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Eliot Deval et ses invités débattent des grands thèmes de l'actualité dans #HDPros2WE à 20h du vendredi au dimanche

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Transcription
00:00Il est 20h sur CNews, merci d'être avec nous pour l'heure des pros avec M. le ministre Pierre
00:06Lelouch.
00:07M. le Président Elliot.
00:08Bon, pas encore.
00:09Mes respects de ce soir.
00:10Il reste encore 7 mois et 19 jours je crois.
00:14Il faut y aller Elliot.
00:16Il y a tellement de candidats.
00:18Il faut y aller.
00:19Peut-être que ce sera Geoffroy Lejeune, M. le Président, comment allez-vous ?
00:22Moi je veux juste être votre ministre Elliot.
00:25C'est le cas ce soir.
00:25On est également avec Amine Elkett, Michel Almin.
00:29Ravi de vous retrouver.
00:31Vous nous aviez manqué pendant tout cet été.
00:33Normalement, j'aurais dû commencer par vous, chère Eva.
00:36Eva Duparc.
00:37Mais pourquoi je termine par vous ?
00:39Parce que c'est un plaisir de vous découvrir sur l'antenne de CNews.
00:43Vous êtes journaliste à frontières.
00:45Et donc, on a le plaisir de vous accueillir dans cette émission.
00:49Je vous remercie de m'accueillir aussi.
00:51Et donc, vous êtes la bienvenue.
00:52Faites très attention parce qu'effectivement, vous avez des éditorialistes qui ont l'habitude de parler, trop parler.
00:58Et un animateur qui laisse un maximum là-bas.
01:02C'est comme ça, non ?
01:03Oui, tout à fait.
01:04Bon, le sourire.
01:06Mais en même temps, c'est très intéressant ce qui est en train de se passer.
01:09Arrow sur le Rassemblement National, le système médiatique, le système politique.
01:14Et si le week-end dernier, au cœur de la campagne, c'était l'économie, ce week-end, c'est
01:21la question migratoire.
01:23Et vous avez aujourd'hui les plus immigrationnistes qui vont faire la leçon à ceux qui veulent contrôler l'immigration.
01:31C'est quand même fascinant.
01:32Et vous avez un fil conducteur, un trait d'union que vous pouvez faire dans les attaques contre le Rassemblement
01:37National ces 24 dernières heures
01:39entre Valérie Pécresse, Gabriel Attal, Xavier Bertrand et Jean-Luc Mélenchon.
01:45Après, il y a un degré dans la violence.
01:47Vous allez entendre Jean-Luc Mélenchon qui a quand même parlé de Jordan Bardella comme d'un fasciste, d'un
01:53misérable, sans réputation.
01:55Il avait donc comme cible prioritaire à Lille Jordan Bardella et il a rebondi sur l'accord passé entre Farage
02:01et le candidat RN, accord symbolique.
02:03Et je vous propose d'écouter donc Jean-Luc Mélenchon, c'était cet après-midi.
02:07Me voici à commenter le propos lamentable de M. Bardella en Angleterre.
02:16Qui, sans qu'on lui ait rien demandé, promet aux fascistes anglais que les Français récupéreront les gens qu'ils
02:25voudront mettre dehors
02:26et qu'ensuite nous nous chargerions en plus de les expulser de chez nous.
02:31Comment peut-on être aussi misérable ?
02:35Non, ce n'est pas la France qui parlait.
02:39C'est seulement un fasciste, sans réputation et sans partait.
02:44sous les applaudissements des milliers de personnes qui étaient présentes à Lille.
02:48Fasciste, sans réputation, misérable.
02:50Alors on a évidemment l'habitude de la violence en politique.
02:55Est-ce que vous êtes surpris par ces déclarations de Jean-Luc Mélenchon ?
02:58Sur l'emploi du terme fasciste ?
03:00Non, misérable, sans réputation.
03:02Ça fait quelques années qu'il a vrillé, Jean-Luc Mélenchon, là-dessus, sur la manière de parler.
03:07Sur la violence, la manière de s'adresser à ses adversaires, etc.
03:09Est-ce que ça marche encore ?
03:11C'est une bonne question.
03:12Ça marche avec son public.
03:13Le problème, c'est que vous avez raison de dire qu'il est applaudi.
03:15Et en fait, dans ces meetings...
03:17Il y en a même un qui fait un doigt d'honneur.
03:19Oui, j'ai vu, absolument.
03:20Et sur sa base électorale, manifestement, ce n'est pas un handicap.
03:23Ça, c'est inquiétant.
03:24Alors maintenant, allons sur le fond, plus que sur la forme.
03:27C'est-à-dire que si Jordan Bardella est attaqué par Jean-Luc Mélenchon,
03:32c'est que...
03:32Et c'est l'image de ce week-end.
03:35On l'a commenté en longueur hier.
03:37C'est cet accord entre Nigel Farage et Jordan Bardella.
03:43C'est pour lutter contre l'immigration invasive.
03:46C'est comme ça que c'est présenté par le parti de Nigel Farage.
03:49Je précise les contours de cet accord.
03:51Qu'est-ce qu'il dit ?
03:52Il dit qu'il faut désormais un mécanisme de partage des coûts de protection de la frontière.
03:58Il n'y a pas ce mécanisme-là, ce partage équitable.
04:02Il faut empêcher les départs depuis les coûts de française.
04:05Il faut expulser vers leur pays d'origine ou un pays tiers ceux qui seront ramenés en France
04:10et ceux qui vont être récupérés lorsqu'ils font le transit, du moins quand ils essayent de passer la manche.
04:18Soit ils seront expulsés directement, soit immédiatement ils seront placés dans des centres de rétention administratifs.
04:23Et depuis 24 heures, vous avez toute une classe politique qui présente cet accord comme un accord de la honte,
04:30comme une humiliation.
04:32Intéressant de voir jusqu'où ça peut aller.
04:35Misérable, fasciste, humiliant.
04:37Rien que ça, monsieur le ministre.
04:39Bon, Mélenchon est dans son rôle.
04:41En plus, c'est un grand tribun et une fois de plus, il fait la preuve que c'est un
04:45grand tribun.
04:46Donc, il ne faut pas sous-estimer l'impact de ce qu'il raconte.
04:49Moi, je le prends très au sérieux.
04:50Même si je trouve ce qu'il raconte tragique pour notre pays, mais c'est un autre sujet.
04:57Vous m'interrogez sur cette histoire d'immigration entre l'Angleterre et la France, c'est un vieux sujet.
05:03Donc, j'ai aussi eu à m'occuper à l'époque où j'étais au gouvernement.
05:09Les Anglais comptent sur nous pour être leur garde-barrière.
05:15Ce n'est pas le cas en Italie ou en Espagne, où avec Schengen, on passe.
05:21On se bat pour qu'ils reprennent.
05:24Et en fait, ils reprennent avec difficulté.
05:28Mais dans le cas de l'Angleterre, qui est une île, les gens prennent le bateau, vont là-bas.
05:34Et une fois là-bas, ils restent en Angleterre.
05:36Et c'est une population qui, pour l'essentiel, vient du Pakistan, du sous-continent indien,
05:43qui n'a pas de racines en France et qui veut aller en Angleterre.
05:46Ils ne veulent pas rester en France.
05:47Donc, nous, nous sommes un pays de transit pour eux,
05:51comme les Espagnols sont un pays de transit pour les gens qui arrivent en France.
05:54Bon, nous avons mis au point avec les Anglais un système de gardiennage à leur profit,
06:01où ils nous payent un peu d'argent pour financer la mobilisation de cartes frontières.
06:08Qui est un échec.
06:09Qui est un échec, puisqu'en 2025, 41 000 migrants illégaux ont traversé la Manche.
06:17Et que c'était quasiment un record, puisqu'il faut remonter à 2022.
06:21Il y en avait 45 000.
06:22Et à Calais, les habitants de la région disent, ça a complètement changé,
06:28puisque vous avez aussi les bidonvilles, les jungles, etc.
06:31C'est une catastrophe.
06:32Donc, c'est un échec.
06:33Une catastrophe pour notre région.
06:34C'est une catastrophe aussi parce que ça ne fonctionne pas.
06:37Ensuite, il y a eu un épisode sous Macron, avec un accord one for one.
06:43Vous en prenez un, je reprends un autre.
06:44Enfin, un truc qui ne marche pas non plus.
06:47Après, il y a cette idée.
06:48Alors, moi, je serais Nigel Farage.
06:51Pour Nigel Farage, c'est une très bonne chose.
06:53Il y a des Français qui vous disent,
06:55tous ceux qui arrivent en Angleterre, je les reprends quand même.
06:58Ça, c'est tout bon.
06:59C'est 200%.
07:00Lui, il peut signer cette charte.
07:04Pour Bardella et pour la France, la question, c'est, est-ce que nous sommes sûrs ?
07:09De les expulser.
07:10C'est la question qui est centrale.
07:13Mais alors, vous voyez, ça, je trouve que c'est une très bonne question.
07:15On va finir, Eliott.
07:16Oui, mais c'est long, Pierre.
07:17Pardonnez-moi.
07:18J'arrête.
07:18C'est un sujet sérieux.
07:19Oui, je sais que c'est un sujet sérieux.
07:21Il y a du monde.
07:22Est-ce que nous avons entamé une procédure pour avoir des accords avec un pays tiers qui va accepter ces
07:28gens ?
07:28Le porte-parole du Rassemblement national, l'un des porte-parole, Andréa Cotara,
07:32qui est avec nous sur Europe 1 ce midi,
07:34il disait qu'ils étaient déjà en train de travailler avec les pays tiers,
07:37justement pour créer...
07:38C'est très difficile à obtenir.
07:40J'ai compris.
07:40Et en plus, juridiquement, il faut savoir que les Anglais ont essayé de le faire, ça n'a pas marché.
07:45Seule l'Italie a passé un deal avec l'Albanie, c'est le seul qui tient aujourd'hui.
07:49Alors, est-ce que les Albanais vont accepter de prendre chaque année 40 000 Pakistanais en plus ?
07:55Je ne sais pas.
07:56Si j'ai ça, je peux signer le deal.
07:59Si je ne l'ai pas, je signerai pas.
08:00La question que j'aimerais vous poser, c'est est-ce que sur les dix dernières années,
08:03la politique migratoire d'Emmanuel Macron a été une réussite ?
08:06Mais non, bien sûr.
08:06Mais non.
08:07C'est une tragédie.
08:08Gabriel Attal.
08:09Une tragédie, dit-il.
08:09Mais oui, 500 000 entrés par an.
08:13Donc d'entendre Gabriel Attal ou Édouard Philippe faire la leçon à ceux qui n'ont même pas encore été
08:20au pouvoir
08:20et qui tentent de créer des ponts entre des politiques anti-immigration au Royaume-Uni,
08:26Totalement.
08:27Simplement, j'essaie de comprendre.
08:29Je me dis que c'est aux deux audacieux.
08:30Simplement, je dis que pour que ça fonctionne, il faut qu'on ait un endroit pour mettre les fameux migrants
08:35qui reviendront.
08:35Je vous donne la parole.
08:36Dans un instant, je voudrais juste qu'on écoute Jordan Bardella qui a réagi à cette polémique.
08:40C'était chez nos excellents confrères de BFM.
08:42C'était à 19h.
08:43Je vais découvrir sa déclaration en même temps que vous.
08:45Moi, j'ai vu.
08:46Vous avez vu ?
08:47Oui, bien sûr.
08:47Vous savez dire qu'à 19h, vous ne nous regardiez pas.
08:50Cet accord de coopération qui a été signé avec Nigel Farage a été sur la base de la conscience commune
08:57que l'immigration fait partie des défis majeurs qui se posent aux sociétés européennes.
09:02Notre parti est en tête des élections en France pour l'instant
09:05et le parti de Nigel Farage est en tête des intentions de vote au Royaume-Uni
09:08et donc il est peut-être le prochain Premier ministre britannique.
09:11Et à deux, nous avons souhaité approfondir notre coopération pour d'ores et déjà réfléchir
09:16à la façon de mettre fin à l'immigration illégale et à ce qui est devenu, c'est-à-dire
09:24la Manche, aujourd'hui un cimetière et une véritable passoire où des malheureux tentent
09:30la traverser au risque de leur vie avec l'espoir de trouver en Grande-Bretagne des bénéfices
09:35à cette traversée.
09:37Cher ami.
09:38En fait, je rejoins ce qu'a dit Pierre, ce qui soulève des interrogations et des critiques
09:43par rapport à ce qui s'est passé hier, c'est que si notre pays se distinguait par
09:46l'efficacité de sa politique migratoire, par les expulsions, si à tout hasard un candidat
09:52devenu président de la République avait tenu sa promesse d'exécuter 100% des OQTF,
09:56on est à 7%, le sujet ne se poserait pas.
09:59La conclusion à laquelle arrivent les gens, c'est que si on les renvoie pas, enfin si on
10:02récupère les migrants qui tentent de traverser la Manche, qu'est-ce qui va se passer ?
10:05Ils vont rester là ? Ils vont rester en France ?
10:07Mais pardonnez-moi, Jordan Bardella ou Jean-Luc Mélenchon ou même Marine Tondelier,
10:12ils sont candidats à la présidentielle, c'est pour ça que je cite les trois, ils sont
10:15responsables de l'échec historique en matière migratoire ces dix dernières années ?
10:19Bon ben alors, ce qui a été produit pendant dix ans, qui est un échec absolu, n'est pas
10:23obligé d'être reproduit par le vainqueur à la présidentielle, que ce soit Marine
10:28Tondelier, Jean-Luc Mélenchon ou Jordan Bardella ? Et mon petit doigt me dit que si le Rassemblement
10:35national est à plus de 30% au premier tour, c'est aussi parce qu'ils ont peut-être un
10:40programme migratoire qui convainc un tout petit peu plus les Français qu'un Gabriel Attal ou
10:44qu'un Édouard Philippe. Mais peut-être que je suis complètement à côté de la plaque.
10:48Moi ce que je trouve exceptionnel, c'est, est-ce que vous vous rappelez, il y a quelques
10:52années, je pense que c'était pendant le premier quinquennat d'Emmanuel Macron, Gérald Darmanin
10:56avait débattu avec Marine Le Pen et il avait dit à un moment donné, je vous trouve un peu
10:59molle Madame Le Pen, ça avait fait beaucoup sourire, mais en fait ils sont en train de
11:02refaire le même coup, c'est-à-dire l'accusation de mollesse et de trahison sur la question
11:05migratoire du Rassemblement national. Honnêtement, si cette campagne se déroule comme ça, moi
11:08ça me va, si on accuse le RN de ne pas être assez à droite, ça va très bien se
11:11passer.
11:12Eva ? En fait, c'est drôle de voir tous ces centristes qui d'un coup deviennent
11:16souverainistes, c'est-à-dire que quand, en fait, on voit précisément dans ce traité,
11:21on comprend bien que c'est si le RN, le programme du RN est impliqué, évidemment que ces migrants
11:25qui reviendraient vers le territoire français seraient expulsés à nouveau. Je veux dire,
11:30ces centristes incarnent l'échec migratoire et viennent nous donner des leçons. Par exemple,
11:34quand on voit qu'il y a 70 000 nuitées par jour sur notre territoire pour des migrants,
11:39tout ça nous concerne directement. Vous parliez très justement de Calais, je veux dire
11:42Calais, c'est l'exemple parfait de l'échec des centristes. Je veux dire, c'est un peu
11:47l'hôpital qui se fout de la charité. Enfin, bref, chez l'erreur.
11:50Eh bien, justement, on écoute Gabriel Attal qui a expliqué que c'était une humiliation
11:54pour la France, cet accord entre Jordan Bardella et monsieur Nigel Farage. Je vais écouter
12:02Gabriel Attal. Ce matin, on avait la chance d'avoir la porte-parole de sa campagne,
12:07l'une de ses porte-parole qui est Prisca Tevenot. J'invite vraiment les téléspectateurs,
12:11moi, je suis toujours en transparence avec eux, à réécouter cet entretien. Je n'ai pas compris
12:15ce que proposait Gabriel Attal pour lutter contre l'immigration. Et Nicolas Pouvromontier
12:21a posé des questions extrêmement claires, concrètes à Mme Prisca Tevenot. Nous n'avons pas
12:26compris la réponse.
12:28On a vu l'intervention de Jordan Bardella hier absolument sidérante, où il s'est rendu
12:34aux côtés de Nigel Farage. Et il a accepté de signer un mémorandum et un accord
12:40qui est une soumission totale, là aussi, de la France, puisqu'il s'engage à ce que
12:45la France accueille et reprenne tous les migrants qui se rendent vers la Grande-Bretagne.
12:51On atteint des degrés d'impréparation et de soumission qui ne sont quasiment jamais
12:54vus dans l'histoire du Rassemblement national récent, en tout cas. Et je crois que c'est
12:57illustratif de leur politique étrangère, encore une fois, qui est celle d'une grande
13:02soumission à l'égard d'autres puissances, parfois d'ailleurs de puissances dictatoriales.
13:05– Mais quand on entend Gabriel Attal et qu'on refait le bilan de ces dix dernières
13:10années, la soumission à certains pays qui refusent, par exemple, les laissés-passer
13:15consulaires, vous voulez que je vous fasse la liste ? Et vous allez faire la leçon
13:18aujourd'hui ? Bonne chance.
13:20– Sans doute que Gabriel Attal considère qu'il n'est pas comptable du bilan d'Emmanuel Macron.
13:23– La seule question que je me pose, c'est est-ce que ce type de discours est convaincant ?
13:26Est-ce que les Français se disent « Ah ben Gabriel Attal a entièrement raison ».
13:30– Non mais Attal est complètement ridicule, une fois encore, une fois encore. Bien sûr
13:35que le bilan Macron est catastrophique, on est à 500 000 entrées par an. Il n'y a
13:40aucun retour aux pays d'origine, sauf pour des pays comme l'Arménie, voire un peu
13:47l'Albanie. Mais tout ce qui est Afrique du Nord, Afrique subsaharienne, les gouvernements
13:52ont dit non, l'Algérie a dit non. Et en fait, qui n'a pas modifié l'accord de 68
13:57suite avec l'Algérie par exemple, qui aurait dû être fait il y a plusieurs années.
14:01Donc le bilan est nul. Bon, l'avantage pour Bardella, c'est qu'on parle de lui, qu'il
14:08se pose en futur Premier ministre, et que le débat tourne autour de l'immigration, ce
14:14qui est à mon sens, du point de vue du Rassemblement national, plutôt une bonne affaire.
14:19Et on voit ensuite s'exprimer des gens qui ont un bilan, eux, absolument nul.
14:23– La question que je me pose, c'est est-ce que c'est convaincant ?
14:25– La critique que j'ai émise, c'est une critique de bon sens. J'aurais, si j'avais
14:29été à sa place, j'aurais signé ce genre de choses, qu'à condition d'avoir résolu
14:35le problème du pays de retour.
14:36– Du pays de retour, mais c'est la seule question qui vaille…
14:38– Si j'ai un accord avec…
14:39– Mais là, vous avez entièrement raison, Pierre. Mais ce matin, le débat politique
14:45devrait être, mais j'ai été aux affaires, M. Bardella n'y a jamais été, il ne sait
14:51pas à quel point c'est difficile de retrouver un accord avec les pays étrangers pour les
14:56laisser passer consulaires. Je me suis battu pour ça, etc., etc. Ce n'est pas de dire
15:00que c'est une humiliation, on n'a jamais vu ça, se soumettre. Ça n'a aucun sens,
15:04aucun intérêt, je crois, mais peut-être que je dis là aussi…
15:07– Moi, quand j'écoute Gabriel Etal, je me dis que finalement, il a l'air très
15:10nostalgique de Jean-Marie Le Pen.
15:12– Ou alors, il est devenu d'extrême droite, peut-être.
15:14– C'est ça que vous voulez dire ?
15:15– On va réécouter d'ailleurs ce qu'a dit hier, c'était une longue conférence
15:20de presse, il s'est adressé aux militants, ce qu'a dit Jordan Bardella sur la question
15:24migratoire. Mais peut-être que finalement, ce n'est pas qu'un pont entre la France
15:30et la Grande-Bretagne, ce n'est pas qu'un pont entre Jordan Bardella et Nigel Farage,
15:35peut-être que c'est plus entre Jordan Bardella et Najat Vallaud-Belkacem, la patronne de France
15:40Terre d'Asile. Peut-être qu'en fait, Jordan Bardella est devenue immigrationniste,
15:44ou laxiste en matière d'immigration. C'est possible, peut-être. Du moins, c'est
15:48ce que le système politique essaye de mettre en place. Et le système médiatique vous
15:52explique que c'est une erreur, ce qu'a fait Jordan Bardella.
15:58– Récemment, Emmanuel Macron a échoué à protéger notre pays.
16:03– Si le peuple français nous élit en 2027, en quelques mois, le Rassemblement national
16:14et Marine Le Pen, notre gouvernement fera tout ce qu'il peut pour faire en sorte que
16:19la France ne soit plus une voie de passage pour la migration clandestine vers le Royaume-Uni.
16:28– Bon, est-ce que le sujet est clos ? Je ne suis pas sûr, je pense que ça va
16:32alimenter
16:33encore les prochaines heures, les débats politiques. Mais dans ce discours-là, est-ce que vous
16:37voyez une forme de laxisme ou de soumission ?
16:39– Non, c'est l'anti-Sanchez en Espagne. Sanchez régularise un million, un million
16:44d'autres personnes, les envoie vers la France parce que la France est un pays de transit.
16:47Là, il dit la France ne sera plus un pays de transit. Très bien. Après, les modalités,
16:52c'est sur ce point qu'on peut avoir des réserves. – Et ça, c'est passionnant.
16:55– Mais qu'ils disent aux Anglais, on va faire le maximum pour éviter la poursuite
17:00de ce flot de migrants vers vous, après tout, c'est logique puisque l'Europe entière
17:05doit se protéger. Je rappelle ici quand même un chiffre, Frontex, qui est supposé être
17:11la force qui protège la totalité des frontières extérieures de l'Union. Vous savez quel est
17:16son budget ? 1,1 milliard d'euros. Maintenant, vous savez combien dépensent
17:21ces Etats-Unis pour leurs frontières sud avec le Mexique ? 25 milliards d'euros.
17:27Ça veut dire qu'il y a un delta de 1 à 25. Si l'Europe a une politique sérieuse
17:32de protection des frontières extérieures, si on trouve des accords avec les pays tiers
17:35pour accueillir les migrants et entrer illégalement, alors on est dans un autre monde.
17:40C'est ça qu'il faut bâtir. C'est cette politique migratoire-là.
17:43– Autre sujet. – Et dans ce cas-là, le discours de Londres me va très bien.
17:47– Autre sujet. C'est ça qui est passionnant. Et même pour poursuivre la discussion,
17:51puisque je vous disais qu'il y avait le porte-parole du parti sur Europe 1 entre 11h et 13h,
17:55et il expliquait qu'il était déjà en train de négocier, que le parti négociait avec des pays
18:00pour qu'ils puissent récupérer leurs ressortissants et avoir plus de laissés-masses éconculaires,
18:05mais qu'il me parlait par exemple des pays d'Afrique. Or, vous l'avez rappelé à juste titre,
18:11le transit qui se fait par Calais, ce n'est pas des migrants illégaux venant d'Afrique,
18:16c'est principalement des Sri Lankais, des Pakistanais, des Hindous,
18:22mais ce n'est pas la même migration.
18:24– Beaucoup aussi des Antilles, des Barbades.
18:26– Oui, mais ce n'est pas les mêmes pays. Donc c'est intéressant de voir.
18:30C'est ça le sujet central, c'est comment vous faites pour les expulser,
18:33et comment vous faites pour les maintenir dans les cras.
18:35– Comment on fait pour obtenir des Pakistanais, qu'ils reprennent des Pakistanais ?
18:36– En revanche, autre sujet toujours concernant, parce que je vous dis,
18:40c'est Haro sur le Rassemblement National.
18:41Vous avez donc la polémique autour de la question migratoire,
18:43et puis il y a un récit médiatique qui est en train de s'installer,
18:47qui essaye de présenter le couple Marine Le Pen-Jordan-Bardella
18:52comme un couple au bord de l'explosion.
18:55Au bord de l'explosion.
18:57C'est le papier de Libération.
19:00Dans ce papier, il est écrit que la candidate annonce son intention
19:03de donner plus de visibilité à sa nièce.
19:05Marion Maréchal, en commençant par l'inviter à prononcer un discours
19:08aux journées parlementaires du Touquet le 12 septembre prochain,
19:11hors de question se fâche Jordan-Bardella,
19:13qui selon nos informations, d'information de Libé, quitte la pièce.
19:16C'est elle ou moi, aurait selon plusieurs sources,
19:19au fait de l'épisode lancé le président du Rassemblement National.
19:24Cette formule, par exemple, est démentie catégoriquement
19:26par l'entourage de Jordan-Bardella, et de Marine Le Pen.
19:30Et une nouvelle fois, il a été questionné sur ce sujet,
19:35alors que depuis une semaine, il est souvent interrogé là-dessus,
19:38il dit la même chose, soutien indéfectible à Marine Le Pen.
19:43Tout ce qui peut être dit ou écrit par le journal Libération,
19:47qui mentionne d'abord des propos que je n'ai pas tenus.
19:51Vous auriez dit c'est elle ou moi ?
19:52Oui, je n'ai jamais dit cela, mais quand on a des désaccords,
19:59on a pour habitude d'en discuter entre nous.
20:01Donc je ne commenterai pas ces bruits de couloir.
20:06Et ce que je peux vous dire, c'est qu'il y a, avec Marine Le Pen,
20:10une affinité politique et personnelle indéfectible.
20:14Et là, j'ai besoin d'avoir le décryptage de Geoffroy Lejeune.
20:18Pour moi, c'est extrêmement simple.
20:19Ce qui s'est passé, la question du voile.
20:22Ah, c'est une proposition consternante, c'est impossible,
20:24ils n'y arriveront jamais, d'ailleurs, ils ne sont pas d'accord,
20:26regardez, ils sont tous très mal à l'aise, etc.
20:28Ensuite, la question des dissensions entre Bardella et Marine Le Pen,
20:30ils se détestent, ils peuvent plus parler, c'est elle ou moi.
20:32Il a claqué la porte.
20:33C'est fascinant ce que vous avez dit, d'ailleurs.
20:35Vous appelez l'entourage de Bardella et de Marine Le Pen,
20:36les deux vous disent, non, ça ne s'est pas du tout passé comme ça,
20:38c'est faux, etc.
20:40Mais c'est écrit noir sur blanc dans la presse
20:41et ça devient une vérité dans la presse.
20:43Moi, je trouve ça absolument exceptionnel.
20:44Plus l'affaire du Royaume-Uni dont on vient de parler,
20:47pour moi, c'est la rançon des sondages
20:50qui, à l'heure où on parle,
20:52mettent Marine Le Pen dans tous les cas de figure,
20:55en tête, parfois 15 points devant celui qui lui arrive,
20:58qui arrive juste derrière,
20:59et qui la font gagner dans toutes les configurations au second tour.
21:02Qu'elle soit au second tour contre Mélenchon, Gabriel Attal, Édouard Philippe.
21:05À partir du moment où la présidentielle commence comme ça,
21:08ça ne veut pas dire que ça finira comme ça,
21:09mais ça commence comme ça,
21:11il faut comprendre que c'est la première fois que ça arrive.
21:12Marine Le Pen, elle est candidate pour la quatrième fois.
21:14La première fois, elle visait le second tour, elle ne l'a pas eu.
21:16La deuxième fois, elle visait le second tour, elle l'a eu,
21:18mais elle n'a pas gagné.
21:19La troisième fois, elle pouvait espérer gagner, elle n'a pas gagné.
21:21Là, cette fois-ci, elle part gagnante.
21:23Ça n'est jamais arrivé.
21:25Donc, à partir de ce moment-là,
21:26vous avez quelque chose qui se met en place,
21:28qui ne lui pardonnera rien,
21:32et elle, Bardella, tous les prétextes seront bons.
21:34Donc, je pense que tant que la situation sera comme ça dans les sondages,
21:38on aura ça, ce sera le...
21:40Et quels que soient les discours de Jordan Bardella,
21:43parce qu'il engage, par exemple, là, sa responsabilité.
21:47Les Français n'ont pas la mémoire courte,
21:50détestent les gens qui oublient ceux qui les ont fait monter.
21:55Souvenez-vous, d'ailleurs, des premiers mois
21:57où Gabriel Attal et Édouard Philippe
22:00ont cassé du sucre sur le dos d'Emmanuel Macron.
22:04Les Français ont sanctionné, non pas Emmanuel Macron,
22:08mais Gabriel Attal et Édouard Philippe.
22:12Là, c'est une déclaration qui l'engage,
22:14puisque si, dans quelques semaines, quelques mois, que sais-je,
22:18il y a ce divorce qui est imaginé par une partie de la presse,
22:22eh bien, il faudra lui rappeler ce qu'il a dit.
22:25Il soutient un défectible, il faut garder cette citation.
22:27Mais il l'a dit hier, il l'a dit aujourd'hui, il l'a répété à chaque fois.
22:30Et pourtant, il y a toujours ce doute qui s'est installé.
22:34Est-ce que ça veut dire, par exemple, qu'il peut y avoir,
22:36non pas des dissensions entre les deux,
22:37il peut y avoir des désaccords idéologiques, peut-être ?
22:39Il y en a, certainement.
22:41Et parfois, comme dans toute famille, il peut y avoir des tensions.
22:43Mais est-ce que ça veut dire aussi qu'il y a des tensions
22:45peut-être plus exacerbées entre les entourages des uns et des autres ?
22:49Vous savez, c'est le premier, le second cercle
22:52qui peut-être se tire la bourre un peu plus.
22:54Si on se parle franchement, Eliott, il y a une situation qui est quasiment inédite
22:57et qui est impossible à gérer.
22:59C'est-à-dire que pendant un an et demi,
23:01vous avez deux candidats qui se sont préparés en parallèle
23:03parce qu'il y en a un des deux à la fin qui allait y aller
23:05et l'autre qui allait pas y aller.
23:07Humainement, vous vous rendez compte, la difficulté que c'est,
23:09et même sur le plan programmatique,
23:10parce que la campagne de Bardella n'aurait pas été la même que celle de Marine Le Pen,
23:12parce que, comme vous l'avez dit, ils sont un peu différents.
23:15Et vous avez, une fois, le 7 juillet passé,
23:17avec la décision de la Cour d'appel,
23:19la décision et c'est Marine Le Pen la candidate.
23:20Et à partir de là, vous avez évidemment une poussière qui retombe
23:24et une situation qui devient différente.
23:26Donc, qu'il y ait des situations de tension,
23:28des moments où ils sont pas d'accord, etc.
23:30Là-dessus, je suis pas dans le secret de leur intimité et de leur travail,
23:33mais c'est absolument inévitable.
23:35En revanche, par contre,
23:37les journalistes, ils ont besoin de raconter des histoires.
23:39Cette histoire, elle est tellement facile à raconter.
23:40Tout le monde a tellement envie de la connaître.
23:44Surtout, c'est une histoire ancienne.
23:47Moi, je sais pas ce qui se passe entre les deux,
23:49et je pense que ce que dit Bardella est juste.
23:51Ils sont en équipe et ils vont faire campagne ensemble.
23:54Mais, là encore, j'ai un peu de mémoire
23:57pour avoir vécu un certain nombre de choses
24:00entre les premiers ministres et les présidents.
24:02C'est une vieille histoire chez nous,
24:04depuis Pampillot et De Gaulle.
24:05Chirac et Giscard.
24:08Chirac et Balladur,
24:09il était en première ligne.
24:12Édouard Balladur est mort la semaine dernière.
24:14Je n'ai rien dit parce que j'ai vu comment s'est affirmé,
24:19alors que Chirac n'avait qu'une idée qu'il soit premier ministre.
24:22Une fois premier ministre, il n'aurait que d'une chose,
24:24c'est d'être président.
24:25Et qu'est-ce que c'est que c'est Gabriel Attal aujourd'hui
24:28et Édouard Philippe ?
24:29Pourquoi ils sont candidats ?
24:30Parce qu'ils sont passés par la case magique de Matignon.
24:33Et pourquoi il y a eu les problèmes de Fillon ?
24:35Parce que Fillon, Sarko à l'époque...
24:37Donc il y a une longue histoire que les Français ont quelque part dans leur tête
24:41et il suffit de la réanimer.
24:43Un article de Libé suffit, bien entendu,
24:45parce qu'on a cette histoire politique sous la Ve République.
24:48Le pouvoir est tout en haut.
24:49Et en dessous, il y a ce poste magique
24:51où il faut passer par la case Matignon
24:52pour ensuite arriver du pouvoir suprême.
24:55Si vous préférez, je pense que ces journaux de gauche
24:58cherchent à hystériser le débat, en fait.
25:00C'est-à-dire qu'ils préfèrent nous vendre, on va dire,
25:03ces débats de forme au lieu de s'intéresser réellement
25:06aux problèmes de fonds comme l'immigration, le pouvoir d'achat.
25:09Aujourd'hui, ce qu'il leur reste, en fait,
25:11c'est la tension et la division.
25:13Je pense que, comme beaucoup de Français pensent d'ailleurs,
25:16je pense que, comme dirait Marine Le Pen,
25:18il faut garder le calme des vieilles troupes
25:20et surtout, ce que j'espère,
25:21c'est qu'ils ne se laisseront pas influencés par cette presse de gauche.
25:24La publicité, on revient dans un instant.
25:26Vous avez parlé du débat sur le voile
25:27et Jean-Luc Mélenchon l'a abordé cet après-midi à Lille
25:32lors de son discours.
25:33Je vous propose qu'on écoute tout cela.
25:35Après, une courte pause.
25:36A tout de suite.
25:41La suite de l'heure des prodots avec Pierre Lelouch,
25:44avec Eva Duparc, journaliste frontière,
25:46avec un certain Geoffroy Lejeune.
25:49Félicitations Geoffroy,
25:50et on salue Philippe Devilliers
25:51et on remercie les téléspectateurs.
25:53Ah oui.
25:53Il a fait sa rentrée,
25:54il a explosé tout le monde, Philippe Devilliers.
25:57Il était en pleine forme.
25:58C'est-à-dire que vous faites l'addition
25:59des trois concurrents à Philippe Devilliers
26:02sur les chaînes d'information.
26:03Ça n'arrive même pas, je crois,
26:05aux trois quarts de son audience.
26:06Pour vous dire le niveau, la puissance.
26:08Il faut dire qu'il est bien entouré en sâteau.
26:09Je pense que c'est son entourage.
26:11Oui, oui.
26:11Je crois que c'est son entourage.
26:13Les deux compères.
26:15Donc je suis ravi, je suis content
26:17et vraiment je remercie les téléspectateurs de CNews
26:19parce que c'était une belle rentrée pour Philippe Devilliers.
26:22Notre temps de parole à tous les deux dans l'émission
26:24arrive aux trois quarts de celui de Philippe Devilliers.
26:25Pas du tout.
26:28Revenons à l'actualité politique.
26:30C'est vrai que cette semaine,
26:31il a été question de l'interdiction du port du voile
26:34dans l'espace public.
26:35Il s'avère d'ailleurs que c'est un sujet
26:39qui intéresse beaucoup les Français
26:41et qui potentiellement serait susceptible
26:43d'être débattu,
26:45puis ensuite voté par voie référendaire
26:49avec un sondage qu'on a publié cette semaine.
26:5160% des Français sont favorables
26:54à l'interdiction du voile islamique
26:57dans l'espace public,
26:57dans la rue, les parcs publics.
26:59Il faut rappeler également qu'en novembre 2025,
27:02ils étaient 69%.
27:04Il y a de moins en moins de personnes
27:05qui y sont favorables.
27:06Jean-Luc Mélenchon en a profité cet après-midi
27:09pour en parler.
27:10Je vous propose d'écouter ces 53%
27:13qui sont favorables à une amende.
27:15C'est plus clivant,
27:16la question de l'amende.
27:18Je propose d'écouter Jean-Luc Mélenchon
27:19qui parle de guerre de religion.
27:22Je voudrais dire
27:24combien je forme le souhait
27:27que nous autres, les Français,
27:29nous donnions avoir au monde
27:31à cet instant autre chose
27:32qu'une inepte discussion,
27:35nous, Français,
27:36sur le voile que l'on aurait
27:38ou non le droit de porter.
27:43Nous, les Français,
27:45qui avons payé
27:47par deux siècles et demi
27:49de guerre de religion
27:50entre catholiques et protestants,
27:53nous devons affirmer
27:54que plus jamais
27:55sur le sol de notre patrie,
27:57il n'y aura de guerre de religion.
28:00Et donc, il fait le parallèle
28:01entre les guerres de religion
28:03et l'interdiction ou non
28:04du port de voile dans l'espace.
28:05Il y a un autre parallèle
28:07que je me permettrais
28:08de lui suggérer.
28:09C'est d'étudier la relation
28:11entre la Révolution française,
28:14le siècle et demi
28:15qui a suivi,
28:16jusqu'à la loi de 1905,
28:18la loi dite de séparation,
28:20et de voir à quel point
28:22la lutte a été violente
28:24entre la République
28:26qui naissait,
28:27de la Révolution,
28:28et l'Église catholique
28:30qui préexistait
28:32avec le pouvoir politique
28:33de l'Ancien Régime.
28:35La République n'a eu de cesse
28:37que de casser
28:38l'Église catholique,
28:40de reprendre naturellement
28:41tout ce qui tenait
28:42à la vie,
28:44au mariage,
28:44à l'État civil
28:45et ensuite surtout
28:46à l'école.
28:47La guerre scolaire
28:48contre l'Église catholique
28:50a continué
28:51jusqu'à Michel Debré,
28:52jusqu'en 1962.
28:54Donc,
28:55la vraie comparaison
28:56aujourd'hui,
28:57ce n'est pas
28:57la guerre civile
28:58entre catholiques
28:59et protestants,
29:00c'est la façon
29:01dont la République
29:01a géré l'Église catholique
29:03et comment elle gère
29:05ou pas la République,
29:06l'islam aujourd'hui,
29:07qui est arrivé
29:08depuis 40 ans
29:09et qui s'est installé
29:10comme deuxième religion.
29:11Et encore une fois,
29:12la façon dont l'Église
29:14a été traitée
29:15par la République
29:15était d'une grande violence.
29:17Grande violence.
29:18Je ne retrouve pas du tout
29:19la même fermeté aujourd'hui.
29:22Le pays s'affole
29:23parce qu'on parle de voile.
29:24On parle d'hystérisation
29:25du débat.
29:26Quand on excluait
29:27les congrégations
29:28et qu'on fermait
29:28les écoles,
29:29c'était d'une autre violence.
29:30La question, c'est pourquoi
29:31vient-il sur le terrain
29:32des guerres de religion ?
29:34Quand on parlait
29:35d'hystérisation du débat,
29:36on peut avoir
29:37un débat serein,
29:39sain justement
29:40sur la question
29:40de qu'est-ce qui est permis
29:43ou non
29:43dans l'espace public,
29:45dans la société française.
29:46Est-ce que ça correspond
29:47à ce qu'on imagine
29:49de notre société française,
29:51quelles que soient
29:51d'ailleurs nos religions ?
29:52Et l'idée du référendum
29:55n'est pas forcément
29:57lunaire ou sotte.
29:58C'est d'offrir la possibilité
29:59à la population française
30:01et aux femmes,
30:03notamment,
30:04de se dire
30:05est-ce que je suis favorable
30:06ou non
30:06à ce qu'il y ait
30:07ce port du voile ?
30:08Qu'est-ce que vous en pensez,
30:08Amine ?
30:09J'aimerais que ça soit
30:11un débat des passionnés
30:12qu'on puisse en parler
30:13de manière saine et sereine.
30:14C'est exactement
30:14ce que j'allais dire.
30:15Moi, j'ai fait partie
30:16de ceux qui ont exprimé
30:17des réserves assez fortes
30:18sur la proposition
30:20du Rassemblement national.
30:23J'ai déjà exprimé
30:24à maintes reprises
30:25ce que je pense du voile,
30:26du symbole qu'il représente,
30:28du rôle auquel
30:29il a signé la femme.
30:30Et en même temps,
30:31c'est le fils
30:32d'une femme voilée
30:33qui vous parle.
30:34Je sais que ma mère,
30:35comme des millions de femmes
30:36qui portent le voile,
30:37n'est pas une islamiste
30:38et je ne mets pas
30:39sur le même plan
30:40des femmes d'un certain âge
30:41qui portent le voile
30:42et une jeune étudiante
30:43de Sciences Po
30:43qui fait le hijab dé
30:44et qui est dans
30:45une logique prosélite.
30:46Et l'idée que la police
30:47de ce pays
30:48puisse un jour
30:49aller verbaliser
30:49une femme comme
30:50Latifah ibn Ziyaten
30:51qui porte le voile
30:53mais qui en même temps
30:53est un exemple
30:55extraordinaire d'intégration,
30:56c'est une idée
30:57qui me met mal à l'aise.
30:58Ceci étant dit,
30:59recevoir des leçons
31:00d'hystérisation
31:01du débat public
31:02par celui qui en est
31:03le premier responsable
31:04qui s'est renié
31:06sur à peu près
31:07tout ce qu'il a raconté
31:08sur le voile
31:09et sur la laïcité,
31:10qui est le premier responsable
31:11de la propagation
31:12de l'antisémitisme
31:13dans ce pays,
31:14c'est franchement
31:15assez culotté.
31:16Geoffroy Lejeune.
31:18Parce que cet argument
31:19c'est très intéressant
31:20ce que dit
31:20et c'est le fruit
31:21d'un témoignage personnel
31:23d'Amin al-Qadmi.
31:24Il dit
31:25moi ma mère
31:25le porte
31:26et je ne la compare pas
31:27à la militante
31:29qui le fait
31:30à des fins prosélytes.
31:31C'est ça
31:34avoir un débat
31:35de dépassionné.
31:36Moi je pense
31:37que pour répondre
31:37à votre question
31:37sur pourquoi
31:38Mélenchon parle
31:39de guerre de religion,
31:39je pense qu'il essaye
31:40d'induire l'idée
31:41dans la tête des gens
31:42que ce qui se passe
31:44avec l'islam aujourd'hui
31:44est un peu la même chose
31:45que ce qui s'est passé
31:46entre protestants et catholiques
31:47et que finalement
31:48c'est l'histoire
31:48qui se répète
31:49et qu'on sait gérer
31:49ces situations.
31:50La vérité c'est
31:51que c'est complètement différent
31:52parce que l'islam
31:53est une religion importée
31:54et les protestants
31:54et les catholiques
31:55c'était un schisme
31:58par rapport
31:58à la religion catholique
31:59au sein d'une population
32:00déjà existante.
32:01Donc la question
32:01du modèle culturel
32:02n'était pas en cause.
32:03Ensuite,
32:04je suis d'accord
32:05avec l'objection de Damine,
32:06c'est un débat compliqué.
32:07Est-ce que l'interdiction
32:08du voile règle ?
32:09Moi j'y suis favorable
32:10mais évidemment
32:11je connais ces femmes,
32:12je connais la maman
32:12du soldat tué par Mohamed Merah,
32:13je sais que les femmes
32:15qui portent le voile
32:16ne sont pas nécessairement
32:17islamistes
32:17et dans la grande majorité
32:18elles ne le sont pas
32:19et par ailleurs
32:20je pense qu'elles ne sont
32:21pas non plus soumises forcément.
32:22Il y a des femmes
32:22qui le font avec une grande liberté.
32:24Par conviction
32:24et justement en accord
32:26le plus total
32:27avec leurs convictions religieuses.
32:29Absolument
32:29et pas non plus
32:30sous la pression d'hommes forcément.
32:31Donc ce que je veux dire
32:32c'est que pour moi
32:32l'enjeu,
32:32il faut sortir de la question
32:34de la liberté individuelle
32:35et des convictions intimes
32:36des gens etc.
32:37L'enjeu pour moi
32:37il est de désislamiser la France
32:40ou de refranciser la France.
32:41Et aujourd'hui
32:41on a un problème avec ça.
32:43L'espace public est colonisé
32:44dans certains endroits.
32:45On a des problématiques
32:47je ne vais pas revenir
32:47sur tout ce qu'on connaît
32:48mais on a une islamisation du pays
32:49qui est le fruit
32:51de la démographie
32:52du nombre
32:52et de l'immigration
32:52qu'on n'arrive pas à contrôler
32:53et pour moi
32:54il faut refranciser.
32:55Et donc la question
32:56le débat sur le voile
32:56en fait je serais plus heureux
32:58le jour où les femmes
32:58ne porteront plus le voile
32:59dans la rue.
32:59Est-ce que ça passera
33:00par une contrainte
33:01et par des amendes ?
33:01L'exemple de la burqa
33:02prouve que
33:03on a interdit la burqa.
33:06Mais par exemple
33:07il serait profondément injuste
33:10dans cette
33:10je serais plus heureux
33:12si
33:13la maman d'Amin
33:15qui le porte
33:16et qui n'a aucune
33:16volonté prosélyte
33:18est-ce qu'il le fait
33:19parce que
33:19la maman d'Amin
33:20n'a jamais posé problème
33:21à ma personne en réalité.
33:22Bien sûr
33:22mais sauf que
33:23quand je prends
33:24cet exemple-là
33:24j'en fais absolument pas
33:26un cas exceptionnel.
33:27Vous voyez ce que je veux dire ?
33:28Ça représente
33:29aussi beaucoup de femmes
33:30qui pourraient être heurtées
33:32par cette interdiction
33:32et qui se seraient malmenées
33:34dans leurs convictions religieuses.
33:36Il y a peut-être aussi
33:37un argument
33:38qui est à poser
33:38c'est de se dire
33:39si ça peut aider
33:41des femmes
33:42qui par la contrainte
33:43la pression
33:44communautaire
33:45ou familiale
33:46de se libérer
33:47de cette contrainte-là
33:48ça peut aider
33:50certaines femmes
33:50on est incapable
33:51d'aujourd'hui
33:52de les recenser
33:52mais potentiellement
33:53ce sont des femmes
33:54qui iraient voter
33:55si référendum
33:57il y a
33:57et voteraient
33:58même voilée
33:59contre
34:00le voilée
34:01donc pour l'interdiction.
34:02Vous voyez
34:02mais c'est un sujet
34:04moi j'espère juste
34:05que ce sujet
34:06n'aille pas
34:07sur le terrain
34:07des guerres de religion
34:08comme essaye
34:09d'installer
34:10Jean-Luc Mélenchon
34:11mais sur un terrain
34:13plutôt au contraire
34:14sain, serein
34:16dépassionné
34:16en ayant
34:19comme attache
34:20l'empathie
34:22la compréhension
34:23des femmes
34:24également.
34:24Ce que la République
34:24a fait avec l'Église
34:26et avec les Juifs
34:27il y a
34:28une sorte
34:29de
34:31comment dire
34:32de consensus
34:33établi
34:33qui est le produit
34:34de l'histoire
34:35aujourd'hui
34:36on n'est pas encore là
34:37avec les représentants
34:38du culte musulmane
34:39moi aussi
34:40je souhaite qu'on y arrive
34:41de façon très calme
34:42et sereine.
34:42Pour revenir
34:43à la pression sur le FEM
34:44j'aurais aimé
34:45que Jean-Luc Mélenchon
34:45vienne à la sortie
34:46de mon lycée
34:47il y a quelques années
34:47parce que moi
34:48je viens d'une petite ville
34:49dans le Var
34:50et pour vous dire
34:50en sortant
34:51j'avais le souvenir
34:52de jeunes camarades
34:53féminines
34:53que sous la pression
34:54de la famille
34:55sous la pression
34:55du quartier
34:56on est obligé
34:56à mettre le voile
34:57en sortant du lycée
34:58on devait avoir
34:59entre 15 et 17 ans
35:00j'aurais aimé
35:01que Jean-Luc Mélenchon
35:03soit à mes côtés
35:04pour voir ça
35:04lui qui est visiblement
35:06si attaché
35:07à la liberté de la femme
35:08je veux dire
35:09aujourd'hui
35:09comme vous le disiez
35:10très justement
35:11cette proposition
35:11elle pourrait soulager
35:13des milliers
35:13de jeunes femmes françaises
35:15qui elles
35:16souhaitent vivre librement
35:17et s'habiller
35:18comme elles le souhaitent
35:19moi j'ai un dernier
35:20et ça c'est un élément
35:21qui est aussi
35:23important
35:23cher ami
35:24mais le Jean-Luc Mélenchon
35:26d'il y a quelques années
35:26vous aurait accompagné
35:27à la sortie
35:28de votre lycée
35:29puisqu'à l'époque
35:30il disait que le voile
35:30était un chiffon
35:31il faut quand même
35:32imaginer
35:34le renversement
35:36imaginer le parcours
35:37enfin le reniement
35:39absolument incroyable
35:40il disait
35:41c'est un chiffon
35:42qu'elles ont sur la tête
35:43il a même dit
35:44il y a quelques jours
35:45j'ai découvert
35:46que ces femmes-là
35:46avaient un cerveau
35:48en dessous du voile
35:49ça veut dire
35:50que pendant les années
35:50il les a prises
35:51pour des cruches
35:51l'évolution de cet homme
35:55par pur électoralisme
35:57par ailleurs
35:57c'est la seule chose
35:58qui le guide
35:58est absolument sidérante
36:00moi je serais heureux aussi
36:01de parler avec lui
36:02de Gamal Abdel Nasser
36:04en Égypte
36:06qui a interdit le voile
36:07de Ben Ali
36:08en Tunisie
36:09qui a interdit le voile
36:10des dirigeants afghans
36:12avant l'intervention soviétique
36:14où les femmes afghanes
36:16étaient en toute liberté
36:17dans les rues
36:19idem en Iran
36:19du temps du fait
36:20en Iran
36:20moi j'ai vécu
36:22j'y étais
36:22et en Afghanistan
36:23j'ai vu
36:24ce que c'est que la burqa
36:25j'ai vu les femmes
36:26dans les coffres des voitures
36:27c'est pour ça
36:28que je suis sensible
36:29à cette affaire
36:29parce que
36:30dans le monde musulman
36:31il y a eu des gens
36:32qui ont dit
36:32ça c'est pas
36:33dans le Coran
36:34c'est une façon
36:35d'asseoir
36:36le pouvoir des hommes
36:37sur les femmes
36:38de les transformer en bêtes
36:39de leur interdire
36:41de sortir
36:41vous voyez ce qui se passe
36:42en Afghanistan aujourd'hui
36:43ils n'ont même pas le droit
36:44de sortir de chez elles
36:45de parler
36:46de parler dans la rue
36:47bon
36:48je me souviens
36:48d'une conversation
36:49avec le roi d'Arabie Saoudite
36:51j'étais à la tête
36:52d'une délégation parlementaire
36:53je dis
36:53majesté
36:55quand est-ce que vous allez
36:56permettre aux femmes
36:57saoudiennes
36:58de conduire une voiture
37:00il a répondu
37:01pendant une heure
37:02pour dire
37:02à quel point
37:03l'Arabie Saoudite
37:04était en train
37:04de se moderniser
37:05mais c'est très très lent
37:07et très difficile
37:08donc en France
37:09il faut que nous ayons
37:10le courage
37:10d'aborder cette affaire
37:12avec la même
37:13vigueur
37:14que nous avons
37:15abordé nous
37:16les congrégations
37:17religieuses catholiques
37:18les écoles
37:19catholiques
37:20etc
37:21avançons dans l'actualité
37:22mais en tous les cas
37:23je vous remercie
37:23tous les quatre
37:24parce que c'est aussi
37:24ça le débat
37:25c'est d'avoir des avis
37:26qui sont divergents
37:27et surtout
37:27c'est la possibilité
37:28de parler de sujets
37:30qui parfois
37:31sont lourds de sens
37:32qui sont importants
37:34clivants
37:35mais en même temps
37:36de manière dépassionnée
37:37respectueuse
37:37ça peut arriver
37:38pardon j'ai dit
37:39Ben Ali tout à l'heure
37:40je voulais dire
37:40Bourguiba
37:41ah oui
37:42vous avez bien fait
37:43j'ai failli vous reprendre
37:44vous les avez bien fait
37:45mais vous savez
37:46comme je vous aime
37:46vraiment d'amour
37:48je ne veux pas
37:48vous reprendre en direct
37:50parlons de la rentrée
37:51on va pas faire des déclarations
37:52la rentrée
37:53là j'allais dire
37:54la rentrée scolaire
37:55la rentrée politique
37:56d'Eric Ciotti
37:58Eric Ciotti
37:59devant près de 6000 militants
38:02pour sa rentrée politique
38:03le maire de Nice
38:04et le président
38:04du groupe UDR
38:05a réaffirmé son soutien
38:07à la candidate
38:08du rassemblement national
38:09samedi
38:10en dressant
38:11une liste de mesures
38:12aptes à assurer
38:12selon lui
38:13le redressement
38:13du pays
38:15c'est une sorte
38:16d'alliance
38:16en disant
38:17mais regardez
38:18même si on peut avoir
38:19là aussi
38:20des divergences politiques
38:21notamment économiques
38:23allons sur ce terrain là
38:24parce qu'ensemble
38:25on va y arriver
38:26je voudrais proposer
38:27à Marine Le Pen
38:28un pacte d'alliance
38:30pour nous porter
38:31à la victoire
38:32j'en ai longuement
38:33discuté avec elle
38:34cette semaine
38:34il n'y a qu'une voix
38:36pardonnez-moi
38:37c'est celle
38:37que j'ai décidé
38:38de suivre dès 2024
38:39celle de l'alliance
38:41de l'union
38:41avec le rassemblement national
38:43de Jordan Bardella
38:43et Marine Le Pen
38:44c'est cette alliance
38:45que je défendrai
38:46de toutes mes forces
38:48rappelez-vous
38:50en 2024
38:51au moment des législatives
38:52au moment où ils décident
38:53de s'allier
38:55rappelez-vous
38:56la manière dont il était
38:57attaqué par la droite
38:59par les médias
39:02la manière dont il avait été
39:03stigmatisé
39:04deux ans plus tard
39:05il est maire de Nice
39:08et force est de constater
39:09que les six derniers mois
39:10son action
39:11elle est plutôt efficace
39:13en tous les cas
39:13il est en train de faire
39:15ce qu'il a promis
39:15Geoffroy Lejeune
39:16c'est intéressant
39:18de tirer le bilan
39:19de l'UDR
39:19en effet
39:19si on se replonge
39:22dans les archives
39:23en effet en 2024
39:24il n'avait fait lire
39:26que de quoi faire
39:27un groupe
39:27à l'Assemblée Nationale
39:29il allait être
39:30vassalisé par Marine Le Pen
39:32ses divergences
39:33avec elle
39:33notamment sur le plan économique
39:34parce qu'il y a la question
39:35de la retraite
39:35il en a reparlé cet été
39:37allait être étouffé
39:38on allait lui demander
39:38de se convertir
39:39au marinisme intégral
39:40et son groupe
39:42serait voué à disparaître
39:43et à n'avoir
39:43aucune existence médiatique
39:44entre temps
39:44il y a eu
39:45la commission d'enquête
39:46sur l'audiovisuel public
39:47une victoire quand même
39:48on peut dire
39:49écrasante
39:49à Nice
39:50en tout cas
39:50c'est le rêve de sa vie
39:51et il est devenu maire de Nice
39:53une présence médiatique
39:54des députés UDR
39:55qui est assez importante
39:56notamment dans les débats budgétaires
39:57cette année
39:57ça n'a pas intéressé
39:58le grand public
39:59mais ils étaient très présents
40:00ils ont porté leur voix
40:01et une cohabitation
40:02très intelligente
40:03alors qu'ils ont des divergences
40:04avec Marine Le Pen
40:05ils ne sont pas d'accord
40:05sur la question économique
40:06mais sa voix existe
40:07donc aujourd'hui
40:08il sera peut-être ministre de l'Intérieur
40:09dans quelques mois
40:10ça fait quand même
40:10beaucoup de succès
40:11pour si Marine Le Pen gagnait
40:13en tout cas
40:13il aurait des chances
40:14de rentrer au gouvernement
40:15ça fait beaucoup de succès
40:16pour quelqu'un
40:16c'est la place Beauvau
40:17qui est imaginée pour
40:19j'en sais rien du tout
40:20ah d'accord
40:21j'ai cru que c'était quelque chose
40:22de l'économie
40:23de l'intérieur
40:23de la justice
40:24vous prenez ce que vous voulez
40:25mais si Marine Le Pen gagne
40:27je pense que ce tir
40:28aura un poste important
40:29dans le dispositif
40:30Pierre Lelouch
40:30sur l'alliance
40:32la grande alliance
40:32alors que certains disent
40:34des droites
40:34mais est-ce que c'est
40:35du camp national
40:37vous savez
40:37comme beaucoup
40:38beaucoup de français
40:39comprend pas
40:39pourquoi la droite
40:40est divisée
40:42beaucoup de gens
40:43ne comprennent pas
40:43ils sont désespérés
40:44ils vous disent
40:45mais qu'est-ce qu'il faut faire
40:45qu'est-ce que je dois faire
40:48la division de la droite
40:49est catastrophique
40:50il n'y a pas de raison
40:52il n'y a pas de raison
40:53on n'est plus en train
40:54de parler
40:55des remugles
40:56de la deuxième guerre mondiale
40:57on est en train de parler
40:58d'un paysage politique
40:59où la droite française
41:01a besoin de se rassembler
41:03et tous les talents
41:03doivent contribuer
41:04à sortir de la France
41:06de la situation
41:07où elle est
41:07on est en 1958
41:09voilà
41:09et donc il y a un travail
41:10commun à faire
41:11autre sujet à présent
41:14Jean-Noël Barraud
41:15chaque jour
41:15sa petite déclaration
41:17mais alors celle-ci
41:18il est fort
41:18non mais
41:18j'ai du mal à voir
41:20laquelle
41:21elle est gratinée
41:21ah non mais elle est extraordinaire
41:22elle est gratinée
41:23tout candidat
41:24qui se défie
41:25de l'Union Européenne
41:26sera soutenu
41:27d'une manière
41:28ou d'une autre
41:28par Vladimir Poutine
41:30comprenez que
41:31si vous émettez
41:32des doutes
41:32sur l'Union Européenne
41:33telle qu'elle est aujourd'hui
41:34vous êtes un espion russe
41:35vous êtes potentiellement
41:37candidat
41:38à devenir un espion russe
41:39c'est pas vous êtes un espion russe
41:41mais vous serez un ami
41:42de la Russie
41:43c'est le charme du progressisme
41:45le progressisme
41:46interdit le débat
41:46parce que par définition
41:48vous êtes dans le camp du mal
41:49c'est assez simple
41:50ça fonctionne très bien
41:51sur tous les sujets
41:52immigration
41:53politique étrangère
41:54intérieure
41:54si vous êtes progressiste
41:56vous êtes dans le camp du bien
41:57tous ceux qui ne sont pas d'accord
41:59avec moi
41:59ce sont des fascistes
42:00ou bien ils sont espions
42:01des soviétiques
42:02mais je me demande
42:03si en fait
42:04les Islandais
42:05qui ont dit non
42:06à l'Union Européenne
42:07ne sont pas en fait
42:09des agents
42:09je pense
42:11Jean-Noël Barraud
42:12écoutez
42:14vous estimez que la Russie
42:15a choisi un candidat
42:17en France
42:17Jean-Noël Barraud
42:18bien sûr
42:18qui ?
42:19le Rassemblement National
42:20et Marine Le Pen
42:20et l'extrême droite
42:21et en plus généralement
42:23parce que
42:23allez
42:24je ne veux pas stigmatiser
42:25les uns ou les autres
42:27tout candidat
42:28qui se défie
42:29de l'Union Européenne
42:30sera soutenu
42:31d'une manière
42:32ou d'une autre
42:32directement ou indirectement
42:34par Vladimir
42:34c'est un avis
42:36ou c'est de remonter
42:36l'information ?
42:36c'est une conviction profonde
42:37pourquoi ?
42:38parce qu'au fond
42:40c'est vrai de la Russie
42:41mais c'est vrai d'autres
42:42de ces nouveaux empires
42:43ce qu'ils détestent
42:44par-dessus tout
42:46c'est la famille européenne
42:48parce que prise isolément
42:49nous la France
42:50avec nos partenaires européens
42:52bon
42:52on est
42:53on est
42:54on est
42:54on est
42:55on est
42:55on est
42:55on est
42:55quand on est ensemble
42:59quand on est l'Union Européenne
43:01ou quand on est l'Europe
43:02et bien là
43:03on est la troisième
43:03la deuxième ou la troisième
43:04économie du monde
43:06à parité avec la Chine
43:07on est très puissant
43:08et on ne peut plus
43:09nous contourner
43:10et donc vous avez même
43:11dans ces nouveaux empires
43:12je ne parle pas que de la Russie
43:13des gens qui vont soutenir
43:14les partis d'extrême droite
43:15notamment
43:16mais pas seulement
43:16parce qu'à l'extrême gauche
43:17on ne peut pas dire
43:18que Jean-Luc Mélenchon
43:18ait beaucoup d'appétit
43:20et de sympathie
43:20pour l'Union Européenne
43:21qui vont soutenir ces partis
43:22parce qu'ils veulent au fond
43:23que l'Union Européenne
43:25se disloque
43:25et il faut bien avoir ça en tête
43:27ceux qui veulent nous affaiblir
43:30choisissent
43:30ou auront toujours
43:31une préférence
43:32pour les partis
43:33qui se défient
43:34de l'Union Européenne
43:35vous avez compris
43:36ce type est une catastrophe
43:38oh non
43:41c'est pas votre autre
43:42c'est une catastrophe
43:43pour notre diplomatie
43:44ce type
43:44ah pour votre diplomatie
43:46notre diplomatie
43:46c'est pas possible
43:48d'expliquer aux français
43:49que la France n'existe pas
43:50sauf l'Europe
43:51c'est incroyable
43:51qu'il n'y a que l'Europe
43:52et que tous ceux
43:53qui sont contre l'Europe
43:54ils sont nécessairement
43:55des fascistes
43:55ou des espions russes
43:56c'est juste pas possible
43:58quand on est aux affaires
44:00on est ministre des affaires étrangères
44:02on peut pas dire
44:02des choses comme ça
44:03et dire que tous ceux
44:04qui sont pas d'accord avec moi
44:05sont des espions russes
44:06ou bien ils sont à la solde
44:08des empires
44:08mais c'est quoi ça
44:09alors que
44:10vous avez vu les résultats
44:11de l'Union Européenne
44:12ces derniers jours
44:13c'est assez spectaculaire
44:14vous parliez tout à l'heure
44:15du vote islandais
44:16mais vous avez vu
44:17ce qui se passe en ce moment
44:18sur la guerre hybride
44:19et leur incapacité
44:20de dire quoi que ce soit
44:21de sérieux sur le sujet
44:22qui est-ce qui mène
44:23les négociations
44:23en ce moment avec les russes
44:25pour en finir avec cette guerre
44:26c'est les émissaires américains
44:27où est l'Europe
44:28inexistante
44:29où sont les budgets de défense
44:30dont on parlait
44:31inexistants
44:32et on continue
44:32à nous répéter
44:33Europe, Europe
44:34à sauter sur le
44:35comme le cabri
44:36du général de Gaulle
44:36il répète toute la journée
44:37Europe, Europe
44:38et où allait la diplomatie
44:39de la France
44:40ah si
44:41il a eu une idée géniale
44:42vous savez ce qu'est l'idée
44:43les géniales de Barreau
44:44il a repris la proposition
44:46togolaise
44:47de changer la représentation
44:48de la map monde
44:50il fallait changer
44:51la représentation
44:52de la map monde
44:53la France est d'accord
44:54voilà un acte
44:55de politique étrangère
44:56ce type est une catastrophe
44:57pour notre diplomatie
44:58rajoutez
44:59pour notre diplomatie
45:00quand il explique
45:01c'est votre avis
45:02oui c'est mon avis
45:04le modérateur veille
45:05c'est mon avis
45:05et je le partage
45:07j'ai peur de monsieur
45:07j'ai peur de monsieur
45:09Barreau
45:09vous savez
45:10il est impressionnant
45:11si vous dites quelque chose
45:13de mauvais
45:13contre monsieur Barreau
45:14vous êtes potentiellement
45:16mais d'ailleurs
45:16je me demande
45:17si vous n'êtes pas devenu
45:18un espion russe
45:19oui
45:19après être un espion
45:21de la CIA
45:21voilà
45:22après la CIA
45:23j'ai fait le KGB
45:23peut-être un agent double
45:25et peut-être même
45:26le Mossad
45:28la suite logique
45:29c'est le Mossad
45:31est-ce que
45:32là encore une fois
45:33à chaque fois que j'entends
45:33ce type de déclaration
45:34c'est comme au début
45:35de l'émission
45:35je crois le jeune
45:36est-ce que ça impacte
45:37est-ce que les gens se disent
45:37mais Jean-Noël Barreau
45:38quel courage
45:39et puis il a tellement raison
45:42critiquer l'Union Européenne
45:43telle qu'elle est aujourd'hui
45:44c'est au fond
45:45faire le jeu
45:46de Vladimir Poutine
45:47je suis inquiet
45:48Amin disait
45:49hors antenne
45:49pendant qu'on écoutait
45:50Jean-Noël Barreau
45:51il disait
45:51c'est la nouvelle réduction
45:52à Hitler
45:52à Hitler
45:53je suis assez d'accord
45:54et malheureusement
45:54ça marche sur certains
45:55certains esprits plus faibles
45:56ou qui ne s'intéressent pas
45:58à tout ça
45:58moi juste
45:59j'aimerais répondre
46:00une chose sur ce sujet
46:01c'est
46:01il dit
46:02tous ceux qui veulent
46:03encourager la dislocation
46:04de l'Union Européenne
46:05vont être soutenus
46:06par Vladimir Poutine
46:09mais on peut renverser
46:10la phrase
46:11l'Union Européenne
46:12est déjà disloquée
46:13ça fait longtemps
46:14ça commence à se voir
46:15beaucoup
46:15toutes les raisons
46:16qu'a donnée Pierre Lelouch
46:18elle est déjà
46:19complètement inefficace
46:21complètement par terre
46:23c'est la Chine
46:24c'est catastrophique
46:25et certains
46:26aimeraient imaginer
46:27autre chose
46:28pour la reconstruire
46:28c'est pas quelque chose
46:31qui a échoué
46:31autre chose
46:32et donc c'est peut-être
46:33parce qu'on est Européen
46:34et qu'on aime notre continent
46:35qu'on a envie de voir
46:36autre chose
46:36que cette horreur
46:38qu'on a envie de voir
46:39autre chose
46:40que Mme von der Leyen
46:41qui vient au MEDEF
46:42par exemple
46:42est-ce que ça fait de nous
46:44un agent américain
46:45chinois ou russe
46:47pas sûr
46:47et autre chose
46:49que cette femme
46:50qui se propose
46:51d'être la chef de guerre
46:52alors qu'elle en a
46:53absolument
46:54au cul
46:55dernière séquence
46:56j'avais encore
46:57plein de sujets
46:58à vous proposer
46:58mais quand même
46:59coco rico
47:00parce que
47:01c'est un sujet
47:02complètement différent
47:03vous savez que ça faisait
47:04quasiment 20 ans
47:05puisque la dernière pole position
47:06pour un pilote français
47:08elle date de 97
47:09et sachez que
47:11Pierre Gasly
47:11avec sa voiture
47:13Alpine
47:14a décroché
47:14à la surprise générale
47:16la pole position
47:16du Grand Prix d'Italie
47:17et la dernière pole position
47:20décrochée par un Français
47:21en Formule 1
47:21c'était Jean Alési
47:22et c'était déjà
47:24en Italie
47:25dans ce qu'on appelle
47:26le temple de la vitesse
47:27et la Formule 1
47:29c'est à suivre
47:29sur les antennes
47:29de Canal Plus
47:30c'est peut-être
47:31les événements sportifs
47:32les mieux couverts
47:33avec la Ligue des Chambres
47:35en images
47:36en commentaire
47:37avec Julien Feubreau
47:38qui est extraordinaire
47:39et je vous propose
47:40qu'on voit cette séquence
47:41et qu'on se quitte
47:42sur cette séquence
47:42je remercie Martin Mazur
47:43merci à tous les 4
47:44vous reviendrez Eva ?
47:46avec plaisir
47:46écoutez vous êtes la bienvenue
47:48sur ce bateau
47:48merci à tous
47:49et merci de votre fidélité
47:51regardons cette séquence
47:52la pole pour
47:52Pierre Gasly
47:54Gasly
47:55qui prend le meilleur temps
47:56en une
47:5721-7
47:58Russell ou Gasly
48:00Gasly ou Russell
48:01pour 60 millième
48:02est-ce que Gasly
48:03peut aller chercher
48:04cette pole ?
48:04oui c'est fait
48:06Gasly en pole
48:07c'est pas possible
48:09la pole position
48:10Pierre Gasly
48:11c'est pas possible
48:13c'est pas possible
48:14il est en pole
48:15Pierre Gasly
48:16oui il l'a fait
48:17on l'a vu améliorer
48:18dans le premier secteur
48:19il a encore amélioré
48:21dans le deuxième
48:21puis dans le troisième
48:22parfait positionnement
48:24du français
48:25la pole d'un français
48:27après Jean
48:29allez-y en 1997
48:30en 2026
48:32c'est Pierre Gasly
48:36hop hop hop hop hop hop hop hop hop
48:39au revoir
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