- il y a 1 semaine
L'AfD qui s'impose en Allemagne, le RN toujours en tête des sondages en France... À l'approche de 2027 la gauche peut-elle inverser la tendance ? Comment Raphaël Glucksmann compte-t-il s'imposer dans la course à la présidentielle et rassembler son camp ? Le coprésident de Place publique est l'invité de Marc-Olivier Fogiel.
Regardez Face à Fogiel du 08 septembre 2026.
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00:00RT, RT le matin, 7h, 9h30, c'est avec Céline Landreau.
00:06Et avec Marc-Olivier Fogiel à 8h16, à un mois de la primaire de la gauche,
00:10ils sont désormais 7 candidats déclarés sur la ligne de départ.
00:13Dans cette course qui s'accélère, Raphaël Glucksmann entend bien s'imposer
00:17comme l'homme capable de porter la gauche au second tour de la présidentielle.
00:21Il est votre invité ce matin, Marc-Olivier.
00:23Et bonjour Raphaël Glucksmann.
00:24Bonjour.
00:24D'abord, ce qui s'est passé dimanche en Allemagne,
00:26l'AFD qui a remporté une victoire historique en Saxe-Annal,
00:29donc première fois qu'un parti d'extrême droite arrive en tête d'un scrutin régional
00:33depuis la mort d'Adolf Hitler, c'est tout ce que vous combattez
00:37qui est en train de progresser en Europe, parti nationaliste, très critique de l'Union Européenne.
00:42Est-ce que vous, l'Européen convaincu, vous n'avez pas peur de vous faire ensevelir
00:46sous cette lame de fond en fait ?
00:48Vous avez raison, c'est une lame de fond.
00:50Et je partage une inquiétude très profonde.
00:54Je pense que l'Europe est à un moment de bascule,
00:57que toutes nos démocraties sont menacées,
00:59et que ce qui a été patiemment construit pendant 80 longues années,
01:02c'est-à-dire des démocraties libérales,
01:04un espace de paix sur le continent européen,
01:06tout cela est extrêmement fragile aujourd'hui.
01:09Et j'aimerais qu'on prenne la mesure du bouleversement qui a lieu.
01:12Mais est-ce que ce n'est pas perdu d'avance ?
01:13Non, rien n'est perdu d'avance.
01:15Par contre, ce qui est certain, c'est que la politique de l'autruche,
01:18mettre la tête dans le sable en espérant que ça passe,
01:20ça ne fonctionnera pas.
01:22En Allemagne, il y avait un tabou.
01:23Il y avait un tabou absolu sur le vote pour l'extrême droite.
01:25Et aujourd'hui, ce qu'on voit, c'est que ce tabou a sauté,
01:28et qu'il a sauté absolument partout en Europe.
01:31Nos démocraties sont menacées.
01:33Vous avez des partis d'extrême droite
01:35qui sont aujourd'hui contre les principes même de la démocratie libérale,
01:38mais qui sont aussi des alliés d'empires autoritaires
01:42qui menacent directement la sécurité des Européens,
01:44comme celui de Vladimir Poutine.
01:45Est-ce que vous mettez dans ce sac-là que vous décrivez
01:47l'ERN qui a pris ses distances avec l'AFD,
01:50qui ne siège plus dans le même groupe au Parlement européen ?
01:54Est-ce que vous mettez l'ERN dans le même sac que l'AFD ?
01:56Moi, je mets l'ERN dans le même sac que l'AFD.
01:59Vous savez, vous n'avez qu'à regarder ce qui s'est passé depuis une semaine.
02:03Quelles sont les déclarations du Rassemblement national ?
02:05Si nous arrivons au pouvoir, nous coupons le robinet d'aide à l'Ukraine.
02:09Ça veut dire quoi ?
02:10Ça veut dire qu'on sacrifie la sécurité des Européennes et des Européens.
02:12Ça veut dire qu'on donne la victoire à Vladimir Poutine.
02:15Vous avez vu qu'il y a une sorte de rétropédalage ?
02:17Non, non, c'est l'identité politique.
02:20C'est leur vote au Parlement européen.
02:22C'est leur vote à l'Assemblée nationale.
02:24C'est une constante.
02:25Mais au-delà de ça, vous avez des liens extrêmement puissants
02:29avec l'ensemble de ces extrêmes droites européennes.
02:31Et moi, ce que je vois au Parlement européen,
02:33c'est qu'ils votent la même chose sur absolument tous les sujets.
02:36Ils sont alliés.
02:37Donc bonnet blanc, bonnet blanc.
02:39Mais alerter sur les risques de bascule ne suffira pas.
02:42Moi, j'aimerais qu'on s'interroge sur pourquoi.
02:44Pourquoi aujourd'hui nos démocraties sont si faibles ?
02:46Et je vois une raison principale.
02:48C'est que pendant 80 longues années,
02:50ces démocraties ont connu la stabilité
02:51parce qu'elles avaient fait une promesse
02:53à leur classe moyenne et à leur classe populaire
02:55qui était d'améliorer leurs conditions de vie par le travail.
02:58Cette promesse n'est plus tenue depuis 20 ans.
03:00Et depuis 20 ans, nous avons donc
03:02une explosion du populisme absolument partout
03:05qui menace les bases mêmes de nos démocraties.
03:08Et si nous voulons faire face à cette vague,
03:10eh bien, il faut répondre à la colère des travailleurs.
03:12Il faut faire en sorte que le travail fait à nouveau.
03:14Il faut faire en sorte qu'on redevienne
03:15des sociétés de travailleurs
03:17et qu'on réponde à cette colère des classes populaires et des classes moyennes.
03:19Est-ce que vous êtes le mieux placé pour tenir ça ?
03:21Puisqu'à gauche, c'est petit meurtre entre amis.
03:23J'entendais Olivier Faure hier.
03:25En gros, il vous décrit comme un candidat trop parisien,
03:29trop intellectuel, déconnecté des classes populaires,
03:32enfermé dans les questions internationales.
03:34Et quand il met en avant ses origines populaires,
03:37sa mère vietnamienne envoie bien qu'il vous vise,
03:40et il n'est pas le seul,
03:41vous, le bobo parisien, fils de philosophe des beaux quartiers.
03:44Mais écoutez, tout ça, c'est de la caricature.
03:47Et franchement, c'est relancé ce qui a fait perdre
03:51toutes les dernières élections.
03:52La caricature, c'est ce que je dis ?
03:53Ou c'est ce qu'il fait ?
03:55C'est ce qu'il fait.
03:56C'est la politique des petites phrases.
03:58C'est vraiment pas au niveau des menaces
04:01qui pèsent sur nos démocraties.
04:02Moi, je mets des propositions sur la table.
04:04S'il veut les critiquer, qu'il les critique.
04:06Quand je dis qu'il faut taxer les méga-héritages,
04:09les 1% des héritages les plus gros,
04:11pas 99% des héritages,
04:13mais pour pouvoir financer la hausse des salaires.
04:15Parce que nous sommes en train de devenir une héritocratie,
04:19c'est-à-dire une société de privilèges
04:20et dans ce régime,
04:21et que les travailleurs se sentent légitimement lésés
04:26par les évolutions de la France sociale.
04:28Et que ça ne soit pas un vœu pieux,
04:29ce que vous nous dites ce matin sur RTL.
04:31Il faut déjà que la gauche soit unie derrière vous.
04:33Hier, vous étiez place Vendôme
04:36pour la loi intégrale devant le ministère de la Justice
04:39à cette manifestation féministe.
04:40Vous avez été huée,
04:42et une femme vous a pris à partie pour dire
04:44pas lui, il n'est pas de gauche.
04:46Il n'est pas la vraie gauche.
04:47Il n'est pas la vraie gauche.
04:48Vous voyez bien que cette campagne dont vous faites l'objet,
04:53elle fonctionne dans le peuple de gauche.
04:56Non, il y a deux femmes qui m'ont interpellé
04:59en disant, vous n'êtes pas la vraie gauche.
05:01Très bien.
05:02La majorité des femmes qui étaient présentes,
05:04toutes celles avec lesquelles j'ai eu des interactions,
05:07m'ont remercié d'être là,
05:07et m'ont remercié aussi d'avoir porté le combat
05:10sur, par exemple, la question du viol
05:12au Parlement européen,
05:13sur la définition du viol,
05:15sur les politiques qu'il faut mener
05:16pour mettre fin aux violences sexistes et sexuelles,
05:19sur le modèle espagnol
05:21que je tente de généraliser à l'échelle européenne.
05:23Ce modèle qui permet de briser une société patriarcale
05:26et de mener enfin une politique efficace
05:29contre les violences mines.
05:29Certes, mais je voyais les images.
05:31Dans un mois, c'est l'argent de mer.
05:34Je ne fais pas tout le monde à gauche,
05:35je vais vous le dire.
05:36Pourquoi ?
05:36Pourquoi, oui ?
05:37Parce que si vous êtes insoumise aujourd'hui,
05:40si vous êtes insoumis,
05:41vous ne voulez pas
05:42que la famille sociale-démocrate,
05:44la famille socialiste,
05:45la famille démocrate,
05:46la famille de cette gauche
05:47qui est viscéralement attachée
05:48à la République et à l'Europe,
05:50vous ne voulez pas l'avoir émergé
05:51pour une raison simple,
05:53c'est que vous pensez avoir
05:54l'hégémonie sur la gauche.
05:55Moi, j'ai un message simple.
05:56Cette hégémonie a pris fin.
05:58C'est terminé.
05:59On arrête.
05:59Franchement, on est à un mois
06:01de cette primaire socialiste.
06:02Hier, je vous voyais sur cette place,
06:04vous étiez chacun à un bout de la place.
06:06Les gens qui allaient vous affronter
06:08dans un mois.
06:09Il n'y a pas un minimum d'union.
06:10On est d'accord ?
06:11Si jamais, ce n'est pas vous
06:12qui remportez la primaire,
06:13vous allez soutenir,
06:14c'est le principe,
06:15le gagnant.
06:16On est d'accord ?
06:16Moi, quand je participe
06:17à un processus,
06:18j'en respecte les règles.
06:19C'est aussi simple que ça,
06:19mais je compte bien la gagner.
06:20D'accord, mais donc,
06:21vous allez soutenir le gagnant.
06:22Et surtout, je vais vous dire une chose.
06:23Moi, ce que j'espère,
06:25ce que je veux,
06:26ce pourquoi je vais me mobiliser,
06:27c'est que cette primaire
06:29solde tous les comptes.
06:30Qu'on définisse enfin
06:31une ligne cohérente et claire.
06:32Qu'on refonde une gauche
06:33capable de gouverner ce pays,
06:35capable de mettre fin
06:36à dix années d'injustice
06:37et d'impasse macronisme
06:38et capable surtout
06:39de prendre en charge
06:40le gouvernement de la France
06:41sur une ligne claire.
06:43Et donc, je pense
06:43que cette primaire,
06:45c'est le grand moment
06:45de la refondation.
06:46Et j'appelle les auditeurs,
06:48ceux qui se sentent abandonnés
06:49par la gauche,
06:50ceux qui se sentent frustrés
06:51par l'état de la gauche aujourd'hui,
06:52par ces bisbis,
06:53par ces guéguerres,
06:54par Olivier Faure autrement dit.
06:55Mais je les appelle
06:56à s'inscrire,
06:58à adhérer.
06:59Ce scrutin,
07:00c'est votre opportunité
07:01de changer les choses.
07:02On avance.
07:02Vous avez les clés,
07:03prenez-les en avance.
07:05Il y a un grand moment
07:05de refondation.
07:06Si ce n'est pas vous
07:06et que je ne vous souhaite pas,
07:07il y a des milliers
07:08et des milliers de personnes
07:08qui adhèrent en ce moment même.
07:10Si ce n'est pas vous
07:10et je ne vous le souhaite pas,
07:12vous soutiendrez un candidat
07:13qui sera élu.
07:15Si lui,
07:16il a moins de distance
07:18avec LFI que vous,
07:19puisque vous,
07:19c'était une ligne rouge,
07:20vous soutiendrez donc un candidat
07:22qui, lui,
07:23peut s'allier avec LFI.
07:24On est d'accord ?
07:24Non, c'est très clair
07:25dans les règles de la primaire.
07:26Il n'y a pas d'alliance possible
07:28avec la France insoumise.
07:29C'est aussi simple que ça.
07:31Et donc,
07:32moi, je respecterai les règles
07:33tant que les règles sont respectées.
07:35C'est aussi simple que ça.
07:36Donc ça,
07:37c'est un avertissement
07:38à Olivier Faure.
07:39Mais c'est plus que cela.
07:40Vous savez,
07:40les militants socialistes
07:41ont voté.
07:42C'était pendant la Coupe du Monde.
07:44Vous l'avez peut-être oublié.
07:46Non, je me souviens bien.
07:47Vous vous souvenez bien.
07:48Mais depuis,
07:48vous convenez que c'est
07:49un peu plus flou.
07:50Oui, mais ils ont tranché.
07:51D'accord.
07:52Donc vous rappelez les règles
07:53au premier secrétaire.
07:54Mais à la fin,
07:55on ne peut pas s'asseoir
07:56sur le vote des militants.
07:57La caractéristique
07:58de notre espace politique,
07:59c'est d'être un espace démocratique.
08:01Moi, je vois bien.
08:02On explique que les autres espaces
08:04à l'extrême droite,
08:05chez Mélenchon,
08:05tout ça, c'est carré.
08:06Mais oui, mais c'est normal.
08:07Personne ne vote.
08:08Il n'y a pas de choix.
08:09Et donc nous,
08:10nous respectons
08:11le vote des militants.
08:12Sur cette primaire,
08:13nous respectons le vote
08:14des sympathisants.
08:14Sur cette primaire,
08:15vous êtes interpellé
08:15par François Ruffin
08:16qui dit qu'il en a marre
08:18d'être pris pour une bille.
08:18En gros,
08:19il dit qu'Olivier Faure
08:20dit qu'il est favorable
08:21à la primaire de Ruffin
08:22à Glucksmann.
08:23Ce cirque dure depuis maintenant
08:24un an et demi.
08:25J'ai poliment acquiescé,
08:27accepté que mon nom
08:28serve de caution
08:28parce que je souhaiterais
08:29sincèrement l'unité
08:30et le débordement
08:31via une grande primaire
08:33de Poutou à Hollande.
08:34Mais il dit que vous avez
08:35peur de lui.
08:36Est-ce que vous,
08:36qui faites partie
08:37des organisations,
08:39des partis organisateurs,
08:40il faut donc que les partis
08:41organisateurs valides,
08:42vous acceptez François Ruffin
08:43dans la primaire ?
08:44Je vais vous répondre très simple.
08:44On a un point commun.
08:45C'est que nos deux noms
08:46ont été utilisés de la même manière.
08:48de la primaire de Ruffin
08:49à Glucksmann.
08:50Moi, j'ai toujours dit
08:50que j'étais contre.
08:51J'ai le privilège
08:52de la constance.
08:53Je pense qu'il faut,
08:54au contraire,
08:55qu'on ait une famille
08:56socialiste et social-démocrate
08:57qui soit unie
08:58avec un candidat
08:59sur une ligne claire.
09:01Et de toute façon,
09:02je vais y revenir.
09:03Les militants socialistes,
09:04ils avaient deux choix.
09:06Le choix proposé
09:07par Olivier Faure
09:08qui était celle
09:08de cette grande primaire
09:09que M. Ruffin
09:10appelle de Poutou à Hollande
09:12et qui est une sorte
09:13de primaire fourre-tout
09:14où on ne sait pas
09:14quelle est la ligne idéologique.
09:16Et ils avaient le choix
09:17d'une primaire
09:17entre le Parti Socialiste,
09:19place publique
09:20sur la base
09:20de ce que nous avons
09:21déjà construit aux Européennes
09:22et qui a levé l'espoir
09:24de millions de Français
09:25et des Français.
09:27Donc, les militants socialistes
09:28ont tranché.
09:29On ne change pas les règles
09:30en cours de jeu.
09:31Vous m'avez interrogé.
09:32Moi, je respecterai les règles
09:33même si je la perds.
09:34Mais par contre,
09:35ce que j'attends,
09:36c'est que tout le monde
09:36respecte les règles.
09:37Et quand on est premier secrétaire
09:38du Parti Socialiste,
09:39la première des choses
09:40qu'on doit faire,
09:40c'est respecter le vote
09:41de ses propres militants.
09:45François Ruffin
09:45qui, lui,
09:47ne participe pas à la primaire
09:47mais qui attend
09:48que vous vous plantiez
09:48pour rendre votre place.
09:50Je n'ose imaginer
09:51qu'il y ait un président
09:52de la République.
09:52Non, je n'ose l'imaginer.
09:53Vous voyez bien,
09:54il est en campagne.
09:54Vous avez vendu le reportage
09:55dans l'huit heures.
09:56Je pense qu'il sera avec nous.
09:58Je pense que nous allons...
09:59Vous voyez bien
10:00qu'il attend que vous vous plantiez
10:01pour prendre la place.
10:02Je pense que beaucoup de gens
10:03attendent que je me plante.
10:04Et si vous voulez,
10:05ça fait même des années
10:06que beaucoup de gens
10:06attendent que je me plante.
10:07La bulle sondagière.
10:09Mais on ne comprend pas
10:09pourquoi ils parlent
10:10aux Français et aux Français.
10:15question, vous avez
10:16le classement PISA
10:17qui va sortir sur...
10:18Mais notre école publique
10:20est en crise.
10:21Eh bien, il faut la relever.
10:22Je parle, moi,
10:23du salaire des Françaises
10:25et des Français.
10:26Je parle de la justice fiscale.
10:28Je parle de la démocratie.
10:29Je parle de la perspective
10:30européenne de la France.
10:32Je parle de la nécessité
10:33de mener de grands projets
10:34d'innovation.
10:35Moi, c'est de ça
10:36dont je parle.
10:36Et c'est pour ça
10:37que ça fonctionne.
10:38Si on arrêtait
10:39de parler de process interne,
10:41si on arrêtait
10:41de parler de tambouille,
10:43eh bien, peut-être
10:43que les Françaises
10:44et les Français
10:44nous écouteraient à nouveau.
10:45Et donc, moi,
10:46je compte bien faire campagne
10:47sur des sujets
10:48qui concernent
10:49les Françaises et les Français.
10:50Oui, non, simplement oui, non.
10:51Est-ce que François Hollande
10:52est trop à droite pour vous
10:53comme il est trop à droite
10:54d'Olivier Faure ?
10:55Oui, non.
10:56Est-ce qu'il est trop à droite pour vous ?
10:57François Hollande fera la campagne
10:59du candidat qui sera désigné
11:01pour gagner l'élection.
11:02Mais moi, je vais rassembler.
11:03J'ai besoin de tout le monde.
11:05Je vais vous dire
11:06pourquoi j'ai besoin de tout le monde.
11:07C'est simple.
11:07Parce que moi, mon objectif,
11:09c'est que nous gagnons
11:10la présidentielle.
11:10Et je suis convaincu
11:11qu'une majorité de Françaises
11:12et de Français
11:12ne veut pas la continuité
11:14des dix années de macronisme,
11:15ne veut pas d'un ancien Premier ministre
11:17d'Emmanuel Macron au pouvoir,
11:18ne veut pas se poser la question
11:20en permanence de savoir,
11:21après avoir été ministre
11:22pendant dix ans,
11:22où sera Gérald Dallemain ?
11:24Est-ce qu'il sera
11:24au ministère des Affaires étrangères
11:26ou au Premier ministre ?
11:26C'est clair.
11:27Et qu'ils ne veulent pas non plus
11:28la bascule de la France
11:29dans le camp des poutinistes,
11:31des trumpistes,
11:32incarnés par Marine Le Pen.
11:33J'en suis convaincu.
11:34Notre responsabilité est immense.
11:36Et moi, je pense que nous allons
11:37la gagner.
11:37C'est clair.
11:38Merci Raphaël Glucksmann
11:39d'être venu ce matin,
11:40Céline Soury,
11:40puisqu'on lui a mis
11:41une minute de retard.
11:42Donc...
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