00:00Vous me demandez si j'adore, il y a un tweet, je suis tombé à de l'armoire, en le
00:05voyant, de Macron, vous pouvez le retrouver,
00:10qui dit « Vous connaissez mon intérêt pour les mangas ».
00:14Oh putain. Pardon.
00:18Ah oui, commencez pas.
00:20Ça c'est fort.
00:21Oui, l'Arcum.
00:22L'Arcum, l'Arcum, l'Arcum.
00:25Vous savez qu'ils ont investi dans des stagiaires, là, ça rigole pas, il y a une armée de stagiaires
00:33sur le dos, faites attention.
00:35Dommage de tomber dessus quand même.
00:38Bon.
00:42Allons-y, on fait des choses.
00:44Alors prenons de la hauteur.
00:48à tous les Français d'adoption ou d'héritage qui veulent connaître la France et apprendre à l'aimer.
01:04Nos élites dévoyées donnent à voir une France des feux éteints gouvernés par des âmes mortes.
01:15J'ai compris ça en 1986, quand je suis devenu secrétaire d'État à la culture.
01:21J'ai fait tout de suite un constat.
01:23Le loisir de nos jeunes est imprégné de symboles et de mythes qui sont puisés aux sources d'un imaginaire
01:32qui n'est plus le nôtre.
01:34Et c'est à ce moment-là, après avoir fait ce constat, que je reçois une convocation pour un comité
01:40interministériel à Matignon.
01:42Pourquoi ? Parce que j'apprends qu'en fait, le gouvernement d'alternance veut livrer la France au soft power
01:50américain.
01:52J'appelle le ministre d'État, Édouard Balladur, et je lui dis que ce n'est pas possible.
01:57Il me dit où je suis d'accord avec vous.
01:58En plus, ça sera en anglais.
02:00On ne m'a même pas demandé à sous-titrer en français.
02:05Et j'arrive là, il y a un étroit avec le Premier ministre.
02:10Et il s'agit de... L'ordre du jour est simple.
02:13Il s'agit de dire oui ou non à Michael Eisner, qui est le PDG de Disney Monde.
02:23La réponse sur Disney, Euro Disney, en Europe, à Marne-la-Vallée.
02:29Et donc, évidemment, la réponse va être oui, puisqu'il y a 12 000 emplois à la clé.
02:36Mais il y a un incident qui est le suivant.
02:40À un moment donné, Chirac dit bon, je suis pressé, je suis pressé, allez hop, c'est bon.
02:45Je lui dis, vous êtes pressé pour quoi ?
02:46Il lui dit Balladur, Jacques.
02:48Il dit, parce que je fais une photo là, avec Bernadette, on fait une photo avec Mickey à la sortie.
02:55D'ailleurs, tiens, il faudrait retrouver cette photo parce que c'est extraordinaire.
02:59Regardez.
03:02Et donc, à ce moment-là, Balladur lui dit, Jacques, Jacques, ce n'est pas convenable.
03:08Et Chirac répond, c'est peut-être pas convenable, mais on fait de la politique.
03:14Et là, en fait, je m'engouffe dans cette brèche et je dis à Chirac, monsieur le Premier ministre,
03:23j'avais des très bonnes relations avec lui parce que j'avais été son stagiaire de l'ENA en Corrèze.
03:28Donc, il m'aimait bien. Donc, il me passait tout. Donc, je pouvais tout me permettre.
03:31Et là, je suis allé. Donc, je lui ai dit, monsieur le Premier ministre,
03:35pourquoi on ne fait pas des parcs à la française plutôt que de faire venir le soft power américain ?
03:40Il me dit, mais on n'a pas leurs moyens, on n'a pas leur savoir-faire.
03:44Je lui ai dit, oui, eux, ils ont les manèges, mais nous, on a l'histoire.
03:48Eux, ils ont une petite souris, mais nous, on a Jeanne d'Arc.
03:53Il pensait que Walt Disney, il est venu en Europe chercher les comptes de Perrault,
03:58les comptes d'Andersen. Il dit, vous voulez dire quoi ?
04:01Je dis, ben, je veux dire que si Walt Disney avait été français,
04:04il aurait choisi Duke Eclin plutôt que le capitaine Crochet
04:11et Bayard plutôt que Donald.
04:16Il dit, oui, mais on n'a pas les moyens, il y a un gap technologique, etc.
04:21On en est resté là.
04:22Je suis sorti, j'étais furieux, exaspéré,
04:27parce que je me suis dit, mais alors, on est en train de livrer notre imaginaire,
04:31où est-ce qu'il en reste aux Américains ?
04:35Et j'ai décidé de soutenir un projet
04:40conçu par Anne Fourcade, une architecte tout à fait remarquable,
04:45qui me dit, mais moi, j'ai une idée de parc à la française,
04:49Marrabley, Gargantois, Pantagruel, etc.
04:51Malheureusement, la guerre Picocoline a été perdue.
04:54Et voilà la réplique sismique qui arrive, avec les parcs saoudiens.
04:58Donc, parc américain, parc saoudien.
05:00Donc là, ce n'est plus l'imaginaire américain,
05:04c'est l'imaginaire japonais.
05:06Ah, alors là, on progresse.
05:09Et donc, en fait, on a l'imaginaire japonais
05:12qui va s'installer en Ile-de-France,
05:14porté par des fonds saoudiens.
05:17Il faut être naïf pour ne pas comprendre
05:20que là où l'islam finance, l'islam commande.
05:26Et je pense que derrière tout ça, il y a la taqia,
05:29et que l'Arabie saoudite,
05:32le lieu par excellence des lieux saints,
05:37l'Arabie saoudite, c'est ce qu'elle fait.
05:39Si elle vient en France, c'est pour prendre le loisir
05:42comme le Qatar a pris le sport.
05:45Écoutez bien ce que je vous dis.
05:46Et les informations que j'ai
05:49et qui je délivrerai en son temps
05:52me laissent penser que c'est une,
05:56évidemment, c'est une manœuvre de pénétration,
06:00d'infiltration de l'Arabie saoudite
06:03et donc pour faire de la France,
06:07chaque jour davantage, une terre d'islam.
06:12Alors, Macron avait dit
06:14il n'y a pas de culture française.
06:16Il avait dit aussi,
06:17Alexandre Devecchio l'a rappelé récemment,
06:20il faut que les Français déconstruisent leur histoire.
06:23Chapeau à l'artiste.
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