00:00Depuis qu'il a claqué la porte il y a 5 ans, Jacques Cardoz accuse l'audiovisuel public d'absence
00:05de pluralisme.
00:07Auditionné en avril dernier, lors de la commission d'enquête, le journaliste avait dénoncé une idéologie de gauche prédominante.
00:13Une enquête sur Jean-Luc Mélenchon me paraissait en 2018 absolument impérative.
00:17Lorsqu'on a un candidat à la présidence de la République qui dit « la République c'est moi »
00:20et qui manifeste cette violence devant les gens,
00:22ce qui m'a choqué c'est d'entendre de la part d'une journaliste que ce n'était pas
00:25question
00:26parce que la France Insoumise faisait partie de ceux qui donnaient les dossiers à l'émission.
00:30A l'inverse, certains numéros de son émission complément d'enquête étaient scrutés de très près.
00:34L'enquête sur Jordan Bardella, le rédacteur en chef, a dit « devant moi celle-là, et je m'en
00:38suis entretenu avec la direction, je n'ai pas le droit de la rater ».
00:42Ces derniers mois, d'autres voix se sont élevées contre un manque de neutralité.
00:46Paul Amart, ancien présentateur du 20h sur France 2, est l'une d'entre elles.
00:51Vous avez une jeune génération qui est arrivée, qui n'a pas connu des guerres telles que nous on les
00:54a connues,
00:55ou couvertes, qui ont envie d'en découdre et qui sont biberonnées à l'idéologie aujourd'hui.
00:59L.F.I.
01:00Des journalistes qui, pour certains, semblent vouloir s'approprier l'audiovisuel public.
01:05Dans les colonnes du Figaro, Brice Couturier, ancien de Radio France, se souvient de l'attitude de certains de ses
01:11confrères.
01:12« Trop souvent sur place, j'ai entendu que le service public appartenait à la gauche.
01:16Il n'y a que dans les États autoritaires qu'un parti, parce qu'il est victorieux aux élections,
01:21considère qu'il a le droit de mettre la main sur les appareils d'État, et en particulier les radios
01:25et les télévisions publiques. »
01:27Aujourd'hui, les journalistes de France intervoient rouge avec la présence de Charles Sapin.
01:32Une colère et une grève à venir qui, pour certains, confirment une absence de diversité d'opinions.
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