00:00Le feu passe au rouge. Les voitures s'immobilisent. Entre les véhicules, trois jeunes hommes avancent en fauteuil roulant. Dans
00:07leurs mains, des paquets de mouchoirs. Ils ne viennent pas demander. Ils viennent vendre leurs articles aux automobilistes.
00:13Une vitre décent, un paquet vendu, quelques francs gagnés. Pour ces trois jeunes hommes, chaque vente compte. Un paquet de
00:21mouchoirs coûte 500 francs CFA. En moyenne, l'un d'eux en vend une dizaine par jour, soit environ 5000
00:27francs CFA de recettes quotidiennes avant déduction des charges.
00:31Une somme qui contribue à leurs charges quotidiennes et pour certains, aux besoins de leurs familles. Mais surtout, cette activité
00:38leur permet d'acquérir une chose à laquelle ils tiennent, leur autonomie.
00:42Leur bureau et la rue. Ici, lorsque l'activité s'arrête, l'économie familiale s'effondre.
00:49Au feu ici, le danger est permanent. Si un jour je fais un accident ou si je tombe malade, mon
00:55commerce s'arrête. Et sans vente, mes enfants ne mangent pas. C'est notre grande peur.
01:01Une peur légitime. Pour autant, leur activité de commerçant de rue les inscrit pleinement dans le secteur informel, un secteur
01:08désormais pris en compte par la Caisse nationale de prévoyance sociale à travers le RST, le Régime social des travailleurs
01:15indépendants.
01:16Pour ces hommes, accéder à une protection sociale n'est donc pas hors de portée. Grâce à une cotisation adaptée
01:22à leur revenu, le RST leur permet de se prémunir contre certains aléas de la vie et d'envisager leur
01:27activité avec davantage de sécurité.
01:29Les personnes en situation de handicap qui existent effectivement une activité peuvent adhérer au Régime social des travailleurs indépendants. Dans
01:38les mêmes conditions qu'un travailleur indépendant qui se porte bien.
01:41Lorsqu'un travailleur indépendant, à fil d'origine des travailleurs indépendants, tombe malade ou est atteint l'âge de la
01:47retraite, il y a un ensemble de prestations qui lui sont servies, notamment des indemnités journalières en cas de maladie,
01:54en cas d'accident, en cas de maternité.
01:56Et à la fin de sa vie, une pension de retraite.
02:00Alors, la pension de retraite qui lui est servie, c'est une pension, il y a à vie, juste à
02:05ce que la personne décède.
02:07Et en cas de décède, cette personne-là, il y a une relation qui est versée à ses ayants droits.
02:13Maintenant, si je veux revenir au cas d'un accident ou de la maladie qui sont des prestations de coûtel,
02:21c'est un revenu de remplacement qu'on va donner au travailleur indépendant pour compenser sa faite de revenu.
02:28Le RST, Régime Social des Travailleurs Indépendants, concerne justement les personnes qui exercent une activité pour leur propre compte.
02:36Une réalité qui interpelle ici, car ces hommes ne sont pas seulement des personnes en situation de handicap, ce sont
02:43aussi des travailleurs.
02:44Des travailleurs dont les revenus dépendent directement de leur activité quotidienne.
02:49Pour eux, travailler est un choix. Le choix de ne pas dépendre uniquement de la charité.
02:54Le choix de participer, malgré leur handicap, à la vie économique.
02:59Mais travailler ne met personne à l'abri des aléas de la vie.
03:02Une maladie, un accident, l'âge.
03:06Et pour celui qui vit de son activité quotidienne, l'impossibilité de travailler peut rapidement fragiliser tout l'équilibre familial.
03:13Le soleil baisse, les voitures continuent leur balai.
03:16Eux attendent encore un dernier client, une dernière vente.
03:20Puis, demain, il faudra recommencer.
03:23Même fauteuil, même rue, même combat.
03:26Ils ne demandent pas qu'on décide à leur place.
03:29Ils veulent simplement continuer à vivre de leur travail.
03:32Ils ne tendent pas la main, ils vendent.
03:35Et derrière chaque paquet de mouchoirs vendus, une question demeure.
03:39Comment faire pour que ceux qui travaillent aujourd'hui puissent aussi envisager demain avec davantage de sécurité ?
03:45Merci.
03:46mostrar et à l'heure.
03:48Merci.
03:51Merci.
Commentaires