Passer au playerPasser au contenu principal
  • il y a 1 semaine

Catégorie

🗞
News
Transcription
00:00Patrick Bruel, puisque des voix se sont exprimées ces dernières heures,
00:04on va écouter par exemple Catherine Pégard, elle était ce matin sur l'antenne d'RTL,
00:09elle est ministre de la Culture et elle a donné son avis, je rappelle évidemment,
00:13et vous le savez, que Patrick Bruel a annulé sa tournée.
00:17Il a pris cette décision, c'est la sienne, dont acte.
00:20Je pense qu'aujourd'hui il faut que la justice suive son cours d'une manière sereine,
00:26les enquêtes se poursuivent, je pense que c'est évidemment l'essentiel pour les victimes,
00:32c'est à elles que je pense, nous nous avons un devoir, c'est d'être derrière tous ceux
00:39ou celles qui sont victimes de violences sexuelles ou sexistes.
00:44Ça c'est notre conscience, c'est intangible, c'est un débat qui ne s'ouvre même pas,
00:54donc nous devons lutter contre les violences sexuelles et sexistes.
00:58Pour le reste, nous sommes dans un état de droit,
01:01et donc il y a la présomption d'innocence, et la justice doit faire son travail.
01:06Bon, elle a raison évidemment Madame Pégard,
01:07mais là aussi, ce n'est pas être contre la parole féminine de dire ce que je vais dire.
01:14Ce ne sont pas des victimes, ce sont des plaignantes.
01:17Donc si même les ministres confondent victimes et plaignantes,
01:20je le dis quasiment tous les matins,
01:22donc elles seront peut-être victimes, sans doute, certaines le seront d'ailleurs.
01:29Je ne parle pas dans l'affaire Bruel,
01:31mais d'autres femmes qui effectivement sont plaignantes,
01:35souvent elles sont victimes.
01:37Mais il me semble qu'il faut faire respecter
01:38ou être vigilant sur les termes que nous employons, me semble-t-il Rachel Kahn ?
01:43Non, pour moi, effectivement, mais elles sont victimes présumées.
01:47C'est-à-dire qu'en fait, la présomption d'innocence,
01:48elle vaut pour tout le monde dans un état de droit.
01:50Après, ce que je peux constater, on a beaucoup parlé de la présomption d'innocence,
01:54on a beaucoup parlé de la parole des victimes,
01:56mais ce qu'on peut constater aujourd'hui par rapport à l'annulation de cette tournée,
02:00c'est que nous avons des victimes présumées qui sont dévastées,
02:03nous avons des fans de Patrick Bruel qui sont dévastées,
02:07et nous avons Patrick Bruel...
02:08Non, mais c'est vrai, il y a des...
02:08Dévastés les fans, bon...
02:10Non, bah dévastés.
02:10Ils ne sont pas dévastés, mais bon, voilà.
02:13Il y a des choses plus importantes que manquer à un concert, forcément,
02:15même de son idole.
02:17Évidemment, mais en fait, qui est gagnant dans cette affaire ?
02:20C'est la société et dans son ensemble qui a perdu.
02:22On est en train d'assister sous nos yeux, je dirais,
02:24à la mort artistique, la mort civile, tout court, de Patrick Bruel.
02:30Pourquoi ? Parce qu'il a déjà 67 ans, quand même.
02:33L'instruction va durer 5 ans, on l'aura 72.
02:37Deux ans encore pour le procès, 74.
02:39S'il maintient cette position, tant que je ne suis pas jugé, je ne me produis plus,
02:43c'est sa fin.
02:44Donc, il a fini de se produire, voilà.
02:46Et ça, moi, je le regrette profondément.
02:48On est une société, on vous met dans un carcan, sur la place publique,
02:52et vous êtes définitivement banni de la société,
02:54parce que vous faites l'objet de plainte.
02:56C'est inacceptable.
02:58Il est plaignante.
02:59Les plaignantes aussi, elles ont peut-être une vie qui est très compliquée,
03:03mais justement, attendons pour les deux, attendons pour les deux parties.
03:07Eugénie Bastier ?
03:09Non, mais moi, j'ai déjà dit ce que j'en pensais.
03:10Je pense qu'effectivement, il y a le droit, il y a le...
03:13Patrick Bruel doit être jugé, il doit y avoir une décision en droit.
03:16Je ne comprenais pas pourquoi il s'obstinait,
03:18parce qu'il y a le droit, il y a les mœurs.
03:19L'émotion était telle, je pense que lui-même a intérêt à attendre
03:23que la chose soit jugée pour ensuite...
03:24Il a compris.
03:25Voilà. Je trouve qu'il a compris peut-être un peu tardivement.
03:28Il a compris, c'est la seule solution, c'est la solution la plus raisonnable.
03:30Voilà. Il attend lui-même.
03:31Les billets s'étaient vendus, hein.
03:34Les billets s'étaient vendus pour ces spectateurs.
03:35Oui, oui, oui, mais c'était intonable.
03:36Pourquoi vous l'empêchez des gens d'aller voir un artiste,
03:39mais c'est lui qui n'est pas prêt ?
03:40Je ne veux pas l'empêcher, je pense que c'est la décision la plus rendue.
03:42C'est la pression médiatique.
03:43C'est à part aussi.
03:43C'est la pression médiatique.
03:44Pour Dieudonné aussi, il y a des billets qui se vendent.
03:45La justice ne l'a pas interdit à se produire.
03:47Il y a des décisions de justice qui ont interdit à des chanteurs
03:49de se produire pendant la procédure d'instruction.
03:51Ça existait.
03:52Là, ils ne l'ont pas.
03:53Et il y a des billets qui se sont vendus aussi pour des personnes.
03:56Je pense par exemple à Dieudonné.
03:57Il y a eu des décisions de justice et pourtant des billets se sont vendus.
04:00Bon, Andréa Bescon, elle est réalisatrice.
04:02Elle a été ce matin sur France Inter.
04:03Elle a pris la parole.
04:04Je vous propose de l'écouter.
04:06On est dans une société patriarcale.
04:08Il y a forcément des personnes qui vont se rebeller
04:10contre le fait que les concerts soient annulés comme une injustice.
04:14Il n'y a pas seulement quelques personnes.
04:15Il y a beaucoup de monde.
04:16Oui, mais je trouve quand même qu'il y a surtout un mouvement de ras-le-bol
04:22concernant l'impunité des agresseurs.
04:25Et aujourd'hui, ça paye.
04:26La mobilisation paye.
04:28La prise de parole des féministes paye.
04:30Donc très bien.
04:30Moi, je suis très contente qu'il est annulé.
04:32Je trouve ça normal.
04:33J'attendais ça depuis longtemps.
04:34Pas respect pour toutes ces femmes qui ont porté plainte.
04:38On était avec Fanny Collin hier sur l'antenne d'Europe 1
04:41entre 17h30 et 18h.
04:43Et je lui ai demandé effectivement
04:46combien de plaintes aujourd'hui ont été déposées.
04:52Vous m'interrogez sur les raisons pour lesquelles
04:54il a annulé sa tournée.
04:57Eh bien, comme il l'a écrit,
04:59il a été directement ou indirectement,
05:02notamment via les réseaux sociaux destinataires de menaces,
05:05de menaces d'intrusion dans le cadre de ses concerts,
05:09de menaces de grabuge.
05:10Et il n'a voulu prendre aucun risque,
05:12pas le moindre,
05:13et pour son public,
05:15et pour ses équipes techniques.
05:16Vous dites qu'il n'y a pas 30 plaintes qui ont été déposées ?
05:19Oui, je dis qu'il n'y a pas 30 plaintes qui ont été déposées
05:21et que je ne les connais pas.
05:22C'est 30 plaintes supposées.
05:23Alors, lorsque les avocats de la partie civile
05:26rapportent une trentaine de témoignages,
05:2932 et rapportent 32 plaintes,
05:32elles font erreur ?
05:33Elles disent quelque chose qui n'est pas juste ?
05:35Je ne sais pas.
05:36C'est à elles qu'il faudrait demander
05:37comment est-ce qu'elles ont procédé à ce compte-là ?
05:40En tout cas, dans le dossier judiciaire que je connais
05:43et dans lequel M. Patrick Bruel est parti,
05:46il n'y a pas 32 plaintes.
05:47Depuis la mise en examen de Patrick Bruel le 11 juin,
05:50j'ai vu qu'une dizaine de nouvelles plaintes
05:53avaient été annoncées par la presse.
05:54C'est faux ?
05:56Alors, encore une fois,
05:57moi je ne connais pas et je ne connaîtrai jamais
05:59pour l'essentiel la source des journalistes
06:02et c'est bien normal.
06:03Encore une fois, je ne crois que ce que je vois
06:06et dans la presse, je peux constater
06:09que des informations parfois sont communiquées
06:11qui ne sont pas complètement exactes.
06:12Donc moi, je me fie à une seule chose,
06:14c'est le dossier judiciaire.
06:16Fanny Collin, sur l'antenne d'Europe 1,
06:18c'était hier et puis sur l'antenne d'Europe 1 ce matin
06:20à 10h24, c'est l'occasion d'ailleurs
06:21d'avoir une pensée pour Jean-Pierre Versigny,
06:24Campinki, avec laquelle a travaillé Fanny Collin
06:27qui était un avocat remarquable,
06:29qui est décédé il y a maintenant deux ans
06:31et qui venait de temps en temps nous voir.
06:34Mais vous voyez, l'interview que je faisais
06:36avec Fanny Collin,
06:38elle est quasiment impossible, André Valigny,
06:40parce que je parle d'un sujet
06:43que je ne connais pas,
06:44je ne sais pas ce qu'il y a dans le dossier,
06:46elle-même ne peut pas dire ce qu'elle sait,
06:48pour des raisons de confidentialité,
06:50donc on est dans un système médiatique
06:53où tout le monde parle,
06:55sans rien, il faut supprimer le secret de l'instruction.
06:58C'est la seule solution.
06:59Comme aux Etats-Unis, comment ?
07:01Non, il faut arrêter avec le secret.
07:02Vous êtes aujourd'hui dans une phase du procès.
07:04Pour une fois, vous voulez supprimer quelque chose ?
07:06Non, mais alors, on ne fait rien.
07:08Vous avez dit que vous ne voulez jamais rien faire,
07:10et là, vous voulez supprimer le secret de l'instruction.
07:14Aux Etats-Unis, il n'y a pas de secret de l'instruction.
07:16Vous vous souvenez, le procès Strauss-Kahn,
07:17on le voyait, on voyait tous.
07:19Non, mais il n'y a pas de secret de l'instruction.
07:20Non, pas comme chez nous.
07:21Il y a un petit secret de l'enquête
07:22sur les actes qui se prépare.
07:24Mais autrement, la mise en examen,
07:25ça devrait être publique.
07:27Pourquoi ?
07:27Dans un cabinet, fermé,
07:29à l'abri des regards,
07:30un juge...
07:31Je ne comprends pas ce que ça veut dire.
07:32Ça veut dire qu'il faut une mise en examen,
07:34une ordonnance publique,
07:35et la justice, elle est rendue au nom du peuple.
07:37Mais je ne comprends pas le...
07:38Mais comment vous ne comprenez pas ?
07:40Dans un procès, il y a deux phases.
07:41L'instruction et le jugement.
07:43La phase d'instruction, elle est secrète.
07:45Il faut lever ce secret
07:46qui est devenu un secret de police.
07:47C'est-à-dire que le juge dit tout ce qui se passe.
07:51Le juge va en audience publique.
07:53Alors, dans le cas concret,
07:56Bruel, une fois qu'il a fait...
07:59Comment dire que Bruel a été entendu ?
08:01Il viendrait faire une conférence de presse.
08:02Il dirait, voilà ce qu'il s'est dit,
08:04voilà ce qu'il a répondu.
08:05Il dirait tout.
08:06Je ne vous parle pas de la conférence de presse,
08:07je vous parle de la transparence, de la justice.
08:09Il faut que les décisions de type juridictionnel...
08:12C'est pas des questions les plus simples.
08:13Je suis pourtant...
08:14C'est quoi lever le secret ?
08:15Ça veut dire que les procès verbales...
08:17Pascal, et que j'écris là-dessus...
08:19Mais oui, mais vous ne répondez pas à ma question.
08:21Ça veut dire quoi ?
08:22Ça veut dire qu'on aurait accès à tout ce qui s'est dit
08:25lorsque Patrick Bruel a été entendu
08:27entre les questions du juge et les réponses de Patrick Bruel.
08:30C'est ça.
08:30Je préfère que des distillations, comme ça,
08:33à Mediapart, au monde, etc.,
08:35qui nous disent, voilà ce qu'il a dit,
08:37c'est troqué,
08:38c'est ce que dénonçait Sous-laise-la-Rivière,
08:41paix à son âme,
08:42quand il parlait du complexe médiatico-judiciaire.
08:44Donc il faut tout avoir.
08:46Il faut...
08:46Mais oui.
08:47Monsieur Bruel ne peut pas se défendre,
08:50puisqu'il est...
08:50C'est secret.
08:52Pourquoi ?
08:53Pourquoi c'est secret ?
08:54Donc on avait accès à tout.
08:55C'est ça.
08:55Mais oui.
08:56Il serait dans les médias...
08:57Mais oui.
08:57Donc on aurait des procès verbaux,
08:59tout le monde les aurait.
09:00Mais oui, et puis les audiences,
09:01il faut qu'elles soient filmées.
09:02Et ça, ça se passe comme ça aux Etats-Unis ?
09:04Mais il y aurait des huiclos
09:05pour certaines choses, bien évidemment.
09:07Mais le principe,
09:08ça doit être la transparence.
09:09Voilà.
09:10Moi, je me réplique beaucoup
09:11de cette transparence à l'anglo-saxonne,
09:12qui, à mon avis,
09:12n'importe rien de bon au débat public,
09:14qui jette en pâture encore davantage
09:16les indignes.
09:16Là, vous avez l'esprit de contradiction,
09:18moi, cher Angé.
09:18Non, j'ai toujours pensé.
09:19Il me semble que le plus important...
09:20Moïse Mitterrand !
09:21Il me semble que le plus important,
09:22c'est aussi que la justice
09:23se déroule rapidement.
09:24M. Fenec, à l'instant,
09:25il parlait de 5 ans.
09:27Évidemment, les faits n'ont rien à voir.
09:28Mais si vous pensez à Bertrand Quentin,
09:30qui a...
09:318 mois.
09:32C'est 8 mois en l'année.
09:338 mois.
09:33Absolument.
09:34Et en fait,
09:35toutes les études de criminologie montrent
09:36qu'il faut que la justice
09:37soit rendue rapidement.
09:38Et même si la sanction
09:39n'est pas très lourde,
09:40ce qui compte,
09:41c'est qu'elle soit quasi certaine.
09:42Oui, mais alors,
09:43pourquoi c'est sinon ?
09:43Parce qu'il manque André Valigny,
09:46il manque des magistrats,
09:47il faudrait le double ?
09:48Il y a toujours des magistrats,
09:49mais il y a des enquêtes
09:50qui sont complexes.
09:51Il y a des instructions
09:52très compliquées,
09:53il y a des affaires
09:54où il faut du temps
09:55pour arriver à démêler
09:56le vrai du faux.
09:57Moi, je reviens
09:58sur ce que disait
09:58Georges Fenec,
09:59on en avait beaucoup parlé,
10:00souviens-toi,
10:01lors de la commission
10:01ou trop.
10:02Sa proposition est radicale.
10:04Supprimer le secret
10:05de l'instruction,
10:06il n'y a pas plus radical.
10:08La transparence peut vite
10:09devenir une transpercance.
10:11Moi, je suis pour la suppression
10:12des juins d'instruction.
10:14Ah oui ?
10:15Oui.
10:16On est le dernier pays au monde.
10:17Tout le monde l'a supprimé.
10:18L'Italie, l'Allemagne.
10:20On est les derniers
10:21à avoir un système
10:22napoléonien acquisitoire,
10:24secret, secret, secret.
10:26Mais toutes les juridictions
10:28même internationales
10:29sont publiques.
10:30Il n'y a que nous,
10:31la France,
10:31qui conservons un système
10:33de lieutenant hérité
10:34du lieutenant criminel révolutionnaire.
10:35On va parler de Belmondo
10:36parce que ce soir,
10:37il y a un documentaire
10:38qui sera diffusé
10:39sur l'antenne de CNews.
10:41Et la semaine dernière,
10:42d'ailleurs,
10:43le documentaire sur Beauvoir
10:43avait très bien marché.
10:45Et il y aura un documentaire
10:47et peut-être que le vendredi
10:48il sera une case
10:49plus légère,
10:51en tout cas plus culturelle.
10:52Et il y a un documentaire
10:53qui sera diffusé
10:53sur Belmondo.
10:54Pourquoi ?
10:54Parce que c'est les 5 ans
10:55de la mort de Jean-Paul Belmondo.
10:56Et on va recevoir Julien Picheney.
10:58Je vais peut-être vous remercier,
10:59Jacques Serret.
10:59Merci de votre qualité
11:01d'expertise.
11:03Au revoir.
11:03Vous êtes journaliste
11:04au service politique
11:05de Europe 1.
11:07Ce week-end, d'ailleurs,
11:08il y a une actualité politique,
11:09il y a une rentrée quelque part,
11:11il y a un discours,
11:12il y a une université d'été
11:13qui traîne.
11:14Il y a Jean-Luc Mélenchon
11:15à la braderie de Lille
11:16ce week-end.
11:17Écoutez,
11:18il va pouvoir faire
11:19quelques emplettes.
11:21Et surtout prononcer
11:22un discours
11:22devant ses militants.
11:23Il y a Jean-Luc Mélenchon
Commentaires

Recommandations