00:00Annalisa Cappellini, bonjour Annalisa.
00:02Aux Etats-Unis, Donald Trump est confronté à une équation de plus en plus compliquée.
00:06La guerre contre l'Iran s'installe dans la durée, alors que les élections de mi-mandat approchent.
00:10Oui, et Donald Trump avait promis une guerre rapide, à force de constater que ce n'est pas vraiment le
00:15cas.
00:15Et tout semble indiquer que le conflit va même s'étendre jusqu'en 2027.
00:19C'est ce que dit le Wall Street Journal ce matin,
00:21qui dévoile que Pitexet, le secrétaire à la Défense,
00:24a choisi de prolonger les déploiements au Moyen-Orient jusqu'à l'année prochaine.
00:30Il y a encore 50 000 militaires qui sont mobilisés au Moyen-Orient,
00:34avec 19 navires de guerre aussi.
00:37Donc voilà, un déploiement qui s'installe.
00:40D'ailleurs, le Wall Street Journal reprend les mots d'un ancien responsable militaire
00:43qui explique que les Américains sont vraiment en train de se préparer pour une guerre qui dure
00:48et surtout que l'Iran pourrait rester la priorité militaire des Etats-Unis
00:53pour l'année qui vient.
00:55Sauf que, vous le disiez, il y a quand même cette échéance électorale qui approche
00:58et la guerre pourrait coûter en réalité très très cher aux Républicains
01:01puisque le parti risque de perdre le contrôle du Congrès.
01:05Le Financial Times raconte ce matin que les Républicains commencent à se dire
01:08qu'il y a quand même une grande réserve d'argent quelque part
01:11qui pourrait bien être utile.
01:13Eh bien, c'est celle de MAGA Inc.
01:15C'est le comité d'action politique qui a soutenu la candidature de Donald Trump
01:19à la présidence en 2024.
01:22Il y a un vrai trésor de guerre politique de 400 millions de dollars qui est disponible.
01:26Il n'y a que 1% de ce fonds qui a été utilisé.
01:30Le groupe n'a pas encore réservé de publicité pour les mois qui viennent
01:33alors qu'on sait que ces prochaines semaines seront cruciales pour les élections.
01:37Donc, les Républicains commencent à demander ouvertement à Donald Trump
01:41d'utiliser cet argent.
01:42À l'approche des élections, Trump veut donc montrer qu'il défend d'abord les intérêts des Américains
01:47et notamment leur pouvoir d'achat.
01:49Et cette logique vaut pour tous les sujets, même pour l'espace.
01:53Oui, c'est ce qu'on lit dans Politico.
01:55On lit que la Maison-Blanche aurait encouragé plusieurs entreprises américaines du secteur spatial
02:00à ne pas participer au sommet organisé par Emmanuel Macron les 9 et 10 septembre prochains.
02:06C'est un sommet qui va se tenir à Paris, qui va réunir 120 pays
02:10et qui porte précisément sur l'avenir de la coopération spatiale.
02:14Eh bien, en réalité, la participation des entreprises américaines
02:16pourrait être interprétée à Washington comme un soutien aux positions européennes.
02:21Oui, on sait que Donald Trump n'apprécie pas particulièrement Emmanuel Macron,
02:25mais ça va plus loin que ça.
02:27Ça fait vraiment partie de ces signes faibles
02:30qu'ils ne disent que Washington considère désormais certains projets européens,
02:34même dans le domaine du spatial, comme une compétition avec les intérêts américains.
02:38Restons en Europe, au Royaume-Uni, où le nouveau Premier ministre Andy Burnham
02:41doit essayer de rassurer les marchés qui s'inquiètent du coup de la dette.
02:45Oui, six semaines après son arrivée à Downing Street,
02:47Andy Burnham découvre déjà les premières contraintes.
02:50Et là, effectivement, ce sont les marchés qu'il a tenté de désamorcer.
02:55C'est The Guardian qui raconte cette journée,
02:58cette tentative de désamorçage,
03:01puisque hier, après une journée de très fortes tensions sur les obligations,
03:05Burnham a promis que toutes les décisions de son gouvernement
03:08seront fondées, en réalité, sur la responsabilité budgétaire.
03:12Ce sont ses mots.
03:13Le problème, c'est que la veille, devant le Parlement,
03:15il avait annoncé beaucoup, beaucoup de dépenses et d'interventions de l'État,
03:18ce que les marchés n'ont pas apprécié.
03:21C'est un painful reality check, un douloureux retour à la réalité pour Andy Burnham.
03:27C'est la une du télégraphe ce matin, qui est assez dure vis-à-vis de Burnham,
03:31qui présente cette tension sur les taux comme un premier avertissement
03:35adressé au Premier ministre.
03:37C'est-à-dire que les marchés ne vont pas tellement juger son programme
03:40et ses intentions politiques.
03:41Ils veulent surtout savoir comment il va le financer, ce programme politique.
03:46Au final, c'est un peu la question.
03:47À quoi va-t-il devoir renoncer, Andy Burnham, pour tout faire passer ?
03:51Notamment aux mesures de protection sur les retraites
03:53ou à la protection sociale.
03:55C'est ce que lui recommande, du moins, un de ses anciens conseillers économiques.
03:59C'est Jim O'Neill.
04:00On le lit dans les pages de The Independent ce matin.
04:02Il faut freiner les excès de dépenses
04:04et s'attaquer aux vaches sacrées.
04:07Voici les mots de cet ancien conseiller économique.
04:09En tout cas, on surveillera le budget d'Andy Burnham,
04:12qui est prévu le 28 octobre,
04:14parce que ce sera son premier véritable test.
04:16Ce sera un peu le même combat en France, d'ailleurs.
04:19Et Andy Burnham, qui va rencontrer Emmanuel Macron aujourd'hui.
04:22Merci, Annalisa.
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