- il y a 1 semaine
Un décryptage de l’actualité internationale présenté par Gauthier Le Bret le mercredi à 21h et par Olivier de Keranflec’h le dimanche à 16h : #LHeureInter
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00:00Bonsoir à tous, très heureux de vous retrouver pour l'heure inter de 100% politique, comme tous les mercredis
00:05passés 21h.
00:07Je salue la présence sur ce plateau d'Arnaud Clarsfeld, nous étions ensemble déjà lors de la saison 1.
00:11Je salue évidemment la présence de M. le ministre, Pierre Lelouch, de Régis Le Sommier, également très présent lors de
00:17la saison 1 de l'heure inter.
00:18Et puis nous a rejoint ce soir Jean-Marc Sanchez, avocat franco-espagnol.
00:21On va énormément parler de la crise migratoire à Ceuta et des dizaines de manifestations qui ont lieu actuellement à
00:29travers l'Espagne.
00:30Mais avant, vous savez évidemment que nous faisions cette émission l'heure inter la saison dernière avec Xenia Federova.
00:36Vous savez évidemment ce qui s'est passé également cet été.
00:39Elle est dans l'incapacité d'être en France puisqu'elle est visée par une mesure d'expulsion du gouvernement
00:44français.
00:45Mesure évidemment qu'elle conteste avec ses avocats et on l'accuse en gros d'être une agent de Moscou.
00:52Alors Xenia Federova ne s'est jamais cachée d'être russe.
00:55Et il est vrai que Laurent Nunez avait un tellement bon taux de réussite sur l'application des obligations de
01:00quitter le territoire français
01:01qu'il s'est dit que la priorité c'était d'expulser Xenia Federova et de faire taire Xenia en
01:07France, sur le sol de France.
01:08Et donc dans cette émission, l'heure inter de 100% politique.
01:11Et il est vrai Régis qu'on ne peut pas débuter cette nouvelle saison sans penser à Xenia
01:16et sans penser à cette décision qui est tombée au milieu de l'été d'expulsion de Xenia Federova.
01:22Oui, surtout le fait qu'une journaliste ne puisse plus s'exprimer quelque chose de profondément choquant.
01:29Moi, quelle que soit l'opinion de cette journaliste, le fait qu'il y ait des correspondants à l'étranger,
01:35des correspondants étrangers en France aujourd'hui, à ma connaissance, aucun n'a été expulsé, on ne fassait jamais arriver.
01:44Qu'une journaliste soit renvoyée dans son pays au prétexte, effectivement, qu'elle défend une position qui,
01:52d'abord, qui n'est pas celle du Kremlin, qui est défendue par beaucoup de, comment, de, je pense à
02:00John Merchheimer, par exemple, aux Etats-Unis.
02:03John Merchheimer dit des choses sur la guerre en Ukraine qui ne sont pas si éloignées que ça des propos
02:09de Xenia Federova.
02:10Donc, si vous voulez, là, on est, et la France, à mon sens, à ma connaissance, n'est pas en
02:16guerre contre la Russie.
02:17Donc, il y a quand même beaucoup, beaucoup de choses très inquiétantes.
02:20Oui, ce qu'on lui approche, c'est sa nationalité.
02:22C'est sa nationalité, oui, c'est presque une forme de, vous savez, depuis un petit moment, on l'a
02:27vu, depuis le début de cette guerre en Ukraine,
02:31on a vu des comportements où il fallait, comment, oblitérer tout ce qui était russe.
02:36On entend un dessin animé russe qui s'appelle Mashka et Mishka, que tous les enfants regardent.
02:42Là, il y a maintenant des demandes pour qu'il soit interdit.
02:45Il a été interdit en Ukraine, mais ça, les Ukrainiens, ça les regarde.
02:48Mais en France, il y a eu des appels à ce qu'on...
02:51Il y a des millions de jeunes Français qui regardent ce dessin animé.
02:55Et je trouve que cette volonté, finalement, de se venger, peut-être, d'une issue ou d'un sort
03:03qui n'est pas celui qui était espéré en s'acharnant sur une personne ou en s'acharnant sur des
03:08symboles,
03:09particulièrement un, contre-productif, et deux, assez choquant, dans un pays comme le nôtre,
03:15où on est quand même...
03:17Enfin, la pluralité fait partie du cœur de notre démocratie.
03:20Enfin, il y a quand même des choses qui m'inquiètent un petit peu.
03:23Alors, ça ne vous a pas échappé, Xenia n'est pas là ce soir, mais restez avec nous.
03:26On fera une annonce concernant Xenia à la fin de l'émission et à la fin de l'heure interne.
03:31Pour l'heure, l'actualité internationale, c'est évidemment ce qui se passe non loin de la France,
03:35avec l'Espagne, cette crise migratoire depuis l'enclave de Ceuta,
03:40et le peuple espagnol qui se lève contre l'immigration massive.
03:45À Ceuta, évidemment, mais pas seulement.
03:47Il y a des manifestations à Madrid aussi.
03:49On va se rendre dans un instant.
03:52Mais on est en duplex de Ceuta avec Jordan Florentin,
03:56qui suit les manifestations depuis le début de la semaine,
03:58parce que là, c'est des manifestations quotidiennes à Ceuta.
04:01Et je vous propose de voir son reportage.
04:04Oui, bonsoir Gauthier.
04:06Alors d'abord, pardon pour ce bruit environnant derrière moi,
04:08mais vous l'aurez compris, ce soir en Espagne, c'est du jamais vu.
04:11On parle de dizaines de milliers de manifestants rassemblés ici,
04:15dans toute l'enclave de Ceuta, et venus depuis tout le pays,
04:18depuis toute l'Espagne, où il y a, en ce moment même,
04:20où nous nous parlons, des manifestations prévues partout dans le pays.
04:23Pourquoi aujourd'hui ?
04:24Parce que le 2 septembre, c'est le jour de la fête nationale de Ceuta.
04:28C'est une façon pour eux de défendre l'unité de cette ville
04:32et surtout de protester face à ce qu'ils appellent l'envahisseur étranger.
04:35Vous l'avez vu sur nos images ces derniers jours,
04:37cette colère qui a monté de jour en jour jusqu'à cette explosion ce soir.
04:42Mais également parce qu'un élément aujourd'hui,
04:44c'est ce que me disait une habitante ici en arrivant,
04:47un élément a mis le feu aux poudres aujourd'hui,
04:49c'est la publication d'un rapport de la police nationale espagnole
04:53qui fait état d'une forme de permissivité des forces marocaines.
04:57Effectivement, des gendarmes marocains auraient aidé des migrants
05:01à franchir la frontière à Ceuta.
05:03Alors il n'en fallait pas plus ici pour faire éclater la colère
05:06de ces habitants de Ceuta.
05:08Ce soir, ils vont en direction de la place de la délégation
05:11du gouvernement espagnol.
05:13Et je peux vous assurer que la soirée va être chaude
05:15parce qu'ils n'ont pas prévu de décamper.
05:18Ils vont justement aller au niveau des campos
05:20qui se trouvent sur les plages.
05:21Alors on va les suivre toute la soirée en direct avec nos images.
05:25Près de 200 manifestations simultanées ce soir en Espagne
05:28pour soutenir les habitants de Ceuta,
05:30des marées humaines dans toutes les grandes villes du pays.
05:33Donc on voit vraiment que Jean-Marc Sanchez,
05:34c'est toute l'Espagne qui est en train de se lever
05:36contre cette immigration massive
05:38et contre la politique de régularisation massive,
05:40pour le coup, de Pedro Sanchez,
05:42le Premier ministre socialiste espagnol.
05:44C'est la mort annoncée de Pedro Sanchez,
05:46et sa mort politique, s'entend évidemment.
05:48Et il aurait dû d'ailleurs déjà mourir au moins 20 fois dans sa carrière.
05:51Alors là, vous montrez des images de Madrid
05:53où on a effectivement Isabel Díaz Ayuso,
05:57qui est la présidente de la région de Madrid qui est présente,
06:00avec le président du Parti Populaire, Feijón.
06:03En revanche, dans les villes importantes,
06:06il n'y a pas Barcelone.
06:07Parce que le maire de Barcelone,
06:09Chaomé Colboni,
06:10est un opposant
06:12de cette vague anti-migratoire
06:16du Parti Populaire et de Vox,
06:19ainsi que d'autres membres du Parti Socialiste espagnol.
06:21Et donc, dans cette grande ville,
06:23la seconde ville d'Espagne qui est Barcelone,
06:24on n'a pas de manifestation.
06:26La manifestation est au nord de Barcelone,
06:28à Badalona,
06:28où se trouve le président
06:30de la section locale du Parti Populaire.
06:33Et on va partir à Madrid dans un instant,
06:34on retrouvait deux autres équipes de CNews
06:36qui sont mobilisées.
06:37Mais pour l'heure,
06:37c'était les images de Ceuta.
06:39Alors là, c'est des images en direct.
06:40Je demande où sont ces images en direct
06:42à Valéry Acnain.
06:44Donc, c'est les images en direct
06:44de Jordan Florentin à Ceuta,
06:46où ça manifeste quotidiennement,
06:48je le disais.
06:48Et donc là, toute l'Espagne se lève,
06:50200 manifestations,
06:51même si j'ai bien compris la différence
06:53avec Barcelone et avec vos explications, maître.
06:55Mais c'est quasiment toute l'Espagne
06:58qui se lève.
06:59On a des images aériennes aussi, je crois,
07:00fournies par Jordan Florentin,
07:01qui est arrivée en hélicoptère à Ceuta
07:03et qui a filmé les marées humaines
07:05dans les rues.
07:05C'est un véritable ras-le-bol
07:08au sud de la France,
07:09M. le ministre Pierre Leloucher.
07:13Ce qui se passe,
07:13c'est que Sanchez est quelqu'un
07:15de profondément pourri,
07:19noyé sous les procédures de corruption,
07:21sa propre femme.
07:23Simplement, il est capable de tout
07:25pour rester au pouvoir.
07:26Et l'une des choses qu'il fait,
07:27c'est d'avoir passé un contrat diabolique
07:30avec les mouvements séparatistes.
07:32Et notamment les Basques et les Catalans.
07:35C'est pour ça qu'il est encore au pouvoir.
07:36Normalement, il aurait dû être mort,
07:38comme vous l'avez dit, plusieurs fois.
07:40Il est toujours là.
07:41Il n'est pas sûr d'ailleurs qu'il meure après ça.
07:44Parce qu'il n'y a pas de majorité alternative
07:46en ce moment à la Chambre
07:47et il n'y a pas d'élection
07:49à terme rapproché.
07:51Donc Sanchez tient encore.
07:53Il a régularisé
07:56ou est en train de régulariser
07:57un million de personnes,
07:58y compris pour qu'ils votent pour lui.
08:00Et à Ceuta,
08:02il y a eu,
08:04d'après ce que me disent
08:05mes collègues espagnols,
08:07100 000 entrées
08:09et 15 000 sont toujours là-bas.
08:10Donc il y a un énorme problème.
08:11Oui, parce qu'il y a eu un mensonge
08:12de Pedro Sanchez.
08:13Il a fait croire que tout le monde
08:14était reparti au départ.
08:15Voilà.
08:15Donc là, il reste 15 000 personnes
08:17qui ne savent pas quoi en faire.
08:18Parce que la question, c'est
08:19est-ce qu'ils retournent au Maroc
08:20ou est-ce qu'ils vont en Europe ?
08:22Une fois qu'ils sont sur le territoire espagnol,
08:24ils sont en Europe,
08:25c'est-à-dire chez nous.
08:26Donc c'est une situation extrêmement grave
08:28qui montre à quel point
08:30le système Schengen ne fonctionne pas.
08:33On a supprimé les frontières intérieures
08:36sans créer une frontière extérieure crédible
08:39et nous en payons le prix.
08:40Et ce que démontre cette affaire,
08:43c'est la puissance de l'arme migratoire
08:46quand elle est militarisée
08:47et utilisée par des gouvernements
08:49sans scrupules
08:50pour faire plier l'Europe.
08:52Alors, dans le cas du roi du Maroc,
08:55de son équipe,
08:55naturellement, les Marocains disent
08:56que ce n'est pas eux.
08:58Mais clairement,
08:59ils n'ont pas apprécié
09:01la visite de Sanchez.
09:02En Algérie, 10 jours avant.
09:04Et voilà,
09:05ils ont fait payer
09:06comme en 2021.
09:08L'une des sanctions
09:09contre l'Espagne,
09:10c'est l'arme migratoire.
09:11Mais ces manifestations,
09:12alors elles ont lieu
09:13en Espagne actuellement.
09:14Je rappelle qu'il y en a eu
09:15au Royaume-Uni
09:16l'année dernière.
09:17Des marées humaines
09:18à Londres.
09:18Est-ce que c'est la preuve
09:20que les peuples européens
09:21n'en peuvent plus,
09:22Arnaud Klarsfeld ?
09:23Qu'ils soient espagnols,
09:25anglais,
09:25et peut-être demain,
09:26je rappelle la pétition
09:27l'année dernière
09:28de Philippe de Villiers
09:28qu'il avait lancée
09:30sur le site
09:31du journal du dimanche
09:33et qui avait rencontré
09:34un fort succès
09:35parce qu'au bout d'un moment,
09:37il y a un ras-le-bol populaire.
09:39Je dirais que les peuples européens
09:41ou la majorité
09:43des peuples européens
09:45tient à garder
09:47leur identité nationale.
09:50L'identité nationale
09:51de chaque peuple
09:52est un trésor.
09:53Elle peut se modifier.
09:55L'identité nationale
09:56française ou anglaise
09:58n'est pas la même
09:59que sous Saint-Louis
10:01ou sous James I.
10:04Mais elle doit changer
10:05ou ça,
10:06les peuples européens,
10:07je dois être prudent,
10:09les peuples,
10:09une majorité
10:11des peuples européens
10:12estiment qu'elle doit changer
10:13à vitesse humaine
10:14et que les changements
10:16auxquels ils doivent
10:18faire face aujourd'hui
10:19sont des changements
10:21considérables
10:22par rapport aux changements
10:23qui étaient
10:25moins considérables
10:26par le passé.
10:27Donc,
10:28ça crée parfois
10:29des bouleversements
10:30et les manifestations
10:32que l'on voit
10:33à la télévision
10:34ou auxquelles
10:35les gens participent
10:36en sont des témoignages.
10:38Alors,
10:38il y a deux manifestations
10:39à Madrid,
10:40une très populaire
10:40et une autre plus politique
10:42devant le Parlement.
10:42Alors,
10:43on va commencer
10:43avec Régine Delfour
10:44qui est au cœur
10:45de la manifestation
10:46populaire de Madrid.
10:48Les Rylaine
10:49sont descendues
10:49en ombre ce soir.
10:51Ici,
10:52nous sommes
10:52sur la place
10:54en fait
10:54de l'hôtel de ville,
10:55la Plaza des Sibiles
10:56où énormément
10:58d'Espagnols
10:59sont venus
10:59crier leur colère,
11:01leur mécontentement.
11:02On entend
11:03des slogans
11:03extrêmement virulents
11:04à l'encontre
11:05de Pedro Sanchez,
11:06des slogans
11:06que nous n'avons même
11:07pas l'habitude
11:07nous d'entendre
11:09en France
11:09puisque la colère
11:10elle est vraiment
11:10extrême ici.
11:12une colère
11:12donc évidemment
11:13par rapport
11:13à cette gestion
11:14de la crise
11:15à Ceuta.
11:16Et je dois
11:17vous dire aussi
11:18Pascal
11:18que si le 2 septembre
11:20a été choisi,
11:21ce n'est pas une date
11:22par hasard
11:22puisque c'est la fête
11:24en fait
11:24de la ville
11:25de Ceuta
11:26et toute l'Espagne
11:27était aux côtés
11:28de Ceuta
11:28qu'aux côtés
11:29de cette ville
11:30qui vit donc
11:31un désastre
11:32avec cette crise
11:33migratoire.
11:34alors il y aura
11:35aussi d'autres
11:36manifestations
11:37demain
11:37notamment
11:38à ces villes
11:38et puis demain
11:39il y a un rendez-vous
11:40très important
11:41c'est Pedro Sanchez
11:42qui doit s'exprimer
11:43devant le Parlement.
11:45Voilà,
11:45Pedro Sanchez
11:46qui s'exprimera
11:46devant le Parlement
11:47évidemment très contesté
11:48on va l'écouter
11:49dans un instant
11:50Pedro Sanchez
11:51mais c'est encore une fois
11:51le ras-le-bol des Espagnols
11:52et moi j'étais très intéressé
11:53parce qu'on y est
11:54depuis une semaine
11:54avec les équipes
11:55de 100% Frontières
11:56à Ceuta
11:56la sociologie
11:57des manifestants espagnols
11:59mais vous avez de tout
12:00des jeunes
12:01des moins jeunes
12:02des femmes
12:03des hommes
12:04voilà
12:04il y a tout type
12:06de sociologie
12:06qui sort dans la rue
12:07je veux dire
12:08c'est pas des manifestations
12:08d'extrême droite
12:09vous voyez ce que je veux dire ?
12:10Non tout à fait
12:11évidemment
12:12elles seront peut-être
12:13placardées comme telles
12:14bien sûr
12:14parce que si
12:16comment Pedro Sanchez
12:17utilise les mêmes méthodes
12:19que Keir Starmer
12:20en Angleterre
12:21pour réprimer le mouvement
12:22et bien vous êtes sûr
12:23que vous allez avoir
12:23des gens qui vont se retrouver
12:24en prison
12:25simplement pour avoir
12:27marqué leur solidarité
12:28à travers un message
12:29c'est arrivé en Angleterre
12:30la répression a été terrible
12:31là
12:32ce qui est très intéressant
12:33je trouve
12:34c'est qu'on voit
12:34le peuple de Ceuta
12:36parce que Ceuta
12:37on en entend parler
12:38en temps ordinaire
12:39comme simplement
12:40comme une passoire
12:42finalement
12:42on a l'impression
12:43que c'est une enclave espagnole
12:44mais on n'a pas l'impression
12:45qu'il y a un peuple derrière
12:46là
12:47il est dans la rue
12:47il manifeste
12:49il se montre
12:50les Espagnols
12:51répondent également
12:53maintenant
12:53quelle va être
12:54la réponse du gouvernement
12:55quelle va être
12:55la réponse de Pedro
12:56ou Sanchez
12:56ça ça va être intéressant
12:57et pour finir
12:58sur l'histoire des peuples
12:59vous avez quand même
13:00des choses
13:00qui se mettent
13:01alors on a parlé
13:02des Anglais
13:02on a parlé
13:03des Allemands
13:04avec l'AFD
13:05qui est prêt
13:06on va dire
13:08prêt de conquérir
13:10un lander
13:10dans l'ex-Allemagne de l'Est
13:12dans les élections
13:14très prochainement
13:15vous avez
13:16dimanche
13:17et vous avez
13:18vous avez donc
13:20vous avez aussi
13:21et moi je pense
13:22que c'est aussi une chose
13:22qu'on peut analyser
13:23le nom islandais
13:25à l'Union Européenne
13:26non islandais
13:27ça veut dire
13:28on n'a pas envie
13:29de rejoindre
13:30cette Union Européenne
13:31qui est pourvoyeur
13:32de migration
13:33qui néglige
13:34les identités nationales
13:36là aussi
13:37il y a ça
13:37et on voit
13:38un petit peu
13:38se développer partout
13:39en Pologne
13:40etc
13:41des mouvements
13:42qui disent
13:42ben non
13:42nous on veut rester
13:43tel qu'on est
13:43alors écoutez
13:44les Espagnols
13:45qui sont dans la rue
13:45et qui critiquent
13:46de manière très véhémente
13:48le Premier ministre espagnol
13:51les Espagnols
13:52qui sont dans la rue
13:55aujourd'hui de septembre
13:57je voudrais remercier
13:58nos compatriotes
13:58de Ceuta
13:59je sais que vous affrontez
14:01cette journée
14:01dans des circonstances
14:02spécialement difficiles
14:03parce que
14:04ce qu'il s'est passé
14:05les 30 et 31 juillet dernier
14:06a poussé à l'extrême
14:08notre capacité de réaction
14:09face à une crise
14:10aussi complexe
14:11comme je vous l'ai dit
14:12le 31 juillet dernier
14:13dans la ville
14:14je me rends compte
14:15que pour beaucoup d'entre vous
14:16jusqu'à ce que la situation
14:18revienne à la normale
14:18la réponse de l'Etat
14:20est insuffisante
14:21mais je tiens à vous assurer
14:22que nous mobilisons
14:23toutes les ressources
14:24à notre disposition
14:24pour que votre ville
14:26retrouve au plus vite
14:27une vie normale
14:28et j'ai la conviction
14:29que comme à de nombreuses reprises
14:31Ceuta sortira renforcée
14:33de cette situation
14:35c'était pas les Espagnols
14:36que je voulais écouter
14:37c'était le Premier ministre
14:37mais vous avez compris
14:38vous disiez
14:38on dirait qu'il est en vacances
14:40Pierre Lelouch
14:40il est parti en vacances
14:42pendant trois semaines
14:43il vient de rentrer là
14:44oui cet été
14:45il se moque complètement
14:46de cette affaire
14:47parce qu'il sait
14:47qu'il est garanti
14:49par l'explosion
14:50du système politique
14:51un peu comme en France
14:52il n'y a pas de majorité
14:53il n'y a pas de majorité
14:54pour le remplacer
14:55il devrait être remplacé
14:56depuis un moment
14:56il risque d'aller en prison
14:57la corruption est omniprésente
15:00autour de lui
15:01il a cette affaire
15:02qu'il n'a pas gérée du tout
15:03il est parti à la plage
15:04là il rentre
15:05et il dit
15:06Ceuta ça va aller mieux
15:07demain il ne se passera rien
15:08parce qu'à moins que
15:10les indépendantistes
15:12ou les régionalistes
15:14basques et catalans
15:16décident de rejoindre la droite
15:17la droite ne peut pas
15:19remplacer monsieur Sanchez
15:20C'est sa gauche
15:21également
15:21ce que monsieur Lelouch
15:22vient de dire
15:23est très juste
15:23qui risque de lâcher
15:24parce que
15:24en fait
15:25le système politique espagnol
15:27est tout à fait différent
15:28du système français
15:28on n'a pas un premier tour
15:30où on élimine
15:31un second
15:31où on choisit
15:31c'est un système
15:32de liste fermée
15:34plurianminale
15:34à la proportionnelle
15:35elle a un seul tour
15:36et donc
15:37personne
15:37n'a la majorité
15:39à lui seul
15:39et tout le monde
15:40doit faire alliance
15:41avec quelqu'un
15:41et jusqu'à présent
15:42Sanchez était parvenu
15:43à faire alliance
15:44avec la gauche
15:45de sa gauche
15:46et avec les partis
15:47indépendantistes
15:47catalans et basques
15:49vont continuer
15:49à le soutenir
15:51les catalans ont dit
15:51qu'ils ne voulaient pas
15:52de réfugiés chez eux
15:53à Barcelone
15:54il y a des tensions
15:55entre le parti socialiste
15:56espagnol
15:57le parti socialiste catalan
15:58puisque c'est une déclinaison
15:59locale
16:00c'est une organisation politique
16:00tout à fait différente
16:01de la France
16:02et donc va-t-il pouvoir
16:03se bâtir au pouvoir
16:04ça n'est pas certain
16:05mais à votre avis
16:05c'est quoi l'avenir
16:06de l'Espagne
16:09comment ça va se matérialiser
16:10cette crise
16:11ensuite dans les urnes
16:12mais après
16:13de manière
16:13parce que
16:14Ceuta
16:14la crise
16:15et la contestation
16:17des Espagnols
16:18elle ne se fait pas
16:19de manière pacifique
16:20j'étais avec
16:21Jordan Florentin
16:22ils sont tellement en colère
16:23qu'il y a de la violence
16:24il faut dire les choses
16:25il y a énormément de violence
16:26les Espagnols
16:27ne se laissent pas faire
16:28les Espagnols sont fiers
16:29et tout le monde le sait
16:31mais surtout
16:31ils ne sont pas habitués
16:32à cette situation
16:33on n'a pas du tout
16:34si vous voulez
16:34les mêmes phénomènes migratoires
16:35en Espagne
16:36qu'en France
16:37à raison de l'histoire
16:37qui n'est pas la même
16:39l'Empire espagnol
16:40qui a été
16:41l'un des plus grands empires
16:42de tous les temps
16:43puisque mon voisin
16:44m'a rappelé
16:45que l'Empire mongol
16:46avait lui aussi
16:47en son temps
16:47été un grand empire
16:48mais il se trouve
16:49que les Espagnols
16:50ont toujours été
16:52habitués
16:52à avoir
16:53une population
16:55homogène
16:55la majorité
16:56des immigrés
16:58en Espagne
16:58étaient des sud-américains
16:59qui sont catholiques
17:00qui parlent espagnol
17:02qui partagent
17:03la même culture
17:03la même religion
17:04et qui veulent faire partie
17:05de cette société
17:06là d'un seul coup
17:07en fait
17:07on voit 80 000 personnes
17:08qui arrivent dans une englave
17:09qui n'est pas plus grande
17:09que l'île d'yeux
17:10qui comptent 80 000 personnes
17:12et qui du jour au lendemain
17:14comme par hasard
17:15se retrouvent en Europe
17:16parce que
17:17ce que vous disiez
17:17est très vrai
17:18l'Europe commence
17:20à Ceuta
17:20mais l'Europe risque
17:22également de finir
17:23à Ceuta
17:23l'Espagne
17:25a certes eu
17:27des immigrés
17:27venus d'Amérique du Sud
17:28mais elle sert aussi
17:30de point de transit
17:31de tous ceux
17:31qui arrivent depuis
17:32le Maghreb
17:33et comme vous le dites
17:34ils ne font pas
17:34énormément
17:34et ceux-là
17:35ils viennent vers la France
17:36donc l'Espagne
17:37elle vivait assez bien
17:38avec cette situation
17:39où cette immigration
17:42immigration
17:43maghrébine
17:44ne faisait que passer
17:45maintenant
17:46il commence à demander
17:47puisque Sanchez
17:49a dit
17:49qu'il régularisait
17:50il y a plus d'un million
17:52de personnes
17:52qui ont demandé
17:53la régularisation
17:53en Espagne
17:54et dedans
17:54il y a énormément
17:55de Maghrébins
17:56et c'est ça
17:56qui fait réagir
17:57la question était de savoir
17:58pourquoi ne faisait-il
17:59que passer en Espagne
18:00parce qu'en Espagne
18:01on ne les laisse pas rentrer
18:02quand on les laisse
18:02rentrer
18:03on arrivait
18:04à les renvoyer
18:05chez eux
18:05faut-il encore savoir
18:06où est-ce chez eux
18:06et quand ils restaient
18:08en Espagne
18:08on ne leur donnait rien
18:09donc effectivement
18:10ils allaient vers le nord
18:11et le nord c'est la France
18:11écoutez les Espagnols
18:12justement
18:13je vous les ai promis
18:14écoutez-les
18:14leur colère
18:19la gestion du gouvernement
18:20a été catastrophique
18:22Pedro Sanchez
18:23a l'air plus intéressé
18:24par le fait
18:24de rester jusqu'au bout
18:25de son mandat
18:26plutôt que la gestion
18:27de la crise
18:27c'est catastrophique
18:34ce sont des crises
18:35qui vont se répéter
18:37et il y a une gestion
18:38trop tardive
18:39de la part du gouvernement
18:40le Premier ministre
18:41aurait dû raccourcir
18:42ses vacances
18:43pour venir gérer
18:44cette crise
18:46c'est une invasion
18:48c'est une invasion
18:49ils sont en train
18:50d'envahir Ceuta
18:51et il n'y a aucune solution
18:53ils n'ont pas mis les moyens
18:55c'est une honte
18:56et ce que le gouvernement
18:57est en train de faire
18:58n'est pas acceptable
19:00c'est intéressant
19:01parce que ce que vous disiez
19:02Pierre
19:02ça ressort dans le discours
19:04des Espagnols
19:04c'est-à-dire qu'il s'est barré
19:05en vacances
19:05et les Espagnols disent
19:06c'était une crise XXL
19:08et il a préféré ses vacances
19:09certains quand la France brûle
19:11préfèrent le jet ski
19:11lui il a préféré les vacances
19:13quand il y a une crise
19:14migratoire sans précédent
19:15la vérité c'est que
19:16les Espagnols
19:17ne vont pas pouvoir garder
19:17ces territoires
19:18on est en train de vivre
19:19le champ du signe
19:21la pression marocaine
19:22est très très forte
19:23ils ont avec eux
19:24maintenant
19:25Trump
19:27et ça va être très compliqué
19:28pour l'Espagne
19:29qui est très affaiblie
19:30sur le plan économique
19:31très affaiblie
19:31avec ce Premier ministre
19:32de continuer à
19:34défendre ces territoires
19:35qui sont très isolés
19:36et très vulnérables
19:37c'est ce qui vient
19:38d'être démontré
19:38donc c'est très compliqué
19:39pour eux
19:40de maintenir l'unité avec eux
19:41alors donc
19:42il y a aussi
19:43le scandale des viols
19:44on va voir le sujet
19:45de la rédaction de CNews
19:46puisqu'il y a des femmes
19:48migrantes qui ont été
19:49violées
19:50et la police espagnole
19:51nous disait
19:52en début de semaine
19:53c'est un à deux viols
19:54par jour
19:54dans l'enclave de Ceuta
19:56c'est ça qui est en train
19:57de se passer
19:57donc voyez le reportage
19:59de nos équipes
19:59avec celle de Frontière
20:01le récit de Nicolas Roger
20:04près d'une agression sexuelle
20:06par jour
20:07depuis le 30 juillet
20:08c'est la réalité
20:09vécue par les 80 000 habitants
20:11de l'enclave espagnole
20:12au total
20:1323 faits ont été recensés
20:15par le parquet de Ceuta
20:16les victimes
20:18sont exclusivement des femmes
20:20sauf dans un seul cas
20:21neuf sont mineurs
20:23dont une enfant de 10 ans
20:24parmi les agressions sexuelles
20:26répertoriées
20:26cinq correspondent à des viols
20:29de façon anonyme
20:30une migrante raconte
20:31comment elle a échappé
20:33à ce qui s'apparente
20:34à une tentative de viol
20:35je me suis retrouvée seule
20:37avec trois autres garçons
20:38ils ont commencé
20:39à tenir des propos déplacés
20:41à faire des insinuations
20:42comme s'ils voulaient
20:43me faire quelque chose
20:44j'ai commencé
20:46à les repousser
20:47l'un d'eux
20:47m'a sauté dessus
20:48il a retiré mon pantalon
20:50je me suis retrouvée
20:51en sous-vêtements
20:52je l'ai repoussé
20:53et j'ai couru
20:54et par hasard
20:56à ce moment-là
20:56des militaires
20:57montaient dans le secteur
20:58ils ont entendu mes cris
21:00ils sont alors venus
21:01et les autres garçons
21:02ont pris la fuite
21:03cinq viols signalés
21:05sur le dernier mois
21:05c'est autant
21:06que sur l'année 2024
21:08à Ceuta
21:08une habitante espagnole
21:10témoigne de la situation
21:12les filles qui sont venues
21:13elles doivent être protégées
21:15il y a
21:16à partir qu'elles sont venues
21:17il y a une violation
21:18ou deux
21:19tous les jours
21:21eux-mêmes
21:21ils violent ces filles
21:23parmi les suspects identifiés
21:25figurent quatre marocains
21:26trois espagnols
21:27et un belge
21:28selon la principale
21:29agence de presse espagnole
21:30et je vous disais
21:32qu'il y avait deux manifestations
21:33en cours à Madrid
21:34l'une avec Régine Delfour
21:35qui était au sein
21:36de la manifestation populaire
21:37on a vu Régine
21:38et l'autre avec Nico Salvador
21:39qui est devant
21:40donc le parlement espagnol
21:42alors racontez-nous
21:43c'est une manifestation
21:44plus politique
21:45Nico Salvador
21:46demain il y a le discours
21:48de Pedro Sanchez
21:49et évidemment
21:50il est totalement ébranlé
21:52par la situation
21:53et on voit
21:53c'est près de 200 manifestations
21:55dans le pays
21:56cette population
21:58qui se lève
21:59contre l'immigration massive
22:00et je le disais
22:01c'est tout type de sociologie
22:04oui c'est tout type de sociologie
22:06alors
22:07un à Madrid
22:08à la place de la Cibeles
22:09alors c'est très connu
22:10Cibeles
22:10pour les rendez-vous
22:12footballistiques
22:13c'est là où généralement
22:14on célèbre les victoires
22:15et aujourd'hui
22:15les familles étaient venues
22:16non pas célébrer la victoire
22:17mais montrer leur colère
22:19face à Pedro Sanchez
22:20alors il y a eu
22:21beaucoup de mouvements
22:22de soutien de Ceuta
22:23puisque forcément
22:24ça fait un mois
22:25qu'on entend
22:26les témoignages d'habitants
22:27se plaindre de vols
22:28de viols
22:29d'insécurité
22:30de problèmes sanitaires
22:31donc il y a eu
22:31beaucoup de pancartes
22:32pour soutenir
22:34les habitants de Ceuta
22:35beaucoup de pancartes
22:36également
22:37forcément contre l'immigration
22:39mais aussi
22:39beaucoup d'insultes
22:40contre Pedro Sanchez
22:41qu'on ne répétera pas ici
22:43pour la bienséance
22:44mais on sent vraiment
22:45que Pedro Sanchez
22:46est en bout de course
22:47est en fin de mandat
22:49il gouverne depuis 2018
22:50il a gouverné
22:51avec la gauche radicale
22:53il a beaucoup privé
22:53et aujourd'hui
22:54il en paye le prix
22:55et des pancartes
22:56aussi assez originales
22:57des fois
22:57avec par exemple
22:59l'Espagne
23:00et restera chrétienne
23:01elle ne sera jamais musulmane
23:03beaucoup de pancartes
23:04en ce sens
23:04merci beaucoup
23:06Nico Salvador
23:06alors c'est intéressant
23:07cette pancarte
23:08l'Espagne doit rester chrétienne
23:10et ne sera jamais musulmane
23:11il a été très longtemps
23:14musulmane
23:14il y a eu la reconquista
23:16depuis
23:18et donc on sent
23:20le mal-être identitaire
23:23des Espagnols
23:24qui craignent
23:25effectivement
23:25que l'Espagne
23:26ne soit plus l'Espagne
23:27Régis Le Sommier
23:28quand on fait face
23:30à ce qui s'est passé
23:31quand même
23:31parce qu'il y a
23:32le poids des images
23:33effectivement vous avez parlé
23:35d'armes migratoires
23:36tout à l'heure
23:36je pense que le terme
23:37n'est pas galvaudé
23:40l'impression
23:41et l'impact
23:42que ça a eu
23:43effectivement
23:43c'est l'idée
23:45de la submersion
23:45c'est l'idée que
23:48ces mouvements
23:49vont se répéter
23:50et qu'on a
23:52pour leur faire face
23:53un gouvernement
23:54qui ne prend pas
23:55les bonnes décisions
23:56ou qui ne considère pas
23:58puisque c'est ce qui
23:59semble se dessiner
24:00qui ne considère pas
24:01qu'il s'agit là
24:02d'un vrai problème
24:03parce que ce qui est terrible
24:03c'est ça
24:04c'est que souvent
24:05avec la gauche
24:06sur les questions migratoires
24:07sur les questions
24:09finalement
24:09qui traitent
24:12ces gens-là
24:13ces Espagnols
24:14qui sont dans la rue
24:15qui vont être confrontés
24:16à ces phénomènes migratoires
24:17et la gauche
24:19en général
24:19en Europe
24:20considère que
24:21l'immigration
24:22n'est pas un problème
24:23or là
24:24massivement
24:25avec ces arrivées
24:26massives
24:26cet été
24:27avec ce qu'on dit
24:29et ce qu'on ne dit pas
24:29parce qu'on dit
24:31oui
24:32les trois quarts
24:32sont repartis
24:34qu'est-ce qui le prouve
24:39où sont les faits
24:40qui montrent
24:41qu'ils sont repartis
24:42puis là
24:42on apprend ce soir
24:43qu'il y en a encore
24:4415 000
24:44qui sont dans l'enclave
24:46donc finalement
24:48tout le monde
24:49peut voir ça
24:50et je pense
24:51que ça a créé
24:52chez les Espagnols
24:53peut-être
24:54un électrochoc
24:55parce qu'il ne me semble pas
24:56qu'il y avait
24:56sur les phénomènes migratoires
24:58un vrai mouvement
25:00massif
25:01en Espagne
25:02jusqu'à présent
25:02il y a eu
25:03des mouvements populistes
25:05comme en Allemagne
25:06comme en France
25:07mais ce n'était pas
25:08aussi important
25:09là on va voir
25:10comment électoralement
25:11ça peut se transformer
25:12Alors
25:12Sébastien Chenu
25:14il était ce matin
25:14l'invité de Laurence Ferrari
25:15il dit
25:15Ceuta
25:16c'est la France de demain
25:18Nous ne sommes évidemment
25:19pas prémunis
25:20Ceuta
25:20c'est la France demain
25:22ce qui se passera
25:23en France demain
25:23ce qui se passe déjà
25:24en réalité
25:25dans certains coins
25:26de France
25:27comme à Calais
25:29et dans
25:29les Hauts-de-France
25:30que je connais bien
25:31et c'est
25:32l'immigration
25:33subie
25:33c'est-à-dire
25:34quand j'entends parler
25:35un certain nombre
25:35d'hommes politiques
25:36qui disent
25:37il faut choisir
25:37notre immigration
25:39la réalité
25:39c'est que
25:40ça c'est un alibi
25:41pour justifier
25:42autre chose
25:43là c'est l'immigration
25:44subie
25:45Est-ce que vous êtes d'accord
25:46Monsieur le ministre
25:47avec ce que dit
25:47le vice-président
25:48du Rassemblement national
25:49Séouta
25:50ça peut être
25:50la France demain
25:52Ça peut
25:54ce qui s'est passé
25:56à Séouta
25:57quand on voit
25:58les bidonvilles
25:58peuplées
25:59Paris
26:00vous êtes sur le périphérique
26:01et que vous voyez
26:02des bidonvilles de partout
26:03des camps de migrants
26:04de partout
26:04en ce moment même
26:05dans Paris
26:05bien sûr
26:06sur les centaines de mètres
26:08sans parler
26:09des enfants
26:10et des familles
26:10qu'il a fallu reloger
26:11d'urgence
26:12parce qu'ils étaient
26:12dans la rue
26:13c'est des conditions
26:14de sanitaire ignoble
26:14oui
26:15il y a un phénomène
26:16de submersion
26:18évidemment
26:18quand on fait rentrer
26:20500 000 personnes
26:21par an
26:22qu'on ne sait pas
26:23les employer
26:23et qu'on ne sait pas
26:24les loger
26:25il y a une situation
26:25de ce genre
26:26mais ce qui s'est passé
26:27à Séouta
26:28était spectaculaire
26:29au sens où
26:29il rappelait
26:30le livre un peu
26:32prémonitoire
26:32de Jean Raspail
26:33le camp des saints
26:34où vous voyez
26:34ces masses
26:36de pauvres airs
26:39qui viennent
26:39parce qu'ils ne peuvent pas
26:41rester chez eux
26:42ils viennent
26:43pour avoir une vie meilleure
26:44et on ne sait pas
26:46les arrêter
26:46et le système
26:47se bloque
26:48et on est un peu
26:49dans cette situation
26:50en Europe
26:50on voit bien
26:51que toutes les tentatives
26:53de trouver
26:53des pactes migratoires
26:55pour répartir
26:57la difficulté
26:58répartir les migrants
26:59payés
27:00etc.
27:00ne fonctionnent pas
27:01la vérité
27:02c'est qu'on a
27:02aujourd'hui
27:03un Schengen
27:04qui est encore
27:06dans les textes
27:06mais qui n'est pas
27:07appliqué
27:07donc on ne sait pas
27:08le faire
27:09alors nous étions
27:10tout à l'heure
27:10avec Régine Delfour
27:11dans la manifestation
27:12attendez
27:13une seconde
27:14tenez-vous bien
27:15Frontex
27:15qui est censé
27:16tenir nos frontières
27:17c'est 20 fois moins
27:18de budget
27:19que le budget américain
27:21sur la frontière sud
27:22et quand le patron
27:22de Frontex
27:23fait le job
27:24on le poursuit
27:24pour publicifier
27:25le crime contre l'humanité
27:26on laisse les gérer
27:27donc voilà
27:28l'Europe ne s'est pas
27:29donné les moyens
27:30de gérer cette affaire
27:31solidement
27:31on venait en duplex
27:32donc avec Régine Delfour
27:33on était avec vous
27:34en début d'émission
27:35vous êtes au coeur
27:36de la manifestation
27:36à Madrid
27:37où en est la situation
27:39Régine
27:39et moi surtout
27:40j'ai envie de vous demander
27:40ce que vous avez entendu
27:42et si vous me confirmez
27:43qu'il y a
27:44tout type de sociologie
27:45des jeunes
27:46des vieux
27:47des femmes
27:47des hommes
27:48des cadres
27:49des gens
27:49des classes populaires
27:50et qu'on est très loin
27:52d'une manifestation
27:53d'extrême droite
27:54comme pourraient
27:55le dire certains médias
27:59oui absolument
28:00Gauthier
28:01on est très loin
28:02de cette manifestation
28:03en fait
28:03vous l'avez dit
28:05le public
28:06les personnes qui étaient là
28:06en fait
28:07c'était vraiment
28:07très hétéroclite
28:08vous l'avez dit
28:09il y avait des jeunes
28:10des plus jeunes
28:10des moins jeunes
28:12des personnes âgées
28:13des couples
28:14des familles
28:14des enfants
28:15en fait
28:15les madrilènes
28:16avaient décidé
28:17de descendre dans la rue
28:18à Madrid
28:19mais vous savez
28:19c'était pas qu'à Madrid
28:20c'était partout
28:21en Espagne
28:22puisque pourquoi aujourd'hui
28:23pourquoi le 2 septembre
28:24parce que le 2 septembre
28:25en fait
28:26c'est la fête
28:26de la ville de Ceuta
28:27donc toute l'Espagne
28:29était là
28:30pour fêter
28:31cette fête
28:31mais surtout pour dire
28:32on est à côté
28:33on est aux côtés
28:34de Ceuta
28:35c'est la solidarité
28:36puisqu'il y a cette crise
28:37migratoire à Ceuta
28:38et elle ne peut plus durer
28:40et je l'ai entendu
28:41sur le plateau
28:41ce qui a été dit
28:42tout à l'heure
28:43c'est vrai
28:44que Pedro Sánchez
28:45est parti pendant
28:46trois semaines
28:46en vacances
28:47et ça a été
28:48extrêmement mal vécu
28:49on a entendu
28:50des slogans
28:51Gauthier
28:52que je ne peux pas
28:52vous répéter
28:52parce qu'ils sont
28:53extrêmement
28:53grossiers
28:54à l'encontre
28:55de Pedro Sánchez
28:56ce sont des slogans
28:58que nous n'entendons
28:59vous l'entendez derrière
29:00ce sont des slogans
29:00que nous n'entendons pas
29:01en France
29:02il y avait cette colère
29:03donc des madrilènes
29:05de tous les espagnols
29:06qui disent que
29:07Ceuta n'est pas à vendre
29:09Ceuta doit se défendre
29:10et il parle évidemment
29:12de Pedro Sánchez
29:14qui vendrait un Ceuta
29:17au Maroc
29:18donc il y a tout
29:19toute cette
29:21cette crise économique
29:22et cette crise migratoire
29:24qui est là
29:24en Espagne
29:25pour l'instant
29:25donc quand on parle
29:26d'insécurité
29:27ici en Espagne
29:28non pour l'instant
29:29ici à Madrid
29:30ça va
29:30mais ça pourrait
29:32venir Gauthier
29:32alors ce que je voulais
29:33aussi souligner
29:33Gauthier
29:34c'est qu'il y avait
29:35des centaines
29:36de milliers de personnes
29:36c'était extrêmement
29:37impressionnant
29:38de toutes les avenues
29:39les policiers
29:40les forces de l'ordre
29:40elles étaient en fait
29:41au début des avenues
29:42on ne les a pas
29:43vues au milieu
29:44il n'y a pas eu
29:45un feu de poubelle
29:45Gauthier
29:46c'était extrêmement calme
29:47on vient de voir
29:48des véhicules de police
29:49partir
29:49puisque le rassemblement
29:51touche à sa fin
29:52Merci beaucoup
29:53Régine Delfour
29:54et Timothée Forget
29:55alors on ne répète
29:55évidemment pas
29:56les mots grossiers
29:57contre Pedro Sanchez
29:58mais on peut parler
29:58d'insulte
29:59Pedro Sanchez
29:59se fait insulter
30:00dans la rue
30:01par les Espagnols
30:02qui n'en peuvent plus
30:03et qui effectivement
30:05l'insultent de manière
30:06parfois très grossière
30:08mais ça monte
30:09le ras-le-bol
30:10des Espagnols
30:11on va parler
30:12de la Russie
30:13de l'Ukraine
30:13et de l'Allemagne
30:15avec ce qui s'est passé
30:16à l'aéroport
30:16de Leipzig
30:17un drone explosif
30:19et la presse allemande
30:21fait état
30:22que le premier suspect
30:23est de nationalité
30:24biélorusse
30:24le second serait né
30:25en Russie
30:26et il aurait été identifié
30:27grâce à des traces ADN
30:28retrouvées par la police
30:30alors ça fait évidemment
30:31réagir Emmanuel Macron
30:32que je vous propose
30:33d'écouter
30:35C'est aussi l'occasion
30:36ici ensemble
30:37de dire notre soutien
30:38notre solidarité
30:40à l'Allemagne
30:42qui a attribué hier
30:43l'attaque de Leipzig
30:44il y a quelques semaines
30:46à la Russie
30:46et donc
30:48il est très clair
30:49qu'une fois encore
30:49c'est une ingérence
30:51c'est cette guerre hybride
30:53au fond
30:53que nous mène la Russie
30:55Arnaud Klarsfeld
30:56qu'est-ce que vous en pensez ?
30:57Est-ce une guerre hybride
30:58que nous mène la Russie
30:59comme le dit le président français ?
31:00Oui il est fort
31:00il est tout à fait possible
31:02que les Russes soient intervenus
31:04à Leipzig
31:06ils sont intervenus d'ailleurs
31:07parfois pour faire tuer
31:08des opposants politiques
31:09en dehors de la Russie
31:10mais je voudrais quand même rappeler
31:12j'ai eu un grand-père
31:13qui est mort à Auschwitz
31:15l'autre
31:15le père de ma mère
31:17qui était sous les bombes
31:18à Berlin
31:18était sur le front Est
31:21en Russie
31:22il a été rapatrié
31:23parce qu'il a attrapé
31:24une double pneumonie
31:25mais il y a 4 millions
31:25de soldats allemands
31:27qui sont morts
31:28sur le front Est
31:29il y a des dizaines
31:30de millions de Russes
31:31qui sont morts
31:31pendant la seconde guerre mondiale
31:33il y a eu une dizaine
31:35de millions d'Allemands
31:36qui sont morts
31:37sur d'autres fronts
31:39et sous les bombes
31:41alliées
31:41ça a été un suicide
31:43pour l'Europe
31:44cette seconde guerre mondiale
31:46et vous comprenez
31:48que je suis inquiet
31:49et que même mes parents
31:50sont inquiets
31:51mon père
31:52qui a vu la seconde guerre mondiale
31:53pour chasser
31:54comme enfant juif
31:55ma mère
31:56qui était sous les bombes
31:57à Berlin
31:57de voir
31:59qu'une troisième guerre mondiale
32:00pourrait reprendre
32:01sur le continent européen
32:03cette troisième guerre mondiale
32:05elle est possible selon vous ?
32:06oui elle est possible
32:06elle est tout à fait possible
32:07je ne crois pas
32:08les peuples européens
32:09pendant la première guerre mondiale
32:11les peuples européens
32:12étaient volontaires
32:13pour aller à la guerre
32:13la deuxième guerre mondiale
32:15les Allemands
32:16ne le voulaient pas tellement
32:17au début
32:17mais quand ils ont vu
32:18la victoire
32:18ils ont cru qu'eux
32:20et ils ont
32:20ils ont attaqué
32:22et finalement
32:23ça a été
32:23un désastre
32:25ça serait un suicide
32:26réellement
32:27une troisième guerre mondiale
32:28ça serait un suicide
32:29il y a un siècle
32:30les deux pays
32:31les deux plus grands pays
32:32les deux plus grandes puissances
32:34étaient l'Angleterre
32:35et la France
32:36aujourd'hui
32:37après ces deux guerres mondiales
32:38l'Europe a perdu
32:39toute sa puissance
32:41disons politique
32:42et militaire
32:43et donc
32:46à cause de ces deux guerres mondiales
32:48qui ont ruiné
32:49l'Europe
32:50l'Europe s'est rebâtie
32:51l'Allemagne
32:52a retrouvé
32:53de la vigueur
32:54économique
32:54etc
32:55mais il faut trouver
32:56un compromis
32:57et c'est pour ça
32:58que j'appelle
32:58le président de la République
33:00à essayer
33:01de trouver un compromis
33:02dans cette histoire
33:03et la diplomatie européenne
33:05est responsable
33:07de ne pas avoir trouvé
33:07une solution
33:08avant que le conflit
33:09ne se déclenche
33:10Pierre Lelouch
33:11quand vous voyez
33:12les accusations
33:12de l'Allemagne
33:13qui ciblent la Russie
33:14après que ce drone
33:15est explosé
33:16à l'aéroport de Labzik
33:17comment vous réagissez ?
33:18Est-ce que vous dites
33:18comme Arnaud Klarsfeld
33:19qu'on est au bord du précipice ?
33:21Je ne suis pas dit
33:22tout à fait au bord du précipice
33:23que c'est possible
33:25elle parlait de
33:25troisième guerre mondiale
33:26j'ai dit que c'est possible
33:28si c'est possible
33:29le maire de Leipzig
33:31qui s'appelle
33:32Burkhard Young
33:34a dit aujourd'hui
33:35tenez-vous bien
33:35nous sommes dans une situation
33:37proche de la guerre
33:40il y a eu une conférence de presse
33:41il y a eu plein de choses
33:42aujourd'hui
33:42une conférence de presse commune
33:44de Ursula von der Leyen
33:46avec le secrétaire général
33:48de l'OTAN
33:49Marc Rutte
33:50qui utilisait des formules
33:52extrêmement dures
33:53du style
33:53nous ne tolérerons pas
33:55donc on est dans une dialectique
33:58dynamique
33:59dure
34:00alors on considère
34:01que...
34:02Mais pour vous c'est qui
34:02ce drone à l'aéroport
34:04allemand ?
34:04A mon avis
34:05les Allemands ont travaillé
34:06depuis un mois
34:07avant de donner
34:08leur conclusion
34:09et c'est très probablement
34:11venu de Russie
34:12bien sûr
34:13et planter là
34:14qu'est-ce qui se passe
34:15aujourd'hui ?
34:17Il se passe que
34:19la stratégie
34:21la guerre a changé
34:22la ligne de front
34:23est bloquée
34:24à cause des drones
34:25et la guerre
34:26aujourd'hui
34:27est devenue
34:27une guerre de bombardement
34:28contre les installations
34:29stratégiques
34:30et contre les civils
34:31des deux côtés
34:31la nouveauté
34:32c'est que les Ukrainiens
34:33aujourd'hui
34:34ont développé
34:35des drones
34:35et des missiles
34:36à très longue portée
34:37qui frappent
34:38à l'intérieur de la Russie
34:39et qui frappent
34:39des cibles civiles
34:41des centres de stockage
34:42de l'Amazon russe
34:44des stations-service
34:45des raffineries
34:46et tout ça
34:47a un impact
34:48sur la population russe
34:49c'est exactement
34:49ce que cherche Zelensky
34:51Zelensky a cherché
34:52à internationaliser
34:53la guerre
34:54et il a derrière lui
34:55toute l'Europe
34:56mais surtout
34:57il cherche
34:58à faire tomber
34:59Poutine
35:00ou l'amener
35:01à la table
35:01de la négociation
35:02Poutine
35:02qu'est-ce qu'il fait ?
35:04Il va se laisser
35:05bombarder comme ça
35:08longtemps
35:08qu'est-ce qu'il fait ?
35:09Il bombarde maintenant
35:10les populations ukrainiennes
35:11malheureusement
35:12qui payent un prix terrible
35:14parce qu'il n'y a plus
35:14de défense
35:15antiaérienne
35:16en Ukraine
35:16et il envoie un signal
35:18aussi
35:18à ceux qui soutiennent
35:20l'Ukraine
35:21c'est-à-dire
35:22l'Allemagne
35:22en premier
35:23premier donateur
35:24mais aussi
35:25l'Angleterre
35:25la France
35:27qu'il pourrait y avoir
35:28des ripostes
35:29et pour l'instant
35:30c'est hybride
35:30mais moi
35:31écoutez
35:31je suis franchement inquiet
35:33quand j'entends
35:34qu'on est au bord
35:35de la guerre
35:35le maire de Leipzig
35:36dit des choses comme ça
35:37quand j'entends
35:38la rhétorique
35:38de madame
35:39Van der Leyen
35:40de Ruther
35:40des ministres allemands
35:42qui expliquent
35:43que la Russie
35:43est responsable
35:44et qu'ils vont
35:45prendre des mesures
35:45on est dans une escalade
35:47alors c'est comme
35:48une échelle de perroquet
35:49la question c'est
35:50jusqu'où
35:51va l'escalade ?
35:52en 1914
35:53la guerre mondiale
35:54personne n'en voulait
35:55mais à cause
35:56d'un différent
35:58sur
35:58en 1914
35:58ils en voulaient
35:59non non
36:00aucun des leaders
36:01non non pardon
36:01en 1914
36:02les peuples étaient
36:04aucun des leaders
36:05si si en 1914
36:06c'est pas le débat
36:07c'est pas la peine
36:07de m'interrompre
36:08parce qu'en plus
36:08c'est vrai
36:09c'est vrai
36:09mais c'est pas le débat
36:10tout le monde croyait
36:11que ça durerait deux mois
36:13la guerre a commencé
36:17pour quelque chose
36:18de très minime
36:19dans l'équilibre
36:20des puissances
36:20aujourd'hui
36:22de quoi on parle
36:23depuis le début
36:23de cette affaire
36:25depuis le début
36:25c'est à dire
36:26depuis 5 ans
36:26et même avant
36:27depuis 2014
36:28on parle du sort
36:30d'un bout de territoire
36:31qui s'appelle
36:31le Donbass
36:32de savoir
36:33si le territoire
36:34est fédéralisé
36:35ou pas
36:35avec le reste
36:36de l'Ukraine
36:36et on parle aussi
36:37de savoir
36:38si l'Ukraine
36:38est neutre
36:39ou pas neutre
36:39voilà les conditions
36:40de cette guerre
36:41écoutez
36:41et pour une question
36:44extrêmement régionale
36:44on est en train
36:46de dégénérer
36:47vers quelque chose
36:48qui pourrait être
36:49une guerre globale
36:49Jean-Noël Barraud
36:50le ministre des affaires étrangères
36:51a également réagi
36:53j'ai convoqué
36:54le chargé d'affaires
36:55russe
36:55à Paris
36:56pour que nous puissions
36:58protester très vivement
36:59sur les fondements
37:00qui nous sont apportés
37:01par nos amis allemands
37:03étayés
37:04et qui permettent
37:04de démontrer
37:05qu'il y avait la volonté
37:06de saboter
37:07cet avion
37:08et ce site logistique
37:10qui a été utilisé
37:11par l'Allemagne
37:12et par l'Europe
37:12pour soutenir l'Ukraine
37:13Régis Le Sommier
37:15la faute à qui
37:16cette escalade
37:16que nous a très bien décrite
37:18donc monsieur le ministre
37:19la faute à qui
37:20si on en est là
37:21et effectivement
37:22est-ce que ça peut basculer
37:23du mauvais côté de l'histoire
37:24ça peut très bien basculer
37:25du mauvais côté de l'histoire
37:26en revanche
37:27je me suis assez stupéfait moi
37:28de l'unanimisme
37:30des Européens
37:31vous avez évoqué
37:31madame Erleïen
37:32Emmanuel Macron
37:33là Jean-Noël Barraud
37:34qui convoque
37:36le chargé d'affaires russe
37:37le chargé d'affaires russe
37:38en France
37:38pourquoi ?
37:39pour quelque chose
37:39qui s'est passé
37:40en Allemagne
37:41en août
37:42est-ce que c'est nécessaire ?
37:43la France peut protester
37:45appuyer l'Allemagne
37:46apporter sa solidarité
37:48elle n'est pas obligée
37:49d'en rajouter
37:49si vous voulez
37:50c'est comme si
37:51à chaque fois
37:52ça c'est notre comportement
37:53à nous
37:53je parle des Européens
37:55je parle de madame
37:55Van der Leyen
37:56je parle d'Emmanuel Macron
37:57dès qu'il y a
37:59une petite chose
38:00qui se produit
38:01je ne dis pas que le drone
38:02c'était
38:02c'est quand même pas
38:05disons que
38:05le drone
38:06là où il y a quand même
38:07quelque chose
38:08un avertissement
38:09de la part des Russes
38:10c'est que c'était
38:11sur une base militaire
38:12sur laquelle transite
38:13une partie
38:14de l'aide de l'OTAN
38:15pour l'Ukraine
38:16donc quelque part
38:17on est dans ce flou
38:18qu'on appelle
38:19ou non
38:20la cobelligérance
38:21sur laquelle
38:22les Russes
38:22commencent à s'interroger
38:23Poutine
38:24a expressément
38:25parlé de l'Angleterre
38:26ça fait deux fois
38:27que Poutine parle
38:28de l'Angleterre
38:29il a dit
38:29c'est notre ennemi
38:31comment millénaire
38:32quelque chose comme ça
38:33et là
38:34aujourd'hui
38:34il a dit
38:35nous nous réservons
38:36le fait de frapper
38:37les ukrainiens
38:38les installations ukrainiennes
38:39mais aussi britanniques
38:41il a parlé des anglais
38:42donc si vous voulez
38:43là
38:44et pour vous c'est des menaces
38:45ou il va aller au bout
38:46pour moi c'est des menaces
38:47c'est des menaces
38:48c'est pas juste
38:48des paroles en l'air
38:49et moi
38:52je synthétiserai
38:53par un mot
38:54c'est ce qu'on appelle
38:54l'engrenage
38:55et c'est l'engrenage
38:57qui a donné
38:58la guerre 14-18
38:59effectivement
38:59l'assassinat
39:00d'un obscur
39:02archiduc
39:02dans une ville
39:03que personne
39:04ou presque
39:04ne connaissait
39:11le soldat français
39:12qui a combattu
39:13dans les tranchées
39:14ne connaissait pas
39:15la raison de la guerre
39:17ça a été le début
39:18c'est une guerre
39:19d'ailleurs
39:19qui a monté en puissance
39:20il y a eu quand même
39:21plusieurs semaines
39:22avant le début
39:23des hostilités
39:24donc vous pensez
39:24qu'on peut basculer
39:25en guerre mondiale
39:25oui mais
39:26j'ai l'impression
39:27que nos dirigeants
39:28n'en sont pas conscients
39:29et surtout
39:30j'ai l'impression
39:31et ça pour
39:31je vous le dire
39:32pour être allé
39:33en Ukraine
39:33pour avoir vu
39:36de quelle guerre
39:39il s'agit
39:39moi j'ai couvert
39:40un tas de guerres
39:41dans ma vie
39:41celle-là
39:42elle est différente
39:43celle-là
39:44c'est une guerre
39:44d'haute intensité
39:45qui a certains aspects
39:48sur certains aspects
39:49avec les tranchées
39:51il n'y avait pas
39:51les drones à l'époque
39:52mais m'a rappelé
39:53celle qu'a menée
39:55mon grand-père
39:55à Verdun
39:56si vous voulez
39:56cette guerre-là
39:58a-t-on les moyens
39:59humains
40:00a-t-on les peuples
40:02aujourd'hui
40:02pour mener
40:03ces guerres-là
40:04je n'en suis pas sûr
40:05or
40:06on va vers
40:07une aventure
40:08militaire
40:09sans véritablement
40:10que nos dirigeants
40:12ont l'impression
40:13que c'est
40:13on va contrer la Russie
40:15on va y aller
40:16etc
40:16a-t-on les moyens
40:17de le faire
40:18est-ce que c'est
40:19la bonne méthode
40:20est-ce qu'on pourrait
40:22aussi peut-être
40:23parler
40:23de négociation
40:24et il faut savoir
40:25une chose
40:26et c'est là où
40:26quelque part
40:27je me dis
40:28oui il va y avoir
40:28de l'escalade
40:29je note quand même
40:30que les américains
40:31et les russes
40:32ont quand même
40:33l'air de s'entendre
40:34la visite
40:34de John Ratcliffe
40:35patron de la CIA
40:37à Moscou
40:37la visite
40:38du ministre
40:39de l'économie
40:39russe
40:40aux Etats-Unis
40:41qui a eu
40:42son aparté
40:43avec Scott Besant
40:44là on sent
40:46que les américains
40:47et les russes
40:47sont sur
40:49une idée
40:50de dialogue
40:50je pense qu'il n'y aura
40:51pas de guerre
40:52si les américains
40:52ne sont pas d'accord
40:53voilà
40:54un mot de conclusion
40:55Pierre
40:56et puis il faut que je fasse
40:56une annonce
40:57concernant
40:57Xavier Federova
40:58donc très rapidement
40:59s'il vous plaît
40:59un mot de conclusion
41:00moi je suis vraiment
41:02très très inquiet
41:03j'ai écrit un livre
41:04qui s'appelait
41:04Engrenage
41:05la guerre d'Ukraine
41:06et le basculement du monde
41:07il y a deux ans
41:08déjà
41:08qui disait
41:09et je le répète
41:10d'abord que cette guerre
41:11aurait pu être évitée
41:12si on s'en était occupé
41:13parce qu'il s'agissait
41:14encore une fois
41:15du sort du Donbass
41:16et du statut de l'Ukraine
41:18autant pas autant
41:19c'était un problème diplomatique
41:20et pas autre chose
41:22c'est en train
41:23de métastaser
41:24dans tout le Proche-Orient
41:25il faut quand même voir
41:26qu'il y a des liens
41:27extrêmement directs
41:28entre la guerre d'Ukraine
41:29les armes utilisées en Ukraine
41:30et le travail
41:31qui est fait
41:32dans le Golfe
41:33et là on est au bord
41:34avec une escalade
41:35ces derniers jours
41:36de langage
41:37et d'action
41:37et d'action
41:39l'affaire de l'Ipris
41:40n'est pas neutre
41:41des drones
41:42des drones russes
41:43capables d'attaquer
41:44c'était un signal
41:45on est capable
41:46d'attaquer
41:47les centres logistiques
41:47de l'OTAN
41:48donc on n'est pas loin
41:50du franchissement
41:51du Rubicon
41:52si jamais la Russie
41:54s'en prend un pays
41:54de l'OTAN
41:55on aura une crise
41:56majeure
41:57qui ressemblera
41:58au début
41:59d'un éventuel
42:00troisième conflit mondial
42:01vous savez donc
42:01que c'était la première émission
42:03de la saison pour moi
42:04et Xenia Federova
42:05n'était pas
42:06autour de la table
42:07on l'a expliqué
42:09en début d'émission
42:10elle est visée
42:11donc par
42:11la volonté
42:12de l'expulser
42:13du gouvernement
42:14français
42:15elle a fait
42:15évidemment appel
42:16de cette décision
42:17avec ses avocats
42:18qu'elle conteste
42:19sur la forme
42:20et sur le fond
42:21et il se trouve
42:22que les services juridiques
42:24de Canal Plus
42:25ont regardé
42:25cette décision
42:27et Xenia Federova
42:28n'est pas empêchée
42:30d'intervenir
42:30à distance
42:31en visio
42:33sur l'antenne
42:34de CNews
42:35et sur l'heure inter
42:36dans laquelle
42:37elle avait l'habitude
42:38d'intervenir
42:38tant le mercredi
42:40et le dimanche
42:41donc l'annonce
42:41qu'on peut vous faire
42:42ce soir
42:43c'est puisqu'elle n'est pas
42:44dans l'incapacité
42:46d'intervenir
42:46à distance
42:47en visio
42:48le mercredi
42:49et le dimanche
42:50Xenia Federova
42:51pourra revenir
42:51très prochainement
42:52sur l'antenne
42:53de CNews
42:54pour livrer
42:55son analyse
42:56son expertise
42:57en visio
42:58à distance
42:58puisque le gouvernement
42:59français
42:59l'empêche
43:00d'être en France
43:01voilà ce que vous voulez dire
43:03ce soir
43:03ça sera donc
43:04la conclusion
43:05qu'est-ce que vous voulez dire
43:06Pierre ?
43:07que personnellement
43:08comme juriste
43:08j'ai quelques réserves
43:09avec les conseils
43:10qu'ont donné
43:10les avocats
43:12en question
43:12et bien vous ferez
43:13donc
43:14ces réserves
43:16entre juristes
43:17si vous voulez
43:18en dehors
43:19de l'antenne
43:19il n'empêche
43:20que les services
43:22juridiques de Canal
43:23ont regardé
43:24cette décision
43:24et que rien n'empêche
43:25Xenia
43:26d'intervenir
43:27sur l'antenne
43:28de CNews
43:28à distance
43:29et en visio
43:30et évidemment
43:30elle le fera
43:31donc dans
43:32les tous prochains jours
43:33si elle le souhaite
43:34on va se retrouver
43:35dans un instant
43:35dans 100% politique
43:37et on va parler
43:38du service public
43:38tiens
43:39tout est permis
43:39sur le service public
43:40l'extrême gauche
43:41s'est emparée
43:42du service public
43:42et on va en parler
43:43dans un instant
43:44Sous-titrage Société Radio-Canada
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