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  • il y a 2 mois
A quelques mois du premier tour de l'élection présidentielle, Arthur de Watrigant, directeur de la rédaction du magazine L’Incorrect estime que la multiplication des candidats pour la prochaine échéance électorale montre que "l'élection présidentielle n'intimide plus personne", dit-il sur le plateau d'Eliot Deval et vous.

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Transcription
00:00J'ai une question à vous poser, une remarque en même temps,
00:03ça me vient d'arriver dans mon petit cerveau, ça met un peu de temps parfois.
00:07Et pourtant vous êtes un grand homme.
00:08La multiplication de ces candidats, ça prouve une chose,
00:12c'est que la présidentielle n'intimide plus personne.
00:15Et c'est assez effrayant en fait.
00:17Ça signifie que tout le monde se dit, je peux être président.
00:20Ça veut dire que la fonction s'est abaissée,
00:24et plus vous êtes candidat, plus le niveau s'abaisse mécaniquement,
00:27et moins de candidats d'actual se dégagent.
00:29Mais ça veut dire qu'être président, c'est plus intimidant,
00:32c'est plus une fonction suprême, c'est plus un sacerdoce.
00:35Ça devient en fait l'aboutissement d'une carrière.
00:37Et en fait c'est ça le plus effrayant finalement, c'est 27 candidatures.
00:41Plus qu'une question, c'était une analyse qui est d'ailleurs une analyse très intéressante.
00:45De voir que sur la ligne de départ, tout le monde s'imagine en se rasant,
00:50ou en se coiffant, en se préparant, peut-être être candidat à la présidentielle.
00:55Alors la vraie, je réagis parce que c'est très motivant,
00:58la vraie question c'est, est-ce que c'est la fonction présidentielle qui s'est rabaissée,
01:03ou est-ce que c'est tout simplement le niveau de notre classe politique
01:07qui n'est pour le coup plus impressionné par la plus haute fonction,
01:11une des plus importantes fonctions dans le monde occidental.
01:14celle donnée par l'élection sous la Vème République est une fonction dont le pouvoir compte
01:20parmi les pouvoirs les plus importants dans les démocraties occidentales.
01:25Donc je crois très sincèrement, quand vous voyez,
01:27alors on pourrait aussi citer des candidatures un peu fantasques,
01:31y compris sous De Gaulle, M. Barbu par exemple, vous rappelez ça ?
01:34Bon alors évidemment c'était un épiphénomène, il était tout seul.
01:36Aujourd'hui on a plein de M. Barbu, voire même des Mme Barbu d'ailleurs dans le jeu.
01:41Donc je pense qu'en fait, la classe politique n'a sans doute plus la notion
01:45qui est essentiellement gaullienne, je crois, en tout cas dans l'essence
01:49de la gravité de la situation, et se dit, bah ma foi, pourquoi pas moi ?
01:53Je ne suis pas certain que ce soit un abaissement de la fonction présidentielle,
01:57c'est à coup sûr un abaissement de la classe politique.
01:58Je ne suis pas certain que ce soit un abaissement de la classe politique.

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