00:00Moi, je note déjà, et je trouve que c'est assez intéressant,
00:02les trois candidats sérieux à droite, qui sont les trois chefs de parti.
00:06En fait, il y a beaucoup de convergence.
00:08Ils disent qu'ils ne sont pas d'accord.
00:10Quand vous regardez, ils sont tous pour la baisse de la dépense publique,
00:12la baisse des impôts, la réforme de l'État, l'école,
00:16où pour beaucoup, on parle de finir avec le collège unique, de réorganiser.
00:21Il y a beaucoup de convergence pour avoir fait l'exercice sur l'environnement.
00:24Sur tous ces sujets, il y a beaucoup de convergence.
00:26Et ça, ça me fait dire que la période est une période de décantation
00:31et que, de toute façon, il est impératif qu'à partir du mois de novembre ou décembre,
00:36il se dessine le fait de se retrouver derrière un seul.
00:39Et comme ils n'ont pas voulu faire de primaire, moi, j'étais pour,
00:41ils n'ont pas voulu, très bien, donc maintenant, il n'y a plus de primaire possible.
00:44Donc, que ce soit derrière celui qui, dans les sondages, sera nettement le mieux placé.
00:48Voilà. Aujourd'hui, factuellement, c'est Édouard Philippe.
00:51On verra ce qu'il en sera dans les deux mois qui viennent.
00:53Côté mois d'un doute, vous faites toujours partie des Républicains.
00:55Bien sûr.
00:55D'accord.
00:56Donc, vous faites partie des Républicains et vous êtes en train de nous dire
00:59que si les sondages, sauf accident, dans quelque temps,
01:02vous allez demander au président de votre parti de se ranger derrière un candidat
01:06qui n'est pas du tout du parti.
01:07Et inversement, bah oui, enfin, si l'inverse arrive...
01:10Intellectuellement, quand même, ou politiquement, c'est une vraie question.
01:12Bah oui, c'est plus qu'intellectuel, c'est l'avenir de la France qui est en jeu.
01:15Le vrai débat, il est de voir si on est capable, nous, de faire une offre sérieuse
01:19d'un parti de gouvernement qui se reconstitue plutôt que d'être morcelé,
01:22qui, en gros, ressemble à un grand parti de droite
01:26et du centre droit, et en l'occurrence, on l'a connu avec l'UMP,
01:29peu importe le nom, qu'ensuite, on prépare les législatives
01:32qui font des candidatures uniques.
01:34Et donc, s'il apparaît que c'est Bruno Retailleau qui est en tête,
01:37je m'en réjouirais puisque c'est ma famille politique.
01:39Mais si ça n'est pas le cas, il appartiendra à chacun
01:42de prendre ses responsabilités et à nous de le dire.
01:44– M. Copé, qu'est-ce que vous dites ce soir à une partie de l'électorat de droite,
01:48sans doute, qui vous regarde, qui vous dit
01:49« mais ce n'est pas mon candidat, M. Édouard Philippe ou M. Gabriel Attal,
01:53c'est l'héritage du macronisme, mais je veux un candidat de droite. »
01:56– Je l'entends parfaitement, mais en même temps…
01:57– Tant pis, vous êtes des orphelins en vie.
01:58– Non, ce n'est pas ça, c'est qu'il faut arrêter de raconter,
02:00enfin, il ne faut pas se mentir non plus.
02:02Ils ont tous les trois participé au macronisme,
02:04enfin, il ne faut pas… moi, je veux bien, on fait tous de la langue de bois dans la vie.
02:06– Vous parlez de M. Retailleau, si vous lui dites ça,
02:08il vous dit « mais pas du tout, je suis lentille, maître ».
02:10– Oui, il le dit.
02:11– Ça vous fait sourire ?
02:12– Ben, ce n'est pas que ça fait sourire.
02:13Encore une fois, moi, j'ai fait partie de ceux qui étaient extrêmement heureux
02:16qui participent au gouvernement, ainsi que tous les autres ministres à l'air,
02:19parce qu'en réalité, ils ont gouverné ensemble.
02:23– Donc, ils portent le bilan de M. Macron ?
02:24– Mais, ils ne portent pas le bilan de M. Macron.
02:26Mais je note quoi ? Je note que celui qui porte le bilan de M. Macron,
02:29il s'appelle M. Macron.
02:30Donc, il faut qu'on arrête…
02:31– Ça ne s'appelle pas M. Philippe et M. Attaille ?
02:33– Pour partiellement, quand même, il ne faut pas exagérer.
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