14:33de protéger les Français.
14:34De protéger les Français
14:35sur leur niveau-dit,
14:37de protéger les Français
14:37sur leur emploi,
14:38de protéger les Français
14:40face au changement climatique.
14:41Ce devoir de protéger.
14:43Et je mets trois piliers.
14:45Je mets la réparation écologique,
14:47je mets la justice fiscale,
14:50je mets la souveraineté nationale.
14:52J'aurais tendance même
14:54à y mettre des mesures
14:56en se disant que le but,
14:57c'est quoi ?
14:58Ce n'est pas d'avoir des trucs
14:59qui passent à 51%.
15:00C'est qu'aujourd'hui,
15:01il y a des mesures
15:01qui, au fond,
15:02sont assez consensuelles
15:03chez les Français.
15:04Où on peut les embarquer,
15:05où il y a 80%.
15:06Moi, ce que je reprochais plus
15:07à Emmanuel Macron
15:08quand il a fait
15:09la réforme des retraites,
15:11c'est évidemment,
15:12il y a la cause sociale.
15:13Mais à ce moment-là,
15:15où le peuple français
15:16a traversé la crise Covid,
15:18la crise des gilets jaunes,
15:19la guerre en Ukraine,
15:21on lui met en péril
15:22l'unité de la nation.
15:24En prenant une mesure
15:25contre tous les syndicats unis,
15:27contre 40% des salariés,
15:29et vraisemblablement
15:29contre une majorité
15:30à l'Assemblée.
15:31Donc, il faut chercher
15:32quelles sont les mesures
15:33aujourd'hui
15:34qui vont retrouver
15:35un large assentiment,
15:37qui ne vont pas être
15:37le parti du déchirement national,
15:39parce que le rassemblement national,
15:40ce n'est pas le rassemblement national,
15:42c'est le déchirement national.
15:44Il faut chercher
15:45comment on peut rassembler
15:46le plus large possible.
15:47Mais si je dis
15:48indexation des salaires
15:49sur l'inflation,
15:50aujourd'hui,
15:50c'est 80% des Français
15:51qui sont pour.
15:52Si je dis référentum
15:53d'initiative citoyenne,
15:55c'est 80% des Français
15:56qui sont pour.
15:56Si on dit
15:57retour d'un impôt
15:59de solidarité
15:59sur la fortune,
16:00c'est 80% des Français
16:01qui sont pour.
16:02Donc, il y a des mesures
16:03comme ça
16:04qui peuvent embarquer,
16:05renouer la confiance,
16:07faire qu'on se remette
16:08en marche.
16:09Alors, bon,
16:09il n'a pas tout préempté,
16:10quand même,
16:11on a le droit de dire
16:11en même temps
16:11qu'on est en marche,
16:12mais faire France
16:13ensemble vers un horizon.
16:15Je me rappelle quelque chose,
16:15mais je ne sais pas quoi.
16:17Dominique de Villepin,
16:17vous avez eu 2 minutes 30
16:21pour nous dire
16:22avec qui vous pourriez
16:23faire ce bout de chemin.
16:24François Ruffin
16:25a eu cette expression
16:25tout à l'heure
16:26en disant
16:26lui et moi,
16:27on se renifle.
16:28En ce moment,
16:29il a donné quelques noms
16:30de ses personnalités
16:31qui pourraient réfléchir ensemble.
16:33Il faudra m'expliquer ensuite
16:33si c'est avant,
16:34après l'élection,
16:35ce que ça pourrait être.
16:36Ce qui est très embarrassant,
16:37c'est de citer des noms
16:38de personnes
16:39avec lesquelles on dialogue.
16:40Non, si, si,
16:41avec lesquelles on parle,
16:43mais de les jeter en pâture
16:44et donc de les embarrasser
16:46et de les gêner.
16:47Je pourrais vous citer
16:47un certain nombre
16:48de membres
16:49et de figures
16:50des Républicains
16:51avec lesquels j'ai travaillé,
16:52des gens comme Jean-Louis Borloo
16:55dans les partis centristes
16:57et beaucoup d'autres.
16:59Beaucoup de figures
17:00du monde syndical
17:01qui ont aussi été
17:03des figures
17:04qui ont rassemblé
17:05les Français
17:05et auxquelles
17:06les Français font confiance.
17:07Donc je crois
17:08qu'il y a dans
17:08la société civile,
17:10dans le monde politique,
17:11à droite, à gauche,
17:12au centre,
17:13il y a des énergies
17:14qui sont prêtes
17:15à se mobiliser.
17:17Le drame,
17:18c'est que notre système
17:19est aujourd'hui dominé
17:20par les partis politiques
17:21et par l'esprit de boutique.
17:22Donc chacun voit
17:23ce qu'il peut gagner
17:25dans la perspective
17:26des élections présidentielles
17:27et des législatives derrière,
17:29qu'elle est sur le petit réchaud,
17:31la tambouille
17:31qu'on peut préparer
17:32et qui permettra
17:33de survivre
17:34jusqu'aux prochaines élections.
17:35Ce n'est pas ma démarche
17:36parce que je crois
17:37que nous sommes
17:38dans un double moment
17:40central.
17:41Premièrement,
17:42parce qu'il y a ce risque
17:44du RN,
17:45mais cela ne suffit pas.
17:46Nous sommes dans un moment
17:47de transformation du monde.
17:49Si nous ne prenons pas
17:51le bon train de l'histoire
17:52et non pas le train fou,
17:55nous verrons notre pays
17:57s'effacer
17:59et de l'Europe
18:00et de l'histoire du monde.
18:02Moi, je ne peux pas accepter
18:04le rétrécissement français,
18:06le déclassement des Français
18:07et je prends en compte
18:09la fierté de nos compatriotes.
18:11Ils veulent appartenir
18:13à un pays
18:13qui compte dans le monde.
18:16Pour cela,
18:16je suscris pleinement
18:17au pilier
18:18que met en avant
18:19François Ruffin.
18:21Protéger, bien sûr,
18:22la sécurité,
18:23c'est un élément essentiel.
18:24Il faut le faire
18:25dans le cadre
18:26de quelque chose
18:27qui peut rassembler
18:28très largement les Français.
18:29Je pense que l'ordre républicain
18:31est un mot d'ordre
18:33qui peut rassembler
18:34tous les Français.
18:35Nous sommes dans une société
18:37qui est insécure.
18:38Nous sommes dans une société
18:39où les services publics
18:40ne sont plus à la hauteur
18:41de nos espérances,
18:42où la justice
18:43ne répond pas
18:44comme elle devrait,
18:45où la sécurité
18:47de nos forces de l'ordre
18:48n'ont pas toujours
18:49les moyens
18:49de faire respecter
18:50cet ordre républicain.
18:52De la même façon,
18:53je pense qu'il y a
18:53un deuxième pilier
18:54et qui est aujourd'hui
18:55la clé,
18:55et c'est pour vous dire
18:56à quel point
18:57j'y attache de l'importance
18:59compte tenu de l'itinéraire
19:00qui a été le mien,
19:01la justice sociale.
19:02On ne fera rien,
19:04et c'est pour cela
19:04que je veux ouvrir
19:06les niches fiscales
19:07et sociales.
19:08Il faut convaincre
19:09les Français
19:11que nous allons
19:12vers plus de justice.
19:14Et pour aller
19:15vers plus de justice,
19:16il faut renoncer
19:17à l'opposité,
19:18il faut renoncer
19:18à la rente,
19:19il faut renoncer
19:20à un certain nombre
19:21de privilèges
19:21qui aujourd'hui
19:23retiennent notre pays.
19:24Et puis,
19:25il faut espérer
19:26pour nos enfants.
19:26Moi,
19:27je n'accepte pas
19:28que mes enfants
19:28aient un avenir
19:29moins bon
19:29que celui
19:30que j'ai pu avoir.
19:31Et donc,
19:31de ce point de vue-là,
19:32le progrès écologique,
19:33la capacité
19:34à relever
19:34le défi
19:35du progrès économique
19:36à la fois
19:36sur le plan
19:37des nouvelles technologies
19:37et sur le plan
19:39d'une croissance
19:41qui pourrait offrir
19:42à la France
19:42un avenir en Europe,
19:43je crois qu'il y a là
19:44des pistes de travail
19:46qui peuvent rassembler
19:47les trois quarts
19:48de l'échiquier politique.
19:49Il nous reste
19:49quelques minutes seulement.
19:50Je voudrais vous entendre
19:51tous les deux
19:51sur un mot
19:52qu'on a entendu
19:53ces derniers jours
19:54dans le débat public
19:55qui est le mot
19:55de désobéissance.
19:57En cas de victoire
19:58du Rassemblement national
19:59à l'élection présidentielle,
20:00plusieurs responsables
20:01de gauche
20:01vont essayer
20:01de citer précisément
20:02leurs mots
20:04pour ne pas qu'il y ait
20:05de mauvaise interprétation.
20:06Marine Tondelier,
20:07la patronne des écologistes,
20:09dit
20:09« J'espère qu'il y aura
20:10des désobéissances ».
20:11Mathilde Panot,
20:12chef de file
20:13des députés insoumis,
20:14dit qu'elle respectera
20:15le résultat des élections
20:16mais qu'elle résistera
20:18de toutes les manières.
20:19Est-ce que,
20:20d'une façon
20:21ou d'une autre,
20:22vous considérez
20:23si Marine Le Pen
20:24arrive à l'Élysée
20:25que vous aurez à résister ?
20:29François Ruffin.
20:32François Ruffin ?
20:33Moi, je me refuse
20:34à répondre
20:35à cette question.
20:36Je me refuse
20:39à me placer
20:40dans cette hypothèse.
20:42Je le dis,
20:45nous essayerons tout
20:46pour faire dérailler
20:48ce train de la fatalité.
20:49s'il ne déraille pas.
20:50Eh bien,
20:51les si,
20:52on verra demain.
20:53D'accord ?
20:53Là, je ne mène pas
20:54la bagarre
20:54pour après-mai prochain.
20:56On me la mène
20:56d'ici là
20:57et pas seulement
20:58pour que le Rassemblement
21:00national n'arrive pas
21:00au pouvoir.
21:01J'entendais
21:02Dominique Vipin
21:03qui parlait de sacrifice.
21:04Je veux parler,
21:05je veux avoir
21:06un autre ton,
21:07si vous me permettez.
21:08Je veux parler du bonheur.
21:10Que ça ne soit pas seulement
21:11dans une forme
21:12de résistance,
21:13de contre,
21:13de tout ça.
21:14Je pense qu'on a eu
21:14du plaisir ce soir.
21:16il y a de la joie
21:18aussi
21:18à faire de la politique
21:19et les Français
21:20ont une grande joie
21:21à faire de la politique.
21:23Mais il faut que
21:24ce qu'on propose
21:26aux Français,
21:26ça ne soit pas seulement
21:27un truc de recroqueveillement,
21:29mais une aspiration
21:30qu'ils se disent
21:31en 2032,
21:32on vivra mieux.
21:37Applaudissements
21:41L'histoire de France
21:42vous a instruit
21:43de ce qu'étaient
21:44les grands rendez-vous
21:47qui étaient
21:47ceux de notre pays.
21:49Et notre pays
21:50n'a pas l'habitude
21:51de se dérober.
21:52Et donc,
21:53l'esprit de résistance,
21:54bien sûr,
21:55dans le cadre de la République,
21:56dans le cadre de la démocratie,
21:57mais ça veut dire aussi
21:58ne pas accepter
21:59que cette République,
22:00elle puisse être dévoyée.
22:02Et nous avons aujourd'hui
22:03des exemples
22:04aux États-Unis,
22:06nous l'avons eu en Hongrie
22:07et dans d'autres pays européens,
22:09des exemples de dévoiement
22:11où la société civile,
22:13la société politique
22:14est étrangement
22:15restée inerte.
22:16J'avoue personnellement
22:17que je suis très surpris
22:19de voir à quel point
22:21Donald Trump
22:23vit en absence totale
22:25d'opposition,
22:26intellectuelle,
22:27politique,
22:28et je trouve ça scandaleux.
22:30j'estime qu'il y a un devoir
22:33de dire,
22:34quand on voit la science
22:34être déboulonnée,
22:35quand on voit les universités
22:37être déboulonnées,
22:38on ne reste pas sans rien faire.
22:39Moi, je ne peux pas accepter,
22:40par exemple,
22:41que le référendum en France
22:43puisse être dévoyé
22:44et qu'on puisse avoir
22:45toutes sortes de référendums
22:46ou de révision de la Constitution
22:48pour faire passer
22:49un changement de régime
22:53totalement en erreur
22:54des règles républicaines.
22:55Et on voit bien
22:57qu'il n'y a pas seulement
22:58aujourd'hui,
22:58dans la contamination
22:59de notre pays,
23:00il n'y a pas seulement
23:00le Rassemblement national.
23:02On voit qu'il y a aujourd'hui,
23:04y compris
23:04chez un certain nombre
23:06de républicains,
23:07des gens qui tiennent
23:08un discours
23:09qui veut flatter
23:12les populismes
23:13et qui marquent
23:14ce dévoiement,
23:15ou en tout cas
23:15ces risques de dévoiement,
23:17quand on préconise
23:18la suppression
23:19du droit du sol,
23:21des références aussi
23:22fondamentales pour...
23:23Là, vous faites allusion
23:24à Édouard Philippe.
23:24Par exemple...
23:25À Mayotte.
23:26Mais je pourrais prendre
23:27Gabriel Attal
23:28pour ce qui concerne
23:30la remise en cause
23:31du droit international
23:31ou Bruno Retailleau
23:33pour ce qui concerne
23:34l'État de droit.
23:35On flirte
23:36par démagogie politique.
23:38On estime,
23:39à un moment donné,
23:41que tout vaut
23:42d'aller gagner
23:42quelques votes.
23:43Moi, j'estime que...
23:44Mais je vous écoute
23:45et je me dis
23:45qu'il y a de moins en moins
23:46de monde autour de la table.
23:47Si vous enlevez...
23:48Vous avez dit
23:49des gaullistes
23:50au coco,
23:52là, vous venez d'enlever
23:52Gabriel Attal,
23:53Édouard Philippe,
23:53Bruno Retailleau.
23:54La table se vide.
23:55Mais Marc Fongel,
23:56c'est pas les chapeaux
23:57à plumes.
23:58C'est pas les chapeaux
23:59à plumes dont nous parlons.
24:01Excusez-moi,
24:01mais si vous mettez
24:02Gabriel Attal
24:02ou Édouard Philippe
24:03autour de la table,
24:04moi, je suis plus là.
24:04Oui, moi non plus.
24:09Non, mais...
24:13Oui, il y a
24:14erreur de casting.
24:15On ne parle pas
24:16des chapeaux à plumes.
24:17Nous parlons du cœur
24:19de la politique
24:19et du cœur
24:20de la société civile.
24:21C'est pas un nouvel
24:21en même temps.
24:22C'est autre chose.
24:23C'est pas un nouvel
24:23en même temps.
24:24Donc, le milieu 8,
24:24on va devoir choisir
24:25entre Gabriel Attal
24:26et moi, quand même.
24:28Non, plus ça,
24:29quand je pose
24:30le diagnostic
24:31d'une faillite des élites,
24:32je suis sérieux.
24:33Donc, il nous faut
24:34des gens qui ont fait
24:35finalement une forme
24:36d'autocritique en profondeur,
24:38qui voient la cupidité,
24:40la médiocrité
24:40des élites
24:41qui nous gouvernent
24:42aujourd'hui
24:42et qui disent
24:42qu'on ne va pas
24:43s'en sortir
24:43par du bidouillage,
24:45par du rafistolage,
24:46par du ravaudage.
24:47Il faut une grande
24:48remise à plat
24:49dans notre pays.
24:50Ceux qui nous ont menés
24:51à l'impasse
24:51n'ont pas de place
24:53dans ce rassemblement.
24:57Alors, on a cité
24:59Charles Aznavour,
25:00on a cité
25:00Charles Trenet,
25:02Syntex,
25:03Syntex,
25:04Baudelaire,
25:05Karl Marx.
25:05On avait évoqué
25:07au début
25:07de cette rencontre
25:09qu'il fallait
25:10qu'il se passe
25:11quelque chose.
25:12Moi, j'ai l'impression
25:13qu'il s'est passé
25:13quelque chose ce soir.
25:15Je ne sais pas
25:15ce que le public
25:16en pense.
25:16On a pris du plaisir,
25:17c'est vrai,
25:18vous avez raison,
25:18François Riffin.
25:19Il y a même eu
25:19de la joie,
25:20effectivement.
25:20On n'a pas tout à fait fini,
25:22on a allègrement
25:24dépassé notre timing,
25:25mais bon,
25:26on l'avait anticipé.
25:29Peut-être,
25:29est-ce qu'il s'est passé
25:31quelque chose ?
25:32Est-ce que vous pouvez
25:32nous le dire ?
25:33Non, mais là,
25:34on croirait vraiment
25:35qu'on est à la fin
25:36d'un date, là.
25:37Bon, alors,
25:38je lui envoie un SMS
25:38ou pas ?
25:44Je le redis,
25:45je pense qu'il y a
25:47un horizon,
25:48enfin, il y a
25:48un diagnostic partagé,
25:50il y a un horizon commun
25:51et il faut se remettre
25:53autour de la table,
25:53il ne faut pas se remettre
25:54autour de la table
25:55tout seul
25:56et avec une arme.
25:58L'arme qui permet
26:00de lever les gens
26:01et de...
26:02C'est l'espoir.
26:03Ce n'est pas de dire
26:04ça va être terrible
26:04et ainsi de suite,
26:05c'est l'espoir.
26:06C'est l'espoir
26:06de vivre mieux
26:08et...
26:09Et c'est pour cela
26:09qu'on esquisse ce soir
26:10et, personnellement,
26:12c'est comme ça
26:13que je terminerai.
26:14On esquisse ce soir
26:16sur la possibilité
26:17d'une alternative
26:19à ce qui est
26:20la politique
26:21comme avant.
26:23Aujourd'hui,
26:24nous avons le choix
26:25entre des radicalités
26:26ou
26:28la poursuite
26:29du macronisme
26:30sous d'autres formes.
26:32Mais même...
26:32Moi, je refuse
26:34l'impasse.
26:35Oui, même à gauche
26:36parce qu'ils pensent
26:36le système
26:37exactement de la même façon.
26:39c'est les mêmes variables,
26:40c'est les mêmes mesurettes.
26:42Rien ne change.
26:43Vous avez vos 06
26:44entre vous.
26:46Rassurez-vous.
26:47Et donc,
26:48aujourd'hui,
26:48vous avez raison
26:49de vous tourner vers nous
26:50pour dire
26:51« Et maintenant ? »
26:52Mais moi,
26:52je me tourne
26:53vers la salle
26:54et je me tourne
26:54vers les Françaises
26:55et vers les Français,
26:56je me tourne
26:56vers les réseaux sociaux,
26:57je me tourne
26:58vers le citoyen.
26:59Qu'est-ce que veulent
27:00les citoyens ?
27:01Ils veulent qu'on fasse
27:02comme avant
27:02ou est-ce qu'ils veulent
27:04que cela change ?
27:05Est-ce qu'ils pensent
27:07qu'on peut faire
27:07de la politique autrement
27:09ou est-ce qu'ils croient
27:10que les jeux sont faits ?
27:13Eh bien,
27:14il est où le bonheur ?
27:15Comme dit Christophe Maé,
27:16on va rajouter
27:16Christophe Maé
27:17dans la salle.
27:18Il est où le bonheur ?
27:19Eh bien,
27:20le bonheur,
27:20il est dans le combat.
27:26Marc a des petites obligations
27:27sur BFM,
27:28donc il nous quitte
27:29et...
27:30Marc travaille à la télé,
27:32donc il faut qu'il rentre
27:32à la télé.
27:32Deux choses.
27:33D'abord,
27:35je dirais...
27:36Dominique de Villepin
27:37a dit combien
27:38il n'avait plus rien à perdre,
27:39combien, finalement,
27:40je disais,
27:40il faisait ses sessions
27:41d'avec son camp
27:42et possiblement
27:42d'avec sa classe.
27:43J'ai dit que j'avais
27:44tout à perdre,
27:45mais que j'étais prêt
27:45à le perdre.
27:46et que, finalement,
27:49il était prêt
27:50à porter un programme
27:51qui ne servirait pas
27:53ses intérêts particuliers.
27:54Je veux dire
27:55que, pour ma part,
27:57je n'ai pas vocation
27:58à faire carrière
27:58dans la politique.
27:59Voilà,
28:00j'étais reporter
28:01avant,
28:02je serais reporter
28:03après,
28:04on est maintenant.
28:06Et maintenant,
28:06je dis,
28:07il faut tout essayer.
28:08Et essayer aussi
28:09de péter les cloisons
28:11et que chacun
28:12ne reste pas
28:12dans son couloir.
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