00:00reconnaître son père Georges Ardidi dans le personnage de de votre pièce oui c'est vrai
00:05Pierre était venu voir Robert Hirsch pour jouer ce rôle et il était censé venir dans la loge
00:10ensuite pour saluer Robert Hirsch et pendant un moment on ne le voyait pas venir et donc on s'est
00:15inquiété je t'ai cherché dans le théâtre dans les circonvolutions du théâtre et soudain je t'ai
00:19aperçu et tu étais tu t'en souviens dans un état émotionnel très singulier tu pleurais même et tu
00:25m'as dit écoute il m'est arrivé quelque chose de très très fort c'est que je ne croira
00:30pas mais
00:30j'ai vu mon père sur scène c'est là où tu m'as dit si un jour tu remontes
00:35cette pièce je t'interdis
00:37d'en remonter sans moi et je te l'ai promis de bol 20 ans plus tard il a pu
00:40savoir et c'est pour ça
00:43qu'on fait ça aujourd'hui c'est pour parce que ce moment caché dans un couloir il y a
00:47une vérité qui
00:47s'est qui a jailli et qui avait une histoire un arrière-pays qui m'a moi bouleversé parce que
00:52pierre ne le savait pas mais quelques années auparavant quand j'ai écrit cette pièce par un
00:57accident de la vie je m'étais retrouvé dans un une maison de retraite pour accompagner la grand
01:03mère de ma propre femme et soudain j'entends au loin une infirmière dire monsieur arditi monsieur
01:07arditi et je me dis je me souviens me dire mais qu'est ce que pierre fait ici déjà et
01:13je me suis
01:13approché je me suis et j'ai réalisé que ce n'était pas pierre mais ton père george arditi et
01:18je me suis
01:18présenté à lui parce qu'à ce moment là on travaille ensemble sur cette pièce qui s'appelait la vérité
01:22et j'ai vu que il savait plus très bien qu'il avait un fils où il était et quand
01:27j'ai écrit cette
01:28pièce le souvenir de ce couloir de la voix un peu aiguë de cette infirmière et du visage perdu
01:33de ton père ont été les points d'appui de cette écriture et donc sans le savoir dans ce couloir
01:39à
01:39bertheau