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  • il y a 1 semaine
Louis Aliot, vice-président du RN et maire de Perpignan, était l'invité de BFMTV ce jeudi 3 août.

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Transcription
00:00Autre situation sur le front, si je puis dire, plus large avec Vladimir Poutine.
00:03La directrice de la DGSI, Lua Lio, Céline Berton, a quelques jours à alerter sur de possibles actions violentes sur
00:11notre sol.
00:12Ici même, hier sur ce plateau, Frédéric Ancel, qui est géopolitologue,
00:16affirme que celui qui pourrait critiquer une sorte de riposte, graduer notre riposte face à Poutine,
00:22il ferait état d'un esprit municois.
00:25C'est-à-dire, interroger une riposte face à ce qui nous est opposé, cette guerre hybride, c'est être
00:31municois.
00:32Que répondez-vous à ce type de discours aujourd'hui ?
00:33C'est la facilité, c'est le manichéisme qu'on connaît sur tous les sujets d'ailleurs.
00:38Si vous êtes contre l'immigration, vous êtes un fasciste.
00:40Si vous mettez de la nuance dans les conflits internationaux, vous êtes au service soit de Trump, soit de Poutine,
00:46soit de je ne sais qui.
00:47Voilà, la France, c'est devenu ça aussi. Il n'y a plus de débat.
00:50Et donc, le problème, c'est de remettre du débat.
00:52Mais quel est le débat sur cette situation ?
00:53Le débat, c'est d'ailleurs de protéger nos intérêts.
00:55Moi, je ne suis pas suffisamment savant pour connaître le niveau de menace.
01:00Mais je fais confiance à ce que me disent les états-majors des armées en nous disant que oui, il
01:06y a une menace réelle.
01:08Et donc, il faut prendre cette menace au sérieux.
01:10Et donc, que ça vienne de la Russie ou que ça vienne d'ailleurs,
01:13le premier devoir d'un politique, c'est de prendre en compte évidemment cette menace.
01:17En l'occurrence, là, semble-t-il, ça vient de Russie, semble-t-il, c'est certain, ça vient de
01:20Russie.
01:21Eh bien, il faut la contester, il faut user...
01:24Avec quelles mesures, très concrètement.
01:25On voit bien que l'Europe aujourd'hui se prépare, mais on ne sait pas quelle peut-être cette gradation
01:29de la réponse.
01:30Justement, ce qu'il faut éviter, c'est la guerre.
01:32– Vous n'y sommes pas déjà, pour vous ?
01:34– On est en guerre, mais pas directement.
01:36Moi, je ne veux pas que mes enfants soient demain engagés dans une troisième guerre mondiale.
01:40Ce que certains, d'ailleurs, évoquent aujourd'hui.
01:43Donc, il faut tout faire pour l'empêcher.
01:45Et tout faire pour l'empêcher, c'est à la fois s'armer, se réarmer,
01:50se doter d'outils beaucoup plus performants pour assurer notre défense nationale.
01:55Mais c'est, j'allais dire aussi, discuter.
01:57– Avec qui ?
01:58– Avec les pouvoirs qui nous menacent.
02:00– Monsieur Poutine.
02:01– Et pourquoi vous ne voulez pas discuter, monsieur Poutine ?
02:03– Je vous pose la question, je ne sais pas.
02:03– Je sais qu'il vient d'attaquer, semble-t-il, dans tous les cas, selon l'enquête allemande, l
02:08'aéroport de l'Égypte.
02:08– On parle avec tous les pays du monde.
02:10Dans tous ces pays du monde, beaucoup ne sont pas des démocraties.
02:14Quelques-uns sont même des régimes totalitaires.
02:17Et pourtant, nous discutons.
02:18Eh bien, moi, je préfère aujourd'hui faire de la diplomatie,
02:22même de la diplomatie offensive, pour défendre nos intérêts,
02:26en allant discuter avec ceux qui nous veulent du mal.
02:31Et puis, arrêter de considérer que tout est blanc ou tout est noir,
02:37en fonction des intérêts de quelques-uns, que nous ne maîtrisons pas.
02:41La France doit défendre son intérêt national d'abord.
02:45Et je m'aperçois que son intérêt national d'abord n'est pas quelquefois,
02:49j'allais dire, le même que l'intérêt d'autres nations d'Europe.
02:53Et c'est bien le problème que nous avons avec cette Union européenne.
02:56– Parlons-en, parce que là, en l'occurrence, c'est l'Allemagne qui est ciblée,
02:59c'est la guerre hybride, avec sur cet aéroport de Leipzig
03:02qui est un véritable hub logistique, donc ce drone explosif,
03:07qui n'a pas finalement explosé, mais véritablement,
03:09c'est une enquête qui a été menée par les Allemands.
03:11Donc l'Allemagne visée, la France dit non, c'est d'abord mes intérêts à moi.
03:14– Non, mais vous pouvez condamner, vous pouvez mettre en garde.
03:18– Ça ne mange pas de pain, monsieur.
03:19– Oui, vous voulez faire quoi ? Faire tuer des jeunes Français pour aller défendre quoi ?
03:24– Je vous pose la question.
03:25– Écoutez, il faut observer de près, être attentif, être même en alerte,
03:30mais je ne pense pas qu'il faille se montrer, entre guillemets,
03:34plus allemands que les Allemands.
03:37Voilà, il faut soutenir l'Allemagne, puisque c'est un membre fondateur de l'Union
03:41et que nous sommes engagés par ailleurs avec l'Allemagne
03:44et dans le couple franco-allemand, mais il faut aussi raison garder
03:48et savoir d'une manière graduelle la manière dont on porte le combat.
03:53– Mais qui a perdu la raison alors ?
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