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00:02Il est 6h sur Europe 1.
00:06Europe 1 bonjour.
00:075h, 7h.
00:10Alexandre Lemay.
00:11A la une ce matin, des dizaines de milliers de manifestants en Espagne pour dénoncer la crise migratoire à Ceuta.
00:17Un mois après l'arrivée de 80 000 candestins, la colère gagne le pays.
00:22Europe 1 à Madrid, dans un instant.
00:25Dans ce journal également, la France, bonne et d'âne de la zone euro.
00:29Le remboursement de notre dette n'a jamais coûté aussi cher depuis 20 ans.
00:34Quel impact pour les finances publiques ?
00:36La réponse du service économie d'Europe 1.
00:38Et puis Emmanuel Macron espère que Paris et Londres vont tisser, c'est lui qui le dit,
00:43un lien aussi étroit que les fils de la tapisserie de Bayeux.
00:47Il était hier Emmanuel Macron à l'inauguration de l'exposition consacrée à ce trésor français prêté à nos amis
00:52anglais.
00:53C'était hier soir à Londres.
00:54Europe 1.
00:55Europe 1 6h, le journal Théo Grévin.
00:58Bonjour Théo.
00:58Bonjour Alexandre, bonjour à tous.
01:00Des images impressionnantes de dizaines de milliers d'Espagnols manifestant côte à côte hier soir devant les principales mairies du
01:07pays.
01:08Alors que la situation reste tendue à Ceuta, un mois après l'arrivée de 80 000 clandestins.
01:13Tous ont dénoncé la politique jugée laxiste du Premier ministre socialiste, Pedro Sanchez.
01:19C'était le cas notamment à Madrid où vous vous trouviez pour Europe 1, Nico Salvador.
01:23Ils sont venus en couple, en famille, entre amis, souvent munis d'un drapeau espagnol.
01:28Tous exprimissent leur ras-le-bol de la situation à Ceuta.
01:31On a une invasion et ils font comme si c'était un problème d'immigration.
01:35S'ils t'envahissent, il faut les expulser et te défendre.
01:39Là, ils t'en envoient 80 000 et demain, ce sera 200 000.
01:42Jusqu'à ce que tu n'en puisses plus.
01:44Il faut les expulser coûte que coûte.
01:46Parmi les manifestants, aussi, de nombreux immigrés de longue date, comme Mani, cubaine d'origine et espagnole depuis 18 ans.
01:52Je pense qu'il faut défendre l'Espagne.
01:54Nous avons une frontière et il faut la respecter.
01:56Et si on ne la respecte pas, il faut une réponse.
02:00Parmi les slogans les plus entendus, la fierté d'être espagnole,
02:04mais aussi la démission du Premier ministre socialiste, Pedro Sanchez.
02:08On a des ministres et un président qui partent en vacances et sont des incapables.
02:11Ils ne servent à rien, peu importe leur parti.
02:14Ce sont eux qui ne servent à rien.
02:15Le Premier ministre, lui, est attendu ce jeudi au Parlement pour s'expliquer sur sa gestion de la crise.
02:20Nico Salvador à Madrid pour Europe 1.
02:23À l'étranger, toujours au Moyen-Orient, la reprise du conflit se confirme.
02:27Donald Trump se dit prêt à frapper à nouveau l'Iran à tout moment,
02:30au lendemain d'une nouvelle campagne de bombardement,
02:33des systèmes de radars ou encore des installations maritimes,
02:36des gardiens de la révolution ont été visés.
02:38Le président américain qui suggère même de rebaptiser le détroit d'Hormuz en détroit Trump.
02:44Oui, ce passage stratégique toujours paralysé partiellement par l'Iran,
02:49avec les conséquences que l'on connaît en France,
02:51le contrôle du détroit d'Hormuz qui s'est imposé comme l'objectif prioritaire de cette guerre,
02:56Wilfried de Villers.
02:57En bloquant le détroit dès le début de la guerre,
02:59Téhéran a globalisé les conséquences économiques du conflit,
03:02faisant grimper en flèche les prix du pétrole, du gaz,
03:04dans cette voie maritime où transitaient avant la guerre 20% des hydrocarbures de la planète.
03:09Cette arme économique est aussi sécuritaire,
03:11et le régime iranien entend bien en garder le contrôle pour imposer ses règles dans la région,
03:16comme le détaille le géographe Sylvain Domergue, enseignant à Sciences Po Bordeaux.
03:20C'est une garantie de sécurité, contrôler les entrées et les sorties dans le golfe Persique,
03:24ça voudrait dire que finalement l'Iran serait dans une situation de domination,
03:30d'hégémonie vis-à-vis de Bahreïn, de l'Irak, de l'Arabie Saoudite, du Qatar.
03:35Reste que Téhéran est en train de perdre une partie de son levier,
03:38incapable d'interrompre totalement le trafic maritime dans le détroit.
03:42Washington sécurise depuis des semaines le passage de navires pétroliers,
03:46parvenant ainsi pour l'instant à garder le contrôle des prix du baril.
03:49La stratégie américaine est celle d'une guerre d'usure,
03:52des sanctions pour étouffer l'économie iranienne et des frappes ciblées dans la région du Détroit.
03:56Enfin, pour Donald Trump, l'enjeu du contrôle d'Hormuz est aussi très politique,
04:00à deux mois des élections de mi-mandat aux Etats-Unis.
04:03Wilfried de Villers pour Europe 1.
04:05En Allemagne, deux suspects identifiés par la police après la tentative d'attentat à l'aéroport de Leipzig début août.
04:12Ces deux hommes détenteurs de passeport russes auraient transporté et déposé un drone explosif
04:16sur ce site essentiel à la livraison de l'aide européenne à destination de l'Ukraine.
04:21Une attaque preuve supplémentaire de la guerre hybride que mène la Russie en Europe, selon Emmanuel Macron.
04:26Le président dans le bilan économique est contesté en France.
04:29En Europe également, la situation inquiète.
04:31Oui, la France désormais considérée comme le pays le plus risqué de la zone euro devant la Grèce.
04:37Conséquence, le remboursement de notre dette coûte de plus en plus cher.
04:40Le taux d'emprunt sur 10 ans atteint un record depuis 2008, Barthélémy Philippe.
04:44Oui, à 4,25%, la France emprunte à des taux plus élevés que l'Italie et la Grèce.
04:50Un temps considéré comme les mauvais élèves de la zone euro.
04:53Et ce, alors qu'elle cumule déjà une dette publique abyssale, un déficit hors de contrôle et une croissance en
05:00panne sèche.
05:01La hausse des taux d'intérêt va mécaniquement amplifier la dérive des finances publiques,
05:06comme l'explique Éric Dorr, professeur d'économie à Liéseg.
05:10On fait rouler la dette publique, c'est-à-dire que quand un emprunt qu'on a fait dans le
05:14passé arrive échéance,
05:16on emprunte de quoi rembourser les prêteurs précédents.
05:19Comme on emprunte maintenant très cher, on remplace de l'ancienne dette à taux bas à de la nouvelle dette
05:25qui est à taux élevé.
05:26Cela augmente progressivement le taux d'intérêt moyen sur l'ensemble du stock de dette.
05:30C'est un phénomène d'explosion progressive de la charge de la dette publique.
05:35La charge de la dette publique, c'est-à-dire la somme que l'État consacre chaque année à payer
05:39les intérêts des prêteurs,
05:41augmente à toute vitesse.
05:42Après 65 milliards d'euros en 2025, elle devrait atteindre 77 milliards d'euros cette année.
05:49Le premier budget de l'État devant l'éducation nationale.
05:53Barthélémy Philippe du service économie d'Europe 11.
05:55Et ce matin, dans les colonnes du Parisien, Gérard Larcher assure que le futur budget doit amorcer le redressement des
06:02finances publiques.
06:03Le président du Sénat qui réitère également son soutien à Bruno Rotaillot,
06:07appelant un candidat unique de la droite et du centre en 2027.
06:10On vous écoute Europe 1, bonjour, il est 6h06.
06:12C'est l'un des trésors les plus inestimables de notre patrimoine.
06:16L'inauguration de l'exposition consacrée à la tapisserie de Bayeux a eu lieu hier soir au British Museum de
06:21Londres.
06:22La tapisserie de Bayeux prêtée par la France pour une durée d'un an.
06:25Et hier, donc, Emmanuel Macron et Charles III l'ont admiré en avant-première au sein du British Museum.
06:31Un précieux symbole de confiance pour le roi d'Angleterre.
06:34Et derrière ce prêt de la tapisserie de Bayeux, c'est bien la relation très volatile entre Paris et Londres
06:40qui est relancée.
06:41Maïlène Trémolet.
06:42Un soulagement.
06:43C'est le premier sentiment qu'évoque la ministre de la Culture, Catherine Pégard.
06:47Outremanche, on salue un prêt extraordinaire, selon l'expression du directeur du British Museum, Nicolas Cullinan,
06:53qui loue dans les colonnes du monde une histoire partagée et une tapisserie qui s'intègre dans l'identité nationale
06:58anglaise.
06:59Réussite culturelle, donc technologique, mais aussi diplomatique pour Emmanuel Macron.
07:04Aujourd'hui, notre histoire commune continue de s'écrire, toujours inachevée.
07:08A l'image de celle de la tapisserie comme un récit extraordinaire, elle nous invite surtout à écrire la suite.
07:13Longue vie à l'entente cordiale et longue vie à l'entente amicale.
07:17Après le chantier de Notre-Dame de Paris, la restauration du château de Villers-Cotterêts,
07:21le chef de l'État revendique ainsi un dernier coup d'éclat, culturel et politique à la fois.
07:26L'occasion d'un réchauffement des relations entre Londres et Paris post-Brexit,
07:30d'un nouveau départ avec le Premier ministre Andy Burnham fraîchement arrivé,
07:34sans endosser pour autant la responsabilité du retour de la toile prévue en septembre 2027,
07:39après son départ de l'Élysée.
07:41Mayalen Trémolet et l'exposition de la tapisserie de Bayeux qui crée déjà l'événement à Londres
07:46alors qu'elle ouvrira ses portes dans une semaine.
07:48100 000 billets vendus en 24 heures à 35 euros l'unité.
07:53A titre de comparaison, il faut débourser 12 euros pour voir la tapisserie à Bayeux.
07:57C'est un petit peu plus cher en Angleterre.
07:59Un phénomène cette tapisserie de Bayeux, effectivement.
08:01Prêter donc à nos amis anglais pour un an.
08:03Merci.
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