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  • il y a 1 semaine
Ségolène Royal, candidate à la primaire socialiste pour la présidentielle, était l'invitée de BFMTV ce lundi 7 septembre

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Transcription
00:00Madame Ségolène Royal s'installe, candidate à la primaire socialiste, ancienne finaliste à l'élection présidentielle.
00:08Bonsoir à vous, Ségolène Royal.
00:10Et peut-être une première réaction à cette affaire.
00:13On l'a donc appris tout à l'heure, c'est cette visite qualifiée de VIP d'une délégation hindoue.
00:19Il y a un mouvement de colère et de protestation qui a conduit à la fermeture de la tour Eiffel
00:23puisque les employés et les salariés ont refusé de voir leurs collègues féminines mises de côté, écartées, effacées, invisibilisées.
00:32Comment réagissez-vous ?
00:34Je pense que les choses sont assez simples.
00:36Si on applique mon principe d'ordre juste, cette délégation n'avait pas entré dans la tour Eiffel.
00:42Dès qu'ils ont mis cette condition-là, non merci, au revoir messieurs, et vous ne visiterez pas la tour
00:48Eiffel.
00:49Au lieu de semer ce chaos, ce désordre, la fermeture de la tour Eiffel,
00:52donc privé sans doute beaucoup de gens qui attendaient pour visiter ce monument.
00:57Donc la règle, elle s'applique.
00:58Et dès qu'on flotte sur les règles, c'est le bazar.
01:01Moi, je suis pour l'ordre juste, rappeler les règles et appliquer les règles.
01:05Donc si la règle avait été appliquée dès le départ,
01:08c'est-à-dire si cette délégation, en mettant cette condition,
01:10elle avait dit, ben non, vous ne visiterez pas la tour Eiffel,
01:14on n'aurait pas eu ce brouhaha.
01:16Et c'est un flottement qui est synonyme de soumission, selon vous ?
01:20Pourquoi a-t-on accepté ?
01:20Je ne sais pas, vous savez, franchement, j'entends toutes les voix qui s'élèvent.
01:25De demander à des femmes de se retirer.
01:27Si on veut s'occuper de la condition des femmes,
01:30il faut aussi, peut-être, travailler aussi sur ce qui se passe en France.
01:34Il y a encore une femme tous les trois jours qui est tuée par son conjoint,
01:37il y a encore des inégalités salariales.
01:39Et je vois que certains hommes politiques font plus de bruit
01:42autour de cette histoire de la tour Eiffel,
01:44qui est forcément regrettable,
01:45mais qui permet d'ailleurs de remettre au point un certain nombre de règles
01:49que ce qui se passe en France et que ce qu'ils n'ont pas fait
01:51pour régler les problèmes qui se posent aux femmes françaises.
01:54Donc, il faut toujours recentrer, vous voyez, et hiérarchiser les problèmes.
01:56Mais là, n'empêche pas l'autre.
01:57Évidemment, vous avez condamné, clairement.
01:59Mais chacun, chaque chose a sa place.
02:02Il y a eu cet incident à la tour Eiffel qui est tout à fait regrettable
02:04et qui permet de rétablir des règles
02:06et qui permet de dire, vous auriez dû refuser cette visite.
02:09Et d'un autre côté, il y a tous les problèmes en France qui se posent
02:13concernant les violences faites aux femmes.
02:15Avec la manifestation qui a eu lieu aujourd'hui sur la loi intégrale,
02:18je félicite celles qui sont à cette initiative.
02:22Il y a encore des violences faites aux femmes mortelles
02:25qui n'ont pas diminué.
02:26Il y a encore des problèmes d'inégalité salariale.
02:30Et au moment où on menace les Français sur les retraites,
02:33il suffirait, vous savez, écoutez-moi bien,
02:36il suffirait de faire l'égalité salariale à travail égal, salaire égal.
02:40C'est-à-dire, il y a encore plus de 25% d'écart
02:42pour que le problème des retraites soit réglé
02:45et que les financements entrent dans les caisses de la Sécurité sociale.
02:48On voit bien.
02:49Donc, chaque chose a sa place.
02:50Vous avez un pied dans la campagne et même les deux pieds.
02:53D'autant que vous avez, Ségolène Réal, obtenu vos parrainages.
02:57Vous avez donc rassemblé et obtenu les parrainages nécessaires
03:00à votre candidature.
03:00Certains ne vous attendaient peut-être pas si vite, d'ailleurs,
03:03sur la ligne de départ.
03:04De quoi ces parrainages obtenus si rapidement sont-ils
03:07le signe ou les révélateurs autour de vous et de votre candidature ?
03:11Voilà, qu'il y a une dynamique collective, diversifiée.
03:15Mais maintenant, nous sommes maintenant dans la campagne.
03:19Donc, les Français ne comprennent pas forcément
03:21ce que c'est que les parrainages, etc.
03:23Donc, c'est une technique interne
03:25qui nécessitait des parrainages du Conseil national.
03:27Ils le savent, avec tous les problèmes démocratiques qu'on a eus.
03:30Oui, mais maintenant que cette étape est passée,
03:31je suis devant vous, je m'adresse aux Français.
03:34Parce qu'on est déjà dans la campagne présidentielle.
03:36Déjà, dans le débat, dans la confrontation ?
03:38On est déjà dans la campagne présidentielle
03:40en participant à une primaire.
03:41Bien.
03:42Parce que les citoyens, les Français vont écouter
03:44ce que nous avons à dire.
03:46Donc, on est déjà projeté dans la campagne présidentielle.
03:49Ensuite, on verra ce qui sortira du vote.
03:51Mais en tout état de cause, la prise de parole,
03:53les prises de parole que je fais,
03:55c'est pour rendre service aussi au débat public.
03:57Mais c'est pour ça que je vous pose la question.
03:59Rendre service au débat public, c'est accepter le débat,
04:02c'est accepter la confrontation des points de vue
04:03avec les autres candidats, avant même la primaire socialiste.
04:06Vous êtes dans cet état d'esprit.
04:08Est-ce que tous vos camarades, si je puis dire,
04:10sont dans le même état d'esprit ?
04:11Je l'espère.
04:13Je l'espère.
04:14Parce qu'un moment démocratique,
04:16c'est d'abord un moment de débat.
04:17Et d'écoute, c'est s'exposer, c'est prendre des risques.
04:20C'est accepter d'être jugé par tout un chacun.
04:24Et pas seulement par une petite élite.
04:26Et par conséquent, ce débat, moi, je me réjouis.
04:29Je remercie d'ailleurs les médias qui organisent ces débats.
04:32Parce que ça veut dire aussi qu'ils ont pris conscience
04:34de l'importance de l'inquiétude des Français
04:38par rapport à leur avenir.
04:39Vous savez, la France est fatiguée aujourd'hui.
04:41C'est pour ça que je parle de France tranquille.
04:44La France est fatiguée, angoissée.
04:47Et mon souci, c'est qu'à l'issue de cette campagne,
04:50que je sois ou que je ne sois pas désignée,
04:51c'est que les jeunes générations se disent,
04:53bon, on était quand même désespérés,
04:56on voit le déclé, on ne sait pas ce que deviendra notre pays.
04:59Mais au moins, on sait qu'il y a des perspectives positives
05:02qui peuvent s'ouvrir.
05:03Ça, ce serait déjà formidable.
05:05Effectivement, on va voir qui va y arriver et comment.
05:08Mais parlons de ce slogan, et plus que ça,
05:10de la France tranquille.
05:11Est-ce qu'on peut avoir véritablement une France tranquille
05:14dans une Allemagne sans ce dessus-dessous,
05:16avec le tsunami de l'AFD ?
05:17Est-ce qu'on peut avoir une France tranquille
05:19avec une Espagne qui est confrontée
05:21à la crise migratoire à Ceuta ?
05:23Est-ce qu'on peut avoir une France tranquille
05:25alors que certains disent que la guerre
05:26et de confrontation directe, je parle,
05:28est à nos portes avec la Russie ?
05:30Vraiment, on peut l'avoir ?
05:31D'autant plus.
05:32Il faut d'autant plus avoir une force tranquille.
05:34Et vous auriez pu rajouter les crises climatiques.
05:37La liste est longue, malheureusement.
05:38Regardez le chaos qu'il y a autour de nous.
05:41Est-ce que vous pensez qu'avec ce chaos-là,
05:43il était légitime de matraquer les gilets jaunes,
05:46de matraquer les manifestants pour les retraites,
05:49de matraquer les infirmières,
05:50de matraquer les pompiers,
05:52de matraquer les agriculteurs
05:54en envoyant des voitures blindées
05:56contre les agriculteurs ?
05:57Est-ce que c'est de dégrader l'éducation nationale,
06:01de faire tous les ans des réformes
06:02qui secouent l'éducation nationale,
06:05de dégrader le service public de la santé ?
06:07Est-ce que vous croyez que c'est raisonnable ?
06:10Vous croyez que c'est voulu ?
06:11Vous croyez que c'est un projet conscient
06:13de brutalisation de la société
06:15pour la diviser, la marceler
06:16et faire en sorte qu'il y ait
06:18les uns contre les autres qui s'érigent ?
06:20Mais bien sûr.
06:20Vous pensez que c'est un projet conscient ?
06:22Il y a deux raisons à cela.
06:23Il y a la gravité du manque d'empathie,
06:26c'est-à-dire des dirigeants qui sont suffisamment immatures
06:29pour être incapables, ou égotiques,
06:31pour être incapables de se mettre à la place des autres.
06:34Vous voyez, quand les gilets jaunes commencent,
06:36on a des dirigeants qui ont été incapables de se dire
06:38« Mais pourquoi est-ce qu'ils ont le courage
06:40d'enfiler des gilets jaunes,
06:41notamment beaucoup de femmes retraitées,
06:43d'aller sur des ronds-points ?
06:44Il fait froid, c'était au mois de novembre.
06:45Pourquoi ils font ça ?
06:47De comprendre et de rectifier les décisions politiques.
06:50Non, ils ont fait le contraire.
06:51Ils ont dit « C'est nous qui avons raison,
06:52on est plus intelligents que vous ».
06:54Donc il y a ça.
06:55Il y a le manque d'empathie
06:56et l'incapacité à se mettre à la place des autres.
07:00Et ensuite, il y a la volonté par la répression
07:02de faire taire les mouvements sociaux.
07:05Répression, vous dites.
07:07Non, parce que le mot peut être utilisé
07:09dans d'autres pays courants.
07:10Ceux qui sont mutilés aujourd'hui à vie
07:12parce qu'ils ont subi les flashballs
07:14dans les gilets jaunes,
07:15les infirmières qui ont été frappées au sol,
07:18les pompiers qui ont été aussi gravement maltraités,
07:22les agriculteurs.
07:23Vous croyez que les agriculteurs,
07:24ils ont pleuré, les agriculteurs.
07:25Vous vous rendez compte que dans la Riège,
07:27il y avait un agriculteur qui avait 200 bovins,
07:29il voit arriver 300 gendarmes mobiles.
07:32Mais qu'est-ce que c'est que cette gouvernance ?
07:34C'est intolérable.
07:36Les mots employés...
07:36Et c'est pour ça que je parle de la France tranquille.
07:38Oui, mais immature et égotique.
07:41Immature et égotique d'Emmanuel Macron
07:43dans la situation...
07:44Et des ministres qui l'entourent.
07:45Oui, oui.
07:46Et des ministres qui l'entourent.
07:46Mais dans la situation dans laquelle nous sommes,
07:48je reviens sur l'inquiétude de la guerre,
07:51en tous les cas hybride.
07:53C'est-à-dire que nous avons, selon vous,
07:54à la tête du pouvoir,
07:55quelqu'un qui est immature dans une situation aussi grave.
07:58Donc il peut nous conduire à la guerre.
07:59C'est pour ça qu'il faut être clairvoyant.
08:02C'est pour ça qu'il est temps
08:03que cette élection présidentielle arrive.
08:05Parce qu'il y a encore huit mois.
08:07Ils peuvent encore faire huit mois de dégâts.
08:09Ils peuvent faire encore...
08:10Moi, quand je les vois,
08:10ils peuvent faire encore huit mois de dégâts.
08:13Parce que tous les jours, regardez,
08:14il y a des dépôts de bilan.
08:15Qu'est-ce qu'ils font ?
08:16Rien.
08:17C'est dramatique sur les territoires.
08:19Tous les jours, il y a des usines qui ferment,
08:21des artisans, des commerçants,
08:22parce que le prix de l'énergie est trop élevé.
08:24Mais qu'est-ce qu'ils attendent
08:25pour baisser les taxes sur l'énergie ?
08:29L'angoisse des gens qui remplissent
08:30leur voiture, leur véhicule,
08:33avec le prix de l'énergie.
08:35Les parents qui mettent des enfants à l'école,
08:37il n'y a pas d'enseignants dans les classes.
08:38Il n'y a jamais aussi peu...
08:40Autant de manque d'enseignants
08:42le jour de la rentrée dans les classes.
08:43Ceux qui vous écoutent...
08:44Donc ça fait encore huit mois
08:45qu'on va supporter ça.
08:46Je vais vous dire,
08:48moins ils en font,
08:49qu'ils arrêtent de bouger.
08:50Moins ils en font, mieux ce sera.
08:52Là, vous demandez au gouvernement
08:53de tout geler, de ne rien faire.
08:55Il vaut mieux ne rien faire
08:56que de continuer à nous dégrader,
08:58à nous faire peur,
09:00à nous dire qu'ils vont...
09:01Vous faire peur ?
09:02Quel est le ressort de la peur ?
09:04Le ressort de la peur,
09:05c'est la menace
09:06sur les conséquences du déficit.
09:08Voilà des dirigeants
09:10qui ont fait plus de 1000 milliards
09:11de déficits supplémentaires
09:13et qui disent aujourd'hui en français
09:14c'est de votre faute.
09:15Donc on va baisser les retraites.
09:17Ah non, mais les retraites,
09:18c'est trop élevé.
09:19Donc il y a une peur successive
09:22qui est répétitive.
09:23Parce que depuis qu'ils sont là,
09:24c'est la troisième ou quatrième
09:25réforme des retraites.
09:28Et toucher aux retraites,
09:29c'est toucher à la sécurité
09:30de la famille.
09:31Les retraités, c'est les grands-parents,
09:33c'est ceux qui aident
09:33les petits-enfants.
09:35Les retraités, c'est souvent
09:36ceux, c'est le patrimoine
09:37de ceux qui n'en ont pas.
09:38Les retraites, c'est la rémunération
09:40du travail différé.
09:42C'est quelque chose qui est dû
09:43puisque les gens ont cotisé.
09:45Et donc les mêmes
09:47qui ont supprimé l'impôt
09:47de solidarité sur la fortune
09:49font peur aujourd'hui aux retraités.
09:51Et vous savez, j'ai vu...
09:53Il faut protéger les retraités,
09:54il faut sanctuariser les pompiers.
09:56S'il faut, et c'est tout à fait normal,
09:58protéger les infirmières
09:59et tous ceux qui étaient
10:01sur les gilets jaunes,
10:02à qui on demande des efforts ?
10:03On relance la croissance.
10:05Ah oui, mais ça,
10:05c'est une formule magique, madame.
10:06Ah non, ce n'est pas une formule magique.
10:08Qu'est-ce que vous mettez derrière ?
10:08C'est une formule volontariste.
10:10On relance la croissance économique
10:13en donnant confiance.
10:14Mais vous savez,
10:16la densité de croissance
10:17qui a été perdue
10:19au cours de ces mouvements sociaux,
10:21ça représente un coût considérable,
10:23vous savez, les mouvements sociaux.
10:24Entre la dégradation de l'image
10:26du pays et l'international,
10:27parce que toutes ces images circulent,
10:29l'angoisse pour les commerçants,
10:32les artisans,
10:32là où il y a les manifestations,
10:34la dégradation dans les entreprises,
10:36c'est de la déperdition économique,
10:38les mouvements sociaux.
10:40Moi, si j'arrive aux responsabilités,
10:42je vais vous dire une chose,
10:43il n'y aura pas de révolte sociale
10:45parce qu'elles seront gérées avant,
10:47avec empathie,
10:49en regardant pourquoi
10:50les gens sont en colère.
10:51– Vous signiez ce soir
10:51que vous, au pouvoir,
10:53pas de révolte,
10:54pas de manifestation qui dégénère,
10:56pas de rassemblement tendu ?
10:58– Non, il n'y aura pas de tout cela.
11:00Pourquoi ?
11:00Parce qu'il faut avoir la capacité
11:03d'écouter pour agir juste,
11:05de se mettre à la place des autres.
11:08– Mais à un moment,
11:08il faut trancher,
11:08c'est aussi ça de gouverner.
11:09– Vous, au pouvoir,
11:11vous ne ferez pas de réformes difficiles,
11:13pas de réformes structurelles ?
11:14– Non, je ne ferai pas de réformes
11:15qui soulèveront le peuple
11:16parce que je ferai des réformes justes
11:18et comprises par les gens
11:19et que j'expliquerai
11:21ce qu'on n'a jamais eu
11:22pendant ces dernières années,
11:24au nom de quelles valeurs on agit.
11:27– Vous avez un exemple ?
11:28Parce que je me demande
11:28quelles réformes dans notre pays
11:30pour faire avancer le pays,
11:31pour redonner de la croissance,
11:32de la respiration,
11:33de la compétitivité,
11:34ne met pas dans la rue
11:36une catégorie des Français.
11:37– Non, mais non,
11:37il faut faire des choses positives.
11:40Il faut lancer des grands chantiers
11:42dans le domaine de l'environnement.
11:43Regardez, nous avons la crise climatique.
11:45Un exemple est tellement flagrant.
11:46La crise climatique
11:47et l'incapacité qu'a eue la France
11:49de mettre des avions
11:50pour éteindre les incendies.
11:52Nous avons une filière aéronautique.
11:54Ça fait quatre ans qu'on dit
11:56attention, il faut fabriquer des avions
11:57qui vont pouvoir éteindre les incendies.
11:59Il y a un marché mondial sur cet enjeu.
12:03Les constructeurs d'aéronautique
12:04ont fait des propositions.
12:07ont créé des exemples d'avions
12:10qui pourraient fonctionner.
12:11Il n'y a pas eu de commande publique.
12:13Il n'y a pas eu de commande publique.
12:14Mais dès que j'arrive aux responsabilités,
12:16il y aura une commande publique.
12:17Et il y a un marché mondial,
12:18puisqu'on le sait,
12:19depuis la COP21 que j'ai présidé,
12:21que les incendies vont se multiplier.
12:24Deuxième exemple.
12:25Nous sommes là au début de l'automne.
12:27On sait qu'il va y avoir des inondations.
12:29C'est-à-dire qu'il faut bien comprendre
12:31qu'en matière écologique,
12:32l'été, vous préparez les inondations
12:34et l'hiver, vous préparez les incendies.
12:36Ils n'ont rien fait.
12:37Là, il faut préparer les inondations.
12:39Qu'est-ce qui va se passer ?
12:40Rien ne se passe, vous avez remarqué.
12:42Donc, qu'est-ce qu'il faut faire ?
12:44Il faut récupérer l'eau de ruissellement.
12:46Les rivières qui débordent,
12:47où va l'eau de ruissellement ?
12:48Ça fait des emplois, ça.
12:49Ça fait des activités.
12:52Donc, bien sûr,
12:54c'est-à-dire que dans le relèvement
12:57du défi climatique,
12:58vous avez des filières industrielles.
13:00Je suis bien placée pour le savoir.
13:01Il y a 20 ans, on a lancé la voiture électrique.
13:03Tout le monde a ricané.
13:04Aujourd'hui, il y aurait du suivi sur la voiture électrique.
13:08On serait le premier producteur mondial de voitures électriques.
13:11Très bien.
13:12Mais on aurait peut-être aussi,
13:13si les socialistes n'avaient pas bradé,
13:15certains en tous les cas, le nucléaire,
13:17peut-être qu'on aurait notre souveraineté énergétique
13:19et qu'on ne se poserait pas toutes les questions
13:20que vous mettez sur la table ce soir.
13:21Mais les socialistes n'ont pas bradé le nucléaire.
13:25Non, certains n'ont.
13:26Qui a promis la fermeture,
13:27qui a annoncé la fermeture de réacteurs nucléaires ?
13:30Il l'a accepté.
13:30C'est Édouard Philippe et Emmanuel Macron.
13:33Moi, j'étais ministre de l'énergie.
13:35Je n'ai jamais bradé le potentiel.
13:37On ne vous a pas entendu vous lever
13:38contre la fermeture de...
13:39Ah, mais j'ai refusé de la mettre au débat au Parlement.
13:42J'ai eu des pressions pour le faire.
13:43Vous avez eu des pressions ?
13:44Bien sûr, parce que j'étais ministre de l'Environnement.
13:47J'ai refusé la fermeture des réacteurs nucléaires.
13:50Des pressions, des lobbies ?
13:52Oui, il y a des lobbies de tous les côtés.
13:54J'ai refusé.
13:55Et je lui ai dit, vous n'avez pas le droit.
13:57C'est une usine, un réacteur nucléaire.
13:59De quel droit vous allez annoncer
14:00la fermeture d'un réacteur nucléaire ?
14:02Et donc, j'ai fixé la production nucléaire
14:04pour qu'elle ne baisse pas à 63,2 gigawatts.
14:07C'est très précis.
14:08Mais je m'en souviens,
14:09puisque j'ai conditionné la fermeture de Fessenheim
14:12à la réouverture de Flamanville.
14:14Et Flamanville n'est toujours pas rouvert.
14:15Donc, j'ai refusé la baisse du nucléaire.
14:18Mais l'autre menace,
14:19c'est sur les barrages hydroélectriques.
14:22Mes successeurs ont laissé la menace
14:24sur la privatisation demandée par l'Europe.
14:27J'ai refusé les injonctions européennes
14:29pour privatiser les barrages hydroélectriques.
14:33C'est un joyau français.
14:35Vous donnez plusieurs exemples.
14:35Construit par les générations précédentes.
14:37Tout à fait.
14:37C'est un héritage à préserver.
14:39Eh bien, à cause de cette menace de privatisation,
14:41il y a une suspension de l'entretien
14:43des barrages hydroélectriques.
14:45Moi, en responsabilité,
14:46je reprends la souveraineté nationale française
14:50sur l'énergie.
14:51Et j'arrête d'aligner le prix de l'énergie
14:53sur les prix des pays voisins,
14:55sur le prix le plus élevé,
14:56notamment le prix de l'Allemagne.
14:57Ça, c'est inacceptable.
14:59Et du coup, ce sont nos industries
15:01qui sont pénalisées.
15:02Et vous, au pouvoir,
15:04on l'entend depuis le début de cet entretien,
15:06Ségolène Royal,
15:06vous serez la garante, si je puis dire,
15:08de la France tranquille.
15:11Et cela m'amène à vous questionner
15:12sur le moteur de la tranquillité.
15:15Par exemple, sur la question
15:16ou la proposition du Rassemblement national,
15:19s'il arrive au pouvoir,
15:21d'interdire le voile dans l'espace public.
15:25Expliquez-nous votre position.
15:26Est-ce que vous estimez que c'est impraticable,
15:29infaisable,
15:29ou est-ce que vous estimez
15:31que c'est dangereux, voire stigmatisant ?
15:33Ce sont deux positions différentes.
15:35Écoutez, je pense que c'est par rapport
15:36aux préoccupations des Français,
15:37c'est une diversion qui est irresponsable.
15:41Voilà.
15:42Premièrement, c'est déjà fait.
15:43La burqa est interdite dans l'espace...
15:45La burqa, bien sûr.
15:46Eh bien, c'est déjà fait.
15:46On ne va pas toujours appliquer.
15:47C'est interdit dans l'espace public.
15:50Donc, déjà, c'est fait.
15:52Et ensuite, le reste,
15:53je ne vais même pas commenter.
15:54J'ai déjà dit,
15:55quand même, il y a une hiérarchie des priorités
15:57et je ne veux plus commenter cette histoire.
16:01Elle affaiblit la France sur le plan international.
16:03Nous sommes la risée du monde.
16:05La risée du monde musulman en particulier.
16:08C'est beaucoup de gens, le monde musulman.
16:09C'est beaucoup de pays, le monde musulman.
16:11C'est-à-dire ?
16:12Ils sont en train de se moquer de la France
16:14parce qu'un parti a proposé...
16:15Par ce débat sur le voile,
16:16par interdire le voile.
16:17Mais qu'est-ce que ça veut dire ?
16:18On ne fixe pas notre droit et nos lois
16:19en fonction de ce que pensent nos pays.
16:20Non, mais on le fixe en fonction du respect
16:22des uns et des autres
16:23et de l'image que l'on donne à l'international.
16:25C'est aussi une raison d'être.
16:27Si encore ça avait un sens, une utilité...
16:30Mais quel est le sens ?
16:31Quelle est l'utilité ?
16:32Vous, au pouvoir, vous tiendrez davantage
16:34compte de ce qui se dit,
16:35de l'image de la France
16:36que parfois de certaines revendications...
16:38L'image de la France, c'est de la valeur économique,
16:41chère madame.
16:42C'est de la valeur économique.
16:44Chaque fois que la France n'est pas sur des sujets
16:46qui relèvent son prestige,
16:49elle se dégrade.
16:50Et ça, c'est un sujet dégradant
16:52puisqu'il ne l'est pas utile.
16:53Est-ce que ça produit de la valeur économique
16:55de faire la chasse au foulard ?
16:57Franchement.
16:57La chasse, oui.
16:58La chasse au foulard.
16:59Parce qu'un foulard, en plus, c'est inapplicable.
17:02Mais laissons les choses ici.
17:03Je ne veux même plus...
17:08parce que ce n'est pas la préoccupation des Français.
17:10Ça y est, on y a passé 5 minutes.
17:12Vous l'avez acté, madame Royel.
17:14Donc, c'est ainsi...
17:15Je trouve intéressant de savoir,
17:17pour la femme que vous êtes la citoyenne,
17:19la candidate...
17:19Je vous ai répondu.
17:20...et la candidate à la présidentielle,
17:22qui incarne le voile.
17:23Eh bien, écoutez, avec moi,
17:24il n'y aura pas ça, c'est tout.
17:25Mais il n'incarne rien dans l'espace public.
17:27De quoi ?
17:28Le voile.
17:29Le foulard ?
17:30Mais ça dépend.
17:33De quoi ?
17:34Mais rien.
17:34Je ne vous ai répondu.
17:37Pas de...
17:37Non, je vous ai répondu.
17:38Si vous êtes face au Rassemblement national,
17:41il n'y aura pas ce genre de chasse au foulard,
17:43c'est tout.
17:44Peut-être que je vais vous demander une réaction
17:45à ce qui s'est dit auparavant sur ce plateau.
17:48Sarah Knafow était l'invité
17:50et elle vous a qualifié,
17:51je vous le dis directement,
17:52de candidate de la soumission
17:53à des pays étrangers, dit-elle,
17:55et à l'Algérie, en l'occurrence.
17:57On se souvient que quand vous étiez
17:59en déplacement à Alger,
18:00vous aviez vous-même dénoncé
18:01l'algérophobie d'une partie des dirigeants.
18:05La preuve, oui.
18:08La preuve, c'est un racnafo.
18:09C'est-à-dire ?
18:10Ce qu'elle vient de dire,
18:11c'est l'algérophobie, oui.
18:12Et elle, elle vous qualifie
18:13de candidate de soumission.
18:14Je n'ai pas de dialogue à avoir
18:16avec des algérophobes, franchement.
18:18Vous ne voulez pas répondre sur le voie ?
18:19Non, je ne veux pas l'avoir, surtout.
18:20Je vais vous dire une chose.
18:22Si c'était le cas,
18:23le pape qui revient d'Algérie
18:25et qui est allé à Anaba
18:27sur les traces de Saint-Augustin,
18:29alors s'il est soumis à l'Algérie ?
18:32Vous croyez qu'il serait en Algérie ?
18:33Si l'Algérie était ce pays
18:34qui est ainsi insulté et dégradé ?
18:38Il y a deux jours, là,
18:40le ministre de l'énergie allemand,
18:42il était à Alger pour chercher du gaz.
18:45Alors c'est la soumission à l'Algérie,
18:47de l'Allemagne ?
18:48Tous les pays du pourtour méditerranéen
18:50s'entendent avec l'Algérie,
18:52sauf la France.
18:54Pourquoi ?
18:54Parce qu'on est toujours
18:54dans les relents néocoloniaux.
18:56Qui les entretient ?
18:57Les revanches,
18:57l'instrumentalisation politique.
19:00Qui les entretient, madame Royal ?
19:00À part des gens qui ne connaissent pas ce pays
19:03qui est en train d'évoluer considérablement.
19:06Et moi, je suis au contact
19:07de la Chambre de commerce franco-algérienne.
19:10Les industriels français
19:11sont désespérés de ce qui se voit,
19:14de ce qu'ils subissent aujourd'hui.
19:15Renault qui est fermé,
19:17les exportations de production
19:19des agriculteurs français
19:20qui sont bloquées,
19:22la fermeture d'un certain nombre
19:23d'usines françaises.
19:24Alors que c'est l'espace francophone.
19:27Nous devons nous entendre
19:29avec nos voisins.
19:30C'est le B.A.B.
19:31de la paix dans le monde.
19:33Il y aurait une relation nouvelle,
19:36assainie, apaisée avec l'Algérie.
19:38Mais bien sûr, c'est notre intérêt.
19:39Vous ne croyez pas qu'avec la flambée du gaz
19:41qui viennent de subir les Français,
19:43on aurait des relations commerciales intelligentes
19:45avec l'Algérie
19:46pour baisser le prix du gaz
19:47de façon considérable ?
19:49Vous ne croyez pas que nos industriels,
19:52dans le partenariat qu'il y a avec l'Algérie,
19:53on se fait prendre la place
19:55par tous les autres ?
19:57Tout en leur demandant ?
19:58Par les États-Unis.
19:58Donc les États-Unis
19:59viennent d'investir en Algérie.
20:02L'Algérie fait un contrat
20:03sur l'hydrogène vert avec l'Allemagne.
20:05Je vois tout cela.
20:06Et nous,
20:07on continue à les insulter.
20:09Mais c'est insupportable.
20:10On se tire une balle dans le pied.
20:12Incessamment de libérer
20:13Christophe Gleiz, notre frère.
20:14Bien sûr.
20:15Et chaque fois que je vais en Algérie,
20:16je lui rends visite.
20:18J'espère que ce sera pour bientôt.
20:19Je n'ai aucune information.
20:20Vous avez toujours des contacts ?
20:22Un lien ?
20:23Bien sûr, avec ses parents.
20:24Oui, bien sûr.
20:25Évidemment, on pense à sa famille.
20:28Candidate de la France tranquille
20:30et candidate à la primaire socialiste,
20:32je le disais,
20:32Ségolène Royal,
20:33avec vos parrainages,
20:35je voudrais vous soumettre une image
20:37qui est arrivée à l'instant
20:38de Raphaël Glucksmann.
20:39On va le voir.
20:41Devant les tribunaux.
20:43On va voir la séquence
20:44et puis on la commentera juste après.
20:46Je lui reproche d'être là
20:48et de prendre la place.
20:49Je ne connais aucune place.
20:51D'essayer de voler des voix de la gauche.
20:54Et ce n'est pas la vraie gauche.
20:55Ce n'est pas ça la gauche.
20:56Moi, je ne veux pas de sens.
20:57Mais ce n'est pas la manifestation
20:59aujourd'hui d'un parti gauche.
21:00Il n'a rien à faire là.
21:02Et personne ne veut de lui.
21:03Vous ne faites pas de bien à la gauche.
21:05Avec votre équipe de macronistes autour de vous.
21:07Mais quelle macroniste ?
21:08Il y a plein de macronistes.
21:09C'est dégueulasse.
21:10Et vous vous présentez comme le candidat de la rupture.
21:12Mais ce n'est pas possible.
21:13C'est votre point de vue.
21:15Oui, c'est mon point de vue.
21:16Sur l'écologie, sur la justice sociale,
21:19sur les salaires des travailleurs.
21:20Je ne vois pas pourquoi tout ça.
21:22Sur l'égalité.
21:23De toute façon, ce n'est pas le sujet.
21:24Ce n'est pas le sujet de la manifestation.
21:26Ce n'est pas le sujet de la manifestation.
21:28C'est quand on s'échange de rue avec une manifestante.
21:31C'est un sujet important.
21:32La lutte contre les violences sexuelles.
21:35Faites aux femmes plus largement.
21:36Bien sûr.
21:37Et aux enfants.
21:38Tout à fait, effectivement.
21:39Bien sûr.
21:39Je suppose que vous êtes tous engagés,
21:41y compris M. Glucksmann, dans cette bataille.
21:44Oui, plus ou moins.
21:45Est-ce qu'il y a un candidat, selon vous, des médias,
21:47Ségolène Royal ?
21:48Vous l'avez souvent dénoncé.
21:50Je ne pense plus à la primaire.
21:51Vous voyez, je pense à la présidentielle.
21:53Vous êtes déjà dans le d'accord qui est derrière vous.
21:54Mais je parle au français, là.
21:56Le temps est précieux, vous voyez.
21:58Je ne vais pas parler des autres candidats.
22:00Ils font leur chemin.
22:01Vous allez vous débattre ?
22:03Vous allez…
22:04Mais quand je vais débattre, je vais parler au français
22:07pour leur donner aussi envie de venir voter à cette primaire
22:10et pour se dire, tiens, dans la politique,
22:12on a encore des propositions.
22:14On a le droit de ne pas désespérer.
22:16Vous savez, je voyais des images d'Emmanuel Macron
22:19rencontrant des retraités.
22:22Et donc, il se plaignait.
22:24Et il disait, mais c'est terrible,
22:25on n'arrive plus à boucler les fins de mois.
22:27Vous savez ce qu'ils ont dit ?
22:28Avant, on était heureux.
22:30Mais ça m'a fait mal au cœur, moi.
22:32Avant, on était heureux.
22:34La France où on était heureux.
22:35Moi, je veux retrouver une France
22:37où les gens puissent se dire,
22:39on est toujours heureux.
22:41Et la génération d'après,
22:43elle sera encore plus heureuse que nous.
22:44Alors que là, il y a un déclin.
22:46On n'arrive même plus à transmettre
22:47à la génération d'après ce qu'on a reçu.
22:49On leur laisse la dette générationnelle.
22:51On leur laisse la dette thématique.
22:52On leur laisse la dette financière.
22:53On les menace de ne plus avoir de retraite.
22:56Du coup, ils ne font plus d'enfants.
22:58Moi, je veux une France
22:59qui a encore envie de donner naissance à des enfants.
23:01Demain, il va y avoir les résultats PISA.
23:03Je ne peux pas les deviner.
23:05Malgré tout, malheureusement,
23:06ces résultats qui sont un révélateur
23:09de la situation scolaire,
23:10de notre classement dans le monde,
23:12chaque année se suivent et se ressemblent.
23:16Comment vous allez inverser une tendance
23:18d'un déclassement scolaire, malheureusement,
23:20d'un déclassement économique,
23:24d'une situation budgétaire qui est complètement verrouillée ?
23:28Comme le disait Marc Fiorentino il y a quelques instants,
23:30ce n'est pas quelques économies qu'il faut trouver.
23:32C'est un système qu'il vaut changer.
23:33Quelle est la baguette magique de Ségolène Royal
23:35pour bousculer la table, la renverser et redonner espoir ?
23:39C'est la confiance.
23:41C'est la confiance.
23:43C'est qu'à un moment, les gens se disent
23:44« On a confiance, ça va le faire.
23:47Elle ne va pas nous bousculer.
23:48Elle ne va pas nous harceler.
23:50Elle ne va pas balancer sur le système scolaire
23:52des réformes tous les ans. »
23:54Parce que si le classement de la France baisse,
23:57c'est une raison.
23:58Il y a eu sept ministres de l'Éducation.
24:00Et chacun est venu en train de brutaliser l'éducation.
24:03Des gens totalement immatures qui arrivent au ministère
24:07et qui disent « Ah, je vais faire ci, je vais faire ça. »
24:08Le pire, c'est celui qui a supprimé les mathématiques.
24:11Parce que là, les entreprises,
24:12elles en subissent encore les conséquences.
24:14Vous vous rendez compte ?
24:15Supprimer les mathématiques
24:17et supprimer les filières de classement du baccalauréat.
24:20Aujourd'hui, il y a eu un effondrement des candidats
24:24dans les écoles d'ingénieurs,
24:25alors que jamais on n'a eu autant besoin
24:26d'écoles d'ingénieurs aujourd'hui.
24:28Le blabla, c'est fini.
24:30L'intelligence artificielle, concurrence,
24:32les boîtes de conseil et tout ça.
24:33Tout ce blabla inutile.
24:35En revanche, il faut en revenir à la production industrielle
24:38et agricole, à la création.
24:41Là, on a besoin d'ingénieurs.
24:42Et en supprimant les maths,
24:44ce ministre absurde a fait s'effondrer...
24:48Les oreilles sont en train de siffler bien.
24:49Oui.
24:50Elle a fait s'effondrer le nombre de filles candidates.
24:52Qu'est-ce qu'il faut apprendre à l'école ?
24:54Il faut transmettre le savoir,
24:57le savoir-faire et le savoir-être.
24:59C'est le comportement.
25:00Le savoir-être, il est bousculé ?
25:02Le savoir est bousculé parce qu'il est donné,
25:04il va être donné par l'intelligence artificielle,
25:06mais essayons d'en voir les éléments positifs.
25:09Ça veut dire que même une école très éloignée
25:12ou des élèves ou des étudiants
25:16qui ne seront pas forcément dans les facs qu'ils ont choisis
25:19vont pouvoir accéder à la connaissance.
25:21En revanche, l'école doit renforcer
25:24sa puissance de transmission sur le savoir-faire.
25:29C'est-à-dire la méthodologie,
25:30c'est-à-dire comment est-ce qu'on organise ses connaissances
25:32et au service de qui on les met
25:33et quel métier on peut choisir.
25:35Et les savoir-être, ce sont les comportements.
25:38Les comportements vis-à-vis des professeurs.
25:40Vis-à-vis des professeurs.
25:41L'autorité.
25:41Le comportement en collectivité, l'autorité, le respect,
25:45la lutte contre les réseaux sociaux.
25:46Le respect de la laïcité.
25:48Le respect de la laïcité.
25:48Le respect de la morale.
25:50Là encore, vous allez pas vouloir en parler,
25:52mais c'est une proposition qui a été mise sur la table
25:55ici même sur BFM TV.
25:56Mathilde Panot propose de revenir sur l'interdiction
25:58de la baïa à l'école.
26:01Et si on prend le critère de la France tranquille,
26:04vous voyez, avant de changer des choses comme ça,
26:07de façon brutale, on se demande quelles seront les conséquences.
26:10Donc est-ce que vous...
26:11Là, vous vous posez la question ?
26:12Non, je me pose la question à moi.
26:14Donc je pense que les conséquences,
26:16relancer un débat sur ce sujet-là,
26:18non, je suis pas favorable.
26:20La question de l'école, maintenant, ça, ça a été réglé,
26:23la baïa est interdite.
26:24Mais rouvrir ce débat-là,
26:26encore sur les vêtements des femmes,
26:29pour se disputer sur ce sujet-là, non.
26:31Non, il faut maintenant...
26:32Vous savez, puis c'est un stress pour les enseignants,
26:34ces changements permanents.
26:36Il faut que vous sachiez que chaque fois qu'il y a une réforme...
26:38Je sais, j'ai été ministre de l'Éducation nationale.
26:39Chaque fois qu'il y a une réforme farfelue, là,
26:41il y a 60 pages de circulaires,
26:43il y a du temps qui est pris dans les administrations,
26:46chez les enseignants, dans les établissements scolaires.
26:48Ce temps qui est pris pour appliquer une réforme stupide,
26:51c'est du temps qui est retiré aux enseignants.
26:54Ce qui est important, c'est ce qui se passe dans les classes.
26:57Il y a une suppression de réforme, en revanche, que je regrette,
27:02ce sont les aides d'éducateurs.
27:03On avait créé les aides d'éducateurs,
27:05c'est-à-dire un deuxième adulte dans la classe.
27:07C'est très dur pour un adulte de faire à la fois la transmission du savoir,
27:10du savoir-faire...
27:11Mais déjà qu'il y a un professeur pour sa classe...
27:13Oui, mais pour les autres, entre le savoir-faire...
27:15Vous voyez, déjà qu'il y a un professeur,
27:17et il y avait un aide-éducateur en plus
27:19qui permettait de raccrocher des élèves plus en difficulté,
27:23de surveiller la discipline, etc.
27:25C'est très dur pour un adulte seul.
27:27Ségolène Royal, candidate de la France tranquille,
27:29pour la confiance et la tranquillité, effectivement.
27:33Et l'énergie positive.
27:35La campagne est bel et bien partie.
27:37Merci, Mme Royal, d'avoir été notre invitée.
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