00:00Si aujourd'hui nous constatons toutes ces réalisations, c'est parce qu'il y a la paix.
00:04Mais s'il y a la paix, c'est parce qu'il y a quelque part une opposition assez responsable.
00:18J'allais dire que M. Chable Goudic est le président du COGEP à la réponse exacte.
00:23Mais concernant, je pense que je suis une personne de conviction.
00:26Et en tant qu'acteur politique, je suis attaché à des valeurs.
00:30Et j'estime que ces valeurs-là habitent ma personne.
00:35Et je suppose que ce sont ces valeurs qui ont contribué à ce que le président Chable Goudic puisse me
00:41nommer en tant que secrétaire général du parti.
00:47J'ai d'abord la mission d'agir de sorte que la formation soit au centre de nos activités.
00:53Il est important pour nous aussi, et c'est le deuxième axe, de pouvoir donner à notre parti cette autonomie
00:59financière.
01:00Le troisième axe, nous avons le devoir de mettre en place une administration assez moderne.
01:08De sorte à pouvoir tracer, donner de la traçabilité à nos actions.
01:14D'abord, nous voulons faire en sorte que la politique ne soit pas perçue dans l'esprit des Ivoiriens.
01:21Sinon, le politicien ne soit pas perçu dans l'esprit des Ivoiriens.
01:25Comme une personne qui utilise le peuple comme association sociale.
01:29Pour nous, il nous faut faire comprendre dans la population que l'homme politique doit être au service du peuple.
01:41C'est sur la faculté que nous sommes connus.
01:44Et donc, depuis, nous faisons un chemin ensemble.
01:45Donc, c'est tout un processus qui nous a conduit aujourd'hui à continuer d'être ensemble.
01:54Nous sommes en de très bons termes avec tous les acteurs politiques en Côte d'Ivoire.
01:58Nous n'avons aucun problème avec l'EPPACI, je le précise.
02:02Et le Président Chablou Goudé nous a donné l'opportunité de diriger le secrétaire général.
02:07Et nous, vous allez le voir, dans les jours à venir, nous allons faire le tour des partis politiques.
02:11En tout cas, pour ceux qui voudraient nous recevoir pour échanger avec eux sur les nouvelles d'orientation qui nous
02:20attendent.
02:20Nous sommes de la gauche, nous l'assumons.
02:22Et nous pensons qu'il y a des sujets essentiels sur lesquels nous pouvons nous mettre d'accord.
02:30Nous avons choisi une voie.
02:33La voie que nous avons choisie est celle de l'accession au pouvoir par les urnes.
02:39Et il est hors de question que nous puissions nous aligner à des personnes qui font la promotion des armes
02:45comme moyen d'accession au pouvoir.
02:47Nous n'avons pas de problème avec les noms.
02:50Les noms ne nous intéressent pas.
02:51Qui s'appelle GPS, qui s'appelle TAN, ce n'est pas ça qui est le plus important.
02:54C'est quelles sont les valeurs que ce parti et ces ressources-là inculquent.
02:58C'est ça qui est le plus important pour nous.
03:00Et donc, tant que des valeurs seront en conformité avec les nôtres,
03:05nous n'aurons aucun problème à pouvoir discuter avec tous les partis qui s'appellent GPS ou tout autre.
03:14Nous sortions de la crise et beaucoup de personnes qui étaient taxées de Progbabo
03:20ont vécu beaucoup de difficultés à cette période-là.
03:23Et nous autres, nous avions eu, j'allais dire, la chance d'être en vie.
03:27Je dois peut-être ma vie à un agent de l'ONUssie, M. Léonidas,
03:33qui a mis tout en œuvre pour me retrouver et pour exiger comment m'envoie à l'hôpital,
03:38à l'hôpital militaire d'Abidjan.
03:40C'est là que j'ai recouvré la vie.
03:47Ce qui n'a pas marché, c'est que les Ivoiriens ne veulent pas savoir ce qui n'a pas
03:51marché.
03:52Vous voyez, cette crise-là, elle a été affreuse.
03:55Elle a été difficile.
03:56Quand on sort de cette situation, le premier réflexe qu'on a,
04:00c'est comment faire ne plus la vivre.
04:03C'est pour ça que nous pensons qu'il faut que nous puissions aller au pardon.
04:08Vous êtes en Côte d'Ivoire et vous constatez qu'il y a encore des ressentis
04:14qui existent dans l'esprit, dans le cœur de certains Ivoiriens.
04:19Et c'est pour ça que je dis, sur ce point, chacun d'entre nous a une responsabilité.
04:25Il y a aussi bien le pouvoir que nous qui sommes dans l'opposition.
04:29Mais la réalité, il y a du devoir, du pouvoir, de créer les conditions pour que les Ivoiriens se retrouvent.
04:38Mais il y a aussi du devoir de l'opposition de favoriser cette cohésion.
04:43Si aujourd'hui, nous constatons toutes ces réalisations, c'est parce qu'il y a la paix.
04:48Mais s'il y a la paix, c'est parce qu'il y a quelque part une opposition assez responsable
04:52qui ne crée pas les conditions du désordre.
04:56Donc, le pouvoir a quand même créé les conditions pour que l'expression plurialiste puisse être une réalité.
05:06Dans ce pays-là, des gens ont affirmé que c'est parce qu'ils appartenaient à une religion,
05:13parce qu'ils appartenaient à une région qu'on les empêchait d'être quantitaires.
05:18Ce sont des discours que nous ne voulons plus entendre.
05:20Et c'est pour ça, malgré le fait que Chable Goudet soit, j'allais dire, écarté du jeu politique sur
05:29le plan électoral,
05:31nous pensons que ce ne sont pas des arguments pour pouvoir brûler la Côte d'Ivoire.
05:36Pour nous, cette question, elle est politique.
05:38Et nous sommes conscients et nous sommes convaincus qu'elle trouvera une solution politique.
05:44Pensez-vous honnêtement que c'est la position rigide des responsables du BPCI
05:49qui a favorisé que les comptes soient dégelés ?
05:52Pensez-vous ça ?
05:53Mais je vous dis, M. Assalé, là, ils sont récépissés.
05:57Mme Simone Gbagbo et là, ils sont récépissés.
05:59Est-ce qu'ils avaient une condition rigide, une position rigide ?
06:02Vous devez comprendre que Chable Goudet n'est pas un être comme les autres.
06:06Mais ce que je peux ajouter sur ça, c'est qu'au niveau de notre parti,
06:10nous allons mettre en place des équipes qui vont spécialement s'occuper de ces questions.
06:16Les questions de récépissés et les questions d'apprivation des droits civiques du président du parti.
06:26Vous devez savoir que la question de le paillage est une question vitale pour la nation.
06:31C'est une question essentielle.
06:33Parce que les conséquences, nous les voyons, nous les vivons,
06:36sont des conséquences assez terribles.
06:38Il faut, naturellement, à ces conséquences, trouver une solution durable.
06:44Nous ne sommes pas dans le buzz.
06:46Nous sommes des acteurs politiques.
06:49Il faut une structure institutionnelle qui puisse prendre en main cette question.
06:55On me dira qu'il y a des structures dédiées.
06:57Mais non, pour nous, l'avantage que le ministère procurera,
07:02c'est que ce ministère-là aura la responsabilité.
07:10Nous, au COJEP, ne nous sentons pas responsables.
07:14Nous sommes victimes.
07:15Parce que cette situation-là pollue l'eau.
07:19Cette situation détruit des plantations.
07:22Cette situation détruit la terre.
07:24Et la conséquence, c'est que nous ne pouvons pas boire de l'eau.
07:27Le cacao ne va pas produire.
07:28Nos planteurs seront de plus en plus paupérisés.
07:31La terre ne sera plus fertile.
07:34Et donc, on risque d'avoir, dans les années à venir, le problème de faim.
07:38Donc, nous sommes des victimes.
07:39Il faut que l'État soit responsable pour assumer cela.
07:43Parce que cette affaire-là ne date pas d'aujourd'hui.
07:47Souvenez-vous, feu, le président Henri Connambédier.
07:50Il avait décrit leur péage clandestin.
07:53Que le ministre assume d'être responsable.
07:55Et de nous trouver les coupables.
07:57Parce que ce qu'on présente là, pour nous, ce ne sont pas les coupables.
08:01Vous avez vu tous ces engins.
08:02Qui les finance ?
08:04Qui paye ces engins ?
08:05Qui paye le mercure ?
08:07Comment le mercure entre en Côte d'Ivoire ?
08:09Voici la question essentielle.
08:11Le mercure est interdit en Côte d'Ivoire.
08:12Mais qui fait rentrer ?
08:13C'est son devoir égalien d'assurer la sécurité des Ivoiriens.
08:16C'est lui qui est responsable.
08:18Et non, nous ne sommes aucunement responsables.
08:24Encore, on vous dit merci pour cette opportunité-là.
08:28Dire que le COGEP est un parti politique qui est au service des Ivoiriens.
08:36Nous menons nos actions dans le cadre du bien-être des Ivoiriens.
08:40Et c'est pour ça que nous avons choisi la voie d'une opposition responsable et pacifique.
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