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  • il y a 1 semaine

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00:00Alors, l'actualité médiatique, c'était aussi hier soir dans l'émission, c'est à vous.
00:03Alors, là aussi, je m'intéresse parfois aux détails, mais c'est assez intéressant.
00:07Vous allez voir Marc-Olivier Fogiel.
00:09Marc-Olivier Fogiel, il est progressiste, a priori.
00:11Il incarne un mouvement progressiste.
00:13Eh bien, il se fait lui-même reprendre deux volets par peut-être plus progressiste que lui.
00:18Parce qu'il a dit quelque chose qui, aujourd'hui, n'est plus audible forcément pour une femme.
00:24Et c'est très intéressant.
00:25Il y a deux femmes sur le plateau qui lui disent, ben non, on ne parle pas comme ça, en
00:28fait.
00:28Écoutez ce qu'il dit, et c'est une séquence que je vous propose de décoder avec Sabrina.
00:33Parce que là aussi, évidemment, c'est un détail, mais le détail, comme vous le savez, n'existe pas.
00:41Marc-Olivier Fogiel, qui a de nouveau fait l'actualité ce matin en demandant à Mimi Maty de réagir à
00:46l'affaire Bruel.
00:46Et ce sort, notre invitée, à ses côtés, sa patronne, la toute première femme de l'histoire de la station
00:51aux commandes de la matinale, Céline Landreau.
00:57Attention à toi.
00:59Bonsoir, Céline.
01:00Bonsoir, merci.
01:01Bienvenue.
01:01Oh, bonsoir.
01:04Bonsoir à tous les deux.
01:05On est ravis que vous soyez là.
01:07Alors, vous avez fait votre rentrée sur RTL lundi dernier, une semaine avant nous.
01:11Oui.
01:11C'est votre deuxième saison.
01:12Vous avez maigri, non ?
01:13Non.
01:14Ah si.
01:15On peut parler des sujets de fond ?
01:16Ben, c'est ce que je fais.
01:18Ben, non.
01:19La deuxième saison de Face à Fogiel, c'est un entretien qui a fait ses preuves l'an dernier,
01:23qui s'élargit désormais au champ politique.
01:24C'est quand même pas possible.
01:26Ben, c'est vrai, vous avez maigri, c'est frappant.
01:27Mais on va en faire un quart d'heure.
01:28Est-ce que c'est vraiment élégant de le souligner comme ça en arrivant ?
01:30Je ne sais pas.
01:31Cécile, j'avais dit que c'est pas tellement élégant, mais vous avez maigri, sinon ?
01:35Voilà.
01:36Ça, c'est très ok.
01:37Moi, j'adore ces beaux mots-là.
01:39Parce qu'effectivement, alors il le dit sans doute gentiment, comme un homme disait
01:43peut-être avant, vous avez maigri.
01:45Et cette phrase-là, aujourd'hui, et même lui, qui est donc a priori d'une couleur, d'une
01:51tendance progressiste, mais son âge, il a 50 ans sans doute, Marco Olivier, même peut-être
01:57un peu plus, il est rattrapé par l'époque, et on ne parle pas comme ça aujourd'hui,
02:02on ne dit pas à une femme.
02:04Bon, qu'est-ce que vous en pensez ?
02:05Alors, moi, je suis assez étonnée de voir que, en effet, Marc-Olivier Fogiel n'est
02:11pas la figure, on va dire, du mâle blanc cisgenre, hétéronormé, validiste, qu'elle
02:18essaye de combattre de plus de 50 ans.
02:20Donc déjà, c'est assez surprenant de voir que lui-même se permet ça, alors qu'en
02:23effet, il n'entre pas dans les clous de la victime expiatoire de ces féministes.
02:27Mais surtout, la réaction des deux, qui d'un coup d'un seul deviennent sororales,
02:31pour s'unir contre la figure même de ce qu'elles exulent, de ce qu'elles
02:35exaltent comme étant la représentation du mâle aujourd'hui en France, ou plus largement
02:41dans les sociétés occidentales.
02:43Donc c'est intéressant de voir que les deux se cooptent pour jeter l'anathème sur
02:48le mansplaining, parce que vous savez, il y a tout un jargon du gotha progressiste qui
02:51est intéressant à comprendre dans les médias.
02:53Donc là, Olimar-Olivier Fogel fait du mansplaining, et on voit d'un coup d'un seul
02:58la sororité des deux sur justement une remarque concernant le physique, qui est évidemment
03:02inacceptable.
03:03À la limite, elles auraient peut-être pu lui dire qu'il devenait peut-être
03:06grossophobe.
03:06Ah, je vous assure.
03:07Vous trouvez que c'est inacceptable, par exemple, ce qu'il dit ?
03:09Non, ce n'est pas inacceptable, mais encore une fois, moi je ne suis pas partisane de la
03:13dictature de la susceptibilité, mais vous comprenez qu'on vit dans une société de
03:17l'émotion, de la susceptibilité, de tout ce qui va à l'encontre des attitudes vexatoires.
03:23Donc moi, je ne l'aurais pas mal pris.
03:26Personnellement, s'il m'avait dit ça, j'en aurais même peut-être été heureuse,
03:30puisque finalement, ayant maigré, je serais peut-être ravie qu'on finalement me le remarque.
03:33Mais il y en a certaines qui fonctionnent à l'envers et qui sont dans l'attaque
03:37à dominer.
03:37Richard Millet, est-ce que ça vous intéresse d'abord ces sujets-là ? Est-ce que vous
03:41trouvez que ça fait sens ?
03:42Ça fait énormément sens, puisque c'est la question du réel, bien sûr.
03:46Moi, j'estime qu'un écrivain peut tout dire, y compris ça.
03:49Mais je me pose la question.
03:50Si Mme Lemoyne, rêvant un peu, m'avait invité et qu'elle m'a dit « vous avez
03:56grossi cet été », j'aurais pris ça comme un compliment parce que j'ai tendance à maigrir
04:00trop, vous voyez ? Mais est-ce que le fait d'être…
04:03On est en train d'élever les débats.
04:05Mais non, pas du tout.
04:07Est-ce que le fait d'être un homme peut autoriser qu'on fasse ce genre de remarques ?
04:12En tout cas, c'est toléré.
04:14En tout cas, c'est toléré.
04:15C'est toléré.
04:16Mais dire quoi que ce soit d'ailleurs sur le physique d'une femme, on s'aperçoit
04:20que c'est devenu quelque chose d'interdit.
04:22Vous pouvez pas dire à une femme « t'es très jolie ».
04:24Si, vous pouvez dire.
04:25Je ne suis pas d'accord.
04:26Ah non.
04:26Vous pouvez dire à une femme « vous êtes très belle », etc.
04:29Moi, ils me sentent…
04:30Non, c'est dangereux, Pascal.
04:33Écoutez, ça dépend comment c'est dit, ça dépend qui le dit et voilà.
04:37Et surtout à qui ?
04:38Quoi ?
04:39Je viens de dire à Sabrina qu'elle est magnifique.
04:41Oui.
04:42Bon, ben gardez vos marques.
04:44Alors, et puis il y a eu un échange.
04:46Alors, on doit les obséder parce que M.
04:48Cohen…
04:48Céline Vandreau, moi j'ai travaillé avec elle.
04:50Elle est formidable.
04:51Vraiment, j'ai eu beaucoup de plaisir à travailler avec elle sur Antenne d'RTL.
04:53On faisait ensemble les auditeurs en la parole.
04:56Et écoutez, alors on doit obséder M.
05:02Céline Vandreau, que je salue d'ailleurs et à qui on souhaite bonne chance sur l'antenne d'RTL.
05:05Quoi que nous soyons sur Europe 1, vous voyez, à 9h54 ce matin.
05:09Mais un peu de confraternité ne nuit pas.
05:11Écoutez ce que dit M.
05:12Céline Vandreau.
05:13Avec un esprit de répartie qu'on a pu aussi éprouver à la mi-journée.
05:18Avec Pascal Praud, vous faisiez un tandem assez étonnant.
05:22Et je le dis avec une répartie qui vous honore et qui m'a épaté souvent.
05:27Il n'a pas l'habitude de travailler avec quelqu'un qui ne pense pas comme lui.
05:30Et effectivement, avec Céline, moi j'ai adoré travailler avec elle parce que d'abord, elle est très intelligente.
05:34Elle a beaucoup d'humour et on avait effectivement, elle avait compris parfois le rôle que je pouvais jouer.
05:40Et j'avais compris le rôle ou ce qu'elle était.
05:42Et puis, il y avait quelque chose qui pouvait fonctionner.
05:45Mais c'est ça précisément qu'on aime.
05:47C'est cette complicité, c'est cette différence.
05:50Et j'espère qu'elle a eu du plaisir, Céline, à travailler avec moi.
05:54Moi, j'ai eu énormément de plaisir à travailler avec elle.
05:57Mais c'est ça la vraie vie.
05:59Ce n'est pas d'être dans son couloir.
06:00Mais M. Cohen, sa réflexion, elle est très marrante parce que lui, il ne peut pas travailler avec quelqu'un
06:04qui ne pense pas comme lui.
06:05Eh bien, nous, si.
06:06C'est la différence.
06:09Donc, on salue tous nos confrères qui reprennent à 9h55.
06:13Tous ceux qui nous écoutent, je sais qu'ils nous écoutent.
06:17Et parfois, même on les aspire.
06:19Il y a l'impression.
06:21Il est 9h55.
06:22On marque une pause.
06:23Madeleine de Gessès sera avec nous pour l'école des illettres.
06:26Et vous restez avec nous ?
06:27Non.
06:27Pourquoi ?
06:28Non.
06:32Vous savez ce qu'il m'a dit cette année ?
06:35Il m'a appelé, en plus.
06:35Je peux dire ou pas ?
06:36Non.
06:37Il m'appelle.
06:37Mais il me l'a fait 50 fois.
06:38Il me dit, il faut que je te parle.
06:40Non.
06:40Bon, cette année, je ne veux parler que d'international.
06:43Vraiment.
06:44Je te jure, Pascal.
06:45Je ne veux parler que d'international.
06:47Je veux être dans mon couloir.
06:48Je ne veux parler que d'international.
06:49Je lui dis, mais écoute, de toute façon, tu dis ce que tu veux.
06:51Il n'y a pas de problème.
06:52Je vais le dire ailleurs.
06:54Dehors.
06:55Mais non, justement, parce que vous êtes formidable, en fait.
06:58Quand vous parlez d'international et quand vous parlez d'autres choses.
07:00Et c'est ça qui est formidable.
07:02Il faut que vous travaillez de temps en temps un peu.
07:03Donc, je vous laisse.
07:04Travailler.
07:05Travailler, oui.
07:06Travailler, c'est trop dur.
07:08Vous ne repartiriez pas en vacances un petit peu ?
07:10Ce n'est pas dur le premier mois ?
07:12Je trouve que la première semaine, c'est la plus difficile.
07:15Oui, c'est vrai.
07:16On était bien quand on était sur la plage.
07:19On était au soleil.
07:20On ne faisait rien.
07:22C'était pas mal.
07:24On vous laisse.
07:25Vous avez le grand livre encore ?
07:27Mais je prends des notes.
07:30J'ai un journalisme à l'ancienne.
07:32Je rencontre des gens.
07:33Je dis ce qu'ils lisent.
07:35Après, j'essaie de comprendre ce que j'ai eu en lisant.
07:39Bon, je vous libère.
07:41Merci beaucoup.
07:42Bravo.
07:42Merci en tout cas.
07:43Et bravo, Vincent.
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