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  • il y a 2 mois

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00:01Céuta, Céuta, justement, Céuta est espagnole, alors que l'Amérique n'avait pas encore été découverte.
00:07Voilà, on va voir d'abord le sujet de Louisa Paris, et vous allez nous dire ce qui se passe
00:11en Espagne,
00:12parce que là, il y a quelque chose qui nous interpelle, parce que Céuta, c'est peut-être demain ce
00:17qui se passera en France.
00:19Donc voyez les manifestations monstres.
00:21Céuta, c'est ce qui se passe à Mayotte.
00:24Oui, donc c'est ce qui se passe déjà en France, vous avez parfaitement raison.
00:27Voyez le sujet de Louisa Paris, et vous me dites si Pedro Sánchez est en difficulté.
00:33Une colère que les habitants de Madrid ont fait entendre.
00:37De nombreux slogans contre le gouvernement espagnol, que certains qualifient d'inactifs face à la situation de Céuta.
00:45Nous pensons que nous avons été abandonnés par le gouvernement.
00:48Ce n'est pas un appel contre les migrants, c'est un appel contre la situation.
00:52C'est une invasion. Ils sont en train d'envahir Céuta, et il n'y a aucune solution.
00:57Ils n'ont pas mis les moyens, c'est une honte, et ce que le gouvernement est en train de
01:02faire n'est pas acceptable.
01:05Certains habitants de Céuta se sont déplacés jusqu'à Madrid, pour exprimer leur sentiment d'abandon face à une ville
01:12qu'ils ne reconnaissent plus.
01:13La situation est que nous avons une ville à l'abandon. Nous ne pouvons pas marcher dans la rue tranquillement,
01:18car on nous regarde de travers.
01:20Il y a eu un changement radical.
01:23Les madrilènes espèrent qu'une solution sera trouvée pour éviter que cette crise migratoire ne prenne de l'ampleur.
01:29Il y a une dimension géopolitique, et il faut trouver une solution à court terme, mais aussi à long et
01:35moyen terme.
01:36D'après le gouvernement de Pedro Sánchez, 50 000 personnes étaient présentes à la manifestation dans la capitale espagnole.
01:44Est-ce que Pedro Sánchez est en difficulté ?
01:47Pedro Sánchez est au pouvoir depuis 8 ans, sans avoir de vraie majorité, sans avoir de budget, et sans aucune
01:55vergogne.
01:56C'est un Premier ministre absolument sidérant.
01:58Il a passé le mois d'août, il est allé faire un petit tour à Ceuta rapidement,
02:02mais il a sous-passé le mois d'août à Lanzarote, dans un palais merveilleux que lui a prêté le
02:07roi,
02:07d'où on peut voir au loin la côte africaine, mais vraiment au loin.
02:10Je vous interromps parce qu'il est en train de parler, là, précisément.
02:13Il est en train de parler à Madrid, il parle devant le Parlement.
02:16Devant le Cortés, où on s'est battus hier soir.
02:19C'est-à-dire que la police a tiré un balle réel, un balle en caoutchouc sur les manifestants.
02:26Il y a vraiment un climat de fin de règne redoutable.
02:29Il a été au-dessous de tout. En fait, ce qu'on voit à Ceuta,
02:32il y a eu l'invasion avec 70, 75 000 migrants soudaines.
02:37Cette invasion assez incompréhensible, il faudrait en parler de ça.
02:40Est-ce que le Maroc est derrière ou pas ?
02:42Il y a un rapport de police, c'est la polémique aujourd'hui en Espagne.
02:44Parlez-en.
02:45Et puis, il y a ça, et puis il y a 5 à 10 000 migrants qui sont toujours sur
02:51place
02:52et qui font régner depuis un mois.
02:55Les habitants de Ceuta se sentent totalement abandonnés.
02:58Ils sont avec 5 à 10 000... C'est une toute petite enclave.
03:00Moi, j'y suis allé souvent, je connais bien Ceuta.
03:02C'est vraiment une toute petite ville.
03:05Et vous avez 5 à 10 000 personnes qui vivent dans la rue.
03:08Il y en a quelques-uns qui sont dans un camp de fortune sur la plage.
03:12Il n'y a pas d'équipement sanitaire collectif.
03:15Il n'y a pas de cantine.
03:16C'est très compliqué.
03:18Et pour les gens qui sont sur place,
03:20ils se sentent totalement abandonnés par la péninsule
03:23et totalement à la merci de ces migrants,
03:28souvent africains, parfois mineurs,
03:30dont on ne sait pas que faire.
03:31Et le ministre de l'Intérieur avoue son appuissance en disant
03:33« Oui, oui, c'est vrai, il faudrait les renvoyer chez eux. »
03:35Mais vous savez, l'an dernier,
03:37deux fonctionnaires ont été sanctionnés par les tribunaux
03:40pour des expulsions précipitées.
03:42C'est toujours la même histoire.
03:43Oui, toujours.
03:44Et donc, on voit à quel point l'État est incapable
03:49de faire respecter les frontières du royaume
03:52et les sujets du royaume.
03:54Et ces gens qui sont là peuvent être demain à Paris ?
03:57Bien sûr.
03:57Ah non, c'est plus compliqué que ça.
03:59Parce que, théoriquement, on ne peut pas aller,
04:00le Spach Schengen,
04:02Ceuta n'est pas dans le Spach Schengen.
04:05Donc, ils ne peuvent pas normalement...
04:07Normalement, normalement.
04:08Ils devraient être refoulés.
04:10Mais s'ils sont migrants,
04:12ils vont tout ou tard être rapatriés,
04:13effectivement, à Madrid.
04:14Et là, ils vont où ils voudront.
04:16Le vrai problème, c'est pourquoi ils sont là ?
04:19Alors, il y a un rapport, il y a une histoire.
04:21Eros Sanchez dit n'importe quoi.
04:23Il a accusé les Russes,
04:25une internationale d'extrême droite,
04:27Israël,
04:28ses idées fixes.
04:29Donc, pourquoi pas Fantomas, les Martiens,
04:31d'avoir provoqué cette vague de 70 000,
04:36vous rendez compte du truc, quand même,
04:37en deux jours.
04:38Et il a disculpé absolument les autorités marocaines.
04:41Il y a de bonnes raisons de disculper les autorités marocaines.
04:44Normalement, ça se passe bien entre le Maroc et l'Espagne.
04:46Normalement, normalement.
04:49Et le roi était à deux pas de Ceuta.
04:53Il était à Tétouan,
04:54pour le discours du trône,
04:55le grand moment national,
04:57juste au moment de l'invasion.
04:59Et donc, on imagine mal
05:00que c'était organisé par les Marocains,
05:03par les salissements.
05:03Mais en même temps...
05:04Et donc ?
05:05Mais en même temps,
05:06il y a un rapport de la police
05:08commandé par la justice
05:09qui ferait état
05:11d'un téléguidage
05:14par la police marocaine.
05:16Dans quel but ?
05:18Déstabiliser,
05:19expliquer,
05:20bien montrer aux Espagnols
05:22qu'il ne faut pas faire trop
05:23ami-ami avec l'Algérie,
05:25peut-être préparer
05:27ce qui va se passer dans quelques jours
05:29à l'ONU,
05:29à savoir le statut sarah occidental.
05:31Il faut montrer sa capacité
05:34de nuisance aux Espagnols.
05:35On n'en sait rien.
05:36J'en sais rien.
05:37Je n'ai pas la réponse.
05:38Mais c'est une affaire qui est compliquée
05:40et qui montre l'effondrement
05:42de Sanchez
05:43et la fin d'une époque,
05:45en fait, en Espagne.
05:46Ce qui paraît simplement important
05:47de rappeler en un mot,
05:48c'est que lorsqu'il y a eu
05:49la crise à Ceuta,
05:50le président de la République française
05:51a pris le parti de Pedro Sanchez
05:52contre l'avis de beaucoup
05:54de pays en Europe,
05:54dont l'Italie, bien sûr,
05:56et que le ministre de l'Intérieur,
05:57Laurent Nunez,
05:58quand il a vu les images,
05:59comme nous, a dit
05:59« Cessez de faire circuler ces images,
06:01vous faites le jeu
06:02de ceux qui sont hostiles
06:03à l'Union européenne. »
06:03Voilà dans quel camp
06:04s'est placée la France
06:05dans cette crise à Ceuta.
06:06C'est important pour comprendre
06:07aussi ce à quoi on s'exploit.
06:08Le réel, c'est de la propagande.
06:10Bon.
06:10Et ça va être cela
06:12toute cette année présidentielle
06:14avec les fake news,
06:16les instrumentalisations possibles,
06:17les ingérences intérieures, extérieures
06:19dont on vous parle
06:20chaque matin quasiment.
06:22Vous vouliez dire un mot ?
06:22Oui, je voulais demander à Vincent.
06:24Richard Millet.
06:25Est-ce que le Maroc
06:25n'a pas aussi le désir
06:26de récupérer tout simplement
06:28Ceuta et Mélila ?
06:29Oui, bien sûr, évidemment.
06:31Depuis très longtemps,
06:32depuis que le royaume
06:34est dans ses frontières,
06:35oui, bien sûr,
06:36ces deux enclaves,
06:36c'est le lec de l'histoire,
06:38mais la géographie,
06:40les livres au Maroc, évidemment.
06:44Sauf que les Espagnols,
06:45de leur côté,
06:46pourraient dire
06:46« Mais si on rend Ceuta et Mélila,
06:48il faudrait peut-être
06:49que les Anglais
06:51débarrassent
06:53des guérpistes de Gibraltar. »
06:55Ceuta, c'est l'Espagne,
06:56toute l'Espagne pour Ceuta.
06:58Ceuta n'est pas seule.
06:59Les slogans inondent
07:00les réseaux sociaux
07:00à quelques heures
07:01des manifestations.
07:02Oui.
07:03âme.
07:03Sous-titrage Société Radio-Canada

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