00:00Bon, il est 9h12, vous êtes sur Europe 1, nous sommes sur l'antenne de CNews.
00:04Hier, on parlait de Sarah Knafo, car je disais, est-ce qu'elle a de l'humour, de l'insolence,
00:10ou peut-être aussi un peu de goût de la provocation.
00:15En tout cas, elle a tweeté hier l'envoi qu'elle a fait de son livre au président de la
00:20République.
00:21Monsieur le président de la République, vous aviez dit combien ça coûte.
00:25Voici combien ça a coûté.
00:26Si joint la facture, Sarah Knafo, moi ça m'a fait sourire,
00:31puisque le casque du siècle, elle a renvoyé son livre au président de la République.
00:34C'est la différence entre le ricanement et l'humour.
00:36Oui, c'est vrai.
00:36Parce que c'est fin.
00:37Moi, je pense aussi à tous les libraires, cette rentrée littéraire, qui ont beaucoup de travail.
00:42Bien sûr, même, j'espère qu'ils mettent en valeur le livre de Sarah Knafo,
00:46comme tous les livres d'ailleurs.
00:48Oui, plus que ça.
00:49Le premier jour, je crois que c'était 30 000.
00:50Bien sûr, c'est un succès.
00:53Ce livre frôle les 300 pages.
00:55Il a été édité à plus de 100 000 exemplaires par les éditions FIAR.
00:58Et dès la fin juillet, soit plus d'un mois avant sa sortie officielle,
01:00l'ouvrage s'est classé numéro 1 des ventes de livres,
01:02en précommande sur Amazon, ainsi que sur la FNAC début août.
01:07Il y a François Hollande qui sort son livre aussi, non ?
01:09Oui, bien sûr, mais on espère le recevoir.
01:12Pourquoi pas ?
01:13Ce serait bien.
01:14Moi, j'aime sa première...
01:15C'est jamais venu.
01:16Écoutez, sa première phrase est très intéressante.
01:20« Je pense qu'on peut tous se rassembler. »
01:23C'est une parole de sage, ça.
01:25Voilà.
01:26Ça, c'est une phrase...
01:27Alors, je sais qu'André Valigny est un fan de François Hollande.
01:33Je suis proche de lui.
01:35Je l'ai aidé.
01:36Je continue et je vais l'aider dans les mois qui viennent, oui.
01:38Vous avez lu son livre ?
01:39Oui, bien sûr.
01:40Il se droitise un peu ?
01:43Il a évolué, le contexte a changé, et donc, sur le plan économique et social et fiscal,
01:49il est lucide, il est lucide et il est courageux parce que ce qu'il propose ne plaît pas forcément
01:53à toute la gauche.
01:54Il reste de gauche parce qu'il dit que les prélèvements obligatoires vont augmenter
01:57et qu'on n'a pas d'autre choix qu'augmenter les impôts.
01:59Je l'entends depuis plusieurs jours dire ça.
02:00De toute façon, on augmentera les impôts.
02:02Encore ?
02:02Une folie.
02:04Ça dépend sur qui ?
02:05Non, mais sur tous les items, on est le pays qui prélève le plus d'impôts sur les entreprises,
02:10sur les particuliers.
02:11Je ne vois pas où est la marge d'un oeuvre, mais lui, il dit qu'il faut augmenter les
02:13impôts.
02:14Vous pensez, par exemple, qu'il faut augmenter les impôts ?
02:16Ça dépend sur qui ?
02:17Non, c'est une question générale.
02:19Alors, est-ce que vous pensez que les gens vont augmenter les impôts sur les gens qui gagnent très bien
02:23leur vie,
02:24les plus riches en France, par exemple ?
02:25Je parle des salariés, je ne parle pas des entreprises.
02:27Vous pensez qu'il faut encore augmenter ?
02:28Parce qu'il faut payer plus d'infos.
02:29Si on demande un effort aux Français, un effort général à tous les Français,
02:34il faut que ceux qui gagnent le plus contribuent un peu plus que les autres.
02:37Et vous ne trouvez pas que déjà, ils contribuent un peu plus, ceux qui gagnent très bien leur vie ?
02:41Oui, mais la situation financière du pays est dans une telle difficulté.
02:44Et qui nous a mis dans ce pays-là ?
02:45La droite et la gauche.
02:46Ah oui ?
02:47Et oui, la gauche surtout, non.
02:48Et alors, c'est à nous de payer, parce que vous parliez que vous étiez...
02:51Hollande a réduit le déficit dans le 3ème décembre.
02:53Je rappelle qu'Hollande l'a imposé à 75%, vous vous souvenez ?
02:57Oui, il a réduit le déficit.
02:58Parce qu'il tabassait les gens d'impôts, il a tué la croissance.
03:00Sarkozy a explosé le déficit, et Macron a explosé le déficit.
03:04Oui, ça ne nous a pas échappé.
03:04Hollande avait réduit le déficit.
03:05Et vous pensez que c'est...
03:07Oui, parce qu'il avait augmenté les impôts de façon délirante.
03:08Un socialiste qui réduit le déficit.
03:10Et vous pensez que donc, parce que vous avez fait des bêtises,
03:13puisque vous êtes un élu de la République, la droite et la gauche,
03:15vous pensez que c'est nous qui devons réparer vos bêtises ?
03:18On est tous ensemble, non ?
03:19Il n'y a pas...
03:20Tous ensemble, mais il y a un Français...
03:21Vous savez, la droite et la gauche.
03:22Il y a un Français sur deux qui ne payent pas d'impôts.
03:24Les Français, enfin la gauche et la droite,
03:26elles ont toujours été élues par le peuple démocratique.
03:28Bien sûr.
03:29Georges, Moura, le plus-est...
03:30Mais vous ne pensez pas qu'il faut d'abord,
03:32avant d'augmenter les impôts, baisser les dépenses publiques ?
03:35Oui, bien sûr.
03:36Vous voulez que je vous...
03:36Bien sûr.
03:37On peut prendre quelques exemples ?
03:39Oui.
03:39Par exemple, vous dites oui ou non ?
03:42Comment dire ?
03:42La rupture conventionnelle, ça coûte 10 milliards par an.
03:44Il faut l'arrêter ou pas ?
03:45Il faut en modifier certains...
03:47Pourquoi vous ne voulez pas l'arrêter ?
03:50Le principe n'est pas mauvais en soi,
03:51mais il y a des dérives qui font qu'il faut...
03:53Et pourquoi vous ?
03:54En fait, ce qui est drôle, c'est qu'à chaque fois que je pose...
03:56Non, mais c'est pas tout blanc ou tout noir.
03:57Mais si !
03:57Mais non, on répond pas par nous.
03:58Mais pourquoi ?
04:00Mais c'est pas technique !
04:01Vous avez une façon de simplifier les choses.
04:02Ah bah oui !
04:04Mais c'est pas technique.
04:05Mais la rupture conventionnelle, ça existe.
04:07Oui, Gérard Leclerc, c'est plus compliqué que ça.
04:08Et on l'embrasse.
04:09On pense à lui.
04:10Et on pense à lui.
04:11Ce que je veux vous dire, c'est que la rupture conventionnelle,
04:14ça n'existait pas avant.
04:16Et on s'en portait pas plus mal.
04:18Pourquoi vous voulez pas l'arrêter complètement ?
04:20C'est ça que...
04:21On l'a modifié, on l'a réformé, oui.
04:22Mais pourquoi pas que ça coûte 10 milliards ?
04:25L'idée de départ n'est pas mauvaise.
04:25Quelle est-ce ?
04:26A l'employeur et au salarié de se mettre d'accord
04:28plutôt que d'aller devant les prud'hommes.
04:30C'est pas une mauvaise idée.
04:30Sauf que c'est vous qui payez le chômage derrière.
04:34C'est vous qui payez.
04:36Moi, j'en ai marre de payer pour ces gens-là.
04:39Si le patron, il veut virer son employé, il le vire.
04:42C'est Sarkozy qui l'a mis en place.
04:43Mais peu importe.
04:45Mais attendez.
04:45C'est Sarkozy.
04:46Mais peu importe.
04:47Et le salarié qui n'est pas content de son entreprise
04:50et qui veut partir de son entreprise,
04:53qui prenne ses responsabilités,
04:55et c'est pas au chômage dans une situation...
04:58Quand tout va bien, il n'y a pas de souci.
05:00Quand tout va bien, il n'y a pas de souci.
05:01On n'a plus d'argent.
05:02Donc le salarié qui n'est pas content,
05:04il reste en place, en fait.
05:06Il reste dans son entreprise.
05:08Ou alors, s'il veut quitter son entreprise,
05:10c'est pas à moi de payer derrière.
05:13C'est choquant, ce que je dis ?
05:14Non, mais enfin, s'il va au prud'homme,
05:15quel que soit le résultat des prud'hommes,
05:17qu'il se retrouve au chômage,
05:18vous payerez son chômage aussi.
05:20Eh oui.
05:21Donc on ne change jamais rien.
05:22S'il est licencié et qu'il perd au prud'homme,
05:25il se retrouve au chômage
05:26et c'est nous qui payons son chômage.
05:29Non, mais vous savez,
05:30les choses sont plus compliquées.
05:31C'est un des exemples.
05:32Mais je peux vous en citer 50 millions d'exemples.
05:35Faire des réductions de déficit.
05:37D'ailleurs,
05:37Je vais vous en citer plus.
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