- il y a 1 semaine
Christine Kelly revient, de 11h à 13h, sans concession, sur tous les sujets qui font l'actualité. Une émission durant laquelle VOUS avez la parole. Vous pouvez réagir en appelant le 01.80.20.39.21 (appel non surtaxé) ou sur les réseaux sociaux d'Europe 1 (Facebook , X et Instagram).
Catégorie
🗞
NewsTranscription
00:00Comment est-ce que vous analysez ça ? Vous êtes un spécialiste de l'immigration.
00:03On est en été, on voit cet afflux de migrants, on se dit « mais tiens, ça ne peut pas
00:09ne pas être organisé ».
00:10On a un rapport qui nous dit « c'est organisé ».
00:15Comment on peut en arriver là ? Qui peut organiser ? Pourquoi organiser cet afflux de migrants ?
00:21Et alors que les autorités nous disent « mais non, ce n'est pas organisé »,
00:24alors que tout nous montre, les images, on sent bien qu'il y a quelque chose qui se passe.
00:28Comment analyser tout ça ?
00:29Il apparaît clairement que cette affaire de Ceuta est en fait une coproduction hispano-marocaine.
00:34C'est-à-dire qu'il y a une vraie responsabilité du gouvernement espagnol, clairement,
00:37par l'appel d'air qu'il a engagé sur les sujets d'immigration,
00:40à la fois du fait de la campagne de régularisation que le gouvernement de Pedro Sanchez a engagée depuis janvier,
00:45qui visait 500 000 régularisations, on en est à plus d'un million de demandes déposées.
00:49Donc un signal envoyé au candidat à la migration.
00:51Une décision aussi du tribunal suprême espagnol qui a interdit les refoulements par la mer pour les migrants
00:57arrivant à Ceuta et à Melilla quelques jours avant cet afflux.
01:00Donc il y a une responsabilité espagnole.
01:02Mais par ailleurs, dans un pays aussi tenu que le Maroc,
01:05qui est, pour le dire pudiquement, un régime autoritaire,
01:08il n'est pas possible que 70 000 personnes aient surgies vers cette enclave
01:12sans que les autorités aient au moins laissé faire.
01:14Et ce qu'on voit dans ce cas précis, c'est un...
01:16Et pourquoi, pourquoi, pourquoi, pourquoi ?
01:20Il n'y a pas d'autres choses à traiter dans le monde ?
01:23Non, mais il y a une explication géopolitique quand même avec l'Algérie.
01:25C'est lié au Sahara occidental.
01:27Exactement, le gouvernement de Pedro Sanchez s'est rapproché du gouvernement algérien
01:30sur un certain nombre de sujets.
01:31Il y a un conflit avec le gouvernement marocain sur le statut du Sahara occidental.
01:35Donc c'est ce territoire dont la souveraineté est contestée et que le Maroc réclame.
01:39Et puis par ailleurs, il y a un contentieux au long cours sur Ceuta.
01:41Pour le Maroc, Ceuta, c'est le Maroc.
01:44Et la stratégie du Maroc en la matière ressemble beaucoup à...
01:47Et on joue avec des êtres humains.
01:48Avec des enfants, des gamins de 10 ans, des petites filles de 10 ans.
01:51Ça ressemble énormément à ce que les Comores font à Mayotte, par exemple.
01:54Les Comores revendiquent Mayotte, considèrent que Mayotte est un territoire comorien.
01:58Le président comorien l'a accordé en juillet, à la fête de l'indépendance.
02:02L'indépendance ne sera pas complète tant que Mayotte sera sous administration française.
02:05Et donc les flux migratoires à minima tolérés, voire organisés par le gouvernement des Comores vers Mayotte,
02:11c'est à la fois un instrument de déstabilisation,
02:13mais c'est aussi un levier d'annexion par le bas, si vous voulez.
02:16Un levier de basculement démographique sur le long terme, favorable au rattachement de ces territoires.
02:21Alors, Gabriel Grusel et Karim, je donne la parole dans un instant.
02:24D'abord Sabine et Mathieu.
02:26Sabine, vous nous appelez de Marseille.
02:27Siota, comment vous réagissez ?
02:29Alors, bonjour à tout le monde.
02:31Bonjour, Sabine.
02:33Contente de vous retrouver.
02:34Ça fait bien.
02:35Ah, ben nous aussi, on est ravis.
02:38Vous m'accompagnez toute la journée, le midi, le soir.
02:42Oui, ben, c'est Outa, c'est scandaleux, c'est une horreur.
02:46Pourquoi ? Qu'est-ce qui vous choque ? Dites-nous.
02:48Je vois ce que les gens vivent là-bas, sur place.
02:51C'est horrible.
02:53Et puis, on ne sait pas pourquoi.
02:54Alors, si on avait au moins l'explication, un coup c'est le Maroc, un coup ce n'est pas
02:58le Maroc.
02:59Si on avait l'explication, on pourrait essayer de trouver une solution.
03:02Mais là, on ne sait pas.
03:04On ne sait pas ce qui va se passer.
03:05On ne sait pas combien de temps les gens vont devoir subir ce qu'ils subissent, les gens sur place.
03:11C'est affolant, quoi.
03:13Et qu'est-ce que ça vous fait craindre ?
03:15Vous vous dites, ça peut arriver en France.
03:17Vous vous dites, un jour, c'est peut-être la Turquie, Mayotte, la France.
03:22On voit aussi des manifestations contre l'invasion, je cite, migratoire, qu'on a vu aussi au Royaume-Uni.
03:28Qu'est-ce que ça vous évoque, tout ça ?
03:31Ben oui, parce que ce matin, j'écoutais Vincent Herouet.
03:33Et j'ai entendu que si en plus, ils sont transférés sur Madrid, ils peuvent aller après de partout.
03:41Les mineurs isolés, on n'a aucune certitude qu'ils soient vraiment mineurs.
03:46Dans l'espace Schengen, oui, pardon.
03:48Mais enfin, voilà, nous, à Marseille, on a déjà beaucoup, parce qu'on dit qu'on les accueille, mais en
03:56fin de compte, humainement, ils vivent dans des bidonvilles.
04:02Donc, on se demande quand est-ce que ça va s'arrêter et où est la solution.
04:06Oui, la solution, quand est-ce que ça va s'arrêter.
04:08Merci beaucoup, Sabine, d'avoir témoigné de Marseille.
04:11Et de ce que vous voyez, effectivement, au quotidien, quand est-ce que ça va s'arrêter, à Marseille aussi.
04:16Voilà, pourquoi est-ce que les choses ne sont pas gérées ?
04:19Pourquoi, au lieu de gérer, on a l'impression qu'on jette de l'huile sur le feu ?
04:22Mathieu, vous nous appelez de Haute-Loire, et vous dites qu'il y a trop d'immigration.
04:27Vous allez jusque-là, quand même ?
04:29Oui, je dis qu'il y a trop d'immigration.
04:32Pourquoi ?
04:32Et de toute façon, parce qu'on voit bien...
04:36On entend le clignotant, Mathieu, vous êtes en train de conduire, c'est le feu de détresse, c'est le
04:41feu de la gauche, à droite, pas à l'extrême droite, pas à l'extrême gauche.
04:45Restez au centre pour nous parler.
04:48Je reste au centre.
04:49Et pas d'accident.
04:51Non, non, mais ça y est, j'ai envie de clignoter.
04:55En tout cas, vous nous dites que vous en avez marre.
04:57Oui, j'en ai marre.
04:58Et puis, de toute façon, j'en ai marre parce qu'on nous masque la vérité.
05:03Et je vois que, écoutez, on ne connaît pas ces outages chez nous, mais on voit cette invasion dans nos
05:08villes, partout, il y a un trop d'immigrés.
05:14Et de toute façon, ça, c'est voulu.
05:17Attendez, attendez.
05:18Nicolas Prouvot-Monti veut réagir.
05:20Restez avec nous.
05:20Oui, simplement, monsieur met le doigt sur un aspect qui est intéressant.
05:24Les réalités de l'immigration clandestine en France sont sans doute moins spectaculaires qu'à Ceuta.
05:28Elles n'en sont pas moins problématiques.
05:30On n'a pas, comme à Ceuta...
05:33De grands phénomènes d'entrée en masse et en force, tout simplement pour des raisons géographiques.
05:38On n'a pas de frontières terrestres extérieures de l'Union européenne sur le territoire métropolitain.
05:43On a, en revanche, une immigration clandestine qui passe essentiellement d'abord par des voies légales.
05:48La Cour des comptes le dit, la majeure partie des clandestins en France entre d'abord avec un visa ou
05:52un titre de séjour temporaire
05:53et puis reste à l'expiration du visa.
05:55Donc, c'est moins visible dans l'immédiat.
05:57Et puis, par ailleurs, sur l'effet d'appel d'air, dont on a dit à quel point il avait
06:00joué,
06:01dans le cas du gouvernement Sanchez, avec ses régularisations.
06:04Vous voyez, en France, on régularise aussi, mais plus au long cours.
06:07On ne fait pas de grandes vagues de régularisations.
06:08On régularise 30 à 35 000 clandestins par an.
06:11C'est-à-dire qu'en 15 ans, on fait les 500 000 régularisations que visait le gouvernement Sanchez.
06:16Très intéressant.
06:16Pas de très grandes vagues soudaines.
06:17mais des régularisations au long cours qui produisent le même effet d'attractivité.
06:22Très intéressant, comme remarque.
06:23On marque une pause, on revient.
06:24Mathieu, ne mettez pas les feux de détresse, parce que je vous remercie dans un instant.
06:28Attendez-nous, on marque une pause, on revient.
06:29J'ai envie de vous entendre, vous dites qu'il y a trop d'immigration,
06:32vous dites que vous en avez marre, vous dites que vous voulez que ça change.
06:35On va vous écouter, on marque une pause, on revient avec Karim et Gabriel Cluzet.
06:38Et vous au 01-80-20-39-21, c'est le numéro du Standard d'Europe 1.
06:42Pour appeler Christine Kili, le numéro est non surtaxé.
06:45Vous envoyez aussi vos réactions, vos messages sur WhatsApp.
06:470-1, ça commence à venir, 0-1-80-20-39-21.
06:51Je ne savais pas, moi qui avais un WhatsApp.
06:52Oui, c'est une nouveauté cette année pour que nos auditeurs...
06:55C'est génial, j'ai téléchargé WhatsApp.
06:59Envoyez des fautres, des vocaux et tout, des bikinis, tout ça.
07:02J'ai bien des bikinis.
07:050-1-80-20-39-21, 12h13 sur Europe 1.
07:10Europe 1, Christine Kili et vous.
07:12La suite à 12h17, pardon, sur Europe 1, nous parlons de l'Espagne.
07:16C'est manifestation massive contre la politique migratoire du gouvernement de Pedro Sanchez.
07:22Sur l'immigration 01-80-20-39-21, pour réagir avec Christine Kili, nous sommes avec Gabriel Cluzet, Karim Maloum
07:28et Nicolas Pouvromonti, directeur de l'Observatoire de l'Immigration et de la Démographie.
07:32Et les messages des auditeurs aussi, sur WhatsApp.
07:34Oui, vous allez nous lire les messages.
07:36Vous savez quoi ? Je vais vous faire une petite confidence.
07:37Vous savez qui est le chanteur préféré de ma fille de 12 ans ?
07:40Non, Charles Aznavour.
07:42Charles Aznavour.
07:43C'est un truc de fou, quand même.
07:46Elle a 12 ans, elle est dingue de Charles Aznavour.
07:48Ça ne m'étonne pas tellement, parce que mes enfants aiment beaucoup Charles Aznavour.
07:51Et je vois beaucoup...
07:52Mais parce que...
07:52Alors, je vais vous dire franchement, je crois que par les réseaux sociaux, un certain nombre reviennent.
07:57Moi, ma fille chante Sylvie Vartan.
08:00Il faut dire que c'est magnifique, c'est éternel, Aznavour.
08:03C'est fou, c'est fou.
08:04Mais Hervé Villa revient à la mode aussi.
08:05Il y a plein de gens comme ça.
08:06Mais j'ai emmené voir ma fille le film Aznavour.
08:09Elle chantait au cinéma.
08:10Je ne l'ai pas vu.
08:13Ça sera le 1er octobre qui nous a quittés d'ailleurs.
08:17En 2018, pourquoi je parle de Charles Aznavour ?
08:19C'est parce qu'on va recevoir Bacchion, dans un instant, qui chante Aznavour à l'Olympia.
08:24On va le recevoir dans un instant.
08:26Aznavour, l'éternel, le mal-aimé en France.
08:28Mais tellement aimé à l'étranger.
08:30En tout cas, l'aimé dans le cœur de ma fille.
08:33Bon, alors revenons à nos moutons.
08:35Nos moutons.
08:36Ce sont déjà les messages WhatsApp sur l'immigration.
08:38Oui, et ça arrive.
08:39Parce que c'est nos auditeurs.
08:40C'est tout nouveau les messages WhatsApp.
08:42Nos auditeurs peuvent nous envoyer.
08:430182 39 21.
08:45Exactement.
08:45Et ça arrive instantanément.
08:47Que disent-ils ?
08:47Alors là, j'ai un message, ce n'est pas signé, qui nous dit, bonjour, le Maroc n'a pas
08:52apprécié les discussions sur le Sahara avec l'Algérie.
08:55Et il y a Guillaume qui nous dit, zéro immigration, non immigration choisie, oui, stop à l'immigration illégale.
09:01L'espace Schengen est une erreur.
09:03Il faut réformer l'Europe en profondeur.
09:04Les pays de l'Union européenne doivent retrouver la souveraineté de leur territoire.
09:09Merci beaucoup pour vos appels aux standards d'Europe 1 et sur WhatsApp.
09:12Mathieu, ça va, vous êtes toujours en garé ?
09:16Oui, je suis très bien garé.
09:17À l'ombre, bien comme il faut.
09:18Bien, à l'ombre.
09:20Oui, alors, avant de donner la parole à Gabriel Cluzel, Karim Allôme et Nicolas Provomonti pour clore ce sujet,
09:27vous étiez en train de nous expliquer comment vous dites que les gens que vous avez marre,
09:32que ce que vous voyez avec ces 50, jusqu'à 90 000 personnes qui ont manifesté contre l'immigration à
09:39Ciuta,
09:40lorsqu'on voit que le rapport dit que c'est organisé, vous êtes choqués, vous êtes émus,
09:45et vous êtes, voilà, ça vous interpelle, vous nous y disiez.
09:47Oui, ça m'interpelle et je pense, écoutez, malheureusement, d'abord je tiens à saluer votre équipe,
09:53je n'ai pas eu le temps de vous...
09:55Ah, on attendait ça depuis une demi-heure.
09:58Oui, et l'équipe salue Mathieu.
10:03Dans mon vécu toute la journée, je vous écoute, j'écoute Europan, tout ça.
10:08Et puis, voilà, je pense que tout ça, je pense que tout est réuni par la faute de l'extrême
10:15gauche.
10:16Ces gens-là nous traitent de fascistes.
10:18Moi, je suis un Français, je suis fier d'être Français.
10:23Et c'est ces gens qui brûlent tout, qui abîment tout, on le voit, ils empêchent la liberté,
10:29ils veulent empêcher les gens de parler, ils veulent cacher la vérité.
10:33Ce sont des gens qui sèment la discorde chez nous, ces gens-là.
10:37Merci beaucoup.
10:39Merci.
10:39De toute façon, vous êtes là heureusement pour ouvrir les gens, leur faire voir la réalité de la vie.
10:47Et moi, j'ai écouté M. Isnard ce matin, quelqu'un qui est plein de bon sens, qui a expliqué
10:52avec Laurence Ferrari, là, je crois que c'est M. Isnard qui s'appelle.
10:56Oui, oui, David Isnard, il était exceptionnel ce matin sur Europe.
10:58Oui, il a fait un témoignage exceptionnel, plein de vérité, plein de bon sens.
11:05Et quand on voit, par exemple, des gens comme M. Mélenchon, Martine Aubry, Mathilde Padeau, Goulagou, qui prêchent la haine,
11:18qui prêchent la haine de son pays,
11:20qui crachent sur les traditions françaises et tout, et qui sont en train d'allumer le feu du matin jusqu
11:26'au soir.
11:27Mais moi, je suis très content que les gens vont prendre conscience que ces gens-là sont dangereux.
11:33On verra, en tout cas, cette haine de son pays est insupportable. Merci beaucoup. Merci infiniment.
11:40Est-ce que ça vous fait peur, cette haine de ce pays ? Ça vous fait peur ?
11:43Ça fait peur énormément pour mes enfants et mes petits-enfants. Je suis grand-père, arrière-grand-père, et je
11:49me fais du souci, surtout pour eux.
11:51Moi, bon, écoutez, je suis arrivé dans un âge très avancé. J'ai traversé... Je suis né pendant la guerre
12:00de 1939-1940.
12:01J'ai été moi-même militaire dans les années 61-62. J'ai passé beaucoup de choses, mais le pays
12:09s'aimait.
12:11Il n'y avait pas cette haine. Moi, je pense que cette haine qui est amenée par un islamiste, on
12:18a beau dire ce qu'on veut, on ne peut pas, bon, écoutez, vivre ensemble.
12:23Moi, je suis d'accord. Tout au long de ma vie, j'ai eu des gens que je connaissais, un
12:28grébat ou un apôtre.
12:29On s'est toujours, bien entendu. Mais depuis quelques années, et ça, ça, au prochain, là, c'est vraiment l
12:37'extrême-gauche.
12:38Ce sont eux, les nouveaux fascistes. Ce sont les fascistes rouges, maintenant.
12:42Et ce sont eux, les fascistes.
12:44Merci pour votre témoignage, mon cher Mathieu.
12:46Les Français contre les uns, contre les autres.
12:49Et ils sèment la haine et la discorde.
12:52C'est des gens qui n'ont aucun sens moral, aucune fierté de leur pays.
12:58Et je vais vous dire que c'est des gens qui ont de la haine, c'est tout.
13:02Il n'y a pas d'envoyer des propos haineux, à tout point de vue.
13:07Je serais capable de vous écouter pendant une heure, Mathieu.
13:11Mais je sais que vous êtes au volant, garé sur le bord de la route à 85 ans.
13:15Vous êtes notre star en ce moment sur Europe 1.
13:19Et puis tout ce que vous dites est tellement fort, tellement puissant.
13:22Comment peut-on promouvoir la haine de son pays ?
13:25Merci infiniment de nous avoir appelés au Standard Europe 1, mon cher Mathieu, 85 ans,
13:29qui nous appelle de la Haute-Loire, avant de recevoir Samuel Madar sur le Hamas.
13:34Le mot de la fin pour vous et mon ami Nicolas Provomonti à propos de Ciutat.
13:41Et peut-être pour dire, pour réagir par rapport à ce que dit Mathieu.
13:44Oui, et ce que disent vos auditeurs, notamment l'un d'entre eux qui évoquait
13:47le rapprochement entre l'Espagne et l'Algérie,
13:49qui a sans doute été l'un des éléments déclencheurs
13:51de la stratégie marocaine de ruée migratoire.
13:53Il faut se souvenir qu'il y a deux ans,
13:55la France a eu affaire à la même stratégie de la part de l'Algérie.
13:58C'est-à-dire qu'à la fin 2024, la France s'est rapprochée du Maroc,
14:02précisément aussi sur le sujet du Sahara occidental.
14:04Et en retour, l'Algérie a cessé le semblant de coopération migratoire
14:08qui existait avec nous.
14:09Et donc on revient à l'immigration comme levier de pression politique.
14:12C'est vrai sur les frontières sud de l'Europe, mais pas seulement.
14:15On se souvient peut-être qu'il y a quatre ou cinq ans,
14:17la Biélorussie, qui était sous sanction de l'Union Européenne,
14:19avait fait venir des milliers de migrants du Moyen-Orient
14:22pour les lancer sur la frontière polonaise.
14:24Et la réponse à ça, c'est de résoudre notre propre vulnérabilité sur ce plan,
14:28le droit français, le droit de l'Union Européenne.
Commentaires