- il y a 1 semaine
Retrouvez le replay de l'après course de la 3e étape du Tour de Grande-Bretagne du 04/09/2026.
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00:00Un sprint niveau Tour de France et cette fois c'est Olav Koi qui s'impose devant Tim Merlire pour
00:05la troisième étape du Tour de Grande-Bretagne.
00:0815h58, bienvenue à vous si vous nous rejoignez.
00:10Un grand numéro de Olav Koi pour offrir une nouvelle victoire à Decathlon CMA-CGM.
00:16C'est la cinquième victoire d'Olav Koi cette saison.
00:20La victoire face à Merlire, un sprint très agité, vous l'avez dit en direct.
00:24Pierre, on va y revenir également.
00:26Claire, bien sûr, avec nous.
00:28Emilia Jacquelin va se connecter.
00:29C'est une belle journée, Emilia, qui nous avait promis d'être là en direct.
00:32Il va pouvoir nous en dire plus sur la victoire d'Olav Koi et partager sa formidable aventure dans ce
00:38peloton.
00:38On l'a vu, il travaillait énormément aujourd'hui pour ramener le peloton.
00:42Pierre, Claire, en attendant les podiums, la première réaction d'Olav Koi.
00:45On va revoir ce sprint qui a tourné donc à l'avantage d'Olav Koi.
00:50Pendant le direct, vous sembliez surpris, Pierre, qu'Olav Koi parvienne à remporter la victoire de cette manière-là.
00:57Alors, on rebobine.
00:58Non, pas du tout. Vous pouvez insister, insister, insister.
01:01Non, il va pouvoir nous expliquer, Pierre, pourquoi ça vous a surpris.
01:05Images à la pluie.
01:06On va pouvoir revoir, allez, le dernier kilomètre.
01:08Voilà, on est à un kilomètre de l'arrivée.
01:10Dites-nous pourquoi, Olav Koi, victorieux, ça vous surprend ?
01:13Ça m'a surpris parce qu'on a vu la démonstration hier de Tim Merlier et je pensais vraiment que
01:19Tim Merlier avait un incendant psychologique sur tous ses adversaires.
01:23Mais on l'a peut-être joué un petit peu trop facile du côté de la Soudal-Quixel.
01:27Peut-être qu'on s'est vu l'emporter trop facilement et on s'est fait enfermer, enfermer par le
01:35grabuche qu'il y a eu dans le peloton de manière générale.
01:38Mais surtout par Olav Koi qui a fait un move parfait dans le final en venant fermer un petit peu
01:45la porte et empêchant Tim Merlier de lancer spring.
01:47Le dossard 16, donc il est complètement à votre gauche de l'écran, là, il est dans la roue du
01:5011, donc de caisse-bol, Olav Koi.
01:52Et donc là, voilà, on va pouvoir le suivre comme ça.
01:54Donc le dossard 16 qui va remporter, mais de l'autre côté, le dossard rouge de Tim Merlier, mais on
02:00va pouvoir faire des focus, on va pouvoir le regarder plusieurs fois.
02:02Parce qu'il y a eu aussi Vernon, là, vous voyez le coureur tout en bas à droite, mais on
02:07verra ça plus tard, on va se concentrer sur Olav Koi qu'on ne voit plus à l'écran.
02:11Parce que pour l'instant, oui, on ne le voit plus à l'écran, ça veut dire qu'il est
02:13mal placé, on est d'accord.
02:14Il est dans la boule, il est dans l'aspiration, il prend son temps à ce moment-là, on pense
02:18que c'est un boulevard pour Tim Merlier, le maillot rouge un petit peu plus haut.
02:22Mais Olav Koi, vous avez vu, il va se faufiler sans faire de vagues.
02:26Là, il va récupérer la roue de Merlier entre Vernon et lui, il va réussir à partir et il va
02:30avoir l'ouverture à ce moment-là.
02:32Il va choisir de déjà prendre l'ouverture et de lancer le sprint ensuite.
02:36Là, il est encore assis, il ne fournit pas son effort.
02:39Le moment, le bon moment, c'est là.
02:42Parce que là, il lance et vous avez vu, il a fermé la porte à Tim Merlier qui allait lancer
02:47le sprint au même moment.
02:49On a le droit de faire ça ?
02:50C'est propre, c'était propre, c'est parfait, mais Merlier n'a pas pu lancer.
02:56Ils ont eu le parfait timing.
02:58Hier, Olav Koi, il s'est fait surprendre par Tim Merlier.
03:01Quand Tim Merlier lance le sprint, Olav Koi, il n'est pas en train de sprinter.
03:05Là, il s'est mis dans la roue, c'était le meilleur moyen pour l'emporter, c'était d'avoir
03:12en visu son adversaire principal, Tim Merlier,
03:15et d'anticiper le moment où Tim Merlier lance.
03:18Parce que quand Tim Merlier lance avec la puissance qu'il a en lui, c'est fini.
03:24Donc là, il l'a mis dans la boîte, mais c'est masterclass.
03:27C'est du grand art, vous écoutez.
03:29C'est propre, net et sans bavure.
03:31On va le voir.
03:32On est sur la fin de ce sprint.
03:34Qu'est-ce qu'il y a une masterclass là-dessus ?
03:36Là, vous voyez, il passe.
03:38Olav Koi, il passe.
03:39On le voit mieux des Nico, mais de face, on le voit légèrement.
03:43Il passe et il passe juste à côté de Tim Merlier.
03:47Donc ça l'empêche parce qu'il y a les coureurs qui sont en train, devant Tim Merlier, de perdre
03:52de la vitesse.
03:53Donc Tim Merlier, à ce moment-là, est en train de perdre de la vitesse.
03:56Et Olav Koi, le double, 3-4 km heure plus vite et il l'empêche de lancer son sprint.
04:02Donc il retarde son effort et quand il lance, c'est trop tard.
04:05La ligne d'arrivée arrive et surtout, il était en perte de vitesse.
04:09Emilien Jacquelin qui nous dit, je prends ma douche et je suis là.
04:12Donc on va le laisser.
04:13Il a le temps de se préparer et il sera connecté avec nous dans quelques instants.
04:18C'est beau d'avoir un tel duel quand même, Pierre, entre Tim Merlier et Olav Koi.
04:23Logiquement, le plus fort, c'est Merlier, non ?
04:26Logiquement, sur le papier, c'est Merlier.
04:27Sur le papier, on est d'accord.
04:29Mais bon, là, on voit qu'il ne faut pas s'endormir sur ses lauriers.
04:32Et un sprint, ça reste quand même une loterie.
04:36Même si on a les deux favoris aux deux premières places, un coup c'est l'un, un coup c
04:41'est l'autre.
04:41Un sprint, c'est ça.
04:43C'est pour donner encore plus de valeur à la victoire d'Olav Koi.
04:46Parce que logiquement, sur ce qu'on a vu hier, sur le début du sprint, on se dit que c
04:51'est pour Merlier, encore une fois, Claire.
04:53En fait, il y a une génération, plus d'une génération d'écart entre les deux.
04:56Puisqu'il y a neuf ans, un d'écart entre Merlier, le plus âgé, et Koi, le plus jeune.
05:00Donc on est plutôt sur quelqu'un qui a déjà en effet ce statut qui est assis et l'autre
05:04qui est en train de le construire,
05:05qui est en train de le reconstruire parce qu'il vient de changer d'équipe.
05:07On l'a déjà souligné.
05:09Et sur le dernier Tour de France, Olaf Koi, il est allé gagner la première étape qui était réservée aux
05:13sprinters.
05:14Et derrière, Tim Merlier en a gagné trois.
05:15Donc en effet, on était un peu sur ce duel-là déjà.
05:18Ce qui est intéressant, en effet, c'est de voir l'attitude aussi de Tim Merlier sur la ligne.
05:24C'est-à-dire que lui non plus, il ne s'attendait peut-être pas à ce que ça se
05:26fasse comme ça.
05:26Et de voir Olaf Koi qui est capable d'aller chercher sa carte sur des courses comme ça, c'est
05:32vraiment intéressant.
05:32Il y a eu plein de choses un peu compliquées.
05:34Il y a eu 222 jours sans course pour Olaf Koi entre la fin de l'année dernière et le
05:37début de cette saison.
05:38C'est important de le rappeler.
05:39Oui, tout ça à relancer, à remettre en position.
05:42Donc il y a aussi cette façon de se rassurer.
05:44Et ce n'est pas simple d'arriver avec un train de retard quand on est déjà en train de
05:48reconstruire son train et qu'on est sprinteur.
05:50On va l'écouter, Olaf Koi, et on poursuit le décryptage de ce sprint.
05:54On verra que ça a été très mouvementé.
05:55Vous l'aviez remarqué, effectivement, Pierre.
05:57D'abord, Olaf Koi pour une première réaction après sa victoire, donc, dans cette troisième étape du Tour de Grande
06:01-Bretagne.
06:04C'est toujours génial de gagner.
06:08Surtout après hier.
06:10J'avais essayé de lancer le sprint au bon moment.
06:14Il y avait en face.
06:15J'ai attendu le bon moment.
06:17J'ai trouvé le bon moment.
06:19Et là, au moins, j'ai trouvé le bon moment.
06:22Aujourd'hui, vous étiez tranquille dans le vent.
06:25C'était dur de monter, de trouver le bon moment.
06:30Je me suis resté patient.
06:35Et quand j'ai vu ces maîtres qui arrivaient, je me suis dit que c'était le bon moment.
06:49Après le virage, on a réussi à bien se retrouver aussi.
06:53Et on avait montré qu'hier, c'était possible avec le vent déjà.
06:57Là, on a contrôlé aussi.
06:59Et les garçons m'ont amené jusqu'ici.
07:02Et dans une façon de le faire comme ça.
07:05Et je suis vraiment contente.
07:06Contente de prendre cette victoire.
07:09C'est important.
07:10Au début, il revient exactement sur ce que vous disiez, Pierre.
07:14Petite revanche par rapport à ce qui s'était passé hier.
07:16Il l'a vu en travers.
07:17Il l'a vu en travers, très clairement.
07:20Mais oui, le bon moment, le bon timing, ça se joue à une seconde.
07:24Hier, Tim Merlier, c'est une seconde d'anticipation.
07:28Il prend tout de suite deux vélos, trois vélos.
07:30C'est gagné.
07:31Et là, aujourd'hui, c'est pareil.
07:32Il a eu le...
07:33C'est ça, la beauté du sprint.
07:35Ça se joue.
07:35On attend ça.
07:36On attend ça pendant des heures et des heures.
07:39Et l'adrénaline, tout le monde.
07:41Mais vous n'imaginez pas, dans le corps de ces coureurs, de ces sprinters, ce qui se passe.
07:46C'est un tunnel.
07:48Ils sont dans un monde un peu parallèle quand ils sprint.
07:51Quand ils sont encore...
07:51Là, c'était un sprint en montée.
07:52Mais vous n'imaginez même pas sur le plat.
07:54Mais ça se joue à une prise de décision, une seconde, un équipier qui fait le bon move, le bon
08:00mouvement.
08:01Mais là, c'est beau parce que c'est inversé.
08:03Et cette dualité, on aime ça dans le cyclisme et dans le sport.
08:06C'est passionnant parce qu'effectivement, on sent la petite fraction de seconde, le petit instant, le mètre où ça
08:13se joue en faveur d'Olaf Coye aujourd'hui, contrairement à hier pour Tim Merlin.
08:18Mais c'est vrai.
08:18Ça, c'est l'art du sprint.
08:19C'est de sentir le bon moment où on y va, où on part.
08:22Et le moment aussi.
08:23Et parfois, c'est sentir le bon moment, mais c'est aussi faire le bon choix.
08:26C'est repartir à droite ou à gauche, choisir la bonne trajectoire.
08:29Savoir que là, il faut y aller.
08:30Il ne faut pas laisser le coureur qui est devant soi y aller avant.
08:33Donc, c'est vraiment au millimètre.
08:35C'est de l'instinct.
08:35C'est de l'instinct pur, les sprinters.
08:38On va le revoir une dernière fois, ce sprint.
08:40On se connectera avec Emilien Jacquelin pour revenir sur cette formidable journée pour son équipe.
08:46Décathlon CMA-CGM.
08:48Emilien Jacquelin qui a beaucoup roulé pour faire revenir le peloton.
08:50Qui comptait près de deux minutes pendant la course sur un échappé qui a été repris à six kilomètres de
08:58l'arrivée.
08:58Lauricène pour son nom.
09:00Une dernière fois, Pierre, sur la trajectoire d'Olaf Coye qui a été magistral du début à la fin de
09:06ce sprint.
09:07Magistral, un sprint un peu décollé de derrière avec beaucoup d'observations sur ses adversaires.
09:14Et surtout, ce move parfait au moment où il passe Tim Merlier.
09:18Tim Merlier qui le regarde, qui se retourne, qui l'observe et qui le voit arriver.
09:23Et qui le voit arriver, qui se décale.
09:25Mais c'est trop tard, il va trop vite Olaf Coye et c'est gagné.
09:29Il le sait Tim Merlier à ce moment-là.
09:30Olaf Coye, on peut rappeler quand même que c'est un coureur qui vient de la Visma.
09:34Il y a Mathieu Brennan dans la Visma.
09:36Donc il y a toujours un peu cette place à aller chercher.
09:38D'abord passé deuxième sprinter, ensuite premier, ensuite re un petit peu on ne sait pas trop.
09:43Donc là, il est en partance.
09:44Un peu de manière surprenante l'année dernière.
09:45On s'est un petit peu demandé si ça allait bien se passer justement dans cette formation française.
09:48Ça se passe très très bien.
09:49Donc il y a cette première formation.
09:50Mais il l'a toujours dit, Olaf Coye, il avait pour ambition d'être parmi les meilleurs sprinters du monde,
09:55voire le meilleur sprinter du monde.
09:57Ça, il l'a toujours dans la tête et il ne faudra pas lui enlever.
09:59C'est le cas.
10:00Une 52e victoire en carrière quand même.
10:03On ne parle pas de...
10:04Tout à l'heure, on disait Tim Merlier est devant.
10:06Mais quand même, 52e victoire dont 18 en World Tour à 24 ans.
10:11Sacré palmarès.
10:12Et il faut être sacrément costaud pour que Paul Sexas vous dise, je vais rouler pour lui.
10:16Je vais essayer de jouer la victoire d'étape sur le Tour de France.
10:19Non, mais ça en dit long sur à la fois la personnalité et le potentiel d'Olaf Coye, Pierre.
10:24Oui, Olaf Coye, c'est pas, comme vous l'avez dit, c'est pas n'importe qui.
10:28Et on a même vu Paul Sexas rouler pour lui sur la dernière étape des Champs-Elysées à Paris.
10:35Donc vraiment un magnifique coureur.
10:38Magnifique coureur à suivre.
10:40Olaf Coye qui a remporté cette étape grâce à Émilien Jacquelin.
10:45On ne grossit pas le trait.
10:49Émilien qui est en direct avec nous.
10:52Ah, vous voyez, on vous accueille bien comme au biatelon, Émilien.
10:56C'est sympa, merci.
10:59Bon, on va revenir sur votre travail incroyable aujourd'hui.
11:02Souvent en tête du peloton pour faire revenir le peloton sur les échappés.
11:06Mais d'abord votre sensation quand même.
11:07On vous a vu le point levé à votre arrivée.
11:10Vous l'avez su à quel moment qu'il avait gagné l'étape d'ailleurs, Olaf Coye ?
11:15Écoutez, je l'ai su à l'oreillette.
11:18Je me suis passé la ligne et allé une cinquantaine de secondes après Olaf.
11:22Et on va dire que dès qu'il a célébré, l'info a été transmise dans l'oreillette.
11:28Donc pour toi, toujours très content quand un coéquipier peut gagner.
11:35C'était l'objectif du jour.
11:36C'était à viser le sprint avec Olaf.
11:38C'était une étape quand même qui était pendue toute la journée.
11:41Beaucoup de bandes de côté.
11:43Donc personnellement, je suis comme tout le monde, mais je suis vraiment resté alerte.
11:50J'ai pas mal travaillé pour placer les gars en début de course pour qu'ils prennent le moins de
11:54vent possible.
11:55Ou derrière, essayer de rester le plus à l'avant aussi pour catcher les mecs qui essayent de partir en
12:03échappé après le trio qui s'est détaché à la fin.
12:05Et puis derrière, oui, rouler pour essayer de limiter l'écart, voire le réduire.
12:10Donc personnellement, c'était une très bonne journée.
12:13J'ai fait le travail dont on attendait ça de ma part.
12:18Et puis surtout, je suis très content que l'équipe gagne et qu'Olav lève les bras aujourd'hui.
12:23Le travail dans des conditions difficiles, vous allez nous le dire.
12:25Mais quand même, Emilien, vous retrouvez à travailler pour le vainqueur du jour.
12:30Vivre ces sensations-là pour votre première course par étape à l'étranger dans une grosse équipe de Decathlon CM
12:37à CGM.
12:38Si on vous avait dit ça il y a quelques semaines encore, vous nous diriez que vous êtes un peu
12:41zinzin.
12:42C'est un peu trop tôt, vous allez trop vite ?
12:45J'ai dit ça aux mécaniciens il y a dix minutes.
12:50J'ai quand même couru avec Martin Forca, Johannes Böch, j'ai été champion du monde de biathlon.
12:55Et puis là, je gagne une étape du Tour de Grande-Bretagne avec Olaf Koi.
12:57Donc c'est le métaverse, c'est incroyable.
13:01C'est incroyable.
13:03Je suis tellement heureux de pouvoir vivre ce genre de moment.
13:07Comme je le dis, tous les jours j'essaye, il y a un brief chaque matin avant l'étape.
13:12Et quand l'équipe me donne un rôle, j'essaye de l'exécuter à la perfection.
13:17Il n'y a aucun regret.
13:19Même si je suis toujours en phase d'apprentissage, en ce moment c'est les bordures, c'est le vent.
13:25Hier, c'était spécial déjà de placer les gars et derrière se trouver dans le dur, dans le deuxième groupe.
13:31Même si ça s'est plutôt bien passé.
13:33Aujourd'hui, je n'avais surtout pas envie de rater le coche et d'aider au maximum l'équipe.
13:37Même si je ne suis pas content d'avoir tout le faire.
13:39Mais c'était incroyable.
13:41Vous faites l'admiration de Pierre Roland, Émilien.
13:45Oui, Émilien.
13:46Je touche parce que Pierre, un exemple.
13:49Je ne sais pas si je suis un exemple, mais en tout cas, moi tu m'épates.
13:52Je veux être honnête avec toi, tu m'épates.
13:55C'est d'apprendre aussi vite.
13:57En fait, l'apprentissage, c'est rouler dans le peloton.
14:01Les bordures, la vie dans le peloton.
14:04Moi, j'aimerais savoir ton ressenti.
14:06Je connais les mastarts et autres.
14:08Je m'intéresse quand même au biathlon.
14:10Mais là, un peloton, on est d'accord que c'est des sauvages dans le peloton.
14:15Comment tu vis ça ?
14:16C'est quoi ton ressenti ?
14:18Est-ce que tu as peur dans le peloton ?
14:19Et c'est pour ça qu'on te voit tirer des longs bouts droit à l'avant ?
14:22Explique-nous un peu ce passage express.
14:26C'est sûr qu'avant d'attaquer dans le peloton, il y avait de l'appréhension.
14:30Parce que je me disais, s'il faut, je vais être incapable de faire le travail pour l'équipe.
14:33Parce que je vais avoir peur de me placer, peur de frotter.
14:35Et en fait, plus les jours passent, je ne vais pas dire que je prends du plaisir.
14:39Mais en tout cas, je suis à mon aise.
14:41S'il faut garder une roue, une position pour l'équipe, catcher, je le fais.
14:47Je commence à sortir le coup de manière plus naturelle.
14:50À être ok, tu sais, les mains sur le cintre et toucher d'autres coureurs.
14:58Maintenant, c'est quelque chose qui commence à être petit à petit plus à l'aise avec.
15:01Aujourd'hui, avec le risque de bordure, j'imagine bien, tu l'as vécu.
15:05En fait, tout le monde veut être positionné.
15:06C'est très tendu.
15:08Et je suis content.
15:09Parce qu'aujourd'hui, je suis tout le temps resté devant.
15:11Il n'y a que dans le dernier tour où j'avais cru à l'oreillette qu'on m'avait
15:15dit de me relâcher à un tour de l'arrivée.
15:18Donc, j'ai commencé à mettre le crignot.
15:20Et après, j'ai tout fait pour essayer de me replacer.
15:22Et là, pour le coup, j'ai failli tomber à trois bornes de l'arrivée.
15:24Je me suis dit, de toute façon, il y avait encore quatre gars plus au lave pour finir le travail.
15:28Mais c'est vrai que ça n'a rien à voir avec une mastarde de biathlon.
15:32Ou ça peut roter, on va dire.
15:34Mais les conséquences ne sont pas les mêmes si on tombe.
15:37Donc, j'essaie quand même de faire gaffe.
15:40Mais petit à petit, j'arrive à faire ma place dans le peloton.
15:43Et ça me prend moins d'énergie.
15:46Ça fait moins mal la neige que le goudron.
15:49Mais de toute façon, tu es un vrai coursier maintenant.
15:50Tu t'es cassé la clavicule.
15:52Donc là, c'est bon, tu es rodé.
15:55C'est ça, tu sais, je vois quand on prend la douche, on fait les nez qu'à droite, à
16:00gauche, le coude.
16:02Non, malheureusement, ça fait partie du métier.
16:06Comme j'ai pu le dire auparavant, en fait, quand je me suis cassé la clavicule, c'était presque un
16:10mal pour un bien.
16:11Parce qu'au moins, je suis passé du rêve.
16:14C'est-à-dire, c'est super, je suis dans le vélo, je porte le maillot de la Decathlon CMACGM.
16:18C'est génial.
16:19Bon, OK, le cyclisme, c'est ça.
16:22Et est-ce que je suis prêt, oui ou non, à accepter que ça puisse arriver de nouveau ?
16:26Et en fait, cette fracture de la clavicule, elle m'a servi de détonateur.
16:31De dire, oui, en fait, c'est vraiment ce que je veux faire.
16:33Même si ça doit arriver encore, c'est OK, j'accepte les risques.
16:38Émilien, à votre oreille gauche, que je ne fasse pas d'erreur, ce que vous n'avez pas, on ne
16:44parle pas de l'oreillette qui vous permet de nous écouter.
16:46Mais c'était une telle histoire, votre boucle d'oreille, le pirate, Pantani, tout ça, qui a fabriqué votre rêve,
16:55votre envie de devenir cycliste.
16:58J'imagine que ça doit secouer fort quand vous repensez à ces moments-là et que vous dites que vous
17:03êtes en train de vivre tout ça quand même.
17:06Oui, c'est certain.
17:07Après, non pas le plus compliqué, mais en roulant chez les pros, je savais que je réalisais un rêve.
17:16Déjà, d'être au départ, c'était quelque chose qui n'était pas acquis, loin de là.
17:19Il fallait que je sois fort physiquement, que techniquement aussi, l'équipe valide.
17:24En tout cas, c'était ça le but aussi du stage de préparation en juillet.
17:28Mais que l'équipe se dise, OK, il est prêt à courir.
17:30Le but, ce n'était pas de m'envoyer au crash et les autres coureurs par la même occasion.
17:35Une fois que j'ai mis un dossard, oui, je réalisais un rêve d'enfant, mais j'ai vraiment essayé
17:40de mettre ça de côté.
17:43Parce que quand tu es dans une équipe comme Decathlon, CMA, CGM, tu cours pour gagner.
17:49Du coup, je me mets dans cet état d'esprit où je suis là pour servir l'équipe, donner mon
17:52maximum pour qu'à la fin, on gagne.
17:54Et si je commence pendant les courses à être dans la rêverie, à regarder à droite, à gauche,
18:02aujourd'hui, je me suis retrouvé à préparer les bordures à côté de Philippe au Ghana.
18:08Bien sûr qu'il y a quand même quelque chose où Ghana, un des plus gros noms du peloton international,
18:15et je l'ai regardé je ne sais pas combien de fois à la télé, mais en fait, je dois
18:18faire ma place face à Ghana.
18:20Je fais ma place tout en le respectant, bien sûr, mais si je mets trop d'affection et d'émotion
18:28dans ce que je dois faire au quotidien,
18:30je me ferai bouffer, donc j'essaie de ne pas y penser et j'y penserai plus tard.
18:35Alors, sachez que c'est Philippe au Ghana qui s'est dit, ah, j'ai quand même Émilien Jacqueline, champion
18:40olympique, champion du monde à mes côtés.
18:43Il y en a d'autres.
18:44Alors, qu'est-ce qu'ils vous disent, les coureurs ?
18:49La plupart ont plutôt un avis positif, en tout cas.
18:55Ils sont surpris de me voir, autant physiquement aussi, le fait de se placer, de faire le travail pour l
19:01'équipe.
19:01Donc ça, c'est ce qui m'importe le plus, c'est-à-dire être accepté par ce milieu-là.
19:07Et ça, j'ai l'impression que petit à petit, c'est vraiment le cas.
19:11Après, je ne sais plus, je crois que c'est Pascal Uncorne de la Quick-Step qui, à chaque fois,
19:16il remontait le peloton, il passait devant moi et il m'y met les bâtons comme ça.
19:21Donc voilà, il y en a deux, trois, je pense qu'ils se disent, mais qu'est-ce qu'il
19:25fait là ?
19:26Et puis finalement, quand ils voient que je fais le travail aussi, voilà.
19:30Mon but, entre guillemets, c'est d'être un parmi les autres dans ce monde-là et de ne pas
19:35être vu parce que je fais n'importe quoi ou je mets les autres en danger.
19:40Et pour l'instant, ce n'est pas le cas.
19:42L'étape du jour, Pierre, Claire, toujours ensemble pour débriefer cette troisième étape du Tour de Grande-Bretagne, remportée par
19:47Olaf Koi chez Decathlon CMACGM, équipier donc Émilien Jacquelin dans ce rôle parfait aujourd'hui.
19:54Est-ce que cette étape-là, elle est importante dans ce processus-là, Émilien ?
19:58C'est vraiment une étape classique, Pierre, vous pouvez confirmer.
20:03CMACGM, Olaf Koi qui ont une grosse ambition, qui ont besoin de revenir sur des échappées, d'emmener le sprint.
20:10Et finalement, vous faites partie de cette aventure-là et vous avez mené la mission comme un cycliste, on peut
20:16dire.
20:17Et ça, j'imagine que pour vous, ça doit compter énormément de franchir ce cap-là aujourd'hui.
20:23Pour l'instant, je ne me considère pas comme cycliste dans le sens où j'ai trop de respect pour
20:28tous ces athlètes qui font ça depuis des années.
20:31On va dire que je suis un stagiaire tout simplement, je suis en phase d'apprentissage.
20:35Vous n'êtes pas en stage d'observation, Émilien ? Vous n'êtes pas en stage d'observation ?
20:39Est-ce qu'il va valider son stage du coup ? Est-ce que tu valides ton stage ?
20:45J'espère que je vais valider mon stage, mais pour l'instant, je suis toujours stagiaire.
20:49Vous le voyez venir, le Pierre Roland, Émilien ?
20:53Oui, bien sûr. Après, ce qui est chouette, c'est que j'ai fait des courses vraiment différentes,
20:59que ce soit la Poly-Normande qui est une classique Coupe de France,
21:02derrière un tour de limousin qui est répété pour être difficile, exigeant sur des routes étroites, sinueuses.
21:09Et là, je me retrouve avec un peloton avec des grands noms internationaux,
21:13des bordures, un parcours qui est vraiment différent.
21:17Donc, en fait, je suis en train petit à petit de voir différents types de courses,
21:22et c'est ça qui est super intéressant.
21:24Émilien, moi, je trouve, et Messaoud l'a très bien dit hier,
21:27tu es contagieux par ton sourire, ta bonne humeur,
21:30et tu as 31 ans aujourd'hui, mais là, dans ta tête, tu as quel âge actuellement ?
21:36Je suis un stagiaire, tu me donnes 19, 22 ans.
21:39Je ne sais pas, mais tu vois, quand j'étais en stage altitude avec l'équipe développement de Decathlon CM
21:47à CGM,
21:49moi, j'ai l'impression d'avoir le même âge qu'eux.
21:51Ça les surprend parce que je leur pose des questions, tu sais, pour m'améliorer,
21:56par curiosité, ils sont là, mais attends, ce gars, il est champion olympique, il a 31 ans,
22:00il me pose des questions ?
22:01Oui, parce que c'est un challenge, en tout cas, qui me demandait aussi de mettre l'ego de côté,
22:06de travailler, d'accepter qu'il n'y a pas de mauvaises questions aussi, je suis là pour apprendre.
22:12Et tu vois, hier, Lucro a vraiment fait un brief avant la course sur les bordures, comment ça marche et
22:19tout,
22:19mais tu vois, j'apprends des choses et tant mieux.
22:23Et moi, mon but, c'est de les appliquer le plus vite possible pour que, encore une fois,
22:27je fasse bien le boulot pour l'équipe et que je ne sois pas un frein à la performance.
22:32Olaf Coy, par exemple, il prend des gants avec vous ou dans votre relation, ce qu'il peut vous dire
22:38?
22:38Sur ce Tour de Grande-Bretagne, c'est très directif, comme si c'était pour un équipier habituel, entre guillemets.
22:48Je pense que c'est plus ça, encore une fois.
22:50Alors, eux, ils connaissent de très loin ce qu'est le biathlon, ils ne regardent pas la chaîne de l
22:55'équipe l'hiver.
22:56Ça, ce n'est pas bien.
22:57Donc, ce n'est pas bien.
22:59Mais quand je suis dans l'équipe ici, ce qu'ils attendent avant tout, c'est que je fasse le
23:06travail pour amener en tout cas Olaf
23:09et pour aider les autres dans cette quête de victoire.
23:12Donc, finalement, il y a ce rapport-là, on va dire, plus lié au travail.
23:18On est là dans le même but, la performance.
23:22Et en tout cas, moi, c'est surtout ça à quoi je fais attention, c'est que je veux juste,
23:27encore une fois, être performant et qu'il ne soit pas là tout le temps à me dire, fais ci,
23:32fais ça, non, ça, t'as mal fait.
23:34Moi, je suis très content quand on rentre au bus et ils me disent super good job.
23:38C'est tout ce qui m'importe et qui me fait plaisir.
23:43Je pense effectivement qu'il n'y a pas grand-chose à reprocher à Emilien depuis ses débuts à la
23:48Polynormande en tant qu'équipier.
23:50Et justement, moi, ma question, on sait que le biathlon, il y a des épreuves mixtes, relais mixtes et autres,
23:57mais c'est pour moi un sport individuel.
24:00Et là, la manière dont tu nous expliques, c'est que tu te mets, toi, tes ambitions personnelles, peut-être
24:06ton envie d'aller de l'avant et de te montrer.
24:08Mais 100% depuis le début, depuis le mois d'août, dans un rôle pour le collectif.
24:15Et en fait, explique-nous un peu la différence et est-ce que tu prends vraiment du plaisir avec Olaf
24:22Koi à rouler pour ses sprinters et autres ?
24:25C'est quand même une grande différence.
24:27Le cycliste, c'est un sport individuel qui se court en équipe.
24:30Sans équipier, Olaf Koi, il ne gagne pas aujourd'hui.
24:32Sans Emilien Jacqueline, il ne gagne pas.
24:34C'est peut-être un peu gros, ça fait un peu beau, mais c'est la vérité.
24:41Je pense, alors quand j'ai couru plus jeune, j'ai couru en cyclique jusqu'à l'âge de 16
24:46-17 ans.
24:47Je n'étais pas le meilleur sprinter de mon club.
24:49Je vais le citer, il y avait Maxime Schaap, que je salue, qui était meilleur sprinter que moi.
24:54Et en fait, j'adorais l'emmener au sprint.
24:56Et s'il gagnait la course, j'étais le plus heureux.
24:58Ce côté sport d'équipe, je l'ai toujours eu dans ma pratique du cyclisme.
25:03Et c'est vrai que dans le biathlon, parfois, ça m'a été reproché de vouloir faire des courses d
25:08'équipe.
25:08Quand en fait, la vérité, c'est que le biathlon, c'est un sport individuel
25:11qui parfois se pratique en équipe lors des relais et des relais mixtes.
25:15Mais globalement, on porte le même maillot, mais on est adversaire à la fin.
25:19Et je prends énormément de plaisir aujourd'hui à retrouver cette envie collective.
25:26Et avant, la victoire était un peu plus personnelle.
25:28Et quand aujourd'hui, en fait, je prends un bonheur énorme.
25:31Tu vois, je rentre au bus, ou là, il a gagné.
25:33Tout le monde a le sourire.
25:35Ça fait du bien.
25:36Et puis, je pense que ça fait 8-9 ans que j'étais sur la Coupe du Monde
25:40où j'ai été tellement focus sur moi-même, à être mon propre leader, on va dire,
25:45à essayer de gagner des courses.
25:47Aujourd'hui, d'être au service des autres, ce n'est pas quelque chose qui me gêne.
25:50Au contraire, je trouve que c'est super noble.
25:52Et c'est aussi pour ça que j'aime le vélo.
25:55Et c'est certain que des fans de biathlon ne comprennent pas forcément le pourquoi de ma démarche.
26:02Ils vont regarder une feuille de résultat et vont dire, il a fini 70e à 45 secondes aujourd'hui.
26:07Pas fou ?
26:08Non, en fait, le vélo, ce n'est pas ça.
26:11Comme tu l'as dit, c'est un sport individuel qui se pratique en équipe.
26:14Et à la fin, le but, c'est que ton leader gagne.
26:16Il y a aussi un classement général.
26:18En tout cas, c'est aussi de protéger.
26:20Je pense que beaucoup de personnes ne se rendent pas compte de l'énergie parfois qu'on peut passer dans
26:23une course juste à vouloir replacer quelqu'un, prendre le vent.
26:27Mais pour moi, ce n'est pas un gras du tout.
26:29Au contraire, je trouve ça super cool de pouvoir mettre ses forces pour un collectif et avoir un but commun.
26:38Et on voit physiquement, Emilien, pour ceux qui vous suivent sur le biathlon, vous êtes nettement plus affûté.
26:44Enfin, vous êtes affûté au biathlon, ne me faites pas dire ce que je ne voulais pas dire.
26:50Mais on est d'accord que vous êtes beaucoup plus affûté.
26:55Vous avez perdu combien de kilos depuis votre préparation ?
26:59Et si vous voulez nous le montrer physiquement, vous pouvez aussi.
27:03Allez, torse nu.
27:04Torse nu, je ne sais pas si on peut.
27:06Oui, on peut.
27:07C'est parti.
27:09J'ai perdu entre 5 et 6 kilos.
27:12Quand même, vous partez de quelqu'un qui était affûté, qui était déjà un sportif de haut niveau, un champion.
27:17Et vous passez à cette étape suivante.
27:22C'est ça.
27:23Après, ce que j'aime répéter aussi, c'est que c'est maîtrisé.
27:27C'est-à-dire qu'il y a un corps médical derrière, il y a un nutritionniste, il y a
27:31des personnes qui suivent.
27:32Donc, ce n'est pas quelque chose qui a été fait de manière drastique tout seul.
27:34Je pense que c'est important de le rappeler pour des jeunes qui peuvent écouter ça et qui se disent
27:40« Moi aussi, demain, je vais perdre 6 kilos. »
27:42Mais c'est vrai que ça faisait partie du challenge.
27:45Je savais que si j'avais envie d'être bon sur le vélo, être à 80 kilos, ça allait être
27:50limitant pour pas mal d'étapes.
27:53Je le vois par exemple autour du limousin à 75 kilos.
27:56Je gramme quand même bien.
27:57Et même sur une étape de 3000 mètres de dénivelé positif, je m'en sors.
28:04Donc oui, c'était important de faire ce passage-là.
28:07J'étais OK avec ça.
28:10Et encore une fois, je ne l'ai pas vu comme un sacrifice.
28:14Je pense que l'énergie mentale par contre que m'a demandé la nutrition, je n'aurais pas pu faire
28:21cet effort-là si j'avais été biathlète et qu'il y avait le tir en plus.
28:25Parce que le tir demande énormément.
28:27Je pense que ça coûte beaucoup pour tous les biathlètes tout au long de l'année.
28:31Et si j'avais dû, en plus de ça, rajouter la nutrition, ça aurait fait beaucoup.
28:36Donc on va dire que la nutrition aujourd'hui, elle prend la place du tir en termes d'énergie mentale.
28:41C'est plus dur de tirer ou de perdre les kilos ?
28:45C'est plus dur de tirer quand même.
28:47Ah oui, c'est vous dire à quel point c'est dur de tirer.
28:49Il y en a pour qui c'est plus dur de perdre des kilos.
28:54Je peux dire, le vent d'aujourd'hui, ça ressemblait un peu à Haute-et-Pas, à la poursuite qu
29:00'on avait eue l'hiver dernier.
29:03Donc je préfère quand même être sur un vélo que tirer debout à Haute-et-Pas.
29:07Pierre ?
29:08Ah oui, la perte du poids, moi personnellement, c'était la partie la plus difficile de mon métier.
29:13C'était l'affûtage.
29:14Donc je comprends bien ce qu'Emilien endure.
29:17J'ai même vu dans le reportage rallonger ses sorties de récup pour pouvoir brûler un peu plus de calories,
29:23pour pouvoir manger un petit peu plus.
29:25Mais une chose est sûre, mais Saoud, moi je ne veux plus rouler avec Emilien Jacqueline.
29:28Parce que la dernière fois que j'ai roulé avec Emilien Jacqueline, c'était dans le Ventoux.
29:32C'était pendant sa coupure hivernale.
29:35Donc autant vous dire qu'il était peut-être un ou deux kilos plus lourd qu'au moment où il
29:40a affûté en biathlon.
29:41Et il m'avait déjà laminé.
29:43Donc c'est hors de question, je ne roulerai plus avec toi ou tu viens rouler chez moi sur le
29:48plat.
29:48Mais plus dans le Ventoux ou autre.
29:51Avec plaisir pour rouler ensemble.
29:53Ah !
29:54Là, votre car, il roule ou vous êtes en route pour le… ?
30:01Non, je pense qu'on attend encore au LAV avant de partir.
30:06Il doit être au protocole.
30:07D'accord.
30:08On n'a pas pris la route, c'est vrai que la vie d'un cycliste aussi, c'est ça.
30:13Dès que l'étape se termine, la douche, on commence à récupérer, à manger et on file vite à l
30:19'hôtel pour massage, kiné.
30:21Et déjà, préparer l'étape du lendemain.
30:24Donc c'est vrai que même le rythme est un petit peu différent de ce que j'ai pu connaître.
30:29Là, finalement, il y a toujours des transferts.
30:33Et quand même, les matins, quand je me réveille, je me dis, ouais, ça enchaîne pas mal.
30:36Mais finalement, plus les jours passent et meilleurs sont mes jambes.
30:40Le réveil, justement, par rapport aux courses de biathlon, Emilien, c'est la grosse différence ?
30:48En ce moment, on se lève tôt, je pense, avec l'heure de décalage horaire.
30:52Et qu'il y a ici au Royaume-Uni le fait qu'il y ait la Vuelta actuellement.
30:57Ça fait qu'on attaque très tôt pour finir aussitôt pour les télés, je pense.
31:03Mais sinon, globalement, un cycliste, on ne le fait pas trop lever à 7h, 8h du matin.
31:07Je pense que Pierre ne dira pas le contraire.
31:10Et ça, ça me change du biathlon.
31:13Déjà, quand il y a un ride ou un ride de récup, c'est plus 10h, 10h30.
31:16Moi, ça fait déjà 3h que je suis levé, donc je ne sais pas trop quoi faire.
31:20Tu prends le rythme ?
31:21Et nous, les cyclistes, tranquilles, petit entraînement, café, les journées sont longues, il faut optimiser.
31:29Justement, Emilien…
31:29En fait, le café, ça me va bien, ça, j'ai pris le pain.
31:32Sans vous bousculer, évidemment, mais pour nos téléspectateurs qui vous suivent avec beaucoup d'intérêt,
31:37quand est-ce que vous allez décider si vous allez continuer votre saison de cyclisme
31:44ou si vous participez à la prochaine saison de biathlon ?
31:50Je pense qu'il est encore trop tôt pour faire un choix, mais là, je pense à l'étape de
31:57demain, tout simplement.
31:58Tout ce que je veux dire.
31:59Vous n'avez pas l'habitude de voter en touche comme ça, Emilien ? Ça ne vous ressemble pas ?
32:04Ça ne me ressemble pas, mais c'est vrai que je pense déjà à l'étape de demain, ça va
32:08grimper et voilà, à voir comment ça se passe.
32:13Emilien, pour parler de la suite, bonjour déjà, salut !
32:17Pour parler de la suite, mais la suite là, très très proche, c'est-à-dire le mois de septembre,
32:20on parlait peut-être du Tour du Luxembourg, je ne sais pas si c'est encore d'actu, possiblement ?
32:26C'est sur la chaîne l'équipe en tout cas, il faut que je le dis.
32:27C'est aussi bleu !
32:30Bon, c'est sur la chaîne alors.
32:32Ça après, c'est des choix qui sont faits avec l'équipe en fonction aussi du calendrier des autres coureurs.
32:39Donc, je pense aussi que l'équipe avait envie de voir sur le Tour de Grande-Bretagne comment j'allais
32:45réagir
32:47sur une course vraiment différente du Limousin, où là, c'est vrai que ça m'a fait pas mal enchaîner
32:51entre Polynormande, Limousin, les Jeux Méditerranéens et ici.
32:56Donc, avoir la suite du programme, mais oui, il y a toujours une possibilité.
33:01Non, ma relance, elle était simple, c'est parce que tu disais que tu ne voulais pas être…
33:04Enfin, tu t'essaies d'évacuer le rêve d'enfant, d'être avec des coureurs que tu regardais, etc.
33:09Il y a Mathieu Van Der Poel qui a annoncé sur le Luxembourg, en fait, je cherchais une figure
33:12qui pourrait te faire mettre des étoiles dans les yeux, je ne savais pas qui choisir.
33:16Je me suis dit peut-être que Mathieu, ça peut marcher.
33:18Il signe, du coup.
33:19Je fais le forcing alors.
33:22Ça vaut le coup, Emilia.
33:24Merci infiniment.
33:25C'est ça qui est incroyable, en si peu de temps, de se retrouver avec tous ces champions.
33:28Je veux dire, travailler pour Olav et même tous les gars qui sont dans l'équipe.
33:33Je veux dire, il n'y a que des machines.
33:36J'aurais jamais pensé ça il y a quatre mois, quand j'ai attaqué ce challenge.
33:40Vraiment, l'idée, moi, c'est de me dire que je veux courir chez les pros.
33:43C'est ça, mon rêve.
33:45Et même rouler et faire apprendre des relais avec Dylan Van Barle.
33:50Je veux dire, j'étais dans le Vélodrome de Roubaix lorsqu'il gagne il y a trois ans et j
33:56'avais des frissons, en fait.
33:57Donc, me retrouver avec lui et tirer des bouts droits, c'est incroyable.
34:03On vous laisse continuer de vivre ces moments si précieux, Emilia.
34:06Merci infiniment d'avoir été en direct avec nous.
34:08C'est toujours un bonheur de vous retrouver.
34:11Vous allez débriefer.
34:13C'est quoi le programme ?
34:14En quelques secondes, Emilia, vous attendez Olav Koy qui vient de remporter l'étape, on le rappelle, pour ceux qui
34:18nous rejoignent.
34:19C'est ça, on vient de remporter l'étape avec Olav.
34:23Direction l'hôtel, je crois que c'est un transfert d'une heure environ.
34:27Derrière, il va y avoir un massage, kiné si besoin en plus, manger, bien sûr.
34:33Et après, en même temps, sur le trajet du retour, on va débriefer l'étape tous ensemble.
34:39Merci beaucoup, Emilia.
34:40C'est très touchant de vous voir aussi heureux et vous savez à quel point ça nous fait plaisir.
34:44Merci.
34:44A demain, donc, pour la quatrième étape de ce Tour de Grande-Bretagne jusqu'à dimanche, ce Tour de Grande
34:49-Bretagne.
34:51Félicitations pour la victoire de Olav Koy aujourd'hui.
34:53Vous avez mené, on le rappelle, on va revoir les images.
34:55A très vite, Emilia, demain, 13h30, demain, pour la quatrième étape de ce Tour de Grande-Bretagne.
35:03Emilia, qui a parfaitement mené aujourd'hui le peloton pour pouvoir revenir sur l'échappée du jour.
35:08Laurysen, qui a été échappé très longtemps, repris à 6 km de l'arrivée,
35:12avant de revoir le sprint qui était magistral entre Olav Koy et Tim Merlier,
35:16puisque Emilia était notre invité.
35:18Eh bien, on profite de ces trois minutes que nous a offertes Tanguy avec Jérémy Hansman,
35:24puisqu'il est allé à la rencontre d'Emilien en préparation pour découvrir sa nouvelle vie de cycliste.
35:29Trois minutes de pur bonheur pour voir comment Emilia est devenu ce cycliste qui fait des merveilles sur le Tour
35:35de Grande-Bretagne.
35:36À ce soir-ci, j'étais déjà sur la piste de ski-roule, la cara au dos.
35:41Maintenant, je pars plus tard.
35:42Les séances, elles sont totalement différentes.
35:44Elles sont plus longues.
35:46Et il y a cette idée de tout remettre à zéro.
35:50En même temps, c'est trop cool, mais c'est aussi déstabilisant,
35:55parce que même mes routines, en fait, que j'ai depuis que je suis sur la Coupe du Monde, depuis
36:009 ans,
36:01tout est remis à zéro, en fait.
36:02Donc, j'ai vraiment l'impression de découvrir une autre vie d'athlète.
36:06Les premières semaines, c'était vraiment un rêve de pouvoir porter la tenue de l'équipe,
36:11d'avoir un vélo de pro, d'avoir mon nom sur le vélo.
36:14En fait, tout ça, il y a une sorte d'idéalisation.
36:18Puis, à un moment donné, en fait, surtout avec la chute et la clavicule cassée,
36:22en fait, je suis vite revenu à la réalité, où tous les jours, je donne mon maximum.
36:26C'est dur.
36:28Passer du rêve à la réalité, c'est aussi me confronter à ce que ça demande.
36:33Mais je suis au clair avec moi-même et je sais où je veux aller.
36:36Donc, ça ne change pas.
36:38Il y a toujours les yeux d'enfant.
36:42Avec la petite cible de biathlon, quand même, histoire de se rappeler aux bons souvenirs.
36:49D'où l'on vient ?
36:51La nutrie, la bouffe, les bidons, la pression des pneus, la trace GPX.
36:58On est prêt à y aller.
37:01La carbone, les routes sont belles, pas un nuage.
37:06La vie est belle.
37:12Je suis parti.
37:21Depuis que j'ai repris le vélo et mis en pause le biathlon, je ne suis pas retourné sur le
37:27pâtillard de Corançon, par exemple.
37:29La piste de six roues, c'est quelque chose que je ne connais plus.
37:35Et il y a quand même un côté où ça fait du bien.
37:39Je tourne sur les mêmes pistes de six roues qui font entre 3 et 5 kilomètres tout au long de
37:45l'année.
37:46Et là, d'un seul coup, en vélo, le champ des possibles est illimité.
37:52Le terrain de jeu sur le Vercors est vraiment top.
37:57Je peux facilement me faire des cols avec pas mal de dénivelé.
38:02Pas trop de voitures, pas trop de circulation.
38:05Puis je reste à la maison.
38:06C'est important aussi, côté mental.
38:10Parce que ce challenge me coûte beaucoup aussi.
38:15Tous les jours, c'est une nouveauté.
38:17Il faut faire preuve de patience, d'abnégation, d'humilité, mais aussi de détermination.
38:26Et c'est ce que j'essaye de mettre tous les jours.
38:30Et pour l'instant, ça va bien.
38:31Donc, je garde ce cap-là.
38:34Bonjour.
38:48Je vais me mettre derrière la voiture, là.
38:50C'est fort, hein.
38:53On se prendrait à haut t'es pas.
38:57Ah, ça va faire 4 tours de pédale, tu vas voir.
39:01Térimé.
39:02Je me souhaite de regarder à la télé parce que je fais un hiver où c'est une coupure et
39:10qu'il y a du monde au fou.
39:12Et je me dis, ah, c'était le bon choix.
39:24Le bon choix pour Emilien Jacquelin qui s'épanouit complètement.
39:27Et la démonstration, elle était belle aujourd'hui sur cette troisième étape du Tour de Grande-Bretagne,
39:30remportée par son équipier.
39:33Olaf Khoi au sprint devant Tim Merlire.
39:35On marque une très courte pause et on revoit ce sprint qui a été très agité, notamment au départ avec
39:41Pierre, Claire.
39:43Et on fera un point sur les classements de ce Tour de Grande-Bretagne.
39:47Le classement général, pour l'instant, ça ne bouge pas avant la prochaine étape demain.
39:51A tout de suite pour revoir un sprint très mouvementé, remporté par Olaf Khoi devant Tim Merlire.
39:55A tout de suite.
39:56En live, un grand sprint pour la troisième étape du Tour de Grande-Bretagne,
39:59remporté par Olaf Khoi chez Decathlon CMA-CGM devant Tim Merlire.
40:04C'est un duel de Tour de France qui a tourné à l'avantage du Néerlandais.
40:07On revoit ce sprint, un sprint magistral de la part d'Olaf Khoi.
40:11Un sprint qui a été tourmenté également, si vous nous rejoignez.
40:14On est ensemble jusqu'à 17h et l'équipe de choc autour de France-Piron.
40:18Le dernier kilomètre, Pierre, vous prenez la main pour nous décrypter la performance magistrale de Olaf Khoi, d'Ossar numéro
40:2516.
40:26Alors Olaf Khoi, pour le moment, on ne le voit pas.
40:29On est dans le dernier kilomètre.
40:30Le dernier kilomètre, pour rappel, était en faux-plat montant.
40:33Un long, long faux-plat montant.
40:36Et plus on se rapproche de la ligne d'arrivée, plus on a de pente.
40:39Pour le moment, on est de face.
40:41On voit l'équipe Soudal Quick-Step mener le peloton, un équipier qui vient se retourner.
40:46Et là, vu des licos, on va se concentrer sur Olaf Khoi, qui est en bas à gauche de l
40:51'écran, dans la roue de son équipier 16 bol.
40:54Pour le moment, pas de panique.
40:56De l'autre côté, l'autre favori du jour, Tim Merlier, avec le maillot rouge, qui est également dans la
41:01roue de ses équipiers.
41:04Chacun son train, chacun sa ligne, même si Olaf Khoi, le dossard 16, perd la roue de 16 bol.
41:10On a l'impression que du côté du Néerlandais, il n'y a pas de panique.
41:15On est en gestion.
41:17À ce moment-là, on se dit que c'est un boulevard, pour Tim Merlier, le maillot rouge, qui est
41:22devant, qui est parfaitement amené.
41:23Et vous allez voir le mouvement d'Olaf Khoi, qui va se faufiler, sans faire la moindre vague, contrairement à
41:29Ethan Vernon, qui vient clairement de dégager deux coureurs d'un coup.
41:32Le dossard 46.
41:34Olaf Khoi est toujours dans l'aspiration, dans la boule.
41:37Il en a parlé en interview, il y avait vent de face dans ce long faux plat montant.
41:42On va le voir faire l'effort tout seul, sur la gauche.
41:46Et là, le move parfait.
41:48Le petit mouvement, le petit coup d'œil de Tim Merlier, qui voit Olaf Khoi lancer son sprint.
41:54Et c'est trop tard.
41:55Le Belge comprend immédiatement qu'il est battu, qu'il va être battu par Olaf Khoi.
42:00Plus véloce, plus malin, avec le parfait timing sur cette arrivée au sprint.
42:05Une nouvelle victoire cette saison pour Olaf Khoi, qui s'était imposée déjà sur le Tour de France.
42:09Claire, vous le disiez, c'est sa cinquième victoire pour ce coureur qui est jeune, finalement.
42:15Oui, qui est jeune.
42:17Je ne sais pas si on peut encore dire qu'il est en train de trouver ses marques en septembre.
42:20Mais encore une fois, il vient d'intégrer pour la première saison cette équipe Decathlon CMACGM.
42:25Il se passe des choses.
42:26On est en train de monter au fur et à mesure.
42:28Et puis Olaf Khoi, il s'était imposé ici, en 2023, sur le Tour of Britain.
42:32C'est le doublé bis-repetita.
42:34La seule différence, c'est qu'en effet, il n'y avait pas Tim Merlier.
42:36Ça lui réussit bien.
42:37C'est sa huitième victoire d'étape sur le Tour de Grande-Bretagne.
42:40On revoit ce sprint.
42:41On a rembobiné au kilomètre parce qu'il y a un coureur qui vous a profondément agacé, Pierre.
42:47Alors, on va être focus sur le dossard 46, le maillot de la NSN.
42:52Est-ce qu'on l'aperçoit ?
42:54Oui, on l'a entreaperçu.
42:56Mais vous allez voir, ce coureur, il va faire des vagues.
42:59Il va mettre les mains, les mains, c'est sur le guidon, mais Saoud, c'est surtout pas pour toucher
43:04un autre coureur, se signaler ou déstabiliser ses adversaires.
43:09Est-ce qu'on l'a, le dossard 46, clair ?
43:12Non, s'il est là, au milieu, il est vraiment en bas de l'écran.
43:15En bas, à droite, vous allez voir, il va nous faire un premier coup d'épaule.
43:20Vous voyez ce grand gabarit.
43:22Maillot orange sur une épaule orange et bleu ciel sur le haut.
43:25Voilà, là, un petit coup d'épaule, c'est le premier contact.
43:28Vous allez voir, avec le maillot rouge sur la droite, là, il va carrément l'envoyer dans la barrière.
43:32C'est pas possible de faire ça.
43:33Voilà, là, c'est le pied, les pieds de barrière.
43:36On a des pieds de barrière, il y a la barrière.
43:37Il le voit, il le sent, les sprinters.
43:40Ça, c'est disqualification.
43:40En plus, il est dans le train.
43:42Là, il sort une main.
43:44Les mains, je vous l'ai dit, c'est sur le guidon.
43:47Ça n'a rien à faire en dehors de sur son guidon.
43:50On ne doit pas aller au contact.
43:52Et là, il va refaire un move, il me semble, sur la gauche.
43:55Regardez, avant même d'y aller, il a déjà le coude complètement sorti.
44:00Donc, l'intention est clairement mauvaise.
44:03C'est parce qu'il veut la roue de Merlier.
44:04Ah oui, non, mais tout le monde la veut, la roue de Merlier.
44:06Mais Olaf Khoi, vous avez vu, Olaf Khoi qui est juste derrière le dossard 46 de Vernon.
44:11Lui, c'est propre.
44:12Et Vernon, là, il va se retrouver un petit peu derrière parce que, tout simplement, s'il a cette attitude,
44:18Ethan Vernon, c'est qu'il est à fond.
44:20Il est à fond et ça va se voir dans le résultat final parce qu'il va seulement terminer septième.
44:25En ayant bousculé quatre de ses adversaires, en en ayant poussé un dans les barrières et en sortant le coude.
44:35Pour moi, ce type est dangereux, honnêtement, non ?
44:39Là, c'est carton.
44:40C'est au moins un avertissement, au moins quelque chose.
44:43Mais on ne peut pas, en 2026, laisser ce genre d'attitude dans le peloton.
44:48Sinon, c'est la foire à n'importe quoi, à des gestes.
44:52Quand on a l'intention, on le sent, le coureur qui te remonte.
44:56Quand on pousse volontairement dans les barrières, on n'a plus rien à faire.
44:59Moi, pour moi, demain, il doit être dehors.
45:01Etan Vernon, point bas.
45:03C'est très fort, Pierre, et vous avez raison, parce que les images sont choquantes, effectivement, sur ce sprint.
45:08Remporté par Olaf Koeil, classement de l'étape et du général, Claire, avant d'accueillir France pour l'équipe de
45:13choc.
45:14Alors, la victoire, vous l'avez compris, d'Olaf Koeil, aujourd'hui, face à Team Merlir.
45:18On a Axel Kalberg, derrière, pour une équipe plus qui se porte, qui est une équipe continentale.
45:22Le champion de Finlande, qui vient chercher la troisième place.
45:25Matteo Moschetti, qui prend la cinquième place.
45:27Et puis donc, Etan Vernon, qui est septième.
45:29Il manque un des noms de sprinters, ici, parmi ceux qu'on avait coché, notamment Sam Wellsford et aussi Sam
45:34Bennett,
45:35qui aurait pu se mêler à tout ça, qui a peut-être d'ailleurs travaillé pour Matteo Moschetti, plutôt, aujourd
45:39'hui.
45:42Le classement général de ce Tour de Grande-Bretagne, avant la quatrième étape demain.
45:47Statu quo, pour les trois premières places.
45:49On a changé entre Stuyven et Houle, mais il n'y a pas de souci.
45:52C'est juste une question de temps.
45:53En fait, pour le temps, rien n'a absolument changé.
45:55Neuf coureurs, donc en 40 secondes.
45:57Léoui Saski, toujours leader.
45:58Pour l'instant, il est à l'abri.
46:00Il y a des bonifications sur la ligne, parce que Tim Ouellen, c'est déjà à 12 secondes.
46:03Mais il reste encore deux jours.
46:04Philippe Ogana, grand perdant de l'étape d'hier, est toujours dans le top 10, mais à 1,53.
46:08Demain, l'étape, en quelques secondes, est-ce que ça peut transformer ce classement général ?
46:12Demain, le classement général sera bouleversé.
46:14Mais ça oude, et Léoui Saski va perdre son maillot de leader.
46:17La faveur d'un coureur du UAE, 165 km, 2200 m de dénivelé.
46:22Et surtout, les principales difficultés qui seront pile au moment de la prise d'antenne.
46:26Magnifique.
46:2714h15, peut-être même quelques minutes avant, mais soyez là pour une belle journée de grand live.
46:31France est là ?
46:31Oui, elle est là.
46:32Venez, France.
46:33Magnifique.
46:35Ça va ?
46:35Oui, très bien.
46:36On est face à un devin.
46:38Vous voulez savoir ce qui se passe ?
46:39Un jour sélectionneur.
46:40Qu'est-ce que vous voulez savoir ?
46:41Alors, moi, j'ai une question pour le sportif du plateau.
46:43Simplement, c'est lui.
46:44Pourquoi vous dites ça ?
46:46Est-ce que tu as déjà gagné une victoire, mais sans la mériter ?
46:49Rapporté une victoire.
46:50Certainement, oui.
46:50Ça arrive.
46:51Et bien, on va se poser la question, rapport au match qui t'a fait Célil hier.
46:53Toulouse, ils ont mérité une vérité de gagner.
46:55Ils ont perdu.
46:56Et est-ce que finalement, quand on gagne sans l'avoir mérité, est-ce que c'est joué ici ?
47:00Parce que c'est honteux.
47:01Alors, on aura un beau petit débat là-dessus.
47:03Les bleus du basket féminin, elles vont être championnes du monde.
47:05Voilà, c'est Arwana Bautrette en plateau qui vient, qui nous le dit.
47:08On n'a même pas peur des Américaines.
47:09Vous lui faites confiance ?
47:09Toujours.
47:10Il est en basket plutôt.
47:11En basket, oui.
47:12On fera un petit coup de feu à Grégoire Margoton.
47:14Parce que c'est les footlafters qui débarquent ce dimanche.
47:16La grande nouveauté de cette rentrée.
47:17Donc, il va nous raconter un petit coup les coulisses.
47:19Et puis, un décodeur de Juge Allian sur l'UFC qui revient à Paris.
47:22C'est l'événement de fou.
47:23Il y en a qui aiment, il y en a qui n'aiment pas.
47:24On va nous expliquer pourquoi ça marche autant en tout cas.
47:27Magnifique, juste après une courte pause.
47:28C'est à vous, France, pour l'équipe de Choc.
47:38Sous-titrage Société Radio-Canada
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