- il y a 1 semaine
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00:00Merci d'être avec nous en direct depuis le début de cette émission sur BFM TV.
00:05On vous raconte cette histoire, cette affaire incroyable, incroyable par la résonance,
00:10pas seulement sur le plan national mais international.
00:12Pourquoi ? Parce que la Tour Eiffel c'est le symbole par excellence de la France.
00:15Qu'est-ce qui s'est passé ? Ce qu'on a appris, et c'est une affaire qui a
00:18provoqué la colère du personnel
00:20qui travaille à la Tour Eiffel et qui a tout simplement dénoncé, écoutez bien,
00:25la mise à l'écart du personnel féminin lors d'une visite privée, d'une visite VIP,
00:31comme parfois on les appelle pour une délégation.
00:34En l'occurrence, il s'agit d'une délégation de 85 moines hindous.
00:38Et tout simplement, les femmes présentes qui travaillent à la Tour Eiffel, à différents postes,
00:44ont été invisibilisées, effacées, demandées, on leur a intimé, de se retirer.
00:51Alors l'affaire fait grand bruit.
00:52Tous les responsables politiques, et on vous donnera leurs réactions,
00:55sont en train justement, sur X, de dire leur colère, leur consternation, leur indignation.
01:01Et ce qui est d'autant plus incroyable dans cette affaire,
01:03c'est que tout le monde semble découvrir ce qui est en train de se passer
01:06dans le plus célèbre des monuments parisiens.
01:09On vous retrouve sur place. Bonsoir à vous, Chloé Giraud.
01:12Beaucoup de réactions. Est-ce que sur place, autour de vous, la nuit est en train de tomber ?
01:18Est-ce que aussi, c'est les badauds, et tout simplement les touristes, sont étonnés, interloqués par une telle situation
01:24?
01:27Oui, tout à fait. Les touristes, déjà, ils découvrent pour certains d'entre eux que la tour Eiffel,
01:31qu'ils pensaient visiter, est fermée.
01:33Et ce, jusqu'à la fin de la soirée, puisqu'une nouvelle Assemblée Générale a eu lieu.
01:37Et les salariés ont décidé de poursuivre ce mouvement jusqu'à la fin de la journée.
01:42Et des touristes qui, lorsqu'ils comprennent la raison de cette fermeture,
01:46sont plutôt compréhensifs, voire même expriment leur soutien envers les salariés.
01:51Voilà ce à quoi on assiste depuis ce matin ici.
01:54Donc, un message à l'entrée de ces portiques.
01:57L'ouverture de la tour Eiffel sera retardée pour des raisons opérationnelles.
02:01Elle est effectivement très retardée, puisqu'elle est même impossible,
02:04comme je vous le disais aujourd'hui, et ce, jusqu'à la fin de la soirée.
02:10Et donc, eh bien, cela, en raison, vous l'expliquez, de cette visite d'une délégation hindoue,
02:15ce week-end, qui a imposé des conditions, à savoir que les interactions avec le personnel féminin soient strictement limitées.
02:23La suite, c'est la secrétaire CSE de la tour Eiffel qui nous la raconte.
02:28Écoutez.
02:29Il était prévu que samedi matin, 5 septembre, une délégation indienne se présente,
02:35une délégation d'une centaine de personnes.
02:37Jusque-là, rien d'anormal, c'est quelque chose qui arrive souvent.
02:40Les femmes salariées, au passage de cette délégation, ont été écartées de leur poste de travail,
02:46puisque cette délégation, pour des questions qu'ils leur regardent, pour un voilà...
02:51Les gens religieuses ?
02:52Oui. Donc, ça, on ne va pas forcément rentrer dans le détail, parce que c'est le sujet qui regarde
02:57la délégation,
02:57mais ne peuvent pas approcher les femmes.
02:59Donc, ils ont été écartés de leur poste de travail.
03:01Donc, on a mis des hommes à la place des femmes pour respecter ces convictions-là.
03:07Pas de possibilité, donc, de visiter la tour Eiffel ce soir, y compris pour ceux, d'ailleurs,
03:13qui avaient une réservation dans les restaurants.
03:15Vous voyez, cette salariée qui est ici et qui est là, eh bien, pour informer les personnes
03:21qui devaient dîner ce soir, en haut de la tour Eiffel, que ce ne sera pas possible.
03:25En revanche, en ce qui concerne la journée de demain, la secrétaire CSE que vous entendiez à l'instant
03:31nous a indiqué que le monument devrait rouvrir si tout se passe bien.
03:36Merci, merci, Chloé Giroud, avec Marine Estrella.
03:40Situation incroyable, ubuesque, qui suscite de très nombreuses réactions politiques ce soir.
03:45Marine Le Pen, à l'instant, s'est exprimé sur les réseaux Socialix.
03:48En France, on n'accepte pas jamais que la présence des femmes soit dit-elle limitée.
03:52Toute la lumière doit être faite sur ce qui s'est passé lors de cette visite de la tour Eiffel.
03:57Michel Barnier, député de Paris.
03:59En France, ce ne sont pas des pratiques venues d'ailleurs qui dictent aux femmes
04:02comment s'habiller ou exister dans l'espace public.
04:04Nous sommes avec Anne-Sora Dubois, qui nous accompagne.
04:07Je salue la présence de Philippe Vigier.
04:09Bonsoir, merci d'être là.
04:11Vous êtes le maire de Châteaudan et ancien député.
04:14Merci de votre présence.
04:15Laurent Jacobelli nous accompagne, par parole du Rassemblement National.
04:18Bonsoir à vous.
04:19Bonsoir.
04:19Et député de Moselle, Julien Aubert, bonsoir.
04:22Bonsoir.
04:22Vous êtes vice-président des Républicains.
04:25J'imagine que tous autour de cette table, sans doute, avez-vous découvert cette situation cet après-midi,
04:30peut-être même en arrivant sur ce plateau.
04:32Quelle a été votre première réaction ?
04:34Ma première réaction, c'est que s'ils ne veulent pas voir des femmes, ils restent dans leur pays.
04:38Et que quand on va dans un pays étranger, on respecte, je dirais, ses règles culturelles.
04:43Moi, si je vais visiter un monument indien, je m'adapte par respect pour la religion indienne
04:48ou par respect pour les lois indiennes.
04:50Voilà, donc il y a un premier problème sur ça.
04:51Je suis content que ce ne soit d'ailleurs pas la religion musulmane qui soit ciblée.
04:54On parle là souvent des débats, etc.
04:56Là, ça permet d'avoir un débat apaisé.
04:57Il n'y a pas, on n'a pas de problème hindou dans notre pays.
05:01Mais le deuxième sujet...
05:02Non, mais ce sont des convictions religieuses qui aussi instrumentalisent la présence des gens.
05:07L'argent ne permet pas tout.
05:08La question qui est derrière, c'est est-ce qu'en payant, je peux obtenir qu'on modifie les règles
05:16qui sont en action dans ce pays.
05:18Et puis la deuxième chose, c'est qu'on vit dans une capitale où on a une majorité municipale,
05:22je trouverais un peu de politique, qui n'arrête pas d'expliquer l'inclusivité, les femmes, etc.
05:26Et ils se rendent compte qu'à l'insu de leur plein gré,
05:30leur principal bras armé se permet d'invisibiliser les femmes.
05:34Donc si vous voulez, moi, à leur place, j'aurais honte.
05:36Et effectivement, je pense qu'il y a un problème de responsabilité.
05:38C'est-à-dire qu'on ne peut pas uniquement accepter le fait de dire « j'étais pas au
05:41courant ».
05:42Réaction ce soir du maire de Paris, justement, Anne-Saura Dubois,
05:45qui dit qu'Emmanuel Grégoire, toute la lumière doit être faite sur les responsabilités.
05:49Et il dit « je prends connaissance du mouvement de colère des salariés ».
05:52Ça a été tweeté il y a quelques minutes, quelques heures.
05:55Je prends connaissance du mouvement de colère des salariés de la Tour Eiffel.
05:57Je veux leur redire que leur mécontentement est légitime.
06:00Il n'est pas acceptable que de telles conditions puissent être tolérées.
06:03Comment vous réagissez, Laurent Jacobelli ?
06:04À Rome, fait comme les Romains, il est inacceptable que des gens, d'où qu'ils viennent,
06:09et quelle que soit leur religion, nous imposent d'invisibiliser la femme.
06:13En France, la femme est l'égale de l'homme.
06:15En France, la femme ne se cache pas.
06:17Et moi, je suis effaré de voir, depuis ces dernières semaines, depuis ces derniers mois,
06:21à quel point la cause des femmes est, petit à petit, mise sur le côté au profit.
06:27Soit là, d'opérations bassement financières, on peut l'imaginer, soit pour des raisons politiques.
06:33On est dans un pays, aujourd'hui, où la chef d'un groupe au Parlement français
06:37est en train de nous dire qu'il faut autoriser la baïa pour les jeunes filles,
06:41c'est-à-dire cacher les filles, qui seraient, finalement, une source de tentation pour l'homme,
06:47un élément impur.
06:47Aucun Français ne doit pouvoir accepter ça, ni pour des raisons politiques,
06:52ni pour des raisons financières.
06:54Il faut défendre le droit des femmes.
06:55Elles se sont battues, vous, vous êtes battues, mesdames,
06:57pendant des décennies, des siècles, pour obtenir cela.
07:01Aucune reculade ne doit être acceptée.
07:03Et vous l'avez dit, il y a encore beaucoup à faire, notamment en matière d'égalité salariale.
07:07Donc, tous ceux qui font de la femme un sujet accessoire au profit,
07:12soit de leur intérêt financier, soit de leur intérêt politique,
07:16je crois, doivent être dénoncés.
07:18On se demande, ce soir, comment cela a pu arriver.
07:21C'est-à-dire qu'on parle de Philippe Vigée, quand même, c'est le...
07:24La Tour Eiffel, c'est l'incarnation, c'est le symbole de la France.
07:28Que certains découvrent qu'il y a une sorte de grève,
07:31ou un mouvement de personnel, alors que les médias le découvrent auparavant,
07:36et on remercie nos équipes sur place depuis ce matin à la Tour Eiffel.
07:40Je vais vous faire regarder la réaction à l'instant au gouvernement de la ministre
07:44en charge de l'égalité femmes-hommes hors hors berger.
07:47En France, on ne demande pas aux femmes de s'effacer.
07:49Aucun dogme, aucune religion n'est supérieure aux lois de la République.
07:52Si les faits reprochés à la Tour Eiffel sont confirmés, ils sont inacceptables.
07:56Vous partagez, je suppose, chaque mot, chaque ligne.
08:01Inacceptables, incompréhensibles, et puis il y a une chaîne de responsabilités.
08:04Je me retrouve parfaitement dans les arguments qui ont été avancés tout à l'heure
08:07par ceux qui sont exprimés avant moi.
08:09Le combat des femmes, c'est un combat permanent.
08:12Et là, on voit bien qu'il y a quelque part un grand coup de canif qui a été mis
08:15dans ce contrat.
08:16Mais qui a décidé et qui a accepté ?
08:19Saches la société de la Tour Eiffel, il y a des responsables, il y a un conseil d'administration.
08:23La maire de Paris semble découvrir ce soir.
08:25Ce qui s'est passé là, c'est gravissime.
08:27Parce que c'est en plus la Tour Eiffel et parce que c'est la France, ce grand pays-là.
08:30Donc il faut que la chaîne de responsabilités s'applique.
08:33Et que, malheureusement, ceux qui ont fauté, c'est pas peut-être,
08:37les personnels heureusement étaient là.
08:38J'entends, vous êtes maire.
08:40Oui, mais moi dans l'Amérique, je peux vous assurer qu'une chose comme ça, ça ne se produit pas.
08:43Parce qu'avant un grand événement, quelque part, je regarde ce qui se passe.
08:46Donc vous estimez qu'un maire, y compris fut-il de Paris, qui était une très grande ville,
08:50je ne dis pas que la vôtre est évidemment très importante.
08:52C'est une petite ville de 13 000 habitants, mais pour autant, chaque symbole compte.
08:55Évidemment, chaque symbole compte, mais qu'on ne peut pas ne pas savoir ce qui se passe
08:58dans l'un des plus célèbres monuments.
08:59Mais on sait ce qui se passe, d'autant plus qu'il y a une opération VIP,
09:01donc quelque part, il a fallu, à un moment ou à un autre, privatiser la Tour Eiffel.
09:06N'imagine pas qu'à un moment ou à un autre, quelqu'un n'a pas su ce qui se
09:08passait.
09:08Le drame, c'est que tout ça s'est fait visiblement en se soumettant et en disant
09:14on ne va pas faire de vagues, on va se plier à la demande.
09:17et que personne n'a eu l'intelligence de se dire quand même qu'il y a quelque chose qui
09:20cloche
09:21au niveau de la hiérarchie, que le maire ne soit pas au courant.
09:24Mais pardonnez-moi, si on accepte ça...
09:26Mais au moins, à la postérieure...
09:27Si on accepte ça pour la Tour Eiffel, c'est que tout était à vendre.
09:30C'est-à-dire qu'on peut...
09:31Oui, mais c'est ça qui est terrible.
09:31Si c'est pour la Tour Eiffel qu'est ce monument accessible à tous
09:35et sous le regard de tous dans le monde entier,
09:37c'est que demain, c'est possible pour tout et n'importe quoi.
09:39Mais s'il ne m'était pas au courant, en tout cas, il lui appartient de prendre les décisions maintenant
09:42et très vite.
09:43On va être précis sur le déroulé, oui.
09:45Depuis ce matin, les panneaux en bas de la Tour Eiffel disent que la Tour Eiffel est fermée
09:50pour raisons techniques, organisationnelles.
09:52Il n'y a pas eu un moment d'anticipation et même de...
09:55On n'a pas créant que c'est, si vous voulez, la sortie de cette affaire.
09:57Au détour d'une rue, ça s'est passé.
09:59On a l'impression que tout ça est caché.
10:00C'est l'impression que ça...
10:01On ne dit pas la vérité à ceux qui viennent du monde entier pour visiter la Tour Eiffel,
10:04qui fait partie du patrimoine national, mais du patrimoine mondial.
10:07Cette Tour Eiffel est vendue à des opérations privées,
10:10opérations privées non contrôlées, même si elles foutent au pied les principes de notre République.
10:15Et apparemment, personne n'est au courant.
10:17Ça pose, une fois encore, la question des responsabilités et de qui contrôle quoi dans ce pays.
10:21Ça demande surtout le malaise.
10:22C'est-à-dire ?
10:23Si vous voulez, quand on n'affiche pas, quand on dit, voilà, il y a un problème technique,
10:27donc la Tour Eiffel est fermée, ça veut dire quoi ?
10:29Ça veut dire, bon, vous ne vous intéressez pas trop, on ne va pas vous dire la raison.
10:31Ils ne voulaient pas faire de publicité là-dessus.
10:33Donc, il y a bien des gens qui ont compris qu'il y avait un vrai problème de fond
10:36et qui se sont dit, on va faire les canards, en espérant que ça passe inaperçu.
10:39Sauf qu'en réalité, c'est un scandale national,
10:41compte tenu de la portée à la fois symbolique et patrimoniale du geste.
10:46La responsable des employés a dit, on ne veut pas de récupération politique.
10:50Autrement dit, autour de cette table, c'est ce que vous êtes en train de faire.
10:54Mais non, ce n'est pas ce que je vous dis, chers amis, je vous pose la question.
10:57Non, il ne s'agit pas d'une responsabilité politique, c'est une faute.
11:00Une faute grave.
11:02Quelque part, je suis désolé, la République française, elle ne peut pas accepter ça.
11:05Et en plus, à Paris, en capitale.
11:07Donc, il y a eu un moment ou un autre, des gens qui ont laissé passer.
11:10Eh bien, il faut qu'ils se rendent compte de la gravité de ce qu'ils ont fait.
11:13Rendre invisibles les femmes, c'est absolument insupportable et invisible dans ce pays.
11:16On sait que tous les combats qu'on mène, on l'a encore vu pour l'avortement,
11:18il n'y a pas très longtemps, à l'Assemblée nationale.
11:20On l'a vu encore sur la fin de vie, il n'y a pas très longtemps encore.
11:23Donc, tous ces jugés-là, on ne peut pas transiger.
11:25Si on transige, quelque part, le poison, on l'instille.
11:27Et c'est grâce à la politique, justement, que normalement, ce genre de choses ne doivent pas arriver.
11:32C'est politique de dire, dans notre pays, la femme est l'égale de l'homme.
11:36C'est politique de dire, dans notre pays, la femme n'a pas à s'invisibiliser ou à se cacher,
11:40parce que nous pensons qu'elle est l'égale de l'homme.
11:42C'est justement parce qu'il n'y a pas eu de politique,
11:44mais simplement, soit la pas du gain, soit l'envie de plaire à un tel ou un tel,
11:47que cette horreur a pu advenir.
11:50Anne-Sorah Dubois, qu'est-ce que vous savez du fonctionnement, du déclenchement de cette affaire ?
11:57À l'instant, simplement, la réaction de l'ancien Premier ministre Gabriel Attal,
12:01c'est la même tonalité, c'est l'indignation, c'est la colère, tout se condamne.
12:06Mais qu'est-ce qui s'est passé depuis cette fin de matinée ?
12:08On a commencé à se demander ce qui se passe autour de ce monument parisien.
12:12Alors, sur le fonctionnement de la Tour Eiffel,
12:14le monument appartient à la ville de Paris, à la mairie de Paris.
12:17Elle est gérée par une société qui s'appelle la SETE,
12:21c'est la Société d'Exploitation de la Tour Eiffel,
12:22qui est une délégation de services publics,
12:25qui est détenue à 99% par la ville de Paris.
12:28Donc, c'est une délégation de services publics.
12:30Donc, ça veut dire qu'en quelque sorte, la Tour Eiffel
12:33est à un cheveu d'être un service public.
12:37Ça aggrave, effectivement, la portée.
12:39Et il y a eu des événements rarissimes, mais récents.
12:43J'achète juste là-dessus.
12:44Il y a eu des événements rarissimes, mais récents, dans notre histoire,
12:46qui ont montré qu'à chaque fois, effectivement, qu'il y a un agent public
12:48qui refuse de serrer la main à une femme,
12:50ou qu'il y a un problème de discrimination basé sur le sexe,
12:55ça a pris tout de suite des proportions énormes,
12:57parce que, précisément, les principes de la laïcité sont très forts,
13:01surtout dans les services publics.
13:03C'est non-contournable, en réalité.
13:05On va écouter les premières réactions, peut-être, à cette affaire.
13:11Ça sera dans quelques instants.
13:13Gabriel Attaloui, on vient de voir la réaction.
13:15Moi, ce qui m'a interpellée auprès de cette responsable
13:18qu'on a écoutée tout à l'heure, c'est tout de suite le caractère politique.
13:22Pas de récupération, comme si, quels que soient les responsables de tous bords,
13:26et vous en faites partie, vous reprenez différentes sensibilités,
13:29on ne devait pas aborder ce sujet sous couvert de quoi ?
13:32Quel serait le risque ?
13:33Non, mais je pense qu'il faut séparer deux choses.
13:35D'un côté, le fait, si vous voulez, qu'il y ait une chaîne de responsabilités,
13:38comme ça a été dit, et qu'à un moment donné,
13:40on doit prendre ces responsabilités.
13:41Quand on dirige une structure, on dirige un service,
13:42s'il y a une faute qui est commise, c'est un service public,
13:45on a décidé de faire de l'argent en faisant venir des hindous, etc.,
13:48on s'est pris les pieds dans le tapis, on assume.
13:50Et puis après, il y a une deuxième chose.
13:51Oui, la récupération politique.
13:54Quand je dis, on est dans une ville dont le maire
13:57ne passe son temps à faire la leçon sur le rôle des femmes,
14:01tout ça ne donne pas une image effectivement très glorieuse.
14:05Et donc, on y devrait commencer par balayer devant leur porte.
14:07Et j'assume le fait qu'en tant qu'homme de droite,
14:09je trouve que pour un maire qui s'annonce progressiste,
14:13qui n'arrête pas de faire la leçon au monde entier sur ce sujet-là,
14:16il doit, voilà.
14:17– On va attendre sa réponse et voir quelle lumière, lui aussi,
14:19il va faire sur cette chaîne de responsabilités.
14:22En fait, toute la question, monsieur le maire, Philippe Vigier,
14:25et qu'on vous pose à vous tous, c'est à chaque fois les responsabilités.
14:28Que ce soit dans une affaire comme celle-ci,
14:31que ce soit d'ailleurs, comparaison, là, ce ne sont pas des éléments comparables,
14:34mais quand il y a eu le piratage du fisc, quelle responsabilité ?
14:38Qui, à la fin, a fait, a dit, a failli ou n'a pas fait ?
14:41Est-ce qu'on est dans un pays où il y a, à la fin, une responsabilité ?
14:44Et peut-être même, ça arrive, une démission.
14:47– Moi, je vais vous dire une chose très clairement.
14:49C'est justement parce qu'on n'arrive pas à identifier les responsables
14:52ou alors ils ne prennent pas leurs responsabilités,
14:53on les vire, je suis désolé, si quelqu'un a failli,
14:56eh bien, à ce moment-là, il n'est plus en responsabilité.
14:58Et ça, nos concitoyens ne se supportent plus.
15:00On ne sait plus qui fait quoi, on ne sait plus à qui on s'adresse.
15:03Et ça, c'est inacceptable.
15:05Donc, pour moi, la chaîne de responsabilité,
15:07si le maire a découvert, peut-être qu'il a découvert,
15:09et que ce n'est pas monté jusqu'au cabinet, je peux l'entendre.
15:11Mais en revanche, vous assurez que ça serait dans ma commune,
15:13je vous assure que ce soir, il y a une union de crise,
15:15pour que je comprenne tout, et j'irai très vite pour en tirer toutes les conséquences.
15:18Ça n'agit pas de faire une récupération politique,
15:21mais on ne peut pas, quelque part,
15:23c'est-à-dire, à l'instant, dire « je suis très attentif,
15:25il faudra des femmes à tout ça »,
15:26et puis de l'autre côté, laisser dans sa propre maison,
15:28pour faire des choses comme ça.
15:29– Vous ne semblez pas croire au fait que le maire de Paris
15:32ne soit pas au courant, ou en tous les cas,
15:34lui, c'est ce qu'il dit, envers sa réaction.
15:37– Peu importe, en tout cas.
15:37Peu importe parce qu'il est responsable,
15:38on ne peut pas se faire élire,
15:39et puis crier sur le lampiste à la dernière seconde,
15:43en disant « c'est pas moi, j'ai rien fait ».
15:44Soit il n'a pas mis en place les moyens d'action et de contrôle
15:47qu'il aurait dû mettre en place en tant que maire
15:49pour pouvoir surveiller ce qui se passe,
15:50et c'est une faute.
15:51Soit il était conscient et il connaissait la situation,
15:54et c'est une faute encore plus grave.
15:56Mais dire « vous me lisez, je suis responsable,
15:58je prends le pouvoir, je prends le décorum du pouvoir,
16:01mais je n'assume pas la responsabilité du pouvoir »,
16:03alors c'est de dire « responsabilité ».
16:04– Ça veut dire démissionner ?
16:05– Bien sûr que non,
16:07mais il peut admettre une part de responsabilité,
16:09en disant, plutôt que de dire « je suis pas au courant,
16:11j'étais pas là, j'étais dans une autre pièce »,
16:13dire « bon bah, ce qui vient de se passer est intolérable,
16:16dès demain matin, je convoquerai et je prendrai les décisions. »
16:19– Le point commun, c'est la permissivité.
16:22C'est-à-dire qu'il y a eu la permissivité au niveau,
16:25je dirais, de celui qui a pris cette décision de dire
16:27« bon, écoutez, ok, on les autorise ».
16:29Et donc, par rapport à ça, on ne peut pas accepter la permissivité
16:32d'un maire qui dirait « écoutez, j'étais pas au courant, c'est pas moi ».
16:36Et c'est pour ça, si vous voulez, qu'on a besoin
16:38qu'effectivement la lumière soit faite,
16:40qu'il y ait une instruction et que les gens
16:42assument leur responsabilité.
16:43C'est pas parce que, si vous voulez,
16:45on est directeur de Trois-Effel,
16:46peut-être qu'il n'était pas au courant.
16:48Il n'en reste pas moins que, symboliquement,
16:49c'est lui qui est aujourd'hui responsable,
16:51le président de l'entité.
16:52Une délégation de services publics
16:54qui a des droits et des devoirs,
16:55le service public, ça a un mot.
16:56À force de ne jamais respecter ni les mots,
16:58ni les responsabilités, ni les postes,
17:00bien, effectivement, il y a cette espèce
17:01d'indifférence générale
17:01qui permet ce type de dérive.
17:04– Question de la responsabilité,
17:05mais question également de l'influence
17:07ou du pouvoir étranger,
17:09ou de certaines délégations,
17:11ou de certains investissements,
17:13ou de certaines personnalités sur notre pays.
17:14On connaît cela, on découvre,
17:16si c'est confirmé à la Tour Eiffel,
17:19on le connaît dans d'autres domaines.
17:20Il y a des investissements
17:21dans les très grands hôtels parisiens,
17:23on peut en parler aussi dans le domaine sportif.
17:26Est-ce que les responsables politiques
17:27que vous êtes affirment maintenant
17:29qu'il faut désormais des garde-fous davantage,
17:32et pas seulement accueillir à bras ouverts
17:34quand l'argent tombe du ciel,
17:35des investissements, y compris quand il faut financer
17:37un parc comme Dragon Ball, par exemple ?
17:39– Moi, je ne suis pas opposé au fait
17:40qu'il y ait des investissements étrangers,
17:42simplement, je suis opposé,
17:44vraiment, pour moi, c'est frontal
17:46d'entacher les principes républicains
17:48qui viennent en France, très bien,
17:49mais ils acceptent les lois de la République française.
17:51On ne peut pas laisser faire ça.
17:52Il y a eu ce dysfonctionnement-là,
17:54il y en a peut-être un autre ailleurs
17:55qui surgira.
17:56Il ne faut pas leur laisser imaginer
17:57qu'ils arrivent, ils sont chez eux,
17:58ils font comme ils veulent, pas du tout.
17:59La France, c'est la France.
18:00Et ces principes républicains français,
18:02on ne peut pas les balayer comme ça
18:04d'un revers de main.
18:04Donc, j'espère qu'en tout cas,
18:06la chaîne de commandement permettra
18:07de savoir ce qui s'est passé,
18:08la liberté qui a été prise par le patron.
18:10– Il n'y a pas que les principes.
18:12C'est-à-dire qu'à un moment donné,
18:13il y a un sujet de souveraineté derrière,
18:14de prise de décision, d'ingérence étrangère.
18:17Il y a des gens qui investissent
18:18sur notre territoire
18:18parce qu'ils veulent réaliser un profit.
18:20Il y en a d'autres
18:21qui investissent sur notre territoire
18:23parce qu'ils veulent en réalité
18:25prendre des rouages
18:26de la prise de décision
18:27ou influencer notre mode de vie.
18:29Et c'est ça qu'on doit protéger
18:30ou tout simplement, d'ailleurs,
18:32contrôler notre économie.
18:33Et c'est là où, à mon avis,
18:34il ne faut pas être naïf.
18:35Et effectivement,
18:36il faut rappeler qui est le souverain.
18:38Mais je dirais,
18:39on ne peut être fort
18:40que si on travaille sur ses forces.
18:42À force, si vous voulez,
18:43d'avoir laissé notre économie
18:45se faire brader.
18:45– Mais vous êtes en train de dire
18:46qu'on est soumis à qui, alors ?
18:47– Aujourd'hui,
18:48on a l'influence américaine,
18:49vous avez l'influence russe,
18:51vous avez les Chinois…
18:51– Vous allez me faire un pot pourri
18:53de nous, le monde entier, alors.
18:54– Il y a une influence d'investissement
18:55qui est évidente
18:56et qui joue sur notre société,
18:58notre civilisation.
18:58– C'est le Qatar.
18:59– Vous refusez certains investissements,
19:01monsieur le Kobéli ?
19:02– Le Qatar qui emploie
19:03un certain nombre d'hommes politiques français
19:04qui reviennent ici
19:05nous expliquer
19:06qu'ils ont changé d'idée
19:07et qu'il faut défendre
19:08l'islam radical.
19:09Le Qatar qui sponsorise
19:11un club de foot.
19:11Le Qatar qui investit
19:13dans certaines banlieues.
19:13Il ne le fait pas
19:14par pur désintéressement
19:15et juste pour les beaux yeux
19:17de la République française.
19:18Il le fait aussi
19:19pour avancer une idéologie.
19:20– Vous balayez devant sa porte,
19:21il y en a partout.
19:21– Il y en a partout,
19:22bien évidemment.
19:23– Allez-y, balayez.
19:24Balayez, dites-nous,
19:25quand vous avez balayé
19:26ce que vous trouvez.
19:26– La République, sa souveraineté,
19:27la capacité de décision
19:28et nos outils industriels.
19:29– Mais les espionnages
19:30ne sont pas nouveaux.
19:31– Mais nous soyons pas naïfs.
19:32– Un pays surendetté
19:33qui a besoin de l'argent
19:34de pays étrangers
19:35sera demain soumis
19:36à ses influences.
19:38N'oubliez pas
19:39cette part de responsabilité.
19:40En désindustrialisant la France,
19:42en acceptant la mondialisation
19:43et en la suradétant,
19:44vous nous avez rendu
19:45fragiles et perméables
19:47aux influences.
19:47– Mais ce n'est pas
19:48en faisant du repli sur soi
19:49qu'on arrivera à faire
19:49quelque chose
19:50pour industrialiser le pays.
19:51Ça ne fonctionne pas
19:51une seule seconde.
19:52– Je ne pense pas
19:52qu'on puisse refuser
19:53la mondialisation.
19:54– Non, ça c'est un achat.
19:55– On peut la contrôler.
19:56– Voilà, faire en sorte,
19:57si vous voulez,
19:58qu'elle soit effectivement gagnante.
19:59– Et nous tenions
20:00à consacrer ce débat
20:01à cette actualité,
20:03à cette affaire,
20:04parce qu'elle dit
20:04beaucoup plus que,
20:05ce qui est déjà important,
20:06un mouvement de colère
20:07des employés,
20:08des salariés de la Tour Eiffel
20:09est très révélatrice aussi
20:10de ce qui est en cours
20:11et vraiment, bravo,
20:12on peut le dire,
20:14on peut s'engager,
20:15dire bravo à ces employés,
20:16à ces salariés
20:17qui refusent
20:18que leurs collègues féminins
20:19soient invisibilisés.
20:20Je vous remercie,
20:21merci messieurs.
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