00:00Je dis qu'on ne s'en sortira pas par l'impôt.
00:03Effectivement, il faut regarder où est l'argent.
00:05Si vous prenez la totalité des dépenses publiques
00:07et que vous le divisez par le nom de nos ménages,
00:10votre forfait État français,
00:11le forfait que vous réglez à l'État français pour être un citoyen,
00:14il est de 55 000 euros par ménage par an.
00:17Alors que les profits des entreprises privées dont on parlait à l'instant,
00:20c'est 6 000 euros par ménage par an.
00:23Donc l'argent, il n'est pas là.
00:25Mais j'ai suivi la fin du débat que vous aviez ensemble
00:28juste avant mon intervention.
00:30Et je trouvais intéressant de savoir,
00:31finalement, comme il n'y a plus d'argent,
00:32il va bien falloir faire des économies quelque part.
00:34Mais ce n'est pas notre démarche.
00:36C'est une démarche de se dire que l'impôt doit être minimal.
00:39Parce que l'impôt, c'est l'exercice du monopole de la violence
00:43détenu par l'État pour obtenir d'une partie
00:46de la production de richesse d'un individu.
00:48Et donc c'est une responsabilité très, très grande
00:50de la part des gouvernants.
00:52Et il ne doit pas être fait de façon trop légère.
00:55Et donc cet impôt, il doit être minimal
00:56pour assurer les fonctions où l'État est indispensable.
01:00Mais on ne doit pas se dire, on fait des économies ici ou là
01:01parce qu'on n'a plus les moyens.
01:02On n'a jamais véritablement les moyens.
01:04Puisqu'on ne doit pas lever plus d'impôts
01:06que ce qui est absolument nécessaire
01:07pour faire les choses où l'État est indispensable.
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