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  • il y a 7 semaines
Vendredi 4 septembre 2026, retrouvez Rory Mc Neill (Directeur des ventes, Ecocem), Cédric De la Chapelle (responsable New building solutions, KONE), Hugues Lefèvre (Directeur Europe Produits bas carbone, AGC Glass Europe) et Bertrand Nobilliaux (président, AGRONERGY) dans SMART IMPACT, une émission présentée par Thomas Hugues.

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Transcription
00:07Bonjour à toutes et à tous, heureux de vous retrouver dans les allées du CIPCA, le salon de l'immobilier
00:13bas carbone ici au Grand Palais à Paris.
00:16Tous les jours, Smart Impact donne la parole aux acteurs, aux actrices de la transformation du secteur.
00:22Aujourd'hui, on découvre l'ascenseur nouvelle génération que vient de dévoiler Kone.
00:27On verra comment les matériaux classiques deviennent bas carbone.
00:31Et puis, je vous présenterai les chaufferies décarbonées d'agro-énergie.
00:35Vous avez le programme, c'est parti pour ce Smart Impact spécial CIPCA.
00:45Smart Impact au CIPCA, le salon de l'immobilier bas carbone.
00:49J'accueille Célérique de La Chapelle, bonjour.
00:51Bonjour.
00:51Bienvenue, heureux de vous retrouver sur ce plateau.
00:53Vous êtes directeur des travaux neufs et modernisation chez Kone, France, Belgique et Luxembourg.
00:59On va parler de ce nouvel ascenseur que vous dévoilez ici même dans les allées du CIPCA.
01:04Peut-être quelques mots, quelques chiffres pour présenter Kone en France, dans le monde.
01:08Alors, Kone, c'est un groupe finlandais familial.
01:11À peu près 60 000 personnes dans le monde, 3 500 sur la France à Belgique et Luxembourg et 2
01:16500 sur la France.
01:18Et donc, un moment important ici à l'occasion de ce salon de l'immobilier bas carbone avec un ascenseur
01:24nouvelle génération.
01:25Alors, je vous avoue qu'en présentant, en préparant l'émission, je me suis dit qu'est-ce qu'on
01:29peut encore inventer sur les ascenseurs ?
01:30Racontez-moi.
01:31Alors, d'abord, on est très content d'être ici parce que Kone, on est un groupe engagé nordique depuis
01:37très longtemps sur la protection de l'environnement.
01:38On s'est engagé en 2018 à réduire nos émissions carbone d'à peu près 40% sur le scope
01:453 à 50% sur le scope 1 et 2.
01:47Et je voulais d'abord dire que j'étais très fier d'être dans une entreprise qui respecte ses engagements
01:51sur sa trajectoire.
01:52On est à moins 30% aujourd'hui.
01:54Et donc, voilà le projet, le nouveau produit qu'on va vous présenter, le Mono 4DX, rentre tout à fait
01:59dans cette lignée puisque c'est un ascenseur qui est très sobre en énergie.
02:04Alors, comment fait-il pour consommer moins d'électricité, cet ascenseur ?
02:08Alors, en fait, il est issu d'une technologie un peu la Formule 1 des ascenseurs.
02:13C'est des immeubles de très, très grande hauteur.
02:15Vous avez par exemple la tour Jedha Tower qui va faire un kilomètre de haut, qui va être équipée en
02:21ascenseur Kone.
02:21Et donc, dedans, dans cette Formule 1 des ascenseurs, c'est là où on a toute la R&D, toute
02:27l'engineering.
02:28Et donc, le défi dans ces ascenseurs de très grande hauteur, c'est le poids des câbles.
02:32Ce n'est pas le moteur, ce n'est pas la vitesse, c'est vraiment le poids des câbles, avoir
02:34quelque chose le plus solide possible et le plus léger possible.
02:37Et en fait, on a transposé cette technologie sur le marché européen pour avoir des câbles beaucoup plus légers que
02:44ce qu'on avait l'habitude d'avoir,
02:45beaucoup plus flexibles, ce qui nous permet de réduire le poids des câbles, réduire le rayon de courbure des poulies,
02:51donc des poulies beaucoup plus petites, donc moins de poids, moins de poids déplacé, un ascenseur plus économe en énergie.
02:57D'ailleurs, sur votre stand ici, qui est à quelques pas du studio de Bismarck, effectivement, on peut sous-peser
03:03les câbles.
03:04C'est assez frappant. Alors, on n'a pas d'immeuble d'un kilomètre de haut en France, pas encore.
03:10Mais alors, à quel type d'immeuble il est destiné, ce nouvel ascenseur, pour le marché français européen ?
03:15C'est vraiment destiné au marché résidentiel privé et au marché office.
03:21Donc, l'objectif pour nous, c'est de pouvoir accompagner nos clients pour maintenir à domicile, par exemple, les seniors
03:26en résidentiel privé.
03:29Ça va tout à fait rentrer dans le décret carbone, décret 2030.
03:35Voilà, donc c'est un ascenseur qui est fait pour la France, qui est fait pour ce marché.
03:38Est-ce que c'est des... Alors, moi, je ne suis pas un spécialiste, mais il y a une salle
03:41des machines, il n'y a pas de salle des machines avec ces ascenseurs ?
03:44Parce que c'est une question de place quand on habite dans un immeuble avec une copropriété. C'est une
03:49vraie question.
03:49Alors, c'est un ascenseur, en fait, qui est... Son ancêtre, c'est le Mono 500.
03:54Le Monospace 500, c'est le premier ascenseur qui n'avait pas de machinerie.
03:57Donc, on a gardé cette technologie-là, évidemment.
03:59Donc, c'est un ascenseur qui est très bien né, qui est très performant, qui est sobre et puis qui
04:04a aussi l'avantage d'être digital.
04:06Et donc, il nous permet d'avoir beaucoup de services à proposer à nos clients, notamment de la maintenance prédictive
04:12ou pouvoir dépanner des personnes à distance.
04:16Voilà, c'est des technologies digitales qu'on a embarquées sur cet ascenseur.
04:21Alors, si on se concentre un peu sur le marché français ou France, Belgique, Luxembourg, quel marché que vous dirigez,
04:25est-ce qu'il y a un enjeu important de remplacement des ascenseurs ?
04:30Ils ont quel âge, nos ascenseurs, dans ces immeubles qui ne sont pas forcément les grands immeubles modernes ? Vous
04:34voyez ce que je veux dire ?
04:35Oui, l'enjeu est très important. Effectivement, vous avez aujourd'hui 40% des ascenseurs qui ont plus de 25
04:41ans et 25% qui ont plus de 40 ans.
04:46Le parc français, c'est le plus vieux d'Europe. Donc, il y a un enjeu énorme de maintenir les
04:52ascenseurs, de les remplacer, de les moderniser, soit avec des solutions comme le Monocad DX qui va remplacer complètement l
04:59'ascenseur, soit avec de la modernisation partielle où on va remplacer quelques...
05:02Et c'est quoi la durée de vie d'un ascenseur, normalement ?
05:05C'est à peu près 25 ans et donc on en a...
05:06Déjà, quand on le prolonge à 40, il va y avoir un peu plus de panne, etc.
05:10Exactement, exactement. Et ça explique que ces ascenseurs, aujourd'hui, un peu anciens, ne sont pas très résilients quand on
05:16a une canicule, quand on a ce genre d'événement.
05:19Quand vous avez un édicule sur le toit de l'immeuble, évidemment, quand il fait 40 degrés dans la rue,
05:24il fait peut-être 60 degrés dans la machinerie.
05:26Et ça marche un peu moins bien quand il fait ce façon dont la machinerie.
05:28Oui, effectivement. Vous avez commencé en disant votre fierté d'une entreprise qui a cet engagement environnemental et donc cette
05:38trajectoire carbone que vous tenez.
05:40Qu'est-ce que vous avez ? J'imagine que la R&D doit carburer pas mal pour continuer de
05:46tenir cet objectif parce que les premiers gains sont souvent les plus faciles.
05:49C'est ce que j'ai appris en quelques années de présentation de Smart Impact. Les derniers sont plus compliqués.
05:54Vous en êtes où de ça ?
05:55C'est vrai. Alors, en fait, on a encore deux enjeux. Je dirais un sur le scope 1 et 2.
05:59Pour moi, c'est de continuer l'électrification de notre flotte de véhicules.
06:02On est aujourd'hui à peu près à 40% de nos techniciens qui sont équipés de véhicules électriques. Donc,
06:06on a encore une marge de progression.
06:08Et puis, sur le scope 3, je dirais là où on a de la marge de progression, c'est toutes
06:13les données qu'on récupère sur les services digitaux et sur la maintenance prédictive nous permettent de récupérer des data
06:19trafics.
06:19Et ces data trafics, quand on les partage avec des personnes qui sont sur le CIPCA, avec des personnes qui
06:25travaillent sur les clims,
06:27eh bien, ils vont pouvoir adapter la climatisation de l'ensemble du bâtiment en fonction du trafic réel et de
06:32la population réelle qui est dans le bâtiment.
06:34Et ça, ça va permettre de faire des gains très intéressants. Donc, c'est les deux axes, je dirais, sur
06:38lesquels on travaille ardemment.
06:40Et alors, dans les avancées technologiques, je voyais en préparant une interview, vous récupérez une partie de l'énergie produite
06:46par les ascenseurs. Comment ça marche, ça ?
06:48Alors, ça s'appelle de la régénération de courant, effectivement. Donc, c'est un ascenseur, quand il freine, au lieu
06:53de dissiper son énergie en chaleur,
06:56eh bien, on va récupérer cette énergie et la réinjecter dans le bâtiment. Et ça, ça nous permet effectivement de
07:00contribuer à la réduction d'énergie.
07:04Il faut savoir, un ascenseur, aujourd'hui, ça consomme moins qu'une machine à laver.
07:07Oui, donc, effectivement, on a fait de gros progrès.
07:10On a fait d'énormes progrès. Est-ce que l'enjeu environnemental, c'est un argument pour vos clients ?
07:17Ou est-ce que le premier argument, ça ne reste pas quand même le coût du remplacement d'un ascenseur
07:21?
07:22Alors, évidemment qu'il n'y a pas que l'aspect environnemental qui va rentrer en ligne de compte.
07:27Mais ce qu'on voit, nous, aujourd'hui, c'est qu'il y a cinq ans, les notes environnementales, les
07:31notes techniques qu'on avait sur les ascenseurs
07:32quand on répondait à un appel d'offres étaient autour de 5%.
07:35Aujourd'hui, on est plutôt autour de 15-20%.
07:37Donc, on voit une vraie accélération, une vraie prise en compte de l'aspect environnemental dans nos réponses aujourd'hui.
07:42Donc, oui, c'est un enjeu beaucoup plus important.
07:44Mais ça coûte quand même forcément plus cher, un ascenseur décarboné ou pas forcément ?
07:48C'est-à-dire là, vous présentez une nouvelle génération d'ascenseurs.
07:51Pas forcément.
07:52Pas forcément.
07:52Vous voyez, l'ascenseur qu'on a conçu, le Mono 4DX, il a beaucoup moins de matière, beaucoup moins d
07:58'acier.
07:59Ça, c'est effectivement des gains financiers qu'on va pouvoir faire.
08:02A contrario, on va avoir des matériaux sourcés qui vont peut-être coûter un petit peu plus cher parce qu
08:09'ils seront recyclables, par exemple.
08:15Et donc, ça, ça peut coûter un peu plus cher.
08:16Mais l'un dans l'autre, aujourd'hui, on est capable de faire des ascenseurs extrêmement économes et très performants
08:21malgré tout.
08:21Est-ce que c'est la première année que vous êtes au SIPCA ?
08:24Ou est-ce que, en plein travaux, c'est la première interview de la matinée, ça bosse sur les différents
08:29stands pendant qu'on fait cette interview.
08:32Mais qu'est-ce que ça représente pour vous un salon comme celui-là ?
08:34Alors, le salon SIPCA, pour nous, on est précurseur.
08:37Je pense qu'on était la première année.
08:38Donc, ça fait cinq ans, en fait, nos cinq ans avec le SIPCA.
08:41Donc, c'est quelque chose sur lequel, à nouveau, ça fait partie de l'ADN de Conner.
08:45Faites du business ici ?
08:47On fait, bien sûr, on fait beaucoup de business.
08:49Beaucoup de promoteurs qui viennent nous rencontrer.
08:54Des entreprises générales, des clients qui sont aussi sur l'exposant sur lesquels on va travailler.
08:59Oui, c'est un salon qui est très important pour Conner.
09:01Merci beaucoup, Cédric de la Chapelle d'être venu nous présenter.
09:03Donc, ce nouvel ascenseur, on va retourner sous-peser les câbles pour vérifier la différence de poids.
09:11Merci encore.
09:12Avec plaisir.
09:12Bon SIPCA, notre émission continue.
09:14On parle des matériaux classiques réinventés tout de suite.
09:23Comment des matériaux classiques comme le ciment ou le verre deviennent bas carbone ?
09:30Voilà le thème de notre débat.
09:32Je vous présente tout de suite mes invités.
09:33Hugues Lefebvre, bonjour.
09:35Bonjour.
09:35Bienvenue.
09:36Vous êtes directeur Europe des produits bas carbone.
09:38C'est AGC Glass Europe.
09:41Et Rory McNeill, bonjour.
09:43Bonjour Thomas.
09:43Bienvenue à vous aussi.
09:44Merci.
09:44Vous êtes directeur des ventes chez Ecosem.
09:46On va commencer par présenter vos entreprises respectives.
09:49AGC Glass, c'est quoi ?
09:50C'est un groupe européen, français ?
09:54Alors, en fait, c'est un des leaders européens et même mondiaux du verre.
09:58On a des usines dans à peu près tous les pays européens, des réseaux de distribution.
10:03Et en France, c'est à peu près 200 000 tonnes de verre livrées chaque année.
10:09Donc, c'est un groupe mondial japonais, je crois.
10:12Alors, capitaux japonais, effectivement, en bourse de Tokyo.
10:16La maison mère est à Louvain-la-Neuve, en Belgique, pour le verre en Europe.
10:20Et vous allez nous présenter ce verre bas carbone.
10:23Ecosem, en quelques mots, Rory McNeill.
10:25Donc, Ecosem, nous sommes spécialisés dans les ciments à faible empreinte carbone.
10:29Donc, c'est une entreprise qui a 25 ans.
10:31Nous sommes implantés en Europe, en fait en Irlande, aux Pays-Bas, en France.
10:36On a deux usines en France, une à Dunkerque, une à Fosse-sur-Mer.
10:39On a la particularité d'être en joint venture avec ArcelorMittal sur le territoire français.
10:45Et on est spécialisés dans des solutions de ciments bas carbone.
10:49Donc, on vient récupérer des coproduits, des additions minérales pour réduire l'empreinte carbone des ciments traditionnels,
10:54ce qu'on pourrait appeler des ciments Portland dans le langage de tous les jours.
10:57Comment, Hugues Lefebvre, on fait baisser le bilan carbone du verre ?
11:04On est à un bel endroit pour parler de verre parce qu'on est au Grand Palais à Paris avec
11:07une verrière qui est sublime.
11:08Comment on fait baisser le bilan carbone du verre ?
11:10Alors, il faut savoir que le verre, de par son mode de fabrication, il s'agit de fondre des matières
11:15premières.
11:16Et en fait, un contenu carbone assez élevé dû à l'énergie qu'on est obligé de mettre en place
11:21pour chauffer les fours à très haute température.
11:24Alors, dans notre cas, on utilise ce qu'on approche, peut-être un peu pompeusement, une approche holistique.
11:30En fait, on ne met pas tous nos oeufs dans le même panier.
11:32Il y a six piliers qu'on utilise.
11:34On joue à la fois sur les matières premières parce qu'il n'y a pas que l'énergie qui
11:38apporte, lors de la combustion du gaz, du CO2,
11:41mais aussi la chimie des matériaux, des matières premières qui, en fondant, émettent du CO2.
11:46Donc, on va choisir les matières premières de façon à ce qu'elles émettent moins de CO2, du carbonate de
11:51soute naturel, par exemple.
11:53On va aussi transporter les matières premières de façon sustenable, de façon durable.
12:00Voyons, on utilise des bateaux, des barges au lieu de camions.
12:04Ensuite, on joue sur les fours.
12:07On ne fait pas ça dans tous nos fours.
12:08On y reviendra.
12:09On y reviendra.
12:11On ajoute énormément de calecin.
12:13Le calecin, c'est du verre récupéré, concassé, qu'on va refondre dans les fours.
12:19L'avantage, c'est qu'il a déjà émis une bonne partie de son CO2 et il agit comme un
12:24fondant.
12:24Il va permettre d'abaisser le point de fusion et l'énergie nécessaire.
12:28Après, on joue sur le transport.
12:30On joue sur l'électricité bas carbone, verte.
12:35D'accord.
12:35J'entends qu'il faut vraiment une vision.
12:37C'est une vision 360 degrés plus large.
12:39Un ciment bas carbone, en comparaison d'un ciment standard, quels sont ses avantages, ses caractéristiques ?
12:48Tout à fait.
12:48Le ciment, ce qu'on appelle le ciment standard, c'est une technologie qui date depuis 100, 200 ans.
12:54C'est quand même une vieille technologie.
12:55Elle est basée sur la récupération de calcaire d'argile qu'on va faire chauffer dans un four.
13:02Et donc, on va non seulement avoir la chaleur du four, mais ensuite, on a ce qu'on appelle le
13:07relâchement du CO2 dans le process de fabrication.
13:10Et ça, ça permet aux cimentiers traditionnels de fabriquer ce qu'ils appellent le clinquer, qui est en fait leur
13:15matière première de base.
13:16Ce clinquer, ils vont ensuite le broyer pour faire du ciment.
13:19Voilà.
13:20Donc, chez Ecosem, nous ne faisons pas ce process-là.
13:22Ce process-là est celui qui vraiment donne l'empreinte carbone au ciment et au béton.
13:27C'est-à-dire, c'est 10% de la masse d'un béton, mais c'est 90% de
13:30l'empreinte carbone.
13:31Donc, c'est une autre technologie.
13:32Donc, nous, on vient remplacer cette technologie-là en substituant le clinquer par d'autres coproduits ou additions minérales, qu
13:39'on peut appeler.
13:40Donc, c'est des bases de calcaire, mais qui ne sont pas chauffées, donc qui ne sont pas soumises à
13:45cette cuisson ni à ce relâchement de CO2,
13:48mais qui sont broyées selon notre savoir-faire dans nos usines et nos technologies de broyage.
13:52Donc, c'est vraiment un savoir-faire chez nous.
13:54Mais aussi, on récupère des coproduits issus d'autres industries, comme par exemple la sidérurgie.
13:58Est-ce que ça veut dire qu'il faut construire de nouvelles usines ou qu'on peut adapter des usines
14:02qui fabriquaient du ciment standard pour en faire du ciment bas carbone ?
14:05C'est une très bonne question parce que, nous, notre objectif, c'est de réduire l'empreinte carbone du secteur
14:09de la construction.
14:10Le secteur de la construction dépend beaucoup du béton.
14:12Le béton, c'est un matériau qui est super.
14:13C'est un matériau qu'on maîtrise, qu'on sait couler, qui est facile à mettre en place, qui est
14:19malléable, qui a beaucoup, beaucoup d'avantages.
14:21Et aussi, il y a derrière le béton tout un maillage de centrales à béton, de cimenteries qui existent.
14:27Une centrale, on dit qu'il y en a une tous les 30-50 kilomètres, à travers le monde pratiquement.
14:32Une cimenterie, c'est pratiquement tous les 300 kilomètres.
14:34Donc, ce maillage existe.
14:35Il faut pouvoir adapter ce maillage.
14:36Exactement.
14:37Ce maillage existe, donc il faut l'adapter.
14:39Donc, notre solution, on peut le produire chez nous, mais on commercialise aussi.
14:43Et on met en avant des systèmes de licence, de joint venture, de partage de l'intelligence, de l'IP
14:51auprès de partenaires cimentiers et autres
14:53qui pourraient vouloir utiliser cette technologie qui est brevetée chez nous.
14:57Question sur les fours, tiens, Hugues Lefebvre, parce qu'on en discutait un petit peu avant que l'interview démarre.
15:03Et alors, moi, j'ai en tête l'engagement pris par ArcelorMittal de remplacer, par exemple, ces fours par des
15:09fours électriques.
15:10Est-ce que c'est aussi simple dans un secteur comme le vôtre ?
15:13Non. Alors, les fours électriques, c'est quelque chose d'assez compliqué en verrie.
15:18On met bien quelques pourcents d'électricité.
15:21On appelle ça de l'électro-boosting pour aider à la chauffe des fours actuels.
15:25Passer à une fonte des matières premières dans un four verrier pour le bâtiment à hauteur de 50 ou 75%.
15:34C'est réellement des technologies de rupture qu'il faut inventer, qui n'existent pas au jour d'aujourd'hui.
15:39Alors, on y travaille. On a démarré il y a deux ans de la recherche, du développement sur un four
15:45en Tchéquie.
15:47Et comme c'est très risqué, très complexe, très coûteux, c'est intense en capital,
15:56on a décidé de partager le risque avec notre meilleur compétiteur, qui est Saint-Gobain.
16:01Et donc, c'est un peu comme si Coca-Cola et Pepsi travaillaient ensemble.
16:07Alors, on est bien au niveau de la recherche précompétitive, du développement.
16:12Et ce fut plus ou moins, pas plus ou moins, c'est tout à fait un succès sur ce petit
16:16four de recherche et développement,
16:19qui est un four d'AGC.
16:20Et maintenant, on a annoncé il y a une dizaine de jours qu'on allait renouveler l'expérience,
16:26cette fois-ci sur un four de Saint-Gobain, à plus grande échelle.
16:29Donc, petit à petit, on upscale, comme on appelle ça.
16:32Donc, on va vers un four de plus grande taille, pour réellement mettre au point les process de demain,
16:38c'est-à-dire des fours électrifiés.
16:40Cette technologie dont vous nous parliez, Rory McNeill, qui s'appelle ACT, ACT,
16:44vous en êtes toute, sa commercialisation ? On en est à quel stade ?
16:47Parce que là, c'est intéressant.
16:49Vous avez l'un et l'autre déjà fait beaucoup de progrès en termes de décarbonation,
16:52et on se projette dans ce qu'on peut faire encore de mieux.
16:54Tout à fait.
16:55Donc, nous, la gamme ACT, c'est le nouveau-né de notre gamme de ciment à faible empreinte carbone,
17:01puisque, comme je disais, on existe depuis 25 ans.
17:03On a plusieurs générations d'offres.
17:05La génération première, c'était une addition minérale qui pouvait substituer le clinquer
17:10ou le ciment portland traditionnel.
17:12La deuxième génération, c'était des solutions mélangées.
17:14Et cette troisième génération, ACT, sort des normes, complètement des standards, en fait, du ciment,
17:19qui est sur une base de latex,
17:22et permet, du coup, de réduire de 70% l'empreinte carbone d'un ciment traditionnel.
17:28C'est-à-dire que ce produit-là a 30% de clinquer, là où la moyenne européenne en a
17:3275.
17:33Voilà.
17:34Donc, ça, c'est une vraie nouveauté chez nous.
17:35Et vous en êtes où, alors ?
17:36On a investi 50 millions d'euros dans une nouvelle usine et une ligne de production à Dunkerque,
17:40qui va être opérationnelle fin 2026, début 2027.
17:44Donc, on arrive, là, les travaux sont en train d'arriver à bout.
17:48Et ensuite, on a l'ambition d'ouvrir 3, 4 autres lignes en Europe pour reproduire ce modèle-là,
17:55pour montrer que c'est quelque chose qui fonctionne.
17:57En parallèle, on a une évaluation technique qui est en train d'être validée par tout ce qui est normalisation,
18:03parce que ça, c'est un point clé aussi au niveau de la normalisation.
18:05Ça peut bloquer le lancement de ce genre de solution.
18:08Donc, c'est très important que les instances européennes, françaises, soient à l'écoute de ces nouvelles solutions.
18:13Donc, il y a énormément de tests à faire, mais c'est ce qu'on a réalisé.
18:17Et qui sont vos clients aujourd'hui ?
18:18Est-ce qu'il y a une vraie demande pour un ciment bas carbone ?
18:20Il y a tout à fait une vraie demande, il y a une vraie attente.
18:22Aujourd'hui, on est au salon CIPCA, il y a beaucoup de donneurs d'ordre,
18:25donc des promoteurs immobiliers, des constructeurs qui demandent des solutions bas carbone.
18:30Il y a une ambition au niveau de l'État français, qui est la plus ambitieuse en Europe,
18:35au niveau de l'Aéro 2020, avec des seuils qu'il faut atteindre au fur et à mesure,
18:392020, 2025, 2028, 2030.
18:42Et en fait, il va falloir répondre à ces seuils.
18:45Et notre solution permet déjà de répondre aux seuils de 2030.
18:48Nous, notre ambition, c'est de réduire de 50% l'empreinte des carbones du ciment à horizon 2030.
18:54Donc, c'est 10 ans plus tôt que le reste de l'industrie.
18:56Alors, je vais vous poser la même question à tous les deux.
18:57C'est celle que vos clients doivent vous poser en premier.
18:59Elle est un peu bateau, mais est-ce que ça coûte plus cher ?
19:02Oui. Alors, le verre bas carbone tel qu'on le fabrique aujourd'hui,
19:05sur trois de nos fours avec les technologies que j'ai mentionnées,
19:09particulièrement beaucoup de verre recyclé, il y a un surcoût.
19:13Alors, il y a un surcoût, mais on fait en sorte de le rendre le plus léger possible.
19:20On parle de quelques cents par mètre carré de verre clair.
19:25Ce qu'il faut savoir, c'est que c'est un surcoût sur la matière première, le verre.
19:31Le coût d'une fenêtre installée ou d'une façade montée est bien, bien supérieur.
19:36Et la partie verte, je vais dire, n'est que d'une dizaine de pourcents.
19:40Donc, c'est un surcoût sur moins de 10% du coût total.
19:44Donc, ça reste très léger, mais il y a un surcoût.
19:47Est-ce que ça devient, parce qu'on pourrait inverser la question.
19:50Il y a de plus en plus de grandes entreprises, de donneurs d'ordres, de collectivités
19:53qui font de l'engagement environnemental un prérequis.
19:57Donc, est-ce que si vous ne le faites pas, vous perdrez des marchés ?
20:00Vous voyez ce que je veux dire ?
20:01D'accord. Alors, on parle de donneurs d'ordres, d'investisseurs, etc.
20:06Généralement, ils sont très intéressés, d'autant plus que ça leur apporte une valeur ajoutée
20:11sur la valeur de leurs bâtiments à long terme, etc.
20:14Le problème, c'est qu'on sent très fort un manque de connaissances, d'explications,
20:19du fait d'expliquer que les solutions, elles sont là.
20:22Le verre bas carbone, il est disponible aujourd'hui.
20:25Et encore bien, puisque les bâtiments qu'on construit maintenant, ils seront encore là dans 50 ans.
20:29Super bien, oui.
20:30Donc, en fait, les solutions sont là.
20:32Le problème, c'est l'information.
20:34Et alors, c'est de convertir toute la chaîne de valeur entre nous qui mettons le verre bas carbone disponible
20:39sur le marché
20:40et l'investisseur, le donneur d'ordres.
20:42Parce que toute la chaîne intermédiaire, pour elle, je veux dire, ils sont moins intéressés,
20:47il y a moins d'intérêt.
20:48Ils découpent, ils rôdent, ils installent un verre qui finalement, pour eux, est le même.
20:52Et eux, le surcoût les ennuie très fort.
20:55Même question, ça coûte plus cher ?
20:56Beaucoup plus cher ?
20:57Alors, pour nous, il y a plusieurs choses qui sont très importantes dans le ciment.
21:00Il y a tout d'abord la performance.
21:02Il faut que ce soit aussi performant qu'un ciment traditionnel.
21:04Sinon, on va ralentir les phases de construction.
21:07Et c'est problématique pour nos clients.
21:09La deuxième chose, c'est qu'il faut que ces solutions soient massifiables.
21:11Sinon, ça ne sert à rien de les développer.
21:13Puisqu'il faut pouvoir le reproduire à une échelle énorme.
21:16Il faut savoir que le béton, c'est la deuxième chose la plus utilisée sur Terre après l'eau.
21:20Donc, c'est vraiment quelque chose d'énormissime.
21:23Et donc, si on ne remplit pas déjà ça.
21:25Et ensuite, au niveau du prix, nous, on pense que le green premium, ça ne fonctionnera pas.
21:29Nos clients nous le disent tous les jours.
21:30On n'est pas prêt à payer plus.
21:31On ne peut pas payer plus.
21:32Ce n'est pas possible.
21:33Et donc, en fait, l'important pour nous, c'est que Acte fonctionne comme un ciment standard dans un béton
21:38standard.
21:39Ce qui est le cas et sans surcoût.
21:41Tiens, il nous reste 40 secondes.
21:42J'ai une petite question de curieux.
21:43On est sous les plus belles verrières d'Europe.
21:46Peut-être du monde.
21:47Est-ce qu'il y a des solutions ?
21:48Parce qu'il fait très chaud l'après-midi.
21:49Est-ce qu'il y a des solutions pour que le verre nous protège du soleil ?
21:52Alors, oui, tout à fait.
21:53Donc là, on parle essentiellement de diminution de carbone.
21:56On parle du carbone incorporé dans le verre.
21:58Mais le verre est un super matériau pour aussi diminuer le carbone émis par l'utilisation d'un bâtiment.
22:05Alors, on peut jouer sur le froid et sur le chaud.
22:09Donc, il faut savoir que l'entièreté des bâtiments en France ou en Europe a été construite et conçue pour
22:15résister au froid.
22:16Et maintenant, il va falloir résister aussi au chaud.
22:19Et donc là, on peut déposer des couches anti-solaire à la surface du verre de façon à réfléchir les
22:24rayons solaires tout en restant relativement transparent.
22:28On perd un peu en transmission lumineuse, mais on gagne beaucoup en facteur solaire.
22:33C'est-à-dire qu'il y a beaucoup moins de rayons du soleil qui passent à travers.
22:35Voilà, encore d'autres solutions.
22:37Merci à tous les deux d'avoir participé à ce Smart Impact.
22:40Et bon SIPCA, bon salon de l'immobilier bas carbone.
22:43Tout de suite, on parle de chaufferie décarbonée.
22:51Smart Impact, toujours au salon de l'immobilier bas carbone.
22:55J'accueille Bertrand Obilio, bonjour.
22:56Bonjour.
22:57Bienvenue, vous êtes le président d'AgroEnergie.
22:59Allez, on a cinq minutes.
23:00Je veux bien que vous nous présentiez AgroEnergie en quelques mots pour commencer.
23:02AgroEnergie, c'est un développeur opérateur de solutions de chaleur renouvelables à destination de l'immobilier.
23:07En 2013, on a fait le constat que tout le monde était partant d'accord pour transformer la modalité de
23:14chauffage des bâtiments,
23:16production de chaleur l'hiver et de CS, de chaude sanitaire, vers des solutions renouvelables.
23:22Mais personne n'était prêt à financer ça et à acheter ça dans le cadre d'un achat de résidence.
23:28Donc, il a fallu qu'on trouve un autre modèle.
23:29On a renversé la table et on a proposé de vendre de la chaleur plutôt que de vendre des équipements.
23:33Et donc, depuis 2013, on vend des solutions de chaleur renouvelable à destination plutôt du résidentiel,
23:38maintenant vers le tertiaire également, sous forme de tiers financement.
23:41Alors, comment ça marche ?
23:42Comment ça marche ? On est une société qui a développé à partir de ce principe une chaîne de valeur
23:48qui permet de maîtriser cette offre.
23:51On développe des solutions à base de géothermie, de biomasse, de récupération de chaleur, de solaire thermique,
23:58qu'on adapte au contexte du bâtiment, à son environnement à la fois géographique, avec de la ressource.
24:07Oui, on ne va pas avoir la même solution en fonction du lieu, du client, etc.
24:12De son climat, de sa ressource, par exemple, en termes de biomasse, de son contexte politique également.
24:16Il y a des volontés politiques qu'il faut appliquer parce qu'il y a certains maires qui sont beaucoup
24:22plus en avance en termes de transition énergétique
24:23et qui sont vraiment très supporteurs.
24:25Donc, on va un peu plus loin qu'avec d'autres qui sont un peu plus derrière, un peu plus
24:30réticents à certains changements.
24:31Et donc, vous choisissez les solutions et ensuite vous aidez à les financer ?
24:34Et c'est ça. Alors, on va choisir la bonne solution pour, in fine, avoir un prix de chaleur qui
24:38soit soutenable et compétitif
24:40par rapport à ce qu'on connaissait dans l'ancien monde.
24:42Et puis, on va le concevoir, on va les construire, on va les opérer.
24:47Et d'être présent aussi sur ce segment aval de l'opération et de la maintenance,
24:50c'est aussi une façon d'assurer que les modalités de financement sont tenues.
24:54Et de, puisque c'est modifié de financement sur le long terme, on va rester 20, 25 ans, parfois, opérateur
25:00de la solution.
25:01Et donc, on va s'assurer, on va prendre le risque, on va s'assurer qu'on ait un capital
25:06de la chaleur.
25:06Alors ça, on y reviendra sur la garantie du prix, je trouve que c'est intéressant.
25:09Mais si on peut prendre un exemple, par exemple, j'ai vu qu'il y avait un écoquartier à Versailles,
25:12l'écoquartier de Galie.
25:14C'est un très beau projet.
25:14Alors, c'est quoi ce projet ? Quel mix énergétique vous êtes en train de mettre en place ?
25:18Déjà, Versailles, c'est une ville qui a un contexte très particulier.
25:23On est sur une parcelle de terrain qui se trouve au bout du parc du château,
25:27dans un contexte, je dirais, sensible en termes d'implantation.
25:32Donc, il faut des investissements, enfin, des actifs qui soient le plus invisibles possible.
25:36La géothermie se prête bien à ça, par exemple.
25:38La géothermie, on est tout seul, on ne voit pas l'énergie, on ne voit pas les systèmes.
25:41Donc, on a proposé de mettre un système qui permet de produire à partir de la chaleur du sous-sol,
25:46de la chaleur et de l'ECS, donc de la géothermie en l'occurrence.
25:49On a un quartier qui recense à peu près 500 à 600 logements, une école, des commerces,
25:56donc un quartier mixte en termes de consommation.
25:58Et donc, on a proposé un mix énergétique qui permet de répondre à tous ces besoins de consommation.
26:05Et donc, on a mis en service ce réseau de chaleur privé.
26:10C'est aussi sous fond de tiers investissement, dans lesquels on vient vendre la chaleur aux habitants et aux usagers
26:15du quartier.
26:18Est-ce que vos clients commencent à vous demander aussi de produire du froid ?
26:21Je pense à la géothermie parce que ça permet de faire les deux, par exemple.
26:24C'est vrai qu'on sort d'un été, enfin, pas tout à fait, parce qu'il va de nouveau
26:27faire très chaud ici dans les prochains jours.
26:28On a senti une tendance sur le froid et sur les besoins de froid qui a été assez tardive
26:35et qui s'est évidemment renforcée par ce qu'on a connu cet été.
26:38Mais c'est une solution, effectivement, qu'on propose depuis longtemps.
26:41Et alors, s'il y a un côté positif à cette canicule qui a été assez dramatique,
26:46c'est qu'on va peut-être pouvoir prendre conscience qu'on va pouvoir proposer ces solutions à partir de
26:50la géothermie.
26:51Et c'est ce qui va peut-être permettre à la géothermie de décoller les leviers qui va permettre à
26:55la géothermie de décoller.
26:56Parce que ça ne coûte pas plus cher.
26:57La chaleur en tant que temps, elle est gratuite.
26:59Elle est dans le sol, elle existe, elle est renouvelée naturellement.
27:02Donc, elle ne coûte rien.
27:04Ce qui coûte cher, c'est l'investissement.
27:05Cet investissement, on propose par le mécanisme du tiers financement de le passer dans le prix de l'énergie
27:10et d'avoir un prix d'énergie qui soit comparable et compétitif par rapport à ce qu'on connaissait auparavant.
27:15Donc, finalement, le vrai levier d'accélération de la géothermie,
27:18c'est cette capacité à mettre en place des systèmes de tiers financement dans des systèmes privés.
27:22Capacité à déployer cette distribution de chaleur dans des systèmes contraints.
27:28Et pour conclure, vous l'avez évoqué tout à l'heure, comment vous garantissez le prix sur 15 ou 20
27:33ans ?
27:33Parce qu'il y a des fluctuations.
27:35Je dirais que la géothermie, par exemple, c'est un système qu'on comprend assez vite.
27:39Le prix de l'investissement, on l'a géré au début.
27:42Donc, on a une capacité à le maîtriser dans le temps.
27:45Finalement, on vient amortir sur la durée.
27:47Donc, ça, c'est assez vite qu'on comprend.
27:48L'investissement en géothermie, c'est 40 à 50 % du prix.
27:50Donc, 40 à 50 % du prix de chaleur, c'est déjà un talon fixe.
27:55Il ne va pas varier.
27:56Ensuite, on a un peu d'opération et de maintenance.
27:58Et puis, la chaleur en tant que telle, son prix est nul.
28:05Oui, ça ne vous aura pas, ça.
28:06En tout cas, il est indexé sur le prix de l'électricité.
28:08Parce qu'on va utiliser des pompes à chaleur qui vont transformer
28:111 MWh d'électricité en 4 MWh à 5 MWh de chaleur.
28:17Ce qui veut dire qu'on a également un talon technique
28:19qui permet d'amortir les variations du prix de l'électricité
28:22qui sont bien moins faibles que les variations du prix du gaz ou du pétrole.
28:26Et donc, ça vous permet de garantir ce prix sur 15 à 20 ans.
28:31Merci beaucoup Bertrand Neubillot.
28:33Bon salon de l'immobilier.
28:35Bacarbonne, à bientôt sur Be Smart for Change.
28:37Voilà, c'est la fin de ce Smart Impact.
28:39Je vous dis à demain dans les allées du Grand Palais.
28:41Salut !

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