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  • il y a 1 semaine
Karim Bouamrane, maire PS de Saint-Ouen et candidat à l'élection présidentielle, était l'invité de BFMTV face à Charles Consigny, ce mercredi 2 septembre 2026. Il est revenu sur les principaux enjeux de la prochaine élection présidentielle.

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Transcription
00:00On va continuer, si je puis dire, avec des fortes têtes dans cette émission.
00:04C'est le premier duel ce soir avec cette question.
00:08Quel candidat, véritablement, pour incarner la voix des oubliés, la voix de la France populaire,
00:13la voix des dépossédés, comme l'a souvent dit et écrit Christophe Guilloui ?
00:17Quel sera ce bulletin de vote des dépossédés qui peut encore d'ailleurs secouer la campagne à ce sujet ?
00:24Deux fortes têtes. Je peux vous présenter ainsi ? Oui, Charles Consigny, vous l'acceptez.
00:28Merci d'être là avec nous ce soir.
00:31Bonsoir Karim Ouamran.
00:32Bonsoir Madame Abrouk.
00:33C'est un plaisir de vous recevoir. Vous êtes maire socialiste de Saint-Ouen, candidat directement à l'élection présidentielle.
00:40Je trouve que cette question de savoir qui peut encore incarner, je dis les classes populaires,
00:45ce n'est sans doute pas la bonne définition, mais cette France des possédés, sa France des oubliés, des invisibles,
00:51vous pensez l'incarner vous-même ?
00:53En tant que maire, je pense l'incarner parce qu'en plus d'un déclassement national,
00:58il y a un déclassement générationnel, on le voit sur la catégorie des jeunes,
01:02on le voit sur une bonne partie du fait que l'ascenseur républicain est totalement bloqué,
01:08on le voit tous les jours en tant que maire sur les questions de logement,
01:10sur les questions de sécurité, sur les questions de protection,
01:13sur les questions aussi de démocratisation de l'excellence.
01:15Est-ce qu'aujourd'hui, lorsqu'on est issu d'une classe populaire,
01:17c'est-à-dire ouvrier, agriculteur, classe moyenne et même moyenne supérieure,
01:22est-ce qu'on peut se dire qu'en tant que jeune, on vivra mieux que nos parents et que
01:25nos grands-parents ?
01:26Le logement a quasiment doublé en l'espace des 15-20 dernières années,
01:31alors que les prix du travail sont de plus en plus limités.
01:34Donc il y a un vrai sujet.
01:36Dans les années 70, lorsqu'on était issu des classes populaires,
01:38Mme Mabrouk, il nous fallait 15 ans, une personne comme moi par exemple,
01:41issu d'un milieu populaire, pour doubler son pouvoir d'achat.
01:45Aujourd'hui, il ne faut pas 10 ans, 20 ans, 30 ans, il faut 80 ans.
01:49Donc le travail ne répond plus à l'espoir républicain.
01:52Donc à la question, est-ce qu'aujourd'hui, il faut une incarnation de l'élan, de l'espoir populaire
01:58?
01:59Oui, mais malheureusement, ce qui est absent du débat présidentiel,
02:04c'est les sujets qui font sens dans ce qu'on appelle l'espoir républicain.
02:10Est-ce que la gauche, est-ce que les socialistes incarnent encore justement ce vote populaire,
02:14cette France des invisibles ?
02:15Moi, je ne crois pas du tout.
02:17Je pense que la France des invisibles, justement,
02:22elle subit malheureusement les résultats de nombreuses années
02:26durant lesquelles on paye un système socialiste en France.
02:30Je pense que la France des classes populaires,
02:33elle paye le fait que le travail n'est plus rémunéré parce qu'il est trop taxé.
02:37elle paye le fait qu'il faut payer les retraites à 60 ans.
02:42J'ai vu que François Hollande, qui sera peut-être votre candidat,
02:46si ça n'est pas vous, Raphaël Glucksmann,
02:48s'enorgueillissait d'avoir, sous son quinquennat,
02:52occasionné le départ de plusieurs centaines de milliers de Français
02:55à la retraite à 60 ans, estimant que c'était une bonne nouvelle.
02:57Sauf que les actifs, ça, ils le payent aujourd'hui.
03:00Donc, je ne pense pas que la gauche actuelle,
03:04en tout cas la gauche dite modérée,
03:07parvienne à convaincre les classes populaires.
03:09Ce qu'on voit malheureusement, et ce qui est bien sûr difficile pour elle,
03:12c'est que c'est plutôt le Rassemblement national, en réalité,
03:14qui parle à ces classes populaires,
03:16parce qu'il y a d'autres aspects qui les intéressent,
03:19et notamment les questions de sécurité,
03:21puis le sentiment de déclassement.
03:23Ce que je partage, en revanche,
03:24avec ce qui vient d'être dit par Karim Boamran,
03:26c'est le fait que la France, aujourd'hui, est un pays, finalement,
03:30qui s'est beaucoup morcelé,
03:31et dans lequel la mobilité sociale a un peu disparu.
03:35On a l'impression, maintenant,
03:37que chacun est, en quelque sorte, scotché dans sa classe sociale,
03:41et que ça devient difficile d'en sortir, même en travaillant.
03:44Mais, je pense, malgré tout,
03:46que ce n'est pas avec le système socialiste
03:48qu'on pourra changer cette...
03:50– M. Boamran pense être, et se veut être,
03:53je ne dirais pas l'homme providentiel,
03:55mais le recours à gauche, vous le voyez ainsi ?
03:57– Bon, moi, vous savez, j'ai du respect pour les hommes politiques
04:02et les femmes politiques.
04:03C'est devenu très difficile de faire de la politique,
04:06et même si le niveau a globalement baissé,
04:09parce que c'est devenu trop difficile de faire de la politique,
04:12j'ai du respect pour ceux qui s'engagent,
04:14pour tous les candidats.
04:16Vous receviez hier Natacha Polony,
04:18– Non, mais je vous pose action sur M. Boamran,
04:20qui a un parcours particulier.
04:21– Je ne pense pas, c'est pas vous faire injure,
04:24pour l'instant, pour moi,
04:25le candidat de la gauche dite modérée,
04:27ce sera soit Glucksmann, soit Hollande.
04:29Le seul qui arrive un peu à challenger Glucksmann,
04:32c'est Hollande.
04:33Je pense qu'aucun des deux ne parviendra
04:35à s'imposer vraiment face à Mélenchon.
04:37C'est mon pronostic, ça peut changer.
04:39Et vous, bon, c'est une candidature, très bien.
04:42Sans vouloir vous offenser,
04:43je pense que vous visez peut-être un peu haut.
04:46J'ai cru lire que vous vous compariez à Barack Obama,
04:50c'est bien d'avoir des grands rêves,
04:52mais il faut aussi être un peu pragmatique.
04:56Peut-être que c'est ce qui vous manque à titre personnel.
04:58– Je ne me compare pas à Barack Obama,
05:00je ne sais pas d'où vient cette comparaison.
05:01Et quand vous parlez de pragmatisme,
05:03monsieur, lorsque vous êtes en responsabilité,
05:05comme je le suis depuis plusieurs années,
05:08dans une ville comme la mienne,
05:09vous êtes rompu au pragmatisme.
05:11Moi, ma rentrée, ce n'était pas dans les plateaux télé,
05:13c'était devant les écoles publiques
05:19pour m'assurer que, un,
05:21il n'y avait pas de fermeture de classe.
05:24Ce n'est pas le cas.
05:25C'est un rendez-vous avec la directrice
05:27en charge du service éducation du département,
05:30ce qu'on appelle la DAZEN,
05:32pour nous assurer qu'il y a un effectif adéquat
05:35avec la demande pour assurer les familles porteuses
05:38dont les enfants sont porteurs de handicap.
05:40C'est m'assurer que l'été s'est bien passé,
05:43c'est préparer le séminaire pour protéger nos enfants.
05:47Il y a trois enfants par classe
05:48qui se font agresser sexuellement,
05:50170 000 enfants par an.
05:51Donc, c'est ça le pragmatisme.
05:53C'est être rompu à la réalité.
05:55Ensuite, quand vous évoquez le fait
05:58que vous voyez d'autres candidats,
06:01et vous avez parlé de classe populaire.
06:02Vous savez, ce qu'on signe,
06:04madame Mabrouk,
06:04lorsqu'on est issu d'un milieu populaire,
06:06fils d'ouvrier comme le mien,
06:08c'est l'histoire de notre vie, ça.
06:10Nous dire, ce n'est pas possible.
06:11C'est l'histoire de notre vie de nous dire
06:14que c'est de plus en plus compliqué.
06:15Moi, jamais...
06:16Entre maire et président de la République,
06:18il y a un petit gap quand même.
06:19Est-ce que vous m'autorisez
06:20de finir mon propos, M. Consilier ?
06:21Oui, mais c'est un débat.
06:22Si on ne fait que des monologues,
06:24ça ne va pas être très intéressant.
06:25Allez-y.
06:26Je vois comment vous avez été éduqué,
06:27mais allez-y.
06:28Non, parce que moi, je vous écoute.
06:30J'essaie de faire vite simplement notre échange.
06:33Je me permets d'autres échanges
06:34qu'on laissez finir.
06:35Ce n'est pas une option,
06:36c'est une interruption, mais allez-y.
06:37Non, non, mais je vous dis juste
06:38qu'entre maire de Saint-Ouen,
06:40ce qui est tout à fait honorable
06:41et tout à fait respectable,
06:42je vous soutiens là-dessus à 1000%,
06:44et président de la République française,
06:47il y a juste un petit espace.
06:49C'est juste ce que je dis.
06:50Donc, c'est un peu rapide de dire
06:52on m'a toujours dit non
06:53parce que je viens d'un milieu populaire.
06:54Il est très intéressant de se consigner
06:55parce qu'il a été candidat dans les Évelines
06:57et il a fait un score
06:58dont tout le monde connaît.
06:59On le rappelle souvent.
07:00Non, mais je suis très fier.
07:07Et effectivement,
07:08vous savez à quel point,
07:09non pas que c'est compliqué,
07:10mais ce qu'exige le fait d'être candidat,
07:13c'est-à-dire beaucoup d'humilité
07:14et une élection n'est jamais jouée à l'avance.
07:17Donc, est-ce qu'Edouard Philippe,
07:20on l'avait fait ce procès
07:21avant qu'il soit Premier ministre ?
07:23Comment ça ?
07:24Il était maire du Havre.
07:25Le Havre est une plus importante.
07:28Ah bon ? En quoi ?
07:29Il y a le port du Havre
07:30qui est un des premiers ports de France.
07:31Et Jean Castex ?
07:33Edouard Philippe, il a un long parcours typiquement.
07:34Et Jean Castex ?
07:35Et Jean Castex ?
07:36Non, mais là, on ne parle pas du poste de Matignon.
07:38Non, mais je parle de Jean Castex.
07:39Jean Castex était maire d'une ville
07:42de 10 000, 15 000 habitants
07:43et il a été propulsé Premier ministre.
07:45On a fait ce débat ?
07:46On l'a dit ?
07:47Mais là, je ne vous parle pas de Matignon,
07:48M. Gouamorat.
07:49Je vous parle d'accès aux côtes de fonction.
07:51Encore une fois, vous avez le droit d'être candidat.
07:52De toute façon, tout le monde est candidat.
07:54Je termine mon propos.
07:55Donc, la question, c'est quoi ?
07:57Et c'est là où c'est le conservatisme franco-français.
08:00C'est-à-dire que si jamais vous ne l'avez pas fait
08:0150 milliards de fois, vous ne pouvez pas le faire.
08:03Mais surtout ceux qui l'ont fait, quel résultat ?
08:05C'est comme ça qu'en termes...
08:07Non, mais vous êtes dans votre rôle.
08:09Vous n'avez pas le droit.
08:09Ah bah merci.
08:11Vous êtes autoproclamé capacité à valider...
08:14Non, mais on voit bien que...
08:16La singularité de cette élection, c'est que tout le monde est candidat.
08:18Non, mais là où ça me fait sourire,
08:20c'est toujours cette capacité à vouloir,
08:24non pas infantiliser,
08:25mais à s'autoproclamer comme annonciateur de
08:28vous, vous êtes légitime, vous n'êtes pas légitime.
08:29Est-ce que vous avez mis mon propos ?
08:31Donc, Mme Abouk, l'histoire, c'est quoi ?
08:34Aujourd'hui, la question, c'est
08:36quelle est la personne qui sera en capacité
08:40à apporter la meilleure offre politique,
08:43le meilleur projet politique
08:44pour les Françaises et les Français
08:46sur les questions de quotidienneté,
08:48sur les questions de défense,
08:49sur les questions d'IA,
08:51et la meilleure incarnation.
08:52C'est aussi simple que ça.
08:53Je pose la question différemment de Charles Consigné.
08:56Il y a un gap entre être maire.
08:57En ces cas-là, analysons le CV...
09:00Non, mais analysons le CV de chacune et chacun,
09:03et vous verrez.
09:05Est-ce que toutes celles et ceux qui sont en lice
09:08ont déjà été présents de la République,
09:10à l'exception de François Hollande,
09:11s'il est candidat ?
09:12Non, mais d'ailleurs, justement,
09:13vous remarquerez, moi, encore une fois,
09:15de toute façon, je ne suis pas là,
09:17effectivement, pour dire qu'il y a le droit de...
09:18On dirait que vous y voyez une forme de mépris ?
09:20Je n'ai pas une forme de mépris.
09:21Pour moi, c'est...
09:22Et n'y voilà aucune agression verbale.
09:24C'est le degré zéro de l'analyse politique.
09:26Vous partez du principe que si ça n'a pas été fait avant,
09:29vous ne pouvez pas le faire.
09:30Donc, dans ces cas-là, c'est typique mentalité conservatrice.
09:35Mais on n'arrive pas à innover.
09:37Et je revois dans l'intervention de M. Consigny
09:41exactement l'ADN du MEDEF.
09:43C'est-à-dire, si vous n'êtes pas dans les sondages
09:46à plus de 10, vous ne pouvez pas...
09:48Vous n'existez pas.
09:50Mais c'est pas le MEDEF qui va me dire
09:52si j'existe politiquement ou pas.
09:53C'est-à-dire, aux yeux d'eux, c'est ce que vous dites.
09:54Derrière, vous ne pouvez pas participer
09:56comme Ségolène Royal ne pouvait pas participer,
09:58comme David Lissnard ne pouvait pas participer.
10:00Et ça, c'est une mentalité.
10:02Parlez-moi de l'anglicisme, old school.
10:05C'est, si jamais tu n'as jamais eu...
10:08Si jamais, ancienne école,
10:09si jamais tu ne l'as jamais fait,
10:12tu ne peux pas le faire.
10:13Mais c'est admirable.
10:14Et c'est ça.
10:15À entendre ces messieurs,
10:16quand vous êtes issus d'un milieu populaire,
10:18vous ne pouvez pas...
10:20Mais au contraire, je viens de vous dire
10:21que je déplorais le fait
10:22qu'il n'y ait plus de mobilité.
10:24La société sociale dans ce pays, simplement...
10:27Elle doit prévaloir en politique aussi.
10:28On a l'impression...
10:29Elle doit prévaloir en politique aussi.
10:30Là, vous utilisez beaucoup d'anglicisme, etc.
10:33Non, on n'a utilisé qu'un old school.
10:34On nous renvoyait...
10:35Non, mais plusieurs fois.
10:37Quand ?
10:37Là, dans le débat, je n'ai pas...
10:39Excusez-moi, je ne prends pas...
10:40On note tous vos propos.
10:41Vous devriez, ça vous éviteraient de dire des ineptives.
10:44On a l'impression que c'est Karim l'Américain
10:46qui vient nous expliquer à nous...
10:47Je ne suis pas Américain, je suis Français.
10:49Non, oui, mais vous faites plein...
10:50Et ce n'est pas Karim, c'est monsieur le candidat.
10:52Oui, mais vous voyez, c'est une expression...
10:54Non, mais je vous le dis.
10:55Non, mais c'est une expression.
10:55Quand on dit un tel l'Américain...
10:57Je ne sais pas.
10:58C'est une expression du langage courant.
10:59Ce n'est pas une expression.
11:01Toujours est-il que...
11:02Moi, je serais ravi pour vous
11:03si vous êtes demain le candidat de la gauche.
11:06Très bien, il n'y a pas de problème.
11:07Débattons sur le fond.
11:08On me demande.
11:08Madame Abouque me demande
11:09si je pense que vous avez une chance.
11:11Je vous donne simplement ma réponse, c'est tout.
11:12Et je constate simplement
11:13que la singularité de cette élection, quand même,
11:16c'est qu'il y a quasiment plus
11:17de responsables politiques
11:18qui sont candidats à la présidentielle
11:20que de responsables politiques
11:21qui ne le sont pas.
11:22Avouez que c'est juste une nouveauté,
11:24mais c'est l'écume des choses, je vous l'accorde.
11:26Point de convergence...
11:27Ça n'a pas grand intérêt.
11:28Non, non, point de convergence sur votre propos.
11:30Effectivement, il y a énormément de candidats
11:31parce qu'effectivement,
11:32je pense qu'on est dans une situation
11:34assez historique
11:35en termes de Ve République,
11:37comme nous l'avons été en 2022,
11:39où les deux partis républicains, démocratiques, historiques,
11:42qui dictaient la vie politique
11:44étaient en dessous de cinq.
11:44Et je pense qu'aujourd'hui,
11:46aujourd'hui,
11:47aujourd'hui,
11:48les sondages du 1er septembre,
11:50du 2 septembre
11:50ne seront pas
11:51dans les États-Unis d'Arient.
11:52Donc, il peut se passer
11:53beaucoup de choses.
11:54Je peux poser la question différemment
11:56parce que Charles Consigny a raison
11:58et ça nous interroge.
11:59Et je pense qu'il nous regarde également.
12:01La situation est, je ne sais pas,
12:03très difficile en France.
12:05La dette, déclassement,
12:06beaucoup de Français
12:07qui attendent véritablement
12:08un chambouletou,
12:09une rupture,
12:10qui en ont marre
12:11de toutes les promesses
12:12qui ne sont jamais tenues.
12:13Donc, la question,
12:14c'est une telle offre pléthorique
12:17face à une situation
12:18aussi difficile.
12:19Vous voyez, c'est ça.
12:20Il y a une forme de distorsion.
12:22Comment vous l'expliquez ?
12:23C'est-à-dire que tout le monde
12:24pense qu'il est capable,
12:25demain, de résoudre
12:25la situation de la dette,
12:26le déclassement économique,
12:28l'insécurité culturelle.
12:29C'est ça,
12:30ce qui nous intéresse.
12:30C'est comme les gens
12:31qui pensent pouvoir
12:31faire atterrir un avion.
12:33Vous savez,
12:33la moitié des hommes
12:34pensent que s'ils se mettent
12:35dans le cockpit d'un Boeing,
12:36ils savent le faire atterrir.
12:39Voilà, c'est de la confiance en soi.
12:41Et il y a une partie de pilote.
12:43Mais vous avez vu
12:44cette espèce de suffisance
12:46dans le fait que
12:47why not ?
12:48Et après,
12:49vous parlez d'anglicisme.
12:50Donc,
12:51le sujet n'est pas celui-ci,
12:54Madame Mabrouk.
12:54C'était une question.
12:55Le sujet,
12:56c'est qu'au bout d'un moment,
12:56il y a des responsables politiques
12:58qui se disent,
12:59en fonction de leur projet,
13:00de leur vision,
13:01est-ce qu'ils sont en capacité
13:02à pouvoir fédérer,
13:04mobiliser,
13:04pour améliorer concrètement
13:05la vie des gens
13:06sur des questions de sécurité ?
13:07Démanteler les narcotraffiques,
13:09c'est une vraie question.
13:10Améliorer la condition
13:11de nos jeunes
13:12en termes de logement.
13:13Améliorer la condition
13:14de nos jeunes
13:15en termes de qualité.
13:16La moitié des personnes
13:18qui sont au resto du cœur
13:20sont des personnes
13:21qui ont moins de 25 ans.
13:23Donner la possibilité
13:24aux Français
13:25de se soigner,
13:2786% des armes de ce qu'on...
13:28Et vous êtes un maire
13:28aux prises avec la réalité.
13:29Je suis un responsable politique.
13:31Un responsable politique.
13:31Oui, mais un élu de terrain,
13:33et ça fait une différence
13:33parfois avec d'autres responsables.
13:35C'est une évidence.
13:36Ça donne la possibilité
13:37à pouvoir échanger
13:38avec des personnes comme vous
13:39sur des éléments concrets,
13:40parce qu'un point de convergence
13:41qu'on vous évoquait
13:42dans votre introduction,
13:43c'est le fait
13:45qu'on soit en rupture
13:46avec les classes populaires.
13:48Pourquoi on a été en rupture
13:49avec les classes populaires ?
13:50C'est qui l'on part ?
13:51La gauche.
13:52La gauche.
13:53Les socialistes en particulier.
13:54Les socialistes en particulier,
13:55parce que pendant longtemps,
13:56et c'est le parti que j'aime,
13:57c'est mon parti,
13:57j'étais encore à Blois
13:58ce week-end
13:59avec de nombreuses militantes
14:00et de nombreux militants,
14:01c'est parce que,
14:03justement,
14:04il y a eu cette espèce
14:05de suffisance,
14:06cette espèce d'oubli,
14:07et le fait que,
14:08vous avez évoqué un mot,
14:10Mme Abrou,
14:11qui est terrible,
14:13terriblement,
14:13c'est le mépris.
14:14Et le mépris,
14:15c'est qu'on part du principe
14:16que parce que vous vivez
14:18à un endroit,
14:19vous êtes assigné
14:20à résidence intellectuelle,
14:22assigné à résidence territoriale,
14:24assigné à résidence sociale.
14:26C'est exactement
14:27ce que fait désormais
14:28le parti de Jean-Luc Mélenchon,
14:30Puissance 30.
14:31Et donc,
14:31moi,
14:32je pense qu'à gauche,
14:33on peut être progressiste,
14:35on peut réconcilier
14:36l'entrepreneuriat,
14:37notamment les PME,
14:38avec les salariés,
14:39on peut ne pas tomber
14:41dans des démagogies,
14:43notamment sur les questions
14:44de déficit,
14:45parce qu'aujourd'hui,
14:46si on n'arrive pas
14:47à financer notre budget,
14:49si on n'arrive pas
14:49à porter une politique pérenne,
14:51on n'arrivera pas
14:52à sauver
14:53notre État-providence.
14:54Parce que moi,
14:56je pense que
14:56le quand on veut,
14:57on peut,
14:58ce n'est pas vrai,
14:59nous sommes,
15:00en tout cas,
15:00moi,
15:00je suis un produit
15:01de la République,
15:02et le produit
15:03de la République,
15:03et c'est ce qui fait
15:04que je suis fier
15:04d'être français,
15:05et je ne me compare
15:07à aucun responsable
15:08politique américain.
15:09C'est une référence
15:09dans le parisien.
15:10C'était un hebdomadaire allemand.
15:14Il y a pire
15:16comme comparaison.
15:17Oui,
15:17je vous l'accorde,
15:18je le concède,
15:19il y a pire.
15:19Mais ça renvoie toujours
15:22à cette espèce
15:22d'essentialisme
15:23et de démonétisation
15:25du fait qu'on peut être
15:27responsable politique.
15:27C'est vous qui êtes accusé,
15:28Charles,
15:28vous n'êtes déessentialisé.
15:29Non, non, moi pas du tout.
15:30Non, non, je ne veux pas...
15:31Je ne me sens pas accusé
15:32par tout ça,
15:33si vous voulez.
15:34Caricaturé.
15:35Non, mais je pense simplement
15:37que...
15:37Je ne sais pas comment vous dire,
15:38vous dites que...
15:39Enfin bon,
15:39je ne veux pas être désobligeant,
15:42mais...
15:42Vous ne l'êtes jamais.
15:43Non, non, mais je ne veux pas
15:44être désobligeant,
15:46mais effectivement,
15:47la question de Sonia Mabouk,
15:48elle a du sens.
15:49C'est-à-dire que,
15:50concrètement,
15:51qu'est-ce qui se passe au bout ?
15:52Parce que moi,
15:52ce qui m'intéresse,
15:53c'est le fond,
15:53même si ce n'est pas très détaillé,
15:55votre programme,
15:56dans ce que vous énoncez.
15:58Ça reste des phrases...
15:59En gros, tout le monde est d'accord.
16:00C'est-à-dire,
16:01on est...
16:01Pour qu'il y ait moins de pauvreté,
16:03pour que les jeunes aillent mieux,
16:04une fois qu'on a dit ça,
16:05ce n'est pas très précis.
16:07Moi, ce que je constate,
16:08c'est que la France,
16:08aujourd'hui,
16:09les Français sont devenus
16:10le 25e peuple
16:12le plus riche du monde.
16:14Alors, on peut trouver
16:14que c'est bien d'être 25e.
16:16Il n'y a pas si longtemps,
16:17on se berçait d'illusions
16:19en se disant qu'on était
16:20la 7e puissance mondiale,
16:21ce qui, déjà,
16:22était plus terrible
16:23par rapport à
16:23à peine quelques décennies avant.
16:25Aujourd'hui,
16:26on est 25e.
16:26Il y a 24 peuples
16:28qui ont un meilleur niveau de vie
16:30que la France.
16:31Et les États-Unis,
16:32que quand même,
16:32vous aimez bien,
16:33vous avez fait votre premier déplacement
16:34à New York,
16:35c'est quand même...
16:36Vous dites que vous ne comparez pas à Obama,
16:37mais vous auriez pu aller en Lozère,
16:39vous êtes allé à New York.
16:40Eh bien, aux États-Unis,
16:41aujourd'hui,
16:42ils nous mettent
16:43une longueur d'avance
16:44dont on ne se remettra pas.
16:45C'est ça, la réalité.
16:46C'est que les Français
16:48sont au même niveau de vie
16:50que le plus pauvre
16:51des États américains,
16:53qui est le Mississippi.
16:54On est plus pauvre
16:55que les Américains
16:56les plus pauvres.
16:56Et après,
16:57on a encore des gens
16:58à gauche
16:58qui viennent nous expliquer
16:59que le problème,
17:01c'est qu'il n'y a peut-être
17:03pas suffisamment d'impôts,
17:04qu'il n'y a peut-être
17:05pas suffisamment
17:06de dépenses publiques,
17:07qu'il faut encore
17:08aller plus loin là-dedans,
17:09que leur ennemi,
17:10c'est Elon Musk.
17:10Ça, c'est ce qu'a dit
17:11Raphaël Glucksmann.
17:13Elon Musk qui,
17:14bientôt,
17:14va pouvoir racheter la France
17:16s'il continue comme ça.
17:17Je grossis le trait,
17:18mais à peine.
17:19Donc moi,
17:20que ce soit vous le candidat,
17:22que ce soit Hollande,
17:23que ce soit Glucksmann,
17:24que ce soit tous ces gens-là,
17:25je suis désolé.
17:26Le problème,
17:27c'est que vous êtes quand même
17:28sur des solutions
17:29qui, moi,
17:31effectivement,
17:31entre la gravité
17:32des enjeux
17:33auxquels la France
17:34a à répondre,
17:34qui, en gros,
17:35sont existentiels,
17:35c'est-à-dire est-ce que la France
17:36va rester un pays
17:38à peu près riche,
17:40à peu près dans la compétition ?
17:42Est-ce qu'elle va continuer
17:42à exister tout court ?
17:44Ou est-ce qu'elle va se faire
17:45totalement bouffer
17:46par ses retraites,
17:49son immigration non contrôlée,
17:51ses dépenses publiques
17:52totalement délirantes
17:53et la domination totale
17:55dont elle fera l'objet
17:55par les Américains
17:56et les Chinois ?
17:57Moi, c'est ça qui m'intéresse.
17:58Et je suis désolé de dire
18:00que j'ai regardé un peu
18:01votre programme
18:01avant de venir.
18:02Honnêtement,
18:03je n'ai pas trouvé
18:03une mesure précise,
18:04mais bon,
18:06et j'ai regardé
18:07dans l'ensemble
18:07ce que propose la gauche,
18:09elle est en décalage
18:10avec les exigences
18:11et d'ailleurs,
18:12ça vaut quasiment
18:13pour toute la classe politique.
18:14Moi, c'est ça qui m'interpelle
18:15à huit mois du scrutin.
18:16Et je suis d'accord,
18:17il y aura sans doute
18:17des surprises.
18:19Vous avez lu quoi
18:19de mon programme ?
18:20J'ai lu ce que j'ai pu trouver
18:21sur Internet.
18:23Sur le logement,
18:24vous avez vu ce que je propose
18:24sur le logement ?
18:25C'est l'occasion
18:26de le dire
18:27parce que, honnêtement,
18:30je n'ai pas pu noter
18:31une mesure
18:32de votre programme.
18:33J'ai trouvé
18:34le feu ça brûle
18:35et l'eau ça mouille.
18:35Honnêtement.
18:36Mais si vous avez
18:37des mesures précises,
18:38ça m'intéresse tout à fait.
18:39Alors,
18:40c'est très compliqué,
18:41Mme Mabrouk,
18:41de débattre
18:42avec ce genre d'individu
18:45parce qu'il monte.
18:46Ce genre d'individu,
18:47c'est encore plus déprésent
18:49et plaisant
18:49que Karim l'Américain.
18:51Et en plus,
18:53ils se permettent
18:53des jugements de valeur.
18:54Ce n'est pas un jugement de valeur.
18:56Vous pouvez dire le logement.
18:59Allez-y.
19:00Une proposition phare.
19:01Sur le logement.
19:03Première proposition
19:04qu'on a faite sur le logement,
19:04c'est baisser la TVA
19:05pour baisser les prix.
19:07Parce que,
19:07comme je l'évoquais,
19:07les premières victimes collatérales,
19:09ce sont les jeunes
19:10et le logement représente
19:12plus de 50%
19:13dans un budget famille
19:14ou dans un budget.
19:15Je le vois en tant que maire,
19:17si on n'arrive pas
19:17à baisser le prix au mat carré,
19:19on n'arrivera pas
19:20à régler.
19:21Vous savez combien
19:21il manque de logement en France ?
19:22Je ne vais pas répondre
19:23à vos questions de cours.
19:24Je vous en prie.
19:25Les questions de cours.
19:26Je ne suis pas là
19:27pour répondre à mes questions de cours.
19:28Vous nous parlez de programmes,
19:30vous nous parlez de vision
19:33et vous ressassez la même chose.
19:35Première question
19:36au niveau du logement,
19:36on avait des propositions concrètes.
19:39Au niveau...
19:40Mais alors,
19:40qu'est-ce que c'est la proposition ?
19:41C'est la baisse de la TVA.
19:42La baisse de la TVA.
19:43Monsieur, regardez,
19:44on peut faire le catalogue.
19:45La sécurité,
19:46la sécurité,
19:47lutte contre le narcotrappi,
19:49lutte contre le narcotrappi,
19:50lutte contre le narcotrappi,
19:53la méthode dite méthode Saint-Ouen,
19:55mettre autour de la table
19:56à chaque fois la justice,
19:58le ministère de l'Intérieur,
20:00les moyens techniques,
20:01les caméras,
20:02les moyens humains,
20:03police municipale,
20:04police nationale,
20:04travailler sur le réaménagement,
20:06le temps long court,
20:07en termes de réaménagement,
20:09de végétalisation
20:09et surtout travailler directement
20:11avec les parents d'élèves.
20:13Végétalisation ?
20:13Dans la lutte contre le narcotrappi ?
20:15Le beau.
20:16Parce que derrière,
20:17il y a plusieurs temps.
20:18Il faut une rose face au narcotrappi ?
20:19Vous allez dire que je caricature.
20:22Un peu.
20:23Mais la question est légitime.
20:24Quand vous démantelez un trafic,
20:25le message que vous avez envoyé,
20:27Mme Mabrouk,
20:27aux dealers,
20:28c'est que d'une part,
20:29un,
20:30la justice fait son travail,
20:32c'est-à-dire que les dealers
20:33sont arrêtés,
20:34ensuite,
20:35l'endroit,
20:36quand vous analysez,
20:37les deals,
20:38les deals,
20:38tout juger,
20:39M.
20:39Bouamran.
20:40C'est ce que je veux dire.
20:41Arrêtez,
20:41juger,
20:42la justice fait son travail.
20:43La police arrête
20:44et la police juge.
20:45Ensuite,
20:46il faut changer d'environnement
20:48qui,
20:48plus l'environnement
20:49est déliquescent
20:50et délabré,
20:51plus ça favorise le deal.
20:52Donc,
20:53on l'a vu à Saint-Ouen,
20:54cette pointe de deal,
20:55démantelée.
20:56Donc,
20:56lutte contre le narcotrafic.
20:57Vous voulez dire déplacée ?
20:59Absolument pas.
20:59J'ai dit démantelée.
21:00Démantelée complètement.
21:01Démantelée.
21:01Les points de deal à Saint-Ouen,
21:02contrairement à d'autres...
21:03Non, non, mais c'est intéressant
21:04à d'autres endroits en France
21:06parce que la plupart
21:07sont déplacés
21:07parfois devant les écoles.
21:09Laurent Nunez,
21:09ministre de l'Intérieur,
21:10l'a évoqué
21:11à plusieurs reprises.
21:11Donc, ça,
21:11c'est la méthode Saint-Ouen.
21:12La méthode Saint-Ouen
21:13a été reprise
21:15par plusieurs parlementaires,
21:17plusieurs sénateurs
21:17et ça a donné lieu
21:18à un rapport.
21:19Je vous invite
21:20à y consacrer
21:21un peu de temps.
21:22Donc,
21:22proposition en termes
21:23de lutte contre le narcotrafic
21:24qui est la sécurité
21:25une des premières interrogations,
21:28une des premières préoccupations
21:30des Françaises
21:31et des Français.
21:31Et contrairement
21:32aux années 90,
21:34le narcotrafic
21:35ne phagocyte plus
21:37uniquement
21:37les zones métropolitaines
21:39et urbaines
21:40mais touche également
21:41les zones rurales
21:42parce que contrairement
21:43à ce que vous avez évoqué,
21:44je ne suis peut-être pas allé
21:45en Lausère
21:45mais je suis allé
21:45dans les Cévennes,
21:46je suis allé en Côte d'Armor,
21:48je suis allé en Picardie,
21:49je suis allé dans le Vaucluse
21:55et...
21:57Je vous parlais
21:58de déplacement
21:58en région.
21:59Je vous dis
21:59que ce n'est pas majeur.
22:01Donc,
22:02et vous voyez bien
22:02que la préoccupation
22:04de la quotidienneté
22:05des Français
22:05avec les propositions
22:06qu'on vient de faire
22:06en termes de narcotrafic
22:07et de sécurité...
22:08On n'a pas de doute.
22:09Je parle de président
22:10de la République
22:10et je parle de lutte
22:12contre les déserts médicaux
22:13parce que
22:14quand on est en métropole
22:16et quand on a un hôpital
22:18à moins de 2 km
22:19malgré le temps
22:21relativement long
22:22au niveau des urgences
22:23pour avoir un rendez-vous
22:24chez le pédiatre,
22:26le cancérologue,
22:27en région,
22:28c'est de plus en plus compliqué.
22:30Donc,
22:31les propositions
22:32très concrètes...
22:33Elles sont là.
22:33Pour quelle vision ?
22:34Pardonnez-moi.
22:35Je ne vous pose pas une question
22:36sur un slogan politique.
22:38J'ai entendu ce matin
22:39sur notre antenne
22:40Ségolène Royal.
22:40Elle, elle dit
22:41« Moi, je serai la candidate
22:42en somme de la France tranquille. »
22:44Elle estime que la France
22:45a été brutalisée
22:46par...
22:47du fait
22:48qu'il y a eu
22:49les conséquences
22:50et la manière
22:50avec laquelle
22:51on a traité
22:51les Gilets jaunes.
22:52Par la réforme
22:53des retraites,
22:53elle estime
22:54que c'est une brutalisation
22:55également des Français
22:56par tout ce qui s'est passé.
22:57Elle, c'est la France tranquille.
22:59Et Karim Boimbrun,
23:00c'est quelle France ?
23:01Humaine et forte.
23:02Humaine parce que,
23:03effectivement,
23:04aujourd'hui,
23:06expliquer à
23:07une personne
23:08ici des classes populaires,
23:09des classes moyennes
23:10que son enfant,
23:11ses enfants
23:12ne vivront moins bien
23:14qu'eux-mêmes,
23:15c'est le déclassement,
23:17c'est le désespoir.
23:17Et en même temps,
23:18la France forte,
23:19c'est le respect
23:20de l'autorité,
23:21c'est le civisme,
23:22c'est l'amour de la patrie
23:22qu'on ne doit pas laisser
23:25à l'extrême droite.
23:26Et c'est aussi
23:27l'amour de la République.
23:29Dans les écoles à Saint-Ouen,
23:30la levée de drapeaux,
23:32vous n'avez pas été choquée
23:32par ce qu'a dit Éric Ciotti,
23:35la Marseillaise et d'autres ?
23:36Ce sont des symboles
23:36qui, pour vous,
23:37ne fleurent pas
23:38bon, je ne sais quel
23:40conservatisme.
23:41Moi, j'en parle
23:42dans mon livre
23:42qui sortira au mois de novembre,
23:44la Marseillaise,
23:45l'uniforme
23:47et l'amour du drapeau.
23:48En revanche,
23:49ce que fait Éric Ciotti
23:50lorsqu'il dit cela,
23:51il le dit
23:51pour stigmatiser
23:53une partie des Français
23:55qui considèrent
23:55comme des sous-Français.
23:57Alors que moi,
23:57quand je parle du drapeau...
23:58Quand je parle du drapeau
24:01bleu, blanc, rouge,
24:02quand je parle de l'uniforme
24:03et quand je parle
24:04de la Marseillaise,
24:05c'est parce qu'aujourd'hui,
24:06qu'on soit en Lauserre,
24:08qu'on soit à Mayotte
24:09ou qu'on soit en Seine-Saint-Denis,
24:11ce qui fait sens,
24:12c'est l'amour de la patrie
24:13et c'est liberté,
24:14égalité, fraternité
24:15et démocratie sociale.
24:16Vous citez Ségolène Royal,
24:18j'ai l'impression
24:18d'être de retour en 2007,
24:20si vous voulez.
24:22C'est très bien
24:22tout ce que vous dites,
24:23M. Boimran,
24:23mais honnêtement,
24:25c'est un peu court
24:25pour une présidentielle.
24:27Je vous le dis,
24:27comme je le pense,
24:28vous avez pensé
24:28que c'est un jugement de valeur,
24:29mais dans ce que vous dites,
24:31il n'y a rien.
24:31Je suis désolé de vous le dire.
24:33Je ne sais même pas
24:33si vous vous en rendez compte.
24:35On dirait
24:35une intelligence artificielle
24:38à qui on demanderait
24:39« Fais-moi une liste
24:41de belles valeurs
24:42avec lesquelles
24:43tout le monde serait d'accord. »
24:44Et donc là,
24:45oui, alors on est tous pour,
24:46effectivement,
24:47tout ce que vous venez de dire,
24:48mais ça manque quand même
24:50de concret.
24:50Et moi, ce que je vois,
24:51c'est que la France est en gros
24:54au bord de la faillite.
24:55Ce qu'expliquent en off
24:57les experts,
24:58les économistes,
24:59les patrons, etc.,
25:00c'est qu'il ne va pas
25:01se passer très longtemps
25:02avant que ce soit
25:03la Banque Centrale Européenne
25:04et le Fonds Monétaire International
25:05qui prennent les rênes
25:08de notre pays.
25:09Ils espèrent même
25:10que ça se fasse
25:11sous le règne de Marine Le Pen
25:12en se disant
25:13que ça passera mieux
25:14auprès des Français.
25:15– Alors, vous reconnaissez
25:15que ce n'est pas
25:15la responsabilité directe
25:17de M. Boisbrun ?
25:18– Ah ben, c'est la responsabilité
25:19des dépenses publiques.
25:20– Surtout que…
25:21c'est la responsabilité.
25:21Et moi, ce que j'entends,
25:22dans ce que j'entends…
25:23– Techniquement,
25:24ce que vient de dire M. Consigny
25:26est inexact,
25:27mais on pourra débattre
25:29sur le plan économique.
25:30– Dans ce que j'entends,
25:31c'est très bien,
25:32mais vous dites que…
25:33Enfin bon,
25:33c'est intéressant.
25:35– Moi, je vous propose
25:35de revenir à la sortie
25:36de votre livre.
25:37– On a toujours entendu
25:38cette gauche
25:39qui essaie d'être pragmatique.
25:46vu l'état du pays,
25:48ce qui le menace,
25:49ce n'est pas juste
25:50avec des bons sentiments
25:52et des élus
25:53qui ont une très haute idée
25:55d'eux-mêmes
25:55qu'on y arrivera.
25:56Je pense qu'il faut accepter
25:58de voir les dangers
25:59de l'acheter qui sont
26:00et d'essayer
26:01d'être plus concret.
26:02– Je vous assure.
26:03– On a débattu une demi-heure,
26:04il n'y a personne concret.
26:05– C'est dommage.
26:07– Mais oui, c'est dommage.
26:07Ce qui me fait vraiment sourire,
26:10je vous assure,
26:10c'est lorsqu'on parle du fond,
26:14lorsqu'on est rompu à la réalité,
26:16vous avez toute une génération
26:18qui court après le buzz
26:20et qui est…
26:21Vous avez parlé de brutalité,
26:22qui sont systématiquement
26:23dans soit la critique négative
26:27ou soit…
26:27Et moi, je ne suis pas…
26:28– Mais j'ai rien compris.
26:29– Merci, carrément,
26:30on l'a compris.
26:31Vous ne l'avez pas compris.
26:32– Merci, messieurs.
26:32– Je suis pas responsable
26:33de l'actualité intellectuelle.
26:34– Maxime Citec,
26:35je ne comprends rien.
26:36– Merci, on va prendre le temps.
26:37T'expliquer.
26:38– Maxime Citec, c'est à vous,
26:39pardonnez-moi.
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