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Cette vidéo fait partie du Corner Gaming
  • il y a 1 semaine
Êtes-vous prêt à plonger dans l'univers fascinant de l'Internet et des médias ? Dans cet épisode de "Tant qu'il y aura du Wi-Fi ! ", Julien Tellouck reçoit Johann Lefebvre, plus connu sous le nom de YoYo, une véritable légende de l'Internet et ancien animateur emblématique de Game One. Ensemble, ils retracent un parcours exceptionnel, des débuts de Game One à l'émission culte "Level One", qui a marqué toute une génération de passionnés de jeux vidéo.

Johann Lefebvre nous offre un regard unique sur ses expériences professionnelles, en commençant par ses débuts dans le service à l'hôtel Disneyland, où chaque journée était une aventure. Il partage également des anecdotes croustillantes sur sa participation à des émissions de télé-réalité, révélant les coulisses d'un monde souvent méconnu. Cet épisode est non seulement une rétrospective nostalgique, mais aussi une réflexion profonde sur l'évolution des médias et l'impact d'Internet sur la télévision.

Les discussions autour de l'influence des réseaux sociaux et de leur capacité à transformer le paysage médiatique actuel sont particulièrement pertinentes. Johann Lefebvre évoque sa transition vers une carrière entrepreneuriale avec sa société de bornes d'arcade, un projet qui lui tient à cœur et qui illustre parfaitement son désir de rester authentique dans un secteur en constante évolution. Il souligne également l'importance de maintenir des relations saines et sincères dans le milieu professionnel, un conseil précieux pour quiconque aspire à réussir dans le monde des médias.

Avec des souvenirs nostalgiques, des réflexions sur la célébrité, le succès et l'amitié, cet épisode de "Tant qu'il y aura du Wi-Fi ! " est une véritable mine d'or pour les amateurs de culture geek et les passionnés de l'Internet. Ne manquez pas cette occasion d'écouter les récits inspirants de Johann Lefebvre et de découvrir comment il a su naviguer à travers les défis du monde médiatique tout en restant fidèle à lui-même. Préparez-vous à une conversation captivante qui vous fera réfléchir à votre propre rapport avec les médias et la technologie.

Rejoignez-nous pour cet épisode incontournable et laissez-vous emporter par l'énergie et la passion de Johann Lefebvre, une figure incontournable de l'Internet. "Tant qu'il y aura du Wi-Fi ! " continue de vous offrir des échanges enrichissants et des perspectives uniques sur l'évolution des médias modernes. Écoutez dès maintenant et faites partie de cette aventure passionnante !

Les bornes d’arcade de Yoyo https://www.labornearcade.com/

CHAPITRAGE :
00:00 Introduction – YoYo débarque dans “Tant qu’il y aura du Wi-Fi”
00:18 Retrouvailles + pourquoi YoYo est une légende (Level One)
00:49 Les années Game One (2002–2007) + Gameologie & la “Ligue 1”
03:30 Avant Game One : études, petits boulots, Disney & anecdotes
05:18 “Sciences de la matière” → départ à New York (PVT) & barista
06:50 Casting TF6 / télé-réalité avant Love Story : le déclic caméra
09:28 Casting Game One :
Transcription
00:00:00Bonjour à toutes et à tous, bienvenue dans ce nouvel épisode de « Tant qu'il y aura du Wi
00:00:04-Fi » disponible sur toutes les plateformes de podcast.
00:00:07Et aujourd'hui, je reçois un invité. Je suis très heureux de le recevoir parce que c'est un ex
00:00:12-collègue, c'est un ami et c'est une légende d'Internet.
00:00:17Yo-Yo, mon Yo-Yo, comment ça va mon Yo-Yo ?
00:00:19Écoute, ça va bien mon Juju.
00:00:20Je suis trop content que tu sois là.
00:00:21Alors on sent déjà que tu connais le métier parce que le mec s'exprime bien, il a créé son
00:00:26podcast.
00:00:27C'est déjà un succès, j'ai regardé le premier épisode.
00:00:28Merci, merci.
00:00:30Le nom est bien trouvé.
00:00:31Oui, je me suis dit que ça pourrait être sympa.
00:00:33Tu m'as flatté, donc tout est parfait.
00:00:34Non, on peut commencer.
00:00:37Je rappelle à tous ceux qui n'ont pas connu Game One il y a quelques années que tu es
00:00:41un animateur emblématique de la chaîne.
00:00:43On a commencé ensemble en 2002 et tu as présenté Level One et plein d'autres émissions.
00:00:48Mais celle qu'on connaît, où tu es célèbre, où tu es une légende, c'est Level One que tu
00:00:53as repris, que tu as complètement façonné, que tu as changé.
00:00:57Et tu as travaillé sur Game One jusqu'à combien ?
00:00:59C'était 2007, non ?
00:01:00Tu sais quoi ? Regarde, ça m'a permis de me replonger un peu dans le passé, de me dire,
00:01:04de reconnecter un peu les bouts parce que tu oublies.
00:01:06On est des vieux mérous.
00:01:08Et ça remonte à 20 ans.
00:01:10Donc en fait, 2002-2007, Level One, sous différentes formes, différentes personnes.
00:01:172007, je m'en vais.
00:01:20Autres émissions, je me balade à droite à gauche.
00:01:22Tu n'avais pas fait Gameology ?
00:01:24Gameology.
00:01:25Oui.
00:01:25Super avec GG.
00:01:27Pour le coup, là, regardez, vu que vous êtes sur YouTube, tapez Gameology, vous retrouvez G-A-M-E-O
00:01:32-L-O-G-Y.
00:01:33On tombe sur les émissions.
00:01:34Au top, sur Gong.
00:01:35Très drôle.
00:01:36Petit concept sympa, genre laboratoire de savants fous, jeux vidéo.
00:01:40Et puis…
00:01:40Et puis après, tu vas en Ligue 1.
00:01:42C'est-à-dire, moi, je dis que Game 1, c'est la Ligue 2, voire même la Nationale.
00:01:46Et après, toi, tu fais partie.
00:01:48Parce que pour moi, je te le dis et je te l'ai déjà dit, pour moi, tu es l
00:01:50'un des animateurs
00:01:51ou l'animateur le plus talentueux que Game 1 ait connu.
00:01:53Merci de saluer mon génie.
00:01:55Moi, non, mais c'est vrai.
00:01:55Moi-même, je le reconnais.
00:01:56Mais c'est vrai, il y a du génie.
00:01:57Il y a quelque chose en toi qui fait que c'est incroyable.
00:02:00Et justement, tu vas en Ligue 1 après Gameology sur Gong.
00:02:03Après Gameology, un ancien de Game 1 qui bosse à la direction des programmes
00:02:10nous appelle, Guillaume Lassalle.
00:02:11Il a dit, putain, j'ai bien aimé ce que vous faites Gameology.
00:02:14Il y a une matinale qui se lance là.
00:02:15En fait, on l'a lancée en septembre et on voudrait changer parce que ça ne colle pas bien.
00:02:19On a besoin de deux mecs.
00:02:21J'en ai dit oui.
00:02:23J'ai une matinale sur une TNT.
00:02:25Pendant trois ans, on a fait ça.
00:02:27C'était l'occasion de…
00:02:30Comme tu dis, de tester la D2.
00:02:33La D1, c'est…
00:02:34Non, Ligue Nationale.
00:02:35Ligue Nationale.
00:02:35Non, pas la Ligue 1, la Ligue 1.
00:02:37La Ligue 1.
00:02:38Oui, et j'ai eu de la chance, en fait, dans mon parcours, de toujours tomber sur des
00:02:43chaînes et des personnes sympas qui nous donnaient de la liberté, qui nous laissaient être
00:02:47qui on était, tu vois, d'avoir une liberté de parole, une liberté de ton.
00:02:52Et j'ai apprécié ça.
00:02:54Oui.
00:02:54Alors, on rappelle quand même Guillaume Lassalle, pour ceux qui ne connaissent pas ou ceux
00:02:58qui connaissent Game 1 à ses débuts, c'était un animateur de Game 1 qui s'appelait
00:03:00Didou.
00:03:01Oui, Didou.
00:03:01Et qui présentait l'émission Dawa.
00:03:02Et aujourd'hui, voilà, c'est un grand chef de…
00:03:05Alors, à l'époque, c'était Dédisette, c'est ça ?
00:03:07Alors, Richard, pour le coup, Dédisette, ça a changé, c'est la D17, ils font du
00:03:12clip, des émissions de télé-réalité, ça fait quelques temps que je ne regarde
00:03:16plus, mais…
00:03:17Mais c'est une chaîne, ouais, qui a changé de nom plusieurs fois.
00:03:19Oui, c'est ça.
00:03:20Toi, tu faisais quoi avant 2002, avant d'arriver sur Game 1 ? C'était quoi ton métier ?
00:03:25Allez, ça me fait plaisir qu'ils me posent des questions parce que je voulais revenir
00:03:27là, tu sais, je vais vous parler un petit peu de moi parce que quand tu regardes
00:03:31un podcast, moi, j'aime bien le format, j'aime bien écouter, et toi aussi, je
00:03:35survois aussi, le vécu des gens.
00:03:36Mais oui, c'est ce qu'il y a de plus marrant, tu vois.
00:03:39Qu'est-ce qui a créé la bascule pour changer de vie à un moment donné ? C'est ça
00:03:42que
00:03:42j'essaye de savoir.
00:03:43Ah, je vous raconte.
00:03:44Je vous raconte les moments marrants.
00:03:46Déjà, petit, moi, j'ai compris que la vie était une aventure et que la vie, c'est
00:03:50vraiment l'occasion de se marrer.
00:03:52Un game, ok ? Game 1, on est tombé sur Game 1.
00:03:55Et je te donne un exemple, petit boulot, je vous raconte les trucs marrants dans ma vie.
00:04:00J'ai un petit boulot, je vis près de Disney et premier petit boulot, je suis embauché
00:04:06au room service de l'hôtel Disneyland.
00:04:08C'est un peu le palace de Disney.
00:04:09Génial.
00:04:10Donc, je me fais un été au palace et je vous raconte des anecdotes rigolotes.
00:04:13Je me retrouve à apporter les petits-déj, ok, ou les burgers le soir.
00:04:18Et tu as le nom des clients sur le ticket.
00:04:21Tu as le nom de ticket qui arrive, tu as la nationalité et le nom du mec.
00:04:24Et là, j'ai un ticket qui arrive, il y a marqué Jimmy Cliff, Jamaïque.
00:04:29Non !
00:04:30Et le mec, il commande deux potages à la tomate.
00:04:32Je me dis, putain, c'est drôle.
00:04:33Et il y a un mec qui me dit, ouais, Jimmy Cliff est là, il a besoin de potage à
00:04:36la tomate.
00:04:37On a désactivé les détecteurs de fumée dans sa jambe.
00:04:41Ça donne l'ambiance.
00:04:42Star du reggae, si vous ne connaissez pas, Jimmy Cliff.
00:04:44Et là, je monte les deux potages à la tomate.
00:04:47Et il y a un mec qui m'ouvre la porte avec des yeux, mais rouges comme un potage à
00:04:50la tomate.
00:04:51Une fumée, mon pote.
00:04:53Incroyable dans l'hôtel Disney.
00:04:55Il planait comme Peter Pan.
00:04:56C'était, tu vois, une bonne anecdote.
00:04:58Quand j'étais petit, tu vois, je voulais de l'aventure.
00:05:01Et la vie m'en a apporté.
00:05:02Alors, tu faisais quoi ?
00:05:03Tu faisais des petits boulots comme ça, droite à gauche, pour t'amuser ?
00:05:05Petits boulots, droite à gauche.
00:05:07J'ai fait une petite fague.
00:05:08Alors, j'ai fait un bac S.
00:05:09J'ai fait une première année de droit.
00:05:13Planté, nul.
00:05:15Et puis, je me relance sur une science de la matière, nul, pourri.
00:05:18Je me dis, allez, je pars aux Etats-Unis.
00:05:19Moi, j'ai fait science de la matière.
00:05:20T'as fait ça, c'était nul, hein ?
00:05:21À la fac.
00:05:22C'était nul.
00:05:23En fille de maths.
00:05:25Le mec, il arrive, le prof d'université, il dit, bon, vous venez du lycée.
00:05:30Il faut savoir qu'ici, tous les maths que vous avez apprises, ça ne vous servira à rien.
00:05:33On fait vraiment autre chose.
00:05:35Je me casse.
00:05:37C'était relou, la thermodynamique et tout ça.
00:05:39Je m'en souviens, la cinétique des fluides.
00:05:41Science de la matière, c'était horrible.
00:05:43Et du coup, tu pars aux Etats-Unis ?
00:05:44Je pars aux Etats-Unis.
00:05:45Mais faire quoi ?
00:05:45À l'époque, tu pouvais, en tant qu'étudien, c'est toujours le cas, je vous encourage à le faire
00:05:49pour faire votre petite expérience,
00:05:52un PVT, un visa de travail temporaire, tu pouvais l'avoir aux Etats-Unis.
00:05:55Et moi, j'avais un pote, mon pote Josh, il vivait aux Etats-Unis, il était franco-américain,
00:06:00et il était serveur à New York.
00:06:03Et il faut savoir qu'on est en 2000, juste avant 2000, on va être en 80, j'avais 19
00:06:07ans,
00:06:07donc non, on est un peu avant 2000.
00:06:10Et en fait, ils gagnaient, OK, 200 à 300 dollars par service dans un resto, parce que les serveurs là
00:06:18-bas, c'est un business.
00:06:19À l'époque.
00:06:20Donc, il me dit, yo-yo, tu me rejoins là-bas, tu prends ton PVT, tu vas vivre l'aventure.
00:06:24Je prends un billet d'avion, je vais là-bas et je me fais embaucher dans un café, je suis
00:06:28barista.
00:06:29Un peu comme dans Friends, tu sais, le mec qui fait les cafés.
00:06:31Tu n'as pas le droit de toucher l'alcool en dessous de 21 ans aux Etats-Unis.
00:06:34Donc moi, à 19 ans, je fais les cafés.
00:06:37Alors tu sais, ils avaient une science du café qu'on n'avait pas déjà avant ici, avec l'aide
00:06:40d'avoine, machin.
00:06:42Donc je fais ça, je gagne bien ma vie, je m'éclate, je reste à New York et puis je
00:06:45reviens.
00:06:46Et je fais une école d'ingéson.
00:06:50OK.
00:06:50Donc ça reste quand même dans le métier audiovisuel.
00:06:53Ouais, ouais, ouais.
00:06:54Et je participe en même temps que cette première, je crois, je cherche à faire un stage et je ne
00:06:58trouve pas, première année.
00:07:00Et je participe, il y a une pub, je trompe sur une pub sur la chaîne qui s'appelait TF6.
00:07:05Vous vous souvenez de TF6 ?
00:07:05Ouais.
00:07:06C'était le mélange de TF1 et M6.
00:07:08On est con.
00:07:09TF6.
00:07:10C'est vrai que le nom est pourri.
00:07:12Et il y a une pub qui dit, voilà, on organise le premier jeu de télé-réalité en France, déposez
00:07:16vos candidatures.
00:07:17Moi, je dis, c'est marrant, il y avait un peu d'argent à gagner.
00:07:19Je dis, moi qui aime bien l'aventure, c'est un truc rigolo, ça me plairait.
00:07:22Et ils me prennent.
00:07:23C'était quoi le concept ?
00:07:24Le concept, c'était qu'ils enfermaient trois équipes de trois joueurs dans trois appartements, dans un endroit à Paris,
00:07:32OK, où c'est les débuts d'Internet.
00:07:35C'est les débuts d'Internet qui te permettent, par exemple, de commander de la bouffe à emporter depuis Internet.
00:07:42C'est-à-dire qu'avant, tu appelais au téléphone pour avoir de la pizza.
00:07:45Et là, c'est le début où tu tapes sur Internet, les premiers sites Internet, tu pouvais commander chez McDo,
00:07:49etc.
00:07:50Et le but du jeu, c'est t'arriver à trois dans un appartement, il n'y avait rien.
00:07:53On te donnait un budget, je crois, de 2 000, 3 000 francs.
00:07:57Et tu devais tout acheter et rester trois semaines dans l'appartement en attendant tout ce qu'il te fallait
00:08:02pour survivre trois semaines.
00:08:02Non, mais ça, c'est avant Love Story.
00:08:05Juste avant Love Story.
00:08:06Tu regarderas, le lancement de Love Story a eu lieu, je crois, pendant qu'on était en train de tourner.
00:08:11Parce qu'on va être francs, il n'y a personne qui a entendu parler de cette émission.
00:08:15C'est pour ça que je t'en parle.
00:08:17C'était pour te dire que je suis un pionnier.
00:08:19Ah oui, un complet pionnier.
00:08:20Je ne sais pas qu'il ait fait l'émission.
00:08:21Mais en tant que participant dans l'espèce de simulation, si tu veux, de vie sous caméra, j'ai vécu
00:08:29ça.
00:08:29Là, on est resté trois semaines.
00:08:30C'est-à-dire que le premier soir, tu arrives dans un appartement, moquette.
00:08:34Moquette.
00:08:35Et puis à côté, toilette, salle de bain.
00:08:37Rien.
00:08:38Et tu l'as bien vécu ?
00:08:38Tu l'as bien vécu cette émission ou pas ?
00:08:40Tu sens qu'au bout de trois semaines, tu es un peu dans un...
00:08:43Mais c'était drôle parce que c'était créatif, c'était sympa, il y avait des défis.
00:08:46Mais première nuit, je te rappelle, on commande chez un fast-food.
00:08:51On a gardé les emballages pour se faire un oreiller.
00:08:53J'ai mis les pieds dans le sac parce qu'il faisait froid.
00:08:55Ah non.
00:08:56Là, on n'était pas dans le délire feutré et cossu de la Starac ou du machin.
00:09:01Ah d'accord.
00:09:02En fait, c'est une sorte de Koh-Lanta, mais dans un appartement.
00:09:04Exactement.
00:09:05Et avec Internet.
00:09:06Oui.
00:09:07C'est marrant.
00:09:07Et le concept est génial.
00:09:09Ça, c'est ta première expérience télé, du coup ?
00:09:11T'as compris, c'est pour ça que ça m'a donné envie.
00:09:14Le plaisir de se regarder et de faire le compte devant la caméra, j'ai trouvé ça plutôt cool.
00:09:18D'accord.
00:09:19Donc là, tu te dis, bon, voilà, moi, j'ai décidé de me marrer dans ma vie.
00:09:22Oui.
00:09:23Et là, tu te dis, il y a peut-être un truc à faire.
00:09:25Il y a peut-être un truc.
00:09:28Et je tombe sur cette annonce de casting, tout comme toi, pour Game One.
00:09:33Et là, je me dis, il y a un truc à faire.
00:09:35J'y vais.
00:09:36J'arrive chez Game One.
00:09:37Et en fait, je crois que je me plante, je ne sais plus si je l'ai fait volontairement ou
00:09:39pas,
00:09:39mais j'arrive un jour avant le casting.
00:09:41Non.
00:09:42Si.
00:09:43Et là, je tombe sur Éric Brouillat, qui est le directeur de la chaîne.
00:09:46Nouveau directeur.
00:09:47On l'embrasse parce qu'on a des bons souvenirs d'Éric.
00:09:49Bon personnage, rigolo.
00:09:51Et en fait, je me mets à rigoler avec lui.
00:09:53Je ne savais pas qui il était.
00:09:54Et je sors de Trois-Vannes, on discute.
00:09:56Et je pense qu'il me trouve sympathique.
00:09:57Et j'apprends plus tard qu'en fait, c'est le directeur.
00:10:00Donc après, on a fait un casting, tous les deux.
00:10:03Et ils t'ont pris.
00:10:04Ils m'ont pris.
00:10:05Il faut savoir qu'il y a quand même pas mal de monde qui participait à ce truc-là.
00:10:07Ah ouais, il y avait du monde.
00:10:08Il y avait des gens connus.
00:10:09Il y avait des gens connus.
00:10:10On peut citer.
00:10:10Il y avait Gustave Parking.
00:10:12Ouais, Gustave Parking.
00:10:13Ils avaient appelé Gustave Parking.
00:10:14La bonne humoriste de l'époque.
00:10:15Il y avait des gens de Love Story qui étaient là.
00:10:18Et normalement, on devait être trois à faire Level 1.
00:10:20Il y avait toi, moi et Christophe de Love Story qui avait gagné Love Story.
00:10:24Tu te rappelles ?
00:10:24Je me souviens de Love Story.
00:10:26Christophe peut-être un peu moins qui m'excuse.
00:10:28Mais si, quand on est arrivé, ils nous ont dit vous êtes trois.
00:10:30Mais au final, le troisième, il ne viendra pas.
00:10:32Il part sur RFM TV.
00:10:34Ok, c'est nouvel.
00:10:36On s'est retrouvés à deux.
00:10:37Il ne nous prévient pas de ça ?
00:10:39Si, je me souviens.
00:10:39Je me souviens, pour dire, du mauvais accueil qu'on a eu au départ.
00:10:43On est à quoi ?
00:10:44On a 25 ans, 24, 25 ans.
00:10:45On arrive dans un endroit.
00:10:46Il faut savoir que quand tu fais un casting, c'est toi qui prend le reste du monde.
00:10:50Tu vois ce que je veux dire ?
00:10:51Tout à fait.
00:10:52Alors, nous, je pense que tu étais comme moi.
00:10:55Tu avais la fibre.
00:10:56Tu étais animé par un truc sympa.
00:10:58Ça te plaisait.
00:10:59Donc, tu mets un peu ton côté.
00:11:01Il y a un côté ridicule, tu vois, dans le casting.
00:11:03Tu vas être ridicule.
00:11:04Tu vois, à part si tu es Leonardo DiCaprio et que tu ne crèves pas l'écran dès le premier
00:11:09casting,
00:11:10tu es un peu ridicule.
00:11:11Tu es vulnérable, on va dire.
00:11:12Tu es vulnérable.
00:11:12Et on n'a pas été bien accueillis.
00:11:14Je me rappelle, les trois premiers mois où on était là, on a été accueillis par une équipe en transition.
00:11:19Tu vois, je ne sais plus quoi.
00:11:20En regardant le podcast avec Marcus, vous avez évoqué la transition entre un rachat de chaîne, etc.
00:11:26Nous, ça ne nous concernait pas.
00:11:27Mais on se retrouve bien accueillis.
00:11:28Et tu te rappelles, je donne un exemple, on est dans une pièce en train de… parce qu'on était
00:11:33intermittent du spectacle.
00:11:34Tout à fait.
00:11:35On venait, quoi, une journée par… deux jours par semaine.
00:11:38Deux jours par semaine pour tester jeux vidéo.
00:11:41Putain, on avait gagné quand même le cocotier.
00:11:42Complètement.
00:11:43C'est-à-dire qu'on allait être payé pour jouer aux jeux vidéo.
00:11:46Alors, pas des mille et des cents, mais putain, quel plaisir.
00:11:49On avait gagné.
00:11:50On était contents.
00:11:51On était contents.
00:11:52Et en même temps, c'était dur quand même.
00:11:54Et je me rappelle, on était mal accueillis.
00:11:56Par exemple, on était tous les deux en train de réviser dans une petite salle.
00:11:58Il nous avait mis dans une petite salle un peu froide avec deux télés.
00:12:00On était l'un à côté de l'autre.
00:12:02Et puis, il y a un mec qui arrive et qui dit « Ouais, la dernière fois, vous n'avez
00:12:05pas rangé les bannettes au bon endroit,
00:12:07ni les consoles, les machins, vous êtes des cons. »
00:12:10Putain, l'ambiance.
00:12:11Ouais, Jean Michemuch.
00:12:12Ah ouais, tu te rappelles, il s'appelle Jean-Michel, le gars.
00:12:14Ouais.
00:12:16Il n'était pas sympa au début.
00:12:18Personne n'était vraiment sympa.
00:12:19Moi, j'avais mon pote Alex Nassar qui était sympa.
00:12:21Donc, j'étais un peu en sécurité avec lui.
00:12:22Toi, tu le connaissais d'avant.
00:12:23Parce que je le connaissais d'avant.
00:12:24On s'était rencontré par une amie interposée, par hasard.
00:12:29Mais tu te souviens de cette époque ?
00:12:30Oui, je me souviens.
00:12:31Il a fallu faire notre place.
00:12:32Ce n'était pas facile.
00:12:33Et c'est vrai qu'on était tous les deux dans une salle toute blanche.
00:12:36Nous deux, on ne se connaissait pas.
00:12:37Donc, on apprenait à se connaître.
00:12:38Finalement, on testait chacun notre jeu.
00:12:40Et après, le lendemain, on était en tournage.
00:12:42Et il fallait qu'on fasse nos preuves.
00:12:43Ce n'était pas facile.
00:12:44Ce n'était pas facile.
00:12:45Parce qu'aujourd'hui, on regarde tous du let's play, des animateurs qui font ça chez eux.
00:12:50Ce n'est pas la même chose.
00:12:51Si tu veux, quand tu es tout seul dans ta chambre à faire ta vidéo,
00:12:55tu te mets dans une espèce de dinguerie, une espèce de folie tout seul face à ta caméra.
00:12:59Tu te crées ton personnage.
00:13:00Là, c'est autre chose.
00:13:01Tu es employé, tu es un mec du son, tu as une caméra, tu as un patron.
00:13:07Tout le monde te regarde.
00:13:08Tu viens de nulle part.
00:13:09Allez, sois drôle et pas tenu.
00:13:11Putain, on a été costauds.
00:13:12Mais comment tu l'as vécu les premières émissions, justement ?
00:13:15Parce que là, tu parles de l'ambiance dans les locaux.
00:13:16Mais les premières émissions, comment tu les as vécues ?
00:13:18Moi, j'ai l'impression que tu le vivais mieux que moi.
00:13:21Moi, j'avais du mal avec les premières émissions.
00:13:22Et toi, quand je te regardais, je trouvais que tu étais bien.
00:13:26J'ai confiance en moi.
00:13:28Donc, d'une certaine manière, ça allait.
00:13:31Mais c'est très difficile.
00:13:33J'ai peut-être vécu mieux que toi parce que j'avais Alex Nassar.
00:13:37J'avais un pote là-bas, donc c'était plutôt cool.
00:13:39Mais l'exercice est très difficile.
00:13:42Essayez chez vous de jouer aux jeux vidéo et de parler,
00:13:46de garder un peu de conscience sur le temps qui passe.
00:13:51Un fil conducteur sur ce qu'on doit dire aussi.
00:13:54Voilà.
00:13:54C'est comme si tu jouais de la batterie en chantant.
00:13:56Il y a peu d'artistes, tu vois, qui sont capables de chanter en jouant de la batterie.
00:14:01Tu as Anderson Pax.
00:14:03Lui, il joue de la batterie.
00:14:04Je ne connais pas de show.
00:14:05Tu sais, tu connais, mais je te montrerai.
00:14:07Tu ne te souviens pas.
00:14:08Et Phil Collins, tu vois, batteur, mec, et il chante en même temps.
00:14:11C'est pareil.
00:14:12Hyper dur à réaliser.
00:14:14Donc, on s'est lancé là-dedans.
00:14:16On était tous les deux au départ.
00:14:19Et après, ils ont vu qu'on était trop différents, peut-être.
00:14:24C'est vrai qu'on était différents.
00:14:26Et il fallait quelqu'un.
00:14:27Et tu avais plus.
00:14:27Il nous disait souvent, Eric, il nous disait,
00:14:29ouais, Julien, il a plus profil d'énergie.
00:14:31Toi, tu as plus profil de la radio Nova.
00:14:33Et Juju, ils t'ont mis, toi, sur le magazine.
00:14:36Alors, avant ça, il y a eu un déclic.
00:14:39Le déclic, c'est quand on s'est retrouvé à faire des level one à deux.
00:14:42C'est là où, toi, tu t'es révélé.
00:14:44Parce que, du coup, moi, j'étais le mec gentil.
00:14:47Et toi, tu étais le mec un peu taquin.
00:14:49Ah, je suis un peu taquin.
00:14:51Des fois.
00:14:51C'est moi, maintenant.
00:14:52Et moi, je me suis beaucoup inspiré de toi
00:14:54pour mon personnage à l'antenne après-derrière.
00:14:56Parce que, genre, quand on souhaitait bonne chance,
00:14:59moi, je mettais la main et toi, tu l'enlevais.
00:15:00Ah, c'est bon.
00:15:01C'est un petit con.
00:15:01Mon petit neveu, Théo, il fait à sept ans.
00:15:03Ah ouais ?
00:15:05Il me l'a fait.
00:15:06Il me l'a fait comme ça, naturellement.
00:15:08Pour moi, c'est là, quand il y a eu les level one à deux,
00:15:10il y a un truc qui s'est passé.
00:15:12Et c'est un truc que Marcus ne faisait pas forcément.
00:15:14Il ne le faisait qu'avec des invités ou des potes de temps en temps.
00:15:16Et là, on a commencé à faire beaucoup de level one à deux.
00:15:18Et c'est là où il y a eu un changement.
00:15:20Et là où tu t'es révélé.
00:15:21Ouais, peut-être.
00:15:22Et là où, à un moment donné, Eric Brouillat, le directeur,
00:15:24il a dit, il faut construire une équipe autour de YoYo
00:15:28pour qu'il s'amuse, en fait.
00:15:30C'est juste ce que tu dis.
00:15:31Et ce qui est juste, c'est que, tu vois, le let's play tout seul,
00:15:36à la Marcus, très bien.
00:15:37C'est un style, OK.
00:15:39Mais le let's play tout seul, je l'ai expérimenté.
00:15:42Moi, ça m'a toujours fait chier.
00:15:44Ouais, t'aimais pas ça.
00:15:45La douce folie de je suis tout seul à regarder un monde virtuel,
00:15:50moi, il me faut un pote.
00:15:51Moi, il me faut un mec à vanner, un mec qui va me vanner aussi.
00:15:55Il me faut un peu d'échange.
00:15:56Oui, mais quand il y a eu le level one à deux,
00:15:58c'est là où il y a eu le changement.
00:15:59Alors déjà, moi, je suis parti sur la GameZone à l'époque.
00:16:01C'était le magazine quotidien de la chaîne.
00:16:03Mais quand il y a eu le level one à deux,
00:16:05pour moi, c'est un moment charnière.
00:16:06Parce que level one, ce n'était plus de la découverte d'un jeu
00:16:09avec un mec sympa.
00:16:11C'est devenu Johan qu'on suit avec sa cour.
00:16:14Et c'est les gens qui sont autour de lui.
00:16:17Et là, on interagissait avec eux.
00:16:18Et le jeu vidéo n'était plus important.
00:16:20C'était un prétexte.
00:16:21C'était un prétexte.
00:16:22Ça devenait un prétexte de fond pour faire quelque chose de drôle.
00:16:26Et j'écoutais Marcus qui, lui, a un côté plus, tu sais, journalistique.
00:16:30Le jeu vidéo, c'est un peu sérieux, etc.
00:16:33Et il avait mis une phrase, je ne sais plus, dans laquelle on sentait
00:16:35que ça avait un peu heurté de voir que nous,
00:16:37on faisait évoluer le concept différemment en fonction de notre personnalité.
00:16:40Tu vois, par exemple, je te regarde, rappelez-vous du générique de level one
00:16:44pour tous ceux qui nous connaissaient.
00:16:45C'était un truc hyper austère, hyper glauque.
00:16:48Des superpositions d'écran avec la petite musique.
00:16:52Elle était glauque.
00:16:53Ça ne te mettait pas dans l'ambiance.
00:16:55Juste après le générique, ça commençait.
00:16:57T'étais déjà plombé.
00:16:58Moi, ça me plombait.
00:16:59Oui, mais tu avais une autre vision des choses.
00:17:01C'est là où je dis que c'est du génie, quelque part.
00:17:03Parce que ce n'est pas facile de changer une émission emblématique
00:17:06et d'en faire un truc totalement différent.
00:17:08On a fait level one zoo vidéo avec des animaux.
00:17:13Nabil, Gérard et moi, c'était convainc.
00:17:15Avant ça, il y a eu Yannick quand même.
00:17:17Elle a mis Yaya, évidemment.
00:17:19On vient sur l'épisode d'Yaya.
00:17:21Il y a eu Yannick quand même qui est arrivé.
00:17:22Parce qu'à un moment donné, moi, je partais.
00:17:24Yannick est arrivé.
00:17:25Et vous avez formé un duo exceptionnel, tous les deux.
00:17:27Bien sûr.
00:17:28En fait, toi, tu t'en vas.
00:17:29Et Eric, le directeur du programme, il vient un jour me dire
00:17:33écoute, il y a Yannick qui va venir faire un essai avec toi.
00:17:36Tu le connaissais d'avant, Yannick, ou pas ?
00:17:38Oui, je le connaissais.
00:17:39Tu le connaissais d'où ?
00:17:39C'est complètement fou, là.
00:17:41Je vais vous raconter, c'est la première fois que je le raconte.
00:17:42C'est-à-dire que Yannick, il habite juste à côté de chez moi en banlieue.
00:17:46On a des potes en commun.
00:17:47On se retrouve dans des soirées.
00:17:49On rigole bien.
00:17:50Il monte ses fesses, je rigole.
00:17:52Je lui monte ses fesses, il rigole.
00:17:56Et quand il me dit qu'il y a Yannick qui vient, je ne pense pas à Yannick.
00:17:59Je pense à l'époque, une vedette de la chanson qui s'appelle Yannick.
00:18:03Mais oui, ces soirées-là.
00:18:05Ces soirées-là.
00:18:05Mais non.
00:18:06Et je me dis, mais qu'est-ce qui vient de faire du jeu vidéo avec moi ?
00:18:11Je ne comprends pas.
00:18:12Il me dit, ouais, tu sais, machin.
00:18:14Il dit, ton pote Yannick, mais je ne comprends pas.
00:18:17Incroyable.
00:18:18Et j'ai un message d'un jour de Yannick.
00:18:19Et je comprends.
00:18:20Je fais, putain, génial.
00:18:22Et tu vois, ça a donné le duo que vous avez connu.
00:18:25Incroyable.
00:18:25Et là, vous êtes éclaté.
00:18:26Tu sais que moi, je l'ai mal vécu à l'époque.
00:18:28Parce que vous voyiez vraiment, vous aviez une interaction tous les deux que moi, je n'avais pas.
00:18:32Et moi, je me disais, moi, je ne suis pas aussi drôle qu'eux.
00:18:34Non.
00:18:34Ah ouais.
00:18:35Je comprends que tu n'es plus vive comme ça.
00:18:37Mais je pense qu'il y a des...
00:18:38Tu sais, il y a des...
00:18:41On est sur des longueurs d'onde plus ou moins différentes.
00:18:44Ni plus, ni moins.
00:18:45Mais on avait des personnalités différentes.
00:18:48Vous aviez une folie.
00:18:49Vous aviez une folie commune.
00:18:50Voilà.
00:18:51Et vous faisiez rire l'un l'autre.
00:18:52Vous éclatez.
00:18:53Moi, j'étais là lors des tournages.
00:18:54Donc, je le voyais.
00:18:55Vous aviez un truc incroyable tous les deux.
00:18:57Et vous amusiez comme ça.
00:18:59Et moi, je me disais, putain, mais pourquoi je ne suis pas fou comme eux ?
00:19:02J'aimerais, en fait...
00:19:03Je me disais, j'ai envie de manger la même chose que le matin.
00:19:05Non, mais tu vois, avec toi, tu as cette singularité.
00:19:08Ouais, je pense que pour faire le grain de folie, comme tu disais, il faut une sorte d'alchimie.
00:19:12Ça ne marche pas avec tout le monde.
00:19:13Nous, tu vois, on s'adore.
00:19:15On rigole.
00:19:15On communique.
00:19:16Mais je pense que si on faisait une émission de jeux vidéo ensemble, ça aurait peut-être changé.
00:19:19Ça changerait peut-être.
00:19:20Ça changerait peut-être avec l'expérience, on va dire.
00:19:22Ouais, avec l'expérience, il y aurait peut-être un truc à faire.
00:19:24Il y aurait peut-être un concept.
00:19:24Et toi, on a tout de suite capté que tu avais...
00:19:26Moi, je t'ai plus senti à ta place sur une émission d'accueil, en maître de cérémonie,
00:19:34à encadrer les gens par ta gentillesse, ton intelligence.
00:19:37Parce qu'il faut savoir, on a rencontré pas mal de mecs dans notre vie à la télé.
00:19:42On ne va pas tirer sur les ambulances ou sortir les dossiers, mais il y en a un des dossiers.
00:19:47Moi, j'ai des dossiers à mon pote.
00:19:48On ne dit pas des noms.
00:19:48Et il y a des mecs, je peux les faire pleurer.
00:19:50Non, non, non.
00:19:51Dévoiler leur...
00:19:52Mais les bonnes personnes, comme Juju, je te fais tout un tas de compliments.
00:19:57Tu es sincère, joyeux, rigolo, et tu fais bien le métier.
00:20:00C'est gentil, mon yo-yo.
00:20:01C'est gentil.
00:20:02Tu vois, tu sais mettre ton égo de côté.
00:20:04C'est gentil.
00:20:05Bravo.
00:20:05C'est gentil.
00:20:06Et toi, tu es vrai.
00:20:07Ça, c'est un truc qui...
00:20:08C'est une qualité rare chez les gens.
00:20:10C'est-à-dire, bon, tu es vrai avec ses défauts et ses qualités.
00:20:13C'est-à-dire, si tu n'aimes pas quelqu'un, tu lui dis.
00:20:14Et c'est déjà arrivé plus d'une fois.
00:20:16J'étais là quand tu l'as fait.
00:20:18On ne va pas citer de nom.
00:20:19Il y en a un, il a pris cher.
00:20:21On ne va pas citer de nom.
00:20:22Mais sur la période Level 1, il y a eu Yannick.
00:20:25Et après, tu crées le Level 1 Zovidéo.
00:20:28Je veux qu'on en parle parce que moi, j'ai respecté toutes les périodes de Level 1.
00:20:31Et après, j'ai travaillé avec Marcus.
00:20:32Mais pour certains téléspectateurs, Level 1, c'est que toi.
00:20:36Oui.
00:20:36Et pour d'autres, c'est que Marcus.
00:20:38Mais pour beaucoup, générationnellement, c'est que toi.
00:20:42Pourquoi ?
00:20:42Parce qu'à cette époque-là, il y avait plus de monde abonné à TPS, Canal Sat et tout ça.
00:20:46On a souvent dit, ouais, Game 1, une fois que les anciens sont partis, les premiers, ça n'a plus
00:20:51marché.
00:20:51C'est faux.
00:20:51On faisait une audience incroyable.
00:20:53Il y avait plus de téléspectateurs que sur les quatre premières années de la chaîne.
00:20:57Et là, quand tu crées avec Nabil et Gégé, c'est incroyable.
00:21:02La rigolade.
00:21:02Alors, pour le coup, on nous donne carte blanche.
00:21:04C'est-à-dire qu'on fait le générique.
00:21:07C'est-à-dire que vous avez vu, rappelez-vous, les génériques du Level 1, c'est des petits personnages.
00:21:11On écrit le titre de l'émission sur du papier canson.
00:21:14On filme.
00:21:16Et l'anecdote que j'ai déjà racontée, mais que je répète ici, c'est que pour la musique,
00:21:22on est allé voir notre pote Ludo qui avait un studio qui était musicien,
00:21:26qui faisait de l'habillage radio pour tout un tas de médias.
00:21:30Et Ludo, c'était un génie de la musique.
00:21:32Le mec jouait de l'accordéon, du piano.
00:21:35Et on lui dit, tiens, Ludo, on a une émission qui arrive à la rentrée.
00:21:38Fais-nous une petite musique.
00:21:40Deux jours plus tard, il nous appelle.
00:21:41Il nous dit, écoutez ça.
00:21:42Elle était géniale, la musique.
00:21:45Écoutez, au top.
00:21:47Il faut savoir que Ludo, il a reçu un Oscar parce qu'il a fait la musique de The Artist.
00:21:54Il a travaillé avec Serge Azanavicius sur tout un tas de films, dont les OSS.
00:21:58Énorme.
00:21:59Le mec, il dirige maintenant des orchestres à droite, à gauche.
00:22:03Et donc, le générique de Level 1, la musique a été, on va dire, créée par un Oscarisé.
00:22:09Énorme.
00:22:10C'est incroyable.
00:22:11Donc, tu vois, c'est des petites anecdotes comme ça qui sont sympas.
00:22:13Puis après, on fait un petit décor, on met un gros caca dans le fond, tu vois.
00:22:17Gégé, il a un bon talent.
00:22:18Il dessine bien, Gégé.
00:22:20Donc, il nous fait un graphe avec un gros caca dans le fond.
00:22:23Je me rappelle, Jean-Marc, le directeur des programmes, il arrive.
00:22:26Il voit le truc, il fait, ça l'emmerde.
00:22:31Tu sais, il ne dit pas les choses, Jean-Marc.
00:22:33Tu vois, il subit un peu le truc, mais gentil comme tout.
00:22:35Il l'a laissé.
00:22:36C'était très coloré.
00:22:37En fait, on encadrait le Level 1, voilà, quitte à ce que ce soit un prétexte.
00:22:41Le jeu vidéo était encadré par un petit sketch avant, un petit sketch après.
00:22:43Mais c'était génial.
00:22:44En fait, les gens, ils venaient voir que le sketch.
00:22:46Après, non, quand vous jouez, des fois, c'était des jeux de merde et on se marrait beaucoup.
00:22:49On se marrait aussi.
00:22:50C'était juste un prétexte.
00:22:51Mais là, tu as changé le concept de Level 1.
00:22:53Tu en as fait autre chose.
00:22:54Tu aurais pu même changer de nom.
00:22:56D'ailleurs, je me souviens, il y avait même des t-shirts avec le générique de l'émission.
00:22:59Et derrière, il y avait marqué, c'est des cons, ils ne savent pas jouer.
00:23:02Je ne pensais plus.
00:23:03C'est des cons, ils ne savent pas jouer.
00:23:05On a joué à fond.
00:23:06Et on était des cons.
00:23:07Tu vois ce que je veux dire ?
00:23:08C'est génial.
00:23:10À quelle époque ?
00:23:12C'était incroyable.
00:23:13Et vous avez claché Booba quand même ?
00:23:15Ah putain.
00:23:16Alors, dans les invités, on recevait des invités.
00:23:19Pour l'anecdote, je me retrouve un jour.
00:23:21Alors, ils nous disent, mais c'était assez logique.
00:23:24Et c'est ce qu'aujourd'hui, les gens font sur YouTube.
00:23:26Tu agrèges ton contenu avec des gens qui font dans ta génération des choses.
00:23:29Donc, tu invites des gens de ta génération qui font de la musique.
00:23:32Ils sont tous un peu fans de jeux vidéo.
00:23:34C'est un joyeux monde qui se rencontre.
00:23:36Et on a invité tout un tas de mecs.
00:23:39Toi aussi, tu as fait un peu de Level One invité à l'époque.
00:23:42Donc, tu as rencontré.
00:23:42Je me rappelle.
00:23:43Oui, oui.
00:23:43On a rencontré des gens.
00:23:45Après, j'ai eu des expériences plus ou moins heureuses.
00:23:46Je ne sais pas si tu te souviens du Level One Pete Packardi.
00:23:49Oh putain, je m'en souviens.
00:23:50Il était dur celui-là.
00:23:51Il n'a jamais été diffusé.
00:23:51Il n'a pas peur.
00:23:52Il n'était pas sympa.
00:23:54Oui, j'ai voulu faire.
00:23:54Après, j'ai été maladroit.
00:23:55Moi, j'ai voulu faire de l'humour à l'époque, mais il était à deux douanes de me taper.
00:24:00Je me souviens, je suis sympa.
00:24:01Il n'appréciait pas ton sens de l'humour.
00:24:03Oui, oui, oui.
00:24:04Du coup, j'ai fait deux, trois vannes en début d'émission pour le présenter.
00:24:07Il ne l'a pas apprécié.
00:24:08Certes, j'ai dit que c'était le sixième.
00:24:12C'était le remplaçant des Poetic Lovers à l'époque.
00:24:15C'est au rôle.
00:24:16Mais tu tombes avec des lettres.
00:24:17Je me souviens, je suis sorti du level one et tu ne m'as pas parlé.
00:24:21Tu m'as regardé, tu m'as fait.
00:24:25J'ai fait comme toi.
00:24:26Les blagues qui tombent à plat, les trucs.
00:24:29On a franchi la barrière du ridicule depuis longtemps.
00:24:32On a été mauvais mille fois.
00:24:35Le truc qui était génial, c'est que quand tu recevais des invités, tu les recevais dans ton univers.
00:24:39C'est-à-dire dans cette folie qui était level one.
00:24:41Et je me souviens, Booba, vous l'avez clashé.
00:24:43Alors, je te donnerais Booba.
00:24:44Très drôle.
00:24:45Gégé, il avait fait un petit rap qu'on avait répété un petit peu.
00:24:48On avait fait un truc cool.
00:24:49Et l'histoire de Booba, c'est que Nabil, il a une connaissance commune, à savoir une fille entre Booba
00:24:55et lui.
00:24:56Et il se dit, tiens, on va essayer de tenter de l'inviter.
00:24:59Et il réussit à inviter Booba, qui arrive avec deux de ses potes.
00:25:03Et le souvenir que j'en ai de Booba, c'est que tu as vu le mec.
00:25:08Égo, charisme, carrière, talent au top.
00:25:10Mais le type, tu vois, contrairement à d'autres rappeurs, il est venu dans un décor avec un gros caca
00:25:14derrière, trois abrutis comme nous.
00:25:18Donc, tu vois, il n'avait pas d'égo, le mec.
00:25:20Il s'est dégonflé.
00:25:21Il s'est mis dans le système.
00:25:23Il a apprécié l'émission, je pense.
00:25:24Et on s'est marré.
00:25:25Donc, j'apprécie le mec parce que, contrairement à d'autres qui n'ont pas apprécié ton humour pour une
00:25:30petite vanne, lui, il a joué le jeu.
00:25:33Grand pro, top.
00:25:34Il y a plein de mecs dont je me souviens qui étaient cool.
00:25:38Et surtout, vous avez créé des trucs.
00:25:40Moi, je me souviens du Black Sado Mario en rap.
00:25:43Je me souviens du Paris Marseille en rap.
00:25:46Ça m'arrive.
00:25:46Tu sais que ça m'arrive de temps en temps à Game One.
00:25:49On a des stagiaires.
00:25:50Ils sont jeunes et tout.
00:25:50Ils ne connaissent pas.
00:25:51Je dis, attends, tu ne connais pas ça.
00:25:52Et je leur remontre ce que tu faisais en level one.
00:25:55Il y a eu deux, trois fulgurances, deux, trois vannes, deux trucs bien écrits.
00:25:58Alors, tu vois, on n'avait pas le temps d'écrire.
00:26:00En fait, il faut savoir qu'une journée de tournage, ça commençait à 9 heures du matin.
00:26:04Ça finissait à 20 heures non-stop, tout le temps, parler, habiller, sketch.
00:26:09Tu n'as pas le temps de tout écrire.
00:26:10Donc, c'était en fait, on prenait une journée avec Nabil et même pas une demi-journée avec Nabil et
00:26:15Gérard.
00:26:16Une journée pour remplir les cases.
00:26:18Tiens, intro de tel jeu.
00:26:19On fait ci, on fait ça.
00:26:20Tiens, va chercher la nuisette de ta mère.
00:26:22On va mettre Nabil dedans.
00:26:25Pareil, Nabil, génial.
00:26:28Comment tu l'as connu, Nabil ?
00:26:29Nabil et Gégé, comment tu les as connus ?
00:26:31Quand il a fallu remplacer, justement, l'ami Yaya, qui est parti sur Canal+, faire une émission qui s
00:26:37'appelait La Case.
00:26:38Tout à fait.
00:26:39Il présentait des mangas, il faisait des petits sketchs.
00:26:42Il bossait avec l'auteur de Omar et Fred.
00:26:45Donc, il est tombé dans un truc un peu plus scripté, structuré, où il écrivait.
00:26:49Super, vraiment, il a fait une super expérience.
00:26:51Et nous, on est resté dans cet amateurisme, si tu veux, créatif.
00:26:55Et Nabil, je l'ai rencontré.
00:26:57Alors, j'ai organisé un petit casting, tu vois.
00:26:59Je me suis dit, bon, là, je suis tout seul.
00:27:02On ne fait pas l'émission tout seul.
00:27:03L'idée, c'est d'avoir une équipe.
00:27:04Qui je prends ?
00:27:05Et autour de moi, je me dis, tiens, lui, il est marrant.
00:27:07Gégé, il a fait une émission avec moi, avec son groupe Zwinkels.
00:27:10C'est un mec rigolo, qui aime le jeu vidéo.
00:27:12Et puis, un soir, je rencontre Nabil dans une soirée et mort de rire.
00:27:16Juste une soirée comme ça ?
00:27:17Mais mort de rire.
00:27:17En discutant avec lui ?
00:27:18Ouais, on a un pote commun.
00:27:20Et je lui ai dit, viens faire le casting.
00:27:24Et il est resté.
00:27:25Alors, Nabil, c'est un être à part, tu vois.
00:27:28Il est très segmentant.
00:27:29Je vous rappelle, quand vous nous avez invités chez Game One sur le revival 20 ans après,
00:27:33il y en a qui ne comprennent pas le personnage Nabil.
00:27:35Il a un personnage.
00:27:36Il a une folie à lui.
00:27:38Il a une douce folie.
00:27:39Et vous l'avez utilisé d'une certaine manière, en lui donnant un certain rôle.
00:27:42Et ce qui est fou aujourd'hui, c'est que c'est une référence absolue du football.
00:27:47C'est-à-dire, Nabil, on le voit sur l'équipe TV, on le voit sur les émissions, sur radio
00:27:50et tout ça.
00:27:51Les gens boivent ces paroles.
00:27:53J'ai vu.
00:27:54Je ne suis pas sur les réseaux sociaux, vous avez capté.
00:27:56Je ne suis pas là, moi.
00:27:57Je suis, j'ai quitté.
00:27:58Je n'ai jamais eu, je n'ai jamais fait la transition jeu vidéo.
00:28:00Oui, justement, je vais te poser la question après.
00:28:02Nabil, 600 000 mecs sur X.
00:28:05C'est incroyable.
00:28:06C'est un média-foot à lui tout seul.
00:28:07Mais ça ne m'étonne pas parce qu'il a ce génie.
00:28:10Il est passionné.
00:28:11Et il a ce génie.
00:28:12Je me rappelle, il connaissait tous les noms des stades, des grands stades africains.
00:28:16Du Mali, en passant par l'Algérie, son pays.
00:28:20Mais tous les pays du Maghreb, il connaît toutes les personnes, toutes les équipes nationales.
00:28:23C'est un expert.
00:28:24Ce n'est pas un escroc.
00:28:25Et tu vois, il avait ce talent et cette expertise.
00:28:28Mais il venait à Level 1 pour parler un peu sport.
00:28:31Alors, on le casait dans les...
00:28:32Parce qu'il connaisse tout sur tous les sports.
00:28:33Il est très, très bon.
00:28:34Et sa place, c'était le sportif, consultant sportif et le personnage qu'il était.
00:28:42Il était drôle.
00:28:43Il n'avait pas d'égo.
00:28:44Il savait se mettre en slibard.
00:28:47Tu vois ce que je veux dire ?
00:28:48Et c'est ça qui est fort.
00:28:49Et pour moi, c'est un signe d'intelligence de Nabil.
00:28:51Nabil est d'une intelligence incroyable.
00:28:53Il est capable d'être un spécialiste sport sur un plateau.
00:28:57Et derrière, il était capable de faire Level 1 et d'accepter aussi qu'on le vanne et qu'on
00:29:00le transforme en un certain personnage de temps en temps.
00:29:03C'est ça.
00:29:03Et pour moi, c'est un signe d'intelligence.
00:29:05Oui, tu as raison.
00:29:06Alors, une anecdote qui va vous faire marrer.
00:29:07Nabil, il a participé.
00:29:13On a reçu Clara Morgan.
00:29:15Oui.
00:29:16Clara Morgan, c'est une fille qui faisait du cinéma un peu particulier à l'époque.
00:29:21On a fait plein d'émissions avec Clara Morgan.
00:29:24J'avais fait une émission aussi qui s'appelait Clara sort le grand jeu.
00:29:27Tu n'étais pas dedans toi aussi ?
00:29:28Non.
00:29:28Non, j'avais fait ça.
00:29:29Et du coup, on fait un petit sketch pour accueillir Clara Morgan.
00:29:34Et Nabil se met en nuisette.
00:29:35J'avais emprunté à ma maman une nuisette panthère.
00:29:38Et elle se met dedans et on rigole.
00:29:41Et Nabil nous raconte que sa maman raconte autour de lui qu'à ses potes du bled, à ses copines
00:29:50du bled,
00:29:51que leur fils, il est acteur en France.
00:29:55Il fait de la comédie.
00:29:56Et quand est sorti sa photo avec le truc, je lui rappelle qu'au sein de sa famille,
00:30:00ils étaient tous à se dire, mais qu'est-ce que c'est que ce film ?
00:30:02Qu'est-ce que c'est que ce cinéma ?
00:30:04Pourquoi il s'habille comme ça ?
00:30:05Et il était mort de rire.
00:30:06Ça l'avait amusé.
00:30:07Et aujourd'hui, cette photo, on lui ressort de temps en temps pour le faire chier.
00:30:11Mais il l'assume totalement.
00:30:12Il est toujours pareil, Nabil.
00:30:14C'est ça qui est extraordinaire.
00:30:15Malgré les 600 000 abonnés sur X, Twitter, il est toujours resté le même.
00:30:19Et ça, je trouve ça génial.
00:30:20Oh, top.
00:30:21Toutes ces années sur Game One, tu le vis comment ?
00:30:23Tu kiffes ?
00:30:24Ma partie Game One, là, 2002-2007 ?
00:30:28Super.
00:30:29Mais on était bénis.
00:30:30Tu kiffes ?
00:30:31Bien sûr.
00:30:32La célébrité, comment tu le vis au quotidien ?
00:30:35Alors, je ne suis pas comme vous.
00:30:38C'est drôle parce que tu me dis...
00:30:40Je suis à l'aise avec mon image.
00:30:41Je n'ai aucun problème.
00:30:42Une caméra, un machin, un truc.
00:30:43Je ne suis pas à l'aise avec les réseaux sociaux.
00:30:47Mais ça n'existait pas sur tous les réseaux sociaux avant 2007 ?
00:30:50Toi, tu as fait ton compte, tes machins, tes trucs.
00:30:52Et moi, quand j'ai créé mes débuts de compte, mes machins, qu'on a fait l'expérience
00:30:55de tout ce qui est réseaux sociaux, nombre de followers, tu cliques, tu t'abonnes.
00:31:00Je me suis senti mal à l'aise par rapport à ce truc-là.
00:31:03Je ne suis pas du genre à...
00:31:04Non, mais en 2007, il n'y avait pas les réseaux sociaux, yo-yo.
00:31:06Ça commençait un peu plus tard.
00:31:07En fait, Facebook arrive en 2007.
00:31:10Donc avant, il devait y avoir MySpace.
00:31:12Alex Nassar était à fond sur MySpace, si tu te souviens bien dans les locaux.
00:31:15Mais l'explosion, c'est Facebook.
00:31:17Et le fait d'avoir des personnalités que tu suis, c'est les pages Facebook qui ont créé ça.
00:31:22Et après, il y a tous les autres qui sont arrivés.
00:31:23Donc toi, tu n'as pas connu en fait cette période-là ?
00:31:25Non, c'était la fin.
00:31:26Après, j'ai continué la télé, même quand j'étais sur D17.
00:31:29Je n'ai jamais eu de compte perso.
00:31:31Et tu ne pourras pas en trouver aujourd'hui.
00:31:32Tu ne t'es jamais intéressé à ça ?
00:31:34Non, parce que ce n'est pas mon truc.
00:31:36Tout simplement.
00:31:37Et sur la célébrité, en général, au quotidien.
00:31:40Moi, je me souviens, j'étais au Festival de Cannes avec toi.
00:31:43Tu te rappelles ?
00:31:44On arrive à la plage du Martinez.
00:31:46Et d'un coup, il y a Akhenaton qui nous dit « ça va les gamers ».
00:31:48Tu t'en souviens de ça ?
00:31:49Trop fort.
00:31:50Bon mec, Akhenaton.
00:31:51Super mec.
00:31:52Gentil.
00:31:53La première fois qu'on a été au...
00:31:54C'était un salon qui s'appelait le PlayStation Experience à la Défense.
00:31:57Tu t'en souviens de ça ou pas ?
00:31:59On avait animé...
00:32:00C'est le truc qu'on avait animé des émissions sur scène ?
00:32:03Ouais, ouais.
00:32:04Et d'un coup, il y avait plein de gens qui étaient autour de toi
00:32:06en train de te demander des autographes.
00:32:08C'est le petit moment de gloire.
00:32:10Tu sais, beaucoup court après.
00:32:12Aujourd'hui, notamment avec les réseaux sociaux,
00:32:14tu peux avoir ton petit moment de gloire.
00:32:16Et puis, sur tous les thèmes possibles, le sport,
00:32:20tout ce que tu veux, tu peux avoir...
00:32:21Nous, on l'a vécu à un moment où c'était un peu plus rare.
00:32:25Plus rare parce qu'il n'y avait pas Internet.
00:32:26Il n'y avait pas YouTube et tout ça.
00:32:28On était les seuls jeunes un peu connus en France.
00:32:30C'est-à-dire qu'en moins de 30 ans,
00:32:33il n'y avait que nous sur les chaînes de la TNT,
00:32:36enfin, les chaînes du câble.
00:32:37Il n'y avait pas d'autres animateurs que nous
00:32:39à qui les jeunes pouvaient s'identifier.
00:32:41Donc, on a vécu ça.
00:32:42C'était un peu plus précieux qu'aujourd'hui.
00:32:44Et t'aimais ça ?
00:32:46Oh, c'est sympa.
00:32:47C'est sympa parce que je pense qu'on avait une bonne image
00:32:50et qu'en fait, le public nous le rendait bien
00:32:53parce qu'on était à naturel et gentil.
00:32:55On avait déjà compris que les mecs,
00:32:58on avait conscience des gens qui nous regardaient.
00:33:01On savait qu'il y avait des petits qui nous regardaient,
00:33:02des plus grands, on connaissait notre public
00:33:04et on était heureux de les accueillir.
00:33:05Moi, j'ai toujours été dans la gratitude
00:33:08envers les personnes qui faisaient qu'on était ce qu'on était.
00:33:13Et ton meilleur souvenir à Game One,
00:33:15tout confondu, c'est quoi ?
00:33:17Je peux te dire le mien en attendant ?
00:33:19Vas-y, dis-moi le tien.
00:33:20Moi, je me souviens, mon meilleur souvenir avec toi,
00:33:22on avait fait une émission qui s'appelait Game One Arena.
00:33:24Game One Arena Xbox Live.
00:33:26On était chacun dans des villes
00:33:27et on avait chacun un candidat qu'on essayait de coacher.
00:33:30Et je me souviens qu'on avait fait une partie
00:33:32où on était à deux contre deux
00:33:34et on est rentré un dimanche à Game One
00:33:37on a été dans la cafette
00:33:38et toi, t'as pris la bouteille de champagne
00:33:40que le candidat t'avait donnée
00:33:42et tu l'as explosée dans la cafette.
00:33:45Je pense qu'il n'y a pas !
00:33:46Tu t'en souviens pas !
00:33:47Dans toute la cafette, il y avait du champagne partout.
00:33:50On a dit, merde, il faut nettoyer.
00:33:52On avait fêté ça, c'était une super émission.
00:33:54Oui, on a fêté ça.
00:33:55On l'a filmé.
00:33:56À l'époque, on l'avait filmé.
00:33:58On ne l'a pas mis au montage.
00:33:59Tu me rappelles un...
00:34:00Moi, je suis allé au boulot le lendemain
00:34:01et tout le monde disait, mais ça pue le champagne.
00:34:03Ce n'est pas normal, ça pue le champagne.
00:34:05Je ne sais pas qui a fait ça.
00:34:07Moi, je me souviens de ça.
00:34:08Game One Arena.
00:34:09On revient un peu sur Game One.
00:34:10Moi, je n'ai pas de bons souvenirs en particulier.
00:34:13Des bons invités, je me souviens.
00:34:15Des bons invités,
00:34:16des bonnes relations avec mes collègues
00:34:20et de la créativité qu'on pouvait avoir.
00:34:23Donc, tu vois, Game One Arena, je me rappelle.
00:34:24C'était moi qui étais à l'initiative du truc
00:34:26parce que je suis allé voir Eric.
00:34:28Je lui ai dit, écoute, moi, j'ai une petite idée.
00:34:30Et si on allait jouer chez les téléspectateurs ?
00:34:32Arrête, ça faisait longtemps que tu voulais faire ça.
00:34:33Donc, on avait fait un petit concept avec Yaya,
00:34:35ça s'appelait Final Round.
00:34:36On l'avait tourné à Pilote,
00:34:38je le rappelle, dans l'appartement de ma cousine.
00:34:40Et on avait fait ce genre...
00:34:42C'est comme si on allait chez toi
00:34:44et que tu nous accueillais pour faire
00:34:45à la fois la fête et jouer aux jeux vidéo.
00:34:47Mais il fallait le faire, ça.
00:34:48C'était le level one chez les gens.
00:34:49Level one chez les gens.
00:34:50En fait, ils ne l'ont pas fait au début,
00:34:53mais ils sont revenus après
00:34:54avec ce concept de Game One Arena
00:34:55en nous disant,
00:34:56l'idée, elle est bonne.
00:34:57Pourquoi ?
00:34:57Parce qu'en plus,
00:34:58ils développent le Xbox Live
00:34:59et que le Xbox Live,
00:35:00ça nous permet de le faire en plus
00:35:02en petits championnats à domicile.
00:35:05Juju allait supporter à Dax une équipe.
00:35:08Gégé allait à un endroit,
00:35:10moi j'allais à un autre
00:35:11et on faisait le petit tournoi.
00:35:12Ça, c'était les intervilles du jeu vidéo.
00:35:13Et c'était super sympa
00:35:14parce que nous,
00:35:15il y avait une ambiance entre animateurs.
00:35:17On essayait de se pourrir
00:35:18et de s'appeler à 4 heures du matin
00:35:20pour rêver.
00:35:21On se sabotait.
00:35:22Pour essayer de gagner.
00:35:22On se sabotait.
00:35:23J'adorais ça.
00:35:24On se mettait la pression.
00:35:25Il y avait une bonne camaraderie.
00:35:28Moi, ce que je me souviens,
00:35:29c'est qu'à Game One,
00:35:30il y avait une bonne camaraderie
00:35:31entre certains.
00:35:32Après,
00:35:34il y avait aussi
00:35:35des détentions entre d'autres.
00:35:37Clairement,
00:35:38parce qu'on était...
00:35:39Tu vois, nous...
00:35:39Il y avait des clans.
00:35:40Il y avait des clans.
00:35:41Il y avait des clans.
00:35:41Et ça s'expliquait tout simplement
00:35:43parce que tu avais
00:35:44un peu les gens sérieux
00:35:45du jeu vidéo
00:35:46qui considéraient
00:35:46que c'était un nouvel art
00:35:48avec des petites lunettes
00:35:49comme dans les galeries
00:35:50où les mecs ont des petites lunettes jaunes
00:35:51regardaient un tableau en disant
00:35:52« Très beau, j'ai tout compris ».
00:35:53Et puis, en fait,
00:35:54moi, je regardais le tableau
00:35:55et je disais
00:35:55« Je n'ai rien compris ».
00:35:56Non, nous,
00:35:57on était les mecs
00:35:57qui venaient du divertissement.
00:35:59Divertissement.
00:35:59Donc,
00:36:01c'est comme dans toute entreprise,
00:36:02tu vois ce que je veux dire.
00:36:03Mais on avait la liberté
00:36:05de parole,
00:36:06la liberté de ton.
00:36:07Tu disais,
00:36:08contrairement à Marcus,
00:36:09que nous,
00:36:10on n'avait jamais eu
00:36:11reçu de chèque
00:36:12pour faire de la promo
00:36:13d'un jeu.
00:36:13Dommage, d'ailleurs.
00:36:14Oui, dommage.
00:36:15On aurait bien voulu.
00:36:16Parce que,
00:36:17tu vois,
00:36:18dire que Tintin,
00:36:19finalement,
00:36:20est un jeu pas si mal
00:36:21avec une petite enveloppe.
00:36:22Moi, je leur dis
00:36:22« Tintin,
00:36:23c'est pas si mal ».
00:36:24Non, il faut préciser
00:36:25que ceux qui étaient là
00:36:26avant qu'on arrive,
00:36:27c'était des journalistes.
00:36:29Oui.
00:36:29Donc,
00:36:29ils étaient à un travail
00:36:30de journalistique.
00:36:31Et nous,
00:36:32quand on est arrivés,
00:36:32on était des animateurs.
00:36:33On était là
00:36:34pour faire du divertissement.
00:36:35Et d'ailleurs,
00:36:36les audiences ont augmenté
00:36:37parce qu'on faisait
00:36:37du divertissement.
00:36:38Il faut le préciser,
00:36:39quand même.
00:36:39On a fait des belles audiences.
00:36:41On était à la première chaîne
00:36:42de 18h à 19h
00:36:44sur les 15-25 ans.
00:36:45C'est révolutionnaire à l'époque.
00:36:47Il n'y avait que nous
00:36:47sur les 15-25 ans
00:36:48plus les chaînes de clips.
00:36:50Je ne sais pas si tu te souviens,
00:36:51il y avait les réunions d'audience
00:36:52en open space.
00:36:53À l'époque,
00:36:53on s'était fait racheter
00:36:54par MTV.
00:36:55Il y avait la meuf des audiences,
00:36:56elle s'appelait Muriel.
00:36:57Elle mettait sur un tableau
00:36:58et disait « Voilà,
00:36:59Game 1 numéro 1,
00:37:01temps d'écoute moyen 45 minutes,
00:37:05MTV 12. »
00:37:06Oui, oui.
00:37:07Et je voyais tous les gens d'MTV
00:37:08qui disaient
00:37:08« Maintenant,
00:37:09on va faire de la merde. »
00:37:10Tu as raison.
00:37:11Parce qu'il y avait
00:37:12un traitement qui était différent.
00:37:13Il faut dire que les budgets des chaînes
00:37:14n'étaient pas les mêmes.
00:37:15Il y avait un gros budget sur MTV,
00:37:17moins sur Game 1.
00:37:19Et même,
00:37:19tu te rappelles,
00:37:20il y avait Mouloud et Chayna
00:37:21qui étaient des animateurs
00:37:22de la chaîne d'MTV.
00:37:24Et nous,
00:37:24donc eux,
00:37:25c'était un peu coiffeurs,
00:37:26maquilleurs,
00:37:27grands événements,
00:37:29starisés,
00:37:29starification.
00:37:30Et puis nous,
00:37:31avec Nabil et Gérard,
00:37:32on allait chez Gary Sold
00:37:33qui est un vendeur
00:37:35de fripes d'occasion
00:37:36pour,
00:37:37avec nos 100 balles
00:37:38qu'on nous filait
00:37:39par mois en matériel
00:37:40pour acheter
00:37:41des déguisements pourris
00:37:43et d'ailleurs,
00:37:43il y a des déguisements
00:37:44qui étaient tellement pourris
00:37:45qu'au fond,
00:37:45il y avait des traces
00:37:46pas possibles qu'on achetait.
00:37:47Figure-toi que les déguisements
00:37:48sont toujours à Game 1.
00:37:49Non.
00:37:50Mais oui.
00:37:51Et souvent,
00:37:52il y en a qui disent
00:37:52ne touche pas ça,
00:37:54Gégé a mis son fesse dedans.
00:37:56On pourrait peut-être organiser
00:37:59une petite vente aux enchères.
00:38:00Pourquoi pas ?
00:38:01Ça pourrait être sympa.
00:38:02Alors,
00:38:032007,
00:38:04du coup,
00:38:04c'est la fin.
00:38:05Oui.
00:38:05Comment tu apprends la nouvelle ?
00:38:08En fait,
00:38:08je me faisais chier
00:38:09parce qu'en fait,
00:38:10ce qui s'est passé,
00:38:11c'est que
00:38:12ils m'ont remis tout seul.
00:38:14C'est ridicule.
00:38:15C'est ridicule.
00:38:15C'est-à-dire qu'aux grandes fautes
00:38:16professionnelles
00:38:17des mecs qui étaient à Game 1,
00:38:18une émission qui cartonne,
00:38:19qui marche bien,
00:38:20qu'on est à sa deuxième année,
00:38:21tu la laisses continuer
00:38:21et c'est parti.
00:38:23Non,
00:38:23Gérard Nabil,
00:38:24non,
00:38:24on n'a plus le budget
00:38:25alors qu'il coûtait 3 francs 6 sous.
00:38:26Tu vois ce que je veux dire ?
00:38:27Mauvais prétexte.
00:38:28Johan,
00:38:29tu fais le level 1 tout seul.
00:38:30Oh,
00:38:31putain,
00:38:31après autant de rigolades
00:38:32et de nombreuses années,
00:38:33je me retrouve tout seul.
00:38:35Poisson dans l'aquarium.
00:38:36Ça t'a déprimé ?
00:38:37Oh,
00:38:37putain,
00:38:38tout seul,
00:38:38je me faisais chier.
00:38:40Je me suis dit,
00:38:40allez,
00:38:41je lance des projets
00:38:42et j'en avais lancé un
00:38:44qui était l'idée,
00:38:45il y avait des mornings
00:38:45à l'époque sur M6
00:38:47et j'avais rencontré
00:38:48mon pote Bruno,
00:38:49Bruno Henrique,
00:38:50tu te souviens ?
00:38:51Bruno Henrique,
00:38:51je me suis très bien.
00:38:52Gentil mec,
00:38:53créatif,
00:38:54top,
00:38:54il bossait chez M6.
00:38:55On avait fait un pilote
00:38:57et je me rappelle,
00:38:58je vous avais tous mis
00:38:59dans la sauce.
00:39:00Tout à fait,
00:39:00on a tous fait le pilote
00:39:01et on a travaillé dessus
00:39:03pour faire le morning live.
00:39:04avec Yahya,
00:39:05avec toi,
00:39:07il y avait,
00:39:07je ne sais plus s'il y avait Gégé.
00:39:08Il y avait Gégé,
00:39:09je crois.
00:39:09Il y avait Gégé
00:39:10et on avait fait un super pilote
00:39:11et en fait,
00:39:12à la fin de ça,
00:39:13il ne m'avait retenu que moi
00:39:14pour faire chroniqueur
00:39:15dans l'émission
00:39:16et en fait,
00:39:17ça s'est très mal passé,
00:39:18je n'ai même pas commencé
00:39:18parce que je suis arrivé
00:39:19d'un espèce de panier de crabe
00:39:20dans lequel on me voyait un peu.
00:39:22Tu n'avais pas fait ?
00:39:22Je crois que tu l'avais fait,
00:39:23non ?
00:39:23En fait,
00:39:24dès la rentrée,
00:39:25il y a l'animateur
00:39:27de cette émission
00:39:28qui avait fait
00:39:28un petit caca-boudin
00:39:29parce qu'il ne me voulait pas.
00:39:30Il ne voulait pas que je sois là.
00:39:31Il a fait un caca-boudin
00:39:34et je me suis dit,
00:39:34vas-y,
00:39:35laisse tomber,
00:39:35de toute façon,
00:39:36ça ne sent pas bon.
00:39:38Ça ne me correspondait pas.
00:39:39Tu vois,
00:39:40au final,
00:39:40c'est bien que je n'y suis pas allé
00:39:42parce que je n'avais pas le profil.
00:39:44Mais si tu avais fait
00:39:44morning live
00:39:45à la présentation
00:39:47avec ton équipe,
00:39:48avec moi à tes côtés
00:39:49et tout le monde,
00:39:50tu penses que ça aurait été
00:39:51un changement important
00:39:52dans ta carrière ou pas ?
00:39:53Oui,
00:39:54je pense qu'on a.
00:39:54Ah oui,
00:39:55ensemble,
00:39:56tu vois,
00:39:56en sécurité avec des mecs
00:39:57fiables,
00:39:58talentueux,
00:39:58rigolos,
00:39:59tu fais quelque chose de bien.
00:40:01Tu vois,
00:40:01la plupart des gens
00:40:02ne comprennent pas
00:40:03qu'un bon produit audiovisuel
00:40:05n'est que le produit
00:40:06de l'amour
00:40:08qui rayonne
00:40:09entre les gens
00:40:10qui sont filmés.
00:40:11Donc,
00:40:12on aurait fait
00:40:13un truc génial.
00:40:14C'était sincère
00:40:15avec notre ambiance
00:40:16avec Nabil Gérard,
00:40:18toi,
00:40:19Yannick,
00:40:19il y a quelque chose
00:40:20de sympathique
00:40:20qui se dégageait.
00:40:22Les émissions artificielles
00:40:23qui regroupent
00:40:24des chroniqueurs
00:40:25dans des duels d'égo,
00:40:26des machins
00:40:27qui font des émissions,
00:40:28les mêmes,
00:40:28tu vois,
00:40:29sur les plateaux de télé,
00:40:30ça ne marche pas.
00:40:31Pour moi,
00:40:31ça ne marche pas.
00:40:32Aujourd'hui,
00:40:33les gens qui font aussi
00:40:35des émissions sur YouTube,
00:40:37tu vois ceux qui marchent,
00:40:38ceux qui ne marchent pas.
00:40:39Je peux te dire
00:40:40ceux qui marchent,
00:40:40tu vois,
00:40:40parce que ma fille Lisa,
00:40:41elle regarde un petit peu.
00:40:42Donc,
00:40:42je regarde à travers
00:40:43ce qu'elle regarde.
00:40:44Tu vois,
00:40:44un mec comme Joyka,
00:40:47je ne sais pas si tu connais,
00:40:48il a un pote,
00:40:49tu vois,
00:40:49son pote Mathieu
00:40:49et son pote Hibou.
00:40:51Et moi,
00:40:51je regarde ça
00:40:52et je vois une amitié sincère
00:40:53entre eux,
00:40:54je trouve ça cool.
00:40:55Il y en a d'autres,
00:40:56tu sens,
00:40:57ils sont dans un business
00:40:58de représentation
00:40:59avec du sponsoring,
00:41:01tu vois,
00:41:02God's VPN,
00:41:03machin,
00:41:03truc bidule.
00:41:04Et ils vont se dire,
00:41:05ah tiens,
00:41:06je vais me faire une émission
00:41:07avec machin,
00:41:08avec bidule.
00:41:08Et tu sens que ça ne marche pas
00:41:09parce qu'il n'y a pas d'alchimie.
00:41:10Je comprends.
00:41:11Donc toi,
00:41:12je ne sais pas,
00:41:13mais tu as touche toi,
00:41:14tu vois par exemple,
00:41:15tu es un bon agrégateur
00:41:16alchimique autour de toi.
00:41:17Tu sais t'adapter
00:41:18et créer une bonne ambiance.
00:41:20On essaye,
00:41:20mais après,
00:41:21il faut le faire avec des gens
00:41:21que tu aimes
00:41:22et que tu apprécies
00:41:23parce que tu ne peux pas le faire
00:41:24avec des gens que tu n'apprécies pas.
00:41:25Un bon produit audiovisuel,
00:41:26c'est ça.
00:41:26Je me souviens d'ailleurs,
00:41:27moi j'étais là
00:41:27quand tu les as eus au téléphone,
00:41:28le Bruno,
00:41:29et tu lui as dit
00:41:30exactement ce que tu viens de dire là.
00:41:31Tu lui as dit,
00:41:32moi,
00:41:32je n'irai pas faire le con
00:41:33à côté de machin,
00:41:35je veux que tu prennes tous mes potes,
00:41:36c'est tout le monde ou rien.
00:41:37Tu avais dit.
00:41:37Ouais,
00:41:38Bruno,
00:41:38grand mec,
00:41:39maintenant je crois
00:41:39que c'est une référence
00:41:41dans le milieu
00:41:42de la création audiovisuelle.
00:41:43Je crois qu'il est chez Freemontal
00:41:44ou un truc comme ça.
00:41:44Ouais,
00:41:45c'est un mec
00:41:45qui était sympathique,
00:41:47gentil.
00:41:47On a rencontré quand même,
00:41:50on a rencontré
00:41:51plein de gens gentils
00:41:52à la télévision,
00:41:53ce qui est hyper rare.
00:41:54Non,
00:41:55mais tu sais,
00:41:55parce qu'il y a la gentille télé
00:41:57et il y a la télé
00:41:58des papillons de nuit
00:41:59qui viennent se brûler
00:42:00sur les projecteurs
00:42:02uniquement attirés
00:42:03par le pouvoir,
00:42:04l'égo
00:42:05et le pognon.
00:42:06Il faut être franc quand même.
00:42:07La télé,
00:42:08c'est un milieu
00:42:09qui est plutôt people.
00:42:11Il faut aller dans les soirées,
00:42:12il faut faire semblant
00:42:12d'être copain
00:42:13avec tout le monde
00:42:13et tout ça.
00:42:14Toi,
00:42:15tout comme moi d'ailleurs,
00:42:16on n'a jamais fait ça.
00:42:17Non.
00:42:18Tu regrettes ?
00:42:18Pas du tout
00:42:19parce que je ne me suis pas
00:42:20brûlé les aides.
00:42:21Je suis resté intègre.
00:42:23Tu sais,
00:42:24on était dans les bons coups
00:42:26sains.
00:42:27On a fait une télé saine.
00:42:28Ouais.
00:42:28Est-ce que je veux dire ?
00:42:29Et tu as réussi
00:42:29à être sur D17
00:42:32et tout ça
00:42:33sans faire,
00:42:34voilà,
00:42:35en étant vrai quoi.
00:42:36Sans faire le tralala
00:42:37du je suis copain
00:42:38avec machin,
00:42:39Abidule et machin.
00:42:40C'est pour ça
00:42:40que les réseaux sociaux,
00:42:41moi,
00:42:41ce n'est pas mon truc.
00:42:42C'est que j'ai du mal,
00:42:43si tu veux,
00:42:43à faire la promotion
00:42:44de ma personne.
00:42:45Le culte de la personnalité,
00:42:46je ne l'ai pas.
00:42:47Ce que j'aime,
00:42:48c'est être devant une caméra,
00:42:51proposer un truc
00:42:51qui me plaît à moi déjà
00:42:53avec des personnes
00:42:54que j'apprécie,
00:42:55avec un mélange
00:42:56de divertissement
00:42:57et aussi quelque chose,
00:42:58une petite touche de folie.
00:43:00Mais si tu avais fait
00:43:01le côté un peu pipo,
00:43:03l'aller dans les soirées,
00:43:04du réseautage et tout ça,
00:43:05tu penses que là,
00:43:06aujourd'hui,
00:43:06tu aurais une émission de télé
00:43:07où c'était un truc
00:43:08qu'à un moment donné,
00:43:09tu ne pouvais plus faire.
00:43:09Tu as raison,
00:43:10je pense qu'il n'y a pas de secret.
00:43:12Pour durer à la télévision,
00:43:14tu es obligé
00:43:14de te montrer présent,
00:43:19de papoter
00:43:20avec des célébrités,
00:43:21de te montrer
00:43:22avec des célébrités,
00:43:23de faire semblant.
00:43:24Évidemment,
00:43:25tu ne peux pas être...
00:43:26Mais ça ne t'aurait plus
00:43:27de...
00:43:28Alors,
00:43:28pas de faire ça,
00:43:29mais de continuer
00:43:30à avoir une émission de télé.
00:43:31Non,
00:43:31parce que pour tout te dire,
00:43:32je l'aurais fait.
00:43:33Je l'aurais fait.
00:43:352013,
00:43:35ça s'arrête,
00:43:35juillet 2013,
00:43:36ça s'arrête notre émission
00:43:37avec GG le matin.
00:43:39J'ai dit à GG,
00:43:40je dis,
00:43:40viens,
00:43:41on monte une petite chaîne YouTube,
00:43:42on fait un truc,
00:43:43on va jouer.
00:43:43Moi,
00:43:44je vous ai saoulé pour ça.
00:43:45Pendant des mois,
00:43:46je vous ai saoulé.
00:43:47Rappelez-vous les déj qu'on faisait.
00:43:48Je t'étais dit,
00:43:49allez,
00:43:49on y va et tout.
00:43:50Et on ne l'a pas fait.
00:43:51Moi,
00:43:51je suis parti dans autre chose.
00:43:53Je voulais travailler de mes mains.
00:43:54Alors,
00:43:54qu'est-ce que tu as fait ?
00:43:55J'ai fait une première borne d'arcade
00:43:58parce que j'avais le temps.
00:44:00Une pour mon frangin,
00:44:01une pour un pote
00:44:02qui avait une boutique à Paris.
00:44:03Je la mets dedans,
00:44:04quelqu'un passe devant la vitrine
00:44:05et dit,
00:44:05elle est belle la borne d'arcade,
00:44:06j'en veux une.
00:44:06Toc,
00:44:07je t'en fais une.
00:44:07Et j'ai lancé ma petite boîte
00:44:08de borne d'arcade,
00:44:09une petite société individuelle,
00:44:10cool,
00:44:11dans laquelle aujourd'hui,
00:44:12j'en vis bien,
00:44:13cool.
00:44:14J'ai l'expérience,
00:44:15si tu veux,
00:44:16d'avoir monté ma petite entreprise
00:44:17en dehors du système audiovisuel.
00:44:19Mais en restant dans le jeu vidéo.
00:44:20En restant un peu dans le jeu vidéo
00:44:25parce qu'au final,
00:44:26tu n'utilises pas ta notoriété
00:44:28pour tes bornes d'arcade.
00:44:30En fait,
00:44:30c'est juste parce que
00:44:31tu avais envie
00:44:32de faire un truc de tes mains
00:44:33et que derrière,
00:44:34tu as quand même une affinité
00:44:35avec le jeu vidéo.
00:44:35Tu aimes ça quand même.
00:44:36Oui,
00:44:37j'aime ça.
00:44:38Et donc,
00:44:38j'ai fabriqué mon petit produit
00:44:39qui est super.
00:44:40Vous pouvez retrouver la marque.
00:44:42Elle est vraiment sympa.
00:44:42Ce n'est pas facile.
00:44:43C'est sur quoi ?
00:44:44C'est sur quoi qu'on la trouve ?
00:44:44C'est labornearcade.com.
00:44:46Tu regardes.
00:44:46Meilleur nom de domaine.
00:44:47Mais il n'est pas mal.
00:44:50Et du coup,
00:44:52j'ai appris,
00:44:53tu sais quoi,
00:44:53la menuiserie
00:44:55à créer un produit fini,
00:44:57le site,
00:44:57le machin,
00:44:58le truc,
00:44:58la logique un peu
00:44:59entrepreneuriale,
00:44:59pas facile en France.
00:45:01Donc,
00:45:01j'ai lancé mon petit produit
00:45:02et ce qui est drôle,
00:45:03c'est que déjà,
00:45:04aucun mec de Game One
00:45:05n'en achetait une.
00:45:07C'est vrai.
00:45:08Ça,
00:45:08moi,
00:45:08j'ai trouvé ça fou.
00:45:09Ça,
00:45:10c'est fou.
00:45:10Pourquoi Game One,
00:45:10ils n'ont pas acheté
00:45:11des bornes d'arcade ?
00:45:12En plus,
00:45:12on en a eu dans les bureaux
00:45:13et tout ça.
00:45:14Ils n'ont pas pensé à moi.
00:45:16La grande famille.
00:45:18À la XC,
00:45:18ils font le coup
00:45:19de la grande famille.
00:45:20Non,
00:45:20ils ne m'ont pas acheté.
00:45:21Par contre,
00:45:22quelques anecdotes.
00:45:23Donc,
00:45:23j'ai pas mal de vedettes
00:45:24qui ont acheté
00:45:24mes bornes.
00:45:26À qui ?
00:45:26Alors,
00:45:27je mettrais,
00:45:28tu sais quoi ?
00:45:30Cyprien.
00:45:31Cyprien,
00:45:31le YouTuber.
00:45:32Et Cyprien,
00:45:32bravo au mec
00:45:33parce que j'ai beaucoup
00:45:34de demandes
00:45:34de temps en temps
00:45:35de YouTubers
00:45:36ou de journalistes
00:45:37ou d'influenceurs
00:45:38qui me disent
00:45:39ouais,
00:45:40un petit partenariat,
00:45:41ça te dirait ?
00:45:42Genre,
00:45:42tu m'envoies une borne,
00:45:44machin,
00:45:44je la mets dans mon décor.
00:45:46Ils ne veulent pas raquer.
00:45:47Souvent,
00:45:48les célébrités,
00:45:48les YouTubers,
00:45:49ils ne veulent pas raquer.
00:45:49Ils grattent.
00:45:50Moi,
00:45:50je n'aime pas les gratteurs.
00:45:52Fabriquer une borne,
00:45:53c'est du temps,
00:45:54c'est de l'argent,
00:45:55c'est compliqué.
00:45:56Un mec comme Cyprien,
00:45:57il m'appelle,
00:45:57il envoie un mail,
00:45:58salut,
00:45:59je voudrais une petite borne,
00:45:59un truc un peu spécifique,
00:46:01super joli.
00:46:02Je lui fais sur mesure,
00:46:03génial.
00:46:04Et je voulais saluer ça
00:46:05parce que
00:46:07beaucoup font,
00:46:07la majorité
00:46:08ne font pas comme ça.
00:46:09Alors,
00:46:09en vrai,
00:46:10c'est logique de payer.
00:46:11C'est logique de payer.
00:46:12Et le mec,
00:46:13il m'a accueilli.
00:46:14Tu vois,
00:46:14il a pris une petite photo
00:46:15devant la borne,
00:46:16super sympa,
00:46:17sans demander quoi que ce soit,
00:46:18gentiment.
00:46:19Et puis,
00:46:19c'est un mec que j'ai trouvé
00:46:21intelligent.
00:46:21Tu vois,
00:46:21son contenu,
00:46:22moi,
00:46:22j'aime beaucoup.
00:46:24Il a fait un bouquin
00:46:26sur le Japon
00:46:27que je trouve cool.
00:46:28Donc,
00:46:28tu vois,
00:46:28c'est un de mes clients,
00:46:29super sympa.
00:46:30Il y en a d'autres,
00:46:31j'ai rencontré plein de gens.
00:46:32Alors,
00:46:33qui en célébrité ?
00:46:34Qui a une borne d'arcade ?
00:46:36Estelle Denis.
00:46:37Tu sais,
00:46:38son mari,
00:46:38c'est l'entraîneur de foot aussi.
00:46:40Raymond Domenech.
00:46:45Au Marcy,
00:46:46qu'en a une.
00:46:47Génial.
00:46:48Il y en a,
00:46:49je ne peux pas tous les citer,
00:46:50il y en a plein,
00:46:52mais je rencontre,
00:46:53et au final,
00:46:54tu sais quoi,
00:46:54ce qui est chouette,
00:46:55c'est que je rencontre
00:46:56tout un tas de gens.
00:46:57Moi,
00:46:58en faisant mes bornes,
00:46:59tu rencontres tout un tas
00:47:00de gens hyper gentils.
00:47:02Et quelqu'un qui achète
00:47:02une borne d'arcade,
00:47:03c'est quelqu'un de gentil.
00:47:04Tu vois,
00:47:04qui est bercé par la nostalgie
00:47:06du truc.
00:47:06Je rencontre tout un tas
00:47:07de clients super sympas
00:47:08et je kiffe bien.
00:47:09Tu offres du bonheur,
00:47:10en fait,
00:47:10aux gens.
00:47:11Et en fait,
00:47:13tu aimes de la nostalgie,
00:47:13du bonheur.
00:47:14Et toi,
00:47:14tu aimes l'humain.
00:47:15Depuis toujours,
00:47:16tu aimes rencontrer des gens,
00:47:17tu aimes discuter avec eux.
00:47:20C'est vrai ?
00:47:20Tu aimes ça ?
00:47:21Mais tu as raison.
00:47:22J'aime bien parler,
00:47:25j'aime bien écouter les gens,
00:47:26j'aime bien parler.
00:47:27Attention,
00:47:27je prends de la place.
00:47:28Un peu moins maintenant.
00:47:29Si,
00:47:29si,
00:47:29tu prends toujours de la place.
00:47:31Tu prends toujours de la place.
00:47:33Tu es petit ton fauteuil.
00:47:35Non,
00:47:35tu es charismatique.
00:47:36C'est-à-dire,
00:47:36quand tu es dans quelque part,
00:47:38les gens,
00:47:38ils vont naturellement
00:47:39t'écouter,
00:47:40en fait.
00:47:41c'est gentil.
00:47:42Il y a un truc qu'on partage.
00:47:44Merci de saluer mon génie.
00:47:46C'est la droiture.
00:47:47Oui,
00:47:48c'est vrai.
00:47:48Tu as compris ?
00:47:48La droiture,
00:47:49dans ce métier,
00:47:50ce n'est pas quelque chose
00:47:51qui va te faire réussir.
00:47:53C'est vrai.
00:47:53C'est bancal,
00:47:54un mec droit.
00:47:55Pourquoi ?
00:47:55Tu ne peux pas vraiment le corrompre.
00:47:57Tu ne peux pas réellement
00:47:58lui faire à l'envers.
00:47:58Tu ne peux pas lui voler sa liberté.
00:48:01Donc,
00:48:01on a évolué
00:48:03intelligemment,
00:48:04toujours dans des domaines
00:48:05assez sains,
00:48:06super,
00:48:07bien entourés.
00:48:08C'est ça,
00:48:08je pense,
00:48:10notre qualité
00:48:11et la tienne aussi,
00:48:12c'est d'avoir su
00:48:14naviguer
00:48:15dans un milieu
00:48:15qui peut parfois
00:48:16être un peu crado,
00:48:17dégueu
00:48:17et malsain,
00:48:18mais toujours en regardant
00:48:20le cap,
00:48:20bien entourés.
00:48:21Mais c'est difficile.
00:48:23Ça,
00:48:23c'est hyper difficile.
00:48:24Je reviens sur une question,
00:48:25c'est,
00:48:25à un moment donné,
00:48:28la Game One,
00:48:28quand ça s'arrête,
00:48:29c'est 2007.
00:48:302007,
00:48:31c'est avant l'émergence
00:48:33des réseaux sociaux,
00:48:35de YouTube,
00:48:36notamment.
00:48:36C'est-à-dire,
00:48:37à un moment donné,
00:48:38sur YouTube,
00:48:38il y a des mecs
00:48:39qui commencent à faire
00:48:39des level one,
00:48:40des let's play.
00:48:41Est-ce que là,
00:48:42à ce moment-là,
00:48:42quand tu vois l'émergence
00:48:43des YouTubers
00:48:44qui font du jeu vidéo,
00:48:46qui font des conneries,
00:48:47des sketchs,
00:48:47machin et tout ça,
00:48:48tu ne te dis pas,
00:48:48Game One,
00:48:48ils ont raté un truc là ?
00:48:49Ils ont arrêté
00:48:50au pire moment.
00:48:52Oui,
00:48:52c'est exactement ça,
00:48:53c'est ce que je te disais.
00:48:54Le fait de casser
00:48:55l'émission level one
00:48:56aux vidéos
00:48:57qui étaient drôles,
00:48:58amusantes,
00:48:59un réel succès,
00:49:00de me remettre tout seul,
00:49:06là,
00:49:06je dis,
00:49:06c'est des neuneus.
00:49:08Si moi,
00:49:08je dois continuer tout seul
00:49:10dans une émission tout seul,
00:49:11je vais dépérir.
00:49:12Donc,
00:49:13je vais faire autre chose.
00:49:15Et Game One,
00:49:16à ce moment-là,
00:49:17tu vois,
00:49:17et c'est pour ça
00:49:17que je me suis remis
00:49:18sur les dates,
00:49:202019,
00:49:20ils ont eu l'idée
00:49:21de remettre level one
00:49:22en avant.
00:49:23Tout à fait.
00:49:23C'est-à-dire que de 2007
00:49:25à 2019,
00:49:27il n'y a pas eu level one
00:49:28qui est finalement
00:49:30une émission
00:49:31qui est la pierre angulaire
00:49:33de leur chaîne.
00:49:34Et eux,
00:49:34ils l'ont mis au placard
00:49:3512 ans.
00:49:37Pour moi,
00:49:38c'est le symbole
00:49:39du fait que les types
00:49:40n'ont pas compris
00:49:40que le let's play,
00:49:42que le bavardage
00:49:44et le papotage
00:49:45devant la caméra
00:49:47entre des gens
00:49:48qui s'amusent bien.
00:49:49Je n'ai pas pigé.
00:49:50Est-ce que tu penses
00:49:51que s'ils avaient gardé
00:49:53level one
00:49:53avec l'équipe d'origine,
00:49:55avec GG,
00:49:56avec Nabil
00:49:56et qu'on aurait fait
00:49:57la transition YouTube
00:49:59et tout ça,
00:49:59là, aujourd'hui,
00:49:59tu aurais 5 millions
00:50:00d'abonnés sur YouTube ?
00:50:02Probablement.
00:50:02Parce qu'on est arrivé
00:50:03finalement à cette transition
00:50:04au début de YouTube.
00:50:06C'est ça.
00:50:06C'est évident.
00:50:07C'est évident.
00:50:08On aurait continué.
00:50:09Après, je ne sais pas.
00:50:10T'en veux à Game One ?
00:50:10T'en veux aux gens
00:50:11qui ont pris la décision ?
00:50:12Non, jamais.
00:50:12Au contraire.
00:50:13Je suis content
00:50:13d'avoir fait autre chose.
00:50:15Quand je pars de Game One,
00:50:17je fais mon expérience M6.
00:50:18Après, j'ai fait
00:50:19une petite émission
00:50:20sur Direct Week.
00:50:21J'étais chroniqueur
00:50:22avec un type
00:50:23qui s'appelle
00:50:23Albert Algoud.
00:50:24Non, mais ouais.
00:50:25Tu te souviens,
00:50:27après, j'ai été
00:50:28directeur artistique
00:50:29dans le jeu vidéo.
00:50:31Directeur artistique
00:50:32dans le jeu vidéo
00:50:33pour faire les doublages
00:50:34des jeux.
00:50:35C'est-à-dire que
00:50:36je coachais
00:50:37les comédiens,
00:50:39je leur donnais
00:50:39leur texte
00:50:40et ils enregistraient
00:50:41les voix des jeux vidéo.
00:50:42J'ai fait ça
00:50:42un an et demi.
00:50:43Génial.
00:50:43Donc, expérience super.
00:50:45Tu retrouves tout un tas
00:50:46de voix connues
00:50:47avec qui tu partages
00:50:48un moment.
00:50:49Le métier est sympa.
00:50:49Après,
00:50:50Gameology.
00:50:51Ouais.
00:50:51Gameology.
00:50:51Là, toute la créativité
00:50:53qu'on avait,
00:50:54elle se retrouve
00:50:54dans cette émission.
00:50:55Et puis,
00:50:56Gameology,
00:50:56il y a un mec,
00:50:58Guillaume,
00:50:58qui nous dit
00:50:58mais attendez,
00:50:59venez faire une matinale
00:51:00avec nous.
00:51:01Donc, tu vois,
00:51:01ça m'a emmené vers
00:51:02plein de petites expériences
00:51:05qui me plaisent.
00:51:06Moi, je suis plutôt
00:51:06l'homme de plein
00:51:08de petites expériences
00:51:11qu'une grande réussite
00:51:13qui balaille le temps.
00:51:15Alors,
00:51:16aujourd'hui,
00:51:16on voit,
00:51:17t'es content en fait
00:51:17de tout ça.
00:51:18Ce parcours,
00:51:18il est magnifique,
00:51:19il est riche en fait.
00:51:20Et aujourd'hui,
00:51:21on voit,
00:51:21tu kiffes ta vie,
00:51:22t'es content.
00:51:23Moi,
00:51:23je t'ai déjà vu
00:51:23plein de fois entre temps
00:51:24et t'as toujours la banane,
00:51:26t'es toujours content,
00:51:27t'es toujours heureux
00:51:27et tout ça.
00:51:28Est-ce que la télé,
00:51:29c'est un truc qui,
00:51:30un jour,
00:51:32te gratte un petit peu
00:51:33et tu te dis,
00:51:33tiens,
00:51:33j'aimerais bien revenir
00:51:34avec un programme,
00:51:35avec mon programme à moi ?
00:51:37Ou pas du tout ?
00:51:38Et c'est un truc du passé ?
00:51:39J'allais dire,
00:51:40Inch'Allah,
00:51:40peut-être.
00:51:41Je ne dis pas non
00:51:42à quoi que ce soit.
00:51:43Aujourd'hui,
00:51:43c'est plutôt non.
00:51:46Sur un sujet
00:51:46qui me tiendrait à cœur,
00:51:48pourquoi pas ?
00:51:49Il faudrait que je le définisse,
00:51:51que je le trouve,
00:51:52mais je le ferais plus
00:51:53sur une plateforme,
00:51:55tu vois,
00:51:56type podcast.
00:51:56Moi,
00:51:57le format qui me plaît,
00:51:58c'est ce qu'on est en train de faire.
00:51:59OK.
00:52:00C'est le podcast.
00:52:01Je trouve ça intelligent
00:52:01parce que ce n'est pas épileptique
00:52:03comme les shorts,
00:52:03machin,
00:52:04j'en ai plein la tête.
00:52:05Moi,
00:52:05je n'ai pas,
00:52:06je ne scroll pas.
00:52:07Quelquefois,
00:52:08je le fais,
00:52:08mais ça me rend fou.
00:52:10Donc,
00:52:11poser,
00:52:12parler aux gens,
00:52:13prendre le temps,
00:52:14calmement,
00:52:15ça,
00:52:15j'aime bien.
00:52:16Le matin,
00:52:16moi,
00:52:17je suis un type chiant.
00:52:18Moi,
00:52:18le matin,
00:52:18je me lève,
00:52:19je prends une tisane.
00:52:20Ah non.
00:52:21Et après ma tisane,
00:52:22tu sais ce que je fais ?
00:52:23Quoi ?
00:52:23Je prends un petit café.
00:52:24Ah non.
00:52:24Et je regarde les oiseaux
00:52:25dans le jardin.
00:52:26Je parle aux mers,
00:52:27le rouge-gorge.
00:52:28Tu vois,
00:52:28c'est ça ma vie aujourd'hui.
00:52:30Du coup,
00:52:31oui,
00:52:31ça serait un truc.
00:52:32Tu as changé,
00:52:33tu as mûri.
00:52:34Ça serait approfondir,
00:52:35mais plus faire la folie
00:52:36que tu as connue auparavant.
00:52:37Oui.
00:52:38Mais j'apporterais autre chose.
00:52:40Tu vois,
00:52:40un petit contenu audiovisuel
00:52:42qui me collerait.
00:52:43Peut-être qu'un jour,
00:52:43je le fais.
00:52:44Aujourd'hui,
00:52:44je n'en ai pas envie.
00:52:45OK.
00:52:45Tu vois,
00:52:46je trouve que là,
00:52:46le podcast que tu fais,
00:52:47ça te va très bien.
00:52:48Tu le fais bien.
00:52:50C'est agréable à faire.
00:52:51Donc,
00:52:52ça doit être,
00:52:52vous le direz,
00:52:53c'est peut-être agréable
00:52:54à regarder aussi.
00:52:55Moi,
00:52:56je prends une tisane le soir.
00:52:59Tu ne regardes pas
00:53:00les oiseaux le soir ?
00:53:01Non,
00:53:01je ne regarde pas les oiseaux.
00:53:02Moi,
00:53:02je vis en région parisienne,
00:53:04donc ce n'est pas forcément,
00:53:05je ne sais même pas
00:53:05s'il y en a encore.
00:53:06Tu vois,
00:53:06c'est un peu ça.
00:53:09Oui,
00:53:09vas-y.
00:53:09J'ai une question.
00:53:11Ton rêve là,
00:53:12là maintenant,
00:53:12c'est quoi ton rêve
00:53:13dans les prochaines années ?
00:53:15Ah,
00:53:16tu sais,
00:53:16mon rêve,
00:53:17en fait,
00:53:18je vis le moment présent.
00:53:20Beaucoup de gens
00:53:21basculent
00:53:21un peu dans la spiritualité
00:53:22parce qu'ils s'aperçoivent
00:53:24que le monde
00:53:24dans lequel on vit,
00:53:25là,
00:53:25c'est un bordel noir.
00:53:27Tu as compris.
00:53:27Et les gens,
00:53:28à notre âge aussi,
00:53:30c'est moi,
00:53:30j'aspire juste à la paix
00:53:31au quotidien,
00:53:32à voir mes enfants grandir,
00:53:34à créer une belle relation
00:53:35avec mes enfants
00:53:36et les gens qui m'entourent.
00:53:38Donc,
00:53:38tu vois,
00:53:38je suis plus dans un moment présent
00:53:39et pas à penser
00:53:40à ce que je vais faire demain
00:53:42parce que tu t'entubes la vie,
00:53:44tu vois,
00:53:44si tu te mets de la pression,
00:53:45du machin,
00:53:46il faut que je fasse un machin.
00:53:48Vraiment,
00:53:48c'est l'idée,
00:53:50je suis,
00:53:51c'est le rythme des battements
00:53:52de mon cœur.
00:53:53Et les gens,
00:53:53ils vivent plus,
00:53:54tu vois,
00:53:54aujourd'hui,
00:53:55au rythme du tic-tac
00:53:56de leur montre.
00:53:57Donc,
00:53:58si demain,
00:53:58je devais faire un truc,
00:54:01l'idée viendra,
00:54:01je le ferai.
00:54:02Et aujourd'hui,
00:54:04cool,
00:54:05je regarde plein de trucs,
00:54:06tu vois,
00:54:06je suis dans ma grotte,
00:54:08mais je regarde ce qui se fait.
00:54:09Je regarde du jus.
00:54:10Moi,
00:54:11je suis content de t'avoir invité
00:54:12parce que
00:54:12beaucoup de gens te connaissent
00:54:14comme l'animateur
00:54:15sur différents médias
00:54:17et notamment Game One
00:54:17avec Level One,
00:54:18l'animateur un peu fou.
00:54:20Et au final,
00:54:21moi,
00:54:22je te connais depuis des années.
00:54:23On se connaît depuis 2002,
00:54:25on a travaillé ensemble et tout.
00:54:26Et t'es quelqu'un
00:54:27qui est resté simple.
00:54:28Et c'est pas tout le monde.
00:54:30Parce qu'il y en a plein
00:54:30qui ont la grosse tête
00:54:31dans ce milieu-là.
00:54:32Il y en a plein,
00:54:33ils ont des fans,
00:54:34on leur reconnaît dans la rue,
00:54:36ils commencent à gagner de l'argent,
00:54:37les machins et tout.
00:54:38Et toi,
00:54:38t'es toujours resté simple
00:54:39et sain.
00:54:41Oui.
00:54:42C'est difficile à garder,
00:54:43c'est ce qu'on disait,
00:54:43dans un monde dans lequel,
00:54:44je te dis,
00:54:45c'est...
00:54:45Tu sais,
00:54:46on dit souvent,
00:54:48les gens de l'ombre
00:54:50sont attirés par la lumière
00:54:52et les gens de la lumière
00:54:53aiment rester dans l'ombre.
00:54:54Oui.
00:54:55T'as compris l'idée.
00:54:56C'est qu'on a tous une part
00:54:57à l'intérieur de nous
00:54:58d'ombre et de lumière.
00:55:00Mais si tu veux un peu trop
00:55:01te brûler sur le projecteur,
00:55:03tu vas te brûler, mon pote.
00:55:04Parce que le monde de l'argent,
00:55:05du pouvoir,
00:55:07il va te prendre quelque chose.
00:55:08OK ?
00:55:09Donc, c'est pour ça que,
00:55:11moi, je vis dans l'ombre.
00:55:12Quand je te dis,
00:55:12dans ma grotte,
00:55:14j'ai créé mon petit monde.
00:55:15Mais que c'est un plaisir
00:55:16de me retrouver aussi
00:55:17pour des bonnes raisons.
00:55:18Regarde,
00:55:19c'est ce que je me disais.
00:55:20Je me dis,
00:55:20mais attends,
00:55:20moi, Juju,
00:55:21qu'est-ce que je vais lui raconter
00:55:24depuis 2013 ?
00:55:25Eh bien, regarde-toi.
00:55:26T'avais tellement de choses à dire.
00:55:27Plein de choses à dire
00:55:28avec toi.
00:55:29Je suis venu pour deux choses.
00:55:31C'est ton sourire.
00:55:33OK ?
00:55:34Je suis venu par gratitude
00:55:36pour tout le public
00:55:37qui a été le mien et le nôtre.
00:55:39Parce que je suis le premier
00:55:41à vouloir, tu sais,
00:55:41c'est marrant de prendre
00:55:42un peu des nouvelles
00:55:42de qu'est-ce qu'il est devenu.
00:55:43Oui.
00:55:44C'est sympa.
00:55:45Oui.
00:55:45Alors, j'ai joué un peu ce jeu-là.
00:55:47Et je suis venu aussi
00:55:48parce que j'ai une fille
00:55:49qui s'appelle Lisa,
00:55:51qui a créé sa petite chaîne YouTube.
00:55:52Elle ne veut pas que je regarde.
00:55:53Elle ne veut pas que je regarde.
00:55:54On peut le dire ou pas ?
00:55:55On peut le dire ou pas ?
00:55:56On peut donner le nom de la chaîne ?
00:55:58Elle s'appelle Limoun.
00:55:59L-I-M-O-U-N-E
00:56:01tu trouves sur YouTube.
00:56:02Elle fait un peu de contenu
00:56:03comme tout le monde fait,
00:56:04un peu de gaming.
00:56:05Elle peut faire comme papa ?
00:56:06Elle aimerait bien, oui.
00:56:08Je pense que ça l'a inspirée.
00:56:09On en parle.
00:56:10C'est marrant
00:56:10parce qu'elle est là avec nous.
00:56:11Elle connaît...
00:56:12On en parle un petit peu,
00:56:13mais ça reste son genre d'un secret.
00:56:15C'est normal.
00:56:16Elle a 15 ans.
00:56:17Elle fait son petit truc.
00:56:19Je ne veux pas marcher dessus.
00:56:21Et je ne sais plus
00:56:22où je voulais en venir,
00:56:22mais c'est que...
00:56:24Je ne sais plus.
00:56:25Moi, je sais où je veux en venir.
00:56:26Vas-y.
00:56:28Tu n'as pas été sur les réseaux sociaux.
00:56:29Tu n'as pas été sur YouTube.
00:56:30Tu n'as pas été sur tous ces trucs-là.
00:56:32Mais tu es une légende malgré toi.
00:56:34C'est gentil.
00:56:34Au final.
00:56:35Et sur YouTube,
00:56:36tu es une légende.
00:56:37Qu'est-ce qu'ils en pensent justement
00:56:38tes enfants ou toi ?
00:56:40Quand tu vas sur YouTube
00:56:41et que tu vois
00:56:41tes anciennes émissions
00:56:42qui n'ont pas été postées par toi,
00:56:44qui ont été postées par des inconnus
00:56:45qui sont fans
00:56:47avec le Black Sado Mario,
00:56:49le rap Paris-Marseille
00:56:51et autres bêtises
00:56:52que vous avez faites.
00:56:53Qu'est-ce que tu penses
00:56:54quand tu vois
00:56:55les milliers de vues ?
00:56:57Tu t'en penses quoi ?
00:56:57Ils en pensent quoi tes enfants ?
00:56:59On a marqué une génération.
00:57:01Moi, je le revois
00:57:01parce qu'aujourd'hui encore
00:57:02avec ma perruque
00:57:05et ma poise-barbe,
00:57:07je ne suis plus le même look.
00:57:07Je suis un peu le...
00:57:08C'est Lorenzo Lamas.
00:57:10On me fait aussi Bob Sinclair.
00:57:12Ah oui, c'est vrai.
00:57:13Je suis Bob Sinclair
00:57:13de la Bob d'arcade.
00:57:17J'ai tellement plaisir
00:57:18à avoir vécu ces moments-là
00:57:21que...
00:57:22Répète ta question
00:57:23parce que je suis...
00:57:24Ça fait quoi
00:57:24quand tu vois
00:57:25le nombre de vues exploser
00:57:27sur ces vidéos-là
00:57:28malgré les années ?
00:57:29Alors, je n'ai pas vu
00:57:30un nombre de vues de fou,
00:57:31déjà,
00:57:32mais le peu de personnes
00:57:34qu'on rencontre
00:57:35même avec mes filles
00:57:35et qui me reconnaissent
00:57:36et quand tu ressens,
00:57:38tu sais, émotionnellement
00:57:41l'empreinte
00:57:42que tu as laissée
00:57:42chez les autres.
00:57:43Donc, quand je reconnais...
00:57:44Quand des clients me reconnaissent,
00:57:46quand dans la rue,
00:57:46on me reconnaît,
00:57:47c'est...
00:57:47Tu sens que le cœur s'ouvre
00:57:49chez la personne.
00:57:50Ils disent...
00:57:50Oh, je me souviens de vous.
00:57:52Vous m'avez fait plaisir.
00:57:53Vous m'avez fait marrer.
00:57:53C'est le plus grand bonheur
00:57:55que tu puisses avoir.
00:57:56Donc, se souvenir de nous
00:57:57comme ça,
00:57:58c'est quand même
00:57:59un vrai plaisir.
00:58:02Moi, je n'ai jamais personne
00:58:04qui soit venu me voir
00:58:04pour me dire
00:58:05t'es un con, machin,
00:58:07puis t'as donné du mal
00:58:08d'un jeu
00:58:08et puis à un moment,
00:58:09t'as dit ça.
00:58:10Non.
00:58:13Personne n'est venu
00:58:13me dire ça.
00:58:14Donc, je ne dis pas
00:58:15que je suis parfait.
00:58:15Je n'ai pas l'idée.
00:58:17Mais c'est que dans
00:58:17le regard des autres...
00:58:18En fait, c'est ça
00:58:19que tu comprends.
00:58:20C'est dans le regard des autres
00:58:21que tu vois ce que tu as
00:58:22laissé dans le monde.
00:58:24Et surtout,
00:58:25de ton vivant,
00:58:26des gens qui disaient
00:58:26ah ouais, je l'ai aimé.
00:58:28Parce que quand t'es mort,
00:58:29t'es le meilleur.
00:58:30Ah ouais.
00:58:30C'est clair.
00:58:31Mais de ton vivant,
00:58:32il était sympa.
00:58:34Et tes enfants,
00:58:34ils en pensent quoi
00:58:35quand ils voient les vidéos ?
00:58:38Je ne sais pas trop.
00:58:39Ils les ont regardés,
00:58:40mais qu'est-ce que
00:58:41tu en penses, toi ?
00:58:43Tu n'as pas de micro,
00:58:44mais tu as bien...
00:58:45Ils aiment bien.
00:58:46Je pense qu'elles aiment
00:58:46leur papa.
00:58:47C'est vrai.
00:58:48Elle dit que oui.
00:58:50Je laisse...
00:58:51Tu vois,
00:58:51c'est mon petit parcours
00:58:53de leur côté.
00:58:53Comme le...
00:58:54Tu vois, là,
00:58:54c'est leur univers.
00:58:57Elle fait sa petite chaîne.
00:58:58Je pourrais lui donner
00:58:58tout un tas de conseils, etc.
00:59:00Bah oui,
00:59:00parce que le papa,
00:59:01il est pro.
00:59:01Mais elle ne demande pas.
00:59:02Elle préfère faire son petit truc.
00:59:04Et c'est très bien
00:59:05parce que tu apprends
00:59:07par toi-même,
00:59:08comme on l'a fait,
00:59:09par l'erreur parfois.
00:59:12Et elle se débrouille super bien.
00:59:14J'ai regardé un peu.
00:59:15J'ai regardé deux, trois trucs.
00:59:17C'est beau.
00:59:18Il n'a pas le droit
00:59:18de regarder normalement.
00:59:19Il ne doit pas regarder.
00:59:21Yo-Yo,
00:59:21c'était un plaisir de te recevoir.
00:59:22Je te remercie.
00:59:23C'était génial.
00:59:25Merci le juju.
00:59:25Tu es un mec bien.
00:59:27Tu es un mec sain.
00:59:28Tu es un mec inspirant.
00:59:29Et tu auras fait marrer
00:59:30des milliers de gens.
00:59:31C'est top.
00:59:32C'est gentil.
00:59:33Merci de m'avoir accueilli.
00:59:34Et merci à vous qui regardez
00:59:35parce que si vous êtes allé jusqu'au bout,
00:59:37c'est que vous m'aimez bien.
00:59:38Tu sais quoi ?
00:59:38J'étais obligé de t'inviter
00:59:39parce que tout le monde me disait
00:59:40« Invite Yo-Yo, invite Yo-Yo, invite Yo-Yo ».
00:59:42Dans les commentaires,
00:59:43quand j'ai lancé le podcast,
00:59:44tout le monde m'a dit
00:59:44« Il faut l'inviter absolument ».
00:59:45Donc, je suis content
00:59:46de t'avoir ramené sur YouTube.
00:59:48Là, c'est l'événement.
00:59:49C'est l'événement.
00:59:51Là, les vues vont exploser.
00:59:52Je te le souhaite.
00:59:53Longue vie à ton podcast.
00:59:54Merci beaucoup.
00:59:55Et longue vie à Yo-Yo,
00:59:56borne d'arcade.
00:59:57On rappelle la borne d'arcade.com.
00:59:59Si tu veux une belle borne d'arcade,
01:00:00un truc qui marche, tu m'appelles.
01:00:01Voilà.
01:00:01Si vous allez dessus,
01:00:02c'est les Yo-Yo qui vous livrent
01:00:03à chaque fois ou pas ?
01:00:04Ça dépend.
01:00:05OK.
01:00:05En Ile-de-France, ouais.
01:00:06En Ile-de-France.
01:00:07C'est envoyé sur Palette.
01:00:08Bien protégé.
01:00:09Bon, très bien.
01:00:09Comme ça, vous pouvez jouer
01:00:10à tous vos jeux.
01:00:11Vous êtes tranquille.
01:00:11Merci Yo-Yo.
01:00:12Merci.
01:00:12On se retrouve.
01:00:13Nous, on va se retrouver bientôt,
01:00:14c'est sûr.
01:00:14À chaque fois, on se recroise.
01:00:15On fait en sorte de se recroiser
01:00:17à chaque fois pour un petit café
01:00:18ou un petit resto.
01:00:19Toujours, toujours ensemble.
01:00:21On est toujours en contact.
01:00:21Et c'est ça qui est beau.
01:00:22On travaille ensemble.
01:00:23On a travaillé ensemble depuis 2002.
01:00:25Et depuis 2002,
01:00:26on a toujours gardé contact,
01:00:27même si on ne travaillait plus
01:00:28dans la même boîte.
01:00:29Ouais.
01:00:29Ça, c'est beau.
01:00:30C'est parce qu'on s'aime bien.
01:00:31Dans une autre vie,
01:00:32on aurait fait le morning live
01:00:33tous ensemble.
01:00:36Bon, c'est la fin de ce podcast.
01:00:37Merci Yo-Yo.
01:00:38N'hésitez pas à vous abonner.
01:00:40C'est dispo sur toutes les plateformes
01:00:41de podcast.
01:00:42Et on se retrouve dans une prochaine émission
01:00:43de tant qu'il y aura du Wi-Fi
01:00:45avec un nouvel invité.
01:00:46N'hésitez pas en commentaire.
01:00:47Vous dites les invités
01:00:48que vous voulez avoir.
01:00:49Je leur envoie un message
01:00:49et ils viennent direct.
01:00:50Des bisous.
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